- Speaker #0
Bonjour et bienvenue chérie Saturmind, le podcast qui parle habituellement de leadership, de prise de hauteur et de décision stratégique. Sauf qu'aujourd'hui, ce n'est pas Stéphanie qui tient le micro, non non non, c'est moi, Lise. Je connais Stéphanie depuis quelques années et j'avais très envie de parler non pas de la coach qu'on voit sur LinkedIn, mais de la vraie personne derrière. Et c'est pourquoi j'ai hijacké le micro aujourd'hui, parce qu'en plus il me faisait de l'œil depuis que Stéphanie m'a reçu dans le podcast à l'occasion de l'épisode 31, si vous voulez aller le faire un tour. Aujourd'hui, on va parler de sa vie d'avant, de ses doutes, de sa reconversion sans grande porte claquée et de ce que ça fait à presque 45 ans de devenir entrepreneur après 25 ans d'une carrière fracassante dans le salariat. J'ai vu la transition s'opérer, j'étais à l'extérieur. Mais aujourd'hui, je vous propose qu'on se penche ensemble. sur ce qui s'est passé à l'intérieur. Alors, bien entendu, on va parler de leadership, mais surtout leadership de sa propre vie. Allez, on rebobine. Et donc, oui, tu continues d'acquérir de nouvelles compétences, tu te formes aux US, en Europe, sur des choses hyper pointues, scientifiques, sur des choses un peu plus ésotériques pour moi que ce sont les réseaux sociaux. d'obter l'algorithme. Ce que je trouve chouette, en fait, et assez surprenant, pour avoir vu d'autres personnes qui se reconvertissent, qui claquent la porte et qui passent d'une carrière scientifique à une carrière artistique. Toi, au contraire, tu as continué à évoluer dans les deux milieux. Qu'est-ce que ça t'apporte, justement, d'être dans ces deux univers en parallèle, hormis un agenda que j'imagine bien costaud ?
- Speaker #1
Alors, c'est assez particulier, effectivement, parce que les êtres humains que nous sommes, on aime bien mettre les gens dans des cases. Donc, ça perturbe aussi beaucoup de personnes que je sois encore dans ces deux mondes-là. Pour moi, c'est une telle évidence parce que j'ai été et je suis le résultat de ces 20-25 dernières années de carrière corporate, tu vois. Tout ça, ça m'alimente au quotidien et c'est ce qui fait que... Quand je suis en coaching, typiquement, et qu'on essaye de m'emmener dans le truc là-bas, je sais dire « hé, hé, hé, reviens, le problème, il n'est pas là-bas, on va aller gratter plutôt par là » , parce que je l'ai vécu, tu vois. Et d'être encore dans ces milieux-là me permet aussi de voir comment c'est en train de bouger, comment c'est en train de changer. Et effectivement, milieu peut-être beaucoup plus ésotérique, pour reprendre ton terme, un peu plus particulier, de neurosciences. coaching, investir dans l'humain. Ça perturbe parce qu'on aime mettre les gens dans des cases mais pour moi, c'est ce qui fait mon élément différenciant aussi. Mon unicité, si je peux dire.
- Speaker #0
C'était une stratégie que t'as construite consciemment ou c'était quelque chose de vraiment instinctif et ça t'a mené là où tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, il y a quelque chose qui a beaucoup switché aussi sur les dernières années, c'est d'apprendre à m'écouter. apprendre à écouter ma petite voix intérieure, intuition, appelons-le comme on veut, mais de faire les choses parce qu'il y a un grand oui qui sort. Et si ce n'est pas un grand oui, je n'y vais pas. Et aujourd'hui, c'est vrai que parfois, mon agenda est quand même assez compliqué à gérer, puisque j'ai aussi ma famille...
- Speaker #0
La vraie vie.
- Speaker #1
La vraie vie, exactement. Mais, j'allais dire et pourquoi pas ? Et pourquoi je ne pourrais pas continuer à être présente dans les deux ? Tu vois ? Et vu que c'était possible, ou en tout cas, vu que je ne me suis pas mise de barrière, c'est devenu possible. Certainement que quelque part, je l'ai décidé aussi inconsciemment, en me disant, non, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible. Mais je crois que je ne me suis jamais posé la question de, est-ce qu'il faut que je choisisse ? Pour moi, c'était une évidence que c'était... The Cycle était très important pour moi, est très important pour moi, parce que de voir ces femmes évoluer, de voir ces actrices prendre petit à petit leur place, c'est aussi quelque part ce que je fais. dans les coachings, dans les programmes de coaching de groupe, ou en individuel. C'est vraiment, quelque part, le fond de la mission. Et en plus, mon expertise technique, historique, qui se retraduit dans ce fameux livre qu'on évoquait tout à l'heure, par exemple, quand on a des échanges sur certains sujets, cette expertise n'est pas encore obsolète. Et je me rends compte qu'elle aide, qu'elle permet de débloquer des situations. Pourquoi est-ce que ce serait on-off ? J'ai envie de dire, tu vois, c'est aussi une des grandes leçons du coaching. C'est que c'est du 50-50, en fait. et que c'est pas on-off, c'est pas tout l'un ou tout l'autre, on n'est pas soit heureux, soit malheureux, on n'est pas soit ultra compétent et au bout du rouleau, ou pas compétent parce qu'on n'est pas au bout du rouleau. Tu vois, j'ai vraiment cette impression-là où c'est toute cette prise de conscience à travers le coaching qui me... aujourd'hui me permet de mener tout ça, peut-être que les autres, ça les perturbe. Et je le comprends. Et je ne dis pas que c'est la bonne et unique solution. Je dis juste que moi, c'est celle qui me...
- Speaker #0
Mais t'es vraiment chiante à ne pas vouloir rentrer dans ta case.
- Speaker #1
C'est tout à fait ça. Mais oui, et je l'assume complètement.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que moi-même, voilà, c'est ce que je te disais, je pensais qu'à un moment, tu passerais de l'un à l'autre. Et en fait, non, t'es restée dans les deux. Et voilà, il n'y a pas une bonne ou une mauvaise... façon de faire, c'est juste l'habitude sur laquelle j'ai été exposée et habituellement c'était comme ça que les gens procèdent. Après peut-être aussi que c'est parce que tu n'étais pas arrivé à un ras-le-bol, un dégoût, un rejet complet.
- Speaker #1
Oui, c'est aussi possible, t'as raison, parce que je le vois en l'occurrence dans certains accompagnements que je peux faire, où les personnes sont arrivées tellement au bout du scotch que rien que de... parler, de revenir au bureau, de retravailler dans ce milieu-là. Il y a des éruptions cutanées. Le corps parle tellement, c'est pas possible. Effectivement, dans ces cas-là, le switch complet, la reconversion pleine et entière peut avoir du sens. Mais moi, j'aime à penser qu'on n'est pas obligé de tout envoyer vers le C. J'aime à penser qu'on peut combiner autrement à partir du moment où on s'écoute, en fait. Parce qu'effectivement, le regard des autres n'est pas toujours évident à gérer. c'est comment est-ce que tu peux être scientifique et ceci, comment est-ce que tu peux être scientifique et en même temps vouloir exposer des peintures de la sculpture ou de l'art a priori soi-disant des domaines très opposés non,
- Speaker #0
je crois pas à ça je pense que c'est parce que en ce qui me concerne je suis un peu ciblée par l'algorithme de Youtube mais à chaque vidéo que je regarde j'ai droit je ne sais pas pourquoi je n'envisage pas de reconversion je suis ciblée Merci. pour les formations, pour devenir entrepreneur, pour gagner 6 000 euros par mois en travaillant deux heures par semaine. Et c'est un petit peu ce qu'on... Je ne sais pas, c'est peut-être les aspirations de certaines personnes, mais on a l'impression que vraiment, l'entrepreneuriat, c'est la liberté, ça veut dire super lucratif. Ça, c'est du bullshit. Et voilà. Et justement, toi, toi, toi, qui l'as ? toi qui le vis en positif ou en négatif mais qu'est-ce qui a été le plus grand choc ou la série de chocs que tu as réalisé quand t'es devenue entrepreneur quand t'es passée à ton compte je sais pas si c'était des chocs mais
- Speaker #1
juste pour rebondir par rapport à ce que tu disais c'est vrai que les réseaux sociaux c'est une catastrophe de ce point de vue là ils travaillent 2h par semaine et gagnent 10 000 euros par mois tout ça c'est du bullshit déjà 10 000 euros c'est du CA c'est pas du salaire et je suis désolée on n'a pas rien sans rien Quand c'est gratuit, c'est toi le produit. Donc moi, je sors vraiment de ce milieu-là, en plus du web, de e-commerce, où en fait, si c'est trop beau, c'est qu'il y a quelque chose derrière. Donc j'ai au moins ce réflexe-là d'analyse. Mais non, entreprendre, se lancer, c'est pour ça que je dis que je ne crois pas à tout envoyer vers le C. C'est une rupture de mindset, de perspective, de mode de réflexion, de fonctionnement dans la famille, à titre perso, qui est juste dingue. Et non, on ne gagne pas 10 000 euros par mois en bossant 5 heures par semaine. Ça, c'est pas vrai. Tu vois, je suis désolée, ça me met un peu hors de moi parce que je vois beaucoup de personnes qui se font avoir avec ça, qui en souffrent énormément. Parce que quand tu te mets à ton compte, parce qu'il faut savoir, si tu as un peu de délai avec France Travail, tu as X mois, c'est cool. Mais quand tu es entrepreneur, après, tu n'as plus eu France Travail. Donc, si tu arrêtes ton activité, tu as déjà retrouvé un job très, très vite. Sinon, tu te retrouves sans rien. On a cette chance-là en France, d'avoir France Travail, quand même, des droits de ce point de vue-là. Mais attention, c'est beaucoup plus challengeant de se lancer à son compte qu'autre chose. La première chose sur laquelle j'ai alerté, moi je l'avais vu venir, mais elle m'a quand même bien impactée, c'est que tu es toute seule ou tout seul. Ça c'est dur. Quand tu passes de plus de 200 people à gérer au quotidien avec des experts en juridique, des experts comptables, des experts en marketing, des data analysts, des data scientists qui t'aident au quotidien, parce que tout ce travail que j'ai pu accomplir, je l'ai. pas du tout accomplie toute seule, tu vois. Tu essaies vraiment de travailler avec elle. Donc ça, c'est la première chose. T'as intérêt à être sur tous les fronts. Les jours où t'as pas envie, parce que ça arrive. Les six premiers mois, c'est un peu la lutte de miel, c'est tout. C'est tomber l'op, on y va. La plupart des dirigeants, on peut dire ce qu'on veut, tu l'as tout le temps en tête, t'es tout le temps en train de penser au boulot. Donc si tu deviens entrepreneur ou tu te mets à ton compte, même en solopreneur, en pensant que tu vas juste être plus libre, avec juste cette motivation-là, pour moi, c'est un échec d'avance. Il faut que t'aies une vraie envie. derrière. Il faut qu'il y ait vraiment quelque chose parce que ça va pas être facile. Il y a des jours où t'auras pas le moral, des jours où t'auras pas envie. Et pourtant faudra faire. exactement comme dans le monde du salariat. Il y a des jours, tu avais envie de faire le reporting bijou, et pourtant tu le fais. Et donc là, il va falloir aller chercher en toi cette autodiscipline. Ça, moi, je le savais, et je crois que c'est une de mes forces en termes de structuration, d'organisation de discipline. J'en parle souvent en coaching aussi. Ça, je ne l'ai pas pris de plein fouet, mais je ne dis pas que je ne suis pas comme tout le monde non plus. Il faut aller chercher loin à l'intérieur. Et il y a vraiment ça, le côté isolement. Donc attention, ne pas s'isoler. Et je pense que c'est peut-être pour ça aussi, tu vois,
- Speaker #0
que j'ai maintenu le lien avec mon ancien monde,
- Speaker #1
si je puis dire. Parce que ça faisait sens pour plein de choses, pour moi aussi, tu vois. Isolement, il y a beaucoup, beaucoup de boulot à faire. Ça ne va pas être juste cinq heures par semaine. Une grosse charge de travail, beaucoup de doutes, beaucoup de questions. Et t'es toute seule ou tout seul. à y répondre. Ça, c'est autre sujet aussi, être dans le côté isolement. C'est solo face à tout. Gérer la compta, l'expert comptable, la DGFIP, la TVA, quand tu ne l'as jamais fait. Et puis cette autodiscipline à... J'avais dit que je le ferais. Je le fais. Même si je n'ai pas envie. Je suis très vite allée chercher des compétences sociales extérieures. Parce que je savais que j'étais une nouvelle débutante sur plein de sujets. Et deux, on ne peut pas être sur tous les fronts.
- Speaker #0
Oui, mais justement, je pense que tu as aussi cette question en permanence, à la fois d'avoir les bonnes compétences, mais aussi de vouloir équilibrer tes comptes un minimum. Comment tu arbitres au quotidien là-dedans ? Moi, je m'imagine que ça me prendrait un espace mental gigantesque. Comment toi, tu gères ça ?
- Speaker #1
Alors moi, j'avais construit toute une stratégie de lancement où de toute façon, pendant X mois, toute la première année, tout ce que je gagnais, entre mes économies, comment j'avais structuré mon lancement d'activité la première année. Tout ce que je gagnais, je le réinvestissais dans ma société. Donc, ça a été... Ça se traduit comment ? Par des investissements en marketing, sur le site web, sur des vidéos, me former, me faire coacher pour prendre la parole en public à travers des vidéos, trouver un espèce de système, de structuration pour pas que ça m'épuise non plus, me former à créer des podcasts, à trouver les bonnes personnes après une fois que j'ai... En fait, J'ai toujours commencé par, je veux comprendre sur ces nouvelles compétences-là comment ça marche. Et une fois que j'avais compris le basique, je confiais à quelqu'un pour accélérer. Donc ça, ça a été vraiment mon mode de fonctionnement. Et ensuite, après, effectivement, comme tout le monde, j'ai des charges. Donc effectivement, c'est de l'arbitrage. Et là, coaching again, j'investis sur demain. Je ne suis pas dans de la gratification immédiate. Je sais que pendant X années, je ne vais pas retrouver mon niveau de salaire d'avant. je le sais, j'ai travaillé là-dessus et donc je réinvestis beaucoup parce que je me dis je vais pas dire je sais puisque c'est l'avenir qui dira mais parce que je me dis ça va finir par payer ça finit toujours par payer quand on travaille quand on est discipliné quand
- Speaker #0
on lâche pas je sais pas être convaincue mais ça finira par payer je suis assez admirative parce qu'il y a toute cette force à aller chercher principalement en toi parce qu'il n'y a pas de Il n'y a pas d'investisseur à satisfaire, de board à rendre content ou de compte à rendre aussi un directeur ou quoi que ce soit. À part c'est toi et toi-même en fait. Et quand je vois des fois comment juste faire la déclaration de revenus, c'est une galère. Je me dis tenir toute l'entreprise.
- Speaker #1
Ah oui, quand tu es un dep, solopreneur ou que tu lances ton business. Même quand tu es dirigeant et quelques années d'expérience, il y a ce côté isolement, multitâches, multifacettes, multiexpérience qui est juste dingue, qui est juste très lourde en plus. J'accompagne quelques entrepreneurs, soit des dirigeants, soit des entrepreneurs qui se lancent. Honnêtement, je suis en train de discuter avec eux pour créer un accompagnement, un groupe spécial pour eux parce que c'est ce côté, tout ça c'est caché, tout ça on ne le dit pas. Puis quand tu deviens boss, t'as cette double responsabilisation de « je devrais savoir, je me suis lancée, donc c'est à moi de gérer. » Si j'embave, c'est que je l'ai voulu. Et ça, les proches aussi peuvent aussi, de temps en temps, venir exacerber ce truc-là. Voilà, tu l'as voulu, c'est normal d'embaver. Tu gagnes bien ta vie, donc c'est normal d'embaver. Tout est relatif, n'est-ce pas ? Et encore une fois, avec ce que tu disais sur les réseaux sociaux, on a idolâtré, mis en avant. tout ce truc de bosse quelques heures, formation d'entrepreneur, bosse quelques heures pour gagner 10 000 euros par mois. Non. c'est pas mal. Ou alors, je suis vraiment à côté de mes chaussures. Et là, c'est ma vocation.
- Speaker #0
Tout ce cheminement que tu as fait ces quelques dernières années, je vois bien qu'il y a des choses auxquelles les entrepreneurs se confrontent, qui sont délicates à gérer, surtout dans ton état d'esprit. Et puis, d'un côté, de voir être moteur en permanence. pour toi-même parce que personne ne viendra toucher en fait si tu ne le fais pas. Et tout ça, toutes ces expériences-là dans l'entrepreneuriat, qu'est-ce que ça t'a appris sur toi que tu ne savais pas, dont tu n'avais pas confiance ?
- Speaker #1
C'est une super question. Ces deux dernières années, puisque, oui, ça y est, ça fait deux ans, ça fera deux ans, début juin, que Reset Your Mind est vraiment né. Ça faisait des mois qu'il était en... en gestation, dirons-nous, énormément. Résilience, ça ne marche pas du premier coup, ça ne marche pas comme tu as l'habitude que ça marche. En fait, il y a vraiment ce truc de, quand tu es en entreprise, parce que j'ai lancé plein de marchés dans mes vies passées, plein de gros projets, plein d'entreprises internes, on va dire. Certains ont marché très très très très bien, d'autres n'ont pas marché du tout. Donc ça, ça a été formateur pour moi quelque part, je pense. Ce qui me permet aujourd'hui d'être assez... un peu plus détaché. Mais ça ne marche jamais avec les premiers coups. Donc, il faut accepter de ne pas avoir réponse à tout. Et ça, grosse leçon, puisque j'avais l'habitude de piloter, de décider, d'enchaîner les décisions, etc. Donc, grosse leçon au début de « ouf, pas toujours très confortable » . Vraiment, de trouver les bonnes personnes avec qui s'entourer. Ça, ça a été compliqué. Alors maintenant, j'ai mon petit pool de personnes avec qui j'aime collaborer et qui sont très présentes. Mais de la même manière que tu disais, sur les réseaux sociaux, t'es targetée par... plein de personnes pour te reconvertir, machin. Quand tu te mets à ton compte, tu es targeté par plein de sociétés, plein de nouveaux, qui cherchent à te vendre de nouveaux prestataires, qui cherchent à vendre des choses, comme tout le monde. J'ai pris des prestations, j'ai pris des formations qui se sont avérées assez creuses. Mais je pars du principe que malgré tout, j'ai appris quelque chose. Parce que pareil, c'est mon mindset d'aller creuser, d'aller chercher, etc. Donc ça, ça a été un gros... gros sujet de ce que j'ai appris sur moi c'est ce côté vraiment résilience de ne pas lâcher, de continuer beaucoup d'humilité aussi parce que tu testes ça marche, cool, ça marche pas tu te poses des questions il y a quelque chose qui s'est déclenché je pense il n'y a pas si longtemps de ça, c'est pas parce que ça marche pas que ce que j'ai à proposer n'a pas de valeur, que je n'ai pas de valeur et ça c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire Et je le vois dans les entrepreneurs que j'accompagne, justement, dès qu'il y a quelque chose qui ne marche pas, un lancement de produit qui ne marche pas, un chiffre d'affaires en baisse, tout de suite, c'est eux.
- Speaker #0
J'ai merdé.
- Speaker #1
J'ai merdé. Je ne suis pas assez bon. J'aurais dû anticiper, machin. Non, c'est un essai de plus vers ta cible finale. Et ça, c'est quelque chose que moi, j'ai vraiment percuté. Non, encodé comme réflexe. Je l'avais, mais ce n'était pas encore un réflexe. C'était encore très inconfortable quand ça m'arrivait. Sur les 6-9 derniers mois, par exemple, je pense. Et que ça fait partie du chemin.
- Speaker #0
C'est un peu comme cette phrase que j'avais lue une fois, qui disait que toi, tu sais ce qui se passe. Nous, on ne voit pas. On n'a que la partie émergée de l'iceberg. Mais en fait, c'est difficile. Il faut garder à l'esprit, même si ce n'est pas évident, que toi, tu connais les coulisses pour ta propre boîte et tu vois juste la scène. et le beau spectacle pour les autres. En imaginant que, eux, leurs coulisses sont comparables à ce que ce qu'ils te montrent, en fait. Il y a tellement de choses qu'on ne voit pas. Je pense que c'est une espèce de gymnastique de l'esprit en permanence à avoir. De se dire, ouais, ok, ça a chié, là. Mais voilà.
- Speaker #1
Qu'est-ce que j'en apprends ? Et comment je me remets en selle ? Parce que tout le monde est ultra sollicité, parce que, enfin, plein de raisons. Ce n'est pas une finalité, c'est juste une étape sur le chemin.
- Speaker #0
Et justement, maintenant, tu es engagée dans ce chemin. Question, enfin, mais venue comme ça en préparant. Qu'est-ce que tes enfants mettent dans la case profession ou dans les fiches de renseignement à l'école ?
- Speaker #1
Il faudrait que je leur pose la question, je ne sais pas. En cas d'aile, la dernière fois... fois, assortie à un de ses copains ou je ne sais pas quoi.
- Speaker #0
Il lui a trop parlé de ta formation au réseau.
- Speaker #1
Je me suis retrouvée un peu ok, d'accord, un peu réducteur quand même. Et en même temps,
- Speaker #0
vu que je n'ai plus trop envie de m'expliquer ou de me justifier. Mettez-moi dans la caisse que vous voulez.
- Speaker #1
Mon aîné, en revanche, mon aîné est hyper supporteur. Peut-être que c'est l'âge aussi, parce qu'il me voit sur les réseaux sociaux, etc. Peut-être avec une petite pointe d'envie, mais il me dit « Maman, je trouve ça fou ce que tu fais. » Ça, ça fait du beau mot-cœur.
- Speaker #0
Ouais, je trouve ça beau, sachant qu'un enfant en pleine adolescence va forcément me dire ça spontanément.
- Speaker #1
Exactement. Et que je ne suis pas la plus tendre qu'il soit. Je sais pas, faudrait que je leur demande parce que le petit, à mon avis, il doit mettre influence. Et le grand, non, il doit mettre autre chose. Faudrait que je regarde.
- Speaker #0
J'avais envie de faire un petit jeu. Parce que je trouve que ça manque de jeux sur Reset Your Mind en général. En fait, je vais te proposer des mots. Et j'aimerais que tu fasses une association d'idées. J'aimerais bien que tu... Soit une phrase ou juste un mot, mais qu'est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #1
Allons-y.
- Speaker #0
Conversion.
- Speaker #1
Puissance.
- Speaker #0
Leadership.
- Speaker #1
Potentiel.
- Speaker #0
Quelles sont les valeurs qu'ils portent justement ?
- Speaker #1
Je dois en avoir plusieurs, il y a vraiment ce côté... Ce mot a été un peu galvaudé, mais bienveillance. Je pense qu'on aurait tous à y gagner si de temps en temps on se mettait dans les chaussures de la personne qu'on a en face de nous ou à côté de nous. L'équité. Pas côté justice ou équilibre, mais de l'équité. Ça, c'est vraiment important. Et puis après, une autre valeur qui m'est chère, qui peut paraître peut-être un peu basique, c'est le respect. Je déteste les gens qui ont la grosse tête.
- Speaker #0
Fais-y du coaching.
- Speaker #1
Fais-y du coaching pour moi et moi-même, je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #0
C'est intéressant. Légitimité.
- Speaker #1
Légitimité. j'ai le mot anglais grounded qui me vient à l'esprit,
- Speaker #2
ancré elle vient de toi, l'extinté interne succès,
- Speaker #1
aléatoire pouvoir,
- Speaker #2
superflu liberté,
- Speaker #1
j'ai une image qui me vient à l'esprit, je suis désolée je vais essayer de la traduire liberté pour moi c'est légèreté c'est du soleil c'est du... Fun, c'est pas le soleil étouffant, c'est le soleil léger de printemps.
- Speaker #2
Échec.
- Speaker #1
Essai.
- Speaker #2
Peur. Normal. La peur fait partie de nous, fait partie du chemin. Le son, il s'apprend toute la vie.
- Speaker #0
Et pour clore cette partie questions à la con...
- Speaker #1
Je trouve ça très intéressant. Je vais peut-être l'ajouter pour mes prochains invités.
- Speaker #0
Si ta vie d'avant et ta vie d'aujourd'hui prenaient un cassé ensemble, qu'est-ce qu'elles se diraient ?
- Speaker #1
Lâche-toi un peu la grappe. Attends pas aussi longtemps pour t'écouter. Attends pas aussi longtemps pour laisser la vie des autres, la ville à veillesse chez eux. Arrête d'essayer de te conformer à ce que tu penses que les autres attendent de toi.
- Speaker #0
Ça sera une bonne conclusion.
- Speaker #1
J'adore. Ravi que ça te plaise.
- Speaker #0
En tout cas, je te remercie Stéphanie d'avoir joué le jeu. Parce que je tiens à préciser qu'aucune question n'a été préparée à l'avance. C'était l'interview sans filet. Merci d'avoir accepté de te raconter différemment, autrement que d'habitude. Et aussi d'avoir trouvé qu'on peut évoluer sans tout envoyer bouler. On voit assez rarement de nos jours. Et donc ? Pour tous les auditeurs, si l'épisode vous a rassuré, vous a amusé, vous a aidé à vous sentir moins seul, j'estimerais que ma mission est accomplie. Moi, je me suis amusée et j'ai appris pas mal de choses. Donc maintenant, je peux te rendre le micro, Stéphanie. Mais...
- Speaker #1
Mais, vas-y.
- Speaker #0
Maintenant, tu sais que je sais m'en servir.
- Speaker #1
Sous-entendu que ce n'est pas impossible que tu te réinvites dans les mois à venir. Ce sera avec plaisir. Je tiens à te remercier parce que c'est du... temps, je sais que tu l'as beaucoup préparé, si moi j'avais pas à préparer, toi tu l'as beaucoup préparé justement ces questions ce que t'avais envie de conduire aujourd'hui cet épisode, merci de ton temps, ton partage, j'ai pris aussi beaucoup de plaisir et je pense que c'est parce que c'est toi aussi en face que j'ai pris autant de plaisir à me raconter un peu différemment, c'est vrai que j'ai pas l'habitude à très vite, bye