Speaker #0Bienvenue chez Reset Your Mind, c'est un nouvel épisode estival. Ça y est, le temps des vacances est enfin là, et pour beaucoup d'entre nous, il arrive plus que juste à temps. Si je devais résumer ce premier semestre en un mot, à titre personnel, mais aussi ce que j'ai pu observer chez la plupart de mes coachés, ce serait... Un tranquille. Vous savez, cette sensation de toujours être en alerte. Ce bruit de fond permanent, cette hyper-vigilance qui nous accompagne partout, tout le temps, et qui finit par nous épuiser plus que l'on ne veut bien l'admettre. Et puis arrivent les vacances, enfin, tant attendues, ce moment où on espère enfin souffler, mais où souvent on continue à vouloir optimiser, rentabiliser, profiter de chaque minute, comme si ralentir, chiller ou être simplement là, à profiter, était devenu un luxe avec une énorme arrière-pointe de culpabilité. Je me trompe ? Alors cet été, moi j'avais envie de vous proposer quelque chose de différent pour vous aider à déconnecter. Des épisodes moins opérationnels que d'habitude, moins comment faire et davantage... comment réfléchir autrement. Parce que l'été, c'est aussi une formidable période pour faire du tri, dans ses habitudes, de faire ou de penser, faire de la place pour se questionner, pour laisser quelques idées nous accompagner au bord d'une piscine, pendant une balade ou un détour d'un café. J'ai donc sélectionné quatre épisodes de Reset Your Mind autour de livres qui m'ont profondément marqué ces derniers mois. Des livres qui m'ont fait réfléchir, qui m'ont bousculé, et parfois même qui m'ont obligé à changer de regard. Ces épisodes sont une invitation, une invitation à faire un pas de côté, à vous offrir un peu d'espace. Une introduction aussi, puisque vous pouvez aussi aller les lire en totalité et me partager vos retours, je serais ravie de les avoir. Mais c'est surtout une invitation à vous autoriser à penser autrement, sans objectif, à atteindre. sans performance à prouver ou à démontrer, juste pour le plaisir de la curiosité. Parce que parfois, une idée, une phrase ou un livre peuvent devenir le début d'un grand reset. Alors très bel été à vous et bonne écoute. Et si votre inconfort actuel n'était pas un problème à résoudre impératif ? Et si cette agitation, cette envie de changement, cette sensation que quelque chose ne va plus tout à fait, ne correspond plus tout à fait, était en réalité le signe que quelque chose est en train de bouger en vous, bouger chez vous, ou ne demande ? qu'à bouger. Nous passons beaucoup de temps à chercher le confort. Le confort des habitudes, le confort de la certitude, le confort du connu ou de l'investissement sûr, que ce soit investissement de temps, énergie, argent. Si je mets ça sur la table, alors je veux un retour sur l'investissement. Pourtant, les plus grandes transformations de nos vies commencent souvent précisément là où le confort s'arrête, là où la certitude s'arrête, là où l'on sait D'avance, quelle va être la fin du chemin ? Le livre de Thomas d'Ensembourg m'a profondément rappelé une chose. Il n'y a pas de changement sans un minimum d'inconfort. Et si ce que vous ressentez aujourd'hui était justement le signe que vous êtes en train de vous retrouver, que vous êtes en train d'évoluer, que vous êtes en train de sortir de votre concours et de déployer un peu plus vos ailes. Alors installez-vous. Je crois que cet épisode risque de réconcilier certains d'entre vous Merci. avec leur inconfort. Bonne écoute ! Le premier point que j'avais envie d'évoquer avec vous, c'est que ce confort est très souvent synonyme d'un signe de justesse. Si on est bien, et on est dans un espace qui nous est familier, où on se sent à l'aise, où on se sent en maîtrise, alors, on est bien. J'aimerais venir interroger cet inconfort, cette sensation de décalage, de ce truc que l'on ne sait pas faire ou que l'on n'a pas encore osé faire. Est-ce que ce ne serait pas plutôt un indicateur ? Un indicateur que l'on est justement en train de faire bouger des lignes. Un indicateur que l'inconfort n'est pas une erreur. Je partage une citation que j'ai relevée dans le livre et qui fait complètement écho à ce que je partage dans les coachings. Nous préférons souvent le confort du connu à la liberté de l'inconnu. Il n'y a pas de changement sans un minimum d'inconfort. Sauf que cet inconfort est devenu tellement stressant, tellement angoissant, que l'on investit énormément d'énergie à le contourner. Je suis certaine que tu vois ce que je veux dire. Cet inconfort au milieu de la pièce, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, tout le monde va consciencieusement tourner autour. Tout le monde va consciencieusement l'éviter, en plus parce que... Notre cerveau déteste l'inconfort. Dès qu'il n'est pas en maîtrise, il est en panique. Et là, on revient à nos fameuses réponses au stress. Le freeze, le fight, le flight ou le faune. Donc, freeze, se figer. Le fight, le mode combat, monter au créneau. Le flight, la fuite. Et le faune, la tétanie. L'inconfort va venir tout de suite nous activer l'une de ces réactions programmées au stress. Forcément. Dès qu'on a cette sensation-là, alors on se dit non, c'est que ce n'est pas le bon chemin. Revenons un instant en arrière. Lorsque vous êtes entré pour la première fois à l'école, lorsque vous êtes entré peut-être la première fois dans une association sportive pour faire du sport, du volet, du handball, peu importe. Lorsque vous êtes arrivé la première fois dans un poste, il y avait certainement de l'excitation, de l'envie, mais il y avait aussi certainement... beaucoup, beaucoup d'inconforts, beaucoup, beaucoup d'inconnus. Qu'est-ce qui a fait, à ce moment-là, essayez de vous rappeler une situation, qu'est-ce qui a fait qu'à ce moment-là, au lieu de te dire je fuis, je tétanise, je me bats, qu'est-ce qui a fait que tu as décidé d'y aller quand même, de traverser ? Alors certes, si c'est l'entrée en CP, je pense que tu n'avais pas trop de choix, Mets-toi. Rappelons-nous aussi tout ce que ça a apporté ensuite derrière. J'aimerais maintenant qu'on passe à une deuxième partie qui est ce que l'on n'y dit pas se transforme en tension intérieure. Qu'est-ce que ça signifie ? Je suis certaine que si je te parle de non-dit, d'autocensure, par peur de ce que les autres peuvent penser si on dit ceci, si on se comporte comme cela, tout ceci coûte cher. Tout ceci crée un décalage entre qui ? tu as envie d'être réellement. Tout ce qui est naturel chez toi, il y a un accès beaucoup plus facile, versus tout ce que tu crois devoir faire. Or, ce que l'on ne dit pas, ce qu'on ne verbalise pas, idem, l'éléphant au milieu de la pièce, finit par nous coûter très cher. Pourquoi ? Parce que ça nous demande autant d'énergie, en fait, de le masquer, de le cacher, de bien l'enfouir au plus profond de nous, au quotidien, tous les jours. que ça nous draine de notre énergie. Et c'est vraiment ça, ce côté, cette tension intérieure permanente que tu peux parfois ressentir, finit par s'imprimer en nous et finit par s'exprimer d'une manière ou d'une autre. Parce qu'à un moment, cette énergie, c'est un peu comme un ballon qu'on essaye de maintenir sous l'eau. Ça te demande de l'énergie, tu ne te rends plus forcément compte au quotidien, mais le jour où ça glisse, le jour où c'est trop mouillé, où ça t'échappe des mains, ça te revient en pleine tête avec une violence bien plus forte. Il y a une citation du livre que je te redonne ici. Ce que nous ne disons pas s'imprime en nous et finit toujours par s'exprimer autrement. Ma métaphore avec le ballon est intéressante ici. Mais prends l'exemple aussi de cette agitation intérieure. Ça ne t'arrive jamais de rentrer chez toi le soir ou même en plein milieu de la journée, d'être excité comme une puce, d'avoir envie de bouger, d'avoir envie de faire quelque chose, de ne pas pouvoir te poser cinq minutes ? Ce qui ne s'exprime pas en nous, est-ce que ce n'est pas ça aussi ? Cette énergie, cette charge que l'on s'impose pour convenir à ce que l'on pense, que les autres pensent de nous, est-ce que ce n'est pas ça aussi qui nous mène doucement, mais sûrement, vers cette situation de burn-out où en fait on ne sait même plus pourquoi on se lève le matin parce qu'on a perdu cette connexion avec ce qui nous fait vibrer nous-mêmes ? Ce côté, cette surcharge émotionnelle aussi parfois, où pour certains ou certaines d'entre nous, peuvent se manifester de manière différente. Soit se mettre à pleurer. pour une raison anodine, soit de rentrer à la maison et puis de se prendre une petite bière ou de se prendre une petite bière avec les collègues après le bureau. Et puis, au bout de la deuxième, on commence à être plus détendu. Et puis, au bout de la troisième, là, ça commence à aller vraiment mieux. Et tous ces comportements, en fait, d'addiction, là, je prends l'exemple de la bière et de l'alcool, qui, en entreprise, commencent à être de plus en plus controversés, tous ces comportements d'addiction sont des comportements de compensation pour, justement, étouffer. ce message qui a envie de sortir, pour justement le camoufler, s'anesthélier, je dirais même. Que ce soit l'alcool, la cigarette, le sucre, la nourriture, la télé aussi. Ça nous évite de penser. Ou ça nous évite de nous écouter. Et d'écouter ce message qui frappe à la porte et qui demande à sortir. Un autre point qui m'a aussi pas mal... interpellé dans le livre de Thomas d'Assembourg, c'est bien évidemment cette partie où il fait référence à nos croyances héritées, qui drive notre quotidien alors qu'on fait tout pour en sortir. très fréquemment, mais qui drive notre quotidien bien plus que nos intentions, bien plus que nos aspirations. Tu sais, c'est les fameux « je dois » , « il faut » , « je ne veux pas déranger » . Ces phrases, ces mots, ces biais hérités depuis des générations pilotent la plupart de nos choix. Je te donne un exemple. Récemment, j'anime une masterclass dans une entreprise avec différentes équipes. Marketing, ingénieur, tech, voilà. vraiment différents profils. Et là, à un moment, je leur demande ce qui leur prend le plus de temps en quotidien. Et une personne me dit, moi, c'est de relire et de rechecker que je ne fasse pas de fautes dans mes mails ou dans mes présentations. Et je lui dis, ok, mais pourquoi ? Elle me fait, ah bah non, c'est inadmissible d'avoir des fautes. Alors, ok, des fautes, peut-être qu'à une époque, ça faisait mauvais genre. Et entre des fautes et que ce soit illisible, il y a une différence. Mais de là à ce que ça prenne trois fois plus de temps, au point de s'épuiser. au point de te retrouver à relire et relire et relire, est-ce qu'il n'y aurait pas une distinction ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que ça veut dire de ce que toi, tu penses des autres, des personnes qui font des fautes d'orthographe ? Ça ne vient pas forcément de toi. Ça ne vient pas forcément de ta bienveillance personnelle. Personnellement, avoir un mail ou un texte avec des fautes, oui, d'accord. Mais si le contenu est intéressant, je ne vais pas m'arrêter aux fautes d'orthographe. En revanche, il y a une dizaine d'années, oui, ça me bloquait. Bien évidemment, pourquoi ? Parce qu'on m'avait inculqué que si on n'écrivait pas correctement, si on ne savait pas écrire correctement, sans faire bien les accords, les passés, les présents, les singuliers, les et, etc., c'était qu'on n'était pas assez instruit. Ben, je préfère maintenant m'intéresser à ce que la personne a vraiment à dire, plutôt que la forme. Certainement que mon fils dyslexique est aussi venu changer cette perception-là. Mais pourquoi j'ai pris cet exemple-là ? parce que c'est Cette personne, elle s'épuisait, mais vraiment, elle s'épuisait à attaquer la moindre faute. Et s'il y avait la moindre faute, y compris des fautes de frappe, c'est la fin du monde. Tout de suite, toute la valeur, toute la reconnaissance qu'elle s'accordait était remise en cause. C'est, je trouve, un exemple vraiment hérité de cette croyance. Une autre coachée qui connaissait très très bien un potentiel futur employeur n'a jamais osé aller le solliciter, alors qu'elle savait très bien qu'il avait un poste ouvert. correspondait à ses compétences à elle, mais non, je ne peux pas, je ne veux pas le déranger. C'est quelqu'un que je connais très bien en plus, donc si jamais il doit me dire non, ça serait compliqué. Vous voyez ? Cette situation d'inconfort, là, de juste quelques minutes d'aller le voir, d'aller lui dire, s'est transformée pour s'être coachée, en une occasion ratée. Quand même dommage. Quelques minutes d'inconfort pour une opportunité ou un potentiel changement de vie. Il y a aussi énormément de croyances héritées, c'est pas la première fois que j'en parle, autour de l'éducation qu'on a pu recevoir, du milieu social dans lequel on a évolué. Je faisais référence aux fautes d'orthographe jusqu'avant. Pour avoir travaillé avec des équipes à l'international, ça m'a aussi énormément décomplexée, dans les deux sens, sur mon français et sur mon anglais par exemple, parce qu'à partir du moment où on collabore avec plein de pays différents et que la langue de travail, que ce soit l'anglais ou une autre, n'est pas la langue native, forcément que tout le monde fait des fautes. Et forcément que ça décomplexe aussi très largement sur cette capacité-là. Ça n'enlève pas la compétence de la personne qui parle, c'est juste que c'est pas sa compétence principale. Cette langue-là de travail n'est pas sa compétence principale. Et donc, sur la partie croyance héritée de l'éducation et du milieu social, combien de fois est-ce que tu t'es dit, peut-être un peu doucement, ou peut-être un peu plus fort ? Je ne peux pas postuler à ce poste-là parce que dans ma famille ça ne se fait pas. Ou inconsciemment être très très mal à l'aise dans certains postes, dans certaines projections de vie, parce que, bah, issu d'un milieu modeste. Ou de se dire, ah non mais ce type de poste ce sont que des énarques, moi je suis pas énarque, je peux pas postuler. Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Cette décision de te prendre ou pas à ce poste ne t'appartient pas ? En revanche, la décision de postuler ou pas à ce poste, de traverser cet inconfort, quelle que soit l'origine de cet inconfort, t'appartient. Et c'est vraiment ça que j'ai envie de challenger aujourd'hui. Cet inconfort de quelques minutes, celui qui te met un espèce de petit coup de pied au derrière. Est-ce que c'est pas à chaque fois dans ta vie passée, à chaque fois que tu t'es laissé, tu as laissé la place à, que ta vie a bougé ? que ta vie a changé. Une des citations de Thomas d'Assembourg sur ce sujet-là que j'ai noté, c'est « Être vrai demande du courage » . mais le prix du mensonge intérieur est infiniment plus élevé. Être vrai demande du courage, mais le prix du mensonge intérieur est infiniment plus élevé. Qu'est-ce que tu en penses ? Il y a ce côté, on paye, on finit toujours par payer. Et nos croyances héritées gouvernent certes notre choix, mais on a ce pouvoir de les laisser de côté parfois. Et là j'ai envie de te partager quelques questions. Quel est le rôle que tu joues encore justement par habitude pour éviter cet inconfort de potentiellement avoir un membre de ta famille qui te dise « mais dis donc toi, pour qui tu te prends ? » « Oh tiens, ça ne te suffisait pas déjà ton salaire ? » Quel rôle est-ce que tu joues encore par habitude ? Et qu'est-ce que tu protèges en réalité lorsque tu te suradaptes comme ça, perpétuellement ? La quatrième idée que j'ai vraiment retenue aussi, que j'aimerais te partager aujourd'hui, c'est que le changement commence par voir, par observer. J'aimerais vraiment casser un peu ce mythe de « je dois changer » . Si tu m'écoutes depuis quelques temps, tu sais que j'ai un leitmotiv qui est « tu es assez » . Tu es déjà assez. Tu es déjà assez compétent pour postuler à ce nouveau poste. Tu es déjà assez experte pour prendre la parole dans cette table ronde. Tu es déjà assez assertif, charismatique pour intervenir en codire ou en comex. Oui, tu es déjà assez. Et ça, j'aimerais vraiment le retravailler aujourd'hui parce que le changement, en fait, c'est un état, une espèce de dynamique évolutive dans laquelle on est. Les gens qui disent « Ah, mais j'ai toujours été comme ça, je ne changerai pas maintenant à 40 ans, 50 ans, 60 ans » se trompent. On change tout le temps, perpétuellement. plus ou moins facilement et plus ou moins avec des réticences parfois, mais tout le monde change. Et ça, ça commence par l'observation. Ça commence par observer. Et c'est pour ça que je disais que le changement commence par voir. Il commence par s'observer, sans juger. Et c'est peut-être là la deuxième partie qui n'est pas toujours la plus évidente parce qu'on a tout de suite très vite des pensées de comparaison ou des pensées de jugement. Et là, moi je t'invite vraiment à... Ok, à chaque fois que t'as une... une pensée de comparaison de il ou elle est mieux que moi, il ou elle fonctionne mieux que moi, réussit mieux que moi, a plus d'audace que moi, j'aimerais que tu te poses la question plutôt de, mais comment est-ce que tu peux t'inspirer de cette personne ? Puisqu'apparemment c'est un être humain, tout comme toi, donc pourquoi lui ou elle y arrive et pas toi ? Pourquoi lui ou elle ose et pas toi ? Très fréquemment, dans les coachings, ils me disent « Ouais, non mais toi tu n'es pas passé par là. » Oh, croyez-moi ! La vallée de la misère, la vallée des galères, la vallée des émotions qui partent dans tous les sens. Si, si, j'ai passé par là aussi. Je pense honnêtement qu'il n'y a pas une situation que mes coachés traversent que je n'ai pas, moi aussi, à un moment ou à un autre traversé. Arriver à un poste où on n'est plus finalement attendu, avoir une réorganisation où vous changez de boss pour la quatrième fois en à peine 15 mois. Si, si, tout ça, j'ai bien connu, j'ai bien pratiqué. Cette perte de sens aussi, de parfois se dire, pourquoi je suis là ? Tout ça pour dire que le changement, si je reviens à mon départ, c'est le changement commence par observer. Donc prenez le temps d'observer sans juger. Et au lieu de vous comparer pour vous tirer vers le bas et de vous trouver une preuve contre vous, essayez plutôt de vous trouver une preuve pour vous. C'est en ça que je faisais le parallèle avec les coachings. A chaque fois, moi je vous dis, mais ok, et au lieu de te servir de cet exemple-là, contre toi, pourquoi est-ce que tu t'en servirais pas pour toi ? Moi, en tant que coach, je suis toujours pour vous. Je suis toujours de votre côté. Donc, comment est-ce que, en se comparant à cette personne qui t'inspire, que tu... peut-être qu'aujourd'hui tu jalouses, mais en quoi est-ce que ça ne serait pas aussi une très bonne idée de dire, ok, si elle, elle y arrive, comment est-ce que moi, à mon niveau, avec ma touche à moi, ma sensibilité à moi, je pourrais... le faire aussi. Et en fait, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ou pourquoi est-ce qu'on n'a pas ce réflexe-là ? Parce que c'est inconfortable. Parce que c'est plus facile de se comparer et ou de critiquer plutôt que de se mettre en action. Et c'est souvent en plus des automatismes. On peut revenir aux neurosciences et aux autoroutes neuronales. Si t'as toujours été élevé, éduqué dans un milieu comme ça, où la critique est plus spontanée, plus immédiate que se dire « Ok, si il y est arrivé, si il ou elle y est arrivé, comment est-ce que je peux m'inspirer de son chemin pour moi aussi y arriver. Tu sais, c'est la même chose dans les équipes. Les personnes qui ronchonnent tout le temps et les personnes qui sont plus problem-solving. Ces personnes-là, elles ont ce mindset de toujours trouver une solution, quel que soit le problème posé sur la table. Et donc observer, c'est comprendre. Et à partir du moment où tu t'autorises à observer pour mieux comprendre, alors là. tu peux ajuster. Et quand tu peux ajuster, tu reprends le lead, tu reprends le dessus. Et forcément, que sur ce chemin-là, il y a de l'inconfort. Bien sûr, mais à chaque fois que tu ajustes, petit pas après petit pas, déjà cet inconfort est moins grand, mais surtout à chaque fois que tu ajustes, tu te rends compte que cet inconfort ne t'a pas achevé. Ok ? Alors quand tu vois une résistance en toi, une nouvelle situation, qu'est-ce que ce comportement raconte ? Cette résistance que tu sens en toi, à ton avis, qu'est-ce qu'elle raconte ? D'où est-ce qu'elle vient ? Est-ce qu'elle vient vraiment de toi ? Est-ce qu'elle vient d'un jugement que tu portes sur les gens qui font ceci ? Ou est-ce qu'elle porte d'un jugement que tu as entendu depuis toute petite ou tout petit ? Alors le cinquième concept aussi que j'avais envie de te repartager aujourd'hui, c'était cette notion de responsabilité. qu'il libère. Il y a une citation encore de ce livre de Thomas d'Asembourg que je me suis notée pour la partager ici aujourd'hui, c'est « Nous confondons la responsabilité avec la culpabilité. » Le fameux coupable dans les tribunaux. Pourtant, la responsabilité libère. Qu'est-ce que cela veut dire ? Alors ce qui est extrêmement intéressant ici, c'est cette capacité à prendre la responsabilité de ses propres actions. Et d'éviter cette confusion émotionnelle de si je suis responsable, alors je suis coupable, si jamais ça se passe mal. Oui, ok. Et si ça se passe bien, c'est pas mal aussi. C'est sortir de ce « les autres devraient se comporter comme ceci, les autres devraient dire cela » et je pense que tu m'as déjà entendu te parler du manuel, et plutôt se dire « moi, dans ce contexte-là, je peux agir. Et moi, dans ce contexte-là, je peux décider de » . Moi, dans ce contexte-là, je peux dire ceci. C'est ça, reprendre la responsabilité et que cette responsabilité libère. Parce qu'on n'est plus dans une position, en fait, de victime. Et là, je te renvoie à l'épisode autour de cette thématique-là, qui est « Victim Mentality » . Cette position de victime, elle est facile. Je sais que c'est bizarre d'entendre ça en France, mais elle est facile. Les autres devraient se comporter comme ceci. C'est comme ça que ça doit être fait. Oui, mais ils devraient savoir que ça me peine. Oui, mais il devrait savoir que je veux cette évolution professionnelle, que ce poste est pour moi. Non, personne ne devrait rien. La seule personne qui doit quoi que ce soit, c'est toi. Si tu en as envie, et si tu as envie d'y aller. Quand on est dans qu'est-ce que je veux moi, de quoi j'ai besoin moi, on est dans la clarification de ses besoins, et on est en train de reprendre le lead. On est en train de concrétiser sa vision, ses envies. Alors oui, ça aussi, c'est inconfortable. Parce que c'est nouveau. Parce que notre cerveau stresse à l'idée de la nouveauté. Parce que potentiellement, c'est quelque chose de différent de ce que vous avez toujours fait jusqu'à présent. Aussi, ça c'est possible. Mais c'est pas parce qu'on a été toujours d'une manière et qu'on en a toujours dit oui à tout jusqu'à s'épuiser en prenant chaque dossier supplémentaire sans contrepartie qu'un jour on n'a pas envie de demander une augmentation qui va avec. Alors à chaque fois que tu sens cet inconfort-là ou cette phrase qui te vient, il devrait ou elle devrait savoir. Quand elle me dit ça, ça me rend triste. Elle devrait savoir que si elle ne m'appelle pas, je m'inquiète. Ça, je parle un petit peu pour les mamans. Bien non, personne ne doit savoir parce que personne n'est connecté à votre cerveau. Alors non, je crois vraiment de plus en plus chaque jour que l'inconfort n'est pas une erreur. Et si je devais te laisser avec une seule idée aujourd'hui, ce serait peut-être celle-ci. L'inconfort n'est pas un signal de danger, forcément. C'est un signal, peut-être, de vérité aussi. Ce moment où quelque chose réside, où ton corps s'agit, où ta pensée se contracte, ce n'est pas la preuve que tu te trompes. Pas forcément. C'est souvent la preuve que tu es en train de sortir des cases, que tu pensais bien établies. C'est souvent que tu es en train de sortir du scénario automatique, automatisé, depuis ta plus tendre enfance. Et Thomas d'Asembourg le dit très bien, nous préférons le confort du connu à la liberté de l'inconnu. Mais tu n'es pas ici pour rester coincé dans le connu. T'es ici pour évoluer, explorer. Regarde la personne que tu étais il y a un an en arrière. Quelle personne as-tu envie d'être dans un an ou dans cinq ans ? Tu ne t'autorises pas à essayer une nouvelle chose, d'essayer de nouveaux fonctionnements. Et là, pareil, je t'invite à... Je te renvoie à l'épisode sur les fucking first time. Autorisons-nous plus, surtout à l'âge adulte, autorisons-nous plus à être des newbies, à être des débutants. C'est comme ça qu'on évolue, c'est comme ça qu'on change, c'est comme ça qu'on apprend. Alors peut-être qu'aujourd'hui, la seule question à te poser, c'est... Qu'est-ce que cet inconfort cherche à m'apprendre ? J'avoue que c'est une question que je me pose de plus en plus souvent à chaque fois que je me sens dans l'inconfort, à chaque fois que je n'ose pas spontanément faire quelque chose et qu'il me faut un peu de temps de réflexion. Parce que c'est là que tout commence en fait. Dans cette lucidité légèrement rugueuse, dans cette responsabilité aussi qui libère, qui me dit mais je suis aux manettes, je suis au volant, je drive. Et cette décision après tout c'est la mienne. Je ne crois pas qu'on ait besoin. que ce soit facile tout le temps. Je pense qu'on a plutôt besoin de plus en plus que ce soit vrai. Avec cette fameuse perte de sens et revenir à ce vrai, à cette authenticité que l'on réclame. Et lorsque l'on ose regarder en face ce qui gratte, ce qui bouge, ce qui dérange, alors on fait exactement ce pourquoi on est ici, non ? Reprendre le lead sur soi, avant de reprendre le lead sur notre vie, notre carrière ou notre business. Alors je te laisse sur cette pensée-là et rappelle-toi, Tu es déjà assez. Alors, est-ce que cet épisode a résonné pour vous aujourd'hui ? Si c'est le cas, notez-le, commentez-le ou même mieux, partagez-le à quelqu'un d'autre. qui en a besoin. Parfois, ce simple geste peut tout changer. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode estival. Et si vous souhaitez tester le coaching, je vous prépare énormément de choses à la rentrée. Donc, n'hésitez pas à me contacter. Vous allez trouver tous les liens dans les commentaires de l'épisode. Oui, vous inscrire à la newsletter pour ne rien rater. La rentrée s'annonce sympa. Je vous prépare plein de choses pour vous aider à traverser cette période de fin d'année qui va être tout aussi chargé.