Speaker #0Bienvenue chez Reset Your Mind. Aujourd'hui, c'est un épisode un peu particulier puisque c'est le centième épisode. Cent, j'y ai cru. Personnellement, j'aurais pas forcément misé dessus quand je me suis lancée il y a quelques années en arrière que j'atteindrais ce chiffre-là. Aujourd'hui, je suis ravie d'être là pour partager ce centième épisode, cet anniversaire avec vous et j'avais très envie de faire quelque chose de particulier. Alors ce que j'ai fait, c'est que j'ai demandé à mes coachés, dont j'ai la joie et l'honneur d'avoir la confiance au quotidien, de poser leurs questions et surtout quels sont les sujets qui ont été les plus épineux pour eux, les sujets qui ont été les plus difficiles à traverser ou qui aujourd'hui encore continuent d'être assez challengeants pour eux, qui n'est pas encore complètement naturel. Et je vous ai sélectionné les cinq sujets les plus importants pour pouvoir les partager avec vous. A toi qui écoute cet épisode, je le répète souvent, Reset Your Mind n'est pas un espace pour performer plus coûte que coûte. C'est un espace pour déprogrammer ce qui a tenu trop longtemps sous l'eau. Les fausses obligations, les exigences qui ne sont pas les tiennes. Les rôles que tu as endossés pour être à la hauteur. Ici, nous ne cherchons pas à améliorer pour améliorer, nous invitons à refaire surface, à libérer de l'espace dans la tête, à relâcher la pression inutile et tout ce qui fait que l'on t'a fait croire. que tu devais serrer les dents pour avancer, pour avoir de la valeur, pour mériter ta place. Le SaturMind, c'est un lieu où on remet du fun, de la légèreté, du vrai et surtout où tu redéco cette évidence simple, oubliée pour ta fondatrice. Tu es assez. Déjà assez pour créer une vie personnelle et professionnelle qui te ressemble vraiment. Ce qui est assez intéressant dans ces cinq questions qui remontent en top 5, c'est qu'elles sont posées aussi bien par des personnes qui sont en poste, pas en poste, manager, pas manager, elles sont communes à toutes les industries, tous les milieux, toutes les expériences professionnelles, qu'on soit junior, expérimenté ou senior. Et c'est pour ça que j'ai trouvé ça hyper intéressant de prendre celle-ci, parce qu'il s'avère qu'elles sont vraiment universelles. Et je trouve qu'elles ont un point commun qui est, ces blocages ne sont pas des défauts. Ces blocages sont vraiment issus d'angles morts que l'on ne nous a pas appris à traverser ou à anticiper. Donc, vos blocages ne sont pas des défauts, ce sont vraiment des angles morts que l'on ne nous a pas appris à identifier en amont. Et ce n'est pas parce que tout le monde partage ces blocages, ou en tout cas une grande majorité des gens partagent ces blocages, qu'ils sont une fatalité. Au contraire, je les ai aussi pris pour vous montrer qu'il y avait une autre façon de faire possible, qu'il y avait un pas de côté qui permettait d'aller accéder à une solution. Et puis honnêtement, 100 épisodes plus tard, je suis encore et toujours convaincue que ce n'est pas un problème de compétence. Et je pense que cet épisode va vous le prouver. Ce n'est pas un problème de compétence, ce n'est jamais en fait un problème de compétence, mais plutôt un problème de système mental que l'on ne nous a pas aidé à faire. évoluer, sauf que notre société, elle va vite, très vite, et que l'on ne nous a pas appris à accélérer dans cette évolution perpétuelle et personnelle, surtout. 100 épisodes plus tard, je suis toujours convaincue que ce n'est pas un problème de compétence, ce n'est jamais un problème de compétence, c'est un problème de système mental, que l'on ne nous a pas appris à adapter, à faire évoluer. Et c'est ce que j'espère partager encore une fois, aujourd'hui. dans cet épisode. Alors, la première question dans le top 1 qui est ressortie, dans ces questions qui ont été posées par mes coachés sur ces sujets les plus délicats qui leur ont donné le plus de fil à retordre, ça a été networker. Networker, le networking. Comme c'est inconfortable. Comme c'est indélicat. Le vrai problème derrière le networking, c'est que l'on ne se sent pas à notre place. Que l'on a toujours mieux à faire. On a à produire, bien évidemment, il faut travailler. Sauf que le networking, c'est aussi du travail. C'est aussi du travail, pourquoi ? Parce que dans ces moments-là, quand on s'ouvre au networking vraiment, on va recharger nos batteries. Quoi qu'on en dise, on va capter les signaux faibles de notre industrie, de l'économie, de ce qui se passe dans notre domaine ou dans d'autres domaines en fonction des événements où on est. On va sentir énormément de choses. On va se recharger de ces personnes qui... partagent avec générosité, sous la plupart du temps, leur vision des choses. Il y a une circulation d'énergie qui est phénoménale, et d'un point de vue professionnel, justement, on va capter tous ces signes faibles, voir comment ça se passe dans d'autres entreprises, voir... comment certaines entreprises anticipent des virages innovants et ça va vous nourrir intellectuellement. Alors je sais que la plupart du temps, networking c'est soit le networking, soit je produis au travail. J'aimerais qu'on sorte de cette dualité et si en même temps, networker c'était être plus performant, plus performante dans notre job. Et si networker, prendre du temps pour continuer à se former, à se nourrir intellectuellement, c'était aussi une manière d'être plus... pertinent, efficace, efficient au travail. Vous voyez, c'est jamais une dualité si tranchée. Et pourtant, je sais à quel point c'est inconfortable, surtout au début, surtout dans des nouveaux événements, d'aller networker. Deuxième point, c'est ça ne donne jamais forcément se sentir à notre place. Surtout en tant que femme. Pourquoi ? Parce qu'on reste des invités dans cet écosystème-là, que le networking c'est forcément, ou la plupart du temps, c'est le soir. Que le soir, pour peu qu'on ait des enfants, on a toujours plus important à faire que de continuer à investir en soi à travers ces événements professionnels. Oui, mais il est important de s'autoriser à investir ce temps aussi pour sa carrière. Pourquoi ? Le networking, comme je le disais juste avant, ça va permettre de capter énormément de choses. Ça va permettre de s'ouvrir l'esprit. Ça va nous permettre d'être plus pertinent dans nos réflexions, de voir ce qui se passe ailleurs. Mais surtout, d'un point de vue professionnel, avoir du réseau, ça va nous permettre aussi du jour, le jour où on aura envie de changer, le jour où on aura envie de bouger, de saisir une nouvelle opportunité, ou si jamais il y a un revirement dans votre marché, d'avoir des contacts pour aller chercher un nouveau job, pour aller chercher un nouveau poste, que ce soit dans votre industrie ou dans une autre. Et ça, on le néglige. Ce n'est pas quand on se retrouve licencié, quand on se retrouve en recherche d'emploi, que c'est le moment de nourrir. son network. Ça se fait en amont. Et bizarrement, tu verras que si tu investis du temps dans ton network en amont, les opportunités elles viendront à toi. On pensera à toi. Alors je sais que c'est pas évident. On pensera à toi. On pensera à toi sur ce poste-là. On se dira, ah mais tiens, cette personne-là, elle pourrait être pas mal. Il y a un autre aspect aussi, c'est quand tu vas chercher un job, si les personnes te connaissent, même si elles ont échangé que quelques minutes avec toi, en toute simplicité. Beaucoup plus facile de se faire recommander. Ah oui, je la connais. Et ça, pour les recruteurs, pour les entreprises, c'est le petit élément qui peut faire basculer. Oui, je la connais. J'ai échangé avec elle. J'ai bien aimé l'énergie qu'elle dégageait. J'ai parlé de tel sujet avec elle. Elle avait l'air de s'y connaître. Je l'ai déjà croisée. Je sais qu'elle est active ou il est actif. Toutes ces petites choses-là, c'est hyper important parce que ce sont des éléments différents. Pourquoi le network est extrêmement important ? Pour nourrir intellectuellement. pour te donner de l'énergie, pour te permettre d'anticiper les changements de ton écosystème, pour te permettre de voir aussi si tu serais potentiellement capable d'accéder à d'autres postes, d'autres projets, d'autres missions. Tout le monde a gagné dans ces cas-là. Et puis, toi, à titre personnel, pour driver et piloter ta carrière. Donc, la première chose que j'aimerais que tu aies en tête dans le network, c'est, pour t'aider à passer à l'action, c'est tu es à ta place. N'oublie pas que, comme tout le monde dans la salle, vous êtes tous... mal à l'aise. Nous sommes tous mal à l'aise en event, en network, parce qu'on ne connaît pas tout le monde, bien évidemment. Les conférences, quelles sont celles qui t'intéressent, permettra de voir qui partage ton intérêt. Et ensuite, soyez, soyons curieux. Dans ces cas-là, osons aller échanger les uns avec les autres et posons des questions aux personnes. Les gens adorent parler d'eux. Que ce soit en conférence ou dans des salons où il y a des stands, qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous proposez comme service ? Les gens adorent parler d'eux. Ils sont là pour ça, tout comme nous, tout comme toi si tu vas dans cet event-là, ils sont là pour créer du lien, pour échanger, pour capter de l'information. Donc, tu as ta place, sois curieuse. Et puis, n'oublions pas que dans ces événements-là, le network, on n'est pas là pour briller, on n'est pas là pour être le plus sachant. On est là dans ces événements pour apprendre et pas avoir réponse à toutes les questions. Au contraire, pour ouvrir la porte des questions, pour poser ces questions, quitte à ne pas avoir la réponse. on est là pour ouvrir, pour créer du lien avec des pairs et pas être le ou la plus sachante de la salle. J'espère que ça t'aidera à passer à l'action. Network est capital, vraiment. Et qu'est-ce qu'après tout s'autoriser une heure, une soirée, une fois par mois ou une fois par trimestre ou un petit déjeuner, puisqu'il y a aussi beaucoup de petits déjeuners qui s'organisent maintenant, c'est pas grand-chose en fait. C'est pas si énorme que ça. Donc vraiment, je t'invite à ne pas sous-estimer l'importance et l'impact des notes. La deuxième question, le top 2 des questions posées par mes coachés, et là je vais te lire la question telle qu'elle m'a été formulée. Je fais partie de ces gens très enthousiastes au lancement d'un projet, mais je me lasse très vite. J'ai alors du mal à finir et à mobiliser les équipes. Donc cette deuxième question, c'est vraiment au tour de finir ce que l'on a commencé. Quand on se lance d'un point de vue neurosciences, on adore la nouveauté. Notre cerveau adore ça. Tout ce qui est nouveau, c'est de la récompense immédiate, c'est du challenge, et on est dans l'émotion immédiate de la réaction. Et c'est pour ça qu'il y a toujours beaucoup d'élan au démarrage, et que cet élan, il est à maintenir tout au long des projets ou des missions, parce qu'il va naturellement redescendre. Pour toi, si tu es sponsor du projet ou pilote du projet, mais aussi pour les équipes avec qui tu travailles. Si tu lances ton entreprise, si tu te lances à ton compte ou tu lances un nouveau département, ça va être tout feu, tout flamme au début parce qu'il y a cette récompense immédiate, cet élan, cette énergie, ce carburant interne alimenté par l'excitation, par cette émotion d'envie, d'excitation d'aller faire de la nouveauté. Mais ça va s'étioler sur le long terme. Donc je te dirais, bienvenue dans notre humanité. Et oui, c'est humain et c'est normal. Prenons un peu de recul par rapport à ça, c'est normal. Le cerveau aime. cette nouveauté, il n'aime pas effectivement la récompense sur le long terme. Il aime la récompense immédiate. Quand on lance un projet, quand on démarre, on est sur la récompense immédiate, alors qu'au fil du temps, on est sur du long terme, sur de la récompense à long terme. Et ça, c'est toujours un peu plus dit challengeant à mettre en œuvre. Comment est-ce qu'on peut faire ? Avec les années, et crois-moi, j'ai plus de 25 ans derrière moi de carrière professionnelle, j'ai commencé ma carrière en tant que directrice de projet, donc je sais ce que c'est que de faire bouger toute une équipe, une entreprise, un département. C'est clairement quelque chose qui demande de l'énergie. Donc déjà, ça va être de te remettre toi au centre. Si toi, tu ne maîtrises pas, si tu n'as pas conscience de ça et que tu ne gères pas ton énergie, alors ce serait difficile de la partager cette énergie, de fédérer autour du projet sur du long terme. La deuxième chose, je pense que c'est ce qui fait la réussite sur le long terme. C'est un mixte entre discipline et fun, je m'explique. Discipline, parce que c'est extrêmement important de coller au plan qu'on avait envie. Coller au plan que l'on a défini. Que l'on soit en plein d'énergie, que ce soit au début, que ce soit parce qu'il y a des difficultés en cours du chemin, qu'on n'ait plus l'envie, qu'on n'ait pas envie, qu'on n'ait pas l'énergie, qu'on soit ronchon, peu importe. On avait défini ce plan, rester collé à ce plan, Kita ! réduire, quitte à rallonger les délais, parce que bien évidemment, on a aussi tendance toujours à surestimer ce qu'on est capable de faire dans un temps court, tout faire d'un coup, versus on sous-estime fortement ce qu'on est capable de faire sur un temps long, avec parfois des actions beaucoup plus petites, mais c'est cette répétition d'actions, ce côté petit pas, step by step sur du long terme, qui génère le plus d'impact. Donc il y a vraiment cette dualité à intégrer, et ok, on avait défini ce plan-là, même si j'ai pas l'énergie, même si j'ai pas l'envie, on y va, on le fait. J'ai ce côté action minimum syndicale en tête qui me vient à l'esprit, qui est moi ce que je me suis toujours appliqué. J'avais dit que je le ferais, ok, peut-être que je suis pas en énergie de faire les deux ou quatre heures que j'avais imaginées. En revanche, quelle est l'action minimum syndicale que je veux faire aujourd'hui et qui permettra d'avancer ? Cette action minimum syndicale va jalonner, ces actions minimum syndicales vont jalonner. toute cette mission. Et je pense que c'est important de s'y tenir. Et parfois, 15 minutes, 30 minutes valent mieux que deux heures rêvées ou deux heures sans énergie, sans envie. Et je pense que c'est quelque chose à transmettre aux équipes aussi avec lesquelles on travaille, que c'est hyper important. Pourquoi c'est aussi important les actions minimum syndicales ? Parce que ça génère ce concept aussi de accountability en anglais qui est je peux compter sur moi. Je peux compter sur moi et je montre aux équipes avec qui je collabore que l'on peut compter sur moi. Je sais que moi je peux compter sur moi parce que je fais ce que je dis et je m'y tiens. C'est tout bête, mais c'est important. C'est aussi ce qui permet de se voir avancer et de réalimenter et de redonner du carburant. Et c'est là où on va toucher la partie fun, c'est que c'est important de garder du fun tout au long d'un projet, quel qu'il soit. Parce que c'est ce fun, c'est cette joie, c'est cette énergie positive qui va permettre de remettre du carburant, de redonner de l'énergie à toi tout d'abord, mais aussi aux équipes. autour de toi. Donc, vraiment un mix entre discipline, stick to the plan, et côté fun. Et le côté fun, il va venir s'alimenter aussi par la célébration. On ne le fait jamais assez. Chaque milestone, chaque petite étape, la célébrer. Et pas juste passer à l'étape d'après. Pas juste... passer à la checkbox que l'on doit, sur notre tout doux, que l'on doit aller cocher. C'est important pour toi, c'est important pour les équipes. Donc, régulièrement, célébrez les avancements, aussi petits soient-ils. Chaque pas compte. Donc, j'espère que ça t'aidera à passer à l'action. L'action appelle l'action. Donc, vraiment, c'est préserver cet élan. Et oui, bienvenue dans ton humanité, c'est aussi très humain. Et ton cerveau est à reprogrammer, il faut l'aider, il faut l'entraîner à voir tout ce positif et tout cet avancement. Le troisième point qui est ressorti, ça a été avoir la reconnaissance que l'on mérite. Pareil, je vais te lire la question dans la manière dont elle m'a été posée. J'ai beau beaucoup travailler, répondre toujours présent, respecter les deadlines, je ne suis jamais identifiée pour les promotions ni les retours positifs. Je trouve que je n'ai pas la reconnaissance que je mérite. Ça, c'est un vrai blocage. Un des plus coûteux. en énergie mentale. C'est limite une pensée poison qui va te drainer ton énergie pour plusieurs raisons. La première, c'est que tu es en position de victime et tu attends que les autres, avec un cran A, te donnent quelque chose sans forcément leur avoir communiqué ce que tu attends, sans forcément même toi l'avoir parfois défini. Attendre des autres nous met en position sans pouvoir, powerless, sans puissance, sans capacité d'agir. Alors que c'est faux. C'est complètement faux. Sur cette partie-là, avoir la reconnaissance qu'on mérite, ça vient aussi beaucoup toucher à cette méritocratie qui est ancrée en nous de si je travaille bien, alors les autres me donneront ce que j'attends, sans forcément leur exprimer. Si je travaille bien, alors c'est normal d'avoir cette promotion. Alors c'est normal d'avoir cette augmentation. Non, c'est vrai. Mais non, ça ne marche pas comme ça. On le sait maintenant. En tout cas, si tu ne l'as pas encore complètement intégré, moi, je t'invite vraiment à faire pause et à accepter qu'il y a quelque chose dans notre société qui dysfonctionne autour de ça, ou en tout cas qui est faussé dès le départ avec cette pensée de les résultats parleront d'eux-mêmes. Non. C'est complètement faux. Malheureusement, les résultats ne parlent pas d'eux-mêmes. Les résultats sont à promouvoir, sont à expliciter, sont à mettre en avant. Parce que les personnes autour de toi ont 15 millions d'autres sujets à gérer. Ton boss, ta boss a 15 millions d'autres sujets aussi à gérer. Et puis, qui mieux que toi sait quels sont les efforts qui ont été nécessaires pour réussir à atteindre cet objectif-là. Non, les résultats ne parleront pas d'eux-mêmes. Et j'ai déjà enregistré un épisode sur cette thématique-là qui s'appelle « Non, les résultats ne parleront pas d'eux-mêmes » . C'est l'épisode numéro 12. Donc je t'invite vraiment à aller l'écouter afin de venir justement un peu t'interroger parce que si tu restes dans cette démarche-là, tu restes sans possibilité d'agir. Ce qui est fou. Donc vraiment, je t'invite à aller écouter l'épisode. Tu vas voir, je vais te donner quelques pistes, quelques actions concrètes à mettre en place. Le top 4 des questions qui m'ont été posées par les coachés, ça a été justement, et je le vois dans toutes les sessions de coaching, je l'ai vu aussi lorsque j'étais manager, je l'ai moi-même plus que pratiqué, c'est dire non, apprendre à dire non. C'est extrêmement compliqué, on ne nous apprend pas à dire non. Tout de suite, quand on va dire non, on va avoir plein de choses qui vont s'activer en nous, qui vont être déclenchées. Il va y avoir le faux mot, fear of missing out. Donc, qu'est-ce que je vais rater ? si je dis non, je vais rater une opportunité. Si je dis non, je vais rater l'occasion de briller, de prendre ce projet, de bénéficier de cette offre. On le voit très bien en marketing aussi, très, très régulièrement, de ce côté Black Friday. C'est seulement pendant X jours. Il y a ce côté, je vais passer à côté de quelque chose de capital, de hyper important, qui serait la chance de ma vie. Oui et non. Donc le FOMO s'active immédiatement et pourtant... Alors même que l'on sait que l'on est déjà épuisé, alors même que l'on sait qu'on n'est pas en capacité d'accepter ce dossier de plus, alors même que l'on sait qu'on en a déjà plein, qu'on est déjà épuisé, ça va être extrêmement difficile de dire non. Parce qu'il y a ce faux mot qui s'active, mais aussi parce que tout de suite ça va venir activer autre chose qui est je ne suis pas assez. Je ne suis pas assez compétente. Je ne suis pas assez bien organisée. Si je dis non, c'est que je ne suis pas assez compétente. expert à ma place, à ce job. Ça vient tout de suite activer un manque, une défaillance de notre part. Non, c'est pas vrai. La société dans laquelle on vit aujourd'hui nous surexpose à des besoins qu'on n'a pas forcément identifiés. Les organisations en entreprise fonctionnent dans des systèmes de plus en plus tendus, de plus en plus... rapide et forcément demande toujours plus. Et même lorsque l'entreprise est bienveillante, les systèmes, les marchés se contraignent, donc forcément il y a cette culture d'aller toujours, toujours, toujours plus vite. Sauf qu'il ne faut pas confondre réaction et précipitation. Ce côté manque de ne pas être assez à la hauteur, pas assez ceci, c'est aussi ce qui vient entraver votre alignement personnel qui vous permettrait de dire non. beaucoup plus facilement d'accéder à un non navré. Ça ne rentre pas. Non, ce n'est pas dans mes missions. Non, je suis déjà sous l'eau. Donc, pour pouvoir dire non, la bascule que moi je te recommande, c'est de voir le non comme quelque chose de pas forcément définitif et surtout pas contre la personne. Ce n'est pas parce que tu dis non que tu n'adhères pas. La mésentente, ce n'est pas du mésamour, ce n'est pas de l'opposition. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord que l'on est contre la personne en face. Pour t'aider à basculer et à t'aligner, dire non, mais pas tout de suite par exemple. Dire non, de le reporter. C'est parfois plus accessible de dire, écoute, là c'est pas possible cette semaine, plutôt la semaine prochaine ou le mois prochain. C'est parfois plus accessible de dire non et d'expliquer. Puis un jour, tu verras qu'à force de dire non, tu finiras par réussir à dire non. Point. Sans justification, sans explication, sur rien du tout. Et pour arriver à ça, il y a vraiment un alignement. intérieur à aller cultiver. Où est mon rôle ? Quel est mon impact ? Où est-ce que je crée le plus de valeur ? Parce que dire non aux autres, c'est aussi préserver ta propre énergie. Tu peux le prendre à l'inverse aussi. Lorsque tu dis oui à tout autour de toi, c'est te nier toi, te dire non à toi. Dire non à ton énergie, dire non à la valeur que tu as vraiment envie de créer, dire non à la personne que tu as envie réellement d'incarner. La cinquième question qui est ressortie dans ce fameux top 5 des questions de mes coachés, enfin de ces points les plus difficiles à transformer, ça a été le feedback. Donner du feedback. C'est un peu dans la lignée du nom. De ne pas être dans l'accord avec la personne en face. Quand le feedback est positif, en règle générale, c'est pas trop difficile. Quand bien même en France, on n'a pas ou très peu l'habitude de faire un feedback positif. Good job, bon boulot. ça c'était chouette, cette présentation-là était vraiment bien, de tiens, tu t'en es super bien sorti sur ce sujet-là. C'est quelque chose qui est assez particulier. Enfin, on n'a pas l'habitude de cultiver en France, et je trouve que c'est très très normal. Moi j'ai la chance de travailler avec certaines personnes, j'écris un livre en l'occurrence, et j'écris un livre avec une femme, qui au début m'a assez surprise dans sa manière de travailler, ça arrivait régulièrement qu'elle me dise à la fin d'une session de travail, alors que ça avait été un peu laborieux, que c'était pas facile qu'on ait... pas toujours d'accord sur les points de vue que l'on échange, et d'ailleurs c'est pour ça qu'on a décidé d'écrire ce livre à quatre mains, d'avoir des visions croisées. Elle me dit régulièrement, à la fin d'une session de travail, écoute, je te remercie parce que cette session, elle était vraiment très intéressante pour moi. Je te remercie parce que cette session m'a permis de voir les choses différemment. Je te remercie parce que même si on n'est pas d'accord, eh bien, ça m'a redonné plein d'énergie et plein de curiosité. Je t'assurais qu'au début, tu te dis « Waouh, étrange, non ? » Parce que dans notre culture française, c'est pas usuel. Et pour avoir travaillé avec plein de nationalités différentes, j'ai eu à gérer des équipes au niveau européen et international, je peux t'assurer qu'on ne gère pas du tout les nationalités de la même manière. Donc ça, c'est aussi quelque chose qu'il faut rajouter. Mais une chose est certaine, c'est que le feedback est capital dans toutes les nationalités. Sinon, tu n'arrives pas à avancer. Sinon, tu es dans le non-dit et ça vient te polluer, te drainer de ton énergie et ça vient exploser des équipes en vol. Le feedback constructif est capital à donner et c'est vrai que même si le positif, l'éloge est plus facile à donner, le feedback constructif où justement on n'est pas d'accord, c'est pas comme ça qu'on aimerait que les choses se fassent, est encore plus important. Surtout quand tu es manager, surtout quand tu es à ton compte, quand tu travailles avec des prestats, si tu ne leur donnes pas ces retours, ils sont incapables de s'aligner avec ta vision des choses. Alors même chose, Sur la partie feedback, je t'avais enregistré un épisode complet qui est le numéro 10. Feedback, ce que j'aurais aimé savoir plus tôt. Tout y est. Je t'invite à le réécouter. Et surtout, sur la partie feedback constructif, quand on n'est pas aligné, tu vas avoir plusieurs pistes pour t'aider à passer à l'action. Donner du feedback, ce n'est pas diminuer la personne en face. Ce n'est pas poser un jugement de valeur sur la personne en face de vous. C'est juste un instant T. Corriger le tir. Et corriger le tir ensemble. pour avancer ensemble. Si tu arrives à switcher ce mindset, tu verras que le feedback est beaucoup plus facile à donner. Ce n'est pas contre la personne, c'est pour créer ensemble quelque chose. plus puissant. Alors voilà, ce centième épisode se termine. Je suis ravie d'avoir passé ce temps avec toi. Je suis extrêmement fière que tu m'aies accompagnée au travers ces 100 épisodes. J'espère qu'ils t'aideront. Et je trouve que cette idée de podcast est l'exemple parfait de ce que je vous partage en coaching, qui est de suivre sa petite voix intérieure. Parce qu'honnêtement, ces podcasts, quand on y réfléchit, est-ce que je gagne ma vie avec ? Non, pas du tout. Je ne suis pas sponsorisée, je le fais sur mes fonds propres. Est-ce que ça me prend du temps ? Énormément. Bien sûr, ça ne se gère pas, ça ne se génère pas comme ça. Est-ce que ça me génère du doute ? Oui, pareil, énormément. Parce qu'à chaque épisode, je me pose la question de est-ce que c'est assez ? Est-ce que c'est assez pertinent ? Est-ce que ça apporte de la valeur ? Chaque épisode, c'est un nouveau commencement. Ce podcast, je me pose des questions tous les jours. Est-ce que ça vous apporte assez ? Est-ce que je vais rester en profondeur ? Est-ce que je ne me répète pas trop ? Et il suffit d'un message, d'un commentaire, d'un mail, d'un petit message en direct pour faire complètement basculer la donne. Et oui, ça sert à quelque chose. Donc, si on s'arrête à la première impression, oui, on pourrait dire, en fait, c'est énormément de boulot et ça ne porte pas tant que ça. C'est faux. C'est complètement faux. Chacun de vos petits messages vient complètement transformer ma vision des choses. Donc, vraiment le message aussi de ce centième épisode de podcast avec Ouf Toi, c'est si tu as envie de faire quelque chose pour la première fois, si t'as une petite voix à l'intérieur de toi qui te pousse à le faire, qui te crie de le faire, fais-le. Peu importe le résultat. Écris un livre si tu as envie d'écrire, même s'il est jamais publié. Apprends à jouer d'un instrument juste pour le plaisir d'apprendre à jouer un instrument sans forcément avoir envie de faire un concert demain. Apprends à chanter, apprends à danser, peu importe. Prends une formation parce que tu as envie d'aller compléter ta vision des choses, ta vision du monde sans en faire ton job. Suis cet élan intérieur. Tu ne sais pas où ça peut te mener, mais en règle générale, ça fait plutôt de très jolies choses. Donc vraiment, je vais rester là-dessus. Écoute cette petite voix intérieure. Si on m'avait dit au départ que je posterais 100 épisodes, je n'y aurais jamais cru. La plupart des émissions de podcast s'arrêtent au bout du septième. Si je m'étais arrêtée uniquement au stade, est-ce que je me serais lancée pour cet épisode ? Non. Et pourtant, chacun de vos petits messages, chacun de vos mails, chacune de vos notes sur les plateformes, quels qu'elles soient, chaque commentaire, vient me redonner cette énergie, me redonner cet élan, cette envie d'y aller. Écoute, cette petite voix intérieure, tu ne sais pas où ça peut t'amener, mais en règle générale, ça amène de grandes choses. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Si tu as envie qu'on travaille ensemble, tu as le lien pour prendre rendez-vous dans les commentaires. Je te préviens, ce n'est pas un rendez-vous feel-good. C'est un rendez-vous qui secoue un peu. On fait un audit de la situation et on vérifie que l'on est... Je suis la bonne personne pour t'accompagner. C'est pas juste un rendez-vous découvert, mais je serais ravie de faire ta connaissance en tout cas. Donc n'hésite pas à prendre rendez-vous. Je te dis à la semaine prochaine.