- Speaker #0
Alors aujourd'hui, on change de format. Avec un format interview, nous allons découvrir le vécu d'une manager, passer de la théorie à la pratique et des livres au terrain. Notre invitée du jour s'appelle Katia Castel. Elle a été directrice de collection pendant de nombreuses années dans le domaine de la mode et est maintenant thérapeute pour les entrepreneurs et entrepreneuses. Nous allons découvrir son parcours, quels ont été les embûches, les découvertes et les outils qui l'ont aidé dans son parcours de manager. Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Camille et je vous partage toutes les quinzaines des apprentissages et pratiques pour devenir un ou une meilleure manager, créer le monde dans l'entreprise de demain plus humain, plus libre et plus efficace. Alors pense à t'abonner, accroche ta ceinture et c'est parti. Bonjour Katia.
- Speaker #1
Bonjour Camille.
- Speaker #0
Alors est-ce que tu peux peut-être commencer par te présenter en quelques mots ton poste, ton équipe et ton environnement actuel ?
- Speaker #1
Oui, alors aujourd'hui je suis, comme tu disais, thérapeute pour entrepreneuses. et entrepreneur. Mais avant ça, j'ai eu une expérience de 15 ans dans la mode, avec notamment une expérience significative de plus d'une 7-8 ans en tant que directrice de collection au sein d'un studio de création que j'ai monté quasi moi-même de A à Z, parce que quand je suis arrivée, on était trois personnes et quand je suis partie, on était peut-être entre 12 et 15 personnes. C'était un poste très challengeant en termes de management. avec plusieurs profils en termes de compétences et aussi des profils intégrés à l'entreprise et aussi des freelances. Donc, en termes de management, très challengeant.
- Speaker #0
C'est toi qui managais un petit peu toutes ces personnes, 10-12 personnes ?
- Speaker #1
Oui, avec des personnes « support » , donc cadre. Il y en avait deux, mais c'est moi vraiment qui orchestrais toute cette équipe.
- Speaker #0
Top. Si tu devais décrire ton style de management en trois mots, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
Je dirais collaboratif. Parce qu'en fait, avant tout, j'aimais bien avoir beaucoup de feedback. Je demandais beaucoup l'avis des personnes dans mon équipe parce que tout le monde avait une compétence clé que moi, parfois, je n'avais pas. Je ne maîtrisais pas toutes les compétences. Et donc, j'aimais vraiment ce travail collaboratif entre tous les domaines artistiques parce qu'il y avait plusieurs... plusieurs spécificités. J'irais aussi créatif. Pourquoi créatif ? Parce que clairement, il y avait beaucoup d'improvisations et beaucoup de tests en direct. J'étais jeune manager, donc j'ai vraiment appris au jour le jour sur le terrain. Et je dirais aussi autonome. J'adore l'autonomie.
- Speaker #0
Autonomie, compétence indispensable, je pense, quand on est manager aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, surtout quand on n'est plus du tout dans le management pyramidal à l'ancienne. On est clairement sur un management transversal où tout le monde est responsable de son poste et de ses objectifs qu'on donne, de ses missions.
- Speaker #0
Tu n'avais pas de pyramide, tu avais une organisation qui était plutôt flat.
- Speaker #1
Oui, plutôt flat. Et il y avait quand même des deux personnes relais, parce que clairement, on ne peut pas gérer non plus 12 à 15 personnes en direct. Donc, je m'appuyais pas mal sur ces deux personnes. Mais au final, on était quand même en symbiose tous ensemble. ou en non-symbiose, tout dépendait des moments. Mais c'était vraiment un travail, je dirais, de l'alternant à la chef de produit ou à la styliste senior. C'était vraiment tout le monde, tous ensemble.
- Speaker #0
Si tu devais donner, on va dire, la plus grosse surprise ou situation difficile que tu as rencontrée quand tu as commencé à manager, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Je dirais qu'au tout, tout, tout début, j'avais vraiment envie qu'on m'apprécie. Pour moi, c'était important parce qu'en fait, je crois que par le passé, j'ai vraiment détesté certains managers. Et pour moi, c'était important d'avoir quelqu'un d'inspirant. Donc, moi aussi, j'avais envie d'inspirer. Et donc, parfois, ça nous fait prendre quelques mauvaises décisions parce qu'on peut très vite switcher du côté un peu potes, copines, avec cette volonté de plaire, alors qu'en fait, on n'est pas là pour se faire des amis. On est clairement là pour aller d'un point A à un point B. Si ça peut se passer en tous les cas dans une ambiance plutôt conviviale, respectueuse et je dirais harmonieuse, tant mieux. Par contre, je dirais que le fait à tout prix de vouloir être apprécié, qu'on dise du bien de moi, je pense que ça m'a mis plus d'embûches que de facilité au final.
- Speaker #0
Oui, cette relation manager-manager a très souvent tendance à aller dans le côté amical, en tout cas encore plus quand il y a des promotions internes dans les entreprises, par exemple. Et je trouve que c'est un point qui est difficile à appréhender. Comment est-ce que je passe de « je travaille avec toi, je suis ton collègue et on se voit après le travail » à « en fait, je suis ton manager maintenant » et les enjeux de la relation sont un peu différents.
- Speaker #1
Oui, d'autant plus que moi, quand j'ai intégré cette entreprise-là, Je dirais que c'était le moment où elle est passée de start-up à petite entreprise. Et donc, on avait vraiment un esprit très familial. Et au final, elle a très vite grandi parce que beaucoup de croissance. Donc en fait, ce que j'avais plus ou moins instauré au début, je me suis très vite rendu compte que ce n'était plus possible quand on est passé de 5 à 7 à 10. Donc ça peut fonctionner, je dirais, sur une petite équipe de 3 personnes. Mais dès que ça monte, ce n'est absolument plus possible.
- Speaker #0
Comment tu t'en es sortie ? Qu'est-ce que tu as mis en place pour passer de ce envie de faire plaisir peut-être ou envie de plaire à une manager un peu plus consciente de son rôle ?
- Speaker #1
Alors, je dirais que c'est par rapport à... En fait, moi, mon GPS, ma boussole, c'était vraiment la motivation des personnes. Je me suis rendue compte déjà qu'en étant sympa, c'est-à-dire en étant arrangeante, ça ne fonctionnait pas nécessairement parce qu'en fait, les personnes en veulent toujours plus. Et puis moi, je me suis vue aussi petit à petit, je dirais, décomposer un petit peu de l'intérieur parce qu'au final, à vouloir plaire à tout prix, on se délaisse soi-même. Et donc, j'ai plus ou moins commencé à réajuster, notamment via de nouveaux recrutements parce qu'au final, les anciennes personnes sont parties. On est quand même dans un turnover, notamment avec la nouvelle génération, qui est assez fréquente. Et donc, à chaque fois qu'il y avait des nouvelles personnes, je prenais de plus en plus de distance. Jusqu'au moment où j'en ai pris un peu trop, parce que je n'étais pas très en phase avec mon équipe. Et au final, les choses se sont réajustées naturellement. J'ai commencé un petit peu, je dirais, à rééquilibrer en testant des nouvelles choses, notamment en leur demandant un peu plus de feedback, de points. parce qu'en fait, je me suis rendue compte que la non-communication, c'est ce qui m'a... éloigné, en fait, à un moment de mon équipe. Et les chiffres ont payé aussi, je trouve. Donc, c'est vrai qu'il y a vraiment cet alignement qui est indispensable et qui est quand même tout de même insufflé par le manager via sa vision.
- Speaker #0
Tu parles de demander du feedback à tes managers. Ça, c'est une... Moi, c'est quelque chose que je pratique, mais c'est quelque chose que je vois assez rarement. Le fait d'aller voir ses managers en leur disant... En fait, moi, j'ai aussi besoin que tu me donnes un retour sur ma posture. Qu'est-ce que ça t'a apporté ?
- Speaker #1
Pour moi, c'était un moyen de parfois savoir, quand il y avait entre guillemets des conflits ou une mauvaise ambiance, de comprendre quels étaient les besoins. Pourquoi ? En fait, c'est cette fameuse question. Pourquoi ? Mais aussi, moi, d'exprimer mon point de vue et de poser certaines limites et de faire comprendre aussi aux personnes que je faisais au mieux. Je n'étais pas toujours parfaite, loin de là. que j'étais aussi jeune manager et que j'apprenais, et je pense que ça a humanisé aussi ma posture. Quand parfois, on pouvait me trouver peut-être, je n'en sais rien, je fais peut-être des interprétations, mais peut-être hautaine ou trop proche de la direction, c'est souvent un petit peu ce qu'on peut se dire quand on est… Moi, au final, ce qui m'intéressait, c'était de connaître les besoins de mon équipe et surtout d'avancer le mieux possible. Donc, c'est, je pense, à ce moment-là où j'ai pu exprimer mes limites. Et plus j'exprimais mes limites, mieux je me sentais et mieux l'équipe se sentait.
- Speaker #0
Dans cette vulnérabilité de manager, il y a vraiment un côté co-construction, aller chercher le mieux de chacun en acceptant qu'on puisse tous faire des erreurs, peu importe notre rôle.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une décision de manager, en tant que manager, que tu regrettes aujourd'hui ?
- Speaker #1
En soi, non, parce que j'ai eu clairement des moments difficiles où j'ai eu des arrêts maladie, j'ai eu des moments complexes où il y a des personnes qui sont parties, j'avais personne, entre guillemets, je n'avais pas trouvé de personnes adéquates pour les remplacer. Au final, j'ai toujours trouvé des solutions. Les personnes qui étaient toujours à bord du bateau m'ont toujours, au final, soutenue. Parce qu'en fait, elles étaient aussi directement impactées par parfois des problèmes, je dirais, d'absentéisme ou ce genre de choses. Et en fait, ça m'a aussi permis de pratiquer un peu plus le détachement sur mon métier. Et je pense que le détachement, c'est la clé. Quand bien même on a un poste à responsabilité, on n'est pas non plus responsable de tout à 100%. Et je crois qu'en tant que manager, c'est important de se rappeler ça.
- Speaker #0
On touche du doigt le petit déclic, le petit moment où on débute en tant que manager et on se découvre. On dit « Ah ok, là c'est bon, j'ai vraiment compris ce que c'est d'être manager » . Quand est-ce que tu t'en es rendu compte ? Est-ce que tu as un petit moment précis où tu te dis « Ah oui, là c'est bon, j'ai compris, je sais ce que c'est » .
- Speaker #1
Oui, quand clairement il y avait la moitié de mon équipe absente. C'est-à-dire qu'il y a eu aussi des problèmes personnels. on était en période post-Covid, donc c'était quelque chose qui était, je dirais, en termes de mise en place pas toujours évidente. Il y a eu aussi cette entrée du télétravail, donc la volonté de faire confiance, mais en même temps de donner de la liberté, mais en même temps cette volonté de tout le temps checker si le travail est bien fait. Et puis notamment, nous, on a eu une très, très forte croissance juste après Covid. Et puis les chiffres ont un petit peu décliné petit à petit. Parce que l'industrie de la mode, c'est quand même une industrie en crise. Et c'est aussi à ce moment-là où souvent on se repositionne. En fait, c'est ce repositionnement, que ce soit en termes de chiffre d'affaires, mais aussi humainement, parce qu'en fait, sans humain, on n'a pas de CA, clairement, où on se repose les bonnes questions sur comment on restructure les choses et comment on communique et comment on travaille ensemble. Et je crois que vraiment, il y a eu ce avant-après-Covid.
- Speaker #0
Oui, sur l'organisation. Et ensuite, tu parles de toi envers toi-même. en fait de Comment tu abordes ce rôle ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et moi, ce que j'ai pu observer, c'est qu'en fait, plus on implique les personnes, on leur donne de la valeur aussi, on les valorise à leur échelle évidemment, parce qu'entre une stagiaire ou je dirais une chef de produit senior qui a plus de 10 ans d'expérience, on n'est pas sur le même type de mission et de responsabilité, mais plus on valorise et on met en valeur les zones de génie des personnes, plus elles se sentent bien. et plus aussi elle se donne. En fait, c'est vraiment ce côté donner-recevoir, mais à l'équilibre. Ni trop peu, ni assez.
- Speaker #0
Équilibre dur à trouver.
- Speaker #1
Oui, toujours.
- Speaker #0
Il y a cette oscillation, j'en fais trop, j'en fais pas assez, j'en fais trop, j'en fais pas assez. C'est peut-être comme ça qu'on arrive à finalement trouver quelque chose qui fonctionne avec son équipe.
- Speaker #1
Mais l'important, c'est en fait toujours de se faire un point aussi avec soi-même, je dirais pas tous les jours, mais toutes les semaines, toutes les deux semaines, pour savoir un peu la température et comment ça marche. Et le mood aussi des personnes donne beaucoup, beaucoup, beaucoup d'infos. Que ce soit le mien aussi, mais que ce soit aussi le reste de l'équipe. On le voit en fait, c'est clairement, on voit quand les gens sont investis, ont envie ou au contraire, complètement désinvestis et n'ont absolument plus envie. Et c'est très contagieux.
- Speaker #0
Ouais, il y a une aura, une influence qui se met en place, quand elle prend racine. Ça peut mener des situations qui sont difficiles à vivre pour l'équipe et qui s'amplifient dans une dynamique qui est un petit peu pernicieuse en tout cas. Tu parlais de faire un check avec toi-même toutes les semaines par exemple. Est-ce que tu as un outil ou quelque chose que tu utilisais pour faire ça ?
- Speaker #1
Alors moi déjà c'était un peu le moment où j'ai quand même fait pas mal d'introspection et de connaissances sur moi en parallèle de mon travail parce qu'on… C'est vrai qu'on n'avait pas de formation ou de management, en tout cas moi j'en ai jamais eu. Et je dirais qu'en fait, plus je me connaissais, plus j'avançais, et plus j'étais capable de me dire si c'était juste pour moi et aussi pour les autres, ou absolument pas. Et j'avais du coup aucun souci à communiquer avec ma direction à ce sujet-là, c'est-à-dire que j'étais très transparente et assez authentique. et je crois que ce que je n'osais pas dire pas à mes débuts de peur justement de peut-être pas plaire à ma direction, de pas être à la hauteur aussi. J'ai pu constater que plus j'étais moi-même dans mon style de management, avec ma personnalité, au final aussi mes valeurs, Toujours quand même en cohésion avec l'entreprise, parce que pour moi, c'est quand même important quand on travaille dans une entreprise, d'être en phase avec ses valeurs, mais surtout aussi avec mes valeurs. Plus, je dirais, j'ai trouvé mon... ce qu'on peut dire, un flot assez naturel. Et quand il y avait même des problématiques, c'était assez vite dissous, assez vite résolu. Donc, aucun souci.
- Speaker #0
Si tu devais nommer ta plus grande fierté en tant que manager ? Quelque chose que tu as accompli, qui te touche encore, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Ce serait la création des nouvelles marques que j'ai créées à l'époque avec mes équipes. On n'était pas très nombreux, c'était après Covid. Et c'était dans un contexte très difficile où j'ai dû monter très vite une équipe, en tout cas débuter avec une petite équipe pour ensuite vraiment la déployer, les déployer parce qu'il y en a eu plusieurs. Quand j'ai évoqué cette idée, ce sujet, les filles qui travaillent avec moi, elles ont été très vite embarquées. Et en fait, pour elles, c'était comme une nouvelle aventure, un shot d'adrénaline. Et ce qui m'a fait énormément plaisir, c'est toute cette énergie qui a été créée. Donc, il y avait pas mal de travail, clairement. On a beaucoup, beaucoup travaillé pour les créer. En plus, on a rencontré énormément d'embûches post-Covid. Donc, vraiment, ce côté embarquer tout le monde avec moi. et fédérer cette envie de créer quelque chose de nouveau. On ne savait pas ce que ça allait donner, on ne savait pas si ça allait marcher. Ça a plutôt bien marché. Et voilà, de vraiment fédérer, d'embarquer des personnes avec moi.
- Speaker #0
Les aligner avec une vision que tu viens donner et venir l'utiliser, ou en tout cas, les faire contribuer dans quelque chose qui est plus grand.
- Speaker #1
Plus grand, et puis surtout, tout le monde n'a pas la chance de créer quelque chose de nouveau, notamment dans la mode. on ne crée pas non plus des marques tout le temps. Il faut quand même du budget et trouver le bon moment. Et je pense que ça, elles s'en souviennent d'autant plus qu'il y en a pas mal qui sont parties en indépendant pour créer leur marque. Je pense que je leur ai transmis cette envie-là. Et donc ça aussi, même si elles m'ont quitté un moment, enfin, m'ont quitté, ont quitté l'entreprise, le fait de leur donner envie de créer elles-mêmes, ça, je trouve ça très, très, très satisfaisant.
- Speaker #0
On est dans le faire grandir, on est dans le partage et le don. Oui, j'aime beaucoup. Si tu regardes un petit peu la Katia de ses débuts, qu'est-ce que tu ferais différemment aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je pense vraiment, par rapport à tout ce que j'ai pu traverser, les moments de doute, et aujourd'hui mes nouvelles compétences en tant que thérapeute, c'est vraiment ma manière de communiquer. Je pense que pendant très longtemps, je n'ai pas osé dire les choses, de peur, une fois de plus, de déplaire, c'est fou ça. Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui peuvent ressentir ça. Ou de peur tout court d'exprimer qui on est aussi, son identité. Et aujourd'hui, maintenant, je suis une femme de quasi 40 ans. Je me connais très bien, je m'assume, je sais exactement qui je suis, ce que je souhaite, mes désirs aussi. Je pense que communiquer les belles choses et puis des choses peut-être un peu plus complexes, j'ai beaucoup plus de douceur. d'ajustement pour pouvoir dire les choses et du coup éviter probablement certains conflits ou autres. Je pense que la communication, que ce soit en entreprise, en amour, en amitié, dans toutes les relations, c'est la base. C'est vraiment la base. Et je crois que je n'ai pas toujours su communiquer.
- Speaker #0
Comment transmettre une idée ? Comment s'assurer que l'autre l'ait reçue ? Et il y a aussi communiquer ses limites. Tu parlais tout à l'heure de... être capable de dire non, ou en tout cas de poser un cadre pour lequel on est OK auprès de sa direction, c'est quelque chose qui est compliqué, en tout cas que je vois qui est compliqué dans mon quotidien. Moi, ce que je dis souvent, c'est que je préfère avoir posé mon cadre et être bien avec et pouvoir durer longtemps dans ce cadre-là, être heureux dedans que me laisser porter et dire oui à tout et finalement ne pas tenir la cadence et ne plus faire ce que j'ai envie de faire.
- Speaker #1
C'est exactement ça parce qu'au final, quand je fais ce petit bilan rapidement dans ma tête, les situations les plus complexes... plus difficile que j'ai pu rencontrer, c'est parce que j'avais dit oui alors que tout mon corps me disait non. Et je pense que ce serait de pouvoir, en tous les cas, sans dire non directement, peut-être plus communiquer et être un peu plus, je dirais, prévenante sur les choses plutôt que dire oui directement et en fait en subir des conséquences.
- Speaker #0
Donc quelles sont les conditions avec lesquelles je suis d'accord de dire oui ? Quel contrat je passe ? Implicite ou explicite, mais en tout cas, quel est le cadre dans lequel j'ai envie de travailler ?
- Speaker #1
Oui, et surtout, un nom peut parfois nous sauver nous-mêmes.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un outil, une méthode, une habitude qui t'a vraiment aidé à progresser en tant que manager ?
- Speaker #1
Pour le coup, c'est vraiment l'investissement dans mon bien-être, que ce soit le sport pour décharger. Je crois que clairement, à l'époque, je faisais de la boxe. C'est vraiment pour moi quelque chose qui est fondamental. Et justement, les moments où je me suis sentie pas super bien et vraiment sous pression, presque à ne plus arriver à respirer, c'est aussi les moments où j'ai arrêté le sport. Donc, je fais assez vite la corrélation, mais tout de même, d'avoir un sport plaisir, pas nécessairement performance, mais en tout cas plaisir pour décharger la pression et se faire du bien. Et j'ai aussi tout l'investissement que j'ai fait dans mon bien-être, que ce soit dans des thérapies, mais aussi dans des bouquins. Ça peut être juste aussi respirer, un peu méditer. C'est à partir de là, en fait... mon métier de manager m'a poussé d'autant plus à me rapprocher du métier que j'exerce aujourd'hui, c'est-à-dire la connaissance de soi.
- Speaker #0
Moi aussi, je suis un pratiquant de la méditation au quotidien, et je sais que quand j'atteins mes limites corporelles en tant que manager, ou peu importe dans mes missions quotidiennes, la méditation me rattrape.
- Speaker #1
Et clairement, une formation de management, je ne sais pas si elle m'aurait apporté autant. que toutes les découvertes que j'ai faites de moi-même à côté.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, il y a la théorie du management, qu'est-ce que je fais, comment j'acte, mais il y a comment je le vis. Et il y a un vrai sujet là-dedans de recherche de soi, de découverte de ses valeurs, de découverte de ce qu'on a envie d'y mettre.
- Speaker #1
Et de son style de management, comme tu l'évoquais au début, quel est ton style de management ? Je crois sincèrement qu'on n'a pas un seul style. En tout cas, je ne pense plus en 2025.
- Speaker #0
Quel est le meilleur conseil qu'on t'ait donné ?
- Speaker #1
Je me souviens, en fait, par rapport à des discussions que je pouvais avoir avec mon ancienne boss, qui était du coup la fondatrice, en fait, de l'entreprise, dans des moments un petit peu compliqués, parce qu'elle-même avait monté ça vraiment en commençant avec quelques personnes, et puis ça a très vite grossi. je dirais en fait c'était de remettre aussi un peu du plaisir dans ma pratique. Parce que je me suis rendue compte qu'en fait, à la base, moi, j'avais tout de même un rêve, en tout cas un objectif. Je me voyais à un certain âge, je dirais, créer des marques, avoir mon propre studio de création. Clairement, je l'ai réalisé. Et en fait, je n'arrivais même plus à prendre aucun plaisir dans ce que je faisais, que ce soit la construction des marques, mais aussi juste, en fait, venir chaque matin au travail et prendre du plaisir avec les personnes qui nous entourent, même dans, je dirais, de la difficulté ou ce qu'on peut rencontrer en termes de gestion d'équipe, je n'arrivais plus à mettre du plaisir dans ma pratique. Et à un moment, je me suis même demandé, mais est-ce que le management, j'aime ça ou je déteste ça ? J'oscillais vraiment entre les deux. Et cette notion de plaisir, j'ai réussi un petit peu, je dirais, avant justement de changer de voie. d'arriver à la réintroduire petit à petit. Mais ça demande un petit peu de se muscler à ce niveau-là.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as utilisé ou comment est-ce que tu as fait pour découvrir, on va dire, tes points qui sont les points énergisants ou les points, tu parlais de plaisir, dans ta pratique quotidienne ?
- Speaker #1
Dans ma pratique quotidienne, c'est déjà, alors ça peut être bête, mais c'est juste de se refaire des petits déj un peu sympa. On arrive au travail. de réinstaurer une ambiance un petit peu harmonieuse. Moi, j'aime bien la beauté. Je travaillais quand même dans l'esthétique, donc que ce soit dans l'organisation du bureau ou dans les moments conviviales avec l'équipe. C'est d'instaurer des moments un peu fun et un peu sympas. Et c'est aussi dans le choix de mes projets. C'est-à-dire, quand on présentait une grosse réunion ou une collection, c'était aussi dans ce qu'on allait proposer. Est-ce qu'on est en phase ? En fait, c'est un petit peu un réalignement avec le cœur. Est-ce qu'on aime ce qu'on fait ? Ou est-ce qu'on est dans plutôt « il faut le faire parce que c'est comme ça que ça doit se faire » en fait ? Donc, il y a quelque chose dans le plaisir où je sais qu'on a pas mal de contraintes dans le travail, mais on perd souvent de vue un peu l'intuition et le pourquoi on a créé ce qu'on avait créé à la base. Parce que les chiffres, parce que le contexte économique, parce qu'il se passe telle ou telle chose dans l'entreprise. Pour moi, ce n'est pas parce que l'entreprise ou autre rencontre des difficultés que tout doit justement... dégringoler au niveau de l'organisation humaine. Au contraire, c'est le moment où il faut un petit peu insuffler, gérer la plus-value auprès de son équipe, auprès même des missions qu'on a.
- Speaker #0
C'est pas parce que ça va pas qu'il faut tout changer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est de se poser aussi la question de qu'est-ce qui marche et comment est-ce que je peux l'amplifier et qu'est-ce qui amène aujourd'hui l'équipe à être plus performante. Est-ce que c'est la relation ? Est-ce que c'est les petits moments ensemble ? Etc. Et avoir du recul sur ce qui fonctionne dans l'équipe, c'est un bon moyen de retrouver un équilibre. Oui,
- Speaker #1
et puis en plus, on passe quand même énormément de temps avec les personnes de notre équipe, parfois plus qu'avec sa famille, son conjoint ou autre. Et donc, c'est prendre soin des uns des autres. Et en fait, c'est comme toute relation, on doit prendre soin de la relation. dans laquelle on est, en fait. On s'est, entre guillemets, un peu engagé, parce qu'on s'engage tous ensemble, on travaille ensemble. C'est aussi un engagement. Donc, si on se désengage, même, je dirais, juste par la présence ou même une forme de volonté, c'est aussi là que ça commence un petit peu à partir, je dirais, à se dégrader.
- Speaker #0
Quel est le pire conseil qu'on t'ait donné ?
- Speaker #1
Ça venait d'un manager toxique. Le plus toxique que j'ai, on est tous le toxique de quelqu'un et on l'a tous rencontré, je dirais, une relation toxique au travail. Et moi, c'était vraiment de fliquer, de jouer à la maîtresse d'école avec justement mes assistantes ou mes chefs de produit à l'époque. Et je crois que c'est vraiment le pire conseil qu'on m'ait donné parce que déjà, qui fait ça ? Je dirais en 2000 à l'époque, c'était oui, peut-être 2000. 2015, 2016. Et c'est surtout qu'en fait, personne ne peut travailler sereinement et correctement avec quelqu'un qui regarde au-dessus de son épaule. Moi-même, je l'ai vécu. Et c'est impossible, ça nous pousse à la faute, ça nous fait perdre confiance en soi. Et c'est absolument pas la bonne méthode. Donc je crois que vraiment fliquer, il y a une part de confiance en la vie. Et voilà. Pour moi, c'est important de poser le cadre, justement d'exprimer, comme tu le disais tout à l'heure, un cadre, des limites. La personne respecte ou ne respecte pas. Suite à ça, on prend ses décisions. Mais il faut l'annoncer. En fait, c'est un petit peu annoncer les règles du jeu, tout simplement. Puis ça prend beaucoup d'énergie aussi.
- Speaker #0
Il y a eu ce gros sujet au Covid où tout le monde est passé, enfin en tout cas, plein d'entreprises sont passées au télétravail. Et il y a eu cette peur des entreprises de perdre le contrôle ou en tout cas que chacun dans son télétravail ne travaille plus comme avant et que l'entreprise ne puisse plus fonctionner. qui finalement s'est trouvé un petit peu l'inverse. On s'est rendu compte, nous c'était notre cas, on s'est rendu compte que les gens travaillaient plus en télétravail que hors télétravail. Donc on a été obligé de mettre en place des actions pour qu'ils respectent leurs horaires, par exemple pour qu'ils prennent des pauses à midi. Donc il y a eu vraiment ce côté peur qui finalement s'est trouvé être juste une peur.
- Speaker #1
Oui. D'autant plus qu'on a un peu une fausse croyance, je pense, sur le fait du présentiel. On pense que parce que les personnes viennent de 9h30 à 18h30, font vraiment leur... Alors que quand on observe la réalité des choses, non. Il y a plein... Enfin, je pense que ça peut se compter en heures où les personnes ne travaillent pas réellement parce qu'elles sont entourées d'autres personnes, dispersées. Et que c'est un peu comme quand on se branche sur Instagram. Il faut 20 minutes pour se reconcentrer sur sa tâche quand on est dérangé par quelqu'un.
- Speaker #0
Si tu devais donner un... conseil à un ou une manager qui nous écoute, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est la connaissance de soi. En fait, je pense que notamment via mon nouveau métier et les formations que j'ai pu faire derrière, c'est un petit peu le moment où tu deviens congruent entre ce que tu ressens, ce que tu penses et tes actions. Et justement, j'en avais pas conscience jusqu'à maintenant, mais on parlait justement tout à l'heure d'alignement. Quand tu te sens aligné, tout est fluide. Voilà, il peut y avoir des embûches ou autres, mais franchement, tu traverses les différentes épreuves avec facilité et naturel. C'est dès que justement tu n'es pas congruent avec toi que ça devient compliqué. Mais pour être congruent, il faut bien se connaître. Et donc, gérer ses émotions, savoir quand ça va, quand ça ne va pas, quand on est fatigué, quand on a un peu peur. Parce que clairement, moi, j'ai rencontré plein de fois des situations où j'avais peur d'y aller. Parce que risquer en termes de chiffres, parce que risquer en termes de timing. Et donc, en fait, de s'écouter, de savoir, de se connaître, permet de prendre des bonnes décisions. Et du coup, en découle des bonnes décisions pour l'équipe, plutôt que de les pressuriser parce qu'on a pris une mauvaise décision. C'est ça aussi, souvent, la problématique. C'est de se dire, OK, on y va ou on n'y va pas. Et parfois, voilà, ça peut décevoir, entre guillemets, ou ne pas correspondre à l'attente. du top management, mais au moins, on sait pourquoi on le fait. On a les bons arguments et on est en phase. Et je crois que c'est le plus important.
- Speaker #0
Il n'y a rien de pire qu'essayer de défendre quelque chose pour lequel on ne croit pas.
- Speaker #1
Exactement. C'est très compliqué. Sur la longueur, il y a vraiment un impact lourd pour le reste de l'équipe.
- Speaker #0
Tu as parlé pas mal de fois de tes valeurs, des valeurs personnelles. Je pense que c'est un sujet qui est passionnant et qui est extrêmement important. comment Toi, tu as fait pour mettre des mots dessus.
- Speaker #1
Je me suis souvent, de par mes lectures et je dirais toutes les disciplines à côté de mon ancien job.
- Speaker #0
auquel je m'intéressais, j'ai un petit peu redéfini mon identité, mon socle. Et en fait, je me rendais compte qu'il y avait des choses qui me mettaient hors de moi. Généralement, c'était des choses qui étaient contre mes valeurs, du type, je dirais, le manque de liberté. Pour moi, la liberté, l'autonomie, c'est quelque chose... L'audace aussi, c'est quelque chose qui est hyper importante pour moi. Et à un moment, quand justement, dans aussi mes recrutements... Ça ne correspondait pas systématiquement à mes valeurs, notamment sur l'authenticité, qui ramène aussi à l'honnêteté, du savoir dire les choses, en fait. Je dirais que c'est souvent là que ça a coincé. Et donc, de communiquer sur ces valeurs permet aussi de fédérer et d'embarquer les personnes avec nous.
- Speaker #1
Le petit exercice que j'utilise avec mes équipes, c'est « c'est quoi ta kryptonite ? » Parce que dans la relation, ou en tout cas dans les comportements des autres, il y a toujours ce petit comportement que tu dis... Moi, quand je vois ça, ça mérite les poils. J'en peux plus, en fait. Le terme kryptonite qui marche plutôt pas mal avec une équipe.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Et je pense que c'est fondamental, en fait, aujourd'hui, déjà de connaître, de définir, je dirais, ces cinq valeurs phares. C'est quelque chose presque que tout le monde... Je me souviens, au recrutement, on me l'avait posé, cette question. Déjà, on parle souvent des valeurs de l'entreprise, mais bon, OK, les valeurs de l'entreprise, elles sont valables pour tout le monde et on essaye en tous les cas d'y adhérer. mais après on a ces valeurs à travers l'équipe. On peut en avoir des différentes. On peut aussi débattre avec son équipe de quelles sont les valeurs de l'équipe. Ça, ça peut être, je pense, un exercice assez intéressant.
- Speaker #1
Il y avait des exercices en Management 3.0 qui faisaient ça et je trouvais intéressant déjà de les découvrir soi-même et de les partager à l'équipe parce que ça donne aussi cette perspective du « Ah ok, je comprends comment tu fonctionnes, je vois pourquoi tu réagis comme ça dans cette situation et ça m'aide moi à accepter le fait que les autres soient différents. » Oui, je trouve ça intéressant.
- Speaker #0
Et les valeurs permettent aussi de faire un rapide check pour prendre les bonnes décisions. Tout simplement.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Est-ce que tu peux partager un petit moment rock'n'roll de ton parcours, un imprévu, une situation absurde ou un moment de vérité, quelque chose qui t'a marqué ?
- Speaker #0
Oui, c'était au moment où j'avais créé, je crois, une deuxième ou troisième marque. J'avais eu un très fort taux d'absentéisme. d'énormes problèmes de timing, de production. Franchement, c'était la catastrophe. Je me souviens, je pense que j'étais en flux tendu, mais vraiment. Et à côté de ça, en plus, je partageais à ce moment-là, en tout cas, je vivais à ce moment-là une période un petit peu compliquée personnellement. Donc, je dirais que j'étais en flux tendu des deux côtés quand j'étais au travail et quand je rentrais chez moi. Et à un moment, j'avais pas mal d'enjeux. En tout cas, je crois que c'était un... me semble-t-il, un moment de lancement d'une nouvelle marque. Et j'avais besoin de vacances, j'avais besoin d'un break, sauf qu'il manquait déjà la moitié de mon équipe. Donc, entre les vacances et l'absentéisme, je ne pouvais pas me le permettre. Et du coup, j'ai eu une amie au téléphone, parce que je voulais absolument aller à Bali pour un petit peu reconnecter avec, je dirais, la détente et la créativité. Et elle m'a dit, en fait, si tu restes, ça va être problématique. Si tu pars, ce sera problématique. Alors, je te conseille de partir. » Et elle avait raison. C'est-à-dire que j'ai vraiment confié les clés du studio aux alternantes à l'époque. Je les ai briefées. Il y avait les freelances aussi. Donc, c'était drôle parce que c'était… Eux, ils ont plusieurs clients. Donc, c'est un peu, je dirais, les cousins éloignés. Enfin, les cousins dans une grande famille. Donc, ils étaient là. Mais en tout cas, hyper investis dans les projets. Et donc, briefée tout le monde. Partie deux semaines. Éteint mon téléphone. Et quand je suis rentrée, elles avaient vraiment tenu la baraque. Et elles s'en étaient sorties super bien. Donc, un, fierté d'avoir... Enfin, voilà, hyper fière d'elles parce qu'avec leur jeune âge, d'avoir, en tout cas, fait du mieux qu'elles pouvaient. Et puis, de faire confiance aussi. Parce que ce n'est pas facile de faire confiance. Déjà, de se faire confiance, ce n'est pas facile. Alors, de faire confiance parfois aux autres, ça demande un peu du don de soi et presque... Voilà, en fait, ça m'a prouvé que ce fameux lâcher-prise dont on parle, eh bien, il est parfois indispensable. Et souvent, quand on arrive à lâcher prise, c'est là que tout se décante. Effectivement, tout s'est décanté en deux semaines.
- Speaker #1
C'est un sacré courage, je trouve, de laisser les clés de la maison.
- Speaker #0
C'était risqué. Je prévois... Ouais, c'était risqué.
- Speaker #1
Et en même temps, c'est là qu'on apprend.
- Speaker #0
Exactement. De toute façon, on ne peut pas tout maîtriser. Ça aussi, ça me l'a rappelé. On ne peut pas tout contrôler.
- Speaker #1
Si je demandais à tes collaborateurs, collaboratrices... Quel était ton super pouvoir de manager ? Elle répondrait quoi ?
- Speaker #0
Clairement la médiumité. Et c'est vrai parce qu'en fait, je faisais pas mal de rêves prémonitoires sur les problèmes qui allaient arriver. C'est assez drôle. Enfin, c'est assez drôle. Je ne sais pas si c'était assez drôle, mais en tout cas, ça m'a sauvée de pas mal de choses. C'est-à-dire que de réfléchir ou de se réveiller à 2h du matin, alors que bon, j'avais envie de dormir. mais de penser à quelque chose qui aurait pu capoter. Et en fait, il s'avérait que c'était le cas. Et donc, c'est vraiment une intuition que j'ai développée de par mon... En fait, un manager anticipe tout le temps. Il a la vision. Et à force de se dire, on a la vision, on a une réelle vision. C'est une anticipation extrême.
- Speaker #1
C'est faire confiance à son inconscient et aller écouter un petit peu ce qui se passe et ce qui se dit. Parce qu'inconsciemment, on peut voir des choses, on peut les imaginer, mais l'important, c'est de les conscientiser et de voir qu'est-ce qu'on en fait.
- Speaker #0
Oui, mais c'est vrai que du coup, je pense que ça a été, parce qu'aujourd'hui, je suis très intuitive et j'ai développé énormément mon intuition et je pense que mon métier de manager y a fortement contribué.
- Speaker #1
J'adore. Eh bien, écoute, merci beaucoup pour cet échange.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
J'espère qu'il a été aussi apprécié par nos auditeurices, autant que moi je l'ai apprécié en tout cas. En tout cas, je suis toujours à la recherche de nouveaux managers pour faire de nouvelles interviews. Si cela t'intéresse, n'hésite pas à me contacter sur mon email rykm.pro ou directement sur LinkedIn. En tout cas, merci beaucoup Katia pour être prêtée à l'exercice. Je sais que ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Et n'oublie pas de t'abonner pour ne pas rater le prochain épisode. Et je te donne rendez-vous dans 15 jours pour un nouvel épisode de Rock Your Management. D'ici là, prends soin de toi et de ton équipe. Merci.