Speaker #0Bienvenue chez Reset Your Mind. Aujourd'hui, nouvel épisode, cette fois-ci dédié à cette envie de tout plaquer, que je perçois de plus en plus à travers les sessions de coaching, les masterclass ou mes échanges professionnels. Cette phrase de « j'en peux plus, je n'en peux plus, je veux juste que ça s'arrête » . Alors aujourd'hui, je vais vous partager 5 questions à se poser avant de décider de tout plaquer. Ça peut être pas mal avant de faire le grand saut. Pourquoi 5 questions à se poser avant de tout plaquer ? Parce que si ça se trouve, ce n'est pas son job le problème. Oui, je sais, pas forcément agréable à entendre, mais si ça se trouve, ce n'est pas le job le problème. Attention, ne te méprends pas, je ne suis pas en train de dire que c'est toi. Tout plaquer n'est pas forcément une preuve de courage. Contrairement à ce que l'on pense et à ce que l'on pense, et à ce que l'on voit aujourd'hui, où on glorifie énormément ces changements, ces reconversions, vous plaquer n'est pas forcément toujours une preuve de courage. C'est parfois juste de l'épuisement. Et tu ne veux pas partir. Tu veux juste que ça s'arrête. Et ça, il y a toute la différence. C'est absolument pas la même chose. Donc c'est pour ça qu'on va aller adresser ces cinq questions. Parce que quitter sans lucidité, c'est emporter avec toi ce qui t'a amené à cette situation-là, à cet épuisement-là. Quitter sans lucidité, c'est déplacer le problème. Et je te redonne rendez-vous dans six mois, parce que tu en seras exactement au même temps. A toi qui écoute cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus coûte que coûte. C'est un espace pour déprogrammer ce qui a tenu trop longtemps sous l'eau. Les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes, les rôles que tu as endossés pour être à la hauteur. Ici, nous ne cherchons pas à améliorer pour améliorer, nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile et tout ce qui se fait que l'on t'a fait croire que tu devais serrer les dents pour avancer, pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Le SaturMind, c'est un lieu où on remet du fun, de la légèreté, du vrai et surtout où tu redéco cette évidence simple, oubliée, pourtant fondatrice. Tu es assez, déjà assez, pour créer une vie personnelle et professionnelle qui te ressemble vraiment. Alors je sais qu'actuellement, ce ras-le-bol, il est assez intense. Cette période de l'année est toujours assez compliquée. Mais là, cette année, je la trouve particulièrement intense et pernicieuse. Alors forcément, il y a le contexte économique qui est assez délicat. Il y a le contexte géopolitique, les guerres. Et il y a quelque chose que l'on ne perçoit pas forcément, qui est quand même que depuis les 8-10 dernières années, ça bouge, ça secoue, tout le temps, beaucoup, sans que l'on s'en rende compte. ou sans que l'on s'autorise à vraiment le verbaliser, vraiment l'officialiser, si je puis dire. Il y a eu la crise de 2018, il y a eu la crise du Covid. Ensuite, il y a ces tensions géopolitiques, ces guerres auxquelles on est confrontés. Il y a l'instabilité économique ou gouvernementale. Tout ça, même si on n'en parle pas, ou si on en parle avec beaucoup de détachement, avec ce rôle de professionnel que l'on peut avoir, ça a un impact sur nous. Ça a des impacts. au quotidien sur les investissements, les budgets plus serrés, l'accélération puisque j'en parle assez régulièrement de l'intelligence artificielle qui accélère tout. Oui, nous sommes en train de vivre une révolution. Oui, nous sommes en train de vivre et de créer de nouvelles normes de travail. Exactement comme Internet dans les années 2000 a révolutionné notre façon de vivre. Exactement comme dans les années 2010 et 2015, les smartphones, les nouvelles technologies autour des smartphones ont révolutionné. notre quotidien, notre façon de fonctionner, nos façons de travailler. On est en train de vivre une nouvelle révolution et tant que l'on ne s'autorisera pas à le reconnaître, on va juste épuiser à essayer de revenir à avant parce qu'avant, c'était mieux avant. Non, avant, c'était avant, point. Ce qui se passe ici, d'un point de vue neuronal, c'est que c'est du changement. Donc le changement, ça fait peur. Le changement, ça met notre cerveau reptilien en panique. Il est programmé pour nous préserver et pour nous mettre en sécurité. Donc il préférera toujours une situation connue. même toxiques, plutôt qu'une situation inconnue. Sauf que là, la situation inconnue, elle s'impose à nous. Donc oui, à l'intérieur de nous, d'un point de vue biochimique, il se passe des choses qui nous mettent en situation d'épuisement physique. Vraiment, cet épuisement mental que l'on ressent, c'est pas du flanc. C'est juste parce qu'on est tout le temps en train d'anticiper, d'analyser les risques pour aller trouver la meilleure situation, la meilleure solution, la meilleure option. Et ça, c'est le job de notre cerveau. Donc, aller à contre-courant est Merci. pas forcément toujours évident. J'ai quand même des coachés en ce moment, des relations professionnelles qui me disent, mais Stéphanie, j'en peux tellement plus que parfois, j'ai juste envie qu'il m'arrive un pépin de santé. pour être hospitalisé et que ça s'arrête. C'est juste dingue quand on y pense. Je comprends complètement pourquoi on en arrive à ces propos-là. C'est pas impossible que moi aussi j'ai pu le penser par le passé, tellement je me sentais obligée, dans l'obligation de tenir coûte que coûte. Mais est-ce que tu te rends compte de la violence qui est cachée derrière ? Cette dépossession de pouvoir. Je voudrais qu'il m'arrive un pépin de santé pour que ça s'arrête. Alors la première question que j'ai envie que tu te poses, c'est qu'est-ce que tu veux vraiment quitter ? Est-ce que c'est mon job ? Est-ce que c'est la boîte ? Est-ce que c'est l'activité ? Est-ce que c'est mon boss ou ma boss ? Ou est-ce que c'est ma manière de fonctionner ? Quand je dis ma manière de fonctionner, c'est mon ratio temps au boulot, temps à la maison, temps perso. Et quand je dis perso, c'est juste pour toi, c'est pas t'occuper de la maison, t'occuper de la famille ou des travaux ou que sais-je. Temps pour toi. Qu'est-ce ? que tu veux vraiment quitter ? Pose-toi cette question avec le plus d'honnêteté et de neutralité possible, vraiment. Qu'est-ce que tu veux quitter ? Parfois, c'est une situation familiale qui ne te convient plus. Parfois, c'est juste une bosse ou une équipe. Parfois, c'est une industrie, une entreprise. Alors oui, l'herbe n'est jamais plus verte ailleurs. Ça, c'est important de l'avoir en tête. Mais avant justement de t'exposer à ça, c'est important de bien identifier ce que tu veux réellement quitter. Parce que sinon, tu vas l'emporter avec toi. Et comme je te disais tout à l'heure en introduction, dans six mois, on se redonne rendez-vous parce que tu te retrouveras au même niveau. C'est déplacer le problème. Donc première question, qu'est-ce que tu veux vraiment quitter ? La deuxième question que j'ai envie que tu te poses, c'est si je retire la fatigue, la pression ou justement cette personne dans mon équipe ou mon boss ou ma boss, est-ce que je veux toujours partir ? Si tu enlèves une des composantes la distance, cette personne, ce département, si tu enlèves une des composantes, est-ce que tu as toujours envie de partir ? Est-ce que, justement, tu seras toujours aligné avec cette décision 6 mois, 12 mois, 24 mois plus tard ? Là, ce qui est important de faire, c'est la distinction entre décision et réaction. Parce que si tu enlèves une des composantes de l'équation et que ta réponse n'est pas la même, c'est que tu es en réaction. Et ça, ça se travaille. Si, en revanche, tu es... même en enlevant une composante ou plusieurs composantes, tu restes convaincu que la décision est de partir ou de changer de job ou de te reconvertir aussi, pourquoi pas ? Alors là, tu es sur une véritable décision. Tu vois la nuance ? Si tu enlèves une des composantes et que ta décision change, enfin, et que ta position change, alors tu es en réaction. Et si tu enlèves ces composantes, mais que la position reste la même, alors là, tu es sur une décision. La réaction, ça se travaille. En coaching, on le travaille très régulièrement. Ça se repositionne, ça se reprogramme d'un point de vue mindset. Dans l'autre cas, la décision t'appartient et elle est alignée. La troisième question, qui est une question que je pose assez régulièrement en coaching, c'est imagine-toi prendre un peu de recul et te poser la question de qu'est-ce que je veux de plus si tu décides de partir, d'évoluer, de changer. Qu'est-ce que tu veux de plus ? Et liste-les. Qu'est-ce que je veux de plus ? Plus de responsabilité, plus de temps libre, plus de projets innovants. Plus de quoi ? Qu'est-ce que je veux de plus ? Qu'est-ce que je veux de moins ? Et pareil, là, liste-le. Moins de management, moins de pression. Mais sois le plus précis possible, la plus précise possible aussi dans ce que tu veux de plus, de moins. Très concret, pratico-pratique. Et troisième volet, donc, qu'est-ce que je veux de plus ? Qu'est-ce que je veux de moins ? Et qu'est-ce que je ne veux plus du tout ? Et ça ? Ce plus du tout. C'est non négociable. Quand tu vas faire ce travail-là, ça va te permettre d'y voir plus clair. Déjà, ça va te permettre de prendre de la distance et d'y voir plus clair. Même chose, décision ou réaction, ça va te permettre d'enrichir, ça va te permettre de rester aussi aligné avec ce que tu décides de faire. Et ça va te permettre de créer une distance, une objectivité dans ce processus décisionnel. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, l'herbe, elle n'est pas forcément plus verte ailleurs. ici. la vie c'est 50-50. C'est 50 positifs, 50 négatifs. Sauf que dans notre culture, on est beaucoup plus habitué à traquer la partie négative que la partie positive. Mais ça c'est autre chose, c'est aussi quelque chose qu'on travaille beaucoup en coaching. L'herbe n'est pas venue vers d'ailleurs. Donc forcément, tu retrouveras des choses qui ne te conviendront pas. Dans cette nouvelle entreprise, dans ce nouveau job, dans cette entreprise ou activité que tu vas aussi créer, éventuellement. Mais ici, ce qui est important, c'est de vraiment avoir conscience de cela. Cette question-là, elle va permettre d'arriver à la quatrième question qui est « Qu'est-ce qui dépend de moi, là maintenant ? » et que je n'active pas ? Qu'est-ce qui dépend de moi, là, maintenant, et que je n'active pas ? Je m'explique. Sur cette partie-là, même chose. Je vous vois très régulièrement arriver en coaching avec cette envie de changer de job ou de vous reconvertir ou en recherche de poste. Et la plupart du temps, ce que je vois, c'est je veux la même chose ailleurs parce que je veux plus ça. Vous savez assez bien, en règle générale, ce que vous ne voulez plus. Mais c'est exactement la même chose que ça. Donc c'est ça, mais sans les inconvénients. Forcément qu'il y aura des inconvénients, de nouveau. Ça ne peut pas être que toujours que du plus. Ça revient à mon 50-50. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc si cette question-là, qu'est-ce qui dépend de moi ? C'est la partie où est-ce que moi, je décide de changer ? Où est-ce que moi, je décide d'être lucide sur mon attitude, mon comportement ? Qu'est-ce que je peux reprendre aussi comme pouvoir ? Parce que qui dit prendre ses responsabilités sur certaines choses ? Si. Aussi reprendre le pouvoir, c'est aussi accepter de changer. Quand on prend la responsabilité, c'est aussi se donner l'opportunité de changer. Et c'est ça qui est hyper important et que la responsabilité dans les décisions, dans les actions, dans notre quotidien est la première étape pour se créer de nouvelles opportunités. Donc, qu'est-ce qui dépend de moi maintenant, tout de suite ? Parce que parfois aussi, changer d'entreprise n'est pas la seule option. Parfois aussi, juste changer. de département, changer de service, changer de boss, de filiale, peut être aussi la solution. Pour en revenir à qu'est-ce qui est de mon ressort, de ma responsabilité, sur quoi je décide de reprendre le lead et sur quoi je décide d'aller mettre des actions en place. De voir si ça me convient, de voir si je me sentirais bien dans ce département, d'aller prendre un café avec tel boss d'un autre département et de voir si j'aurais envie de travailler avec lui ou elle. Et de lui dire. Le jour où tu as un poste, pense à moi. J'ai envie de venir travailler avec toi. Qu'est-ce que ça coûte ? Et ça, ça peut tout changer. La dernière question, et je pense que c'est la plus tricky, celle qui est toujours assez désagréable, c'est quelles conséquences suis-je prête ou prête à assumer ? Parce qu'en fait, tout réside dans les conséquences que je suis prête à assumer. L'herbe n'est pas plus verte, d'ailleurs. La vie, c'est 50-50. Les jobs, c'est 50-50. Donc, quelque part, c'est quelles sont les conséquences, les 50% négatifs, on va dire, que je choisis de vivre au quotidien ? Parce qu'on a tendance à toujours, encore une fois, choisir que les côtés positifs, en occultant complètement le côté négatif. Est-ce que je suis prête à baisser mon salaire pour être dans une équipe plus fun, ou avec moins de responsabilités, ou avec moins de pression ? Est-ce que je suis prête à lancer mon activité, sachant que pendant un an, deux ans, trois ans, ou plus, et bien ça va être... extrêmement challenging sur comment trouver le bon positionnement de mon offre, apprendre plein de nouvelles compétences de compta, de juridique, de création d'activités. Parce que quand on lance son activité, c'est tout ça, du marketing. Si tu n'as jamais fait de marketing, ça peut être un peu touchy. Si tu lances ton activité, est-ce que les conséquences que je choisis aussi, de choisir volontairement, que financièrement ce soit une pression qui soit différente, est-ce qu'il est extrêmement important de prendre... une décision, non pas en réaction comme on l'a vu tout à l'heure, mais une véritable décision, et aussi en toute objectivité. Et je fais partie des gens qui ont toujours changé de poste, changé d'entreprise, changé de job. Et c'est ce qui m'a permis d'avoir la carrière que j'ai eue. Je suis partie de mon ancien poste, je me suis lancée à mon compte, et je suis très alignée avec ça. Mais j'ai choisi les conséquences que j'étais prête à assumer plutôt que juste le côté positif. Donc ça, je pense que c'est extrêmement important. Même chose, Est-ce que dans 12 mois, 24 mois, je serai toujours alignée avec ces conséquences ? C'est important de se projeter. Alors voilà, j'espère que cet épisode t'aura plu. C'est cinq questions de se poser avant de tout plaquer. Je vais les récapituler. Qu'est-ce que j'ai vraiment envie de quitter ? Qu'est-ce que j'ai vraiment envie de quitter ? Ou qui ai-je vraiment envie de quitter ? Question 2. Si je retire la fatigue, la pression ? Est-ce que je prendrai toujours la même décision ? Question 3. Qu'est-ce que je veux de plus ? Qu'est-ce que je veux de moins ? Et qu'est-ce que je ne veux plus du tout ? Du tout, du tout, du tout. Question 4. Qu'est-ce qui dépend de moi, là, maintenant, tout de suite, et que je ne prends pas en main ou je ne m'autorise pas à faire bouger ? Et question 5, quelles conséquences est-ce que je suis prête ou prête à assumer véritablement ? Je te souhaite une très bonne fin de journée, je suis ravie de t'avoir accompagné de nouveau dans cet épisode aujourd'hui. S'il t'a plu, je t'invite à le commenter, le noter ou le partager autour de toi. Et si tu as envie qu'on travaille ensemble, tu vas trouver le lien dans les commentaires de l'épisode qui sera un lien pour prendre rendez-vous. Je te préviens, le rendez-vous, c'est pas un rendez-vous découvert, ça secoue, ça challenge pas mal. Mais tu es la bienvenue, je serais ravie de faire connaissance et on verra si effectivement travailler ensemble pourrait être la solution. A très vite !