Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Reset Your Mind. Ici, nous parlons ambition, leadership et comment piloter sa carrière comme un business profitable, sans y laisser sa peau. Je suis Stéphanie Martin, fondatrice de Reset Your Mind, mon activité de coaching, et votre hôtesse sur ce podcast depuis bientôt plus de deux ans. Et c'est une grande fierté pour moi d'être dans vos oreilles chaque semaine. De voir que ces épisodes vous font réagir. Si, si, je vous m'envoyais vos messages, vos mails ou vos commentaires ici. Et surtout, de voir que ces épisodes vous font agir autrement. Faire ce fameux pas de côté pour voir un peu les choses autrement. Alors cette semaine, j'ai envie d'aborder avec vous votre agenda. Votre agenda qui déborde de toutes parts, et ce sentiment de débordement, pour ne pas dire d'oppression, qui s'invite déjà pour plusieurs d'entre nous. Mais la question sous-jacente qui m'intéresse surtout, et que tout le monde pense trop oser la prononcer à haute voix, comment tenir jusqu'à la fin de l'année ? Alors prêts ? Prêtes ? Vous êtes bien installés ? C'est parti pour un nouveau Reset avec Reset Your Mind. Il y a une fiction collective que je trouve assez fascinante. Nous partons en vacances, nous appuyons sur pause, nous profitons de nos vacances, bien évidemment, et puis nous revenons début septembre, et là, play. Comme si tout allait repartir exactement là où nous l'avions laissé. Les dossiers, les équipes, les projets, les réunions. Notre énergie aussi, notre concentration, notre motivation, notre agenda. Sans oublier l'organisation à la maison, les habitudes qui font tellement gagner du temps. En gros, tout serait censé repartir. Après tout, c'est bien comme ça que fonctionnent plaies et pauses, n'est-ce pas ? Sauf que non. Dans la vraie vie, pas vraiment. La rentrée, ce n'est pas reprendre là où nous nous étions arrêtés. C'est tout remettre en route, tout relancer, tout redémarrer. Et ce n'est pas franchement la même chose. Il faut relancer les projets, reprendre le fil avec les équipes, revoir les priorités repréparer les budgets, réouvrir les dossiers que notre cerveau avait très gentiment décidé de ranger dans une petite boîte pendant les vacances. Et puis, il y a la vraie vie. La vraie. Pour celles et ceux qui ont des enfants, les joies de la rentrée, les emplois du temps qui changent trois fois en quinze jours, les activités, les inscriptions, les réunions parents-profs, les certificats, les nouveaux horaires. Et de nouveau, les changements d'emplois du temps des uns des autres, sans oublier vos déplacements pros à Calais parmi tout ça. Et puis bien évidemment, cette fameuse information capitale reçue à 22h13. « Maman, demain il me faut un protège-caillé vert ! » Évidemment, bien évidemment que vous avez ça sous le coude. Bref, même sans enfants, septembre est une période de redémarrage. Ne croyez pas que vous soyez épargné si vous n'en avez pas. Il faut reprendre des rythmes, des habitudes, des transports, des agendas, des engagements. Et parfois gérer les décisions que nous avions très intelligemment repoussées à « Non, à ça à la rentrée ! » Bien voilà. À la rentrée, nous y sommes. Ce qui me frappe, c'est que nous continuons de faire comme si de rien n'était. Nous-mêmes, tout comme beaucoup d'entreprises, continuent de faire comme si tout cela n'existait pas. Comme si cette phase de relancement, de redémarrage, n'existait pas et n'avait pas raison d'être. Comme si notre bonne passante personnelle était parfaitement stable, 12 mois sur 12. Comme si nous revenions reposés, disponibles et parfaitement opérationnels dès le lundi matin. Business à chuchole ? Alors non, pas vraiment. Et c'est là où le babel est. La rentrée ne manque pas forcément d'organisation. Elle manque parfois tout simplement, et c'est déjà énorme, de bande passante. Et notre agenda, lui, ne fait pas cette nuance. Il recommence à se remplir comme Tetris niveau Master++. Vite. Très, très vite. Et c'est là que quelque chose d'intéressant se produit. Parce que nous le voyons. Nous voyons la roue repartir. Nous sentons que l'agenda se remplit. Nous nous entendons même répondre. Oui, oui, je vais regarder. Oui. tu as raison, mets-moi dans la réunion. Oui, je vais prendre le point. Oui, oui, je peux m'occuper de ce dossier. Alors que tout en nous hurle mais qu'est-ce que tu fais ? Alors que tu t'étais pourtant promis que cette année serait différente. Pas plus tard que vendredi, une de mes coachées me disait je sais, je le vois, je suis repartie dans ma roue de hamster et pourtant c'est plus fort que moi, je n'arrive pas à m'arrêter. Et elle ajoutait quelque chose encore d'assez intéressant. Je suis dans ma roue de hamster et je procrastine. Et plus je procrastine, et plus je me sens débordée. Forcément. Et plus je me sens débordée et moins j'ai l'énergie. Elle avait d'ailleurs commencé la session en disant en fait, je suis épuisée, je me sens épuisée. Et bien évidemment que cet épuisement venait aussi de ce sentiment de se sentir débordée, parce qu'elle procrastinait happée par cette roue de hamster. Alors bienvenue dans l'un de mes sujets préférés, parce que nous avons tendance à regarder cette situation et à conclure « Oh, je suis ! » vraiment mal organisée. Ou je manque de volonté. Ou encore un petit préféré que j'aime bien, il faut vraiment que je me reprenne en main. Comme si la solution à un système déjà sous pression, le vôtre, était de lui mettre un petit coup de pression supplémentaire. Et ça devrait bien se passer. Alors j'ai plutôt envie de vous emmener avec moi vers une autre approche aujourd'hui. Et si être débordé était devenu une compétence ? Oui, oui. Tu as bien entendu. Et si être débordée était devenue une compétence ? Parce que si on y réfléchit, certaines personnes que j'accompagne sont devenues excellentes pour se déborder. Et j'y suis certainement passée aussi. Elles savent répondre à un mail avant même d'avoir fini de le lire. Ajouter une réunion dans les 17 minutes qui restaient disponibles le mardi après-midi. Ou prendre ce dossier parce que, franchement, ça ira plus vite si je le fais. Dire oui avant même d'avoir vérifié l'agenda, être disponible pour tout le monde, anticiper les problèmes qui n'existent pas encore. Et traiter ce qui clignote plutôt que ce qui compte. Ou encore, répondre immédiatement à un message Teams, comme si ne pas répondre pendant 23 minutes risquait de provoquer l'effondrement du CAC 40. Et pour beaucoup de femmes que j'accompagne, il y a parfois une couche supplémentaire. Cette fameuse couche de être disponible, fiable, arrangeante, ne pas laisser tomber l'équipe, ne pas donner l'impression que l'on ne maîtrise pas. Surtout pas... tellement difficile d'être entendue dans ce monde professionnel, même encore en 2026, d'être entendue, d'être reconnue. Alors non, il ne faut surtout pas que l'on doute de notre capacité à maîtriser. Il faut toujours plus, toujours être plus que meilleur. Et puis on continue à tenir le travail, sans oublier la maison, les enfants lorsqu'il y en a, les parents parfois aussi, les rendez-vous, la logistique. Et cette charge invisible que personne ne voit vraiment parce que finalement tu la gères. Si bien. Alors messieurs, oh messieurs, ne partez pas. Parce que je vois exactement les mêmes mécanismes chez beaucoup d'hommes que j'accompagne. Vous n'êtes pas en reste. Même s'ils prennent parfois une autre forme. Être plutôt celui qui encaisse, qui ne dit rien, qui trouve la solution, qui ne montre pas qu'il doute, qui doit savoir, qui doit décider, qui doit tenir. Vous aussi, vous n'êtes pas exempt. Le costume change, les mécanismes, eux, sont exactement les mêmes. Et je vois la lumière s'éteindre dans vos yeux. Il n'y a plus vraiment d'étoiles au quotidien. J'ai donc envie de vous ramener avec moi au neurofitness. Parce que nous parlons beaucoup de nos habitudes comme si elles révélaient qui nous sommes. Moi, je suis comme ça. Non, ce n'est pas vrai. Je ne le crois pas. Je ne le crois plus en tout cas. En revanche, ce que je crois maintenant, c'est que nous sommes devenus extrêmement entraînés à fonctionner de certaines manières. Vous avez répété, nous avons répété pendant dix... 15, 20 ans, nous nous sommes entraînés à dire oui, prendre, tenir, accélérer, contrôler, remplir, toujours, Et à force de répétition, évidemment, que cette réponse devient plus facile à reproduire. Ça devient une réponse réflexe, particulièrement lorsque l'on est sous pression. Parce que le stress ne nous transforme pas magiquement en une version plus sage, plus posée ou plus stratégique de nous-mêmes. Ce serait pratique, mais non, c'est même tout l'inverse je dirais. Lorsque la pression augmente, certaines capacités dont nous avons justement besoin pour prendre du recul, comme garder plusieurs informations en tête, préserver sa lucidité décisionnelle, inhiber une réponse automatique, changer de stratégie, arbitrer, peuvent devenir au contraire beaucoup plus difficiles à mobiliser. C'est là que nous revenons plus facilement, parce que nous connaissons déjà nos automatismes. Et donc plus vous vous êtes entraîné, et donc... Plus ils automatisent, ils sont forts et ils ont tendance à s'imposer à vous. Donc, lorsque septembre arrive avec 47 sujets simultanés, notre cerveau ne dit pas forcément « Tcha tcha Stéphanie, profitons de cette période de forte charge cognitive pour inventer une toute nouvelle manière de fonctionner » . Non, pas vraiment. Face à ces 47 projets simultanés qui arrivent, il est en stress. Et il revient bien plus volontiers vers ce qu'il connaît. Faire plus, plus vite, toujours, en mode pilote automatique. Machines de guerre pour rayer le plus de choses possibles sur la tout doux, avec le moins de respiration possible. Il y a aussi une croyance que je rencontre énormément, qui est, c'est moi qui l'ai choisie. J'ai choisi ce poste, j'ai voulu cette promotion, j'ai voulu devenir manager, j'ai voulu créer mon activité, j'ai voulu ces responsabilités, j'ai voulu ces enfants, j'ai choisi ce projet, j'ai décidé de courir ce marathon. Donc, c'est normal d'en baver. Donc il faut que j'en bave, y compris sur des projets personnels, décider de déménager, de faire des travaux ou autre. Comme si choisir quelque chose, décider de l'action, nous interdisait ensuite de trouver cela difficile. Comme si vouloir réussir... signifiait obligatoirement souffrir. Comme si l'ambition devait se payer toujours au prix fort, et même le plus fort qui soit. Alors oui, grandir, évoluer, aller chercher ses rêves, se donner les moyens d'atteindre ses ambitions, oui, c'est souvent inconfortable. Il faut souvent aller chercher au fond de soi, il faut souvent aller se bouger, bien évidemment. Je ne fais pas partie des gens qui pensent que ça tombe tout seul, désolé. Mie. Si prendre des responsabilités demande de l'énergie, apprendre quelque chose demande des efforts, il y a une différence fondamentale entre faire un effort et s'épuiser pour prouver que l'on mérite ce que l'on a choisi. S'épuiser pour que ça ait plus de valeur, s'épuiser pour prouver qu'on mérite. Cette différence-là, je crois que nous sommes nombreux et nombreuses à devoir la réapprendre. On peut avoir voulu ce poste et... En même temps, avoir besoin d'aide. On peut aimer notre travail et en même temps, avoir besoin de limites et de déconnexions. On peut avoir voulu ses responsabilités et refuser qu'elles absorbent toute notre vie. On peut avoir choisi et décidé ensuite d'ajuster, changer les règles, n'annuler pas notre choix. Ce n'est pas parce que l'on a choisi, décidé, que l'on doit y laisser sa peau. La souffrance, l'effort ne donnera pas plus de valeur. ou ne justifiera pas plus ou n'excusera pas plus en cas d'échec le résultat, quel qu'il soit, de ses décisions. Alors aujourd'hui, j'ai envie d'aller encore un petit peu plus loin. Je sais que cela va déranger, mais soyons objectifs et honnêtes, au moins vis-à-vis de nous-mêmes. Il y a aussi cette approche où parfois être débordé nous arrange. Je sais, restez avec moi. Je ne dis évidemment pas que toutes les surcharges, on choisit que l'on se les crée nous-mêmes. Il existe des organisations objectivement sous-staffées, des objectifs irréalistes, des managers qui rajoutent encore un projet lorsque tout déborde déjà, des vies personnelles extrêmement exigeantes, des périodes où, objectivement, il y en a trop, ça fait beaucoup trop en ce moment. Et aucun travail sur son mindset, aucune formation, aucun coaching ne transformera jamais 24h en 37h. Mais parfois, le débordement a aussi une fonction. parce que lorsque je suis débordée, Je n'ai pas à choisir, je fais tout. Lorsque je suis débordée, je n'ai pas à renoncer. Je garde toutes les options ouvertes. Lorsque je suis débordée, je n'ai pas à déléguer vraiment. Je peux continuer à contrôler. Lorsque je suis débordée, je n'ai pas à dire non. Je peux dire j'aimerais bien, mais je n'ai pas vraiment. Parfois être débordée nous évite même une question beaucoup plus inconfortable que l'on a du mal à se poser. Est-ce que j'ai encore envie de tout ça ? Est-ce que j'ai encore envie de cette vie ? Est-ce que j'ai encore envie de ce job ? Est-ce que j'ai encore envie de ce rythme ? Parce que tout de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il y a la question d'après qui dit « Ok, mais qu'est-ce que je vais faire à la place ? » Et là, cette question est vertigineuse et effraie encore plus. Alors oui, parfois remplir son agenda permet de ne pas regarder ce qui ne nous convient plus. Ce projet, ce poste, cette relation, cette façon de manager, cette organisation peut-être. ou cette ambition que nous poursuivons peut-être depuis dix ans sans nous demander si elle nous convient encore, si c'est vraiment encore aujourd'hui notre définition du succès, de la réussite ou de la vie que nous avons envie de mener. Et c'est là que la procrastination du coup devient intéressante, parce qu'elle nous protège. Ou tout au moins, c'est un mécanisme inconscient de notre cerveau pour nous protéger. Alors certes, nous avons tendance à traiter cette procrastination comme un défaut moral, une sous-performance, Vraiment... peu honorable dans un monde driveé justement par la performance, où je suis, je procrastine devient presque une identité. Alors que parfois, procrastiner signifie simplement, il y a quelque chose ici que je n'ai pas envie de ressentir. Il y a quelque chose ici qui me fait peur. Il y a quelque chose ici que je n'ai vraiment pas, dans lequel je n'ai vraiment pas envie de plonger. Est-ce que c'est l'ennui ? Est-ce que c'est la peur de mal faire ? La peur de devoir choisir ? De décevoir ? De découvrir ? ou la peur de réussir aussi, parfois. Je ne sais pas. Chacun, chacune de nous a ses propres raisons de procrastiner, consciente ou inconsciente. Le résultat est le même en revanche. On repousse. Le sujet reste ouvert, il prend de la place mentalement, on culpabilise de ne pas l'avoir fait et on se sent débordé toujours un peu plus. Et vu qu'on se sent débordé, on a encore moins envie de commencer. Magnifique. Roues du hamster officiellement lancées, scénario perdant-perdant. à tous les niveaux assurés. Et le corps dans tout ça. Parce qu'évidemment, lui, il est là. Toujours. On relit trois fois le même mail, on passe de Tim's Outlook à Outlook à son téléphone, de son téléphone à son agenda, puis on revient sur Tim's en se disant « Qu'est-ce que j'étais devenue faire déjà ? » Si, si, je vous vois. Ne faites pas semblant que vous ne vous dites pas cette phrase plusieurs fois par jour. On n'arrive plus à commencer, on devient irritable, on a les épaules remontées jusqu'aux oreilles, on respire à moitié. Je ne saurais d'ailleurs dénombrer le nombre de sessions que j'ai démarrées sur les dernières semaines en vous voyant respirer en surface, juste par à-coups là, sans véritable profonde inspiration, juste le haut du torse qui se soulève à peine. Donc forcément, on se voit moins bien. On se réveille à 3h du matin avec cette... pensée absolument indispensable. Oh, mince, le mail pour Julien. Et que faisons-nous souvent à ces moments-là ? Eh bien, nous accélérons nouvelles to-do, nouveaux systèmes d'organisation, nouveaux notions, nouvelles applications, nouvelles méthodes miracles pour optimiser nos journées. Ou nouvelles routines supplémentaires. Parce qu'évidemment, ce dont un cerveau saturé a besoin, c'est d'un nouvel outil à apprendre. Alors, et si parfois, et si et si parfois, la seule et unique chose à faire, était exactement l'inverse. S'arrêter suffisamment longtemps pour retrouver la capacité de choisir. Pas partir trois semaines méditer dans l'Himalaya. Je parle parfois de trois minutes. Sortir, marcher, respirer, ne rien remplir. Juste sentir. Juste être là. Et se demander qu'est-ce qui est réellement en train de se passer justement là. Car tant que l'on est dans la réaction, on ne pilote plus vraiment. On exécute. Alors cette semaine, j'ai envie de te proposer une expérience. Une seule, pas douze. Première étape, prendre conscience. Lorsque tu sens la roue repartir, demande-toi qu'est-ce que je suis en train de reproduire ? Pas qu'est-ce qui ne va pas chez moi, non, non. Ou qu'est-ce que je ne fais pas assez, il faudrait que je m'organise mieux, etc. Non. Qu'est-ce que je suis en train de reproduire ? Qu'est-ce que je connais tellement bien que je suis en train de le refaire automatiquement sans même le questionner ? Deuxième étape, déprogrammer. Pose-toi deux questions. À quoi est-ce que je dis oui automatiquement sans même interroger l'importance ? Ou si j'ai le temps ? Et surtout, mais qu'est-ce que je cherche à éviter ? Une décision ? Une conversation ? Un renoncement peut-être ? Une limite ? La peur de décevoir ? Ou le vide ? Ou simplement reconnaître qu'on n'a plus envie de fonctionner comme l'année dernière ? Et observons. On ne cherche surtout pas à corriger immédiatement. Juste à observer. Parce que voir le programme pendant qu'il tourne, voir le mécanisme activé, c'est déjà commencer à ne plus être complètement dépendant, dépendante de lui. Dernière étape, reprogrammer. Faire une chose différemment, juste une. Ça peut être refuser une sette réunion où vous n'avez rien à apporter. Laisser 30 minutes de vide dans votre agenda. Oui, vide, je sais, concept révolutionnaire pour certains d'entre nous. Choisir ses priorités, trois pour la journée. et trois, pas plus. Et accepter consciemment que certaines choses ne seront pas faites aujourd'hui. Déléguer un dossier et ne surtout pas le reprendre deux heures après. Ou alors, commencer pendant dix minutes cette tâche que l'on repose depuis trois semaines au lieu de passer quarante-cinq minutes à réorganiser encore sa tout doux. Et ensuite, observe. Observez ce qui se passe. observer cet inconfort qui va s'inviter à la table cette culpabilité aussi et cette envie irrationnelle de revenir en arrière et finalement de faire ce que l'on vient de refuser l'envie de remplir immédiatement les 30 minutes que l'on vient de libérer par exemple observons, laissons l'inconfort être et passer c'est ça l'entraînement parce que l'on montre à notre cerveau qu'une nouvelle possibilité, une nouvelle façon de faire une nouvelle route, connexion peut être le message que l'on envoie à notre cerveau c'est Regarde. Je n'ai pas pris le sujet et l'entreprise existe toujours. Je n'ai pas répondu immédiatement et personne n'est mort. J'ai laissé un espace vide dans mon agenda et le CAC 40 n'a pas chuté pour autant. Je n'ai pas pris ce dossier et pourtant je suis toujours aussi professionnel et compétent. Alors le coaching neuro-fitness, ce n'est pas apprendre à être plus performant dans la ronde. C'est apprendre à reconnaître cette ronde, à comprendre pourquoi nous remontons dedans et décider consciemment d'y remonter ou non. Mais parfois... C'est aussi décidé de ne pas. y remonter. Alors en cette rentrée, j'ai vraiment envie que tu cesses de te poser cette question, comment vais-je réussir à tout faire ? Mais plutôt, pourquoi est-ce que j'essaye encore de tout faire ? Et surtout, qu'est-ce que je suis prête ou prête à faire différemment cette fois-ci ? Pas lorsque l'agenda sera plus calme, pas lorsque les enfants auront leur emploi du temps définitif, pas après le budget, après le commens, après une fois que cette période sera passée. Parce que si nous attendons que la roue s'arrête toute seule pour en descendre, force est de constater que nous pouvons attendre longtemps. Alors cette semaine, ne cherche pas à révolutionner tout dans ta vie. Repère une boucle, juste une, et interromps-la. Et expérimente autre chose. C'est ça aussi le coaching et le neurofitness. C'est de se prouver qu'on peut fonctionner autrement, et rester professionnel, et rester ambitieux, et rester proche de sa famille. Alors à très vite ! Je vous souhaite une bonne semaine. Et si cet épisode t'a plu, partage-le autour de toi. Parfois, un simple petit geste de transmission pour quelqu'un qui en a besoin, quelqu'un qui a besoin d'entretoutement, eh bien, fait toute la différence. Et si tu as deux minutes, n'hésite pas à noter cet épisode, à commenter, je lis tous vos commentaires avec impatience. À très vite !