Speaker #0Bienvenue chez Reset Your Mind, c'est un nouvel épisode estival. Ça y est, le temps des vacances est enfin là, et pour beaucoup d'entre nous, il arrive plus que juste à temps. Si je devais résumer ce premier semestre en un mot, à titre personnel, mais aussi... Ce que j'ai pu observer chez la plupart de mes coachés, ce serait un tranquille. Vous savez, cette sensation de toujours être en alerte, ce bruit de fond permanent, cette hyper vigilance qui nous accompagne partout, tout le temps, et qui finit par nous épuiser plus que jamais. que l'on ne veut bien l'admettre. Et puis, arrivent les vacances, enfin. Tant attendu. Ce moment où l'on espère enfin souffler. Mais où souvent, on continue à vouloir optimiser, rentabiliser, profiter de chaque minute. Comme si ralentir, chiller ou être simplement là à profiter. était devenu un luxe avec une énorme arrière-pointe de culpabilité. Je me trompe ? Alors cet été, moi j'avais envie de vous proposer quelque chose de différent, pour vous aider à déconnecter. Des épisodes moins opérationnels que d'habitude, moins comment faire, et davantage comment réfléchir. Autrement. Parce que l'été, c'est aussi une formidable période pour faire du tri, dans ses habitudes, de faire ou de penser, faire de la place pour se questionner, pour laisser quelques idées nous accompagner, au bord d'une piscine, pendant une balade ou un détour d'un café. J'ai donc sélectionné quatre épisodes de Reset Your Mind autour de livres qui m'ont profondément marqué ces derniers mois. Des livres qui m'ont fait réfléchir, qui m'ont bousculé, et parfois même qui m'ont obligé à changer de regard. Ces épisodes sont une invitation, une invitation à faire un pas de côté, à vous offrir un peu d'espace. Une introduction aussi, puisque vous pouvez aussi aller les lire en totalité et me partager vos retours, je serais ravie de les avoir. Mais c'est surtout une invitation à vous autoriser à penser autrement. Sans objectif à atteindre, sans performance à prouver ou à démontrer, juste pour le plaisir de la curiosité. Parce que parfois, une idée, une phrase ou un livre peuvent devenir le début d'un grand reset. Alors très belle été à vous et bonne écoute. Faites-vous partie de ce type de personnes pour qui avoir besoin de trois cafés pour démarrer la journée et le quotidien ? De dormir éventuellement avec des somnifères est devenu aussi une certaine normalité, un certain accessoire ? Ou peut-être ce petit... Hiver, le soir, très souvent, pour décompresser. Dans certains milieux, prendre de la coke ou autre peut aussi être une solution pour tenir le rythme. C'est presque devenu excusable d'ailleurs, parce qu'il faut réussir. parce qu'il faut performer, parce qu'il faut tenir. Lorsque j'ai lu le livre de Gabor Maté, Le mythe de la normalité, il a remis énormément de choses. Il m'a aussi permis de laisser un paquet de choses que je considérais comme clés dans ma réussite de vie sur le bas-côté de la route. Sa thèse est aussi simple que dérangeante. Ce qui est commun n'est pas forcément sain. Et nous avons normalisé des modes de vie. qui nous rendent malades. Et nous continuons, pourtant, de les admirer. Et c'est là le pire paradoxe qui soit dans cette Ausha, c'est que nous nous empoisonnons au quotidien, mais nous continuons d'admirer ce résultat. ce fake et résulte que cela apporte. Aujourd'hui, nous appelons ça de la réussite. Et nos corps, eux, appellent cela de la survie. Alors aujourd'hui, je vous invite à réécouter l'épisode que j'avais dédié aux 5 plus grandes claques que m'a infligé ce livre et pourquoi je pense qu'il est devenu indispensable indispensable pour tous les dirigeants, managers, entrepreneurs et plus largement tous ceux qui ont appris à tenir, coûte que coûte, de s'autoriser à prendre un pas de recul, s'autoriser à interroger le pourquoi, de s'imposer ça au quotidien. Parce que la vraie question n'est plus qu'est-ce qui ne va pas chez moi, c'est une question qui peut arriver assez fréquemment en ligne de rien. La vraie question n'est plus qu'est-ce qui ne va pas chez moi, mais plutôt qu'est-ce que j'ai appris à considérer comme normal qui a accès sur le site. Incessoirement, me tue à petit feu. Installez-vous et bonne écoute. Commençons par le commencement. Qui donc est Gabor Maté ? Gabor Maté est médecin, conférencier et auteur. Né en 1944 à Budapest, dans une famille juive, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est séparé de sa mère, nourrissant, pour être protégé. Cette expérience marquera profondément toute sa vie et tous ses travaux. Il émigre ensuite au Canada. où il exercera pendant des décennies, notamment auprès de personnes souffrant d'addictions, de troubles psychiques et de maladies chroniques. Son travail est aujourd'hui reconnu mondialement pour les liens qu'il établit entre trauma, stress, corps, psychique, maladie. et société. Le livre de Gabor Batey démarre avec un postulat quand même assez dès le titre assez impactant. Le mythe de la normalité dans un environnement toxique. Parce que oui, et si ce que nous appelions normal ne l'était pas ? Et si ce que nous avons appris à supporter au quotidien nous abîmait voire nous rendait malade ? Est-ce normal qu'une part énorme de la population prenne des somnifères, des anxiolytiques et des antidépresseurs ? Est-ce normal que l'hyperactivité soit devenue la valeur sociale, au point de ne plus être capable de rester quelques minutes dans le silence, sans écran ou sans stimulation ? Est-ce normal que la scission entre le corps et le ressenti soit devenue synonyme de professionnalisme ? Tu sais, ne pas t'effondrer en réunion, ne pas t'énerver en réunion, garder la face, jouer du poker face. Je ne compte plus les fois où en session, je vous entends, je t'entends, je suis épuisée mais il faut que je tienne, ça va passer. « Je suis malade, mais je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas, ce n'est pas possible, mon équipe a besoin de moi. » Ou « J'ai des examens médicaux à faire, mais je n'ai pas le temps. » J'ai même eu récemment une session avec une femme très engagée, une grande professionnelle, qui culpabilisait à la veille d'une opération de devoir s'arrêter et de ne pas être joignable ou pleinement opérationnel pendant quelques jours. Honnêtement, quand on regarde la violence actuelle de notre société à tous les niveaux, est-ce que cette normalité est vraiment saine ? Est-ce que cette normalité Mais je parle des plus petites choses, vraiment du quotidien, et vraiment le meilleur contexte, les meilleures conditions pour avoir une santé correcte. Je ne parle même pas forcément d'une santé hors normes, ultra bonne, ultra positive, juste déjà correcte. Nous n'avons jamais, à travers les siècles, autant mangé à notre faim. Jamais autant eu accès à des soins, en tout cas pour la plus grande proportion de la population. jamais autant éradiquer des maladies euh qui sont des maladies extrêmement violentes, virulentes, je pense au typhus, je pense à la carlatine, enfin ces maladies quand même, la rage, ce genre de choses, soit éradiquées, soit avoir les moyens de les soigner. Et pourtant, les chiffres de mal-être, de dépression, d'addiction, de troubles compulsifs, d'épuisement, explosent. Je ne vous les donnerai pas, les derniers m'ont fait peur. Et puis de toute façon, dans six mois, ils changeront encore, puisque ceux d'il n'y a même pas un an n'ont plus aucun lien, aucune corrélation avec les dernières études. Donc première claque du livre, la prévalence d'un état ne dit absolument rien de sa santé. La prévalence d'un état, d'une baseline, d'une normalité, ne présuppose pas d'une bonne santé ou non. On peut rentrer dans les codes, dans le moule, c'est bien, mais c'est pas forcément bon pour sa santé. Ce n'est pas parce que c'est commun que c'est sain. Ce n'est pas parce que c'est admis que c'est soutenable. La normalité, elle est souvent un indicateur d'adaptation collective. et pas d'un indicateur de santé. Et c'est là que notre cerveau devient un peu pervers, parce que le cerveau, il adore le groupe. Et donc il a besoin de se sentir dans cette normalité. Il a besoin de se sentir comme les autres. Parce que pour lui, historiquement, et je parle de la partie reptilienne de notre cerveau, la partie encodée depuis la Ninten, et bien historiquement, le groupe c'est la sécurité, c'est la survie. Sauf qu'ici, nous avons collectivement normalisé un état de vigilance, de survie, permanent. Dans mon top 10, et aujourd'hui on n'en verra donc que 5, dans mon top 10, le top 2, celui qui vient en deuxième position, ça a été l'interrogation de Gabor Maté autour de la définition du trauma. Notre définition du trauma est beaucoup trop étroite. On imagine tout de suite quand je te dis trauma, si je te laisse deux secondes pour définir toi-même, lorsqu'on parle de trauma, On voit le trauma comme quelque chose d'exceptionnel, de gigantesque, de brutal. Une guerre, un accident grave, une catastrophe naturelle, la perte de proches brutales dans des conditions difficiles, un viol. Vraiment des traumas avec un grand T. Pour Gabor Balte, lui, parle aussi, et surtout, je dirais, des traumas avec un petit T. Ceux de la répétition, ceux de l'adaptation, de la contrainte. de la non-écoute, de la résignation, de la non-reconnaissance, du fait de devoir se couper de soi pour rester en lien avec l'autre, avec les autres. Il écrit cette phrase que je trouve assez intéressante. Le trauma n'est pas ce qui t'est arrivé, c'est ce qui s'est passé à l'intérieur de toi lorsque tu étais seule avec ce qui t'est arrivé. Et parfois, un trauma est un instant T, mais ça, c'est répétitif, ce qui s'est passé à l'intérieur de toi. Le trauma, pour Gabor Maté, c'est aussi les traumas du quotidien. C'est ne pas avoir été vu, ne pas avoir été entendu, reconnu. C'est avoir appris très tôt, ou si parfois, à se taire. à s'adapter, se suradapter pour mériter sa place, à être sage pour avoir le droit d'être là, à être performant aussi, à être responsable pour être entendu, pour être écouté, à faire passer ses besoins après ceux des autres pour préserver le lien, pour être apprécié. Si je te parle de people pleasing, pour être aimé, d'hyper responsabilité pour être fiable, parce que c'est important pour toi. D'excellence à tout prix, sinon c'est que tu n'as pas de valeur. De contrôle ou de sur-contrôle. Parce qu'avoir l'information, c'est pouvoir anticiper, être en avant, te mettre en avant. La difficulté à dire non, parce que si tu dis non, on ne t'aimera pas. C'est que tu n'es pas à la hauteur. Ou l'hypervigilance aussi, qui t'épuise et te sape à petit feu. Ce ne sont pas des traits de caractère. Ce sont souvent des systèmes nerveux entraînés à s'adapter, entraînés à compenser. entraîner à s'adapter à cette normalité qui est loin d'être aussi saine qu'on voudrait bien le croire. Lorsque l'on dit à un enfant « ce n'est rien, tu n'as pas mal, oh tu vas pas pleurer pour ça, sois forte » , on n'entraîne pas la solidité, on ne nourrit pas la confiance en soi, on entraîne la coupure entre ce que tu ressens à l'intérieur et la manière dont tu dois y réagir. L'ignorer, la refouler ou t'énerver. Et la négation répétée de ces ressentis est déjà. un trauma en soi. Pas par sa gravité, certes, mais par sa répétition. Et parce qu'elle l'ampute de vous et qu'elle coupe de vous, de votre spontanéité ou de votre légitimité à être 100% déjà parfaitement parfait. Par votre légitimité à être déjà 100% assez. La troisième claque que j'ai retenue, donc mon top 3, nous avons construit un monde qui fabrique des dérégulations. Puis, nous pathologisons les individus qui y réagissent. Alors, ce sont des bien gros mots, je m'explique. Dans ce livre, Gabor Maté nous explique à quel point nous avons créé tout un tas de codes, de règles, qui vont à l'encontre d'une certaine hygiène saine, en termes d'exposition à la lumière, en termes de rythme, en termes d'écoute, en termes d'empathie, en termes de besoins humains, animaux, à respecter. Et dès que nous ne rentrons pas dans ce codex, eh bien ces personnes qui ne sont pas alignées ou qui ne rentrent pas dedans et qui peuvent parfois manifester ce qu'on pourrait appeler de ce point de vue-là des défaillances, des inadéquations, nous les pathologisons. C'est-à-dire qu'eux ne sont pas assez quelque chose. Alors que ce sont tout simplement des individus qui réagissent à quelque chose qui ne leur convient pas. Cette surexposition permanente aux informations anxiogènes, cette connexion constante, cette comparaison incessante que l'on voit sur les réseaux sociaux, ces rythmes biologiques complètement pulvérisés. Vous le voyez bien en hiver, à quel moment vous vous êtes exposé à la lumière du jour ? À quel moment vous avez des cycles de sommeil plus longs en hiver ? Cette sédentarité qui est le nouveau mal, qui nous tue à petit feu. Cette pression aussi de la performance. Si ce n'est pas de la surperformance, alors ce n'est pas assez. Et puis cette absence perpétuelle, réelle de récupération, parce que tu comprends, il faut bien que je vive quand même à côté. Est-ce que passer sa nuit sur Netflix, c'est vivre ? Est-ce que passer sa nuit sur les réseaux sociaux, c'est vivre ? Est-ce que dormir trois heures par nuit, c'est vivre ? Je pose ça là. Il n'y a pas de jugement du tout dans tout ce que je dis. Je cherche juste à nous encourager à faire un pas de côté et à voir ça autrement. Et lorsque le corps parle... Fatigue chronique, migraine, troubles digestifs, dérèglements hormonaux, maladies auto-immunes, douleurs inexpliquées. Qu'est-ce que tu cherches à faire en premier ? Le premier réflexe, c'est « Oh, c'est rien, ça passera. Nous cherchons à le faire taire. » Et ça, Gabor Maté en parle très judicieusement. Il écrit « La maladie n'est pas une trahison du corps, elle est souvent une tentative de survie. » Et c'est assez intéressant parce que c'est ce que des grands malades vont venir dire à posteriori. je pense à des malades du cancer ou ce genre de choses, qui a posteriori ont une conception très inversée de la maladie. Comme quoi c'est pas mon corps, une trahison du corps, mais vraiment un message du corps qu'on n'a pas évolué à écouter à plusieurs reprises et qui finit par nous mettre une grande claque, un de ces quatre. Parce que oui, le corps paye ce que nous normalisons, le corps paye ce que nous refusons de voir, ce que nous refusons d'écouter. Et beaucoup de ce que nous appelons troubles aujourd'hui sont... tout simplement des réponses saines à un environnement qui ne l'est pas. Et c'est là, d'ailleurs, que le livre prend, à mon sens, une dimension encore plus végétineuse. vertigineuse. Lorsque Gabor Maté parle maintenant d'épigénétique, de sécurité et de modèle biopsychosocial. Promis, ça va être court et ça va être accessible. Parce que Gabor Maté, il ne parle pas seulement de psychologie ou de physiologie. Il parle d'une alchimie entre les deux. Il parle de biologie de cellules, de tissus, de système nerveux, certes, mais il s'appuie beaucoup sur ce qu'il appelle le modèle biopsychosocial. C'est une approche qui dit une chose qui semble simple, et pourtant révolutionnaire. On ne peut pas comprendre la santé. Le corps n'est pas juste une machine, une mécanique. On ne peut pas comprendre la santé ou la maladie en regardant seulement le corps sous cet angle machine, mécanique. La biologie, la psychologie et le social ne sont pas trois sujets différents. Ce sont trois dimensions d'un même système vivant. Autrement dit, ton corps, tes émotions, ton histoire, ton environnement, tes relations, ton rythme de vie, ta culture, tout cela, agit en permanence ensemble. Le social devient biologique, le relationnel devient physiologique et l'émotionnel devient cellulaire. C'est pour ça que cette coupure entre l'émotion, la tête, le sensé, le rationnel et le corps ne fait pas sens. Gabor Maté s'appuie aussi beaucoup sur les travaux en psychoneuro-immunologie et en épigénétique qui montrent que nos gènes ne sont pas ou n'ont pas un destin figé, contrairement à ce que l'on pense et juste un héritage. nos gènes s'activent ou se désactivent en fonction de notre environnement. Ils se déploient, se renforcent ou non en fonction de notre environnement. Alors certes, ça a la marge, il ne va pas nous pousser des ailes du jour au lendemain, mais ça vient impacter tout notre organisme. Ce ne sont pas les gènes qui changent, c'est leur expression. Et ce qui influence le plus cette expression, ce sont les stress chroniques, la qualité du lien, le sentiment de sécurité ou d'insécurité. l'environnement émotionnel aussi, la pression que l'on se met ou que l'on subit, les contraintes, les rythmes. Autrement dit, ce que tu vis au quotidien entre, littéralement, dans ta biologie, dans ton héritage, justement, que tu transmettras. Gabor Maté le dit aussi très clairement, le corps n'est pas séparé de ton histoire, il est l'endroit où ton histoire s'inscrit. Alors à tous ceux qui ont traversé des moments difficiles, oui, ça s'est inscrit dans votre corps, et oui, ça explique une partie de certaines de vos réactions. En revanche, je vais juste faire un aparté ici qui est, ça ne vous définit pas pour autant. Je sais que certains ont traversé des moments extrêmement difficiles ou traversé des traumas. Oui, ils sont là. Mais ça ne définit pas qui vous allez être demain. Et ça ne définit pas ce que vous serez capable de réaliser demain. Ça fait partie de vous, certes, mais c'est passé. Je reviens à Gabor Maté. Quand on vit dans un environnement perçu comme insécure... pression permanente, peur de décevoir, conflit, suradaptation, absence de récupération, d'apaisement, le système nerveux reste activé en permanence. Je pars souvent au coaching d'hypervigilance, d'être toujours sur le qui-vive aussi. Vous savez cette sensation de toujours oublier quelque chose. Est-ce que mon portable est là ? Les enfants, le machin, le sac, on a pensé à telle chose, à tel truc. Adrénaline, cortisone, hypervigilance, ça fait un cocktail détonnant à l'intérieur de votre corps. Et ce système-là n'est pas fait pour être allumé. toute la journée, H24, 365 jours par an, et encore moins pendant des années. Quand c'est le cas, le corps, au bout d'un moment, il ne gère pas. Il se reconfigure. Donc il essaye d'absorber tout ça.
Speaker #0Pas parce qu'on les traque mieux, mais parce que le corps, il essaye de gérer. Alors, ça se traduit par de l'inflammation chronique, par des déclarations hormonaux, l'affaiblissement des systèmes immunitaires, troubles digestifs, la fatigue profonde, aussi. Je pourrais vous parler, je sais pas, d'eczéma. Par exemple, l'audasme. Ce n'est pas un problème de volonté. Ce n'est pas un problème de mindset. C'est une adaptation biologique de votre corps qui essaye de s'adapter à ce contexte. Le corps, il répond pas à ce qu'on se raconte. Et c'est en ça où apprendre à gérer son stress, apprivoiser son stress ou ses émotions est devenu capital. Parce que le corps ne répond pas à ce que l'on se dit. Je vais bien, tout va bien, non mais y'a pas de problème, le stress est dans la tête. Non, le corps, il répond à ce qu'il perçoit à l'intérieur de lui. Et la sécurité n'est pas un concept de bien-être. C'est une condition biologique. Un système nerveux qui se sent en danger trop longtemps, perpétuellement, il ne fabrique pas de la santé. Il fabrique de l'adaptation. Et l'adaptation, forcément, c'est au détriment d'autre chose. Et enfin, dans la dernière partie, la fin de mon top 5 d'aujourd'hui, j'aimerais vous parler de ce que nous confondons entre eux. solidité et coupure. Là, on touche peut-être l'une des plus grandes confusions je pense de notre époque. Nous appelons solidité ce qui est parfois de la dissociation. Nous appelons force ce qui est parfois de l'anesthésie. Et nous appelons professionnalisme ce qui est parfois de la coupure. La vraie solidité, ce n'est pas de ne rien sentir. Ce n'est pas d'être imperturbable à longueur de temps. Ce n'est pas d'être insensible à tout ce qui se passe autour de nous. La vraie solidité, ou de ne pas réagir d'ailleurs, la vraie solidité, c'est sentir et ressentir et autoriser tout ce qui remonte, tout ce qui se déclenche, mais sans se perdre pour autant. Or, Notre société valorise surtout des individus fonctionnels, pas des individus reliés ou connectés. Et je le vois dans le monde de l'entreprise, c'est encore plus flagrant. Beaucoup de leaders, de managers, d'entrepreneurs que j'accompagne manquent pas de compétences. C'est très très très rare. Ils manquent de sécurité intérieure, de confiance en eux, de s'autoriser à ne pas être dans cette réunion, de s'autoriser à dire non à ce scope de plus. Parce que sinon, on sait qu'ils ne sont pas encore assez à la hauteur. Et ce n'est pas parce qu'ils sont fragiles, ou elles, mais parce que le monde dans lequel nous vivons, nous a appris à réussir à travers de ne jamais lâcher. On ne nous a jamais appris à se réguler, à écouter ce que le corps justement nous dit. On a appris à tenir, même à l'école. Dans les grandes écoles, les cursus ou autres, on nous apprend à tenir, à produire, à porter, à encaisser. mais pas habiter notre corps. Si vous avez des ados qui sont à la fac ou en école de commerce ou en école d'ingé ou autre, vous savez que quand les partiels arrivent, vous ne les voyez plus pendant des mois. C'est limite de la maltraitance. On ne nous apprend pas à habiter notre corps, à écouter les signaux, à reconnaître quand le système est en train de passer en mode survie. Or, un système nerveux en danger ne cherche pas l'épanouissement, ne cherche pas à s'écouter, il cherche à durer. Encore une fois, il est là pour vous préserver, assurer votre survie. Donc plus il y a eu de l'entraînement à ne pas s'écouter, plus il y a des autoroues neuronales qui sont ancrées dans votre cerveau, qui sont encore mieux que des toboggans à Aqualand. Et forcément, on préférera toujours passer par là. Sauf qu'à court terme, si ça sauve, à long terme ça coûte. À long terme ça sape. À long terme ça use le corps. Ça use la clarté. Ça use le lien, les interactions sociales aussi. La capacité à ressentir, à se connecter. Alors pour finir cette première partie, j'ai envie de te laisser avec quelques questions à emporter avec toi. Parce que pendant longtemps, la question qu'il y avait, que j'avais en session de coaching, très fréquemment dans les premières sessions, c'était « Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » Ou alors « J'ai ça qui ne va pas, c'est quoi la solution ? » « Quelle est la solution ? » « J'ai ce problème-là, il faut le résoudre, il faut me réparer. » Et si la vraie question n'était pas « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » mais plutôt... Qu'est-ce que ce monde m'a appris à normaliser ? Qu'est-ce que ce monde a fabriqué en moi, a laissé en moi comme trace ? Et si tu étais déjà assez ? Mais que ce assez ne rentrait juste pas dans une normalité à interroger. Dans le prochain épisode, je te parlerai de ce que l'on peut faire de cette lucidité, comment on commence à ajuster, à réguler, à s'autoriser, à se reconnecter. J'ai encore pris plusieurs claques à travers ce livre. Je te les partagerai avec une grande générosité. D'ici là, emporte avec toi cette semaine cette question. Qu'est-ce que j'appelle normal ? Et qu'est-ce qui ne l'est peut-être pas pour mon corps ? Alors, est-ce que cet épisode a résonné pour vous aujourd'hui ? Si c'est le cas, notez-le, commentez-le ou même mieux, partagez-le à quelqu'un. qui en a besoin. Parfois, ce simple geste peut tout changer. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode estival. Et si vous souhaitez tester le coaching, je vous prépare énormément de choses à la rentrée. Donc, n'hésitez pas à me contacter. Vous allez trouver tous les liens dans les commentaires de l'épisode. Vous allez vous inscrire à la newsletter pour ne rien rater. La rentrée s'annonce sympa. Je vous prépare plein de choses pour vous aider à traverser cette période de fin d'année qui va être tout aussi chargé.