Speaker #0Vous mangez sainement, vous prenez des probiotiques, peut-être même du collagène ou de la glutamine, et pourtant vous souffrez toujours de ballonnements ou bien de fatigue, de troubles chroniques ou d'intolérances alimentaires. Et si le problème n'était pas ce que vous ajoutez à votre alimentation, mais ce que votre intestin n'arrive plus à filtrer correctement ? Aujourd'hui, je vous explique ce qu'est réellement le leaky gut, que l'on appelle également l'hyperperméabilité intestinale, ce que dit la science et les premiers changements que je mets en place en consultation pour aider l'intestin à retrouver son équilibre. Bienvenue dans Respire sans Transforme, le podcast qui vous aide à mieux comprendre votre corps pour en prendre soin durablement. Je suis Nadine Barre, naturopathe spécialisée en nutrition fonctionnelle, mouvement et régulation du système nerveux. Chaque semaine, je vous aide à décoder simplement le fonctionnement de votre organisme, hormones, digestion, énergie, sommeil, inflammation, système nerveux. Mon objectif est simple. Rendre la santé accessible à toutes les femmes avec des explications claires, des conseils concrets et des solutions que vous pouvez appliquer dès aujourd'hui. Parce que lorsqu'on comprend pourquoi son corps réagit d'une certaine façon, il devient beaucoup plus facile de faire les bons choix et de les tenir dans le temps. Alors installez-vous confortablement, prenez une grande inspiration et bienvenue dans un nouvel épisode de Respire, Ressens, Transforme. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Respire, Ressens, Transforme avec ce premier épisode de la saison 3. Aujourd'hui nous allons parler d'un sujet dont on entend énormément parler sur les réseaux sociaux, le leaky gut ou l'hyperperméabilité intestinale. On voit passer beaucoup d'informations, certaines personnes disent que c'est la cause de toutes les maladies, d'autres affirment que cela n'existe pas. Alors aujourd'hui j'aimerais remettre un peu d'ordre dans tout cela. et vous expliquer simplement ce qu'est réellement un intestin hyper perméable, pourquoi certains aliments peuvent parfois ralentir sa réparation, et surtout comment accompagner votre corps sans tomber dans des restrictions inutiles. Parce que mon objectif n'est jamais de vous faire peur des aliments, mon objectif est en fait de vous aider à comprendre votre corps. Pour moi, il n'y a pas mieux que la compréhension, pour avoir enfin l'envie de passer à l'action et de voir de vrais résultats. Alors ? Comme vous le savez, j'ai une mémoire visuelle, photographique. Donc, c'est vrai que je parle très souvent visuellement pour que vous puissiez imaginer. Je trouve ça tellement plus simple pour comprendre. Donc, imaginez simplement un instant que votre intestin soit une immense frontière. Elle va faire plusieurs mètres. Chaque jour, il y a des kilos d'aliments qui la traversent. Son rôle va être vraiment fascinant parce qu'en fait, les intestins jouent un rôle énorme dans notre organisme. Et donc là, son objectif va être de nourrir votre corps et de bloquer tout ce qui pourrait lui nuire. Pour accomplir cette mission, les cellules qui tapissent votre intestin sont reliées entre elles par de minuscules structures qu'on appelle les jonctions serrées. J'aime bien les comparer à des petites fermetures éclaires. C'est-à-dire qu'elles ouvrent juste ce qu'il faut pour faire passer les nutriments dont votre organisme a besoin. Ça peut être les acides aminés qui sont issus des protéines. des vitamines, des minéraux, des acides gras ou encore de l'eau. En revanche, elles doivent rester bien fermées face aux intrus, comme certaines bactéries, certaines toxines, des virus, des fragments d'aliments qui n'ont pas été complètement digérés. Lorsque tout fonctionne correctement, cette barrière est remarquablement efficace. Mais sous l'effet du stress chronique, d'une alimentation qui est transformée, et ça l'est de plus en plus de nos jours, d'une dysbiose qui s'est peut-être déjà installée, de certains médicaments ou encore d'infections digestives, toutes ces jonctions perdent leur efficacité et elles deviennent moins étanches. C'est un peu comme si la fermeture éclaire, elle ne se referme plus complètement. Je pense que vous vous imaginez déjà un peu des fois avec des jeans ou des vestes où ça ne se ferme plus complètement comme il faudrait. Et donc certaines molécules qui devraient rester dans l'intestin et être évacuées, elles réussissent à franchir cette barrière. Elles passent par des petits trous qui se sont formés au fur et à mesure du temps, qui se sont agrandis parce qu'on a des petits trous. c'est ça notre fermeture éclair qui se referme et là en fait elles s'agrandissent parce que justement à force d'amener tous ces éléments régulièrement dans le temps, ça les fragilise Donc, c'est ce qu'on appelle cette hyperparaléabilité intestinale. Et c'est à ce moment-là que le système immunitaire entre en scène. Son rôle va être de protéger notre organisme. Et donc, lorsqu'il détecte ces molécules qui ne devraient pas se trouver là où elles sont, parce qu'elles sont passées à travers la barrière de l'intestin, elles vont après se déplacer dans le corps pour aller dans d'autres endroits. Donc, notre système immunitaire, lui, est là pour vraiment déclencher une réponse immunitaire. Et donc, en soi, cette réaction est normale. corps fait en fait son travail, c'est-à-dire qu'elle va créer une inflammation de bas grade. Davantage chez certaines personnes, tout va dépendre de votre terrain, un peu moins grave chez d'autres personnes. Alors pourquoi cela arrive ? C'est simplement une question qu'on se pose très facilement lorsqu'on commence à comprendre ce principe, c'est qu'il n'y a déjà pas un seul responsable. C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire que c'est le gluten, ou juste le sucre, ou juste le stress. C'est comme je le répète toujours, et c'est comme ça que j'ai créé vraiment ma modalité respire on s'en transforme c'est que tout notre organisme Tout fonctionne en synergie et donc tout est relié ensemble. Donc on ne peut pas juste travailler sur l'alimentation pour régler un problème ou juste se remettre à faire du sport ou juste revoir le stress. En fait, tout est relié, donc il faut travailler sur tout en même temps pour voir des résultats. Donc, on comprend bien que notre système, pour résoudre le problème de l'hyperpéabilité intestinale, ce n'est pas simple. Il va falloir travailler sur une accumulation de petites agressions qui sont pour la grande majorité d'entre nous, installés depuis des années. Et notamment les enfants, parce que les enfants déjà ça commence à partir du moment où ils ne sont plus allaités par la maman. Donc par exemple les maternelles qu'on peut acheter, ça commence, les perturbations en fait commencent à ce moment-là et ça va continuer avec l'alimentation qu'on va avoir, c'est-à-dire que si on commence déjà tous nos petits déjeuners avec du sucré, on met du goûter sucré à nos enfants et encore en plus pas mal de choses glycidiques au cours des différents repas de la journée, Et bien, ça y est, ça commence. Ensuite, il y a également le stress que les enfants commencent à avoir à l'école. Donc voilà, c'est plein d'accumulations qui commencent très souvent quand on est enfant. Et on commence à avoir des troubles, mais sans y prêter forcément attention, parce qu'on pense en fait que c'est normal. Et petit à petit, on grandit en pensant que c'est normal d'avoir mal, alors que ça ne l'est pas. Le jour où on se rend compte qu'effectivement, il y a un problème, qu'il va falloir revoir les intestins, c'est un plan d'action qu'on va avoir besoin de mettre en place. schéma de mode de vie, donc l'alimentation, le stress, la respiration, l'activité sportive, il y a pas mal de choses à mettre en place. Là, dans l'objet de ce podcast, de cet épisode, nous allons vraiment rester focalisés sur l'alimentation. Il y a donc l'alimentation, qui par exemple va être trop riche en produits ultra transformés, il y a le stress chronique qui ne laisse jamais vraiment le corps récupéré, des nuits trop courtes ou un sommeil qui est donc de mauvaise qualité, ça peut être également une dysbiose qui est déjà installée. c'est-à-dire un déséquilibre de notre microbiote. Ça peut être certaines infections digestives, des traitements médicamenteux, comme par exemple les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qu'on appelle les ENS, les inhibiteurs de la pompe à protons, donc les IPP, qui sont des médicaments qu'on prescrit pour l'acidité de l'estomac, comme par exemple le reflux gastro-œsophagien ou des ulcères. Ça peut être également le fait d'avoir eu trop souvent besoin d'antibiotiques par rapport à différentes pathologies qu'on a pu avoir, différentes maladies qu'on a eues au cours de notre vie. Ça peut être également des maladies inflammatoires ou auto-immunes qui se sont installées également au cours du temps. Donc comme vous voyez, ça peut vraiment venir de beaucoup de choses différentes, d'où l'intérêt de travailler sur beaucoup de systèmes différents. Donc pris isolément, chacun de ces facteurs ne suffit pas forcément à fragiliser votre intestin, mais lorsqu'ils s'additionnent ensemble, donc au fil des mois, des années, ils exercent donc cette pression constante sur cette barrière protectrice. Alors, pour imaginer un peu ce que ça peut donner, on va imaginer la clôture en bois. Lorsqu'au début, on la fabrique, c'est une vraie barrière qui fonctionne bien, elle est solide. Puis, chaque année, il va pleuvoir, il va y avoir du vent, du soleil, du gel, la neige, tout ça. En fait, tous ces facteurs ensemble font qu'au bout d'un moment, ça va détruire cette barrière. C'est-à-dire qu'au fur et à mesure des années, à force de la répétition de tous ces éléments-là, les planches vont commencer à devenir plus fragiles, elles vont peut-être même avoir des fissures, les vis vont rouiller, jusqu'au jour où la clôture ne va plus remplir son rôle de barrière. Et votre intestin, c'est un peu la même chose. C'est-à-dire qu'à force d'amener cette récurrence d'éléments qui vont justement créer cette hyperperméabilité, ça va justement créer cela. Et donc on comprend bien que ce n'est pas le dernier aliment qu'on a mangé qui est responsable des symptômes. mais c'est vraiment l'ensemble de votre terrain. Et c'est en comprenant cela qu'on peut commencer à agir pour justement réparer notre intestin. Et c'est donc vraiment toute la philosophie de la naturopathie et la nutrition fonctionnelle. Plutôt que de chercher un coupable unique, on va chercher à comprendre l'ensemble du terrain afin d'agir là où cela aura vraiment le plus d'impact. Donc on entend souvent parler de détox. Moi-même j'utilise cela plus souvent dans les réseaux sociaux parce que c'est un mot que tout le monde comprend, on comprend le principe. Mais ce n'est pas un mot que j'aime spécialement parce que moi-même, j'en fais beaucoup de cures de détox liées aux cures qu'on apprend à faire dans la nature empathique et qu'on entend partout dans les réseaux sociaux. Ce n'est vraiment pas ce qui fonctionne parce qu'il n'existe pas de cure miracle où en une semaine ou trois semaines, ça va régler votre problème. Tout demande du temps et il faut comprendre. Déjà, tout d'abord, déjà un peu le système. Il faut bien comprendre que notre organisme... besoin d'un produit miracle pour se détoxifier, parce qu'en fait, il le fait très bien tout seul. C'est-à-dire, chaque seconde, votre foie travaille pour détoxifier votre corps. Vos reins filtrent le sang, vos poumons éliminent le dioxyde de carbone, votre peau participe elle aussi à certaines fonctions d'élimination. D'ailleurs, on peut facilement le voir lorsqu'on est dans des périodes de nettoyage, c'est très souvent là qu'on a des boutons qui arrivent, et c'est également un moyen de nous dire que il y a quelque chose qui ne va pas aussi. Donc c'est très intéressant de regarder l'état de la peau. Autrement dit, votre corps possède déjà des systèmes extraordinaires de détoxification. On n'a pas besoin d'ajouter des plantes qui, au contraire, peuvent irriter et créer d'autres problèmes de santé bien pires que ce qui est déjà présent. Donc, le problème n'est pas. la détoxification. Le problème, c'est que certains tissus comme la mycose intestinale peuvent être en permanence sollicités sans jamais avoir réellement le temps de récupérer. Et c'est là qu'il y a tout le problème. On a besoin de repos intestinal pour régler l'hyperperméabilité. Imaginez, vous êtes foulé la cheville. Vous allez chez le médecin parce que vous avez mal. Le médecin, il ne va jamais vous dire « Allez, continuez de courir » . Il va simplement vous dire « Maintenant, vous allez ralentir quelques semaines, vous allez diminuer les contraintes sur la cheville, vous allez laisser les tissus cicatrisés puis progressivement, vous allez reprendre votre activité normale et c'est exactement cette même logique que l'on va mettre en place. C'est-à-dire que lorsqu'une muqueuse est irritée depuis plusieurs mois, mais très souvent plusieurs années, et bien la muqueuse va continuer à être exposée aux mêmes agressions si vous continuez à garder votre mode de vie actuel. Donc l'idée ne va pas être aujourd'hui de supprimer les aliments pour toujours, mais de comprendre qu'il va falloir attendre un temps d'adaptation Merci. un temps de repos minimal pour que vos intestins puissent avoir le temps de se réparer. Donc ici l'objectif c'est de bien comprendre qu'on est dans des évictions temporaires, réfléchies et personnalisées, suivies d'une réintroduction progressive lorsque le terrain s'est amélioré. C'est-à-dire qu'on va attendre avec une nuance à partir du moment que vous avez repéré ce qui a causé votre leaky gut, vous allez devoir prendre conscience que vous ne pourrez plus retourner à ces mauvaises habitudes qui l'ont créé. Vous allez devoir ajuster à vos besoins d'aujourd'hui. à vos envies personnelles et aussi à ce que vous venez de comprendre, c'est-à-dire au fur et à mesure vous allez amener à nouveau et réintroduire les aliments que vous aimez manger mais il faudra bien comprendre, ce ne sera pas tous les jours. En fait, la rotation, la variété est vraiment très importante dans votre santé. Donc l'objectif ici n'est jamais de vivre avec une alimentation de plus en plus restrictive car par expérience je peux vous confirmer que vivre dans la frustration va déclencher à un moment donné la réaction opposée. Mon objectif, c'est pas d'être dans la restriction, bien au contraire, c'est ok, il y a Merci. effectivement une période où on va restreindre, mais avec moi, vous allez voir, on va trouver des solutions qui vont faire en sorte que vous n'allez pas vous sentir frustré. Tout ce qu'on peut faire dans la frustration ne fonctionne jamais sur le long cours. Alors voici les aliments que je retire le plus souvent dès le départ. Alors je précise, on peut soit passer par des analyses pensionnelles, c'est super, ça permet d'aller vraiment très vite pour apprendre à connaître votre terrain, savoir ce que vous pouvez manger ou non. Maintenant, il faut faire beaucoup d'examens différents. ça a un coût dont tout le monde ne peut pas se le permettre. Alors, il y a une technique que moi j'utilise avec la grande majorité des personnes qui me consultent, c'est en fait, ok, on va devoir enlever certains aliments, mais en fait, qui très souvent, pour la grande majorité d'entre nous, en fait, c'est ce qu'il faudrait de toute manière enlever. Et ça permet d'éviter justement de dépenser des milliers, des centaines, voire des milliers d'euros. Donc, le premier aliment que moi j'enlève, en fait, ce sont... tous les produits avec le gluten. Je sais que la grande majorité, là, si vous avez commencé à regarder les listes des ingrédients, la grande majorité des aliments transformés contiennent du gluten. Donc, ça va être un peu plus compliqué. Il va falloir cuisiner un peu plus. Mais n'oubliez pas, c'est pour votre santé. Ça va vous amener vraiment une énergie qui va tout changer. En fait, au début, on se dit non, je ne peux pas. Mais quand on se lance et qu'on voit tous les bienfaits que cela nous amène dans nos santé, On se dit, enfin, j'aurais dû commencer vachement plus tôt. Donc, je vous invite vraiment, testez. Je sais que ce n'est pas facile, mais essayez d'imaginer quand même ce que ça peut donner pour vous. Et donc, le premier que moi, j'enlèverai, c'est le gluten. Mais attention, la règle, c'est d'enlever complètement tout le gluten. Donc, il faut avoir commencé à regarder la liste des ingrédients de ce que vous aimez manger pour voir s'il y a du gluten ou non dedans. Et ensuite, qu'est-ce qu'on peut faire pour remplacer le gluten, pour pouvoir quand même manger ce qu'on aime ? Donc ça, ce sera... Je vous en parle davantage dans mes réseaux ou dans mes programmes en ligne ou mon accompagnement. Donc pourquoi on a besoin d'enlever ce gluten ? Déjà il y a des personnes qui ont la maladie cédiaque ou qui sont intolérants. Ensuite il faut comprendre un principe. En fait certaines protéines qui sont contenues dans le gluten, notamment la gliadine, elles vont stimuler la production de protéines qu'on appelle la zonuline. C'est le système qui va permettre d'ouvrir... et de refermer la fermeture éclair, dont j'ai parlé juste avant. La zone inuline va permettre d'ouvrir temporairement les jonctions serrées entre les cellules intestinales, ce qui est donc un mécanisme totalement normal lorsqu'il est bien régulé. Mais lorsqu'on a justement ces problèmes de leaky gut, elle va avoir cette tendance à ne plus fonctionner comme elle devrait l'être et donc à rester ouverte. Donc c'est un phénomène qui est aujourd'hui démontré dans la maladie celiaque. Mais en dehors de cette maladie, les recherches continuent à explorer cette solunine pour mieux comprendre son mécanisme. Alors il y a une nuance qui est importante. Je ne vais pas dire que le gluten est toxique pour tout le monde, parce que l'ancien gluten était plutôt bénéfique, à petite dose, mais le gluten est aujourd'hui tellement transformé qu'aujourd'hui, pour quasiment tout le monde, il est délétère. Donc, le gluten fragilise notre intestin, notre système digestif, parce qu'il mérite. Pour mieux comprendre, c'est qu'on a une plaie sur le bras. On a tendance à gratter. Lorsqu'on gratte, qu'est-ce qui se passe ? On rouvre la plaie et on saigne. il faut imaginer que ce mouvement qu'on fait pour gratter, c'est ce que fait le gluten sur nos intestins. Donc il faut bien comprendre à quel point si on enlève ça, ça fait déjà vraiment merveille sur nos intestins, parce qu'on enlève un irritant. Le deuxième groupe d'aliments que je mets souvent en pause, ça va être les produits ultra transformés. C'est-à-dire que pendant quelques temps, il va falloir arrêter de manger les produits transformés. Alors je ne vous dis pas d'arrêter complètement, vous pouvez de temps en temps manger un produit transformé. L'objectif, c'est que ça ne soit pas une accumulation quotidienne, c'est que ça ne soit pas à tous les repas. Parce que c'est vraiment l'accumulation qui aggrave le problème. Donc, toujours pour imaginer, imaginez qu'une personne fait tomber une feuille de papier. Ça va, c'est pas trop grave. Mais imaginez qu'une centaine de personnes fait tomber une feuille de papier dans vos intestins. Là, vous pouvez vous dire que ça va changer la donne. Et c'est exactement ça lorsqu'on est tout le temps dans des produits. transformés qu'on ajoute matin, midi et soir, et puis tous les jours de la semaine, tous les jours du mois. Donc il faut bien comprendre que ça va amener des aliments qu'on n'est pas censé manger, comme des sucres raffinés, des huiles végétales qui sont très raffinées, des colorants, des conservateurs, des exhausteurs de goût et souvent des émulsifiants. Alors il faut noter que déjà, vous voyez bien que plus il y a d'ingrédients sur une liste d'un produit transformé, Plus ça va être mauvais pour nous, moins il y a d'ingrédients et mieux ce sera. Un autre problème au niveau des émulsifiants, par exemple, il faut savoir que beaucoup d'études sont faites sur les animaux. Les animaux, ce ne sont pas des humains. On est toujours encore dans cette recherche de la vérité. C'est pour ça que moi je dis souvent, personne aujourd'hui ne détient la vérité. Même ce que moi je dis aujourd'hui, peut-être dans quelques temps, ce sera faux. Mais aussi longtemps qu'on n'a pas de preuves solides que c'est faux, Toutes les dernières recherches expliquent cela, que justement, toutes ces combinaisons d'aliments ne sont pas bonnes. Donc vous avez bien compris, le moins d'ingrédients possible, c'est ce qu'il y a de mieux. Et donc, plus votre alimentation est composée d'aliments bruts, moins vous êtes exposé à ces substances. Donc aussi, ce qui peut gagner au niveau de la charge mentale, ça va être, on n'aura plus besoin de calculer, pas besoin de compter, et non plus pas besoin de devenir obsédé par les listes d'ingrédients. Donc finalement, lorsque vous cuisinez par exemple un morceau de poisson, quelques légumes de saison, un filet d'huile d'olive, toujours cru je précise, et quelques herbes aromatiques, vous retirez naturellement une grande partie de tous ces additifs, de ces sucres cachés, de ces huiles raffinées. Pour moi, c'est vraiment l'un des meilleurs changements que vous puissiez faire pour votre intestin et votre santé en général. Parlons maintenant d'un autre sujet qui fait souvent débat, ça va être le sucre. Là encore, j'aimerais commencer par casser une idée reçue, le sucre n'est pas un... poison puisque naturellement notre corps fabrique du glucose sauf que comme il le fait naturellement, il n'a pas besoin qu'on en ajoute par notre alimentation. Donc le sucre on peut effectivement pour certaines personnes en consommer selon les besoins mais il faut bien comprendre que ce qui est délétère c'est la fréquence la quantité. Donc l'objectif ici c'est vraiment de diminuer notre consommation de glucides. Donc c'est les sucres raffinés, c'est le fructose dans les fruits des glucides par exemple dans les pommes de terre il y a vraiment beaucoup d'aliments, la grande majorité de nos aliments même dans les légumes il y a des glucides donc c'est de comprendre ce principe là, on va commencer à diminuer je ne dis pas de passer comme dans l'alimentation cétogène à s'attirer en dessous des 20 grammes de glucides mais c'est de diminuer un petit peu vos glucides au cours de vos repas tout au long de la journée il faut bien comprendre qu'un excès de sucre sain peut favoriser certains déséquilibres du microbiote Donc certaines bactéries opportunistes et certaines levures comme par exemple le candida apprécient particulièrement un environnement qui est riche en sucre et facilement disponible. Je précise toutefois que le développement d'une candidose est un phénomène complexe, le sucre n'en est pas la cause unique mais il peut contribuer à entretenir un terrain favorable lorsqu'il y a déjà un déséquilibre présent. Ensuite, une alimentation très riche en sucre peut favoriser des variations importantes de la glycémie. Et donc à chaque pic de glycémie, votre organisme doit produire davantage d'insuline pour amener le sucre dans les cellules. Et donc lorsqu'on répète ce scénario plusieurs fois par jour pendant des années, cela peut contribuer à un terrain inflammatoire et métabolique moins favorable. Et souvenez-vous ce que nous avons vu tout à l'heure, un intestin qui cherche à se réparer a besoin d'un environnement calme et stable. Donc pas d'une succession de montagnes russes métaboliques. Mais il y a une excellente nouvelle, nos papilles gustatives sont beaucoup plus adaptables qu'on ne le pense. Lorsqu'on réduit progressivement les aliments qui sont donc très sucrés, elle va se réduire en quelques semaines, donc des aliments qui nous semblaient fades retrouvent naturellement de la saveur. Par exemple, une poignée de framboise devient un vrai dessert, quelques noix apportent une sensation de satiété, un yaourt de coco nature avec un peu de cannelle peut devenir un petit plaisir. Et parfois, le meilleur dessert est simplement de ne plus ressentir le besoin d'en prendre un. Je ne demande jamais à mes patients de vivre dans la frustration. Je leur propose plutôt de redécouvrir le goût naturel des aliments et surtout d'oser franchir le pas d'essayer. Même si ce n'est pas facile toujours d'enlever le sucre, parce que ça reste pour moi vraiment une drogue. C'est vraiment ce qu'on ressent lorsqu'on arrête et ce n'est pas évident. Mais lorsqu'on arrive à passer le cap, vous allez voir, ça change la vie, franchement. Très souvent, quelques semaines après, mes clients qui ont osé franchir le pas et passer à l'action, elles me disent Je ne pensais pas que mon palais pouvait changer à ce point. Parce qu'en réalité, notre cerveau, il apprend vite. En fait, quand on lui laisse le temps s'adapter, il réclame beaucoup moins de sucre qu'on ne l'imagine. Le quatrième aliment, ou plutôt la quatrième boisson dont j'aimerais vous parler, c'est l'alcool. Là encore, mon objectif n'est pas de vous dire que boire un verre de vin lors d'un repas entre amis est dramatique. Heureusement, notre corps est capable de gérer ce type de situation de temps en temps. En fait, lorsqu'il est tout est réparé, on peut avoir ce style d'excès de temps en temps. Parce que c'est pas grave, en fait, le lendemain, notre corps, il va se rétablir, se remettre comme il était avant. Mais c'est toujours la même chose, en fait. À chaque fois qu'on fait ça tout le temps, tous les jours, c'est là qu'il y a le problème. Pourquoi l'alcool est un héritant direct à part avoir un digestif ? En fait, il peut modifier la couche de mucus qui protège l'intestin. Il va perturber l'équilibre du microbiote et augmenter de façon transitoire la perméabilité intestinale. Il y a plusieurs études qui montrent également qu'une consommation régulière d'alcool... favorise l'inflammation de la muqueuse digestif qui est pourtant tellement importante et altère son bon fonctionnement. Autrement dit si votre intestin est déjà en train d'essayer de se réparer, l'alcool en fait il revient un peu souffler sur une braise qui a peine à s'éteindre. Donc il faut bien comprendre qu'il faut faire une pause. Le cinquième point il concerne donc les matières grasses. Et là aussi j'aimerais commencer par lever un malentendu. Je ne suis pas contre les huiles végétales et encore moins pour les matières grasses qu'ils sont. vraiment bénéfiques pour notre santé, notamment on le voit ça avec l'alimentation cétogène, donc l'alimentation de nos ancêtres. Mais en parlant des huiles végétales, en fait elles sont tellement raffinées qu'aujourd'hui c'est devenu vraiment quelque chose qu'il ne faudrait pas consommer, ou en tout cas il faut bien choisir ces huiles. Certaines sont vraiment des véritables alliés pour notre santé, comme par exemple l'huile d'olive, de première pression à froid, biologique, et extraite de manière à garder les polyphénols. En fait, c'est les polyphénols qui sont dans l'huile ou aussi dans les épices, par exemple, qui sont importantes pour notre santé. Pendant longtemps, il faut dire qu'on nous a répété que les graisses étaient mauvaises pour notre santé. Résultat, elles ont été remplacées par de nombreux produits industriels, dont des huiles végétales très raffinées, peu coûteuses à produire et faciles à utiliser par l'industrie agroalimentaire. Donc là, je vous invite vraiment, renseignez-vous sur l'entreprise où vous allez acheter vos huiles. Il faut aussi savoir que ces huiles, on les retrouve partout, dans les produits transformés comme les biscuits, les plats préparés, les sauces, les chips, les céréales, les vinoiseries. Et donc, sans s'en rendre compte, on en consomme encore plus, comme notamment l'huile de tournesol, de maïs, de sauge, de pépins de raisin ou de colza. Attention, elles sont naturellement riches en oméga-6 et les oméga-6 ne sont pas des ennemis, mais on ne doit pas en consommer beaucoup en fait. Parce qu'en fait, autant elles sont bien à petite dose, autant à grande dose, elles deviennent délétères. Donc... On va largement préférer les oméga-3, donc on va préférer les huiles riches en oméga-3, mais là c'est toujours pareil, on n'en veut pas non plus énormément. On veut avoir vraiment une bonne symbiose. C'est en fait l'équilibre qui est important, car les deux familles d'acides gras participent à la production de molécules impliquées dans la réponse inflammatoire. Il faut comprendre qu'un apport excessif en oméga-6, surtout lorsqu'il s'accompagne d'un déficit en oméga-3, peut favoriser un terrain moins favorable à la résolution de l'inflammation. Lorsqu'un intestin est déjà hérité, je préfère limiter les principales sources d'huile très raffinées. A l'inverse, je vais privilégier des matières grasses peu transformées et naturellement riches en composés protecteurs. Par exemple, dans les salades, je vais utiliser de l'huile d'olive vierge extraite à froid. Elle est riche en acide oléique, c'est un acide gras monoinsaturé, mais aussi en polyphénol, qui sont des puissants antioxydants qui participent à la protection des cellules. J'utilise également la vocale, les olives, l'huile de coco pour certaines préparations. Je vais utiliser du lye lorsqu'il est bien toléré. L'idée ne va pas être de remplacer une huile par une autre parce qu'elle serait à la mode. Mais l'idéal, c'est vraiment de trouver le bon équilibre entre oméga 6 et oméga 3. Ensuite il y a un autre sujet qui est autant débattu que l'histoire du gluten, ça va être les produits laitiers. Alors je ne dis pas qu'il faut enlever les produits laitiers, là il y a également des analyses qui vont vous dire si vous pouvez en consommer ou non. Mais là l'idée pendant ce repos ça va être vraiment quand même de les limiter au maximum. Donc je vous invite vraiment à les enlever de votre alimentation pendant quelques semaines. Alors certaines personnes il faut savoir qu'elles les digèrent bien. D'autres, malheureusement, elles n'ont pas ce qu'il faut pour bien les digérer. Donc c'est là où effectivement, il faut faire attention. Ensuite, certaines personnes, il y a le lactose qui va poser problème. Donc le lactose, c'est un sucre qui est naturellement présent dans le lait. Et donc pour le digérer, notre organisme a besoin de l'enzyme qui est appelé la lactase. Or, chez beaucoup de personnes, cette enzyme va diminuer progressivement avec l'âge. Et donc le lactose sera beaucoup moins bien digéré. Ensuite, il y a également la caséine qui est dans le lait. Donc c'est de la protéine en fait, du lait. Donc là c'est pareil, il y a des caséines A1, des caséines A2. Là aussi ça fera l'objet d'un épisode à part, parce que c'est une longue histoire à expliquer. Donc je vous invite vraiment, en tout cas dans les premiers temps, à limiter les produits laitiers, et pour la cuisson à utiliser du ghee. Après le gluten, on me demande souvent, est-ce qu'il faut arrêter aussi toutes les céréales ? Et moi franchement, je vous invite à complètement l'arrêter. Au moins le temps de ce repos intestinal. En nutrition fonctionnelle, j'essaie de sortir de la vie. de sortir de cette logique où un aliment est soit bon, soit mauvais. En fait, la question est plutôt, est-ce que cet aliment est bien toléré par votre organisme aujourd'hui ? Chez une personne qui n'a aucun trouble digestif, il n'y a souvent aucune raison de retirer ses céréales. Quoique, maintenant que je me forme un peu dans l'alimentation paléolithique, que je lis des études sur l'alimentation de nos ancêtres, et voir le résultat sur leur santé, je vous dirais d'arrêter complètement. Maintenant, je sais que ce n'est pas facile parce qu'en fait, c'est certainement l'un des aliments qu'on a le plus dans notre alimentation aujourd'hui. Donc voilà, je vous invite vraiment à écouter ce que vous ressentez. Mais en tout cas, pour l'objet de cet épisode, le reploi intestinal, je vous invite vraiment à le supprimer pour les prochaines semaines. Ensuite, il y a également les fruits très riches en fructose. Alors les fruits font partie des aliments que l'on associe spontanément à une alimentation saine. Et c'est vrai parce qu'elles apportent des vitamines, des minéraux, des fibres, de nombreux polyphénols. Bon, pas autant que ça, mis à part les myrtilles. Et ces molécules végétales nourrissent en fait notre microbiote et donc protègent nos cellules du stress oxydatif. Donc c'est intéressant d'avoir des fruits. Mais le fait de manger des fruits, ça amène également du fructose. Donc il faut vraiment bien choisir les fruits que l'on va consommer. Et un point crucial, c'est de jamais consommer des fruits seuls. il faut toujours les consommer soit à la fin d'un repas Soit si c'est pour une collation, on va d'abord manger des oléagineux, donc par exemple des noix juste avant. Alors je pense notamment aux personnes qui souffrent d'un SIBO, c'est-à-dire une prolifération excessive de bactéries dans l'intestin grêle ou d'une dysbiose importante. Dans ces cas-là, certains sucres peuvent être moins bien absorbés. Et lorsqu'ils restent dans l'intestin, ils deviennent une véritable source de nourriture pour les bactéries. Donc résultat, elles fermentent. Avec les fruits, c'est la fermentation. Avec la viande, c'est la putréfaction. Donc c'est deux choses différentes qu'il faut voir au niveau des intestins. donc cette fermentation peut produire des gaz responsables de ballonnement, de douleur abdominale, de gargouillement ou encore d'une sensation de ventre gonflé après les repas donc c'est un peu comme si vous alimentiez un feu déjà bien allumé donc le problème c'est pas le bois, le problème c'est qu'il y a déjà trop de flammes et donc chez une personne qui a des problèmes de digestion, elle va être absorbée avec difficulté d'où encore plus l'importance de consommer avec un repas ou des oléagineux Mais lorsqu'il existe un déséquilibre du microbiote et donc un trouble de l'absorption, un excès peut contribuer à entretenir ces fermentations. C'est pourquoi je propose parfois de limiter au moins pendant quelques semaines les fruits les plus riches en fructose ou en sucre concentré. Donc ça va être par exemple les raisins, les mangues, les dattes, les figues, les fruits secs ou encore les jus de fruits. Je vous invite pendant cette période de repos, au moins les premières semaines, à éviter complètement. Et puis petit à petit, vous allez pouvoir commencer à ajouter à nouveau des fruits. qui sont mieux tolérés, comme par exemple les fruits rouges, donc les myrtilles, les framboises, les fraises, les mûres. En fait, c'est ce qu'on utilise en alimentation cétogène, parce que ce sont les fruits les moins riches en fructose. Ensuite, un peu plus tard, vous allez pouvoir ajouter également le kiwi, qui est très intéressant. Et surtout, j'encourage à manger le fruit anti, et à arrêter les jus de fruits, voire les smoothies, parce que les fibres ralentissent naturellement l'absorption des sucres. et améliorent souvent leur tolérance digestive. Donc lorsque vous cassez des fruits en faisant des jus, vous arrêtez ce principe d'absorption et de régulation du sucre. Mais là encore, retenez bien une chose, cette stratégie n'a pas vocation à durer toute la vie. L'objectif n'est pas de supprimer les fruits, au contraire. Mais une fois que vos symptômes auront diminué, que vous aurez retrouvé votre équilibre digestif, vous allez pouvoir petit à petit amener à nouveau ces fruits. Ensuite, Donc pour terminer en fait cette liste, je vais quand même parler du café. Je sais que certains d'entre vous vont peut-être retenir leur souffle parce que c'est vrai qu'on a tendance à boire beaucoup de café. On pense que le café va nous maintenir en forme alors qu'en fait ce n'est pas le cas. du coup c'est difficile de l'enlever mais en plus le café ça devient un peu un rituel un petit moment de bien-être et donc c'est compliqué mais dans cette période de transition je vous invite vraiment à retirer le café pendant au moins les 2-3 premières semaines. Parce que le café, il a aussi des fonctions intéressantes pour notre santé, mais que le matin, donc on arrête de toute manière à partir de midi, on ne boit plus de café. Mais là, on va vraiment l'arrêter. Alors pourquoi ? Lorsqu'une personne souffre d'une gastrite ou d'un reflux gastro-œsophagien, de diarrhées fréquentes ou d'un système nerveux qui est déjà complètement épuisé, en fait c'est complètement différent. Le café en fait ne se contente pas de réveiller notre cerveau, il se... stimule aussi notre système digestif et chez certaines personnes, il augmente la sécrétion d'acides gastriques. Chez d'autres, il va accélérer le transit intestinal. Et chez beaucoup, il va stimuler également la production d'adrénaline et de cortisol, nos principales hormones de vigilance. Alors imaginez maintenant une personne qui dort mal depuis plusieurs mois, qui se réveille déjà fatiguée, qui vit dans un état de stress permanent et qui commence sa journée avec deux grands cafés pour tenir jusqu'au soir. Sur le moment, elle a l'impression que le café lui donne de l'énergie, en réalité. en fait, il agit davantage comme un style de coup de flouet que comme une véritable source d'énergie. C'est un peu comme si le voyant de réserve de votre voiture s'allumait et qu'au lieu de faire le plein, vous augmentiez simplement le volume de la radio pour ne plus entendre l'alerte. Le problème, en fait, il n'a pas disparu, il est simplement devenu moins perceptible. Donc, c'est exactement ce que constate la plupart des personnes. Le café masque parfois la fatigue, sans jamais le résoudre. Mais l'intestin est très irrité et le système nerveux fonctionne en permanence en mode survie. Donc je propose souvent une pause de quelques semaines. Pas parce que ce café est un ennemi, mais parce que justement il va créer pas mal d'enchaînements derrière qui vont continuer à perturber encore plus les intestins. Après tout ce que nous venons de voir, j'aimerais vous partager ce qui est à mes yeux le message le plus important de cet épisode. Parce qu'on parle de réparation intestinale, on parle également de ce qu'il faudrait supprimer, donc le sucre, le gluten. l'alcool, le café, les produits transformés, mais finalement on parle beaucoup moins de ce qu'il faudrait apporter. Le premier pilier qu'on aimerait apporter ça va être les protéines, parce que les protéines à fait fournissent des acides aminés. Et les acides aminés sont de véritables briques utilisées par votre organisme pour fabriquer de nouvelles cellules intestinales, de nouvelles enzymes digestives, mais aussi certaines molécules indispensables au fonctionnement du système immunitaire. C'est une raison supplémentaire à ne pas négliger, donc on ajoute des protéines à nos repas. Le deuxième pilier, ça va être des légumes. Alors pas forcément des salades gigantesques, si votre digestion est déjà difficile, mais plutôt des légumes cuits, tendres et faciles à digérer, qui vont être beaucoup mieux tolérés. Ça va apporter des fibres, des vitamines, des minéraux et des composés protecteurs pour votre microbiote à besoin. Le troisième pilier, ça va être d'apporter des bonnes graisses. Pendant longtemps, on a eu peur des bonnes graisses, mais là, on va justement choisir des graisses de qualité. Le quatrième pilier, ça va être d'ajouter des polyphénols. Donc on peut trouver des polyphénols dans les herbes aromatiques, dans la peau des raisins, dans certaines épices, dans les fruits rouges, dans le cacao non sucré, donc le cacao chocolat noir plutôt, et donc dans l'huile. Et enfin, et parce que c'est un point qui est pour moi très important, on va justement apprendre à réguler son système nerveux. Parce que pour avoir la meilleure alimentation du monde, Prendre tous les compléments imaginables, si votre cerveau est convaincu qu'il est en danger du matin au soir, votre organisme va rester en mode survie. Et lorsqu'un corps est bloqué en mode survie, c'est tous les autres systèmes du corps qui ne fonctionnent plus. Et donc ça va également jouer sur l'assimilation des nutriments et tout notre système digestif. Donc on va apprendre à réguler son système nerveux. Je voudrais faire une petite pause, quelques secondes. Parce que si vous écoutez cet épisode, c'est peut-être que vous cherchez des réponses depuis longtemps. Vous avez peut-être déjà essayé plusieurs solutions, lu des livres, suivi différents conseils, sans vraiment comprendre pourquoi votre corps réagit comme il le fait. Si c'est votre cas, sachez que je peux aussi vous accompagner à travers mes consultations individuelles en naturopathie et nutrition fonctionnelle, mes formations en santé intégrative ou encore mon studio en ligne expérience RRT. Mon objectif reste toujours le même, vous aider à comprendre votre corps. retrouver confiance en lui et construire une santé durable. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous ai mis tous les liens dans la description de cet épisode. Allez, poursuivons ! Avant de conclure cet épisode, j'aimerais vous laisser avec trois conseils. Trois habitudes qui sont extrêmement simples, elles ne coûtent rien, elles ne demandent aucun complément alimentaire, et pourtant ce sont probablement celles qui apportent le plus de résultats lorsqu'elles deviennent de véritables habitudes. Parce qu'en nutrition fonctionnelle, je crois profondément qu'une petite action répétée chaque jour a souvent beaucoup plus d'impact en changement radical que l'on va abandonner dans deux semaines. Alors la première habitude, ça va être de manger plus lentement. Cela peut paraître. Presque trop simple, et pourtant la digestion ne commence pas en fait dans l'estomac, elle commence dans la bouche. En fait, dès qu'on voudrait travailler et améliorer notre système digestif, on devrait toujours commencer par la base, c'est-à-dire le premier endroit où entre l'aliment, c'est-à-dire notre bouche. Donc on va commencer à apprendre à mâcher tranquillement, à bien mastiquer, parce qu'en fait le premier mécanisme de digestion se fait dans notre bouche, C'est-à-dire que normalement, on devrait... mâcher notre aliment jusqu'à ce qu'il devienne de la bouillie et ainsi on va déjà mieux digérer. En plus ça va activer la sécrétion des sucs gastriques qui vont donc forcément améliorer la digestion. Donc ça c'est le point crucial, apprendre à prendre le temps de mâcher. La deuxième habitude ça va être de marcher au moins dix minutes après le repas. Alors c'est pas une séance de sport, c'est simplement de marcher tranquillement parce qu'en fait elle va... Elle va stimuler doucement la motricité digestive, elle va faciliter le transit, elle va aider également votre organisme à mieux digérer et à mieux gérer la glycémie après le repas. Et quelques minutes suffisent, vous pouvez faire par exemple le tour d'autres jardins, sortir le chien, marcher dans la rue, peu importe, l'objectif c'est de marcher quelques minutes. Troisième habitude, ça va être de respirer avant de manger. Alors ça peut paraître tellement simple, mais en fait ça va transmettre un message à votre système nerveux. qui peut se reposer, qu'il est en sécurité. Et le fait d'envoyer ce message rassurant, ça va vous permettre de mieux digérer. Donc là, je vous invite vraiment à faire cette respiration qui va vous détendre. C'est-à-dire que vous allez faire une expiration qui va être plus longue que l'inspiration. Et vous allez pouvoir la faire 2, 3, 5 minutes. Ça peut être également l'occasion de faire votre respiration de la cohérence cardiaque, qu'on fait donc 3 fois par jour. Ça peut être par exemple à ce moment-là que vous pouvez la faire. Si ce sujet vous intéresse, j'ai rédigé un article complet sur mon blog où je reprends tous ces points un peu plus en détail. Vous retrouverez tous les liens dans la description de cet épisode. Merci d'avoir passé ce moment avec moi. Prenez soin de vous et n'oubliez jamais, votre corps n'est pas contre vous, il cherche simplement à vous parler. A nous d'apprendre à l'écouter. A très bientôt dans un prochain épisode de Respire et Transforme.