- Speaker #0
Salut Eric !
- Speaker #1
Salut Aurélie !
- Speaker #0
Allez, on se retrouve encore une nouvelle fois. Oui. C'est chouette, hein ?
- Speaker #1
Oui, je trouve ça sympa de parler de choses qui nous paraissent parfois un peu évidentes, mais c'est bien de les publier en train d'être à disposition.
- Speaker #0
C'est un format qui nous plaît beaucoup et on vous remercie vraiment pour l'accueil que vous en faites.
- Speaker #1
Beaucoup de retours positifs.
- Speaker #0
Oui, ça nous permet de recréer un lien avec vous, qui n'est pas qu'on l'avait perdu, mais qui avait besoin d'être un petit peu...
- Speaker #1
réinventé on va dire donc on remercie aussi jeanne qui s'est occupé tout ça qui est derrière l'enregistrement et j'en profite pour dire aux personnes qui ont envie d'être plus en lien encore avec nous qui a envie de faire plus des feedbacks on a un canal télégramme oui oui à
- Speaker #0
1300 personnes et personnes qui sont qui sont triés sur le volet s'il y en a qui essayent de venir en scred ils se font virer au nude non mais c'est ouvert ouvert aux personnes qui ont envie un peu la personne se reconnaîtra de voir mais
- Speaker #1
de voir les coulisses et de nous accompagner en voyage avec tous nos aléas de voyage aussi.
- Speaker #0
Alors sérieusement, très sérieusement, tu aurais d'ailleurs dû mettre une cravate. Alors aujourd'hui, on va parler d'intégrer l'alimentation vivante dans la vie sociale. Le dernier épisode, une fois qu'on a eu terminé l'épisode, j'ai pas mal réfléchi, je me suis dit en fait c'est super important ce qu'on a dit, c'est de vraiment savoir pourquoi on fait les choses. Et là, ça va être au milieu de qui ? Mais quand on a son pourquoi, c'est beaucoup plus facile d'avancer avec, d'être persuadé. Bon, sans faire du New Age ou de la spiritualité à deux balles, on a quand même eu des retours de personnes qui nous ont dit qu'elles se sont fait beaucoup critiquer parce qu'ils mangeaient vivant. Alors déjà, les critiques, il faut savoir que c'est souvent de l'inquiétude de la part des autres. C'est une inquiétude qui est peut-être mal exprimée, mais c'est souvent l'inquiétude qui est sous forme de jugement ou de critique. Souvent, on est critiqué sur ce dont on n'est pas vraiment sûr à l'intérieur.
- Speaker #1
Ah oui, clairement.
- Speaker #0
Si tu es d'aplomb et si tu es vraiment bien posé, ça me permet d'aligner. Voilà,
- Speaker #1
si tu es un samouraï et que tu n'as pas de doute et tout.
- Speaker #0
Pourquoi tu suis ça ?
- Speaker #1
Alors, tu vas peut-être avoir, je ne dis pas que tu ne vas pas avoir, mais en tout cas, les personnes ne vont pas réussir à te déstabiliser.
- Speaker #0
Tu ne vas pas le prendre de la même façon, tu ne vas pas y répondre de la même façon. C'est ça,
- Speaker #1
en fait. Et même, il n'y a pas... C'est comme si... Il n'y avait pas l'espace pour que tu subisses des colibés, des moqueries, des critiques, etc. Je trouve, quand tu sais où tu vas, finalement, tu n'es plus...
- Speaker #0
Mais c'est un vrai sujet. L'alimentation vivante dans la vie sociale, c'est un vrai sujet. Même nous, ça nous est arrivé, même si on n'est pas... Enfin, moi, ça ne m'est jamais arrivé d'être critiquée. Peut-être une ou deux fois tout au début, mais plus parce que les personnes pensaient que c'était une lubie. Mais ça nous est déjà arrivé, par exemple, des gens qui nous disent, on vous invite.
- Speaker #1
plus à manger parce qu'on sait pas quoi vous faire en fait ouais alors là on a mis l'église au milieu du village en disant mais en fait oui et des gens qui avaient peur de ne pas arriver à un certain niveau de culinaire etc là on a dit non mais attendez nous au fait comme vous faites et puis on vient avec quelque chose à parler on amène des choses et ça sans
- Speaker #0
transition sans transition et sans griller les étapes donc alors là nous ce qu'on a noté c'est donc L'alimentation vivante dans la vie sociale, donc c'est les autres, mais c'est aussi le rythme de vie aujourd'hui qui est imposé, qui est quand même très speed. Des astuces pour vraiment intégrer dans son quotidien, des témoignages et partages d'expérience. Et comment un peu répandre ce message sans que ça passe pour du prosélytisme ou de l'endoctrinement, ou que sais-je encore qu'on peut entendre à droite et à gauche. Dans les défis d'une vie sociale, ce qui revient le plus suite à notre enquête, c'est sortir au restaurant.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, si ça te va, je te donne un peu les défis auxquels les personnes sont confrontées et auxquels on a été aussi confrontés. Ah oui. Et toi, tu fais des propositions. Ça te va comme ça ? Oui,
- Speaker #1
c'est parfait.
- Speaker #0
Donc, sortir au restaurant ou participer à des événements, genre par exemple le pot de départ de Ginette. ou la naissance du petit de Clotilde au bureau, où généralement, tu as coca, alcool et chips.
- Speaker #1
Et cacahuètes.
- Speaker #0
Et cacahuètes. Oui, mais cacahuètes, ça va si elles sont... C'est vrai.
- Speaker #1
Rarement.
- Speaker #0
Mais comment survivre à ça et les sorties au resto ?
- Speaker #1
Alors, pour survivre, entre guillemets, au pot de départ de Gilles ou de Roger qui part à la retraite, il ne faut pas hésiter à amener quelque chose, tout simplement. Et... Souvent, ça surprend les gens. Et moi, ce que j'ai observé, c'est que souvent, quand il y a des propositions un peu traditionnelles comme ça et que toi, tu amènes quelque chose qui sort du lot, Toi, ce que tu as amené, ça va partir en premier. Oui, c'est clair.
- Speaker #0
On le constate à chaque fois.
- Speaker #1
Les gens se jettent sur les trucs nouveaux, envie de goûter, de déguster, de découvrir, tout ce que tu veux. Et ce que l'on a l'habitude de prendre de façon plus classique, ça va rester. J'ai fait pareil sur des choses avec des enfants aussi, en faisant un gâteau cuit et un gâteau cru. Donc là, c'est le même principe sur des événements sociaux auxquels on est invités. amenez, soyez force de proposition apportez quelque chose qui sort du lot faites des petits canapés avec juste des rondelles de concombre et du tartare d'algues ou des artifs tu sais en fleurs on peut faire des choses absolument magnifiques en présentation et alors là sur les réseaux sociaux il y a des idées à n'en plus finir ou alors des sushis, des algues les algues sont appréciées
- Speaker #0
Donc ça, c'est pour les pots un petit peu auxquels tu pars.
- Speaker #1
Toutes les éléments sociaux auxquels on est invité à l'extérieur.
- Speaker #0
Après, pour le restaurant, moi, je vois deux problèmes. Le premier, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de propositions en France. On revient au bout des... Au début, j'ai cru que c'était mon Google Maps qui avait bugué. Mais quand j'ai tapé restaurant... Au bout d'Avalie, oui. Au bout d'Avalie, j'ai tapé restaurant cru. Il y avait 31 propositions.
- Speaker #1
Il y a plus de restaurants.
- Speaker #0
Sur la ville, en France, il y en a quatre.
- Speaker #1
Plus de restaurants sur une ville que sur toute l'Europe. c'est complètement c'était fou mais il y a des alternatives quand même et en fait moi j'ai observé quelque chose c'est que en fait on a l'impression que non et que mais en fait quand vous demandez à un chef de vous faire quelque chose pour vous qui n'est pas à la carte et bien il est content en fait parce que ça le sort un peu de ses habitudes et tout et les chefs j'ai jamais eu un chef qui m'envoyait bouler quoi et souvent j'amène Si ça ne me va pas, je demande. Je n'ai jamais quelqu'un qui m'a dit « Non, vous démerdez ou vous prenez ce qu'il y a. » Ils sont contents de faire ça, en fait, quelque part. Je ne sais pas si c'est le moment de le placer ou pas, mais si je suis invité dans un restaurant et que je sais que je suis dans une zone... je ne vais pas trouver de restaurant où je sais que là où je vais, ça ne va pas me convenir. J'ai deux jokers. Le premier joker, c'est que je mange avant d'aller au restaurant. Donc, je vais prendre juste une entrée parce que pour moi, le restaurant, ça reste une sortie plaisir, sociale. Et donc, vous avez toujours des entrées qui sont végétales, quoi, enfin, ou crues, quoi. Enfin, ça, c'est toujours. Donc, moi, je ne dis pas je mange avant, c'est que je mange une banane ou je mange un peu plus grand. Merci. pour ne pas être affamé au restaurant. Et le deuxième joker, c'est que si je vais sur un resto où je suis invité quelque part, où ça va être lourd, ou alors si je mange à 21h30, où je sais que ça va me cramer ma nuit, j'emmène des enzymes, des enzymes digestives. Et ça, c'est le joker qu'on a. On a toujours une toute petite boîte avec une dizaine de gélules d'enzymes et on prend les enzymes avant le repas. Et donc, dans ces cas-là, parce qu'en fait, ce qu'il y a, le problème, c'est que si on s'en va au resto le soir et que ça... la proposition ne convient pas, on sait qu'on va avoir une mauvaise digestion, trop lourde, mais on va passer une salle de vie.
- Speaker #0
Alors, je reviens sur ce que tu dis, la proposition ne convient pas. Quand tu as des amis ou la famille qui te propose un resto, tu es toujours à même de dire, de proposer une autre option. Moi, je sais, si ma famille m'invite à la boucherie, je vais demander à ce qu'on aille ailleurs. Ou que tout le monde puisse s'y retrouver. Et ensuite... Il ne faut pas faire croire qu'on s'oblige à manger contre notre gré quelque chose et qu'après, c'est nous qui compensons, que comme genre on fait un sacrifice social. Ce n'est pas du tout ça. Et ensuite, il y a beaucoup de façons de réinventer le truc invitation-resto. Ça peut être un pique-nique partagé, ça peut être se retrouver dans un co-working où chacun mène son truc. Ça peut être se faire livrer par un traiteur aussi. Donc, il faut vraiment bien penser à le réinventer.
- Speaker #1
Là, je parlais des cas extrêmes un peu.
- Speaker #0
Et après, il y a le truc aussi que je voulais préciser, c'est que nous, là, on parle, nous, on est dans une situation où on a... L'alimentation vivante n'est pas arrivée comme un changement obligatoire suite à une maladie. C'est-à-dire qu'en fait, on a choisi, ça a été plus un chemin de curiosité, volontaire, tu vois, de découverte. Et donc, forcément, si on mange, par exemple, du gluten, OK, on va passer, on va avoir... On va être un peu ballonnés, mais ce n'est pas quelque chose qui va nous relancer une maladie ou quoi que ce soit. Et dans ces cas-là, il faut simplement l'expliquer. Et je trouve que même s'il n'y a pas beaucoup de restos crus, il y a de plus en plus de possibilités aujourd'hui pour trouver des alternatives. Le deuxième défi, c'était... Alors, l'attitude des proches face à un régime alimentaire non conventionnel, là, on va vraiment y aller comme si on marchait sur des œufs.
- Speaker #1
Pas de lourd,
- Speaker #0
rien. Le but n'est pas de vexer qui que ce soit, ni de désigner un gentil, un méchant et un sauveur. Une victime, un méchant et un sauveur, c'est vraiment pas ça du tout. Juste repréciser que l'alimentation vivante, c'est quelque chose qui est personnel. C'est un choix. L'alimentation tout court, c'est un choix personnel.
- Speaker #1
Moi, je rappelle quelque chose, c'est que l'alimentation, c'est quelque chose avec qui on a un rapport extrêmement intime, parce que c'est quelque chose qu'on introduit dans son organisme. Et donc, moi, il n'y a personne qui va me dire ce que j'ai introduit dans mon organisme pour quelque raison que ce soit. On est vraiment dans le plus proche de l'intimité corporelle qu'on a. C'est important d'avoir cette phrase en tête, c'est j'ai introduit dans mon corps, en fait. Il y a beaucoup de choses à dire au niveau des rapports sociaux, au niveau de la pression de l'environnement, au niveau des gens qui prennent peur des proches parce que tu n'as pas assez de protéines, ceci, cela. Peut-être qu'il y a, comme pour l'histoire des jokers avec les enzymes et de manger avant, il pourrait y avoir comme joker, il y a deux jokers que j'aime bien en ce moment. Tu me diras, je ne t'en ai même pas parlé. La personne la plus forte du monde est végane et l'homme en meilleure santé du monde est végane. C'est quelqu'un qui vieillit sur deux ans, il ne vieillit qu'une année. C'est juste pour, je ne vais pas dire clouer le bec, mais c'est pour ramener un petit peu la réalité des choses. Quand on a peut-être des attaques virulentes. Mais souvent c'est de la maladresse des personnes de l'entourage proche parce qu'elles ont peur, parce que c'est par méconnaissance. parce que c'est par trahison d'habitude familiale. D'habitude, je viens d'un milieu où mon père est boulanger, donc j'ai été vraiment nourri au gluten toute mon enfance, et ma mère est néerlandaise, donc c'était du lait sur la table matin, midi et soir. Donc moi, je suis en rupture complète avec ce modèle-là, mais il suffit de l'expliquer avec amour à ses proches. Et juste qu'ils respectent que nous, c'est différent. Et on l'a dit dans l'épisode précédent, en fait, vous pouvez avoir un repas avec quelqu'un et ne pas avoir la même assiette. Quand on est au restaurant, tout le monde ne commande pas la même chose. Et ça peut être pareil à la maison. Et ça, c'est important, en fait. C'est important de rappeler ça et de garder, garder, garder le lien social. Comme la première chose, et qu'après, les aliments qu'on a chez nous, au moment du repas, c'est autre chose. Moi, ce que j'ai dans mon assiette, ça m'appartient à moi.
- Speaker #0
Alors, les stratégies pour expliquer mon choix et rester motivé, moi, je me souviens à mes débuts. Déjà, je trouve quand même que l'alimentation vivante, c'est une alimentation qui demande une certaine éducation. Il faut que toi, tu t'éduques un petit peu. D'ailleurs… Il n'y a pas très longtemps, je discutais avec une responsable d'une école naturelle et qui me disait que depuis quatre ans, ceux qui s'inscrivent en école de naturopathie, la moitié, c'est pour une quête personnelle. Beaucoup. Déjà, à la base, à l'inscription, ils ne veulent pas tous devenir natureaux. Et c'est vrai que comme quand tu fais du sport pour modifier ton esthétique, pour modifier ton corps, tu vas te renseigner. Tu vas te renseigner sur les muscles, les tendons, les récupérations, l'oxygène, les protéines et tout ça. Mais là, c'est pareil, en fait. C'est une alimentation qui demande un petit peu d'éducation. Et moi, je me rappelle au début avoir partagé des infos et avoir appris à des gens des choses qui, au début, ils étaient inquiets, puis après, les rassurer. Je prends un exemple tout bête qui me vient. C'est le fameux débat des protéines sur le lait des mamans. Souvent, quand on a des enfants et qu'on a une alimentation vivante, surtout végétarienne comme nous, c'est... Oui, mais la petite, elle va manquer de protéines. Ou moi, j'y ai droit à chaque fois au téléphone à ma grand-mère. Si je suis un petit peu malade ou fatiguée, ah ben oui, mais tu devrais manger de la viande. C'est sa génération. Je ne veux pas me battre avec ma grand-mère là-dessus. C'est juste de leur expliquer que, ben oui, mais regarde, dans le lait maternel, par exemple, il y a très peu de protéines. En fait, le bébé, au départ, il n'a pas besoin de protéines. Il a d'autres besoins.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça qu'il y a quelques... Je parlais de Joker tout à l'heure, mais il faut s'approprier quelques faits un peu marquants, comme les histoires de 1,1% de foie. entre 1 et 2 % de protéines dans les maternelles. C'est une question que je pose souvent, qu'on a posée à des élèves en école et ils ne me croyaient pas. Et donc, les élèves sortaient les téléphones pour vérifier ce que je disais. Oui,
- Speaker #0
parce qu'effectivement, ils disaient, oui, il doit y avoir 60 % de protéines, pas du tout. Donc, il y a ça. Il y a aussi, par exemple, bien expliqué que quand on arrête de manger de la viande, des laitages et tout ça, on n'arrête pas de consommer des protéines et du calcium. Donc, toi, ce que tu fais souvent, tu disais, toi, tu cites en référence des personnes. Moi, c'est quelque chose que je ne fais plus parce qu'on ne sait pas comment se comporte la personne à côté de l'alimentation vivante. Donc, je ne veux pas après aller sur d'autres débats. Par contre, ce que j'aime bien, c'est qu'aujourd'hui, on a accès à de plus en plus de recherches scientifiques et scientifiques, généralement, ça calme les gens. Donc, je leur dis, allez voir cet article ou je leur partage cet article. Je leur demande aussi sincèrement, est-ce qu'ils trouvent que moi, personnellement, j'ai l'air plus épanouie maintenant qu'avant ou pas ? Peut-être que je ne vois pas. Il y a eu des fois où, effectivement, il y a eu une période il y a deux ans, il y a un an et demi, deux ans, où j'étais vraiment très fatiguée et un peu, entre guillemets, un peu dénutrie. Et il y a des personnes qui m'ont interpellée et ça m'a permis de rectifier parce que moi, je ne le voyais pas. Et puis, c'est ce qu'on disait, c'est que de toute façon, c'est un équilibre. rien n'est radical. Ça peut être, ben oui, mais tu comprends, laisse-moi vivre cette expérience, j'ai besoin d'essayer, j'ai besoin de voir, j'ai besoin de... Mais quand même, on ne va pas faire les bénis oui-oui, c'est qu'on sait très bien qu'un enfant qui boit du coca et mange des bonbons, ça pose des problèmes à personne, il est loyeux, heureux et tout ça. Si l'enfant n'a jamais bu de coca à 9 ans, ce qui est le cas par exemple de Zia, ben... Mais est-ce qu'elle a ce qu'il faut comme lien social ? Oui, vous n'en faites pas. Elle a ce qu'il faut.
- Speaker #1
On est rapidement pointé sur ces cartes des stéréotypes.
- Speaker #0
Même si c'est stéréotype, on sait qu'ils sont mauvais pour la santé. Oui,
- Speaker #1
mais tout de suite, on est pointé là-dessus. Il faut sortir de ça. Il faut bien garder ses convictions personnelles assurées. Moi, toi, tu ne cites pas de personne. Aujourd'hui, pour moi, l'ignorance est un choix, franchement. Donc, c'est important de se documenter, de s'informer, de lire des livres. Moi, tout ça, ça a commencé au tout début des années 2000, il n'y avait strictement rien. Mais aujourd'hui, il y a une surabondance d'infos. Donc déjà, il y a Internet avec tout ce que vous pouvez. Maintenant, grâce à l'IA, vous pouvez traduire des choses très facilement en anglais, parce qu'il y a beaucoup de ressources en anglais, plus qu'en français. Pour traduire des choses d'anglais en français, il y a beaucoup de films. intéressant qui sortent, je trouve. Et aussi, vous pouvez poser des questions scientifiques à ChatGPT ou à une autre IA qui va vous apporter des réponses. Aujourd'hui, on ne peut pas être ignorant.
- Speaker #0
Non, mais j'ai quand même un petit bémol par rapport à ce que tu dis parce que d'accord, l'ignorance est un choix, mais tu ne peux pas obliger les gens. Enfin, voilà, toi, tu as remis ton alimentation en question. Tu as remis l'éducation en question, tu as remis plein de choses au niveau social en question. Tu as des gens, ils ne le font pas, ils n'en ont pas envie, ce n'est pas ce qui les intéresse. Peut-être qu'eux, ils vont remettre en question d'autres choses, mais on ne peut pas obliger les gens non plus à apporter le même intérêt à l'alimentation que nous on apporte en fait.
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas ça que je veux dire.
- Speaker #0
Par contre, quand on arrive en face des gens, c'est de montrer qu'à la fin de la conversation, même si on n'est pas d'accord, C'est qu'il reparte en se disant « Ok, c'est bon, j'ai vérifié qu'il a ses propres opinions et qu'il n'est pas endoctriné. » C'est ça pour moi qui est intéressant, tu vois. Ou que « Ok, il avait peur pour ma santé. » Il s'est bien rendu compte que moi, c'était justement une démarche de santé. Il n'était pas en train de me mettre en danger. Tu ne fais pas un sport extrême quand tu consommes de l'alimentation vivante. Non, mais c'est vrai. Parce qu'il y en a, quand tu les entends, c'est vraiment ça, en fait. Parce qu'il y a des moments donnés dans ta vie aussi où tu es dans ce qu'on appelle un espace… tu es un peu considéré comme un public à risque. Tu vois, comme par exemple, quand tu viens d'avoir un enfant, quand tu sors d'une maladie où tu es quand même assez affaibli, quand tu commences à vieillir. Donc, on se dit, oh là là, mais c'est des gens qui sont en fragilité. Donc, ils sont plus facilement, on peut les endoctriner plus facilement. C'est des périodes de vie où tu te poses plus de questions. Donc, voilà, à savoir où tu trouves tes réponses. Moi, je ne remets jamais en question la légitimité de la personne en face. Évidemment, si c'est vraiment de l'ingérence, tu ne peux pas empêcher les gens de faire de l'ingérence. Par contre, toi, tu peux poser tes limites. Mais j'ai souvent remarqué que c'était plus du questionnement et vraiment de la curiosité. C'était plus ça.
- Speaker #1
Pourquoi je dis que l'ignorance est un choix ? Pourquoi je parle de ça ? C'est qu'il faut quand même avoir conscience de quelque chose. C'est qu'aujourd'hui, quand tu vas de ton domicile à ton travail, tu vas croiser cinq McDo et quatre pubs pour des aliments transformés. Donc ça fait déjà neuf injonctions. Tu vas aller au pot avec tes collègues, tu vas aller au repas. On est baigné dans une culture qui n'est pas forcément sur une alimentation santé. Et c'est pas dans les films. C'est le fond. de notre culture, que ce soit du commercial, de l'artistique, du professionnel dans les milieux dans lesquels on est. Donc, c'est présent, omniprésent partout. Est-ce que tu vois un bouquet de carottes sur une pub à quatre ? Enfin, sur un panneau ? Non, tu vois un hamburger. Donc, notre cerveau est impacté par ça. Donc, en fait, il y a quand même, pour reprendre un autre cap, dans cette espèce d'océan d'informations dysfonctionnelles, quelque part,
- Speaker #0
Ça demande de la motivation.
- Speaker #1
Ça demande de garder un cap et d'aller se documenter un petit peu, d'aller se garder, se rassurer soi-même. Et quand on est rassuré soi, on rassure très facilement les autres. Et puis, on va moins avoir de questions ingérentes, je pense, quand on est sûr de soi. On va moins avoir de personnes qui cherchent à vous déstabiliser. Par contre, c'est l'histoire de... Les gens essaient de vous ramener.
- Speaker #0
Avec eux ?
- Speaker #1
Avec eux, parce que vous leur échappez quelque part, que ce soit la famille ou les amis.
- Speaker #0
Mais parce que voilà, c'est une peur de non-connexion. Moi, je vois, tu vois, pas plus tard qu'hier, il y a une dame qui est passée à la maison qui n'a absolument... qui ne sait même pas ce que c'est que l'alimentation vivante, mais parce que sa fille lui a appris qu'elle était végane et qu'elle m'a entendu associer le terme les algues au véganisme. Pour faire plaisir à sa fille, elle a acheté le livre et je pense qu'il y a aussi cette peur-là à l'extérieur de... ils ont peut-être peur de ne plus arriver à nous rejoindre. Une crainte de connexion. Pour moi, quand il y a un gérant, c'est vraiment qu'il y a une inquiétude derrière qui peut être assurée. Intégrer l'alimentation vivante dans la vie sociale, c'était le regard des autres et les questions que peuvent avoir les autres. Mais il y a aussi, par exemple, quand tu as une vie métro-boulot-dodo, Donc nous, on a des stratégies, on a des solutions, des astuces à proposer par rapport à ça. La première astuce, c'est déjà, comme on a dit, c'était ce que tu as dit, c'était d'amener un plat et de le partager.
- Speaker #1
Ça, ça me fait toujours plaisir.
- Speaker #0
Ça, ça fait super plaisir. On fait découvrir des choses et les gens adorent. Alors là, des anecdotes, on en a plein, donc on va faire un épisode anecdotes. C'est ça. Après, il y a un truc qui est super important, c'est... Tu l'as dit aussi, donc c'est les encas avant de sortir pour ne pas craquer. Et l'autre truc, c'est planifier ses repas. Oui. Chose en laquelle tu excelles. Oui, c'est le premier. Non, ce n'est pas lui, c'est moi. Mais voilà, planifier ses repas, ça, c'est quelque chose aussi. Comme ça, tu es sûr. Si tu planifies à l'avance, c'est plus facile de te motiver, si c'est planifier à l'avance, de te faire ta salade ou ton jus ou ton smoothie ou ton poke bowl. que si tu ne planifies rien et que là, c'est comme tu dis, c'est la facilité. Tu as neuf sollicitations. Tu vas t'arrêter, prendre ton sandwich. Ça, c'est vraiment planifier. Et on revient toujours à la même chose. Il y avait une astuce, c'était pratiquer la flexibilité.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'est s'adapter aux situations sociales. On a l'habitude de faire la fête avec des bulles. Maintenant, il y a les kombucha. On n'est plus obligé ni de prendre la bière, ni du champagne.
- Speaker #1
Les gens aiment bien. Moi, on amène souvent des... Il y a des années, il y a les 15 ans, tout ce que tu pouvais trouver, c'était la pibule, parce que c'est bio. Il n'y avait pas trop de propositions.
- Speaker #0
Champomy.
- Speaker #1
Oui, en non-bio, mais c'est la même chose.
- Speaker #0
C'est un peu bio,
- Speaker #1
l'autre pas bio. Aujourd'hui, il y a quand même beaucoup plus de propositions, de festifs. en alimentation vivante. Et alors, je reparle de Bali et d'Ubud, mais si un jour, vous avez envie de voir jusqu'où ça peut aller de faire l'alimentation vivante en festif, payez-vous un voyage à Bali et passez une semaine à Ubud, où là, il y a des restaurants qui font des trucs mais complètement incroyables en cru. Et nous, ça nous a étonnés, ça nous a motivés, ça nous a donné envie d'aller encore plus loin. Et on a eu la chance de faire une interview. On pourrait peut-être la mettre en référence avec Sayuri. Il y a un côté festif. Ce n'est pas triste. C'est aussi un moyen de donner envie aux autres. C'est quelque chose de joyeux. Et moi, le truc qui touche souvent les gens, c'est les couleurs. Quand on amène quelque chose, c'est coloré. Parce que quand on cuit, les couleurs changent. Ça devient plus fadasse. Et donc, c'est aussi avec ça qu'on peut... susciter de l'attirance et donner envie aux gens d'y aller. C'est pas dire les charmer mais quand même...
- Speaker #0
Oui, je pense qu'il y a un côté vraiment séduction qui est... qu'il faut assumer. Et pour participer, pour garder ça dans une vie sociale, je pense que c'est fréquenter des passionnés. C'est ce qu'on avait dit dans un autre épisode, c'est sur les réseaux, retrouver des groupes, participer à un atelier, éduquer. Et il y a quelque chose qu'on n'a pas dit et pourtant on le pratique souvent, c'est qu'on peut aussi un petit peu bouger les structures. C'est-à-dire que souvent, tu fais, quand tu es invité chez des gens, quand tu invites chez toi, les personnes viennent et mettent les pieds sous la table. Mais tu peux très bien dire, OK, on mange ensemble ce soir à 7h, on se retrouve à 18h, on a déjà fait chez ma tante, nous, on arrive avec les ingrédients et on prépare, ou en fait, des gens viennent chez nous et ils préparent avec nous. « Tiens, aujourd'hui, on va manger un tartare d'algues. » Ça te dit, tu viens une heure avant, comme ça, on apprend à le faire ensemble. Et ça, les gens, ils adorent quand on fait ça. Donc vraiment, c'est…
- Speaker #1
On l'a fait souvent.
- Speaker #0
C'est les invités dans votre nouveau mode de vie. Ça me semble le plus…
- Speaker #1
Tu es allé même plus loin, toi. Tu es allé avec quelqu'un, même jusqu'à faire les courses, pour montrer quelqu'un qui n'était pas ou peut aller en magasin bio. Et en fait, tu es allé faire des courses avec une personne, tu es revenu… avec les choses que tu avais achetées avec elle.
- Speaker #0
Et on a cuisiné.
- Speaker #1
On a cuisiné ensemble et on a passé la soirée ensemble. Donc, ça, c'est possible aussi. En fait, je pense que globalement, les personnes sont contentes d'apprendre des nouvelles choses. On a l'habitude d'être dans nos habitudes, d'être dans nos choses confortables, ce qu'on connaît. Et puis, j'ai rarement eu des personnes qui m'ont envoyé balader parce que j'essayais de leur transmettre. quelque chose de chouette ou de rajouter quelque chose dans leur vie ou de leur faire une proposition. Voilà, donc c'est important d'avoir ça.
- Speaker #0
Et quand on recrée la connexion, quand justement l'entourage commence à interroger, quand on recrée la connexion, c'est très, très important de garder de la nuance. Parce que c'est vrai que si on se met à la place de quelqu'un, moi j'imagine, je mange de façon complètement traditionnelle et j'ai mon enfant ou j'ai mon frère ou ma soeur qui viennent me voir et qui me disent... Si on commence à dire je ne consomme plus ça parce que ça donne le cancer, je ne consomme plus ça parce que ça rend ceci, parce que ça rend stérile. En fait, il y a un côté hyper alarmiste qui va... Ce n'est pas la même chose de dire j'ai arrêté de manger la viande parce que depuis que je ne mange plus de viande, je me rends compte que je me sens mieux, que je dors mieux, que je transpire moins, que ceci, que cela. Et la question d'après, ça va être, ah ben oui, mais tu n'as pas peur. Tu n'as pas peur. de manquer de protéines, ben non parce qu'en fait la protéine, et là c'est là où on commence l'éducatif, la protéine tu la trouves à d'autres endroits, enfin c'est vraiment, oui pour moi c'est plus une question de, ça dépasse si tu veux le côté alimentation, c'est vraiment comment tu, c'est une intelligence relationnelle et émotionnelle qui fait que ben t'es sûr de ton truc, t'es d'aplomb, t'as commencé à, t'es bien là-dedans, t'y crois, t'as envie de vivre l'expérience. Et c'est juste comment tu embarques avec toi un entourage. Mais si tu le montres du doigt en disant « Ton milieu, il est hostile parce que tu manges de la viande, parce que tu manges du poisson, parce que tu manges du gluten » , alors là, tu vas droit dans le conflit.
- Speaker #1
Ce qui est important, c'est de rester dans le respect, dans l'accueil et dans la relation. Ce qui est important,
- Speaker #0
c'est de ne pas que l'autre se sente jugé. Sinon, on ne veut pas être jugé. Et que ça reste du débat et de l'opinion. Et c'est beaucoup plus... fluide.
- Speaker #1
Oui, et pas d'idéologie, surtout pas. C'est très attention. Ça ne doit pas être idéologique. On n'est pas en train de défendre une religion. On est en train de défendre une façon de...
- Speaker #0
Tu vois, même le terme défendre, je trouve qu'il est trop fort. Pour moi, je suis plus en train de découvrir et d'être gardienne d'un message et d'un mode de vie que de... Oui, que de défendre quelque chose en fait.
- Speaker #1
Non, c'est vrai.
- Speaker #0
Parce que ce n'est pas moi, si tu veux, qui fait que les jus de légumes, c'est bénéfique. C'est comme ça en fait, les jus, il faut s'ouvrir à l'expérience.
- Speaker #1
C'est la réalité. Et pour avoir tout ce recul sur 20 ans, les faits scientifiques, les actualités ne font que confirmer le sens dans lequel on se trouve. Moi j'ai même commencé à m'intéresser à ça même, je parle de 2005, c'est le début de mon activité professionnelle dans l'alimentation vivante. Et ça remonte à 2002-2003 où j'ai vraiment commencé. Et à l'époque, j'étais l'ovni total dans le paysage, on était cinq en France à s'intéresser à ça. Enfin bref, c'était vraiment désertique.
- Speaker #0
Et là, il y a un engouement et un intérêt. Et il y a des études qui sortent régulièrement. Donc, j'invite les personnes qui veulent s'éduquer, d'ailleurs, à aller sur notre blog.
- Speaker #1
Et à s'inscrire à nos objecteurs, parce que dès que des actualités sortent, nous, on les relaie.
- Speaker #0
On les relaie. Allez aussi sur notre groupe Telegram, si vous avez envie d'interagir avec nous. Mais on veut aussi être source de propositions et de passerelles entre des milieux très éduqués américains, éventuellement, qu'on connaît. avec des personnes qui sont les leaders mondiaux dans leur domaine et de la vulgarisation. Donc voilà, sur notre blog, dans notre newsletter et sur le groupe Telegram, on va pouvoir partager ce genre de choses. Mais je suis intimement convaincu que ça va continuer à aller plus loin. Et en fait, comme on voyage beaucoup, on voit ce qui se passe dans les autres pays. En France, je le dis toujours, on a une inertie monumentale au niveau gastronomique et culinaire de par la richesse et la diversité qu'on a, fait que les autres... culture ou les autres mouvements ont du mal à rentrer et à se faire frayer un chemin. Et vous passez la Manche, vous allez à Brighton, qui est en Angleterre, qui est une ville où il y a très différentes des villes françaises. Il y a des rues entières avec des magasins de seconde main. Et la moitié des restaurants sont sur des options végétales. Mais c'est à quelques centaines de kilomètres de Paris. Donc, c'est très lié à la culture. Et chez nous, juste quand on voyage, nous, on voit que... Et là, on revient d'Asie. Quand on voyage, on voit que nous, on est à la bourre en France. Non, mais c'est vrai, les tendances à l'étranger sont beaucoup plus ancrées et ça va venir chez nous plus tard.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Ça te va si on conclut ? Parfait. Alors,
- Speaker #0
je trouve qu'on a brossé différents un peu tous les aspects.
- Speaker #1
Est-ce que tu sais de quoi on parle dans 15 jours ?
- Speaker #0
Non, tu vas me le dire.
- Speaker #1
Je te l'apprends. Donc, dans 15 jours, vous allez nous retrouver pour une séquence témoignage comment l'alimentation vivante a changé ma vie.
- Speaker #0
Voilà, on va avoir beaucoup de choses à dire.
- Speaker #1
La tienne, la mienne. Donc, on aura pas mal de choses à... À vous partager parce que nous, ça a vraiment imbibé toute notre vie.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Donc, à très bientôt. À très bientôt. On est contents si vous avez des interactions, des questions ou des suggestions à nous proposer. N'hésitez surtout pas.