Speaker #0Mets ta tenue de sport, tes écouteurs dans les oreilles, enfile tes baskets et je te propulse vers ton objectif. Je vais être dans ta tête, ta petite voix mentale qui t'accompagne pour atteindre ton but sans te blesser et en y prenant du plaisir. Chaque semaine dans ce propulse, je te partage des conseils kinés, t'aide à faire sauter tes verrous mentaux et te fais visualiser la nouvelle version de toi-même. Ferme les yeux, je t'embarque dans mon univers. Je partage mon expérience à multi-casquettes, de femmes, triathlètes, libérales en kiné du sport et préparatrices mentales. J'ai à cœur de vous partager des astuces, outils, anecdotes et conseils pour que, comme moi, vous puissiez vibrer de votre passion. Une fois par mois, je t'emmène sur mon épaule, comme si tu étais mon petit ange mental. Et je te plonge au cœur de courses mystiques que j'ai vécues pour te faire vivre de l'intérieur, t'inspirer. t'encourager et te montrer que pour toi aussi, c'est possible d'atteindre ton propre objectif. Bonjour à tous, chers auditeurs, bon matin. Aujourd'hui dans ce propulse, je vous présente une aventure que j'ai vécue pour mes 30 ans, le Bayman. Ceux qui font du triathlon doivent peut-être connaître, c'est un triathlon longue distance que j'ai réalisé le 30 septembre 2023. Il y a maintenant un an et demi alors où je... enregistre ce podcast, mais je voulais vous partager pourquoi j'ai fait ça, mon ambition, ma détermination, ma préparation et tout ce qui s'est passé dans ma tête. J'ai le plaisir de vous parler de cette expérience, il y a été vraiment fabuleuse, j'en ai vraiment de très bons souvenirs, alors que c'est une distance quand même pas anodine. Elle est apparentée à la marque Ironman qui est beaucoup plus connue. donc l'Ironman Long Distance, c'est l'équivalent mais en beaucoup moins cher. Ça a eu lieu au Mont-Saint-Michel, donc c'était magnifique. Il y avait le monument du Mont-Saint-Michel et les sables mouvants en arrière-plan pendant un bon moment, surtout en vélo, donc c'était super chouette. J'ai réalisé ça pour mes 30 ans, on s'est inscrits avec un copain. Donc ça pourrait paraître assez banal dans le monde des triathlètes, mais c'était 3,8 km en natation. 180 km de vélo et 42 km à pied, un marathon. On avait 4 tours à faire en course à pied, avec une ascension de Mont-Saint-Michel sur la première boucle. Ce n'est pas quand même un petit morceau, mais c'était une vraiment très très belle aventure. Avec Pierre, mon coéquipier et copilote, on a pu... S'entraîner tous les deux et avec le soutien de notre club dans lequel on était inscrits tous les deux en triathlon, qui est le club du Mud Run, on a mis à peu près un an de préparation au service de cet objectif. On a augmenté petit à petit nos distances, on était assez novices dans cette aventure parce que c'était notre première Ironman, un défi pour tous les deux. il n'y a eu aucun pépin dans la préparation il a fallu par contre S'entraîner à augmenter les distances en natation, aller nager en eau libre, travailler l'orientation. On a eu la chance d'avoir le soutien d'une nageuse d'eau libre qui est venue en paddle nous faire des cours pour l'orientation, la prise de cap, le fait de se nager dans les pieds les uns des autres. Et je la remercie encore, elle aura un petit clin d'œil à son effigie, elle se reconnaîtra. on a eu en vélo euh L'augmentation des distances progressives, on n'a peut-être pas assez fait de séances spécifiques avec le recul maintenant, où si je devais préparer un prochain objectif de cette envergure, je préparerais sûrement autrement. Mais pour vous raconter une petite anecdote, il y a presque deux ans, j'avais perdu ma carte d'identité et mon passeport, et je devais aller à l'anniversaire d'un copain qui le faisait à Copenhague pour ses 30 ans lui aussi. Et du coup, j'avais perdu mes papiers et j'ai demandé à la mairie de Châteauroux de refaire mes papiers en temps et en heure. Sauf qu'ils ne sont pas arrivés à temps, donc pour se venger entre guillemets de cette déception, avec Pierre, nous sommes allés jusqu'à Châteauroux en vélo, en sachant que nous sommes partis de Limoges. Donc on a fait notre première plus longue distance de notre préparation qui était 130 km. On a été jusque là-bas récupérer mon passeport, puis rentrer en train, manger un petit sandwich tous les deux et se satisfaire vraiment de cet effort et de cette épreuve. En tout cas, ça a été une bonne préparation. On n'a jamais fait 180 km de vélo avant le jour J. La distance, ça a été totalement une phase d'inconnu. Donc ça, je sais très bien qu'en préparation mentale, c'est un questionnement, une question qui revient vraiment souvent chez les athlètes et les triathlètes, c'est est-ce que je dois réaliser avant la distance marathon, la distance à vélo, la distance de mon trail ? Je vous dirais que non, parce que sinon ça puise trop dans l'énergie. Il faut accepter cette part d'inconnu qu'on n'a jamais vécue. parce que sinon vous allez vraiment être en sur régime pendant votre préparation si vous réalisez la distance avant. Après en course à pied, on a fait quelques sorties longues, on a travaillé spécifiquement sur la piste, sur les chemins de trail, il fallait pouvoir réussir à accomplir ces quatre boucles après un effort de quelques heures, donc c'était vraiment très impressionnant. Mais je vais vous raconter un petit peu plus en détail comment ça s'est déroulé le jour J et ce qui s'est passé dans ma tête. Nous sommes arrivés à peu près deux jours avant l'épreuve au Mont-Saint-Michel. Pierre avec toute sa famille et moi avec la mienne, des amis et ma copine du moment. C'était vraiment un très bon moment de partage et j'encourage toutes les personnes qui font ce genre d'épreuve et d'événement d'être entourées, encadrées, soutenues. tout au long de la préparation et le jour J, ça apporte vraiment un plus au niveau de la motivation, du soutien, de l'engagement, de l'engouement. Puis le jour J, je trouve que ça fait vraiment la différence et je ne remerciais jamais assez d'avoir été là, d'avoir pu faire des petites blagues, d'avoir pu donner les bons mots d'encouragement, le bidon qu'il fallait au bon moment. Et vraiment, ils ont été très, très, très importants et merci à eux d'avoir compris que c'était important pour moi. et d'avoir été là. Donc, pour résumer, en arrivant la veille, on a le temps de... Enfin, en arrivant un petit peu avant, on a le temps de reconnaître le parcours, d'aller prendre connaissance des lieux, de se reposer un peu au logement, de bien manger, pour être vraiment dans les meilleures dispositions possibles. En préparation mentale, je parle souvent de la routine de performance, donc c'est tous les éléments qu'on met en place les jours avant, la veille, et le matin de la course, pour être... dans l'état optimum possible pour cramer le moins de jus possible, ne pas être stressée. Et donc c'est vrai que j'avais préparé toutes mes affaires, on avait été chercher notre dossard la veille, on avait préparé les étiquettes sur le vélo, le casque, tous les éléments, nos ravitaillements. On avait un ravitaillement à nous qu'on pouvait mettre à 90 km de vélo, donc à la moitié. Donc là mes amis étaient là à côté de la table en sachant que j'allais m'arrêter et reprendre des bidons remplis. Donc ils étaient là pour m'encourager, c'était super. Et du coup, le fait de se préparer comme ça et de savoir que tout est calé, tout en avance, ça permet de rassurer, de mettre moins de pression et de se sentir prêt. Donc le matin de la course, on a été déposer notre vélo dans le parc à vélo. Donc très tôt, c'était de nuit, on était avec notre trifonction aux couleurs du club. On a enfilé notre combinaison de natation. On nageait dans un canal d'eau salée, mais vraiment un canal sans vagues, parce qu'on pourrait se dire, mon chien Michel, ça pourrait être dans la mer, mais non. Donc c'était assez impressionnant parce qu'il faisait nuit encore à l'heure où on est partis et il faisait assez froid. On avait les pieds dans l'herbe et dans les cailloux, donc c'était très froid. Il fallait garder la température. du corps assez haute pour faire un départ fulgurant dans l'eau et garder le cap. Donc le départ a été lancé, j'ai adoré cette partie natation avec le lever de soleil sur les berges où j'essayais d'observer si je voyais ma copine et mes amis pendant cette épreuve. J'ai réussi à avoir de la glisse, c'était assez perturbant par contre dans l'eau, l'eau était très blanche, elle est très calcaire là-bas au Mont-Saint-Michel. du coup j'ai Je n'ai pas réussi à prendre les pieds ou les bulles devant moi, ni me positionner au niveau du bassin, mais j'ai fait une natation vraiment correcte. Ce n'est pas du tout mon fort, la partie natation, comme certains peuvent le savoir. Mais je suis sortie en 1h10-1h12 à peu près de la partie natation, avant dernière femme. J'ai couru jusqu'à l'heure de transition sous les encouragements de mes amis. À l'ère de transition, je suis allée assez vite et du coup j'ai rattrapé, j'ai doublé 4 femmes qui étaient assises sur les bancs en train de se chausser les chaussures, mettre leur casque à vélo et tout ça. Et c'était parti pour les 180 km de vélo. Donc là, l'inconnu était... J'étais droit devant parce que j'avais jamais fait cette distance, mais ça a été merveilleux. On avait deux boucles, on a vu le Mont-Saint-Michel. J'ai pu, pendant toutes ces heures de vélo, me défiler des bandes de discours internes dans ma tête. J'ai chanté, j'ai eu plein de pensées positives, des pensées pour mes proches, des mots d'encouragement. J'ai même... discuter entre guillemets avec une espèce de petite araignée. Donc ça, c'est pour vous divulguer un peu. Mais elle était là sur ma potence. Et du coup, je lui ai dit que j'allais la transporter jusqu'au bout et qu'on allait passer la ligne de transition ensemble et tout ça. Donc voilà, on s'occupe comme on peut et on essaye de garder le sourire dans ce genre de moments. Donc c'est vraiment très, très important. Pendant le vélo, de toujours garder un certain rythme, de garder une attention et une activation au niveau mental. On peut s'évader, mais il faut essayer de rester le plus positif possible. Il faut savoir que dans une journée, à peu près, on a 60 000 pensées. Et du coup, un athlète qui va faire une épreuve comme ça, il va faire la différence sur un autre athlète par la quantité de pensées positives qu'il va avoir. Essayez d'y repenser vous quand vous aurez ce genre de longue distance. Des fois ça ne prend pas toute la journée. Mais là dans ce genre de cas, c'est très long et on peut se lasser, on peut perdre son attention. Et du coup c'est ça qui va faire vraiment la différence. Donc après à l'ère de transition, pareil j'ai été assez rapide. Et là j'étais en cinquième position. J'avais tellement hâte de courir, c'est la partie préférée. Et puis ça changeait un peu du... de la monotonie du pédalage. Donc j'ai sauté dans mes baskets de course, remis mon dossard dans le bon sens, et c'était reparti. Mes amis m'ont dit que très rapidement, je pourrais rattraper la quatrième femme, ce qui s'est réalisé tout à fait. Donc je l'ai rattrapé très rapidement. Je suis partie un petit peu trop rapidement sur le marathon. moins de 5 minutes au kilo, ce qui est beaucoup trop rapide pour une distance comme ça à mon niveau. Mais je me sentais bien, il faisait beau, on avait 4 boucles à réaliser sur de la terre un petit peu blanchâtre, damée, et on avait un petit passage sur un pont, quelques marches d'escalier à monter. Il y avait une partie de l'épreuve qui était assez loin du Mont-Saint-Michel, donc il y avait beaucoup moins de public, beaucoup moins de monde, donc là ça a été dur. Un moment, sur la 2 ou 3ème boucle, j'ai dit à mes amis d'aller essayer de s'éparpiller pour qu'ils m'encouragent le plus souvent possible. A chaque ravitaillement, j'essayais de m'asperger d'eau, de bien boire. J'ai bu pas mal de coca pour me donner l'énergie, parce que je dois vous avouer que la course à pied, ça a été le moment le plus difficile, notamment au 4ème tour. Donc en fait, j'ai réussi à... à remonter en troisième position sur la course à pied après l'ascension du Mont-Saint-Michel. J'étais vraiment heureuse, je voyais cette perspective de podium alors que c'était vraiment mon premier Ironman. C'était vraiment magnifique. Et au dernier tour, j'ai quand même lâché au niveau physique. J'ai essayé de mettre tout en place dans les techniques de préparation mentale que j'applique, le switch et tout ça, que certains connaissent bien. N'hésitez pas à me poser des questions si vous voulez en parler en commentaire et en privé. J'ai appliqué cette technique du switch qui honnêtement n'a pas forcément bien marché. J'ai essayé de mettre en place d'autres techniques sur la fixation de la tension, sur les ressentis, sur le discours interne qu'on doit changer et la refixation d'objectifs pour ne pas... complètement descendre aux enfers comme certains peuvent le vivre dans le marathon. Donc ça a été vraiment une magnifique aventure de surpasser le mental et le physique dans cette dernière boucle. J'ai réussi à finir avec le sourire, le sprint d'arrivée. J'ai pu discuter avant l'arrivée avec une fille qui, elle, lui restait encore une boucle complète. Elle avait vraiment une super bonne mentalité, un bon état d'esprit. Elle était contente d'être là. Et elle vivait aussi sa première course ici, pas très loin de chez elle, avec le soutien de son mari et de ses enfants. Donc c'était vraiment un très bon moment. J'ai pu voir à la course à pied Pierre, du coup aussi, qui était sur le parcours. Donc on pouvait s'encourager l'un et l'autre. Et ça, c'est vraiment très important. On pouvait comprendre qu'il y a eu des hauts et des bas dans cette aventure. Mais elle était magnifique. et le passage de la vie. La ligne, la vue sur le Mont-Saint-Michel, le fait d'enlacer mes parents, mes amis, mes copines à ce moment-là, c'était merveilleux et d'être allée au bout. 11h20 d'effort, je n'aurais jamais cru finir aussi rapidement, entre guillemets. Je m'étais plutôt fixée tout au début de la prépa autour de 16h et quelques d'effort. J'avais même peur d'être dans les barrières horaires dans la nuit. Puis après, on avait réajusté avec Pierre. nos objectifs autour des 13h et finalement tous les deux on a fait mieux que ça, donc une super aventure, c'est vraiment l'apothéose. Et en plus le petit clin d'œil des 11h20, c'est exactement le même temps que j'ai pu mettre lors d'un long trial en équipe à La Réunion qui s'appelle le Zambrocal, que vous pourrez écouter sur un épisode précédent dans ma playlist d'épisodes, donc n'hésitez pas à l'écouter lui aussi. Je voulais conclure sur toute cette aventure que pour tous les triathlètes, c'est le Graal, cette longue distance, et puis le Graal d'au-dessus pour les athlètes de très bon niveau, c'est d'aller au championnat du monde à Hawaii éventuellement. mais déjà d'atteindre la distance Ironman dans de bonnes conditions sans subir je vous conseille de vivre ça un jour si vous aussi vous êtes triathlète et si vous en avez l'envie mais faites très attention parce qu'après une épreuve comme ça, ça peut être très dur parce que comme c'est la distance la plus longue qui existe en triathlon normé, certains athlètes peuvent vivre une sensation de burn-out. Ils peuvent ne plus trop savoir quoi faire après, quoi faire de plus parce qu'en fait, c'est la distance maximale. Du coup, il y a une espèce de vide après avoir fait un an de prépa, d'avoir tout consacré toute son énergie, son alimentation, d'avoir fait des concessions entre guillemets pour atteindre l'objectif et ne pas subir la course, bien sûr, parce qu'à notre niveau, on vit ce genre d'épreuve dans le plaisir et il faut allier sa vie professionnelle, personnelle et tout ça là-dedans, donc ça demande quand même beaucoup de concessions par rapport à, par exemple, à une vie de couple, de famille, il faut prendre du temps au niveau du travail tout en restant bien impliqué. tout à fait possible de vivre ça et de réussir à atteindre son objectif. N'hésitez pas d'ailleurs si vous avez des conseils, besoin de conseils et tout ça, je serai vraiment à votre écoute et avec grand plaisir. Mais voilà, il faut savoir que ça peut être très dur de se remettre après une distanciation comme ça. La préparation mentale peut aider. J'ai déjà accompagné des athlètes qui avaient vécu ce vide-là de ne pas savoir quoi faire après. Donc ça peut être très dur. Et puis il y a... Attention aussi parce que le fait de se préparer pour un événement aussi long, qui va durer des heures et des heures, ça demande des heures d'entraînement aussi. Et on peut vite tomber dans le surentraînement. Donc moi maintenant avec le recul, je prendrai un coach si je vais refaire une aventure comme celle-là. Mais je vais vous préparer un prochain épisode sur le surentraînement, donc n'hésitez pas à l'écouter parce qu'il y a beaucoup à dire. Je n'estime jamais être tombée dans le surentraînement, mais c'est vraiment quelque chose de très dur à vivre. Et tous ceux qui ont connu ça ont vraiment encore des séquelles, des fois pendant des années. Donc ça peut être vraiment très compliqué. Enfin, tout ça pour vous dire qu'il y a des choses à faire attention, mais ça reste un événement et une aventure fabuleuse qui demande un dépassement de soi hors du commun, mais qui est atteignable pour chacun qui va progressivement en s'entraînant et en se préparant. Donc, continuez à croire en vos rêves, à ce que vous avez envie de vivre. Cher auditeur, n'hésitez pas à laisser un commentaire, à me poser des questions sur le prochain podcast et à me partager votre prochain défi à vous. A très bientôt dans ce Propulse. En conclusion, merci d'avoir passé ce moment en compagnie de la petite voix dans ta tête qui veut te donner le sourire, t'inspirer et te propulser plus haut. Je voulais te remercier car sans toi, ce podcast n'aurait pas d'âme. Alors n'hésite pas à le partager à toute personne en quête d'un grain de bonheur. Le mental n'est pas inné, il se travaille. Dis-moi en commentaire vers quoi tu te propulses. Quel est ton objectif à toi ? Ta flamme en ce moment ? Je t'invite à noter l'épisode et à toi aussi à passer à l'action dès demain pour initier rien qu'un petit changement. Oser