Speaker #0Bienvenue chez Reset Your Mind, aujourd'hui nous allons parler du burn-out et des cinq signes que l'on néglige très souvent, dont le dernier qu'on néglige très volontairement, tout ce qu'on ne dit pas. Si ces cinq signes sont déjà là, je t'invite vraiment à faire pause sur ton quotidien, à y réfléchir et à ne pas rester tout seul ou toute seule. Le burn-out, on en a beaucoup parlé, on a galvaudé ce mot-là. on y met beaucoup de choses derrière. Une chose est certaine, c'est que le burn-out, il est la cause actuellement d'énormément de souffrances dans le monde professionnel. Énormément de souffrances mentales, personnelles et d'isolement, encore une fois, des personnes qui sont touchées. Le burn-out, ce n'est pas pour les faibles. Ça, c'est la première chose et c'est peut-être la seule chose que je veux que tu retiennes de cet épisode. Eh bien, c'est celle-ci. Le burn-out, ce n'est pas pour les faibles. Le burn-out, c'est souvent pour les personnes qui ont trop tenu, qui ont été trop engagées, qui ont porté à bout de bras et qui ne se sont pas écoutées pendant longtemps. Le burn-out, il va commencer pas du jour au lendemain. Le burn-out, il commence lorsque tu ne commences plus à dormir la nuit et que tu trouves ça normal. Le burn-out, ce n'est pas une question de cherche de travail. Ce n'est pas vrai. C'est que le cerveau ne s'arrête jamais. Le cerveau ne s'arrête jamais. Il est tout le temps, tout le temps en mouvement. Ce qu'il faut quand même savoir sur le burn-out, c'est que 54% des femmes disent être en épuisement professionnel. Et ce n'est pas juste pour faire joli. Je vous vois déjà arriver, machin. Non, non, c'est parce qu'on tient, on porte, on mène beaucoup de choses. Donc, le burn-out n'est vraiment pas anodin et ça, c'est important de le rappeler. Le premier, c'est les insomnies. Les insomnies, à partir du moment où tu commences... à ne plus dormir, à te réveiller la nuit à 3h du matin avec le cerveau qui se met en marche, qui boucle comme ça, et qui part, et qui part, et qui part. Impossible de l'arrêter. Tu cherches le bouton off, justement. Ça peut arriver une fois de temps en temps. Mais à partir du moment où c'est fréquent, où c'est régulier, ce n'est pas normal. Ce n'est pas une normalité que de ne pas réussir à dormir. Ce qui se passe avec les insomnies, c'est que En fait, au moment où la raison s'abandonne un petit peu, enfin lâche du laisse, lâche de la maîtrise, donc la nuit quand tu dors, c'est l'inconscient qui prend la relève. Et l'inconscient qui prend la relève, il va te faire ressasser tout ce qui s'est passé dans la journée, que tu n'as pas fini, que tu n'aurais pas dit, que tu aurais dû dire, etc. Donc les insomnies, c'est vraiment un piège mortel, parce que ça te fait... perdre complètement en lucidité et tu vas t'acharner encore plus et tu vas vouloir t'accrocher parce que t'es fort, t'es résistant mais ça va te faire perdre en efficacité, en lucidité, en prise de décision. Et donc tu vas auto-alimenter un cercle vitieux qui déjà au-delà du manque de sommeil, physiquement pareil, tu vas être en état de stress. Donc ça va être plutôt un espèce de mode pilote automatique qui va être qui va être... enclenché et tu vas tenir, mais pas sur la durée. Un autre signe, c'est quand on confond performance et surinvestissement. La grosse difficulté de performance et surinvestissement, c'est la même chose. Tu vas venir alimenter un espèce de cercle vicieux où tu as réussi à avoir cette carrière parce que tu as performé. Tu as réussi à avoir cette carrière parce que tu as performé et parce que tu as beaucoup travaillé. Et donc, si tu arrêtes de travailler beaucoup, donc d'être surinvesti dans ton poste, alors c'est ta carrière qui peut être en péril. Ce n'est pas tout à fait vrai. Parce que ce qui te prend du temps, ce qui te prend une journée de travail aujourd'hui, quand tu as commencé, ça te prenait une semaine ou un mois. Sauf que ça, cette évolution, cette capacité à faire mieux, de manière plus efficace qu'on a développée au fil des années avec l'expérience, eh bien... Ça, on ne le voit pas. Alors, on croit que cette normalité, cette baseline qui a cru au fur et à mesure des années, qu'on a toujours fait évoluer dans le sens grandir vraiment, eh bien, on pense que c'est ça, la normalité. Alors qu'il y a un moment où tu ne peux pas être à 300 km heure sur une autoroute, à 24, sans jamais t'arrêter, sans jamais recharger. même ton téléphone. Ton téléphone, tu le recharges tous les jours. Et donc, ça, c'est un des gros travers de performance et de surinvestissement. Pour avoir, c'est une espèce de kryptonite. Vu que jusqu'à présent, c'est ce qui m'a permis d'avoir une très belle carrière, si je ralentis, alors je perds tout. Sauf que dans cette équation, il manque la partie aussi, avec le temps, je suis devenue plus efficace. Avec le temps, je suis devenue plus efficiente, avec plus de pertinence dans mes analyses, plus... de réflexes, de compréhension, qui ont besoin d'être alimentés aussi par autre chose que toujours du produire, produire, produire plus. Le surinvestissement, il va amener au troisième signe qui est cette ultra-connexion perpétuelle. Si je ne suis pas connectée, alors rien ne va avancer. Quand je parle d'ultra-connexion, c'est les slags sous la douche, le téléphone alors que tu es en repas de famille, c'est le téléphone pendant les vacances, c'est dire à tes équipes et S'il y a quoi que ce soit, vous m'appelez. S'il y a une urgence, vous m'appelez. C'est cette incapacité à déconnecter, ne serait-ce qu'une soirée, une heure, une journée, ou pendant des vacances. Ce n'est pas de la performance. Être ultra-connecté, ce n'est pas de la performance. Être au fait de toutes les informations, ce n'est pas être performant. Au contraire, c'est générer du bruit pour du bruit. Ton cerveau, il a besoin de faire le tri aussi. Et je le vois dans tous les postes que j'ai pu occuper, dans les accompagnements aujourd'hui, dans les personnes que j'accompagne aujourd'hui, cette ultra-connexion est devenue la base. Sauf que, combien de fois par jour est-ce que tu es dérangé, interrompu ? À chaque fois que tu as une notification, une information, ton système nerveux se met en hyper-vigilance, encore une fois. Ça génère du stress, donc ça génère un pic de cortisol. Et après, on s'étonne de partir en burn-out. Mais oui, mais là où avant tu recevais 10, 20, 30 mails dans la journée, aujourd'hui, tu reçois 250 notifications, mails, Slack, WhatsApp dans la même journée. Donc, plus c'est élevé d'un côté, plus il faut redescendre de l'autre. Le quatrième signe que je vois aussi très fréquemment, et je pense que ça parle à beaucoup, c'est la perte de sens. T'as un super poste, t'as un super salaire, dans l'âme sonnue, sur le papier, tout va bien, t'as des super équipes. mais le matin tu te lèves et tu te dis à quoi bon ? Qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi ? La perte de sens est juste catastrophique. La perte de sens, c'est ce qui va venir générer un décalage entre toi, ton maître et ton identité professionnelle. Sauf que l'identité professionnelle, on y passe 5 jours par semaine, en moyenne. entre 35 et 60 ou 70 heures par semaine. Sur une semaine entière de vie, sachant que tu passes 8 heures par jour à dormir, je te laisse imaginer à quel point tu es surexposé à ce manque de sens versus là où tu voudrais être. Et ce gap entre les deux, tu passes ton temps à faire le chemin dans un sens et dans l'autre pour essayer de le combler. Et ça, ça draine aussi. toute ton énergie, de toute motivation, de toute innovation. Donc quand tu commences à avoir ces questionnements-là, il est important de commencer à faire pause et à nourrir les autres facettes justement de toi, de ton être, pour retrouver cet alignement. Nourrir les autres facettes, c'est peut-être avoir un side project, c'est arrêter de faire 70 heures par semaine parce que, est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Pas convaincu. Tu peux être aussi efficace en deux fois moins de temps. à toi de travailler dessus. Tu vois, ici, l'enjeu, il n'est pas de faire pour faire, parce que quand on est juste dans le faire, pour faire, pour produire, pour cocher une task sur sa tout doux, le manque de sens, quand tu ne te prends même pas 5 minutes pour te poser la question de à quoi ça sert ce que je fais, et te raccrocher à ça, alors, à un moment ou à un autre, le décalage, il va se créer. Et enfin, le dernier signe, celui-ci, il est plus dur, il est plus violent. C'est le déni. Non, non. Moi, tout va bien. Ça va passer. C'est... J'ai vu des collaborateurs ou des collaboratrices avoir un accident de voiture et arriver au bureau, pas forcément en bon état, mais arriver au bureau quand même, entre les taxaux, etc. Le déni de... Il y a une situation qui est différente, qui ne va pas, mais on fait comme si de rien n'était. J'ai vu des collaborateurs se... N'est-ce pas ? refuser de s'arrêter. Quelques jours. J'ai vu des collaborateurs faire un malaise au bureau, refuser de rentrer chez eux. Refuser qu'on appelle les pompiers. Bien évidemment, quand c'était dans mes équipes, je te laisse imaginer ce que j'ai fait. Mais je le vois encore aujourd'hui dans les personnes que j'accompagne. C'est juste dingue. Ils sont tellement investis, tellement... Il y a clairement derrière un manque. qui s'exprime. Quand on est dans le déni comme ça, c'est qu'on est devenu pilote automatique et que si on n'est pas à 200% tout le temps, tout le temps, tout le temps limite dans le rouge, alors on a l'impression de ne pas être à la haute. Alors on a l'impression de ne pas mériter son poste. Alors on a l'impression d'être un imposteur ou une impostrice. Peut-être, mais est-ce que c'est vraiment vrai ? Est-ce que c'est vraiment la réalité ? Mais surtout, c'est le déni, c'est ce qui va vous faire... Aller trop loin. C'est ce qui va vous faire refuser de voir les signes avant-coureurs et vous retrouver un jour avec l'incapacité de sortir de votre lit. Parce qu'il y a un jour où votre corps va dire stop. Ça va vous déclencher de l'eczéma, de l'asthme, une maladie auto-immune. Croyez-moi, j'en ai vu plein et plein de sortes différentes. Mais en fait, des manifestations où le corps vous dit « Ok, t'as pas voulu m'écouter, mais en fait là, c'est rideau. » vraiment, quand vous vous rendez compte que vous êtes dedans, ou que des proches vous le disent, ou même qu'à votre travail, on vous le dit, ayez ce petit sursaut de lucidité de dire, oh, ok, je vais peut-être prendre quelques minutes pour y réfléchir. Le déni, il est violent. Le déni, c'est un cadre sur deux. Ça veut dire que, faites Un petit quiz autour de vous, si vous êtes au bureau ou en repas de famille, personnes autour de vous qui sont cadres, si vous avez 10 personnes autour de vous, il y en a 5 qui sont en épuisement. En bas là. Oui, ça fait un peu beaucoup. On est bien d'accord. Donc, quand on sait que 15% des améliorées maladies sont liées à de l'épuisement et qu'un cadre sur deux, un cadre sur deux, c'est juste énorme quand même. Un cas de sur deux est concerné par le burn-out ou l'épuisement professionnel, parce qu'en fait, si on rentre dans le détail, il y a plusieurs niveaux. Je trouve qu'il y a des questions à se poser. Il y a vraiment une démystification autour du burn-out à avoir et surtout une déculpabilisation. Parce que ce que je vois aussi beaucoup, c'est encore aujourd'hui de la culpabilité à reconnaître qu'on est épuisé, qu'on a trop donné et reconnaître qu'on n'arrive plus à faire. comme avant, justement, à donner au temps. Cette culpabilité-là, elle est facultative. Il y a énormément de monde qui sont concernés. Ouvrez la parole un peu autour de vous sur ce sujet-là. Vous pourriez être très surpris du nombre de personnes et des ressentis des uns et des autres à travers leur expérience professionnelle. Donc, vraiment, message de fin que j'aimerais que vous reteniez, que vous emportiez avec vous, que tu emportes avec toi. Donc vraiment, le message de fin que j'aimerais que tu emportes avec toi, c'est le burn-out, ce n'est pas pour les faibles. Ce ne sont pas des faibles qui font les burn-out, c'est ceux qui ont justement tenu, porté trop longtemps. Qui ont porté jusqu'à renoncer à s'écouter, à créer une telle distance entre ce que je dois faire, le côté cerveau rationnel, c'est comme ça que je suis attendue, je dois, il faut que je tienne. et ce dont le corps a besoin, cette déconnexion entre les deux a été tellement forte qu'ils se sont perdus en route. Pour conclure, je voudrais que tu emportes deux choses avec toi. 15% des arrêts maladie sont liés à de l'épuisement professionnel. Ça fait beaucoup. Un cadre sur deux est concerné par l'épuisement professionnel, voire le burnout. Ça fait beaucoup. Donc ce que j'aimerais que tu emportes avec toi, c'est déculpabiliser. Parce que ça touche beaucoup plus de personnes qu'on ne le pense. C'est juste que la parole n'est pas encore très libérée aussi, dessus. Ça c'est important. On ne fait pas de burn-out parce qu'on est faible. On fait un burn-out parce qu'on a tenu trop longtemps, on a été fort trop longtemps, on a porté trop longtemps. Donc ça j'aimerais vraiment que tu l'emmènes avec toi. Et ce n'est pas forcément la charge de travail qui est... problématique. Ce qui est problématique, c'est que le cerveau ne s'arrête jamais. Donc, dès que tu vois ces petits voyants s'allumer, vraiment, je t'invite à prendre du recul, à te forcer. Ça va être inconfortable au début, mais il y a une autre manière de faire. Tu peux performer sans y laisser ta peau. Je te le promets, je le vois au quotidien. Je l'ai moi-même traversé. J'accompagne des très grands dirigeants, des high-performers, des cadres dirigeants qui font des choses, mais juste dingues. mais qui n'y laissent pas leur peau et qui ne bossent pas 70 heures par semaine. Donc, ce n'est pas parce que tu y laisseras ta peau que tu auras plus de mérite, que tu auras plus de résultats. Ce n'est pas vrai. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à le commenter ou à le noter. Et si tu as envie qu'on travaille ensemble parce que tout ce qu'on vient de se dire a résonné en toi, je t'invite à prendre rendez-vous. On fera un point sur la situation, on analysera la situation et on verra si effectivement je suis la bonne personne pour t'accompagner. Ce n'est pas un rendez-vous découverte, je te préviens. Ça secoue un petit peu, c'est assez exigeant. Mais c'est ce qui permet de voir si vraiment on peut faire bouger les choses ensemble ou pas. À très vite.