Speaker #0Bienvenue sur Reset Your Mind. Aujourd'hui, nouvel épisode autour de tout ce que l'on ne dit pas au comité de direction ou même dans les RH autour du burn-out et pourquoi les cadres, dirigeants, les managers sont aussi exposés à ce stress permanent et à cette potentialité d'exploser en vol. Tu le sais, ça fait plus de 20 ans que je travaille et plus de 20 ans que je manage des équipes de plusieurs centaines de personnes dans des environnements complexes, en hypercroissance, en réorganisation perpétuelle, puisque je suis issue du digital, du web, des fintechs. Ce milieu-là n'est pas connu pour être très plan-plan et une stratégie qui dure 5 ou 10 ans. Non, c'est une perpétuelle réorganisation, une perpétuelle restructuration. Il faut savoir être accroché pour tenir. Il faut savoir accompagner les équipes aussi. En plus de 20 ans de management, j'ai vu des dizaines d'hommes et de femmes arriver en pleurant dans mon bureau, en se demandant pourquoi est-ce que je suis là. Je ne sais plus pourquoi je fais ça. Et pourtant ces personnes avaient des salaires assez chiffres. Et pourtant ces personnes avaient une mission hyper importante. Ces personnes étaient compétentes. Comme quoi, le salaire, l'entreprise ne fait pas toujours tout. Ce que je vais partager dans cette vidéo, aucun RH, aucun COMEX ne le diront en entreprise. Mais c'est la réalité de ce que vivent la plupart des cadres aujourd'hui. Mon métier, ce n'est pas de rassurer, c'est de montrer que l'on peut performer sans y laisser ça. J'aimerais vraiment qu'on arrive à comprendre que le burn-out n'est pas le prix à payer pour une belle carrière. Le burn-out, c'est le signal que le modèle est cassé. Ton modèle de pensée, ton schéma de fonctionnement, L'entreprise dans laquelle tu fonctionnes aussi est la concorde. l'accordance des deux, c'est que le modèle ne fonctionne pas. Ce n'est pas toi qui es uniquement la seule et le ou la seule unique responsable, en défaut, mais il y a une combinaison qui ne fonctionne pas. Je ne suis pas là pour faire du coaching feel good. Je suis là pour te faire arrêter de fonctionner contre toi-même. A toi qui écoute cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus coûte que coûte. C'est un espace pour déprogrammer ce qui a tenu trop longtemps sous l'eau. Les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes, les rôles que tu as endossés pour être à la hauteur. Ici, nous ne cherchons pas à améliorer pour améliorer, nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile et tout ce qui fait... que l'on t'a fait croire que tu devais serrer les dents pour avancer, pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Le SaturMind, c'est un lieu où on remet du fun, de la légèreté, du vrai et surtout où tu redécouvres cette évidence simple, oubliée, pourtant fondatrice. Tu es assez. Déjà assez pour créer une vie personnelle et professionnelle qui te ressemble vraiment. Tu le sais, je l'ai déjà dit dans un précédent épisode vraiment tourné autour du burn-out, ce ne sont pas les personnes les plus fragiles qui font des burn-out. Ce sont souvent les personnes qui tiennent, sur lesquelles on peut compter, qui répondent toujours présents jusqu'au jour où ça finit par casser, où ça finit par craquer. Ce sont les plus consciencieuses, les plus loyales, les plus autonomes. Aussi, celles qui répondent toujours présentes. J'ai été comme ça et je l'ai pensé aussi dans mes équipes. Combien de fois tu donnes tel dossier à... telle personne alors que tu sais qu'elle est déjà chargée, mais au moins parce que tu sais qu'avec elle, ce sera bien fait. Si tu t'es déjà dit ça en tant que manager, et je suis sûre que ça t'est déjà arrivé, je préfère le donner à telle personne parce qu'au moins je suis sûre qu'avec elle, ce sera, ou lui, ce sera bien géré. C'est là où il faut faire attention, c'est là où il faut être vigilant parce que, oui, on fonctionne comme ça, on veut le résultat coûte que coûte et on ne se rend pas forcément compte de la surcharge que l'on impose à certains de nos collaborateurs ou de nos collaboratrices. Ce que l'on ne s'autorise pas à dire, c'est que c'est Merci. personnes-là, qui font déjà énormément, qui sont très loyales, très engagées, ce sont déjà des amortisseurs du système. Ce sont déjà ceux qui vont compenser. Alors c'est drôle, parce qu'à l'ère de l'intelligence artificielle, où on compare les êtres humains de plus en plus à des serveurs et du processing, se dire que les humains sont une variable d'ajustement, sont des amortisseurs qui font que ça fonctionne, c'est assez difficile à intégrer. Et pourtant, c'est tellement, tellement, tellement vrai. Et le plus dangereux là-dedans, c'est que ça devient la normalité du système. Qu'est-ce qui se passe le jour où ça craque ? La deuxième chose que l'on ne dit pas, et que je vois chez 90% des personnes que j'accompagne, c'est le coup invisible. qui est devenue intenable. Je m'explique. Ce que l'on montre à l'extérieur la plupart du temps, c'est le titre, le salaire, la maîtrise, les responsabilités, parce que la société dans laquelle on évolue glorifie, valorise ça. Le titre, l'entreprise, l'image de la réussite que la société a, que toi tu as créée, en fonction des rôles modèles aussi que tu as eus, de ton éducation, des études que tu as pu faire. Ce que l'on ne voit pas, c'est le coût derrière ça. Les réveils à 3h du matin, les insomnies pendant des années, les « je me lève le matin, je ne sais même plus pourquoi » , le cerveau qui ne s'arrête jamais, l'irritabilité qui devient quasiment perpétuelle, les repas en famille où tu es scotché à autre chose, ou dans ta tête, ou sur le smartphone à autre chose. C'est le temps avec ton conjoint, ta partenaire ou tes enfants que tu regrettes parce que tu ne les vois pas, ou juste pour leur dire vite, vite, vite, dépêche-toi, dépêche-toi le matin pour me mettre. tes chaussures, de laver tes dents, etc. Dépêche-toi le soir, on va se coucher. La douche, le repas, etc. Je suis sûre que ça te parle, si tu as des enfants. Et ce côté, en fait, où chaque chose, chaque nouvelle chose, est juste une page de plus sur une tout doux. Ce coût invisible fait que, étant invisible, même toi, tu as du mal à l'identifier. Même toi, tu as du mal à le valoriser ou le quantifier. Donc, comment veux-tu qu'une entreprise s'en rende compte ? Derrière ça, il y a quelque chose qui est assez pernicieux, qui est... ton temps perso devient la variable d'ajustement d'une entreprise, des résultats que tu veux atteindre. De tout, ton temps perso ne devrait pas être la variable d'ajustement à cette production que tu t'imposes. Il y a une limite à tout et cette limite elle est l'épuisement, cette limite elle est la fatigue, cette limite elle est la lucidité aussi. Quand on est dans ce système-là où on se dit je vais pouvoir faire ça ce week-end au calme. Ou quand on se dit, je vais pouvoir faire ça ce soir une fois que les enfants sont couchés. Encore une fois, ça peut arriver. Dans la vraie vie, ça arrive. Je l'ai fait plein de fois, mes coachés le font aussi encore très régulièrement. Tout l'enjeu, il est de le faire avec conscience. Parce qu'à partir du moment où c'est tous les jours comme ça, tous les soirs comme ça, tous les week-ends comme ça, toutes les vacances comme ça, ton temps perso devient une variable d'ajustement et ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal et surtout, ce n'est pas productif, contrairement à ce que tu penses. C'est au contraire. complètement contre-productif, parce que le repos fait partie du plan. Le repos, on en a besoin. On est plus efficace, plus lucide, on anticipe mieux, on est moins irritable. Parfois, quand t'es vraiment au bout du scotch, tu vas mettre 4 heures à faire un truc qui te prendrait 10 minutes. Ou 3 semaines, quelque chose qui te prendrait une semaine. Donc ce coût invisible, cette variable ajustement où c'est ton temps perso qui devient une variable d'ajustement pour atteindre les objectifs et les résultats que tu t'es fixé, c'est quelque chose qui est assez difficile à admettre en comité de direction ou autre, parce que c'est presque une normalité pour tout le monde. C'est presque comme ça que ça doit être. J'accompagne des coachés qui sont exés, qui sont membres de Comex. Tous ne fonctionnent pas comme ça. Et souvent, les plus performants, performantes, sont celles et ceux qui justement arrivent à dire non, mon temps perso. n'est pas une variable d'ajustement. Alors ça fait un peu bizarre au début, mais une fois que c'est posé, crois-moi, c'est beaucoup plus efficace. Alors je sais qu'à certains niveaux de poste, on n'ose pas dire que c'est trop. On n'ose pas dire que ça va mal. Pour beaucoup, plus on monte et plus il est difficile d'avouer que l'on doute, que l'on est fatigué, que l'on n'a plus envie aussi, parfois. Ce « j'ai plus envie » , il est juste dingue parce que c'est une... pensée poison absolument kryptonite, parce qu'elle va te drainer de ton énergie. Tu n'es pas sorti de ton lit le matin que si tu te dis, j'ai pas envie. Ta journée, elle est complètement mal partie. Alors oui, plus tu montes et plus il y a cette injonction que tu es là pour tenir. Tu es là pour tenir, tu n'es pas là pour vaciller. Il y a cette injonction de ne pas s'autoriser presque quelque part à être humain, parce qu'en fait, ne pas être toujours à 300%. C'est... C'est normal quand on le dit très factuellement, très basiquement. Cette variation d'énergie, humainement, elle est inscrite dans nos gènes. Alors pourquoi est-ce qu'on essaye d'être toujours, en plus même pas à 100%, mais toujours à 300% ? La meilleure mécanique sur l'autoroute, quand elle route à 300 km heure, au bout d'un moment, soit il faut remettre du carburant, soit il faut laisser refroidir la mécanique, le moteur et tout ce que tu veux, soit il faut changer les pneus. Pourquoi est-ce qu'on ne s'autorise pas, nous, à le faire ? Alors je sais qu'il y a cette phrase en plus de « on n'a pas rien sans rien » , « je ne peux pas me plaindre » , « j'ai un beau poste » , etc. Je dois souffrir, je dois en passer par là pour y arriver. Ça c'est aussi très ancré dans notre culture de « si c'est pas difficile, alors » . Ça n'a pas d'heure. Ça, c'est quelque chose qui est juste dingue et complètement pernicieux. Et ça, encore une fois, ce n'est pas un problème de compétence, ce n'est pas un problème de capacité de travail ou de réalisation ou de production. Ce n'est pas juste de la productivité ici. C'est de ne pas s'autoriser, parce que tous les modèles que l'on a eus jusqu'à présent sont « il faut tenir, il faut tenir, il faut que ce soit dur pour avoir de la valeur » . Sauf que ces modèles-là, ils ne sont absolument plus en adéquation avec notre monde actuel qui bouge tout le temps très très vite et de plus en plus vite, où en fait c'est pas tenir pour tenir aujourd'hui qu'il faut développer, c'est pas cette résistance, c'est plutôt de la résilience, d'accepter que ce qu'on a fait jusqu'à aujourd'hui ne sera déjà plus valable demain, c'est accepter de devoir se réinventer régulièrement. Alors c'est vrai que ça peut sembler épuisant d'avance, mais se réinventer perpétuellement c'est aussi des opportunités. On le voit bien, une carrière, aujourd'hui ça fait 40 ans, un peu plus, on a plusieurs vies en 40 ans. Et c'est normal, rester dans le même job, dans la même entreprise tout au long de sa vie, c'est quand même de plus en plus anecdotique, c'est de moins en moins fréquent. Parce qu'il y a des accidents de vie, parce qu'il y a des aspirations autres, et parce que le milieu économique mute toujours plus vite. Donc, entraîner sa capacité à évoluer, bouger. est bien plus capital aujourd'hui que de cette capacité à tenir quoi qu'il arrive. Il y a autre chose aussi que l'on ne dit pas et que l'on ne reconnaît pas dans les communs, que c'est codir et que je vois énormément dans les cadres dirigeants que j'accompagne, c'est l'exigence, la capacité à absorber. Ce que je te disais tout à l'heure, c'est qu'il faut que ce soit dur pour avoir de la valeur. Je le vois énormément dans les professions à vocation. Les professions à vocation... du soin, de la santé, du droit aussi. Tous ces métiers où c'est mon devoir. C'est mon devoir de tenir. C'est mon devoir de ne rien lâcher. C'est mon devoir, sous-entendu la fin de la phrase qui n'est jamais verbalisée, c'est mon devoir d'y laisser ma peau. Il y a un moment où, en fait, ça ne matche pas. J'accompagne plusieurs personnes dans ce milieu, aujourd'hui médecins du CAIR, des professionnels de la santé. Les moyens sont juste... Ce sont des professions qui sont quand même sacrément mises à mal, avec très peu de moyens, ou toujours moins de moyens. C'est quand même très très compliqué, je veux dire, juste factuellement. Or, ce sont des métiers à vocation. Donc d'entrée de jeu, vous avez un contexte qui se restreint, qui devient difforme, qui devient difficile, dans lequel il faut rentrer et se contorsionner. Et en plus, cet élément de vocation, c'est mon devoir de tenir et de sauver. Et là, c'est aussi pour ça qu'il y a énormément de dérapages dans ces professions-là à vocation, parce que c'est l'épuisement assuré au bout de la ligne. Et la société dans laquelle on vit, en plus, glorifie ce sacrificiel, glorifie ce côté d'y laisser sa peau, de tenir, de ne jamais rien lâcher. Il y a quand même quelque chose d'extrêmement paradoxal, parce que ce sont ces mêmes personnes qui font la réussite au quotidien. Ce côté warrior syndrome, ce côté double tranchant, est quelque chose qu'on travaille énormément en coaching. Parce que comment garder cette performance ? Comment garder cet engagement, cette vocation ? Mais non, je suis désolée, on n'est pas là pour y laisser sa peau. Aussi important soit cette vocation, comment peut-on aider les personnes si on n'est plus là, si on n'est plus en capacité de, et se dénie cette non-reconnaissance de cet état de fait, de cette difficulté à poser des limites, de cette fille surcharge mentale, de cette surresponsabilisation, c'est ce qui mène droit à des erreurs professionnelles, ce qui mène droit à des effondrements professionnels, personnels et une perte progressive de sens. C'est vraiment ce côté jamais assez qui prend le dessus. C'est vraiment ce côté toujours plus, ce côté à peine fini quelque chose qu'il faut aller dans l'étape d'après, dans la tâche d'après. Et c'est là où c'est important, je trouve, d'avoir cette lucidité-là. Et de ne pas rester seule face à cette situation-là, parce qu'on a tellement été programmé, matraqué, de fonctionner comme ça, et que c'était comme ça qu'il fallait fonctionner. Ce n'est pas impossible de s'en sortir seule, mais c'est extrêmement plus compliqué quand on n'a personne qui nous montre le chemin. C'est exactement ce qu'on fait en coaching, c'est s'autoriser à regarder ce qui a été notre modèle jusqu'à présent, mais de beaucoup plus loin, voire de le mettre de côté pour se dire « Est-ce que c'est vraiment ça déjà ? » la seule et unique vérité ? Et surtout, est-ce que c'est vraiment ça que j'ai envie de faire, de propager, de continuer à prodiguer autour de moi ? Parce qu'il ne faut pas oublier non plus, quand on fonctionne comme ça, selon des codes déjà établis sans les interroger, on les relaie, on reste modèle pour d'autres personnes. Ça, on ne s'en rend pas forcément compte. Est-ce que c'est vraiment ce modèle-là qu'on a envie de propager ? Sauf que si on ne se pose pas la question, si on ne s'autorise pas à interroger le modèle et à tester de nouvelles choses nous-mêmes, pour nous-mêmes dans un premier temps, pour voir si ça marche, pour voir si ça nous convient mieux, alors on perpétue le même modèle qui nous amène nous-mêmes dans certaines situations catastrophiques. Alors oui, le coaching, moi je trouve que c'est le grand accélérateur de prise de conscience. Le coaching, c'est moi ce qui m'a permis de sortir de ces modèles préétablis, de les interroger, de fonctionner autrement. Je n'aurais jamais fondé ce réseau que j'ai fondé il y a quelques années en arrière si je ne m'étais pas fait... coachée en me disant mais pourquoi pas ? Et pourquoi est-ce que ça ne serait pas possible de fonctionner autrement ? Et pourquoi est-ce que ce ne serait pas possible, vu que je ne me reconnais dans aucun de ces réseaux, de créer le mien ? Et bizarrement, aujourd'hui, il y a plus de 160 femmes dans ce réseau-là. Si je ne m'étais pas faite coachée, j'aurais clairement fini en burn-out. Ça, c'est clair. Je n'aurais jamais été capable de construire les 3-4 dernières années de ma carrière corporate, où j'ai créé un marché de rien du tout, où j'avais 40 people à gérer, à 3 ans plus tard, plus de 200 people à gérer, un marché qui faisait zéro, à le faire passer à plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, je n'aurais pas été capable de ça. Parce que j'aurais été sous le coup de ce poids, de c'est comme ça qu'il faut faire, j'y aurais laissé ma peau en route, et surtout j'aurais été beaucoup moins performante. Parce que ce qu'il m'a fait. Être performante, c'est d'accepter de faire ce pas de côté. C'est d'accepter que mes équipes aussi ne soient pas toujours à 200%. C'est d'accepter que certaines personnes fonctionnent autrement et qu'il y avait de la valeur derrière cette différence de fonctionnement. C'est pour ça que le coaching travaille vraiment sur, OK, lucidité, comprendre ce qui se joue, reprogrammation de c'est comme ça qu'on pense que ça doit être fait. Non, et il n'y a pas d'âge. Les phrases, j'ai toujours été comme ça, je ne changerai jamais. C'est juste une excuse. Soyons honnêtes. C'est juste. une excuse. Et puis, cette stratégie, cette discipline à remettre du cadre, à se repositionner, à travailler sur ses pensées, sur son mindset, pour le reprogrammer petit à petit. Arrêter de s'encombrer avec des choses qui ne nous appartiennent pas et les laisser sur le bord de la route. Tout ça, c'est vrai qu'on ne le partage pas dans les instances de direction. C'est vrai qu'on ne les partage pas et qu'on ne le reconnaît pas. Et pourtant, elles sont bien vraies. pourtant elles sont bien là. Et c'est ce qui mène à ce dysfonctionnement, à ce décalage que l'on observe de plus en plus dans les organisations. Le coaching est une solution, mais il y en a plein d'autres, bien évidemment. Je t'invite à te poser la question, qu'est-ce que toi tu portes aujourd'hui qui ne t'appartient pas ? Qu'est-ce que tu portes qui t'encombre et qui t'empêche, qui te cloisonne, qui te contraint dans un système de maillage de pensée que tu n'as même pas envie de propager et que tu t'y conformes par habitude ? Parce que parfois aussi, c'est difficile de se dire, OK, mais et alors, comment ça fonctionne de l'autre côté ? Qu'est-ce qui serait possible ? Surtout dans notre mode de fonctionnement très français qui est, j'ai un problème, c'est quoi la solution ? Je vous vois arriver parfois en coaching comme ça, en disant Stéphanie, voilà, je ne sais pas prendre la parole en public, comment je fais ? On va déjà aller comprendre pourquoi. Qu'est-ce qui se passe derrière ? Qu'est-ce qui s'active comme système de défense ? Ou alors Stéphanie, j'ai plus envie, j'ai plus envie, je ne sais plus pourquoi je suis là. Problème B, c'est quoi la solution ? On va d'abord... aller comprendre pourquoi tu n'as plus envie, qu'est-ce qui s'est passé, quelle est la situation actuelle, professionnelle, mais aussi personnelle. Parce qu'on a beau dire ce que l'on veut, on n'est qu'une seule et même personne. Il y a le pro qui se mélange malgré tout avec le perso et vice-versa. On ne laisse pas à la porte le problème du boulot ou à la porte du bureau les problèmes perso. Ce n'est pas vrai. Ça infuse les deux côtés. Alors voilà, le coaching est une des solutions. C'est très bien si tu arrives à avoir des rituels sur mieux s'organiser, des sound downloads, des flots de pensée, si tu arrives à avoir des carnets de gratitude, mais ce n'est pas que ça. Le coaching, ce n'est clairement pas que ça. Ça, c'est le premier pas pour apaiser un peu le système nerveux et redescendre un peu en stress, mais c'est surtout comprendre les schémas dans ta tête. C'est surtout comprendre tes schémas de pensée, pourquoi tu as été programmé de cette manière-là et venir interroger ces paramétrages. pour éventuellement les transformer, pour voir ceux auxquels tu as envie de rester accrochés et ceux que tu as envie d'aller changer radicalement ou partiellement. Et c'est vraiment reposer un cadre interne, externe, et quelqu'un d'externe, le coach en l'occurrence, qui serait un sparing partner, un conseiller, pour venir faire bouger les lignes en toute objectivité, à tes côtés, te montrer aussi certaines voies, que c'est possible autrement, et comment y aller step by step. Je crois qu'aujourd'hui, en fait, le fond de la question à se poser n'est pas de comment continuer à essayer de rentrer dans un système qui est dysfonctionnel, il est comme ça, point. Mais comment, plutôt, toi, tu peux reprendre le lead sur ce système dysfonctionnel, ou tout au moins, comment arrêter de s'y perdre ? Parce que c'est possible. Je le vois tous les jours. Je l'ai moi-même expérimenté et je le vois tous les jours dans mes coachés. Si je fais ce métier-là aujourd'hui, alors que je n'avais absolument pas prévu de le faire, je m'étais formée juste pour moi parce que ça m'aidait à mieux driver mes équipes, c'est clairement parce que j'ai travaillé plus de 20 ans dans des systèmes, dans des organisations où le leitmotiv était il faut tenir, il faut avancer, il faut toujours aller chercher plus, aller chercher l'extra miles. Et j'ai vu combien cette frontière est fine. entre engagement, excellence opérationnelle, exigence professionnelle et personnelle, et épuisement silencieux. Je l'ai vu, je l'ai expérimenté, et je le vois encore aujourd'hui. Et c'est pour ça que je continue à faire ce métier, et c'est pour ça que je continue de me lever le matin, parce que je sais aussi qu'on peut le changer. Je sais aussi qu'on peut le transformer et le vivre autrement. Épisode un peu particulier aujourd'hui, un peu différent. J'espère qu'il t'aura aidé à voir les choses un peu autrement. Je t'invite à noter l'épisode ou le commenter s'il t'a plu, le partager aussi autour de toi. Et si tu souhaites, dans les commentaires de l'épisode, tu trouveras un lien pour prendre rendez-vous, qu'on puisse voir si travailler ensemble pourrait être une solution pour toi. À très vite !