- Speaker #0
Bienvenue sur Rider Radio, le podcast des aventures moto. Je suis Richard et je vous emmène à la découverte de celles et ceux qui font le monde de la moto. Avant de te laisser avec mon invité du jour, je tenais à vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à écouter Rider Radio. Je vais donc avoir besoin d'un petit coup de pouce pour continuer à faire connaître le podcast et donner envie à des passionnés toujours aussi inspirants de venir nous raconter leurs aventures. N'hésite donc pas à prendre une minute pour laisser un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify et à partager tes épisodes préférés. Maintenant, place à notre invité du jour. Salut Guillaume. Salut Richard. Je suis très heureux d'être ici à Bordeaux. Merci pour l'invitation. On est à Urban Custom ici. Le setup est juste fou, le shop est trop bien. On est dans une très belle ville et on a surtout un très bel invité qui est là pour nous parler de... de ses aventures et aussi d'une très belle marque que tu soutiens et que tu travailles au quotidien. Donc en tout cas, on en parlera un peu plus en détail parce que je suis très curieux à propos de ça.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Tu sais qu'il y a une question qui est très importante pour Raider Radio, c'est ta définition de l'aventure.
- Speaker #1
Je ne l'ai toujours pas cette définition, mais on va dire que c'est assez subjectif. Donc globalement, je dirais que c'est tout ce qui te fait sortir de ton quotidien et de ta routine. Dès que tu sortes de cette quotidienne, de cette routine, je pense que tu peux le vivre comme une aventure. T'as pas besoin d'aller vivre des trucs de ouf à l'autre bout du monde. Ça peut être au coin de la rue. L'aventure est au coin de la rue d'ailleurs, c'est ce qu'on dit. Donc ouais, aussi bien de la micro-aventure que de la plus grosse aventure. Puis après ça dépend de quoi on parle. C'est pas uniquement physique et géographique. Il peut y avoir des aventures entrepreneuriales, des aventures sociales, des aventures... Oui, des aventures professionnelles comme celle que je vis aujourd'hui avec Maving par exemple.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter en deux ou trois mots ?
- Speaker #1
Je m'appelle Guillaume Esco, j'ai 43 ans et je bosse, je suis le General Manager de la marque Maving en France, qui est une marque de moto électrique. J'ai un enfant et bientôt deux.
- Speaker #0
Ok, félicitations.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ça c'est quelque chose que tu arrives à vivre toi au quotidien, de sortir un peu, d'avoir ces micro-aventures ? C'est quelque chose que tu arrives à vivre en tout cas ?
- Speaker #1
Un tout petit peu moins maintenant, il faut reconnaître. C'est vrai que la paternité a changé beaucoup de choses. Mais disons qu'on essaye. En fait, on se force. Parce que c'est important de sortir aussi de sa bulle, d'aller à la rencontre des autres. Et on essaye de se forcer à faire ça.
- Speaker #0
Est-ce que là, on est forcément... On parle d'aventure, tu l'as dit, autant professionnelle qu'autour de la moto. C'est celle qui va nous emmener soit au bout de la rue, soit à travers plein d'autres pays et très loin. Toi, ça a commencé comment la moto ?
- Speaker #1
J'étais super jeune. Je pense que la première fois que je suis monté sur une moto, c'était une P880.
- Speaker #0
C'était assez jeune. Oui,
- Speaker #1
c'était très jeune. Je pense qu'on avait... Je ne sais pas, c'était en primaire certainement. En primaire, j'ai un copain qui habitait dans mon village d'origine. Son père lui avait acheté une Peewee 80. J'avoue que ça a été le premier coup d'accélérateur. Il se passe un truc. Il se passe un truc et je pense que c'est... Et puis ça te prend, c'est parti. C'est fini, ça ne peut plus te quitter.
- Speaker #0
C'est rentré dans les veines. Oui,
- Speaker #1
cette première impression, elle est folle. Et tu as envie de revivre ça tout le temps.
- Speaker #0
Tu avais quel âge à peu près ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, je dirais une dizaine d'années. Une dizaine d'années, tu vois, et pourtant on était dans son jardin, on faisait les cons, tu vois. Mais c'était extraordinaire, c'était extraordinaire. Ça m'a scotché, je me suis dit « waouh, je veux revivre ça tout le temps » .
- Speaker #0
Et t'as réussi après à revivre ces moments.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est vrai. Avec un copain ensuite, c'était un autre ami, sa mère avait une 102 dans son garage, c'était sa mobilette quand elle était jeune. Et c'est vrai qu'on l'a réparée ensemble, tu vois. Et puis, on faisait des tours dans son lotissement avec la 102. Ça, c'était quelques années plus tard. C'était fou, l'odeur de l'essence. Commencer à tourner, à donner deux, trois coups de clé, etc. Ouais, c'était fou. Franchement, c'était fou. Et puis, petit à petit, on a continué, on a gardé ça.
- Speaker #0
Et tu as réussi à avoir, parce que là, tu empruntais des motos par-ci, par-là. Tu as réussi à avoir ta propre moto le moment où tu te dis, ça y est, c'est la mienne. Je peux la prendre quand je veux.
- Speaker #1
Yes, c'était quand j'ai eu 14 ans, en fait. Quand j'ai eu 14 ans, mon père m'avait trouvé une DT50, les Yamaha DT50. Donc c'était... Tu sais, à l'époque, il y avait déjà les derbies, les derbies 50 à vitesse. Moi, c'était pas du tout ça. C'était un truc des années 80. C'était une DT50, mais sans... en vitesse. Donc c'était un truc qui pesait un âne mort et puis qui avançait rien quoi. Mais par contre j'étais trop content parce que j'avais une moto tu vois. J'avais une moto et c'était pas une mob, c'était pas un scoot, pour moi c'était une moto tu vois. Mais j'avançais moins qu'une mob et moins qu'un scoot tu vois. Mais c'était bien parce que c'était déjà un petit peu tu vois trail off-road et je me suis éclaté comme un fou avec cette moto.
- Speaker #0
T'as fait beaucoup de kilomètres comme ça c'était déjà un peu, t'avais déjà cette envie. D'aller loin, de bouger, c'était déjà cet esprit-là ?
- Speaker #1
Oui, toujours, avec les copains, on a toujours, dès qu'il fallait aller, les samedis on se rejoignait sur la place du village, c'était toujours le même cérémonial, on s'attendait sur la place du village et puis on allait forcément quelque part, en mob, en moto, etc. Et ça c'est resté, c'est resté, on restait pas, alors ça nous arrivait de glander comme tout le monde, mais souvent on prenait les bécanes et puis parfois on roulait pour rouler quoi.
- Speaker #0
J'ai l'impression que ça s'est un peu perdu dans les générations qui arrivent, sortir les mobilettes, se retrouver, d'aller bouger.
- Speaker #1
Ouais, l'époque n'est plus la même forcément, mais on aurait grandi nous maintenant, je ne suis pas certain qu'on aurait pris les mobilettes. En campagne c'est encore un peu différent, mais je ne suis pas certain qu'on aurait eu cette vie-là. Moi je pense qu'il faut plutôt qu'on se sente chanceux d'avoir vécu ça. on ne se laissait pas des SMS, des trucs, on se disait, c'était le seul truc, c'était 14h sur la place de Chamboeuf, et puis c'est parti.
- Speaker #0
Tu étais chanceux d'avoir une moto rapidement et d'avoir testé la moto rapidement aussi. C'est une chance parce que c'est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde, tu as eu la chance que ton père, finalement même si c'était un veau cette bécane, puisse te l'offrir, tout ça c'est trop bien.
- Speaker #1
Mon père aussi avant d'avoir la DT, il avait une vieille Suzuki 125. Donc il était déjà un peu retard. Je savais déjà, il m'avait fait piloter la 125. Et c'est vrai que j'avais adoré. Donc oui, j'ai eu cette chance-là d'avoir commencé jeune. C'est sûr que quand tu grandis en ville, ce n'est pas certain que tu te mettes à la bécane aussi rapidement. Donc tu la découvres forcément un petit peu plus tard. Donc oui, j'ai eu cette chance-là. Parce que c'est sûr que quand tu as connu la moto une fois, si tu as kiffé les premiers instants, il y a des chances pour qu'aujourd'hui tu en fasses encore.
- Speaker #0
Est-ce qu'à cette période-là, tu savais que ça allait te suivre toute ta vie ? Est-ce que tu savais que... on le verra tout à l'heure, mais que ça allait t'accompagner aussi dans ton métier, dans ton travail, dans tes voyages ?
- Speaker #1
Non, pas à cette époque-là.
- Speaker #0
C'est quoi qui a fait le déclic ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Le déclic, c'est le voyage aux US beaucoup plus tard. Le traversée des Etats-Unis en Harley Davidson, ça m'a...
- Speaker #0
Mais comment ça se décide, ça aussi ? C'est pareil. Moi, j'aime bien comprendre la décision d'un jeune qui a la vie un peu de tout le monde, mais qui se dit tiens, c'est un peu des... On peut dévier un canard et le mec se dit tiens les, on va pas faire comme tout le monde, je vais aller aux Etats-Unis à rider. Écoute,
- Speaker #1
j'ai eu la chance de faire des études qui me plaisent mais qui m'ont pas forcément appris un métier. Et ces études, c'est des études de géographie, de cartographie. Et ça, j'avoue que ça m'a beaucoup apporté. J'ai adoré mes études, j'ai adoré les gens que j'ai rencontrés. Malheureusement, ça m'a pas dirigé vers la bonne voie. Et ça, ça peut arriver à beaucoup de gens aujourd'hui. Et donc, il m'a fallu six mois. Tu te rends compte, j'ai fait cinq ans d'études. Il m'a fallu six mois après pour me rendre compte. J'ai fait une erreur. Pourtant, quand tu adores tes études, tu te dis, bon, j'ai forcément trouvé. Mais je n'ai pas insisté parce que je savais que ce n'était finalement pas fait pour moi. C'est dur de dire ça.
- Speaker #0
Mais c'est bien de s'en rendre compte aussi. Oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Tu peux vivre de ton métier, de ne pas être passionné. Et à la fin de ne pas être bien, de faire une reconversion, ça peut être plus compliqué, tu t'es rendu compte assez vite finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, je pense que c'était les débuts où on pouvait se permettre de changer assez facilement. Si tu as un peu de jugeote, tu peux te dire, ça ça ne me plaît pas. Avant, à l'époque de nos parents, tu commençais un taf, généralement tu restais dans ce que tu faisais. Et là, c'était une époque où on pouvait aussi se le permettre. Parce que voilà, moi je... J'ai une famille qui pouvait... Alors, c'est pas qu'elle pouvait assurer derrière, parce que je me suis souvent débrouillé, tu vois. Mais c'est sûr que j'étais pas en manque d'argent pour pouvoir changer, si tu veux. J'ai pu changer facilement. Donc, c'est aussi ça. Faut être honnête avec ça. Donc,
- Speaker #0
t'avais ces six mois... Enfin, à la fin de ces six mois où tu te rends compte que c'est pas pour toi et t'as besoin de quoi ? D'un déclic ? Pas d'un déclic, mais d'un moment où t'as besoin de... De rechanger les choses, de te changer les idées peut-être ?
- Speaker #1
Ouais, même pas me changer les idées. En fait, j'ai appelé une copine que j'avais à la fac. Je savais que son père était directeur d'une concession automobile. Et je l'ai appelé et je lui ai dit, écoute, j'aime pas ce que je fais. Par contre, tu vois, moi je suis un passionné de bagnole, de vieille bagnole, de moto, de vieille moto. Et je lui ai dit, écoute, est-ce que ton père recherche quelqu'un ? Voilà, j'ai jamais vendu de bagnole. Mais est-ce qu'il serait pas à la recherche de quelqu'un ? Et voilà. et en fait ce Ce monsieur là, Jean Masson, il m'a donné ma chance dans sa concession. Il m'a tout appris en fait, la vente, etc. Il m'a inscrit aux formations de chez Peugeot à l'époque, c'était la marque Peugeot. Et donc j'avoue que je me suis reconverti en deux mois, c'était torché quoi.
- Speaker #0
T'avais un nouveau taf.
- Speaker #1
J'avais un nouveau taf, voilà, et j'aimais ce que je faisais. Et j'aimais ce que je faisais, c'était trop bien. Et ensuite en 2011, j'ai eu une petite rupture amoureuse. qui a fait que je suis parti de chez Peugeot et je suis parti faire un tour du monde du coup avec la rupture de la copine tu pouvais plus bosser là-bas alors c'était pas ma copine c'était une amie de fac mais c'était une autre et donc j'avais besoin de décompresser donc j'étais autonome j'avais bien bossé, j'avais mis de l'argent de côté et là je suis parti faire un tour du monde ouais donc c'est ça c'est que t'avais
- Speaker #0
T'as besoin de se sortir. Il y a quand même dans une décision de partir parfois en voyage, souvent c'est une relation amoureuse, on a besoin de se libérer un petit peu ce qu'il y a dans le cerveau et dans le cœur j'imagine. Des fois il y a besoin de faire un nouveau départ et un voyage souvent ça sert à ça. C'est ce qui s'est passé.
- Speaker #1
Ouais c'était ça. Mais si tu veux dans ce voyage j'ai pas vécu... pratiquement pas avec une moto un peu deux roues en asie et ca mais j'ai pris un billet tu vois que tu peux toi c'est plusieurs billets en fait il choisit en fait des destinations et tu peux changer les dates c'est assez ouvert à l'épi je pense que ça se fait toujours ce qu'on a ça des billets tour du monde et j'ai commencé par la russie je suis parti avec le transsibérien et j'ai commencé mon tour du monde à moscou et je suis revenu je suis revenu dix mois après à cause d'un accident que j'ai eu en vtt au Chili. Je connais cette histoire. Tu connais cette histoire. Mais il n'y avait pas de moto pour l'instant. Mais c'est vrai que ça m'a déjà ouvert au voyage. J'avais eu l'occasion déjà de voyager un petit peu, mais pas tellement. Ma famille, ce n'est pas une famille de grands voyageurs, etc. Donc, j'ai vraiment attendu de bosser pour vraiment voyager et aller découvrir des pays.
- Speaker #0
Tu t'es dit, en voyant ces paysages, en voyant ces routes, qu'elles seraient incroyables à faire en moto ?
- Speaker #1
Ah oui, plein de fois. Plein de fois, j'ai vu des trucs, je me suis dit, en moto, ce serait génial, etc. Mais j'ai... Je vivais mon truc, donc je me suis pas trop... Quand tu vis sans penser ce qui t'attend le lendemain, tu vis l'instant tout le temps présent, ça, ça te recadre et ça te recalibre. C'est dingue.
- Speaker #0
Puis il y a un truc aussi où on se dit que c'est pas possible. Moi, je sais que pendant mon tour du monde, je me suis rendu compte que pendant mon tour du monde, qu'on pouvait voyager à moto. Quand j'ai voyagé les premières fois, quand j'avais une moto, par exemple, c'était vraiment autour de chez moi. Pour moi, la moto, c'était un roadster, tu la prenais à la fin de la journée, tu faisais un tour, tu revenais. Mais je n'avais pas conscience qu'on pouvait partir en voyage avec. Et c'est pendant mon voyage que je me suis dit, tiens, je peux prendre une bécane et traverser le pays. Et en sortant de ce voyage-là, ça a fait quelque chose un peu en se disant, tiens, j'ai vu des belles roues, j'ai vu des paysages incroyables, j'ai envie de poser des roues maintenant.
- Speaker #1
Ça m'a confirmé dans le fait que le voyage pouvait apporter beaucoup. humainement et mentalement aussi du coup et en rentrant j'avais plus de thunes donc du coup je devais rebosser rapidement et en deux semaines j'ai retrouvé tout de suite en rentrant je suis allé bosser pour BMW et là chez BMW ça a changé un peu la donne parce que j'étais dans une concession qui faisait aussi bien de la voiture que de la moto et donc là j'ai commencé à prendre des bécanes tu vois après avoir passé le permis j'ai commencé à... parce que j'avais pas le permis moto Et donc là j'ai commencé effectivement à prendre des motos, à rouler, à partir en week-end etc. Et je dis ouais c'est top. Et au bout de deux ans en fait ça me plaisait plus, ce que je faisais ça me plaisait plus. Donc il fallait se rendre à les dividendes. J'ai arrêté. Et par contre la moto là ça m'avait fait tilter, mon voyage m'avait fait tilter. Et j'ai dit faut que je parte. Et donc j'ai pris un billet pour aller à Chicago parce que j'avais un copain à Chicago là-bas. Et puis là j'ai loué une Harley et puis c'est parti quoi. C'est parti ouais.
- Speaker #0
C'était quoi le trip là ?
- Speaker #1
C'était Route 66 Pour moi c'était extraordinaire parce que j'avais jamais foutu les pieds aux Etats-Unis Donc c'est tout ce que tu regardes Dans ta jeunesse, toutes les séries Les films etc,
- Speaker #0
tu retrouves ça T'as l'impression d'être dans un film T'es dans le film en fait Quand tu roules aux Etats-Unis C'était dingue
- Speaker #1
Et alors pourtant tu peux avoir des doutes Parce que la Route 66 tu peux te dire Bon ça va être des lignes droites etc Mais en fait non c'est dingue C'était extraordinaire puis bon Une pote m'a rejoint ensuite en Californie. Et puis là, on est partis faire tous les parcs en moto, tous les deux. C'était absolument dingue, C'était fou.
- Speaker #0
C'est un peu le rêve d'un peu de gosse. Ça change un peu parce que maintenant, on s'ouvre à plein d'autres voyages. On sait qu'il existe plein de routes à travers le monde et plein de possibilités. Mais c'est vrai que la route 66, tu parles ça... n'importe quel motard. Ça parle. Ouais, ça parle, tu vois. Alors, il y en a d'autres qui vont forcément critiquer parce que t'as ces fameuses lignes droites qu'on peut imaginer, il y a peut-être des sensations un petit peu ennuyeuses, mais vu que t'es tellement dans un autre pays, dans une autre culture, et en plus tu mémorises des choses que t'as déjà vécues en voyant des films, que ça doit vraiment être kiffant.
- Speaker #1
Exactement, et en plus, y'a pas besoin de comparer, en fait. C'est-à-dire que, je sais qu'on aime tous les deux le off-road, Mais pour autant, je me suis tapé, alors on a tapé un petit peu de off-road aux Etats-Unis, mais en fait, la route, ça m'a plu. Tu vois, ça m'a plu et pourtant, je ne suis pas, je ne suis pas, voilà, ce n'est pas le truc qui me plaît le plus, mais ça m'a plu parce qu'en fait, j'y suis allé pour autre chose. Et donc, il n'y a pas besoin de comparer, de se dire oui, mais ça ne vaut pas tel voyage. Oui, mais moi, j'ai fait tel ou tel. On s'en fout en fait, on s'en fout. Tu as vécu un truc, ça t'a procuré des sensations et c'est tout en fait.
- Speaker #0
Et ça appartient à toi et au pays.
- Speaker #1
Exactement, exactement.
- Speaker #0
C'est tout. Je suis d'accord, je suis d'accord. Et là t'es un vrai motard entre guillemets parce que t'as roulé ta bosse quoi et là ça y est t'es mordu comment ça se passe est-ce que tu veux faire que ça alors je sais que tu vends des motos chez BM tu vas en faire ton métier comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors en rentrant je suis resté un peu plus aux Etats-Unis mais j'ai dû rendre la Harley parce que c'était trop cher en fait la location donc j'avais là pareil j'avais plus d'argent mais je voulais rester aux Etats-Unis donc... Je suis parti faire du woofing dans le Montana. Je suis resté dans une ferme, à bosser dans une ferme dans le Montana. Ça, c'était génial.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne connaissent pas trop le woofing, tu peux...
- Speaker #1
En fait, tu travailles dans une ferme et tu es logé, nourri, blanchi. Et là, j'avais la chance d'être sur les contreforts de Yellowstone, dans une ville qui s'appelle Bozeman. Et c'était exceptionnel. La personne commençait son woofing. C'était trop marrant. C'était un ancien avocat de Las Vegas qui avait tout plaqué pour se retrouver au milieu du Montana. Et moi, j'arrive, il est au début de son projet. Et le Frenchie, en fait, on s'est trop bien entendus. Et en fait, on a commencé son activité comme ça. Mais vraiment avec rien. Parce que lui, il payait rien du tout. On allait au Salvation Army pour s'habiller. Il y avait un don de bouffe une fois par semaine. On y allait. Et puis, si on voulait bouffer de la viande, il fallait qu'on tue les animaux. C'était vraiment comme ça. Et putain, ça aussi, ça te... Pareil, ça te recadre. Tu prends du galon. Ça te recadre. Et j'ai adoré. Et puis ensuite, je suis rentré en France parce que mon visa expirait. J'avais pu peut-être un ou deux mois l'étendre, mais c'était terminé après. Et par contre, effectivement, en rentrant, c'est là où tu as raison. C'est que là, je savais que la bécane, j'adorais ça. Et le voyage, d'une manière générale, je me suis dit, il faut que je bosse là-dedans. Et puis c'est arrivé. en fait deux mois après quoi.
- Speaker #0
C'est quelque chose que tu as recherché vraiment ou c'était tombé un peu dessus ? C'est dur de se dire ouais bon ok parce que quand on a une passion, pour beaucoup, alors maintenant ça change un peu avec l'accès à internet, moi je me rappelle j'avais une passion c'était l'aviation, après c'est la moto etc. Mais on te dit trop peu souvent que tu peux bosser là-dedans. On te donne souvent des exemples de gens qui travaillent dans des métiers on va dire classiques et très bien. Mais on te dit pas, ah tiens t'aimes ça ? Tu sais qu'il existe des métiers pour ça. Comme aujourd'hui, quelqu'un qui est passionné de foot, bon, footballeur c'est compliqué, mais il y a des kinés, aujourd'hui il y a des vidéastes, des analyses vidéo, etc. Tu peux bosser autour d'une passion, parce qu'il y a plein de métiers autour.
- Speaker #1
Alors, c'est très vrai, et je pense que si j'avais su plein d'autres choses, voilà, effectivement, peut-être que j'aurais suivi une voie différente, mais malgré tout... je pense que je manquais énormément de maturité aussi t'avais quel âge là à peu près ? au moment où je suis rentré des Etats-Unis je devais avoir 20 et quelques années un peu j'avais peut-être même 25 ans peut-être un peu plus donc j'étais pas tout jeune non plus mais effectivement je pense que quand je manquais de maturité c'était bien avant quand même après en rentrant de deux voyages comme ça tu prends un peu de galon Merci beaucoup. Mais effectivement, là je me suis dit, bon, le problème c'est les études. En fait, à chaque fois, tu te dis, et c'est un tort parce que c'est très franco-français, c'est de se dire, avec les études que j'ai, comment veux-tu que je m'en sorte ? Comment veux-tu que j'aille chercher quelque chose d'autre ? C'est mort. En fait, de moins en moins, déjà en France, on fait de plus en plus confiance aux gens qui ont un parcours aussi. moins le CV plus l'expérience le vécu quoi exactement et aujourd'hui moi comme j'ai la chance aujourd'hui de pouvoir constituer une équipe etc quand j'embauche des gens j'embauche souvent des gens sur le profil plus de se dire tiens à quelle école il a fait etc ça m'intéresse ça m'intéresse moi parce que je veux aussi laisser la chance à des gens comme ça parce que je l'ai vécu moi-même en fait et donc voilà et puis c'est vrai que bon internet je te parle de ça c'était quand même en 2014 quand j'ai trouvé ce travail donc j'ai cherché moto j'ai cherché voyage etc et là par le plus grand des hasards je tombe sur je tombe sur Vintage Rides Vintage Rides en Inde à New Delhi et je vois qu'ils cherchent quelqu'un dans le... Je crois que c'était dans le marketing ou quelque chose comme ça. Bon, moi, marketing, j'y connais rien. Donc, à l'époque, en tout cas. Et donc, je dis, quand même, cette boîte-là, je commence à voir les deux, trois vidéos, je ne connaissais pas la marque Royal Enfield parce qu'ils font des voyages en Royal Enfield. Et j'étais là, mais c'est exceptionnel ce qu'ils font. Il faut que je leur écrive. Je leur écris. Je leur envoie une lettre d'amour. Et puis, en fait, ils me rappellent. Ils me rappellent une semaine après, même pas. Et là, j'ai affaire, à l'époque, aux responsables vente, aux opérations, etc. Et puis le courant passe bien, et puis en fait l'entretien c'était en fait raconte-moi tes voyages. Donc voilà, moi je raconte, etc. Et puis deux jours ou trois jours après, c'est le fondateur de la boîte, Alex Jurcher, qui m'a contacté et qui m'a dit bon, écoute, il m'a posé deux trois questions, mais tu sais que parce que nous on a plutôt tendance à faire venir des plus jeunes, toi t'as déjà, moi j'avais déjà la trentaine tu vois. Ouais ouais, pas loin tu vois. Et donc il me dit bon ça va pas te chambouler etc. Bah non vas-y on y va. Moi ça tombait bien, je connaissais pas. C'est pas un pays où je serais allé comme ça parce que je me disais c'est un pays où il faut prendre du temps quoi, c'est complexe.
- Speaker #0
C'est un gros step.
- Speaker #1
Et je me suis dit bah c'est parfait.
- Speaker #0
T'as pu travailler, s'installer.
- Speaker #1
Ouais s'installer tu vois c'est vraiment ça.
- Speaker #0
C'est pas 15 jours de vacances.
- Speaker #1
Exactement. mais en fait Et en fait, un mois après, à peine, j'étais là-bas et je suis resté 5 ans.
- Speaker #0
T'étais resté 5 ans ? Ouais. Je pensais que t'étais resté moins, moi.
- Speaker #1
Non, parce qu'en fait, au cumul, oui, mais ça a été entrecoupé. J'ai passé un an en Thaïlande pour Vintage, toujours. Mais sinon, ouais,
- Speaker #0
ça fait 5 ans.
- Speaker #1
C'est génial. Et ça a été une aventure, justement, pour le coup, une aventure professionnelle exceptionnelle.
- Speaker #0
Et en plus, là, t'as réussi ce que beaucoup rêvent aussi, quoi. c'est-à-dire la moto, le voyage, une expérience culturelle. de dingos en Inde, c'était juste magique, j'imagine 5 ans ça ne doit pas être facile non plus parce que l'Inde demande aussi quand même pas mal d'adaptation, mais ça doit être génial.
- Speaker #1
Ouais c'était trop bien, l'Inde c'est difficile pour moi encore aujourd'hui d'en parler parce que c'est tout et son contraire. J'ai tout aimé en Inde, j'ai vraiment tout aimé ce que j'ai vécu, mais c'est difficile d'en parler parce que tout est différent, tout est repers. perdus, si tu veux, par rapport à la France. C'est-à-dire que socialement, c'est différent. On ne parle pas, bien entendu, la même langue. Les gens n'ont pas la même culture. Ce n'est pas la même bouffe. Tout, les codes, ce n'est pas les mêmes. Sur la route, ce n'est pas les mêmes codes.
- Speaker #0
C'est difficile de se raccrocher à quelque chose d'européen, de français dans un pays aussi différent.
- Speaker #1
Exactement. Donc, comme j'allais là-bas sans m'attendre à... Je ne m'étais pas dit que ça allait être comme ça, puis attends-toi à ça, attends-toi. Non, j'ai fait reset. Je suis arrivé là-bas. Et j'ai commencé mon aventure indienne et ça a été dingue. J'ai rencontré des gens formidables. Le fait de vivre une aventure pro là-bas fait que tes collègues, tu bosses avec une équipe à moitié indienne, à moitié internationale. Et donc ça, c'est hyper enrichissant. C'est hyper enrichissant.
- Speaker #0
Et après cinq ans comme ça à vivre intensément la moto, le voyage, l'Inde, comment on fait pour revenir sur Terre en fait ?
- Speaker #1
c'est quand même compliqué de réatterrir après ces 5 ans ouais alors c'est vrai que là-bas si tu veux on est revenu un peu simplement et bizarrement la boîte a été créée en 2006 là-bas donc ça faisait quand même un moment, moi je suis arrivé au milieu et en 2019 si tu veux on a fait venir une personne qui a regardé un peu à l'intérieur comment ça se passait Oui. et nous a conseillé en fait plus ou moins avec bien entendu l'aide de tout le monde en fait, de se dire bon qu'est-ce qu'on fait la société n'est plus vraiment indienne parce que maintenant on fait des voyages un petit peu de partout dans le monde, donc l'aventure avait commencé en Inde et donc ce conseiller nous a dit plus ou moins peut-être que la boîte, le futur c'est en France parce qu'à cette époque là On avait déjà ouvert, me semble-t-il, une destination en Afrique. On avait plusieurs destinations en Asie. Il y avait une destination qui allait ouvrir également en Amérique du Sud. Donc, on s'est dit, bon, allez, on rapatrie tout. Et ça, je te parle de ça, c'était en octobre 2019. Je te dis qu'on a eu du flair. Enfin, pas moi, mais en tout cas, Alex et cette personne-là. Parce que, en fait, six mois après, tu te prends le Covid. Et heureusement, pour beaucoup d'entre nous, on avait suivi en France. Vous étiez en France. Donc ça, ça a été salvateur.
- Speaker #0
Et la suite de ces moments, surtout pendant la période de Covid, où aujourd'hui avec Vintage Ride, c'était les voyages, tout est coupé, on ne peut plus partir. Comment tu vois les choses, surtout à ce moment-là, en plein cauchemar ?
- Speaker #1
C'est compliqué parce qu'en plus, tu sais, je ne sais pas si tu te souviens, mais il faut bien se rappeler ce qu'on a vécu quand même. Parfois, on oublie un peu. En fait, il y avait des... des sortes d'ouverture, puis de refermeture. C'était un peu bizarre. Et puis, on avait ces fameux passes, des trucs où tu pouvais juste tourner autour de chez toi. Donc là, autant te dire que c'est compliqué. Donc nous, on s'est dit, en France, on ne peut plus prendre l'avion. Donc on va être obligés de rester en France. On n'a pas un seul voyage en Europe, pas un seul voyage en France. Comment on fait ? L'activité est retrouvée à zéro. Donc, comment on fait ? On va créer des voyages en France. Et puis, en fait, on va créer aussi également une académie. Parce que ça, on se rendait compte aussi, c'est le truc qu'on avait décelé, c'est que nos voyages à l'étranger, pour beaucoup de voyages, il y avait pas mal de parties en off-road. Et beaucoup de gens ne savaient pas rouler en off-road.
- Speaker #0
Et donc, ça interdisait de le faire.
- Speaker #1
Et bien, en fait, on s'est dit, mais... Oui, ça interdisait de le faire en plus, exactement. Et en fait, on s'est dit, bon, allez, on crée une sorte d'académie où on va apprendre aux gens. pour ceux qui le souhaitent, à rouler en off-road et à être mieux préparé pour partir en voyage. Et donc, on a écrit aussi des petits voyages, mais qui n'ont pas marché en France, parce que les gens n'avaient pas forcément besoin de nous pour vivre une aventure en France. Mais quoi que, en fait, maintenant, quand je vois cette académie, l'ampleur que ça a pris aujourd'hui, c'est un truc de dingue. Et en fait, tu vis une vraie aventure, c'est dans le Beaujolais, tu vis une vraie aventure là-bas, et tu rencontres des gens, c'est top, tu le sais, on a bossé.
- Speaker #0
Et puis c'est un mini... C'est un mini-trip que tu peux vivre en plus à l'étranger. C'est un échantillon. On se connaît bien. En plus, tu es déjà passé sur Rider Radio. Et justement, cet épisode-là, on l'avait fait ensemble pour quelque chose qui t'a beaucoup aussi pris du temps, marqué et aussi beaucoup touché parce que tu l'as sorti de tes trips. C'était déjà de basculer. Je ne vais pas dire du côté obscur, il ne faut surtout pas dire ça parce que ce serait des bêtises, mais vraiment tu es passé du voyage, d'aller loin, du thermique, etc. et tu es basculé sur l'électrique. Et comment s'est fait ce changement-là en fait ?
- Speaker #1
Après Covid, j'ai eu envie, le fait d'être en France aussi, j'ai eu envie de retrouver, de vivre des aventures un peu plus en France.
- Speaker #0
Le fait de ne plus pouvoir bouger loin, tu t'es dit, tiens, la micro-aventure, elle est intéressante.
- Speaker #1
Attends, je suis rentré d'Inde vers la Covid, j'avais 35, 36 ou 37 ans, tu vois. Et en fait, en rentrant, moi, je ne connaissais pas la Bretagne. Non,
- Speaker #0
mais tu vois,
- Speaker #1
on a pris les vélos, on a tracé en vélo avec ma compagne, on a tracé en vélo, on a découvert la Bretagne, la Loire à vélo, puis machin français. Et en fait, on a découvert des trucs de fou. On était super contents. Et ça nous a beaucoup apporté aussi. Et on s'est dit, ouais, c'est top. En fait, tu peux vraiment vivre un truc là. Mais après, l'électrique, c'est venu différemment. En fait, je finissais mon aventure pro avec Vintage. Et c'est là qu'avec Alex, le fondateur, on s'est associés. C'est lui qui a commencé à me parler de la mobilité électrique. Moi, je n'étais pas du tout dedans. Donc, on a commencé à en discuter. Au début, on avait pour projet de faire une société autour du voyage en trail en Europe. Et puis, on a vite abandonné cette idée. Et on s'est dit, tiens, il y a quand même l'électrique qui pousse. Il faut en faire un laboratoire. Il faut aller voir ce qui se passe et ce que ça va nous apporter dans les prochaines années. Et donc, on a commencé à faire des stages avec une marque qui s'appelle Electric Motion. C'était une marque française. de motos électriques qui sont des machines splendides, superbes.
- Speaker #0
Qui sont très sympas, on a eu l'occasion de tester, alors ça a été très court, notre test, mais c'était une moto très sympa.
- Speaker #1
C'était une moto top, et c'est une moto toujours aussi bien, la société se porte merveilleusement bien, il y a Yamaha qui est rentré au capital, donc c'est top. J'ai commencé à faire des stages avec eux. grâce à l'aide de Grégory qui était un guide en Auvergne que tu connais d'ailleurs, grâce à toi que j'ai rencontré et donc on a commencé à faire des stages off-road avec ces motos électriques et en fait ça fonctionne les gens qui sont venus faire le stage Pourquoi ça fonctionne ? Ça fonctionne parce que si tu prends l'électrique comme telle et que tu pars Pareil, encore, tu ne compares pas avec le thermique, c'est autre chose, pas besoin de comparaison. Et bien en fait, ça fonctionne parce que c'est silencieux. Quand tu es en pleine nature, c'est extraordinaire. Et puis ça ouate quoi.
- Speaker #0
Pour toi et pour les autres.
- Speaker #1
Pour toi et pour les autres, oui.
- Speaker #0
Parce que ce qu'on oublie, c'est que pour les autres, c'est quelque chose qui vient un peu naturellement. On se dit, on ne va pas faire de bruit, ça n'embêterait personne. Mais pour soi, en fait, c'est cool. Parce qu'en fait, rouler comme ça, d'entendre... juste rien du tout des fois on se parlait l'un à côté de l'autre c'était vraiment un vrai kiff et d'entendre les roulements,
- Speaker #1
la mécanique un peu différente j'ai trouvé ça très agréable c'était top vis-à-vis des tu t'emmerdes personne il y a combien aujourd'hui de personnes que ça embête d'avoir quelqu'un qui fait de l'enduro en fait moi en tant que motard et j'ai fait de l'enduro aussi En fait, je le comprends, je me mets à la place des gens, c'est chiant. En fait, l'électrique, c'est une vraie solution. Et si tu prends une marque comme Stark Varg aujourd'hui, Stark, en fait, ils cartonnent. Ils cartonnent parce qu'ils apportent une vraie solution à un vrai problème. Et aujourd'hui, c'est une marque qui explose. Donc moi, je ne suis pas du tout étonné de ça. Et ça m'a tout de suite plu. le fait qu'il n'y ait pas de bruit le fait que tu sentes que le vent dans ton visage je l'ai tout de suite comparé même un peu au sport de glisse il y a ce côté là où tu as vraiment ce côté où tu
- Speaker #0
prends ta trajectoire tu ne penses pas à ton régime moteur à ton passage de vitesse c'est du fun en direct quoi.
- Speaker #1
plug-in direct et puis encore une fois ça n'empêche pas d'aimer reprendre une vieille bécane moi à titre personnel je pense que c'est ça demain j'ai une Maving dans
- Speaker #0
le garage je vais adapter mon utilisation aux capacités de la moto et je ne vais pas lui demander d'aller faire un Paris-Dakar parce que Bye. Elle n'est pas adaptée pour ça. Mais si j'adapte mon quotidien et si j'ai un besoin au quotidien pour l'utilisation de cette moto, en fait, je n'y vois pas d'inconvénient. Qu'elle soit électrique ou thermique, je pense qu'il y a même aujourd'hui, sur des petits trajets, ça c'est ma vision personnelle, de rouler plutôt en électrique sur des mini-trajets.
- Speaker #1
Ah bah c'est sûr. En tout cas, sur de la 125 aujourd'hui, quand tu fais plutôt des petits trajets, je ne me pose même pas la question. Le thermique, je le raye. Sur d'autres utilisations, c'est différent. Mais en tout cas, c'est sûr que je le règle, je prends de l'électrique.
- Speaker #0
Et donc là, c'était un peu l'antichambre de ton festival. Il fallait quand même se lever tôt le matin et se dire « Tiens, je vais faire un festival autour de l'électrique, enfin du mot de roue électrique. » Ce n'était pas que du deux roues, c'était aussi… Oui,
- Speaker #1
c'était en fait pour reprendre. Les stages, c'était très bien. Mais nous, on avait créé une société derrière. Il fallait aller chercher autre chose. Et donc, on s'est dit, ce qui manque… En fait, ce qui manque à l'électrique, c'est un vrai festival outdoor qui permet aux gens de découvrir l'électrique sous toutes ses formes. Donc on a décidé de créer le premier festival aventure du véhicule électrique, donc le e-Adventure Festival, qui a été un succès parce que c'était dans le Morvan et puis on a eu quand même une quarantaine de marques qui est venue exposer pour une première édition, c'était exceptionnel. Et puis on a eu des marques qui étaient là pour le fun, pour faire découvrir, etc. On avait aussi bien des e-foils que des petites motos, du rétrofit. On avait des concerts le soir. Et là, on faisait découvrir l'électrique différemment. Et en fait, c'était génial. Les gens ont adoré.
- Speaker #0
Le grand public, c'est ouvert à ça. C'est vrai que j'ai dit oui au niveau du e-foil. C'est vrai que c'est un super engin. Et tu vois que l'électrique est super adaptée pour ce genre de trucs. Et ouais donc c'était tout au même endroit et c'est vrai que ça c'était bien d'avoir cette ambiance là Ouais c'était vraiment ambiance festoche il y avait un côté comme les premiers festivals il y a 40 ans, 50 ans tu vois il y avait un peu de folie dans ce festival c'est ce que j'ai adoré Tu peux délirer avec l'électrique en fait t'as un peu cette vision parfois un peu écolo machin etc mais en fait tu peux faire que du fun C'est ultra fun
- Speaker #1
c'était ultra fun, on avait une petite piste pour tester les véhicules c'était super fun, on avait un concert le soir il y avait des gens qui jumpaient en bécane électrique derrière la scène c'était ultra fun c'était ultra fun et je pense que ça malheureusement j'ai pas pu le refaire pour diverses... diverses raisons, mais c'est bien dommage parce que c'est vrai que c'était... Tu pourras le refaire. Ah oui, j'aimerais.
- Speaker #0
Justement, grâce à ce festival, tu as fait une rencontre un peu qui a changé la suite, en tout cas.
- Speaker #1
En fait, la marque pour laquelle je travaille aujourd'hui, qui est Maving, a participé à ce festival. Moi, je ne connaissais pas du tout. Bien entendu, à force de m'intéresser à l'électrique, j'ai appris à les connaître. J'ai eu la chance de rencontrer l'un des représentants de la marque à l'époque. brilleux et qui est venu sur le festival. Et donc, j'ai découvert cette moto au design un peu rétro, mais avec une technologie électrique. Et j'ai dit, waouh, c'est magnifique. C'est-à-dire que pour moi, cette marque-là, quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai dit, waouh, ça respecte tous les codes de la moto. Et pour autant, on y met une technologie électrique. Et ça m'a interpellé, tu vois. Alors à cette époque-là, je... Je ne bossais pas avec eux après. Il a fallu un petit peu plus de temps. Mais très peu de temps après, six mois après, en fin de compte, la directrice qui était en poste m'a appelé et m'a dit « Tiens, on se connaît et tout, machin, est-ce que ça t'intéresse ? » Elle savait que, comme le festival n'allait pas se refaire, j'étais plus ou moins à la recherche d'une autre aventure pro. Et en fait, l'occasion s'est présentée. Et en fait, j'ai sauté dessus. J'ai sauté dessus, j'ai fait mes interviews. Et en fait, avec les deux cofondateurs, ça a été top. Ils m'ont pris et là, j'ai dit, c'est une marque qui me correspond totalement. Donc, je suis ravi.
- Speaker #0
Qui te correspond par l'esthétique déjà des produits, par l'histoire. D'ailleurs, qu'est-ce que ça veut dire Maving ? C'est quoi l'histoire de cette moto ? Parce qu'en effet, cette moto, cette marque, elle a des codes que nous, on connaît. parce que tu l'as dit euh On a connu vintage, on connaît les Royal Enfield, on connaît un peu les motos d'époque anglaise, etc. Donc on aime bien ce style-là. Et forcément, moi aussi, elle me plaît bien cette moto parce qu'elle rappelle les codes d'un ancien bécan. Donc je comprends comment tu es tombé amoureux un peu de la marque. Mais ouais, c'est quoi l'histoire ? Qu'est-ce que ça veut dire Maving ?
- Speaker #1
Mais déjà, pour la première question, maving, ça vient d'un ancien mot, ça vient d'un mot anglais ancien, maven, qui signifie le guide, qui montre la voie. Et en fait, déjà la boîte, elle est super parce que c'est deux cofondateurs qui ont 35 ans environ, qui ont fondé ça en 2018. Eux, ils ont fait un voyage en Chine après leurs études, donc deux anglais. Et en fait, ils se sont aperçus que là-bas, tout... pratiquement tout roule électrique. Donc ils se sont dit, mais pourquoi il y a une telle différence entre ce qu'il y a là-bas et chez nous ? Et en fait, là-bas, c'était quand même des véhicules électriques très utilitaires, avec un design pas terrible, etc. Et eux, ils se sont dit, mais attends, en Angleterre, on a quand même toute la vallée industrielle avec des très belles marques, que ce soit dans l'auto ou dans la moto, avec Triumph, Jaguar... Land Rover, Lotus, etc. Ça sort tout de la même vallée industrielle, vers Coventry. Et en fait, ils se sont dit, mais nous, on a de l'expertise, on a de l'ingénierie, pourquoi pas reprendre des modèles iconiques anglais et on y met une technologie électrique. Et donc, l'aventure a commencé comme ça. Et puis en fait, ils ont commencé à construire un premier modèle et en faisant des tests à Coventry à côté, ils ont été rejoints par un ancien ingénieur, un ingénieur à l'époque de chez Triumph. qui était chef de produit, donc c'était quand même un haut placé chez Triumph, et qui a vu leur truc et qui a dit écoutez, moi je rejoins l'aventure. Et donc ça a été le cas pour plusieurs personnes qui avaient de l'expérience et de l'expertise sur place, ils ont rejoint l'aventure Maving, et encore aujourd'hui, et puis c'était parti quoi, juste après Covid, il y a le premier modèle qui est sorti, la RM1, puis la RM1S, et la RM2 qu'on a juste derrière.
- Speaker #0
Ah donc c'est très récent au final. Ouais 2018,
- Speaker #1
la boîte a été créée en 2018, c'est assez récent. Mais si tu veux, si tu veux, ce voyage, je pense que ça a changé la donne pour eux. Ils se sont dit, il y a vraiment un truc à faire. Mais moi, la première fois que j'ai voyagé en Chine, c'était en 2007. C'était avant les JO de 2008. Et déjà à l'époque, avec mon ami, on était surpris. On voyait des trucs chimistrés, en électrique, à Shanghai. On se disait, mais c'est dingue. Vraiment, c'est absolument dingue. On n'a pas ça chez nous.
- Speaker #0
J'ai voyagé à Shanghai, c'est vrai que... En fait, c'est simple, c'est interdit. Le thermique, le deux roues thermique est interdit, tu es obligé d'avoir l'électrique.
- Speaker #1
Aujourd'hui, ça ne m'étonne pas parce qu'ils ont la techno, ils ont tout ce qu'il faut. Mais donc voilà, l'aventure était partie. Et puis aujourd'hui, si tu veux, Maving, c'est en tout cas en Angleterre, parce que nous, on est arrivés dernièrement en France, mais en Angleterre.
- Speaker #0
Et c'est toi qui portes aujourd'hui la marque, Maving, en tout cas en France.
- Speaker #1
On développe le marché français avec une petite équipe. Et c'est ça aussi que j'aime bien, je retrouve un peu aussi ce que j'avais dans ma précédente société, qui avait une titule, c'est l'esprit start-up, l'esprit...
- Speaker #0
Puis du côté artisanal aussi.
- Speaker #1
Oui, alors de moins en moins, parce qu'aujourd'hui, il faut quand même il faut... Il faut quand même être hyper structuré, il faut pouvoir s'appuyer sur pas mal de chiffres, de data, etc. pour pouvoir prendre les bonnes décisions et tout. Donc oui, mais malgré tout, ce qui est bien, c'est qu'à notre échelle, c'est qu'on peut appuyer sur un bouton et on fait changer les choses. On n'est pas dans un système trop hiérarchisé. Donc ouais,
- Speaker #0
t'écoutes beaucoup les clients, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, t'as un retour, tu peux facilement faire bouger les choses. Exactement, exactement. Donc ça,
- Speaker #1
c'est top. Et puis en fait, elle a un capital sympathique qui est fou, cette moto.
- Speaker #0
Tu peux, pour ceux qui écoutent le podcast, comment tu peux décrire cette moto ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on a deux modèles. On a la RM1S, qui est comme le modèle RM1 à l'époque. La RM1S est juste un peu plus puissante que la RM1. Nous, on ne la vend plus, la RM1, en France. Donc, on a juste la RM1S et la RM2. Donc, RM1S, une place, RM2, deux places. C'est la même technologie, c'est le même groupe motopropulseur dessus, entre les deux. En fait, la RM1S s'est calquée sur un modèle Bobber des années 20, 30, 40. J'invite les gens à aller regarder sur Internet. Alors que la RM2, on est plus sur un design type Triumph Bonneville des années 60, 70. Donc on a deux designs vraiment très iconiques. Et après, les deux motos, c'est des équivalents 125, très bien construites, c'est-à-dire avec un châssis tubulaire. L'idée aussi des ingénieurs, c'était vraiment d'avoir une moto qui soit simple dans sa conception et simple dans son design. C'est-à-dire qu'on prenne le moins de pièces possible. Moins de pièces, moins de pannes. En gros, c'est ça. Et on le voit quand on regarde la moto. C'est qu'on a un bloc pour la batterie, un bloc pour le contrôleur. On a au-dessus une sorte de tuyau tressé qui fait penser un peu au pot d'échappement de Scrambler.
- Speaker #0
Je trouve ça tellement esthétique.
- Speaker #1
mais dans le design ça a une utilité c'est les câbles haute tension donc ça c'est vachement bien foutu et puis après t'as un moteur qui est dans la roue arrière et donc si tu regardes bien vous pourrez voir quand vous regarderez la moto aussi sur internet c'est qu'il n'y a pas de transmission donc on n'a pas de chaîne, on n'a pas de courroie et donc en fait ça permet d'avoir zéro bruit sur la moto et puis après les matériaux utilisés on a de l'alu brossé, on a un réservoir qui en alu on a du vrai carbone Donc on a vraiment une moto hyper qualitative et assez premium finalement.
- Speaker #0
Non mais franchement c'est une vraie réussite je trouve. J'ai eu la chance grâce à toi de pouvoir l'essayer sur Paris. Et moi je l'ai trouvé très agréable. Et typiquement à Paris, je trouve que c'était l'engin parfait. Parce que je me promenais, on se promenait dans les lieux iconiques de Paris pour le tournage, pour Maving. Et c'était juste trop bien. Et c'est là où je voulais en venir aussi sur une de mes questions. Qui sont les riders aujourd'hui qui utilisent Maving en fait ? Parce que tu disais qu'il ne fallait pas comparer avec le thermique et là je te rejoins et je disais tout à l'heure que je pense qu'il faut adapter son utilisation en fonction du véhicule qu'on a. Est-ce qu'aujourd'hui, le ressenti de tes clients et aussi que te disent les gens aussi qui sont un peu contre tout ça ?
- Speaker #1
Alors déjà les clients c'est... très compliqué pour nous d'établir le persona, le client type. Il en ressort quand même deux. Le premier, c'est quelqu'un de plutôt jeune qui a une situation financière plutôt stable et voilà. Parce qu'on est quand même sur des modèles qui sont plus chers qu'une 125 thermique. Donc on est conscient que c'est pas à la portée de toutes les bourses, si tu veux. Mais c'est quand même plutôt quelqu'un de jeune avec une conscience écologique un peu plus développée que les plus anciens par exemple. Donc on a ce type de personnes, on va dire moins de 50 ans, moins de 45 ans. Et puis après on a aussi des gens plus âgés qui sont vraiment motards thermiques, qui eux ne sont pas fébriles à l'idée de se dire « Oh là là, il va falloir que je roule en électrique » . Au contraire, ça les intéresse. Et puis ils se disent « Tiens, ils ont déjà plusieurs motos en général » . et puis ils se disent bah tiens pourquoi pas elle me rappelle vraiment les bécanes d'époque et bah j'ai envie de me faire plaisir pourquoi pas et donc on a aussi ce genre de personnes donc là on est plus genre en fin de carrière retraité, etc. Donc c'est vraiment les deux. Et après, tu vois, tu me disais tout à l'heure c'est parfait pour le centre-ville, etc. Et bien, c'est assez étonnant, mais 50% des personnes à qui on vend cette moto, ils vivent en campagne. Mais ça, ça vient plutôt de notre business model. C'est-à-dire que la réalité, c'est qu'on va livrer, nous, les motos. On vend directement aux clients. Donc on va livrer les motos directement chez les gens.
- Speaker #0
On peut l'acheter quand même.
- Speaker #1
comme ici par exemple dans nos centres de test on a des centres de test un petit peu déterminés partout comme ici à Bordeaux chez Urban Custom Shop et puis sinon si t'habites pas dans le centre-ville de Bordeaux et que t'habites à Sanborn par exemple et qu'on a pas de centre de test tu peux l'acheter sur internet, on vient te la livrer chez toi et on vient également faire les entretiens chez toi et donc une personne qui a pas de centre de test à côté de chez lui mais pour lui c'est génial parce qu'il prend rendez-vous pour faire son entretien. Un entretien qui, tu t'en doutes là-dessus, le seul consommable, c'est tes freins et tes pneus.
- Speaker #0
Ça, c'est l'intérêt de l'électrique au global aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est incroyable. Il y a plein d'autres intérêts qu'on pourra énumérer tout à l'heure qui sont exceptionnels. Et au quotidien, tu ne t'en rends pas forcément compte au début, mais au quotidien, tu te dis que c'est vrai que c'est pas mal. Et donc, pour finir sur le business model, c'est vrai que beaucoup de personnes pour eux ça leur va bien j'habite au milieu de la campagne et puis je commande ma moto j'ai quelqu'un qui vient à la maison pour faire mon entretien et j'ai pas besoin d'aller faire 50 bornes pour la laisser faut
- Speaker #0
que j'attende que ma révision soit faite alors on fait tout à domicile ça c'est trop bien et l'utilisation tu disais que l'utilisation se faisait aussi beaucoup en campagne Merci. Moi j'avais rencontré Antoine, un rider qui habite aussi en Bretagne. Et lui c'est vrai que ce n'était même pas un sujet. A la base ce n'était pas un moteur, il n'avait même pas de moto thermique au départ. Mais c'était comme une évidence parce que pour aller au marché qui est à peut-être 10 km, pour aller à la plage qui est à 15 km, et en fait tu n'as pas besoin, en tout cas pour le quotidien je trouve. D'une moto qui va... parce que c'est quoi l'autonomie ?
- Speaker #1
T'as 130 km. 130 km ?
- Speaker #0
Est-ce que tu fais tous les jours 130 km ?
- Speaker #1
Non, moi quand je l'utilise effectivement, je me pose jamais... Comme je l'utilise comme je roule en thermique, donc je regarde pas du tout, je cherche pas à essayer de... Comment dire ? J'essaye de l'économiser, j'essaie pas de l'économiser si tu veux. Donc simplement je me dis bon je roule comme je roule avec une thermique. Et en fait, je suis allé sans regarder et en appuyant un peu, je suis à 1% du kilomètre. Donc, je ne fais pas en dessous de 100 kilomètres aujourd'hui. Alors bien entendu, ce n'est pas fait pour prendre l'autoroute, partir en voyage, partir en week-end. On est bien d'accord, c'est un équivalent 125. Mais malgré tout, 100 kilomètres, moi, je ne me pose pas la question. En fait, tous nos riders ne se posent pas la question non plus. Et Antoine dont tu parlais, qui fait partie du premier type d'acheteur, lui, c'est ça. Tu vois, il l'utilise. Lui, il n'a pas de voiture. lui il roule qu'avec ça il en est enchanté et effectivement autre chose que tu disais que c'est assez important finalement c'est que lui il n'était pas motard avant il s'est mis à la moto et il a acheté une moto électrique et en fait on remarque que beaucoup de gens et beaucoup de nos motards sont comme ça on a environ un motard sur deux en France qui nous rejoint directement avec de l'électrique qui ne sont pas passés par le thermique ou alors qui sont passés par le thermique mais étant très jeunes on a beaucoup aussi de personnes non ils arrivent en fin de carrière je me remets très bien de roue j'ai pas envie de réapprendre les vitesses même si c'est pas très compliqué ils veulent quelque chose de simple et pas être embêtés et bien ils se tournent vers l'électrique ce que je suis en train de me dire c'est que est-ce que ce serait pas la porte d'entrée pour plein de
- Speaker #0
futurs riders qui stressent un peu par la boîte de vitesse, l'embrayage passer les vitesses là de se dire tiens j'ai un beau véhicule parce que après je Je n'ai pas de grandes connaissances sur le marché électrique, mais je m'y intéresse parce que ça a deux roues. Et tout ce qui a deux roues, moi, ça m'intéresse. Et aujourd'hui, j'ai l'impression... Après, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Mais aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est une des motos qui ressemble plus à une vraie moto de tous les jours, thermique.
- Speaker #1
Effectivement, je ne comprends pas trop, parce qu'on fabrique une moto électrique, pourquoi le design devrait... être automatiquement différent et futuriste par exemple si on regarde par exemple si on fait le comparo avec l'automobile pourquoi la R5 aujourd'hui électrique elle cartonne ? Elle cartonne parce qu'en fait c'est un design qui rappelle des choses aux gens on est exactement sur la même chose avec Maving Déjà c'est un cap l'électrique, c'est un cap c'est quand même quelque chose de très différent, pourquoi vouloir tout chambouler ? Et restons sur ce qui a fonctionné et ce qui a plu aussi aux gens, et ça fonctionne.
- Speaker #0
Il y a une particularité aussi sur cette moto, c'est que tu peux ouvrir le capot et sortir les batteries et les brancher chez toi.
- Speaker #1
Oui c'est ça, en gros tu as...
- Speaker #0
Ça c'est des trucs qu'on voit moins aussi dans les autres motos, t'es obligé de la brancher directement.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Si tu vis à un appartement, c'est plus complexe.
- Speaker #1
Disons que là, tu as toutes les possibilités de recharge. Tu couvres toutes les possibilités de recharge. Donc quelqu'un qui habite en centre-ville, qui n'a pas de possibilité de recharge dans son garage ou à l'extérieur, il prend les batteries, il les met dans son ascenseur et il monte. Il les branche chez lui, un double dock, c'est super sympa. Sinon, tu branches directement sur la moto et on a un adaptateur que tu peux mettre directement sur une prise type 2 comme tu le fais pour une automobile, etc.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Donc après, tu n'as pas un... une charge qui est aussi rapide que pour l'automobile bien entendu, mais c'est suffisant pour 90% des personnes,
- Speaker #0
c'est suffisant tu vois en discutant avec Antoine moi je suis un convaincu du thermique depuis toujours et j'ai aucun problème à rouler sur une électrique, il m'a donné un argument qui était intéressant, c'est que lui il la rentre dans sa maison, vu qu'il n'y a pas d'huile, ça peut pas tu vois, me rejeter Merci. J'adore le charme des vieilles bécanes mais je ne la mettrais jamais dans mon salon à part si elle ne roule pas parce que ça ferait des tâches de fou furieux sur le sol. Et là l'avantage c'est que je ne me prends même pas la tête, je rentre la moto et je la branche directement.
- Speaker #1
J'avais même pas ce truc là. Mais il y a plein de choses, l'été quand tu roules en électrique quand tu as les moteurs qui chauffent enfin ça c'est... Et bien là t'as pas le cas.
- Speaker #0
à nettoyer c'est beaucoup plus simple enfin t'as plein de petits trucs comme ça bref on compare pas mais on compare quand même oui mais on compare à ce qui pourrait nous arranger sur l'utilisation d'une moto qui demande pas à être une moto qui demande à faire beaucoup de kilomètres moi tous les jours pour aller chercher mon pain, pour aller chercher la petite c'est très bien tu vois pour aller au boulot mais étonnamment tu sais qu'on a des gros rouleurs ouais
- Speaker #1
On a plusieurs personnes, mais dont une, je me souviens très bien. Sa moto, depuis moins d'un an et demi, il a presque 25 000 kilomètres.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Donc c'est un gros rouleur. Donc il roule, ouais. Donc tu vois, et en fait, lui, il fait trois fois par semaine 70 kilomètres. Aller 70 kilomètres autour, il a acheté deux chargeurs, un au boulot, un chez lui. Et en fait... Quand ton plein te coûte 80 centimes d'euros, j'ai autant dire que 25 000 kilomètres, ça commence à 100 000 centimes.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a des sujets... Là, on parle de l'agrément, de l'esthétique et du plaisir que ça procure. Mais il y a un sujet économique. Tu disais que ça coûte plus cher qu'une moto thermique. Mais au final, entre l'essence, l'entretien, est-ce qu'on s'y retrouve pas un peu ?
- Speaker #1
Moi, j'avais calculé le truc. Si tu fais 5 000 bornes par an, en 3 ans, tu effaces le gap. entre l'achat d'une moto thermique et une moto électrique. J'ai compté environ 3 000 euros entre les deux.
- Speaker #0
C'est énorme.
- Speaker #1
Mais 3 000 euros, c'est énorme. Quand tu achètes 125-3 000 euros en dessous, tu n'as pas la même qualité de fabrication. Là, tu as une moto qui est toute assemblée et pour certaines pièces fabriquées en Angleterre à Coventry. En termes de finition, c'est quand même autre chose.
- Speaker #0
Ton quotidien, c'est quoi aujourd'hui ? On peut te présenter comme... directeur France.
- Speaker #1
Après, on est une petite équipe. On est tous très liés. On est tous hyper motivés par la marque et ses ambitions. Mon quotidien, quand je suis arrivé, c'était vraiment de faire un état des lieux. De voir comment la marque se situait en France. On avait un gros problème. C'était le problème de visibilité. On n'était pas connus. Et en fait, quand j'ai commencé à en parler à deux, trois personnes autour de moi, personne ne connaissait la marque. Déjà, tu pars de très loin quand personne ne connaît la marque. Et ce qui m'a fait vraiment rendre compte du truc, c'était qu'on était allé avec notre vendeur à Lyon, le centre de test à Lyon, on était allé faire la Gentleman Ride à Lyon. Et quand on est arrivé avec les motos, je me suis dit, il y a bien quand même deux, trois personnes, un peu dans le style Trillon, etc. Je me suis dit, il y a bien deux, trois personnes qui ne connaissent pas. Personne ne connaissait.
- Speaker #0
Donc là,
- Speaker #1
j'ai dit, bon, il y a un gros boulot. Donc, le travail de l'année dernière, ça a été structuré et ça a été de... se faire connaître. Et comment on se fait connaître ? Parce qu'on n'a pas non plus des budgets énormes, tu vois. Donc c'est par commencer à faire des avis par des journalistes, tu vois, donc tu contactes un peu la base de données, etc. On a eu la chance de faire Automoto en janvier dernier, donc ça, ça nous a beaucoup aidé en termes d'images. C'est relancer pour toutes les personnes qui s'étaient inscrites à la newsletter, c'est relancer une habitude et relancer la communauté en... Comment dire, en organisant... et en planifiant un rendez-vous toutes les semaines. Donc ça c'était sympa. Et puis, bien entendu, c'est faire des événements. C'est-à-dire que les événements coûtent cher, et on se pose toujours la question de la rentabilité d'un événement. Mais en fait, l'événement, tu rencontres les gens. Et en fait, tu rencontres les gens, et quand tu as, je dis une bêtise, mais 10-15 000 personnes qui passent devant ta mailing tous les jours, en fait, mine de rien, tiens, en fait, voilà. Et ben... Pourquoi ça marche encore finalement les événements ? Parce que les marques pourraient très bien se dire, mais nous, avec Internet, avec notre réseau, etc. Mais non, les gens ont besoin de toucher, de monter sur la moto, de regarder, etc. C'est pour ça que les événements ont encore de beaux changements. Et nous, ça nous a beaucoup servi. On a fait Retromobile en début d'année. On a fait le salon de roue à Lyon, bien entendu. On va faire le Wheels cette année à Biarritz. Donc, c'est important. C'est des événements, ça coûte cher, mais c'est important de les faire. Oui,
- Speaker #0
c'est important d'avoir ce contact toujours. Et puis tu as raison, je pense que les gens, ils ont besoin... Là, c'est vrai que ce n'est pas radiophonique de dire « tiens, elle est comme ci, elle est comme ça » , mais pour le coup, le fait de toucher le matos, au moins tu sens la qualité tout de suite et tu as envie de... Tous les gens nous le disent.
- Speaker #1
Tous les gens nous le disent. Ils nous disent, quand ils voient la moto, ils disent « ah ouais, ça confirme ce que j'ai vu » . mais on avait besoin de pourtant je vais te dire il y a encore peut-être pas 60 aujourd'hui mais 50% des gens qui achètent une Mayving qui ne l'ont jamais essayé alors moi ça me stupéfait tout le temps parce que j'ai besoin d'essayer tu vois mais ils ne l'ont jamais essayé parce qu'ils l'ont acheté comme ça et voilà mais malgré tout ceux qui l'essayent ils se disent ah ouais ok il y a quelque chose ok je comprends beaucoup de choses je comprends comment elle est fabriquée en Angleterre etc et je comprends son prix de vente je comprends tout Oui. et c'est important,
- Speaker #0
c'est pour ça que c'est important de la montrer c'est important de la montrer et puis je trouve que ce qui est assez intéressant aussi avec avec Maving et les les clients de Maving c'est que vous êtes aussi pour l'instant rare et donc je pense qu'il y a une communauté un peu de mecs et nanas qui ont pris la décision d'acheter une Maving et donc il y a quelque chose autour de la moto quoi oui c'est vrai c'est vrai en fait on a des enfin
- Speaker #1
Je ne sais pas qui exactement, mais on a un de nos clients qui, dès qu'il a eu sa moto, a créé un groupe Facebook. Et il l'a appelé, ce n'est pas nous qui l'avons créé, les utilisateurs de Maving. Et puis petit à petit, tu as les gens qui viennent et qui discutent ensemble. Ils posent des questions. C'est nos meilleurs commerciaux. C'est nos meilleurs commerciaux. Parce que, ah bah tiens, j'ai ça, qu'est-ce que tu en penses, etc. Je pensais à m'acquérir une Maving, mais comment vous faites les gars pour la brancher dans votre garage ? Comment ça se passe si ça, ça ? C'est génial.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Franchement, c'est génial. Et après, bien entendu, nous aussi, on met le paquet sur le côté marketing, les ads notamment.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui manque à Maving aujourd'hui ?
- Speaker #1
Il nous manque encore beaucoup de choses.
- Speaker #0
Il manque des modèles. Je trouve ça aussi génial de se dire que dans une marque, il n'y a que deux modèles. Je trouve ça tellement... Le côté un peu artisanal, je trouve que c'est bien. Le fait de savoir que ça vient d'Angleterre. Donc, il y a une vraie histoire. mais est-ce qu'il y a une envie de développement des modèles ?
- Speaker #1
Oui, ça c'est clair, parce qu'en Angleterre on n'est pas dans la même dimension en Angleterre c'est la moto électrique la plus vendue c'est la moto électrique la plus vendue elle a été élue meilleure moto électrique de l'année 2025 par le magazine enfin le média MCN qui est un des plus gros médias de la moto en Angleterre elle a eu plusieurs signes, médailles, etc donc elle a été reconnue aussi Merci. pièces d'industrie et de savoir-faire, si tu veux, anglais. Donc on n'est pas du tout effectivement dans la même dimension. Et donc nous, ce qui est bien, c'est qu'on bénéficie aussi de cette expérience en France. Donc ça, pour nous, c'est génial. Et donc, bien entendu, la marque ne compte pas s'en arrêter là. Bien entendu, je ne peux pas tout te dévoiler, mais il y a plusieurs... La marque va, bien entendu, se développer sur certains aspects qui, aujourd'hui, peuvent être... source de blocage pour certaines personnes. Et donc, je ne peux pas, bien entendu, plus en dire, mais ces choses-là vont arriver. En fait, tu vois, les gens qui nous critiquent, par exemple, qui critiquent l'électrique, parfois, ils n'ont pas tort. Nous, il y a des gens, on leur dit, ce n'est pas fait pour votre utilisation. Et on ne va pas leur dire, oui, il n'y a pas de problème, vous ferez vos 150 kilomètres. Non, si vous faites 150 kilomètres d'une traîne, vous ne les ferez pas. Nous, ce qu'on veut, c'est que nos clients soient contents et soient heureux de l'arrachat. Donc on ne va pas les inciter et dire on fait feu de toit et on vend à n'importe qui. Mais je pense que cette technologie, elle gagnera le jour où ça commence à être le cas un petit peu d'ailleurs pour l'automobile, où on propose quelque chose qui surpasse la technologie actuelle. Et en fait, à ce moment-là, t'aimes ou t'aimes pas, tu choisis de le faire ou tu choisis de ne pas le faire, mais tu ne subis plus les critiques.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Le jour où tu as les mêmes specs à peu près qu'une moto thermique, il n'y a plus trop de sujets.
- Speaker #1
je reprends l'exemple de Stark je reprends l'exemple de Stark aujourd'hui Stark ils ont un volume impressionnant de ventes parce qu'en fait ça fait le taf
- Speaker #0
Il y a autre chose qui me plaît énormément, c'est d'être ici, à Bordeaux, à l'Urban Custom Shop. Pourquoi ? Parce qu'il y a autant d'Arles, de BSA, de Triomphe Thermique, et le Proprio a aussi mis des Maving. Et en fait, je trouve qu'il y a un vrai truc.
- Speaker #1
Nous, on adore bien entendu ce magasin, et j'adore effectivement que la marque soit représentée ici, parce que c'est des gens qui sont hyper ouverts, qui sont dans le centre de Bordeaux. à un moment je veux dire bien tu aimes la bécale mais ça fait sens d'avoir une marque aussi comme la nôtre donc oui et c'est exactement ce qu'on veut montrer c'est que l'un n'empêche pas l'autre et puis à tous ceux qui sont d'une manière générale réfractaires essayez juste si tu fais comparo 125 thermique 125 électrique je te dis encore une fois là on a quelque chose qui est quand même qui pour moi surpasse largement le thermique en 125 encore une fois Merci.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut souhaiter à Maving et qu'est-ce qu'on peut souhaiter aussi à Guillaume Esco pour la suite ?
- Speaker #1
Écoute, moi si je peux m'éclater encore quelques années avec Maving parce que c'est le mot, je m'éclate tous les jours avec cette marque.
- Speaker #0
Est-ce que tu as du petit garçon qui était monté sur sa Peewee 80 et aujourd'hui ce Guillaume Esco bientôt... père de deux enfants se disait tiens, est-ce que j'allais bosser dans la moto, moto électrique, parler de moto tous les jours ? Parce que ce qui m'intéresse aussi dans ce podcast, c'est qu'on rencontre des gens qui vivent l'aventure autour de la moto, et on ne peut pas être tous pilotes professionnels, on ne peut pas tous faire le Paris-Dakar, on ne peut pas tous faire un Paris-Houlin-Bator à moto, mais par contre, au quotidien, on peut vivre des aventures autour de la moto, et aujourd'hui, Guillaume, tu en es la preuve.
- Speaker #1
Ouais, non, encore une fois, c'est clair, je m'écoute. Je m'éclate au quotidien. On est une bonne team. J'adore bosser avec les Anglais. C'est une très belle société qui est solide aujourd'hui. C'est aussi ça. Et non, franchement, je ne dirais rien aux petits garçons que j'ai été parce que je ne pense pas que... Je n'aurais jamais pensé de toute façon faire quelque chose comme ça. Mais en tout cas, non, je prends les choses comme elles viennent. Là-dessus, je suis hyper serein. Peut-être que je bosserai pour une autre marque dans quelques années, mais en tout cas, Moi, tant que je m'éclate dans mon job, je travaille avec des personnes qui sont au top de chez top parce que l'équipe, elle est géniale. Et que ça dure, quoi.
- Speaker #0
Écoute, c'est tout ce qu'on te souhaite. On souhaite aussi croiser des mavings. Et je te souhaite un bon Will & Waves parce que je pense que là, une maving avec une petite planche de surf sur le côté, je pense que ça peut être sympa. Et le truc que tu pourrais faire, tu sais, c'est une maving avec un rack où tu as un foil électrique. Là, ça serait stylé.
- Speaker #1
Merci de me donner de très bonnes idées, Richard. Je vais pencher dessus.
- Speaker #0
Moi, je te dis franchement, merci beaucoup d'avoir passé du temps. Merci à notre hôte de nous avoir laissé bouger les motos, remettre la Maving derrière, ses canapés, dans tous les sens. En tout cas, je vous invite tous à venir ici à Bordeaux à l'Urban Custom Shop. C'est vraiment très stylé. Si ce n'est pas pour des Maving, il y a des super t-shirts.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci pour l'invitation. Merci Guillaume,
- Speaker #0
à très bientôt.