- Speaker #0
Bonjour et bienvenue chez Reset Your Mind. Ici, le renouveau se fait quand même sentir et c'est très agréable. L'énergie est clairement en train de changer, ça fait un bien fou. Pour cet épisode, aujourd'hui, je reçois une femme que je trouve inspirante et très accessible sur une thématique un peu particulière. Je sors aussi de mon cadre habituel. J'ai eu le plaisir d'avoir Catherine Philippe à mes côtés. Catherine a passé plus de 18 ans chez KPMG, autrement dit, exigence, rétementance, rigueur. dans le conseil et dans la finance traditionnelle. Depuis 2016, Catherine, tu te passionnes pour les bitcoins et la crypto, ainsi que la blockchain, donc à une époque où le sujet était quand même encore assez marginal, assez suspect, voire très très mal compris. Et depuis, tu travailles aux côtés d'acteurs de l'écosystème. Tu as notamment collaboré dans le passé avec Claire Balva et Alexandre Spachateko, que je n'écorche pas trop son nom. Et depuis un an, tu accompagnes des institutions financières dans une nouvelle ère. celle des actifs numériques, des nouveaux produits financiers d'une finance plus désintermédiaire. Pour toi, la blockchain, ce n'est pas juste une lubie technologique. Tu as évoqué ce terme de « c'est l'Internet de la finance » . Donc, un outil d'émancipation, un levier éducatif puissant pour former les jeunes à l'investissement. Dans un monde où Coinbase revendique déjà plus de 100 millions d'utilisateurs, le sujet n'est clairement plus marginal, il devient vraiment structuré. Alors... Ça faisait longtemps que je te suivais sur les différents réseaux, que j'avais envie de t'avoir à mon micro pour évoquer ce sujet, comment toi tu es tombée dedans, comment tu t'es emparée du sujet. Un milieu quand même très tech et très masculin pour ne pas tirer à balle perdue, mais vraiment un milieu très particulier. Donc bonjour Catherine et merci de ton temps, sois la bienvenue.
- Speaker #1
Merci beaucoup Stéphanie, merci de me recevoir.
- Speaker #0
Je t'ai vu Ausha la tête à plusieurs reprises dans cette introduction. Qu'est-ce que t'aimerais ajouter que j'ai clairement oublié dans cette présentation ?
- Speaker #1
Non, je pense que tu as bien bien couvert le spectre et mon parcours en effet. Comme tu as pu me dire dans ton intro, moi je suis une geek, clairement passionnée de technologie. J'ai eu la chance d'avoir mon premier job dans la tech, dans une société qui faisait des logiciels bancaires. Et vraiment de découvrir ce monde qui n'était pas le mien. Moi je viens du monde de la finance et j'avais étudié la finance. Fantastique, vraiment j'ai travaillé aux côtés de développeurs. qui avaient une passion pour leur métier. C'est presque de l'artisanat de développer un logiciel. Moi, je trouve ça fascinant. Chacun met sa logique dans ce qu'il crée. À l'époque, on était dans un château, on avait les serveurs dans le château. Donc, tu vois, les gens pensent l'informatique, c'est quelque chose d'un peu virtuel et d'immatériel, d'autant plus quand on parle de Bitcoin et crypto. Mais tu vois, moi, j'ai commencé vraiment avec une expérience de terrain et ça m'a guidée pendant toute ma carrière parce que d'avoir cette expérience auprès des développeurs, à
- Speaker #0
toujours toujours porté je les ai toujours comparé à des magiciens et des magiciennes parce que j'ai aussi beaucoup évolué dans le product et la tech donc moi plutôt côté métier ou côté produit mais forcément très en proximité avec les équipes tech j'ai toujours été assez merveillée de ce qu'ils étaient ils ou elles c'était tout le monde de créer from scratch avec des lignes de code ça m'a toujours oui c'était magique et pourtant qui n'a pas forcément toujours une industrie qui n'a pas toujours très bonne presse et particulièrement en France Merci.
- Speaker #1
T'entends toujours, et moi j'ai fait beaucoup d'audits après dans des grands groupes, les gens râlaient auprès de la DSI. C'est toujours ceux qui prennent alors que la boîte ne tient pas sans eux. Donc voilà, c'est une petite injustice.
- Speaker #0
Pour l'intro, ça pose les bases. Tu as passé plus de 18 ans chez KPMG. Avant KPMG, une dizaine d'années aussi, mais dans le conseil, donc plutôt finance aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourtant, te voilà aujourd'hui à accompagner les acteurs. financier vers une nouvelle ère de produits financier, en solo. Qu'est-ce qui a créé cette bascule ? Parce que c'était KPMG, Conseil, enfin, une très très grosse structure.
- Speaker #1
Quand moi j'ai commencé chez KPMG en 2007, et si tu te souviens, 2007, c'était la crise. C'était la crise financière. Il y avait des caméras partout sur le parvis à la Défense, je me souviens. J'arrivais. Et en fait, on a été mandatés tout de suite pour faire énormément d'audits dans les banques. À cette époque-là, la BCE reprenait toute la supervision des états... de l'église bancaire, on constatait combien c'était difficile d'obtenir de la donnée, d'avoir de la donnée de qualité, combien les systèmes sont complexes, combien c'est rigide, ultra réglementé. Moi, j'avais l'impression de revenir à l'époque où je faisais du logiciel, on essayait de moderniser tout ça, mais avec une telle complexité que tu répares quelque chose à un bout, t'as un autre bout, ça explose, t'es un peu le tonneau des Danaïdes, t'as l'impression que tu vas jamais finir de moderniser ça. Et quand j'ai découvert Bitcoin, quand j'ai découvert la fintech, je me suis dit « Tiens, ça c'est intéressant, voilà quelque chose de nouveau, voilà quelque chose qui va pouvoir nous apporter des nouvelles technologies, des nouvelles infrastructures et qui vont permettre de repartir d'une page blanche en fait. » Donc de vouloir à tout prix réparer l'ancien système, voilà, recréer quelque chose de nouveau avec de nouvelles technologies, c'est aussi intéressant.
- Speaker #0
Pourquoi la crypto ? On parlait de 2016, en tout cas je parlais de 2016 dans l'introduction, mais ça faisait déjà des années que tu t'intéressais au sujet. Pourquoi crypto, blockchain ? Qu'est-ce que tu as vu à ce moment-là que d'autres n'ont pas forcément vu ? Continue d'ailleurs à ne pas voir aujourd'hui encore.
- Speaker #1
Peut-être, mais moi, ce que j'y ai vu en tout cas, c'est quand j'ai commencé à m'intéresser au sujet de l'innovation dans la finance, il y avait à l'époque beaucoup de fintech. Et la fintech, pour moi, c'était OK, sympa, on va refaire la façade, mais derrière, les systèmes, c'est toujours assez branlant, entre guillemets. En revanche, avec Bitcoin, il y avait une infrastructure derrière. Donc, on pouvait... tout construire sur une nouvelle base, sur un nouveau réseau, sur une nouvelle infrastructure. Et donc ça, c'était vraiment intéressant. Moi, à la lumière de mon expérience, puisque je ne m'y serais peut-être pas intéressée si j'avais été en tout début de carrière, mais j'avais une expérience de plus de 15 années déjà dans la tech,
- Speaker #0
et je me disais,
- Speaker #1
mais en fait, ça résout quand même beaucoup de problèmes.
- Speaker #0
Là, c'est vraiment l'approche tech, c'est le fait de ne pas avoir un legacy technique bancaire de plusieurs années. Merci. Les banques ont un rôle aussi à jouer plutôt de stabilité étatique, je dirais. On comprend aussi ce poids de l'infrastructure, ça a de marché aussi, ce genre de choses, et de faire communiquer tous ces thèmes. Toi, ce qui t'a attirée en premier lieu, c'était vraiment de voir, on peut s'affranchir de tout ça pour aller créer quelque chose de différent et plus fluide, plus réactif, plus en adéquation avec les besoins de demain.
- Speaker #1
Oui, exactement. Moi, c'était la nouveauté et c'était la tech qui me plaisait. Tu vois, c'est ça qui m'a attirée. J'étais fascinée. C'était hyper compliqué. Ça met du temps avant d'appréhender toute la technologie qu'il y a derrière, comment est-ce que c'est construit, l'algorithme, etc. Et puis, au fur et à mesure, tu comprends qu'il y a un côté, c'est simple, c'est logique, c'est mathématique et c'est super intéressant. Puis, il y avait une communauté autour de gens aussi extrêmement intelligents, de développeurs très brillants. qui sont dans cet écosystème et pas seulement autour de Bitcoin, après dans l'écosystème Ethereum qui est venu derrière. Mais moi, j'ai suivi ça un peu comme une série Netflix. Je trouvais ça passionnant. Je regardais ça loin au départ. Tu me dis que j'étais la seule, mais quand j'en parlais avec quelques clients, tu vois, je n'étais pas la seule. Il y avait certaines personnes qui étaient comme moi et qui disaient en fait, ce truc-là, c'est super intéressant. Il faut s'y intéresser quand on travaille dans la banque.
- Speaker #0
Alors justement, pour celles et ceux éventuellement qui nous écoutent et qui ne sont pas aussi familières que nous à ces sujets-là, si tu triques à une définition d'un bitcoin, on va dire très vulgarisé, ça serait quoi ?
- Speaker #1
Oui, très vulgarisé. En fait, il faut comprendre que quand on a eu Internet, on a commencé à utiliser Internet pour partager de l'information dans un réseau qui était mondial. Et ça, c'est super. Ensuite, pour faire du commerce en ligne, il faut que tu puisses faire des transactions. Or, quand... Tu utilises Internet, tu m'envoies un mail, Stéphanie, tu gardes le mail et moi j'ai le mail.
- Speaker #0
Jusque-là, on est d'accord.
- Speaker #1
Jusque-là, on est d'accord. Avec l'argent, ça ne peut pas fonctionner. Ça serait bien, mais ça fonctionne.
- Speaker #0
Je ne le garde pas. Si je le défonce chez toi, je ne le garde pas derrière.
- Speaker #1
Voilà. Donc, le réseau Internet est impropre à l'utilisation pour des fins de transaction au final, tu vois. Avec Bitcoin, si je t'envoie un Bitcoin sur le réseau Bitcoin, je ne l'ai plus, c'est toi qui l'as. Donc on a inventé avec Bitcoin la notion de propriété numérique. Je détiens quelque chose de numérique que je suis le seul à détenir et si je te l'envoie, je ne l'ai plus, c'est toi qui l'as.
- Speaker #0
Et c'est la passabilité. Voilà.
- Speaker #1
Sur le réseau, ces transactions qui sont toutes... ancrée dans la blockchain. C'est vraiment la notion de rareté numérique, de propriété numérique, qui est totalement nouvelle et qu'on n'a pas du tout par ailleurs sur des technologies comme Internet, ou sur des réseaux comme Internet. Donc c'est pour ça que je dis que c'est l'Internet de la finance, ce sont des nouveaux réseaux financiers en fait.
- Speaker #0
Ce domaine de la crypto mine de rien et de la blockchain, il fascine autant qu'il est frais. Comment est-ce qu'on construit pour toi la crédibilité dans un secteur justement perçu comme spéculatif ? un table, voire un peu sulfureux aussi, puis il sort des cadres, ça sort de la réglementation traditionnelle, et on sait que nos institutions réglementaires, elles mettent toujours un petit peu de temps avant de se remettre à plat ou au goût du jour, si je puis dire. Comment tu gères ce regard sceptique, parfois certainement aussi un peu moqueur de la finance traditionnelle ?
- Speaker #1
La première chose, c'est... Moi, j'ai la chance d'avoir un peu d'expérience dans la tech maintenant, 27 ans que je suis dans ces sujets, et de comprendre un peu mieux, grâce à ces 27 années, les mécanismes d'adoption des technologies et qui ne sont pas propres à Bitcoin ou aux cryptoactifs. Tu sais, quand moi, je changeais les back-office de crédit, les gens n'étaient pas contents non plus. Ils ne voulaient pas. Si je te change ton ordinateur et je te dis demain, Stéphanie, je t'en donne un nouveau, tu vas me dire que tu es gentille, mais pas tout de suite. Voilà.
- Speaker #0
Mais tu peux ronchonner.
- Speaker #1
Tu peux ronchonner. Et voilà, tu sais que tu vas perdre du temps. Tu sais qu'il faut reprendre tout en main. Tu sais que ça change certaines choses. Et donc, d'autant plus quand on parle de transformation technologique majeure pour une industrie, forcément, il y a de la résistance sous toutes les formes. Donc, il faut être patient. Et ça, c'est vrai qu'avec le temps, j'ai appris à être patient avec ce type de réaction. Après, il faut aussi se rappeler que... si tu prends l'histoire, Internet, c'est pareil. Internet, au départ, c'était des pirates. Je suis assez vieille pour avoir connu ça. Les gens ne voulaient pas avoir Internet chez eux. Internet, c'était fait pour les contenus pédophiles, les contenus, le Darknet. C'était associé à tout un tas de choses.
- Speaker #0
Une malveillance, tout à fait.
- Speaker #1
Oui, et ce n'est pas faux parce qu'en fait, les nouveaux réseaux, les nouveaux actifs, les nouvelles technologies sont souvent les plus utilisés par les...
- Speaker #0
Par les réglementations.
- Speaker #1
Voilà. Oui, exactement. Il y a moins de régulation sur ces technologies-là. Donc, forcément, c'est intéressant pour des activités malveillantes d'aller sur ces réseaux. Il faut se rappeler de ça et même encore avant, tu vois, moi, je suis une grande fan de la révolution industrielle, de Gustave Eiffel, par exemple. Un homme qui a eu un destin fascinant, qui faisait des choses... Un entrepreneur incroyable. À son époque, il était honni. Les gens disaient, je fais des trucs avec du fer, c'est atroce. C'était vraiment un personnage qui n'était absolument pas aimé. Il y a un film, je ne sais pas si tu l'as vu, le film de Cédric Clapiche, L'avenue de l'avenir. Et en fait, il met en parallèle ce début du XXe siècle et le début du XXIe. Et c'est vraiment super intéressant de voir que l'histoire se répète complètement avec d'autres sujets, d'autres... Nous, ce n'est pas le train, c'est Internet, c'est les cryptos, c'est l'IA.
- Speaker #0
Toi, c'est vraiment, nous sommes vraiment à la jonction d'une nouvelle ère de fonctionnement.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Sur la finance, et aujourd'hui, bon, principalement à travers les grandes entreprises que tu accompagnes, mais aussi en tant que particulier qu'investisseur individuel. C'est quelque chose pour toi dont on doit s'emparer, parce que de toute façon, si je comprends bien, ça fera partie demain de notre quotidien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comme encore 10 ou 15 ans payés avec son téléphone n'étaient pas évidents. Oui. C'est une évidence pour quasiment tout le monde.
- Speaker #1
Oui, complètement. Après, le fait de s'y mettre ou non, d'ailleurs, on le voit déjà. L'investissement s'est beaucoup démocratisé depuis le Covid. Alors, ce n'est peut-être pas encore visible, moi je suis dedans, donc forcément j'observe ça d'un œil attentif, mais l'investissement s'est énormément démocratisé depuis le Covid, depuis toutes les crises qu'on a pu voir émerger, sanitaires, climatiques. La crise des retraites, tous les gens ne savent pas trop s'ils vont avoir une retraite ou pas. Et il y a eu cette volonté de commencer à investir. Et pour cela, il faut démocratiser l'investissement, il faut amener de l'investissement aux gens. Et les plateformes d'investissement ont fait énormément pour ça. Et la crypto a fait énormément pour ça. Parce qu'avec la crypto, tu as un aspect très accessible. C'est numérique, tu peux l'avoir sur ton téléphone. Tu as une accessibilité au niveau des montants. Tu peux investir des petits montants. Oui,
- Speaker #0
j'allais te demander qu'est-ce que concrètement ça change. petit montant, le canal d'acquisition, si tu me dis que c'est par téléphone. Comme changement lié à cette nouvelle approche d'investissement.
- Speaker #1
C'est des infrastructures qui sont mondiales. Où que tu sois dans le monde, tu peux avoir accès au bitcoin. Ça nous paraît un peu évident, mais il y a certains marchés et certains endroits dans le monde où tu n'as pas accès à certains actifs et même à des actifs tout court ou à un système financier tout court.
- Speaker #0
Mais il y a encore des pays qui ne sont pas complètement bancarisés.
- Speaker #1
Exactement. Et dans les pays bancarisés, il y a des pays où l'investissement soit est mal vu, soit certains actifs ne sont pas disponibles. C'est encore le cas. Donc là, on a des actifs qui sont mondiaux, qui circulent sur des infrastructures mondiales, qui ne s'arrêtent jamais. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Donc, tu as une accessibilité globale et une instantanéité qui plaît. Et qui plaît notamment dans le cadre de cette démocratisation.
- Speaker #0
Dans notre monde d'instantanéité, forcément que ça plaît de plus en plus.
- Speaker #1
La finance numérique, en fait, c'est vraiment cette idée, n'importe où je suis dans le monde, à n'importe quelle heure, je peux avoir accès à n'importe quel actif.
- Speaker #0
Tu disais aussi que forcément, la blockchain, il n'y a plus le même legacy, il n'y a plus les mêmes rôles réglementaires. Donc, il y a aussi un côté où ça réduit les rôles intermédiaires et ce rôle réglementaire des institutions financières. Comment est-ce que les acteurs historiques doivent appréhender, selon toi, ce changement pour se transformer et rester pertinent ?
- Speaker #1
Alors déjà, moi, je remettrais un petit peu aussi en question cette idée de la désintermédiation totale. Voilà, c'est évidemment le but, c'était ça au départ. C'était d'avoir du père à père, de pouvoir s'envoyer du bitcoin, de particulier à particulier, de pouvoir complètement s'affranchir. de tout intermédiaire, puisque même la possession, tu peux conserver toi-même chez toi tes bitcoins sur une petite clé USB, tu sais, tu peux les sécuriser chez toi. Donc, c'est la désintermédiation à l'extrême. Après, une fois que tu as ça, tu te rends compte que, ben non, il y a tout un petit exercice où tu n'as pas envie de les faire. Déjà, la conservation chez toi, est-ce que tu as vraiment envie de le faire ? Déjà, il faut être très à l'aise avec ce sujet-là, avec la sécurité informatique qu'il y a autour, avec la sécurité physique qu'il y a autour. Tu as après des intermédiaires évidemment qui se sont positionnés aussi. Tu vois toutes les grosses plateformes d'échange qui sont positionnées aujourd'hui pour avoir accès à du Bitcoin ou à de l'Ether ou à n'importe quel actif. Donc tu as tout un tas d'intermédiaires qui se remettent dans le système. Alors forcément par rapport à l'idéal de désintermédiation initiale, ça a un petit peu changé. Et puis tu as aussi de la réglementation, forcément.
- Speaker #0
Et aujourd'hui ? Si tu te risquais un rapide état des lieux, tu penses qu'on en est où, on est comment aujourd'hui par rapport à tous ces acteurs ?
- Speaker #1
Je vais te dire, tu n'as peut-être pas connu au moment d'Internet, mais il y a eu toute une première génération d'acteurs qui ont émergé, dont on n'entend plus parler aujourd'hui. La deuxième génération, elle est arrivée très rapidement avec Amazon, avec Facebook, avec tous les acteurs des grandes plateformes qu'on connaît aujourd'hui comme étant les Magnificent Seven, les plus grandes entreprises cotées aux US. On est un peu dans ce moment-là. La première génération a un petit peu fait essuyer les plâtres, je dirais, et on voit émerger, comme tu disais, des Coinbase, des Circle, des entreprises cotées qui ont des plateformes importantes avec une portée mondiale et qui captent la donnée, la richesse, la valeur de ces infrastructures. Donc, c'est là où c'est intéressant parce qu'on voit énormément aussi d'opérations de M&A. On voit notamment sur les sujets des stable coins, on en voit énormément des très grosses opérations. Et donc, on se rend compte, là, il y en a une annoncée par Mastercard, je ne sais pas si tu as vu, cette semaine. Mais voilà, c'est des montants énormes, comme on n'a jamais vu dans la fintech. Donc, je pense que ça montre bien que le sujet est stratégique et que les acteurs veulent se positionner pour prendre une part stratégique de ces réseaux.
- Speaker #0
Il y a certains établissements historiques qui ont compris aussi que, de toute façon, C'est pas qu'elles n'avaient pas le choix, mais qu'il y avait un jeu dans lequel elles avaient envie d'entrer, parce que si elles ne rentraient pas, elles avaient aussi à y perdre, en fait.
- Speaker #1
Complètement. C'est une redistribution des rôles et une redistribution aussi des responsabilités. Je pense que tous les métiers n'ont pas encore été découverts.
- Speaker #0
Ça va créer de nouveaux métiers, de nouvelles expertises.
- Speaker #1
Oui, complètement. De nouveaux services.
- Speaker #0
Comme avec l'IA.
- Speaker #1
Exactement. Il va y avoir beaucoup de choses à faire.
- Speaker #0
J'aime bien cette image de on est à... à la jonction d'une nouvelle ère que tu évoquais aussi avant. Et oui, ça fait partie de ce qui va se passer comme Internet en son temps, qui était il n'y a pas si longtemps que ça, mine de rien. Tu accompagnes aujourd'hui des acteurs financiers dans cette transition, justement. Qu'est-ce qui est le plus difficile pour toi ? La technologie, la réglementation, la résistance culturelle ? Quelle erreur tu vois le plus dans les organisations aujourd'hui ?
- Speaker #1
forcément il y a une forme de résistance mais encore une fois moi c'est quelque chose que je connais et que je comprends c'est légitime quand tu es dans un secteur dans une industrie ou dans une organisation de vouloir protéger ton business protéger tes équipes protéger tes clients aussi parce que voilà, quand tu t'en occupes bien t'as pas envie qu'ils partent ailleurs non forcément c'est tout à fait naturel ce qui est difficile à faire comprendre C'est en effet cet aspect stratégique, parce qu'on a eu tendance à se dire « Oh la crypto ! » Et honnêtement, l'écosystème crypto n'a pas toujours été un très bon avocat pour sa communauté, on va dire. Mais en même temps, c'est un écosystème plein de créativité, un écosystème qui demande à bousculer les codes, donc forcément, il fallait que ce soit un petit peu fou. mais aujourd'hui c'est important de comprendre que c'est pas totalement marginal, cet écosystème. Il y a vraiment derrière des choses qui sont stratégiques, des infrastructures qui sont stratégiques, des réseaux. Et là, il y a des prises de position à faire, des prises de position stratégiques à faire pour les acteurs, notamment en Europe, parce qu'on voit bien qu'une fois encore,
- Speaker #0
au niveau des États-Unis,
- Speaker #1
forcément, et on voit le poids qu'a la tech aujourd'hui, le poids politique et économique qu'a la tech aux États-Unis. Donc, forcément, ils prennent de l'avance. Mais ce sont des infrastructures stratégiques et pour moi, c'est ça l'enjeu, c'est de vraiment donner un peu d'éclairage autour de ces sujets-là parce que je pense qu'on a totalement les moyens de ne serait-ce que de rentrer dans la course pour continuer à avancer. Et puis, on a aussi des acteurs français dans cet écosystème, dans la DeFi, dans les stable coins, dans les cryptos. On a des acteurs français et des acteurs européens et donc, il faut miser sur eux.
- Speaker #0
Si tu as une baguette magique ou une boule de cristal, je vais faire appel à ton œil d'expert, t'es projectif, tu vois, prospectif aussi, je dirais. À quoi ressemblerait, dans 5 ou 10 ans, à ton avis, à quoi va ressembler le paysage financier ? Est-ce que Bitcoin sera totalement intégré, encore un peu combattu ou marginal dans tes rêves les plus fous ?
- Speaker #1
Sur Bitcoin, honnêtement, je ne ferai pas ma Madame Irma. Il y a des bien meilleurs spécialistes que moi de Bitcoin qui te donneront tous les scénarios. Évidemment, il y a beaucoup de scénarios qui sont possibles. Mais je dirais que c'est vraiment idiot aujourd'hui, pour moi, de ne pas considérer le scénario que Bitcoin devienne à l'avenir un actif stratégique.
- Speaker #0
Ça veut dire qu'on ne sait pas quoi dans la vraie vie de tout le monde. Tout le monde en aura ? Tout le monde aura un nouveau produit financier ?
- Speaker #1
Pas forcément. Mais tu vois, quand on voit les États-Unis qui font des réserves de Bitcoin, On se dit qu'aujourd'hui, le poids économique repose énormément sur le dollar. Demain, est-ce qu'ayant trouvé un actif alternatif comme le bitcoin, on ne puisse pas décharger une partie du poids qu'on fait peser sur certaines monnaies, dont le dollar, sur bitcoin ? Ils deviennent un actif stratégique, tu vois, dans l'économie. Donc ça, c'est quand même une hypothèse qu'il ne faut pas exclure.
- Speaker #0
pour moi aujourd'hui.
- Speaker #1
D'accord. Et d'un point de vue grand public ?
- Speaker #0
Et d'un point de vue grand public, pour moi, le sujet, c'est vraiment, il faut remettre ça dans son contexte, c'est le sujet de la démocratisation de l'investissement et le sujet d'apporter la possibilité à chacun d'investir. Et c'est vraiment ça, le sujet actuel. Et pour moi, c'est quand même réussir aussi à débloquer un certain nombre de choses. Tu vois, aujourd'hui, en Europe, pourquoi est-ce qu'on n'a pas de financement de la tech, de financement. de notre économie. C'est aussi parce qu'on n'a pas des marchés financiers, des acteurs qui sont suffisamment gros. C'est parce qu'on investit beaucoup moins qu'aux US. Le rapport, il est énorme. En France, je crois que c'est 7% des Français qui détiennent des actions. Aux États-Unis, c'est un Américain sur deux.
- Speaker #1
Mais est-ce que ce n'est pas aussi le système social qui vient ? Bien sûr, oui.
- Speaker #0
C'est ça, bien sûr.
- Speaker #1
Parce que c'est leur moyen à eux de se préserver, de se faire un matelas. Alors qu'en France, on a plutôt tendance à compter sur le chômage ou sur les retraites. Eux, ils n'ont très peu ce système-là en place. Donc, c'est aussi pour ça qu'ils ont cette appétence à la… Alors, pas forcément la spéculation, mais à l'investissement diversifié, dirons-nous.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, pour moi, c'est très important de faire la différence entre spéculation et investissement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je pense qu'on souffre beaucoup du fait que beaucoup de gens associent marché financier avec spéculation. Ou marché financier avec casino. Crypto avec casino. ou crypto avec, c'est la même chose et l'argent d'une façon générale avec la spéculation mais en fait investir de façon constante dans un actif sur le long terme c'est ça les marchés financiers c'est à ça que ça sert au départ c'est te constituer un patrimoine sur le long terme avec des secteurs et des actifs dans lesquels tu crois moi je travaille dans la tech évidemment c'est pas étonnant si je m'intéresse à bitcoin voilà, après c'est chacun son truc mais aujourd'hui dans l'art.
- Speaker #1
dans les objets.
- Speaker #0
Ça peut être dans les voitures de collection, ça peut être dans tout ce que tu veux, dans un marché que tu connais, que tu aimes, qui te passionne. Mais c'est surtout donner la possibilité à chacun d'accéder à ça.
- Speaker #1
Tu me disais quand on préparait cet épisode aussi que les jeunes générations étaient assez friandes du bitcoin. Ça les attire, enfin bitcoin et autres monnaies, ça les attire assez fortement. Pourquoi, à ton avis ?
- Speaker #0
En fait, tu as un quart des jeunes de moins de 34 ans qui investit dans les crypto-monnaies. Et pourquoi ? Pour cette raison qui est simple. Les jeunes aujourd'hui, ils veulent automatiser l'investissement. Déjà, ils veulent investir. Pas dans le système des retraites, ils veulent investir. Parce que moi, à leur âge, j'étais jeune étudiant, l'investissement, bon, oui, bon, pourquoi pas ? Mais on était très peu nombreux à s'y intéresser. Ensuite, il leur faut des montants accessibles. Et ils veulent, par exemple, automatiser, ils font ce qu'ils appellent du gold-based investing. C'est-à-dire... « Tiens, dans trois ans, je vais devoir changer mon iPhone. » Et si je mettais 5 euros de côté tous les mois, avec un système d'enveloppe, avec un système d'automatisation ? Et sur quel actif je vais le positionner ? Je vais commencer à investir dans un ETF, par exemple. C'est un produit indiciel, en fait, qui te permet d'investir soit sur un secteur, soit sur un panier d'actions. Donc, tu peux avoir un panier d'actions qui va représenter l'ensemble des actions mondiales. ou qui peut être lié à un indice comme le CAC 40, comme le S&P 500, comme le DAX, ou tu peux avoir un ETF qui va représenter un panier d'actions dans le domaine, on en parlait, des voitures, de l'aviation, de l'aérospatiale, de la défense. Mais ça permet en fait d'établir une moyenne parce que tu n'es pas seulement sur une action, tu as choisi le mauvais cheval, voilà, tu as perdu, mais tu as un panier d'actions. Donc c'est une moyenne et donc tu as... probablement moins de volatilité que sur des actions données. Donc, tu vas pouvoir investir comme ça sur un certain nombre de... C'est des produits qui sont aussi plébiscités par les jeunes. Il n'y a pas que la crypto. Donc, il y a le fond, les produits, crypto, ETF, et la forme, la façon dont ils ont d'investir, qui est aussi différente. Voilà, ils veulent faire du DCA, c'est-à-dire du Dollar Cost Average. Ils veulent investir tous les mois le même montant. Ça te permet d'établir une moyenne.
- Speaker #1
façon de faire des économies. C'est une autre façon d'avoir un livret où je ne sais plus comment ça s'appelle aujourd'hui, mais voilà, où effectivement chaque mois tu vas aller mettre une somme. C'est vraiment un autre produit financier, différent à travers plein de choses, mais très comparable quand même quant à l'usage derrière qu'on peut en faire.
- Speaker #0
Complètement. Et c'est quelque chose qui est aussi beaucoup poussé par les réseaux sociaux. Parce que Merci. Les nouveaux acteurs de la finance numérique, que sont les grandes plateformes de trading, etc., vont chercher les jeunes là où ils sont.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est les utilisateurs de demain.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc, si tu arrives à créer la confiance dès le début, cette confiance-là, elle va rester normalement sur tout le reste de la vie.
- Speaker #0
Tu as tout compris. Et donc, tout le contenu, tu sais, d'éducation financière, c'est la semaine de l'éducation financière là. C'est vrai. sur les réseaux sociaux d'éducation financière qui fleurit, il faut garder un esprit critique par rapport à ça. Parce qu'il y a beaucoup de ce contenu qui est créé par ces plateformes elles-mêmes.
- Speaker #1
Avec un intérêt derrière de venir utiliser.
- Speaker #0
Évidemment. Donc, il y a énormément d'influenceurs dans ce domaine, énormément de contenus. Alors, c'est super intéressant parce que ça... Mine de rien, ça démocratise. Les gens sont beaucoup plus affûtés. Tu vois, les jeunes que je rencontre quand je donne des cours, je suis impressionnée. Ils suivent, ils ont des chaînes YouTube, ils ont des contenus, ils ont des newsletters. C'est une chance aussi.
- Speaker #1
Oui, les réseaux, c'est aussi une chance de faire circuler de l'information, à garder l'œil critique et analytique, si je puis dire. Mais c'est aussi une chance de pouvoir avoir accès à beaucoup plus d'informations, plus facilement. et plus au-delà des frontières.
- Speaker #0
Oui. Et puis après, il n'y a aucune autre meilleure manière d'apprendre pour moi que d'essayer, que d'y aller.
- Speaker #1
Surtout que tu disais qu'on pouvait aussi investir dans la crypto, les blockchains, etc. avec des petits montants, pas forcément de très gros montants tout de suite.
- Speaker #0
Bien sûr. Oui. Ça, c'est aussi une croyance qu'il faut directement acheter un bitcoin. Mais un bitcoin, c'est divisible plusieurs décimales après la virgule. que... peut tout à fait acheter pour 5 euros, 10 euros au départ, regardez ce que ça fait. Moi, je suis geek, mais je suis pragmatique surtout. L'expérience de terrain. Donc, il n'y a pas de meilleur moyen d'apprendre que d'aller voir, que d'y aller, de voir comment est-ce que ça fonctionne.
- Speaker #1
Que d'essayer avec effectivement des montants sur lesquels on est à l'aise d'investir.
- Speaker #0
Oui, et ça fait beaucoup bondir les gens, mais moi, je trouve que la crypto, c'est pédagogique.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Je trouve qu'il n'y a pas de meilleur actif aujourd'hui. pour apprendre ce que ça fait les marchés financiers. En fait, telle ou telle volatilité. Les marchés financiers, c'est aussi, c'est non seulement investir, investir, se définir une stratégie d'investissement, mais aussi comprendre, toi, ta réaction personnelle par rapport à l'évolution des marchés. Parce que quel que soit l'investissement que tu vas faire, il y a un risque.
- Speaker #1
Est-ce que tu vas t'emballer ? Est-ce que tu vas stresser à la moindre variation ? Est-ce que tu vas aller consulter 25 fois par jour pour voir quel est le cours de ton investissement ?
- Speaker #0
Exactement, pour moi c'est un outil de connaissance de soi Je t'assure que moi ça m'a fait Redécouvrir certains aspects de ma personnalité Parce que tu me diras Mais tu investis et je te dirai qui tu es C'est ça ? Et comment tu réagis aussi à l'évolution De ton portefeuille, l'évolution des marchés Etc Au départ franchement je pensais C'était pas du tout pour moi ce truc Moi je faisais des finances traditionnelles Au départ je commençais à investir Et puis je me disais Mais au final je me rends compte que j'aime bien ce petit degré de risque. Et en fait, j'y repense et je me dis, mais Catherine, réfléchis, t'étais petite, t'as toujours fait des sports à risque. T'as toujours fait des trucs... Et c'est vrai ! C'est très révélateur,
- Speaker #1
effectivement, cette personnalité que l'on a chacun, chacune de nous, et cette appétence au risque dans notre vie, mais aussi avec l'argent. Ça se traduit par plein de choses, effectivement.
- Speaker #0
C'est très difficile de percevoir ça. Tu sais, on te fait signer des profils de risque, etc. Merci. Comment tu vas investir ? On te dit, alors, qu'est-ce que vous feriez ? Si et si. Mais tout ça, c'est hyper théorique, en fait. Moi, je trouve que la meilleure façon de savoir comment tu vas réagir, c'est, vas-y, tu mets un petit peu d'argent là et puis tu vois comment est-ce que tu réagis.
- Speaker #1
Mais surtout, on faut...
- Speaker #0
Évidemment, on est à l'emploi.
- Speaker #1
C'est très particulier. Si, Catherine, c'est quand même un milieu, ce monde-là, déjà de la finance, même traditionnelle, c'est déjà un milieu particulier. blockchain, bitcoin aussi, c'est très masculin. Si tu devais donner un conseil justement à une femme ou une jeune femme qui hésite à entrer dans ce secteur certes innovant et porteur, mais encore très controversé, qu'est-ce que tu lui dirais pour qu'elle ne se censure pas, par exemple ? Parce que toi, tu as l'air très à l'aise dans ce monde, comme à l'époque. Un peu chez toi.
- Speaker #0
Écoute, honnêtement, moi, j'aimais la tech, j'aimais la finance, donc... Et ça fait 27 ans que je suis là, donc je ne vais pas m'excuser, tu vois. Je me sens légitime. Je ne te dirai pas que c'est facile, forcément, tous les jours. Je crois que c'est Michelle Obama qui disait « Des femmes ont leur place partout » . Oui, j'espère qu'en 2026, les femmes ont leur place partout. L'investissement, ce n'est pas réservé aux hommes. La tech, ce n'est pas réservé aux hommes. Et moi, encore une fois, je ne connaissais rien du tout à la tech avant de faire mon premier job là-dedans. Et c'était formidable. J'ai trouvé plein de développeurs. Merci. des gens extraordinaires qui m'ont appris mon métier. Voilà, c'est un univers fascinant, comme tu disais. C'est des magiciens. Même dans la crypto, on est plusieurs femmes. Je ne suis pas toute seule. Il y a pas mal de femmes. Au contraire, la directrice de la DAN, Claire Balva, est une femme. Dans mes équipes, j'avais aussi des femmes, dans les équipes crypto. Donc,
- Speaker #1
si ça vous tente, allez-y, vous avez votre place.
- Speaker #0
Oui, et puis surtout, moi, il y a vraiment un sujet qui me tient vraiment à cœur. C'est ce sujet de la démocratisation de l'investissement. Et honnêtement, ce n'est pas une question de moyens. Ce n'est pas une question de savoir, tu vois, et d'avoir besoin d'éduquer les femmes ou d'une question de perception du risque ou une question de… pas du tout. Honnêtement, aujourd'hui, je trouve que ce n'est pas normal qu'il y ait encore trop peu de femmes dans l'investissement. Il y a 6% de femmes qui sont business angels. Je ne dis pas qu'il faut tout de suite aller mettre un ticket dans une start-up pour être investisseuse. Ce n'est pas ça. Mais acheter un peu d'ETF tous les mois, je te dis, même les étudiants, ils le font tous aujourd'hui. Commencer à réfléchir à son patrimoine assez tôt, tu vois. Et en plus, c'est intéressant.
- Speaker #1
Ça permet de comprendre énormément de choses. En plus, si ça vous tente, let it go, allez-y. Ça fera de toute façon partie de notre quotidien très rapidement. de ce que ton œil d'experte nous transmet ?
- Speaker #0
J'espère. Après les choix d'investissement de chacun, évidemment, on ne fait pas de conseils, mais l'idée, c'est de s'y mettre, de se constituer un patrimoine, de commencer à réfléchir à ce qu'on veut faire, aux projets qu'on a aussi. Et ça ne doit pas être limité à un nombre restreint de personnes. Il y a des étudiants qui ont des projets, il y a des retraités qui ont des projets, des hommes, des femmes, tout le monde. Tout le monde a des projets et a envie de les mettre en œuvre. Donc, c'est plus facile quand on a un peu d'autonomie financière devant soi. Il est nécessaire d'avoir un peu d'autonomie pour avoir des projets.
- Speaker #1
L'argent est quand même un facteur de potentiel, de possible.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Il n'y a pas de mal à gagner de l'argent, à faire de l'argent, comme disent les anglais ou saxons, make money. C'est aussi un des leviers de réalisation. de réalisation de rêves, de réalisation d'actions, de créer le business, d'autonomie, tu le dis aussi très clairement, d'autonomie. Merci beaucoup Catherine pour tout ce partage sur un domaine quand même très très particulier. J'avais à cœur d'ouvrir un peu ce débat-là. Je suis ravie de l'avoir ouvert en plus avec toi. Je vais souhaiter à mes auditeurs et mes auditrices une très bonne semaine. On se retrouve de toute façon la semaine prochaine. pour un nouvel épisode sur une nouvelle thématique. Et encore, merci Catherine, je mettrai ton profil LinkedIn dans les commentaires de l'épisode. Comme ça, si on a envie de continuer cette discussion, je pense que tu seras la mieux placée pour continuer de creuser.
- Speaker #0
Avec plaisir en tout cas.
- Speaker #1
Merci beaucoup. À bientôt Stéphanie. À très bientôt. A toi qui écoute cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus coûte que coûte. C'est un espace pour déprogrammer ce qui a tenu trop longtemps ce boulot, les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes, les rôles que tu as endossés pour être à la hauteur. Ici, nous ne cherchons pas à améliorer pour améliorer, nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile et tout ce qui se fait que l'on t'a fait croire. que tu devais serrer les dents pour avancer, pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Le Saturmind, c'est un lieu où on remet du fun, de la légèreté, du vrai, et surtout où tu redécouvres cette évidence simple. Oubliez, en fondatrice, tu es assez. Déjà assez, pour créer une vie personnelle et professionnelle qui te ressemble vraiment. Si cet épisode t'a plu, alors n'hésite pas à le commenter ou le noter sur ta plateforme préférée ou tout simplement le faire suivre. à une personne qui aurait besoin de l'entendre. Parfois, il suffit d'un micro-pas pour changer fondamentalement de point de vue. Et puis, reset your mind commence à être connu. Alors j'ai très envie de voir jusqu'où nous pouvons aller ensemble. À la semaine prochaine !