Speaker #0Hello les amis, j'espère que vous allez bien, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Sans Treprendre et on se retrouve aujourd'hui à Bagnolet Là je suis à Bagnolet en ce moment parce que je suis de passage sur Paris et j'ai des potes qui gentiment m'hébergent dans l'ancien appart que j'avais du coup à l'époque avant d'emménager à Lisbonne et donc c'est là où je faisais là je me mets toujours dans les petits parcs hein mais c'est là où je faisais mes entraînements notamment lorsque je faisais des triathlons et marathons. Du coup, c'était ici que je m'entraînais. C'est bien d'entendre le bruit des oiseaux, je ne sais pas si vous les entendez. Aujourd'hui, on va parler philosophie, les amis. Trop content. Je pense que c'est le premier épisode que je fais vraiment sur la philosophie. Notamment aujourd'hui, on va parler du désir. Notamment un livre que j'ai lu de Frédéric Lenoir. Je ne sais pas si c'est un auteur que vous connaissez. mais qui a écrit un livre qui s'appelle Le Désir, une philosophie. Et c'est pas mal parce qu'il prend un sujet, par exemple le désir, et il va passer en revue tous les philosophes qui ont traité ce sujet-là, quelles sont les différences, quels sont les points communs, et qu'est-ce qu'on peut en tirer comme conclusion. Je l'ai trouvé à l'aéroport en plus, comme ça je suis tombé dessus. J'ai déjà lu 2-3 livres de Frédéric Lenoir, ça fait 2 ans à peu près que je m'intéresse beaucoup à la philo. Et là, je suis trop content parce que c'est vraiment le moment où je sens que j'ai envie de faire du contenu là-dessus. Vous partagez ça sous un prisme entrepreneurial. Et évidemment, je vois qu'il y a aussi pas mal de gens qui font du contenu là-dessus. Je pense à JCK et à Théo Lyon, franchement, que j'admire beaucoup. Donc franchement, merci à eux d'évangéliser la philosophie. Parce que c'est quelque chose qui est quand même assez compliqué, je trouve. Assez difficile d'accès quand on s'y penche. Et franchement, je pense que beaucoup d'entrepreneurs sont sujets à de la philo, parce qu'on est des personnes de l'action, on aime faire des choses, mais on se pose beaucoup de questions, je pense, assez rapidement, assez existentielles. Et donc la philosophie est un bon remède pour mieux comprendre le monde et mieux se comprendre soi-même. Je suis déjà fatigué, je suis dans des énormes côtes pour arriver tout en haut de ma colline, qui est là-bas. si vous la voyez, on continue le chemin et on va aller tout là-haut actualité du moment, tout d'abord rentrer à Paris en ce moment pendant une semaine après je pars en Alsace pour voir la famille de ma copine fêter Noël là-bas je rentre à Paris pour faire les fêtes avec ma propre famille et après je pars à Lille-aux-Moines en Bretagne je vous ferai sûrement une vidéo là-bas avec des potes tout simplement pour le nouvel an je reviens à Lisbonne pour une petite semaine avant de partir aux Philippines pendant un mois, donc ça ça va être vraiment incroyable, j'ai hâte de documenter tout ça aussi, donc ça arrive très vite, donc beaucoup de voyages, ça globetrotte pas mal, j'aime pas trop ça sur la partie empreinte écologique mais bon distance oblige, voyage aussi oblige donc Essaye de faire du compromis au maximum. Retour à Paris, qu'est-ce qui s'est passé ? Déjà plein de choses. Premières interviews, podcast, s'entreprendre en format interview avec des invités. Là, j'ai enregistré trois épisodes avec des invités pépites. Je suis trop content de les faire venir sur le podcast. J'ai envie de faire un format interview. Pourquoi ? Parce que je pense que c'est intéressant d'avoir plusieurs points de vue sur ce sujet de s'entreprendre. Comme vous le savez, ceux qui écoutent ce podcast et pour les nouveaux, je le répète rapidement, moi je suis assez convaincu qu'entreprendre, c'est s'entreprendre soi-même, entreprendre sa vie. Et donc il y a plein de piliers de sa vie dont il faut prendre soin. Moi pour avoir vécu ça après 7 ans d'entrepreneuriat, j'ai compris qu'il y avait beaucoup de choses que j'ai appris sur moi, que j'ai découvert grâce à l'entrepreneuriat, mais aussi sur les autres piliers. Et c'est très important de le faire au-delà du business, au-delà de... ce qu'on met en place dans nos boîtes. Donc voilà, ces personnes-là vont pouvoir vous témoigner justement de eux, comment ils font, leur philosophie de la vie aussi, leur définition de la réussite, leur définition de l'entrepreneuriat, comment ils entreprennent, et vraiment aller sur quelque chose. Hop, il y a un petit chien à côté. Je suis dans un parc où il y a pas mal de chiens. Je vous montre aussi rapidement la piste cyclable. La piste cyclable, la piste d'athlée où j'ai l'habitude de m'entraîner, qui est franchement super sympa. On est un petit peu en hauteur, donc une petite vue. C'est toujours sur des paysages, donc c'est sympa. Et du coup, ils partagent leur philosophie de l'entrepreneuriat. Eux, c'est quoi les leviers qu'ils mettent en place, leur système. Voilà, toutes les choses. Aller au contact de l'entrepreneur et vraiment des personnes. Je vais faire un format un peu différent. Je n'ai pas envie de faire tous les parcours de l'entrepreneur, mais plutôt aujourd'hui ce qu'ils ont compris et ce qu'ils mettent en pratique. Et donc, j'ai hâte de vous partager tout ça. On a fait aussi un événement avec des entrepreneurs en petite communauté pour faire du coaching. Là en ce moment je coache pas mal d'entrepreneurs justement sur leur boîte, comment ils trouvent leur mission de vie, leur alignement, une boîte alignée qui les fait vibrer. Et aussi tous les systèmes qu'ils peuvent mettre en place, que ce soit business ou personnel, pour être épanoui, pour avoir du chiffre d'affaires etc. Mais surtout se sentir vivant, se sentir heureux. C'est ça qui est très important pour moi je trouve. Aujourd'hui, en tout cas, c'est la quête que je défends. Donc c'était hyper enrichissant, c'était super bien. Et après, c'est tout, des petits moments en famille, avec des amis, ça fait toujours plaisir. Notre sujet du jour, les amis, notre sujet du jour, ne l'oublions pas. Le désir, une philosophie. Livre de Frédéric Lenoir. Frédéric Lenoir que franchement, j'aime beaucoup, parce qu'il a fait beaucoup de livres, notamment Le Traité Intérieur et aussi L'Âme du Monde. qui parle justement de ces sujets, l'âme du monde sur la sagesse, le traité de vie intérieure, c'est un peu l'art de vivre. Donc toujours des œuvres hyper enrichissantes. Et donc j'ai préparé cet épisode pour vous résumer ce que j'ai compris et ce que j'ai appris de ce livre, qui est vraiment incroyable, notamment sur les questions qu'on peut se poser sur les désirs. J'ai mon téléphone à côté pour évidemment avoir mes notes. Là on est sur un sujet assez précis, donc j'ai pris pas mal de temps à faire ça, mais c'est un truc qui me donne énormément d'énergie, j'adore le faire. Donc franchement, ça me fait vraiment plaisir. Je vous reportage la petite vue là, c'est sympa. On va peut-être se poser là-bas par la suite. Alors déjà, le désir. Ce qui explique Frédéric Lenoir, c'est que le désir est une force si puissante. Je vais me mettre dans l'herbe là-bas. Une force si puissante qui mobilise notre corps, notre cœur et notre esprit. Déjà, ces trois mots, moi c'est ma cam, ça me parle. C'est toute la mission du projet qui va venir bientôt, dont je vais pouvoir parler. Spinoza a aussi parlé du désir comme l'essence de l'homme. Donc ça, c'est une phrase qui va beaucoup rester. Vraiment ce désir qui est, en fait, un désir qui va nous permettre d'agir. Lorsqu'on désire quelque chose, par exemple désirer créer une boîte, désirer gagner de l'argent, désirer grandir, on se met en action. C'est une sorte d'élan vital, on se met en mouvement. Et donc on peut se dire que le désir c'est plutôt bien parce que ça nous met en action. Mais en même temps, il y a des facettes du désir que l'on n'aime pas. C'est-à-dire, désirer quelque chose, c'est conditionner aussi... de temps en temps, dans certains cas, donc on va pouvoir voir les nuances. Mais notre bonheur a l'atteinte de ses désirs. Tant que je n'ai pas beaucoup d'argent, tant que ma boîte n'a pas « réussi » , tant que je n'ai pas revendu, je ne suis pas heureux. Je caricature, mais vous avez compris l'idée. Et donc, on peut souffrir de nos désirs. Désirer quelque chose, ça peut être aussi quelque chose que l'on n'a pas à l'instant T, immédiatement, et donc être dans la souffrance. Donc c'est un peu ce conflit intérieur qu'essaye de résoudre Frédéric Lenoir au travers de la philosophie. Et donc c'est aussi ce que j'ai envie de vous partager aujourd'hui, de manière très simple. Donc là on va parler justement de philosophie, mais vu que c'est quelque chose qui est quand même très difficile à expliquer ou à accéder, vu que les textes sont compliqués, je vais essayer vraiment dans les podcasts que je vais faire prochainement, je pense qu'on va parler pas mal de sujets comme ça, de le simplifier au maximum pour que ce soit le plus compréhensible possible. Mais donc, le désir, sur ce sujet, qu'est-ce qu'on peut se poser comme question ? Déjà, qu'est-ce qui distingue le désir de ce dont on a vraiment besoin ? Ensuite, comment savoir si un désir est bon ou pas ? Est-ce que c'est mauvais ? Est-ce que c'est bien ou mal ? On verra qu'il y a des nuances. Comment suivre ses propres désirs et pas ceux des autres ? Je pense qu'on a pu, dans notre vie, beaucoup suivre les désirs des autres, notamment d'entrepreneurs. Imaginons que je prenne le prisme entrepreneurial. d'entrepreneurs qui veulent lever des fonds, avoir beaucoup de salariés. Je prends cet exemple-là parce que moi, c'était une quête que je voulais avoir, que je voulais au début. qui n'était pas celle à laquelle j'aspirais. Ça peut être les désirs de nos parents, qui veulent qu'on fasse une certaine école, un certain métier, et qu'on suit, du coup, mais qui ne sont pas forcément les nôtres. Peut-on apprendre à désirer ou à bien orienter nos désirs ? Et pareil, c'est une question à laquelle on trouvera des réponses dans cet épisode. Avant de continuer, je suis vraiment trop content. Je mets une petite parenthèse là-dessus parce que je suis vraiment trop content de faire cet épisode. J'espère que ce sujet va vraiment vous faire kiffer parce que moi, ça me fait vibrer. Reprenons. Le désir, déjà l'étymologie du désir, il vient du... Si on prend le latin, pareil, je vous passe tous les mots qui peuvent signifier désir. Mais si on prend le latin, ce que signifie désir, ça vient de sidéris, qui veut dire l'astre ou les constellations des étoiles. Donc les étoiles qui sont au ciel et qu'on admire. Il y a deux significations au temps des Romains que l'on peut avoir. La première, c'est le fait de cesser de contempler les étoiles. Un marin, par exemple, qui navigue dans les eaux et qui s'oriente grâce aux étoiles, s'il arrête de regarder les étoiles, il se retrouve perdu et déboussolé. Donc on crée un manque et quelque chose de souffrance, de la souffrance. A l'inverse, on peut voir aussi les constellations et les astres, donc les étoiles, comme une puissance vitale qui nous enlève de la sidération. Donc justement, ce mot qui est sidéris signifie du coup sidération, et sidération, en fait, c'est les actions funestres des astres. Là, on est dans des trucs un petit peu compliqués, mais pour le simplifier, en gros, c'est comment tu peux aider les personnes à sortir de la sidération. Donc la sidération, c'est fait... d'être sidéré par exemple par des constellations et d'être immobile, de s'arrêter. Lorsque je suis sidéré par quelque chose, j'ai besoin de sortir de ça, donc d'avoir un élan d'action, de désirer quelque chose pour sortir de cet état. Donc en fait, on retrouve nos deux polarités. C'est-à-dire le côté, le manque, le déboussolement et du coup la souffrance et le désir de quelque chose de puissance et de bouger. Désirer. Ce que nous explique aussi Frédéric Lenoir, c'est que c'est quelque chose d'humain. C'est-à-dire qu'on désire tous des choses. En fait, humainement, on a été conçu dans notre cerveau, on a le... Que je ne me trompe pas de mot. Le... Tac, tac, tac. Donc il y a une part... Ah voilà. Le citriate... Le striatum. Heureusement que j'ai mes notes. Le striatum, qui est une partie primitive de notre cerveau. Donc ça, c'est dans notre cerveau. qui nous donne une sorte d'instinct de survie, où on a envie d'avoir de la récompense. En fait, notre cerveau a été conditionné comme ça. L'envie d'avoir de la récompense. Et donc, si on prend les neurosciences, on se rend compte que c'est humain, c'est tout à fait normal de désirer des choses. Et que... Je reprends mes notes. Désirer, c'est tout à fait normal. Notre cerveau, il en a toujours... en vie, entre guillemets, même si on a répondu à nos besoins. En fait, ça qui est intéressant, c'est ça la subtilité, c'est que notre cerveau veut toujours plus, il veut toujours plus, toujours de la récompense. Il a besoin, et c'est un peu cet effet de dopamine, il a envie d'être satisfait, il a envie d'avoir toujours plus. Et même Freud dirait, donc ça c'est au 19ème, 20ème siècle, Freud parle même de ce désir, lui il assimile tout désir par une pulsion sexuelle. Donc cette pulsion-là, la libido, pourrait être la cause de tous nos désirs. Donc lui aussi arrive sur cet aspect très animal, primaire en tout cas, de notre cerveau. Et évidemment, il sera remis en cause par beaucoup de philosophes. Et donc, il y a des aspects néfastes du désir. Par exemple, le monde autour de nous utilise justement ce mécanisme de ce cerveau qui veut toujours plus, toujours plus, pour nous faire consommer. avec les publicités, avec les pubs, les panneaux publicitaires, les annonces, les sensations, ce genre de choses, pour nous faire désirer des choses. Et donc on se retrouve dans une société, et j'avais bien aimé cette phrase, qui est « je consomme, donc je suis » . Et donc notre valeur est déterminée par les choses que l'on consomme, les choses que l'on a, et nous on le sait très bien tous. qu'on est dans une société de consommation, on consomme beaucoup de choses, et donc les biens matériaux, matériels, prennent beaucoup plus de place. Je cherche l'amour et notamment c'est pour combler ce manque d'amour, le manque d'amour, le manque de reconnaissance sociale par justement les likes, par de la notoriété, par des biens qui vont pouvoir combler ces choses-là. Et en fait ce que ça fait, c'est que ça épuise plutôt notre désir profond que le combler vraiment. En fait ce désir de reconnaissance, ce désir d'être, je sais pas, aimé, accepté, cet amour de soi, va être comblé. Mais en fait, en partie, c'est très éphémère et au final, justement, c'est une sorte d'épuisement constant parce qu'on se retrouve à désirer des choses qui ne nous remplissent pas pleinement. Et aussi, on se retrouve de temps en temps à envier les gens. Donc ça, c'est quelque chose qui était aussi très intéressant. Le fait de désirer peut avoir un côté aussi négatif sur le fait d'envier l'autre, la joie de l'autre, le fait que l'autre ait un salaire plus élevé. et à acheter une maison, à acheter une voiture, à une Rolex, à une situation plus confortable, nous met en perspective, nous, notre bonheur. Donc le bonheur de l'autre peut redescendre mon bonheur à moi. Et donc ça arrive, et même moi ça m'est arrivé, je ne comprenais pas, je me disais mais je suis une mauvaise personne ou quoi, de envier les autres, en tout cas d'être dans ce mécanisme d'envie. La chose qui est intéressante, c'est justement d'en prendre conscience et de comprendre pourquoi. Et donc, c'est aussi l'aspect négatif que peut avoir le désir. Et donc ça, c'est Platon qui nous parlait justement de tout ça, de ce désir vu comme un manque. Et donc ça, c'était en moins 400 avant Jésus-Christ. Et justement, le fait de désirer quelque chose, ça nous rend malheureux. Ensuite, on arrive avec Aristote et Épicure. Donc là, on est en moins 300 avant Jésus-Christ. Et eux sont plutôt dans une sagesse de la modération. Aristote nous dit que le désir est aussi vu comme un principe moteur. On parle quand même de moteur chez Aristote, à cette époque-là, en moins 300. C'est la première fois qu'on en parle. Mais lui parle justement de mesure. Le fait de mesurer les choses et de ne pas être constamment dans le désir. Et donc on est plutôt dans... une modération du désir. Donc on l'étouffe légèrement. Épicure disait la même chose. Et je trouve que c'est drôle parce qu'Épicure, on a une définition de l'épicurisme qui est, lorsque je suis épicurien, c'est-à-dire que je fais beaucoup la fête. En tout cas, moi, je l'identifie comme ça. Je fais beaucoup la fête, je suis un bon vivant et je fais beaucoup de choses. Alors qu'Épicure, justement, sa philosophie était totalement différente. Sa philosophie était, vivons avec modération et profitons et... Et justement, prenons de la joie dans les choses simples de la vie, les choses qui nous apportent, mais avec modération. Mais par contre, prenons du plaisir sur ces choses simples. Et en fait, cette définition-là était bafouée par la suite, notamment par des courants, je vais passer les détails, mais qui étaient contre l'épicure, et justement, ils voulaient détruire son image, et notamment l'image de sa philosophie, et donc faire en sorte que l'épicuriste soit vu comme quelque chose de... mauvais en tout cas, de l'abondance de la consommation et des plaisirs. Mais donc chez Aristote et les piqûres, on parle déjà de modération du désir. Si on continue notre balade philosophique, on va aller toujours en moins 300 chez les stoïciens. Nos chers stoïciens, qu'est-ce qu'ils nous disent ? Les stoïciens, je ne sais pas si vous voyez un peu le courant. Mais on va être sur tout ce qu'on ne contrôle pas. Et bien, on ne peut pas... Il faut se délester des choses que l'on ne contrôle pas et donc être imperceptible par rapport à ça. C'est-à-dire, je dis n'importe quoi, il pleut, j'ai de la pluie, ce n'est pas quelque chose que je peux contrôler, donc je reste stoïque. Stoïque, ça ne veut pas dire que je n'ai pas d'émotions, mais je reste passible, impassible, je crois, à tout ça. Et donc... Non, passible à tout ça. Et donc... Je ne vais pas m'émouvoir ou je ne vais pas être énervé par rapport à la pluie parce que c'est quelque chose que je ne contrôle pas. Et donc les stoïciens, justement pour cette recherche de paix intérieure, prônent du coup le désir comme un obstacle à cette paix intérieure. Et vraiment quelque chose de rédhibitoire et qui nous empêche d'y aller. Ce qui donne lieu à vraiment l'éradication du désir et pour eux, il faut le supprimer. Ce désir-là, parce qu'il nous empêche d'aller avoir la paix intérieure. Et donc, on ne ferait que souffrir. Le Bouddha... Donc, dans la religion bouddhiste, mais en tout cas, si on prend le Bouddha, lui, je cite, dit « le monde manque et il désire évidemment, il est esclave de la soif » . Donc, c'est-à-dire que pour lui, on est des esclaves de nos désirs et donc une vie bouddhiste, comme on pourrait l'imaginer. Ce serait une vie justement qui enlève ces désirs-là, pareil, qui va les éteindre pour tout simplement se rapprocher de cette paix intérieure également. Donc là, on a un désir qui est plutôt éradiqué, un désir qui va être éteint pour se rapprocher de la paix intérieure. Ensuite, si on avance dans les siècles, on arrive au XVIIe siècle, donc on a beaucoup avancé. On va arriver avec notre cher Spinoza. Spinoza d'ailleurs, petite dédicace à notre cher Théo Lyon qui a fait une très belle vidéo sur Spinoza et sur son histoire que je vous invite à regarder. Lui ce qu'il nous dit c'est que le désir est vu plutôt comme une puissance. Le désir est l'essence de l'homme, c'est ce qu'il dira. Il peut devenir une puissance qui est vitale et qui peut être bien orientée. Donc on transforme le désir... On a un désir qui peut être meilleur pour les gens et un affect supérieur. Donc Spinoza va parler justement d'un désir de joie, de gratitude, d'amour. Donc quelque chose qui est beaucoup plus tourné vers l'être que l'avoir. Et donc il voit ça comme quelque chose de positif, en tout cas un désir joie. Nietzsche au 19e siècle va être aussi inspiré justement par Spinoza. Il va parler, lui aussi, de désirs qui est positif, mais en tout cas de grand désir, de surhomme. Justement, une sorte de désir qui nous surpasse et qui nous permet d'agir avec puissance, avec grosse puissance. Donc lui, il pense à un désir non pas petit et compensatoire. Donc là, on n'est pas du tout dans la compensation par rapport à, justement, nos amis Aristote ou Épicure. Là, on est sur de la création de valeur. Un surhomme qui affirme sa volonté de puissance. Donc ça, c'est Nietzsche. Donc on a un aspect, pour être tourné, très... domination en tout cas, se révéler au monde grâce à ses désirs. Et Bergson, pareil, petite vidéo de Théo Lyon qui a fait sur Bergson. Entre le 19e siècle et le 20e siècle, on est avec Bergson. Lui parle aussi d'élan vital. Donc en fait, pour lui, le désir, c'est tout simplement vivre. C'est la vie, c'est l'être humain, c'est tous les êtres qui sont sur cette terre. Et pour lui, le désir, c'est justement le mouvement créateur qui permet et qui accompagne l'évolution. Et donc pareil, on est dans cette création. Donc Bergson parle beaucoup plus de nouveauté, de création nouvelle, création de valeur également. Par contre, ce que ces philosophes mettent aussi en lumière, ce qui est intéressant, c'est qu'ils parlent de cette puissance, mais aussi de faire attention à ne pas tomber dans les passions, dans les travers qui peuvent être négatifs pour l'homme. Donc déjà, j'espère que, je ne sais pas si ça vous éclaire là-dessus, parce que je sais qu'en tant qu'entrepreneur, on peut désirer plein de choses. Moi, je sais que j'étais sur une première montagne au début de mon entrepreneuriat, qui était le désir. de me prouver des choses. Je pense qu'il y avait le désir de l'amour de soi, se prouver qu'on peut faire des choses et s'aimer par rapport aux créations et aux actions qu'on met en place. Il y avait aussi ce désir d'argent, de gloire, de notoriété. Je pense inconsciente, je n'incarne pas ça du tout, mais je pense qu'au fond, on a dans notre conscient quand même des prismes qui peuvent tourner vers ça. Et surtout, avec les biais de comparaison, on va voir d'autres entrepreneurs qui vont être très successfulls, etc. Et se dire, tant que je n'ai pas atteint ça, je ne peux pas être heureux, ou en tout cas, je ne peux pas être en paix. Donc c'est là où on retrouve la nuance de comment on peut profiter de la quête, profiter du chemin, et ne pas être dans un désir manque à la Platon, et donc souffrir de nos désirs, mais plutôt dans un désir puissance, tout en prenant conscience de ses désirs et de leurs limites, et qui peuvent nous rendre malheureux. si on désire les mauvaises choses. Sur la conclusion que je voulais... Je vais vous partager ce que nous dit Jean-Jacques Rousseau. Monsieur Rousseau, il nous dit « Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer. Il perd, pour ainsi dire, tout ce qu'il possède. » Pareil, on est là dans le désir qui fait l'homme, qui fait la vie et qui fait sentir vivant. Donc si on résume ensemble, on a eu le désir manque avec Platon en moins 300. Le désir plutôt modéré avec Aristote et Épicure en moins 300 aussi. Mais Aristote parle quand même de puissance, pas de puissance mais de choses plutôt positives, quand même de mouvements grâce à ce désir, le désir d'agir. Ensuite on arrive avec le désir éradiqué avec les stoïciens. Donc là on est aussi en moins 300, moins 400 avec les stoïciens et les bouddhistes. Et donc là, on est plutôt dans, on enlève le désir, on n'est même pas dans l'atténuation ou la modération, on l'enlève parce qu'il va nous rendre malheureux et il nous empêche d'atteindre la paix intérieure. Et finalement, on a le désir puissance, en tout cas le désir d'action, d'agir et vital, avec Spinoza, Nietzsche, Bersan et Jung. Donc J-U-N-G, qui nous parle aussi de désir individualiste, c'est-à-dire comment on arrive à identifier ces... désirs qui sont propres à soi. Donc les conclusions que je tire de ce livre en tant que personne, en tant qu'entrepreneur, moi je me pose beaucoup ces questions-là et j'aime comprendre les philosophies des gens pour me faire ma propre philosophie. Et donc je pense qu'on a chacun sa propre philosophie de vie et on peut s'inspirer des philosophies qui existent. Moi ce que j'en conclue là-dedans, c'est que oser désirer, c'est important. Il faut oser désirer sans tomber dans la convoitise, sans tomber dans le conditionnement de notre bonheur, à l'atteinte d'un objectif ou à la possession de choses, de choses matérielles par exemple. Réorienter ses désirs pour qu'ils servent notre épanouissement. Donc on a des désirs, il faut les accepter, mais les orienter de la bonne manière pour que ça nous provoque de l'épanouissement, du positif, du bien et que ce soit bon pour nous. Et bon pour nous, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on juge... Ces choses-là, bonnes selon notre prisme. Et donc là, ça dépend de chacun, évidemment. Embrasser des désirs de l'être, le fait d'être. Donc c'est-à-dire, c'est des désirs qui sont infinis. C'est-à-dire qu'on peut le faire, il n'y a pas de fin en fait. On peut le faire constamment. Donc c'est tout ce qui est l'amour, tout ce qui est la joie, tout ce qui est la gratitude. En fait, c'est d'être dans une dynamique plus de l'être. Désirer être ou devenir aussi quelque chose de grand. et des plus grands et de plus forts, plutôt que d'être dans des désirs matériaux, des désirs de l'avoir. Parce que le matériel, ce sont des choses qui sont finies. Je désire avoir une belle voiture, une fois que je l'ai, en fait, mon épanouissement s'estompe très rapidement. C'est un bien qui est fini. Et donc, on peut aussi conditionner beaucoup notre quête à l'atteinte du matériel et s'y retrouver, une fois qu'on est tout en haut de notre montagne, en regardant en arrière, très déçu. de la montagne, le sommet sur lequel on est arrivé, parce que ça ne ressemble pas du tout à ce qu'on avait imaginé en termes de bonheur. Apprendre à identifier justement ces désirs à soi et en avoir conscience, ne pas se faire avoir par les désirs des uns ou des autres, et finalement, voir le désir comme l'essence de l'homme, comme nous le dit Spinoza, et prendre conscience que ces désirs sont au service de soi, et aussi du bien commun, et je pense que c'est ça qui est intéressant aujourd'hui. C'est comment on peut prendre conscience de ça pour vivre dans un monde encore plus harmonieux et cohérent. J'espère que cette petite balade philosophique vous aura parlé. J'espère que ce format aussi, vous l'aimez bien. C'est-à-dire un format, je prends un sujet philosophique, donc le désir par exemple. Là, j'ai pris un livre sur le sujet que j'ai pu décrypter et naviguer entre tous les philosophes. Moi, j'aime bien cette façon de faire parce que ça nous permet de prendre un sujet et d'avoir plusieurs angles. et philosophier autour de ça, entre guillemets. Alors qu'au début, je voulais prendre un auteur, donc un seul auteur, parler de lui. Mais en fait, je me suis dit que ça part un peu dans tous les sens et je préfère le prisme d'un sujet, d'un cas d'usage précis et de voir ce que chacun pense pour après se faire sa propre idée. Je vous dis à très vite. On est fin décembre. J'avais dit que je ne ferais peut-être pas d'épisode, mais en fait, là, ça m'a pris au trip. la dernière fois j'avais dit que j'en ferais peut-être pas donc voilà je continue à faire mon contenu hebdomadaire, ça me fait vraiment plaisir si vous aimez ce genre de contenu n'hésitez pas à partager comme je vous dis moi ça me fait kiffer ça me donne envie de continuer à faire ce contenu là et puis on peut aider des gens si ce contenu là vous a apporté de la valeur apportez-en autour de vous et puis ça continue là je suis trop content, on avance il y a de plus en plus de gens qui suivent donc On est parti, franchement, on est parti pour faire ça pendant des années. Prenez soin de vous, passez de bonnes fêtes et à très vite. Ciao !