Speaker #0Mets ta tenue de sport, tes écouteurs dans les oreilles, enfile tes baskets et je te propulse vers ton objectif. Je vais être dans ta tête, ta petite voix mentale qui t'accompagne pour atteindre ton but sans te blesser et en y prenant du plaisir. Chaque semaine dans ce propulse, je te partage des conseils kinés, t'aide à faire sauter tes verrous mentaux et te fais visualiser la nouvelle version de toi-même. Ferme les yeux, je t'embarque dans mon univers. de partage mon expérience à multi-casquettes, de femme, triathlète, libérale en kiné du sport et préparatrice mentale. J'ai à cœur de vous partager des astuces, outils, anecdotes et conseils pour que, comme moi, vous puissiez vibrer de votre passion. Hey, bon matin ! Deux fois par mois, je vais être ton coach, ton motivateur. Je me glisse dans ta tête pour t'insuffler une introspection et des réflexions. Salut à tous ! Aujourd'hui, on va aborder le fait de revenir plus fort et plus vite de blessures et généralement, c'est grâce pas mal au mental. Je vais vous donner pas mal d'astuces qui sont liées à ma casquette de kiné. La blessure, c'est quand même souvent plutôt physique qu'on la vit et on va venir voir comment on peut gérer tout ça. Déjà, dans un premier temps, la blessure, ça engendre vraiment plein de choses. On vit un mal-être. En fait, toute personne qui a mal quelque part ressent cette tension, cette douleur, cet inconfort. Et ils pensent, ça parasite le cerveau. Des fois, on ne pense qu'à ça. Il y a beaucoup de sportifs qui pourraient nous décrire la moindre parcelle de leur corps qu'ils ressentent. Et c'est assez flagrant quand on fait de la kiné, du sport spécifiquement. c'est que les patients sont encore plus connectés à leurs sensations, et parfois trop d'ailleurs. Mais voilà, on accepte et on sait que ça va faire partie de ça, mais c'est marrant parce qu'il y a quelques kinés, des fois qui disent, ben non, moi je ne veux pas traiter des sportifs, parce qu'en fait ils sont là, ah oui mais j'ai ressenti ça dans tel mouvement, de tel... Ils sont tellement précis, tellement à l'écoute en fait, que des fois ça peut être dur à soigner, et à écouter, et à driver, ça prend de l'énergie, parce que c'est des gens qui sont vraiment très précis et qui ont une connaissance du corps. Et en fait, on apprend beaucoup de choses par rapport à nous quand on est blessé. Mais ce que je voulais surtout dire, c'est que ça engendre pas mal de difficultés, de traumatismes, de choses à gérer quand on est blessé. Et quand on doit se dire, allez, je vais devoir aller voir mon médecin, mon kiné, mon ostéo, parce que j'ai une tension, j'ai une blessure. Donc souvent, quand ça arrive... On se dit, ça va passer. La majorité du temps, ça peut passer, mais attention à pas trop laisser traîner, parce qu'en fait, ça peut entraîner des compensations, et s'empirer, alors que si vous étiez venu voir rapidement quelqu'un, ça aurait pu passer plus vite. Mais ce qu'on va surtout voir, c'est qu'est-ce que ça engendre. Ça engendre déjà une perte de statut. On était coureurs, athlètes, réathlètes, handballeurs, et là, on ne peut plus faire son sport. On est vraiment abasourdis. C'est un vide un petit peu, comme je l'ai pu l'évoquer dans le podcast sur combler le vide. On n'a plus ses entraînements, on n'a plus sa routine, on n'a plus son statut de sportif et d'athlète. Donc, ça peut être très dur au sein d'une famille, d'un couple. Il y a tout qui se... qui peut être basculé, et c'est des fois vraiment dur à vivre. Après, ça peut être aussi une perte de reconnaissance. On ne peut plus faire ses temps, on ne peut plus faire ses résultats, on ne peut plus faire les tirs et les points marqués, tout ça. Du coup, on ne peut plus avoir de médaille, de temps, de graal, de gold, d'objectif. Et ça, ça peut être très dur de ne pas ressentir et vivre cette reconnaissance qu'il y a des fois à travers le sport. Ça peut être aussi... perte de son exutoire, finalement, on ne peut plus se dépenser, on ne peut plus sécréter surtout l'endorphine, la dopamine et tout ça, des hormones qui nous font du bien après l'effort ou qui nous vident la tête, ou qui nous font sortir de notre quotidien où on retrouve les gens qu'on apprécie, ses coéquipiers et tout ça. Et de ne plus avoir ça, ça a une perte, on a une perte de son exutoire et on garde en nous finalement des choses qu'on a du mal à À faire face, à se confronter et vivre ce mal-être d'être blessé, ça peut être très très dur pour quelqu'un. Et c'est aussi de perdre ces repères de tout ce qui était préétabli. On se dit, j'avais fixé ça, ma prépa était comme ça, j'avais tel et tel objectif. peut-être dans l'année, et en fait là on perd tous ces repères, et ça peut être vraiment très dur. Parce que vraiment la douleur, la blessure, c'est de la douleur, c'est une perte de fonction, ça crée des déséquilibres, et des fois ça peut même entraîner des arrêts de travail, des modifications, et du coup ça c'est vraiment souvent très dur à surmonter pour beaucoup de monde et beaucoup de mes patients que j'ai, donc c'est pour ça que je voulais venir là-dessus. Et ça peut engendrer aussi beaucoup de stress. Donc comment on peut gérer ce stress ? C'est un stress spécifique, mais on va prendre des généralités. On vit beaucoup d'appréhension. C'est du coup le système sympathique qui va être exacerbé. C'est notre système où on est prêt à remodir, à attaquer, à aller de l'avant s'il y avait une menace. On a du mal à gérer et à redescendre dans notre système parasympathique qui nous calme, qui nous apaise, qui nous recentre. Et en fait, des fois, le sport, justement, notre activité physique peut créer cet exutoire et équilibrer nos deux systèmes. Et là, en fait, le stress envahit trop et tout. Et donc, on va voir quelques petites choses pour mieux le gérer. parce que finalement, le stress est... Il est induit dans un système où on sent qu'on n'a pas la capacité à le surmonter. Donc en fait, ce qui nous stresse, ça va être plus fort que ce qu'on perçoit de nous, de notre capacité à pouvoir le gérer, le prendre en compte, trouver des solutions et tout ça. Donc on va sentir qu'on n'a pas la capacité à le surmonter et du coup à mettre en place des choses. pour, et ça va entraîner encore plus de stress et c'est ça qu'il va falloir réussir à mesurer un petit peu. J'applique des petits exercices et j'explique souvent que notre système au niveau du stress, c'est vraiment, il faut être capable d'aller dans le calme, dans le relâchement, des fois dans le vide, et c'est vraiment comme l'image du tir à l'arc ou de la balançoire. Dans le tir à l'arc, c'est hyper important d'être capable d'aller en arrière, d'en tirer fort sa flèche en arrière avec la corde, pour au moment où on a besoin, vraiment, tac, il va falloir réagir sur un élément, sur une course rapide, une relance, quelqu'un qui nous demande de présenter quelque chose là au boulot, on doit aller chercher les enfants, parce qu'il y en a un que l'école nous appelle parce qu'ils sont malades, hop, des stresseurs comme ça, tac, il faut être capable d'y réagir, précis. On est tout le temps dans le up, dans le trop plein, dans le stress, dans le fait de ne pas se sentir bien, d'être mal à l'aise, d'avoir beaucoup d'appréhension et tout ça, et de vivre sa douleur, sa blessure vraiment profondément. On ne va pas être capable d'aller en arrière et c'est vraiment comme l'image de la balançoire. Si on veut aller très haut pour réagir, être bien, donner le meilleur de soi-même et réagir face à des vrais stresseurs, il faut être capable d'aller en arrière dans la balançoire. prendre de la vitesse et de la hauteur. Du coup, il faut vraiment réussir à équilibrer ces systèmes. Donc là, il va exister tout ce qui va avoir attrait à l'hygiène de vie, donc sa capacité à se relâcher, à souffler, à avoir des personnes de ressources autour de soi pour décompresser et tout ça. La cohérence cardiaque, c'est des méthodes de respiration qui vont faire qu'on va monter 5 secondes dans le système sympathique en inspirant et descendre en soufflant. 5 secondes pendant 5 minutes. Et du coup, on va faire inspirer, souffler, comme ça, et rééquilibrer finalement notre... Ça s'appelle l'homéostasie, c'est l'équilibre dans le corps qui va nous permettre de réguler, en fait, les douleurs, les blessures, le stress oxydatif, tout, et nous permettre d'évacuer. Il peut y exister aussi des méthodes comme la respiration carrée, ou on pourrait imaginer aussi des triggers de stress. Donc, c'est-à-dire, par exemple, on va toucher une... partie de notre corps, où on va avoir un son ou un geste qui va nous faire qu'on va s'induire, le fait d'être relâché, donc on va pouvoir, en visualisation par exemple, il existe beaucoup de postures au niveau des mains, dans la digiponcture et tout ça, où on peut s'appuyer sur un point, par exemple, toucher le pouce index et l'associer à la relaxation, en fait, de lâcher, de vider, tout ça, c'est des petites techniques aussi qu'on peut avoir. Donc il existe plein d'outils pour mieux gérer son stress, comme l'exercice de la bulle, des choses comme ça. J'explique souvent avec un ballon de baudruche aussi des éléments sur le stress, dans des conférences et des ateliers. Mais du coup, il existe des outils parce que finalement, vivre une blessure, c'est un stress. C'est quelque chose de pas anodin. Et vraiment, n'hésitez pas à... En parler aussi de votre état émotionnel ou mental à vos thérapeutes, aux gens qui vous entourent, à votre famille, ne restez pas isolés ou dans votre mal-être, parce qu'on sait que c'est dur, c'est quelque chose à surmonter. On va aussi aborder là les cycles. En fait, il existe pas mal de cycles qui sont nécessaires. Et en fait, quand on vit une blessure, c'est qu'il y a quelque chose qui n'a pas été optimum dans sa préparation. Donc ça va être des fois ce qu'il faut vraiment inclure, c'est le repos. Parce que vous n'êtes finalement pas des professionnels. Et du coup, il faut inclure qu'il va y avoir beaucoup de charges au niveau du boulot, de la famille, du sport. et du coup, il faut vraiment... inclure ce repos. Et il y a toutes sortes de méthodes pour mieux se reposer ou optimiser, mais des fois, il faut apprendre à s'écouter et accepter que le repos, ce n'est pas juste, ah ben j'ai plus de courbatures, je peux repartir. Des fois, ça va être plus long, plus nécessaire, et que cette phase de blessure, finalement, elle va vous enseigner quelque chose, et c'est que vous en avez sûrement fait trop, et que là, il faut ralentir. Et souvent, les athlètes, ils ont du mal, les sportifs, à écouter, à accepter cette phase où on ne va pas pouvoir faire grand-chose. On n'a pas trop peur de perdre son niveau et tout ça. Et finalement, ça fait partie aussi du cycle. Si la blessure est là dans toute une année, c'est qu'il y a eu des choses un peu à revoir. Il faut aussi penser qu'il y a un phénomène de surcompensation. En fait, quand on fait un gros bloc de travail, avec des charges, par exemple, sur une saison, vous allez travailler peut-être votre endurance en hiver ou des gros blocs de vitesse à des moments clés. Il faut aussi accepter le repos et le calme et de baisser un peu son activité pour avoir ce phénomène de surcompensation où on va revenir encore plus fort quelques temps après. Et ça va avoir vraiment des bénéfices énormes. Donc il faut vraiment vivre ça, ce phénomène de surcompensation. Essayez de gratter un peu sur la littérature et tout ça, ou n'hésitez pas à me contacter parce qu'en fait c'est hyper nécessaire. Et souvent on passe à côté, on veut travailler bloc, bloc, bloc, ou compète, compète, compète tous les week-ends, tous les compètes. Et en fait, il n'y a jamais ce phénomène de je baisse pour revenir encore meilleur. Notre corps, il s'adapte en fait à des choses. Donc, prenez-le en compte. Et puis, il faut savoir, la blessure, c'est dur. Je vais vous mettre face à vous-même, mais rien n'arrive par hasard. Et du coup, c'est qu'il y a eu quelque chose dans votre vie qui n'a pas été très bien fait. Et du coup, il faut se confronter à ça. Et c'est vraiment qu'il y a eu quelque chose que tu as mal fait. et c'est essentiel de le comprendre et de le changer. C'est pas immuable et tu vas être entouré, encadré, mais il faut pas faire l'autruche, il faut se confronter que ça va être un moment dur à passer et que tu vas souvent en revenir encore plus fort. Donc maintenant, on va voir un petit peu toutes les astuces que je pourrais vous conseiller par rapport à ça. Après ça, vous êtes pris en charge, pris en soin, vous essayez d'aller d'analyser en fait tout ce qui s'est passé et pour revenir encore mieux et encore plus fort, il faut se refixer un objectif. Donc il faudra refixer peut-être un objectif à la baisse, un objectif atteignable et ça va vous redonner en fait de la motivation, l'engagement et c'est dur d'avoir fait une croix peut-être sur des choses que vous aviez prévues et qui étaient pour vous le goal à ce moment-là. mais en fait de vous remettre un petit objectif, ça va vous donner de l'engagement, de l'investissement, peut-être dans vos soins, dans votre renforcement musculaire, dans les choses qui vont vous aider à revenir, dans votre récupération, et ça va vous donner une espèce de perspective d'avenir qui va vous booster de nouveau. Vous allez vous ressentir un peu engagé et vous remotiver, mais avec peut-être un objectif un peu plus bas, et un peu plus à distance. Des fois, il faut mettre du temps aussi, que le corps assimile toutes les choses comme... qu'on engendre, qu'on vit, qu'on fait. Et moi, pour revenir sur l'embramante, là où j'ai fait mon Ironman, mon corps, mon ventre a besoin d'assimiler tout ce qu'il a vécu. On vit des prépas, et puis quand on enchaîne, on enchaîne des prépas, des courses et tout ça, il faut aussi l'assimiler et se laisser du temps pour revivre d'autres courses, d'autres choses, et des temps aussi où on fait de la préparation. Parce que si on fait tout le temps des choses, tout le temps, tout le temps, tout le temps, des courses, des objectifs, des compétitions, on n'a pas le temps de faire des blocs de travail aussi. Il faut aussi mettre des étapes intermédiaires à la blessure. Vous allez aller de mieux en mieux. Donc il va y avoir des choses qui vont vous sourire. Il va y avoir des choses qui vont mieux se passer. Il va y avoir des petits tests que vous allez faire. Ça va être un gain. Et puis voir ces petites étapes. Et ça va vous mettre dans le cycle de allez c'est bon je repars, je reviens, je suis content. Et voir, en fait, visualiser ces choses-là. Parce que souvent, vous vous dites, bon, je suis blessée et je vais mieux, c'est noir ou blanc. Mais en fait, il y a plein de petites étapes aussi qui sont du mieux-être. On arrive à refaire des petites choses et les intégrer. et les apprécier ces petites choses-là. Il va y avoir aussi l'importance de la progressivité. Si vous avez été blessé, c'est qu'à un moment donné peut-être, vous avez dépassé votre capacité d'adaptation au niveau du corps, et bam, ça va péter. Donc remettez vraiment une progressivité, et ne pas vouloir rattraper ce que vous avez perdu pendant la blessure, parce qu'en fait, ce qu'il faut vraiment savoir, c'est que vous allez développer d'autres choses en étant blessé. Et on voit énormément d'athlètes de haut niveau, ou même, moi, je suis confrontée à pas mal d'athlètes qui, finalement, la blessure, après coup, après avoir eu la phase où c'était très dur à vivre, ils se rendent compte, quand ils reviennent, que ça leur a permis de travailler peut-être des choses techniques, des choses stratégiques, du renfort, du gainage, des choses qu'ils n'auraient pas fait et pas pu appréhender, ou de voir les choses différemment, ou de partir en reconversion professionnelle, ou des choses... plein plein plein plein de choses et on évoque et il y a plein de podcasts qui parlent de ça et ben ça permet finalement de relativiser et de vivre les choses différemment et donc incluez de la progressivité vraiment dans vos séances, dans vos objectifs dans tout ce que vous vivez et un dernier conseil c'est vraiment de capitaliser sur vos forces et améliorer petit à petit vos faiblesses finalement, vous avez plein de forces plein de choses qui sont bien, vous êtes pas que Quelqu'un qui est blessé et qui n'est plus capable de rien faire, c'est vous rendre compte qu'il y a toutes les forces, toutes les choses que vous faites bien, vos qualités, et essayer encore de les peaufiner, de les améliorer pendant que vous êtes blessé. Vous allez voir, vous allez sortir du tunnel et revenir avec un smile de fou et revivre à fond les choses. Pour conclure, on pourrait faire des différents exercices pour traverser ça. Il y a l'exercice des experts, il y a des exercices d'imagerie, de futurisation, dans différents temps d'évolution, il y a des exercices d'imagerie, on peut faire des petits exercices interactifs et tout ça. Mais ça, il faut venir en séance en présentiel parce que ça devient trop profond, mais pourquoi pas vivre un atelier et partager ça tous ensemble. Allez, je vous dis à bientôt dans ce Propulse, et prenez soin de vous et revenez encore. plus fort et plus vite après une blessure. En conclusion, merci d'avoir passé ce moment en compagnie de la petite voix dans ta tête, qui veut te donner le sourire, t'inspirer et te propulser plus haut. Je voulais te remercier car sans toi, ce podcast n'aurait pas d'âme. Alors n'hésite pas à le partager à toute personne en quête d'un grain de bonheur. Le mental n'est pas inné, il se travaille. Dis-moi en commentaire vers quoi tu te propulses. Quel est ton objectif à toi ? Ta flamme en ce moment. Je t'invite à noter l'épisode et à toi aussi à passer à l'action dès demain pour initier rien qu'un petit changement. Oser !