Speaker #0Bienvenue chez Research Your Mind. Aujourd'hui, j'avais envie d'adresser une thématique dont on n'a pas encore vraiment parlé sur Research Your Mind, alors que nous évoquons ce sujet assez fréquemment. Et surtout que 76% des collaborateurs confirment avoir été un jour exposés à un manager toxique. 76% ? Pas rien, mais pas isolé, mais systémique. Aujourd'hui, on va parler de reprendre le pouvoir sur un manager toxique. Je vais te partager différents éléments, comment les détecter, mais surtout aussi comment, bien évidemment, en sortir. À toi qui écoute cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus, tout ce que quoi. C'est un espace pour déprogrammer ce qui a tenu au long de l'an, les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes. les rôles que tu as endossés pour être à la haute zone. Ici, nous ne cherchons pas à améliorer pour améliorer, nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile et tout ce qui se fait que l'on t'a fait croire que tu devais serrer les dents pour avancer, pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Reset your mind, c'est un lieu où on remet du fun, de la légèreté, du vrai et surtout où tu redécolles cette évidence simple, oubliée, sans fondatrice. Tu es... assez. Déjà assez pour créer une vie personnelle et professionnelle qui te ressemble vraiment. Si je te dis en réunion, tu coupes la parole. En réunion, tu ne peux plus exposer tes idées. Tes idées sont appropriées à quelqu'un d'autre. Si je te dis que c'est une personne qui t'empêche de t'exprimer, qui s'approprie ton travail, qui te dit blanc, puis te dit noir. Un être moins toxique ou pas toxique. Si je te dis quelqu'un qui t'envoie un mail, puis un Slack ou un Teams, puis un SMS, t'as vu mon mail ? On y est tous confrontés à un moment ou à un autre. Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai envie de te partager comment détecter ces comportements vraiment toxiques, mais surtout comment ne pas les laisser s'installer. Parce qu'un manager toxique, il est toxique à partir du moment où il laisse la place d'être toxique. À partir du moment où on le laisse faire sans rien dire. Manager toxique devient toxique tant que... qu'on ne le recadre pas. Un manager toxique ne prospère que dans le silence, que dans le flou, tant que tu le laisses faire, parce que tu l'autorises du coup à recommencer. Donc ça, on va en parler. On va aussi parler de cette posture que l'on peut avoir parfois où on se pose en victime, où on attend des autres, on attend de l'entreprise d'être sauvée. Sauf que ce qui est très important ici, c'est de te rappeler que tu as la capacité de décider et que surtout ta carrière ne dépend pas. pas de ton entreprise. Ta carrière, elle dépend de toi et de ce que tu décides d'en faire. Tu n'es pas une victime et tu n'es pas obligé de subir. 76% des salariés déclarent avoir eu un manager toxique à un moment ou à un autre dans sa carrière, voire plusieurs fois. 76%, ce n'est pas un acte isolé, c'est systémique. Donc c'est qu'il y a un système derrière qui génère ces managers toxiques et qui les préserve, qui les protège. La question à se poser, elle n'est pas est-ce que mon manager est toxique ? La question à se poser, elle est plutôt pendant combien de temps encore je vais laisser mon manager être toxique ? Je sais que c'est désagréable, mais pose-toi la question plutôt dans ce sens-là. Alors c'est parti ! Pour démarrer, j'avais envie de te partager 5 profils de managers toxiques. J'en ai pris 5, mais on pourrait en avoir beaucoup plus. Et forcément, il y a toujours une combinaison de différents aspects à rien mais figé. Ce n'est pas soit l'un ou soit l'autre. Le premier, c'est le despotique. Le manager... qui a besoin que tout passe par lui pour se sentir à la hauteur, qui a besoin de montrer à tout le monde que c'est lui qui drive, c'est lui qui décide, c'est lui qui pose les strates. Le problème avec ce manager, c'est qu'il va t'étouffer, il va t'éteindre à force et toi tu vas passer ton temps à douter parce qu'à chaque fois que tu vas faire quelque chose, que tu vas dire quelque chose, eh bien forcément lui va repasser par derrière, va s'approprier ton travail. Donc le despotique, il a vraiment ce doute. cette double peine-là qui vient s'attirer. Le deuxième, c'est, je le qualifierais du manager, toujours plus l'hyper-manager, celui qui veut toujours l'extra miles, pour qui ça n'est jamais assez, ça n'est jamais assez bien, il en faut toujours plus. Et à peine arrivé à une étape, eh bien, il va te demander justement d'aller chercher un peu plus, chercher un peu plus loin. Donc, tu as une espèce de ligne d'arrivée, un objectif que tu vois approcher, mais que tu n'atteins jamais. Et ça, ça génère. Un épuisement, ça génère une fatigue, une charge mentale, une charge cognitive. absolument désespérant. Le manager du toujours plus, moi je le connais bien, je l'ai beaucoup pratiqué, je l'ai certainement été moi-même, donc je ne vais pas faire d'éloge là-dessus, mais ce qui est hyper important, c'est de comprendre, dans nos sociétés actuelles, il y a vraiment cette culture d'aller chercher toujours plus, surtout en ces périodes où il y a beaucoup de tension, où il y a beaucoup de manque de stress autour du business, du changement, que tout le monde du travail est en train de subir. Celui-ci, il est drivé par le stress. Donc celui-ci, il est à vraiment surveiller et à te détacher toi, parce qu'il va avoir le revers de te rendre dépendant à la validation extérieure. C'est-à-dire que même si tu sais que ton chef en veut toujours plus, tu vas avoir ce travers de chercher sa validation malgré tout. Sauf que tu cherches quelque chose qu'il ou elle n'est pas capable de te donner. Parce que pour lui ou pour elle, ce stress génère un tel manque, une telle envie d'accélération des taux de croissance. toujours plus en avance sur tous les sujets, de gérer pour combler ce manque, tu attends quelque chose de ce boss que tu n'obtiendras jamais. Donc cette dépendance à la validation externe, elle a un double travers, on pourrait parler de biochimie, c'est pas que dans la tête, le stress et toutes ces choses-là, il y a vraiment quelque chose qui se passe à l'intérieur de toi. Donc il y a ces pics de, on pourrait dire des pics de dopamine, parce que tu vas avoir cette validation, tu vas la chercher en tout cas, mais aussi auto-alimenté par des pics de cortisol, parce que... tu as justement la peur de ne pas y arriver, la peur de ne pas atteindre cette validation externe. Donc celui-ci, le profil du manager, toujours plus, il est assez vicieux. Il y a le profil de l'incompétent. L'incompétent, je pense que tu le vois venir, on l'a tous croisé un moment ou un autre dans notre carrière, il est en poste, il est indéboulonnable, il est dangereux parce qu'il ne sait pas forcément de quoi il parle, donc il sous-estime les difficultés, il sous-estime les risques, mais surtout, surtout, il parle plus fort que tout le monde. et il peut avoir une tendance manipulateur. Mais on reviendra dessus sur la partie manipulation après. Dans le cadre de ces profils de managers vraiment incompétents, la plupart du temps, ce sont des gens foncièrement humains, foncièrement gentils en plus. Et là, il va y avoir un double peine parce que justement, parce qu'ils sont gentils, parce que tu es investi, parce que tu veux être pro, bien faire ton travail, eh bien, tu vas prendre la charge, tu vas compenser, voire surcompenser et te retrouver à faire son job. Le tien, bien évidemment, sans le titre, sans le pouvoir de décision, ce qui peut parfois générer des situations vraiment très compliquées, puisque la personne va sous-estimer les risques, la personne ne va pas forcément défendre les dossiers correctement si il ou elle est au board, par exemple, ou au comex, ou que dire, et que toi, tu ne peux pas y avoir accès. Là, la problématique avec le manager incompétent, c'est vraiment cette surcompensation que tu peux mettre en place qui va, toi, t'épuiser. Le quatrième type. de profil, c'est le boss mission impossible. Je l'appelle comme ça parce que quoi que tu fasses, que tu y passes tes nuits, tes week-ends, que tu y laisses ton sang, ton énergie et tout, l'objectif est inatteignable. L'objectif est inatteignable parce qu'il est flou, parce qu'il bouge tout le temps, parce qu'un coup il est blanc, un coup il est noir. Le manager en plus peut souffler le chaud et le froid régulièrement. Ce manager, c'est celui où en fait, c'est le dernier qui a parlé qui a raison. Que le dernier qui a parlé qui a raison, ça change. tout le temps, surtout dans nos écosystèmes où on est quand même très, très régulièrement en contact, en interaction avec beaucoup de domaines différents, beaucoup d'expertises différentes. Le problème avec celui-là, c'est que toi, tu vas développer une espèce d'hypervigilance, tu vas être tout le temps sur le qui-vive. Donc, tu vas être tout le temps en stress, mine de rien, pour pouvoir être à l'affût, anticiper ce qui va dire les changements. Et cette hypervigilance, elle draine ton énergie, elle t'épuise au quotidien, elle t'empêche. d'avancer et d'être réellement focus. Il y a une surcharge cognitive qui peut aller jusqu'à de l'angoisse, de l'anxiété et cette espèce de poids de chape de plomb parce que tu es tout le temps sur le qui-vive à anticiper ces changements d'humeur, d'orientation, de décision, alors que t'es pas dans sa tête. Donc, tu ne peux pas maîtriser ce qu'il va faire et ce qu'il va dire. Le cinquième profil que j'ai gardé pour la fin, c'est le manipulateur. Le manipulateur, c'est celui qui va dire quelque chose et qui va... faire autre chose. C'est celui qui va jamais prendre la responsabilité de ses actes, de ses décisions, éventuellement des résultats de l'équipe ou des siens, et qui va, du coup, dire certaines choses et faire autre chose. J'ai vu des situations où des managers disaient à des collaborateurs, j'aimerais bien te nommer à ce poste-là, mais je ne peux pas parce que l'équipe ne t'apprécie pas trop. Imagine-toi un instant à la place de ce collaborateur ou de cette collaboratrice à qui on dit ça. Comment est-ce que En entendant ça, il n'y a pas un fossé, une dissonance qui se crée, qui vient alimenter du doute chez toi. Imagine un instant. J'aimerais te confier ce poste, mais l'équipe ne t'aime pas, ou ne t'apprécie pas, ou ne te trouve pas assez compétent. C'est juste dingue quand même. Les manipulateurs, ils sont vraiment dangereux, parce qu'en plus, ils vont souvent avoir ce côté très sociable, très humain, très enrobant, prendre soin de toi. Ils vont te dire, il faut que tu prennes soin de toi, il faut que tu fasses attention. Et en revanche... c'est les premiers à t'envoyer un mail un vendredi à 19h pour une présentation de lundi matin à 9h. Ce sont les premiers qui vont t'envoyer des mails du type « Oh, ce serait dommage que les équipes travaillent ce week-end » . Oui, mais un vendredi à 19h, je ne vois pas comment on peut faire autrement. Le manipulateur, il va vraiment être là. Il va aussi éventuellement prendre tes sujets pour les confier à un autre collaborateur ou une autre collaboratrice si tu n'avances pas assez vite et viser ça. En fait, il va vraiment aller là où Merci. son intérêt prime et son intérêt n'est pas forcément toujours dans l'intérêt de l'organisation, n'est pas toujours dans l'intérêt de son équipe, contrairement à son résultat qui est le sien in fine, puisque souvent aussi il s'approprie le travail. Il y aura ces petites phrases dans la relation « mais tu interprètes mal » , « mais non, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire » . Il faut faire hyper attention avec ces profils-là parce que ça va créer et générer énormément de doutes. chez toi et ça va générer énormément de pertes de confiance, donc vigilance. Alors, on a parlé des profils, mais on pourrait encore en définir plein d'autres. L'enjeu, il est vraiment qu'il y ait des petites sonnettes d'alarme qui s'allument quand tu es en contact avec ces gens-là. L'enjeu, il est que tu puisses identifier et surtout distancer. Et c'est là où je vais te partager les différentes stratégies. Ces stratégies, je te les partage pourquoi ? Parce que je les ai pratiquées. puisque j'ai croisé des managers toxiques dans ma vie à plusieurs reprises. Certains ont été vraiment très néfastes. J'ai eu aussi la chance de croiser des managers vraiment hyper positifs qui m'ont beaucoup porté. Donc, faisons la part des choses. Mais j'ai aussi croisé, comme tout le monde, des managers toxiques. Et ces stratégies-là, je les ai testées, elles sont éprouvées. Et surtout, aujourd'hui, je les partage à mes coachés régulièrement parce que malheureusement, c'est encore très fréquemment le cas. Il ne faut pas oublier que les managers, aujourd'hui encore, sont souvent propulser managers, non pas parce qu'ils ont cette intelligence émotionnelle, relationnelle, humaine, mais parce qu'ils sont très bons dans ce qu'ils font. Ils sont experts. Ils savent soit très bien communiquer vers l'extérieur ou ils savent bien mettre en avant leurs résultats, mais très rarement, ils sont accompagnés. Fais un tour d'horizon autour de toi, tu verras que toutes les personnes qui ne sont pas ces managers du jour au lendemain ou qui ne sont pas issues d'une école de commerce spéciale avec un diplôme de management, personne n'a fait. de formation ou alors de jour. Sauf que être manager, c'est tous les jours. Être manager, c'est tous les jours des surprises, bonnes ou mauvaises. Je ne jette pas la pierre. Et peut-être que tu es concerné, peut-être que toi, à travers les profils que je viens de décrire, tu viens de te dire, ah mince, j'agis comme ça. Oui, malheureusement, c'est vrai, ça peut arriver. C'est pas grave. Si déjà tu en as conscience, eh bien, tu vas pouvoir agir, tu vas pouvoir utiliser tout ce qu'on va se dire pour aussi réagir. Les stratégies qui fonctionnent, la première, c'est vraiment de réussir à distancer. Encore une fois, de nouveau, l'objectif, il est de prendre du recul et de ne pas réagir à chaud, de ne pas réagir sous le coup de l'émotion. Pourquoi je te parle de ça ? Parce que très souvent, on prend chaque remarque, chaque mail, chaque message Slack, Teams pour soi. J'ai eu des managers qui t'envoyaient 10 mails tous les matins de 9h à 9h05, parce que c'était programmé. J'ai eu des managers ou j'ai vu des managers envoyer un mail, un Slack. un WhatsApp, un appel téléphonique si tu ne répondais pas dans les dix minutes. Forcément que ton système nerveux est à vie, forcément que tu le prends pour soi, forcément que toi ça te stresse. Mais c'est là où il est extrêmement important de revenir à une espèce de neutralité. Parce qu'autrement, c'est toi qui vas te chuser. Tu as le système nerveux à vie, donc imagine à vie et repasser, et repasser, et repasser tout le temps. Donc c'est vrai que plus tu es exposé, plus c'est un exercice qu'il va falloir apprivoiser pour le pratiquer le plus possible. Ça se passe comment ? Première chose, Quand tu pars en one-one avec ce boss ou cette boss, juste avant, tu t'accordes 5-10 minutes de calme, un truc qui te fait plaisir, aller prendre un petit café, écouter de la musique 5 minutes. Tu n'arrives pas dans ces échanges-là, avec déjà 2-3 heures, 3 nuits de rumination. Il va dire ça, il faut que je dise ci. Ça ne sert à rien, ça, ça sert juste à t'épuiser. Première chose, la distanciation. Quand tu vois justement qu'il part dans ces dérives de mails, de slacks, de messages, et où tu te sens un peu oppressé. Il y a quelque chose qui aide beaucoup mes coachés, c'est, tu sais, on a tous un Jean-Michel, un Robert, un Kevin dans la boîte, un peu casse-pieds, et tout le monde le sait. Tout le monde sait qu'il est comme ça. Souvent, ce que je leur dis, c'est « Laissons Kevin faire son Kevin » . Tiens, 1, 2, 3, 5 mails, 6 mails, 7 mails. Ah, Kevin fait encore 100, Kevin. Et rien que ces petites phrases, rien que ces petits mots-là, tu vas voir, ça va t'aider à redescendre. Cultiver la neutralité. Dans ces situations-là, c'est vraiment capital de cultiver la neutralité pour toi redescendre et t'apaiser. Lorsque tu es directement en réunion ou au contact, ne réponds pas toujours immédiatement. Avant de répondre, prends une grande inspiration. Ça peut paraître tout bête. Mais avant de répondre, respire. Vraiment, juste une inspiration. Avant de répondre du tac au tac, laisse deux secondes s'écouler. Quand il y a des choses qui te heurtent, n'hésite pas non plus à recadrer. À dire, ce n'est pas ce que j'ai compris. Ce n'est pas comme ça que je l'ai interprété. Point factuel. C'est là où c'est hyper important, c'est de revenir aux faits. Ça, c'est la deuxième stratégie, c'est revenir aux faits. Les faits, c'est neutre, c'est basique. Ce n'est pas ce que j'avais compris. Ça s'est passé comme ça. Et ne pas rester dans l'émotionnel. Vraiment reprendre de la distance, apprivoiser et cultiver cette distance. Une autre stratégie aussi, c'est de tracer par écrit. Je sais, tu vas dire « Ah, mais je n'ai pas le temps. Ah, mais ce n'est pas possible. » Trois bullet points au sortir d'une réunion, c'est possible. Trois lignes, c'est possible. Pourquoi ? Parce que quand ça va être écrit, ça va laisser des traces. Il y a un espèce d'engagement moral derrière. Quand ça va être écrit, déjà, ça va être beaucoup plus neutre. Ça va être... sans affect, sans émotion. Si j'ai bien compris, suite à notre point, c'est ceci qui est attendu pour telle date, c'est ceci qui est attendu pour telle date. On a ce point, cette question qui reste ouverte, et ainsi de suite. Neutre, n'importe qui pourrait reprendre le point. C'est hyper important, parce que quand tu fais ça, tu vas t'apaiser toi, et tu vas l'apaiser aussi, parce que ça va être tracé, parce que ça va être rigoureux. Je sais que ça peut sembler rébarbatif, que ça peut sembler un peu casse-pieds, mais 5 minutes. valent mieux que des jours, des nuits de rumination, de prise de tête à venir potentielles. En plus, trois mois, cinq minutes, ça vaut la peine. Donc tu l'as compris, les stratégies, ça va être vraiment de cultiver la distance, de cultiver le calme déjà pour toi et avant tout, et pas être juste dans la surexposition, surexcitation. Ça va être de travailler sur l'émotion. tes émotions déjà dans un premier temps. Prends la responsabilité des tiennes et pas les siennes. Mais vraiment ne pas rentrer dans la réaction à chaud tout le temps. Cultiver la distance te permettra de ne pas tout prendre au premier niveau, au premier degré, de ne pas tout prendre à cœur. C'est vraiment capital. Et la partie écrire, donc le recadrage systématique, mais d'un point de vue écrire, documenter, ça va aider encore à prendre de la distance, à tracer et à redonner de la clarté à postériori. L'objectif de tout ça derrière, c'est de faire redescendre le stress. Puis malheureusement, parfois, ça ne suffit pas. Malheureusement, parfois, il s'avère que la meilleure des solutions, c'est de partir. Oui, un manager toxique, au bout d'un moment, s'il n'y a plus de potentiel de recadrage, c'est-à-dire que tu as mis des actions en place, tu n'as pas juste subi ou juste sans rien dire, tu n'as pas juste laissé faire, s'il n'y a plus de potentiel de recadrage, de rediscussion, si l'entreprise le sait, que tout le monde le sait, mais que rien ne change. Si tout le monde est au courant, mais que limite c'est volontairement couvert, alors là, oui, la question de partir, elle a vraiment du sens. Et contrairement à ce qu'on pense, ce n'est pas une fuite, ce n'est pas un échec. Au contraire, tu reprends ta carrière en main. L'entreprise, elle n'est pas là pour sécuriser ta carrière. L'entreprise, elle n'est pas là pour te donner la carrière dont tu rêves. La personne qui est directement concernée pour driver sa carrière, c'est toi. Donc oui, c'est à toi de reprendre le lead sur ta carrière. Il y a vraiment cet enjeu ce n'est pas à l'entreprise de piloter, de sauver ta carrière. C'est à toi de décider que tu mérites mieux que ça. Et qu'ailleurs, dans un autre contexte plus favorable, tu seras capable de faire mieux. Il y a des environnements dysfonctionnels. Ces environnements dysfonctionnels, je l'ai vu à travers des équipes, tu peux mettre les meilleures équipes, les meilleurs éléments. Si l'environnement est dysfonctionnel, l'équipe ne sera pas performante. En revanche, une équipe parfois moyenne, dans le bon environnement, peut absolument exploser tous ses résultats. Prends le temps de se poser cette question-là. Et n'oublie pas, tu n'as pas été recruté pour être le paratonnerre de l'immaturité d'un manager ou de prendre sur toi la charge d'un manager qui n'est pas en capacité d'assumer son poste. tu as été recruté pour créer de la valeur. Donc à un moment, reprendre le pouvoir, ce n'est pas juste toujours encaisser et encaisser toujours mieux. Reprendre le pouvoir, c'est aussi décider que tu n'es pas à la meilleure place pour réaliser ce que tu chouettes. Alors voilà, j'espère que ces quelques éléments t'aideront à un peu mieux naviguer dans le management toxique auquel parfois on peut être exposé, auquel parfois on peut contribuer volontairement ou involontairement. N'hésite pas. pas à partager tes retours d'expérience. C'est hyper intéressant de voir vos échanges aussi, parfois. Et puis, si tu as apprécié cet épisode, je t'invite à le noter, le commenter. Je serais ravie de voir jusqu'où on peut aller avec Reset Your Mind. Et surtout, partage-le autour de toi. Si tu vois qu'un collaborateur, une collaboratrice est directement concernée, c'est le moment de ne pas s'isoler. Surtout. Et puis, pourquoi pas te faire accompagner. Si tu as envie d'en discuter. prenons rendez-vous, je serais ravie d'échanger avec toi pour voir si effectivement je peux être la bonne personne pour ta compte.