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La fatigue post-cancer - E 77 cover
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Salade de crabe

La fatigue post-cancer - E 77

La fatigue post-cancer - E 77

14min |17/04/2024
Play
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Salade de crabe

La fatigue post-cancer - E 77

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14min |17/04/2024
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Description

đŸ”„ On croit souvent que tout s'arrĂȘte aprĂšs la fin du des traitements lourds du cancer, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et on s'inquiĂšte souvent de la fatigue ressentie des mois, voire des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ Eh bien, cela est malheureusement "normal", puisque environ 30% des anciens malades continuent Ă  ressentir ces fatigues des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ J'ignorais, comme beaucoup de personnes, que ce serait le cas pour moi : mon mĂ©decin m'avait bien dit qu'aprĂšs un cancer, il fallait au moins un an pour que le corps rĂ©cupĂšre des opĂ©rations et autres traitements de choc, mais entre le savoir et le vivre, il y a un monde.


đŸ”„ Alors, si vous aussi vous souffrez de fatigue, n'hĂ©sitez pas Ă  Ă©couter cet Ă©pisode pour vous tranquilliser - sans oublier, bien sĂ»r, d'en parler Ă©galement Ă  votre mĂ©decin et/ou Ă  votre oncologue.


đŸ”„ Et ce, mĂȘme s'il y a de plus en plus de mĂ©decins "experts" ou de caisse maladie qui vous pousse Ă  reprendre "parce ce que vous n'allez pas rester Ă©ternellement en maladie aprĂšs votre cancer" (je l'ai entendu de la part de plusieurs femmes, qui avaient Ă©tĂ© poussĂ©es Ă  reprendre leur travail ou Ă  dĂ©missionner). Mais c'est un autre problĂšme !


Bonne Ă©coute et, surtout, prenez bien soin de vous !





Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour ma belle Ă©quipe d'auditeurs, ou plutĂŽt d'auditrices. Aujourd'hui, je voulais vous parler de la fatigue, notamment la fatigue qui nous poursuit plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es aprĂšs le cancer. Alors, Ă  tout de suite aprĂšs le jingle ! Bienvenue sur Salade de crabe, le podcast qui vous apportera des aides pratiques, des conseils et des tĂ©moignages pour mieux vivre cette pĂ©riode. En 2022, j'ai traversĂ© trois cancers et j'ai Ă  cƓur de vous partager tout ce que j'aurais aimĂ© savoir Ă  l'Ă©poque. Que vous soyez malade, aidant ou thĂ©rapeute, vous trouverez ici des ressources pour mieux comprendre ce que l'on vit en temps rĂ©el. Alors, bienvenue sur ce podcast et bonne Ă©coute ! Au moment oĂč j'enregistre cet Ă©pisode, cela fait plus d'un an que j'ai arrĂȘtĂ© tout gros traitement contre le cancer. Que l'on m'a dit, ça y est, c'est terminĂ©, revenez dans plusieurs mois. Et pourtant, plus d'un an aprĂšs, je suis toujours fatiguĂ©e. voire mĂȘme Ă©puisĂ©, en cette pĂ©riode d'aprĂšs changement de fuseau horaire. Nous avons dormi une heure de moins et depuis quinze jours je n'arrive pas Ă  m'en remettre. Je passe des nuits de dix heures, je dors pourtant relativement bien, malgrĂ© le fait d'ĂȘtre rĂ©veillĂ© plusieurs fois par nuit par des douleurs aiguĂ«s dans les Ă©paules ou dans les mains, mais je me rendors aussitĂŽt. et parfois je fais la sieste et de plus je n'ai aucune Ă©nergie aucune envie de faire quoi que ce soit aucune envie de me bouger et derniĂšrement en relisant le livre d'oncologie intĂ©grative du docteur jeanlou mouisset qui est devenu mon livre de chevet en ce qui concerne le cancer j'ai trouver ce petit paragraphe qui rĂ©sume vraiment ce que beaucoup d'entre nous vivons et ce que nient malheureusement certains mĂ©decins, et surtout les mĂ©decins du travail. La fatigue liĂ©e au cancer, un symptĂŽme Ă  prendre en compte. C'est un constat. La fatigue est le premier symptĂŽme en cancĂ©rologie avant la douleur. Par fatigue, il faut entendre Ă©puisement. Et cet Ă©puisement est persistant. Il dure plusieurs semaines, souvent, voire des mois et mĂȘme des annĂ©es, car il est en relation avec le cancer ou ses traitements qui interfĂšrent avec la vie quotidienne sans cĂ©der la place au repos. 70 Ă  95% des personnes souffrent d'Ă©puisement pendant et aprĂšs les traitements. Et environ 25 Ă  35% des patients prĂ©sentent des symptĂŽmes de fatigue pendant plusieurs annĂ©es aprĂšs la fin des traitements. C'est Ă©videmment dĂ©vastateur parce que cela limite l'activitĂ© et aura un effet sur la qualitĂ© de vie des personnes et leur vie sociale. Et l'auteur, le docteur MouissĂ©, est oncologue depuis plus de 30 ans. Donc il sait de quoi il parle. Je prĂ©cise quand mĂȘme que cela fait plus d'un an et demi que je suis sous hormonothĂ©rapie anti-aromatase, soit l'Ă©trozole, le nom du gĂ©nĂ©rique, ou Femara, le nom du mĂ©dicament original, qui a, semble-t-il, beaucoup moins d'effets secondaires. Et cela fait un an et demi que je souffre de douleurs articulaires qui deviennent de plus en plus aigĂŒes et chroniques et me rĂ©veille parfois, plusieurs fois par nuit, en ce moment un petit peu moins, mais sans me gĂȘner plus autant parce que je me rĂ©veille, je me tourne, je fais aĂŻe et je me rendors. Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes autour de moi. Alors, comment lutter contre cette fatigue ? le docteur mousset parle de faire beaucoup de sport enfin tout au moins de se bouger parce que le sport est un mot bien ou faire du sport adaptĂ© comme la gym cancer que je fais j'ai l'impression de pas faire grand-chose que la fatigue m'Ă©puise que la fatigue me ralentit alors en ce qui concerne me bouger je fais au moins trois heures par semaine de sport adaptĂ©, soit deux heures de gym cancer que je vous recommande absolument, car cela me fait un bien fou. Non seulement physique, parce qu'au dĂ©but, comme beaucoup de personnes, j'avais du mal Ă  me secouer et je n'arrivais pas Ă  faire toute seule ce premier pas vers la mise en forme, le fait de me bouger. Mais le fait d'avoir ces rendez-vous rĂ©guliers, deux fois par semaine, m'a bougĂ©, m'a forcĂ© et cela fait un bien fou aux articulations, au moral et en plus cela m'a permis de me faire des copines, notamment celles avec lesquelles je fais le scrapbooking. Si vous voulez en savoir plus, dans l'Ă©pisode 49, gym cancer, je vous parle un petit peu plus de ce sport adaptĂ© qui est mis en place partout en France et il suffit de contacter l'allĂ©e contre le cancer de votre rĂ©gion pour avoir toutes les coordonnĂ©es. et cerise sur le gĂąteau, c'est gratuit. Je fais Ă©galement une heure, parfois deux, de tennis de table Ă  la maison. Eh ouais, on y arrive, avec un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle. Dans le cadre de la start-up Pink for All, avec laquelle je collabore, et qui dĂ©sirent mettre en place ce sport adaptĂ© destinĂ© Ă  la remĂ©diation cognitive, c'est-Ă -dire Ă  la rĂ©cupĂ©ration de notre mĂ©moire fortement impactĂ©e par le cancer, le stress, les traitements, les anesthĂ©sies, etc. Et lĂ  aussi, si vous voulez en savoir plus sur les causes de ces problĂšmes cognitifs que beaucoup d'entre nous rencontrons, je vous invite Ă  Ă©couter l'Ă©pisode 40. Perte de mĂ©moire et cancer oĂč je donne un peu plus d'explications, toutes celles que j'ai glanĂ©es au fur et Ă  mesure de mon parcours. Donc je bouge et cela me fait beaucoup de bien. C'est en dernier, alors qu'il pleuvait Ă©normĂ©ment, j'ai peu bougĂ© et ça s'est ressenti sur mon Ă©tat physique parce que les douleurs reviennent, notamment Ă©galement Ă  cause de l'humiditĂ©. mais sur mon Ă©tat moral, parce que moins on en fait, moins on a envie d'en faire, et ça c'est un cercle vicieux. Tandis que le cercle vertueux, c'est de se donner un coup de pied au derriĂšre et de bouger. Alors quand il fait beau, je bouge Ă©galement en marchant, en allant au marchĂ©, voire en promenant mon grand chien, chose que je n'ai pas faite depuis longtemps. mais la fatigue et notamment cet Ă©puisement chronique a un effet vraiment dĂ©lĂ©tĂšre sur le moral parce que je n'ai pas envie je n'ai pas l'Ă©nergie enfin ou tout au moins je ne pense pas avoir l'Ă©nergie de faire quoi que ce soit et il est tellement facile de se renfermer sur soi-mĂȘme de ne plus rien faire de rester bien au chaud dans son cocon devant la tĂ©lĂ© devant un livre au coin du feu de se dĂ©socialiser, et c'est ça aussi le gros Ă©cueil de tous ces problĂšmes de fond, qu'il faut absolument en sortir. Il faut se forcer Ă  en sortir. Il faut se forcer Ă  faire quelque chose que l'on aime et qui nous pousse Ă  sortir de notre zone de confort, qui s'amenuise et qui rĂ©trĂ©cit les murs de notre vie peu Ă  peu. combien de femmes est-ce que je rencontre qui me disent mais je ne sors plus je ne vois plus personne je suis bien chez moi ou je n'ai pas l'Ă©nergie je n'ai pas l'envie je n'ai pas je ne peux pas alors maintenant j'essaye de sortir beaucoup plus quand je sens que je m'enlise ou que je vais faire une sieste s'il ne fait pas beau eh bien je prends la voiture et puis je vais me promener promener, faire des magasins, ou faire des courses, ou en ce qui me concerne, aller faire un tour pour trouver des produits de scrapbooking, puisque ça devient une passion qui m'a fait connaĂźtre d'autres personnes, rencontrer d'autres personnes, et dans la vraie vie. Parce que lĂ  aussi, quelque chose de trĂšs facile, ce sont les rĂ©seaux sociaux, auxquels je participe Ă©normĂ©ment. Mais cela nous coupe Ă©galement de la vie, cela nous coupe des vraies rencontres, pardon. Et quoi qu'on puisse dire des bonnes choses sur les rĂ©seaux sociaux, parce que ça nous permet quand mĂȘme de garder un lien social, de discuter avec d'autres personnes. C'est quand mĂȘme un petit peu limitĂ© et je me suis rendu compte que sur les rĂ©seaux sociaux, je ne discutais que pratiquement avec des personnes qui avaient des cancers. Soit pour me confier, soit pour aider, rĂ©pondre. Et cela c'est aussi un cercle vicieux parce que cela nous enferme dans cette maladie. Alors que ce qu'il nous faut c'est justement la mettre de cĂŽtĂ© petit Ă  petit pour pouvoir repartir dans la vraie vie. Donc... Je me recule de tous ces rĂ©seaux. J'y participe beaucoup moins, ou simplement en tant que professionnelle et non plus en tant que malade, proprement dit. J'arrive Ă  scinder ces deux cĂŽtĂ©s de ma vie. Ma vie personnelle, je la destine Ă  l'extĂ©rieur, Ă  mes vrais amis. J'en ai aussi des vrais sur la toile, mais je veux dire celles que je rencontre, avec lesquelles je peux aller boire un cafĂ©, me promener, aller au cinĂ©ma, discuter. donc toutes ces petites choses qui font le bonheur de la vie parce que quand on s'enferme chez soi on oublie de regarder tout ce qu'il y a autour et autour c'est maintenant cette pĂ©riode de printemps les oiseaux qui chantent le soleil qui fait sa rĂ©apparition la chaleur les fleurs tellement de belles choses et c'est cela qu'il faut faire alors qu'il est tellement facile de se regarder le nombril et de se plaindre en disant je suis fatiguĂ© et je ne nie absolument pas la fatigue puisque je suis la premiĂšre Ă  en souffrir. Et vous verrez, au bout de quelques semaines de ce rĂ©gime, eh bien quand ça n'ira pas, vous aurez envie d'aller voir vos amis, votre famille, vous aurez envie de sortir, et lorsque vous ne pourrez pas faire de sport, enfin de sport adaptĂ©, ou de marche tout simplement, eh bien cela vous manquera, et votre corps vous le dira. Mais cela n'empĂȘche pas que ce soit trĂšs handicapant, trĂšs pesant, d'autant plus qu'on se rend compte qu'on ne peut plus faire ce que l'on faisait avant. Avant mes cancers, comme beaucoup de femmes, je travaillais toute la journĂ©e, de 8h du matin jusqu'Ă  18h. Et aprĂšs, je me remettais Ă  la cuisine, je me remettais Ă  tous les travaux courants de la vie active, le mĂ©nage, des petites choses. et maintenant je n'ai mĂȘme plus envie mĂȘme plus envie de cuisiner mon mari me dit qu'est-ce que tu as prĂ©vu ben je dis je sais pas et toi et je l'enquiquine Ă  toujours lui demander ce qu'il a envie de manger et ce manque d'intĂ©rĂȘt ce manque de Je ne peux mĂȘme pas dire de volontĂ©, mais d'allant, car je n'ai mĂȘme pas d'idĂ©e, je n'ai mĂȘme pas envie, c'est comme ça, c'est vraiment, c'est ça, et dur Ă  vivre pour lui, et surtout dur Ă  vivre pour moi, car je ne me reconnais pas. Alors voilĂ , je vous laisse parce que je vais me mettre un coup de pied au derriĂšre, et je vais sortir, marcher un peu, faire des courses, ou faire un peu de jardin. pour justement me remettre dans le flot du mouvement dans le flot de la vie et j'espĂšre que ce cet Ă©pisode vous aura aidĂ© vous aura montrĂ© que vous n'ĂȘtes pas seul Ă  vivre cela et qu'il existe des solutions Ă  la fois facile et Ă  la fois dur Ă  mettre en Ɠuvre, parce qu'il faut secouer, c'est ça le plus dur quand on est fatiguĂ©. Et je vous invite Ă  me poser vos questions ou Ă  me faire part de vos remarques. Et par ailleurs, je vous rappelle que je vais bientĂŽt lancer des accompagnements, notamment un challenge gratuit, qui vous permettra de voir comment vous pouvez vous aider vous-mĂȘme Ă  mieux vivre cette pĂ©riode en travaillant gratuitement avec moi pendant cinq jours. Alors, si cela vous intĂ©resse, prĂ©inscrivez-vous sur le lien que vous trouverez dans le commentaire. Et je vous donne rendez-vous dans le prochain Ă©pisode. dans lequel je vous parlerai CBD, CBD thĂ©rapeutique, avec l'interview de Pierrick Bidet, qui est un pionnier de la culture du cannabis thĂ©rapeutique en Californie, et qui vous dira tout ce que vous devez savoir sur le CBD, son utilisation et les diffĂ©rents produits que l'on trouve sur le marchĂ©, ainsi que sur toutes les prĂ©cautions Ă  prendre. À bientĂŽt !

Description

đŸ”„ On croit souvent que tout s'arrĂȘte aprĂšs la fin du des traitements lourds du cancer, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et on s'inquiĂšte souvent de la fatigue ressentie des mois, voire des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ Eh bien, cela est malheureusement "normal", puisque environ 30% des anciens malades continuent Ă  ressentir ces fatigues des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ J'ignorais, comme beaucoup de personnes, que ce serait le cas pour moi : mon mĂ©decin m'avait bien dit qu'aprĂšs un cancer, il fallait au moins un an pour que le corps rĂ©cupĂšre des opĂ©rations et autres traitements de choc, mais entre le savoir et le vivre, il y a un monde.


đŸ”„ Alors, si vous aussi vous souffrez de fatigue, n'hĂ©sitez pas Ă  Ă©couter cet Ă©pisode pour vous tranquilliser - sans oublier, bien sĂ»r, d'en parler Ă©galement Ă  votre mĂ©decin et/ou Ă  votre oncologue.


đŸ”„ Et ce, mĂȘme s'il y a de plus en plus de mĂ©decins "experts" ou de caisse maladie qui vous pousse Ă  reprendre "parce ce que vous n'allez pas rester Ă©ternellement en maladie aprĂšs votre cancer" (je l'ai entendu de la part de plusieurs femmes, qui avaient Ă©tĂ© poussĂ©es Ă  reprendre leur travail ou Ă  dĂ©missionner). Mais c'est un autre problĂšme !


Bonne Ă©coute et, surtout, prenez bien soin de vous !





Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour ma belle Ă©quipe d'auditeurs, ou plutĂŽt d'auditrices. Aujourd'hui, je voulais vous parler de la fatigue, notamment la fatigue qui nous poursuit plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es aprĂšs le cancer. Alors, Ă  tout de suite aprĂšs le jingle ! Bienvenue sur Salade de crabe, le podcast qui vous apportera des aides pratiques, des conseils et des tĂ©moignages pour mieux vivre cette pĂ©riode. En 2022, j'ai traversĂ© trois cancers et j'ai Ă  cƓur de vous partager tout ce que j'aurais aimĂ© savoir Ă  l'Ă©poque. Que vous soyez malade, aidant ou thĂ©rapeute, vous trouverez ici des ressources pour mieux comprendre ce que l'on vit en temps rĂ©el. Alors, bienvenue sur ce podcast et bonne Ă©coute ! Au moment oĂč j'enregistre cet Ă©pisode, cela fait plus d'un an que j'ai arrĂȘtĂ© tout gros traitement contre le cancer. Que l'on m'a dit, ça y est, c'est terminĂ©, revenez dans plusieurs mois. Et pourtant, plus d'un an aprĂšs, je suis toujours fatiguĂ©e. voire mĂȘme Ă©puisĂ©, en cette pĂ©riode d'aprĂšs changement de fuseau horaire. Nous avons dormi une heure de moins et depuis quinze jours je n'arrive pas Ă  m'en remettre. Je passe des nuits de dix heures, je dors pourtant relativement bien, malgrĂ© le fait d'ĂȘtre rĂ©veillĂ© plusieurs fois par nuit par des douleurs aiguĂ«s dans les Ă©paules ou dans les mains, mais je me rendors aussitĂŽt. et parfois je fais la sieste et de plus je n'ai aucune Ă©nergie aucune envie de faire quoi que ce soit aucune envie de me bouger et derniĂšrement en relisant le livre d'oncologie intĂ©grative du docteur jeanlou mouisset qui est devenu mon livre de chevet en ce qui concerne le cancer j'ai trouver ce petit paragraphe qui rĂ©sume vraiment ce que beaucoup d'entre nous vivons et ce que nient malheureusement certains mĂ©decins, et surtout les mĂ©decins du travail. La fatigue liĂ©e au cancer, un symptĂŽme Ă  prendre en compte. C'est un constat. La fatigue est le premier symptĂŽme en cancĂ©rologie avant la douleur. Par fatigue, il faut entendre Ă©puisement. Et cet Ă©puisement est persistant. Il dure plusieurs semaines, souvent, voire des mois et mĂȘme des annĂ©es, car il est en relation avec le cancer ou ses traitements qui interfĂšrent avec la vie quotidienne sans cĂ©der la place au repos. 70 Ă  95% des personnes souffrent d'Ă©puisement pendant et aprĂšs les traitements. Et environ 25 Ă  35% des patients prĂ©sentent des symptĂŽmes de fatigue pendant plusieurs annĂ©es aprĂšs la fin des traitements. C'est Ă©videmment dĂ©vastateur parce que cela limite l'activitĂ© et aura un effet sur la qualitĂ© de vie des personnes et leur vie sociale. Et l'auteur, le docteur MouissĂ©, est oncologue depuis plus de 30 ans. Donc il sait de quoi il parle. Je prĂ©cise quand mĂȘme que cela fait plus d'un an et demi que je suis sous hormonothĂ©rapie anti-aromatase, soit l'Ă©trozole, le nom du gĂ©nĂ©rique, ou Femara, le nom du mĂ©dicament original, qui a, semble-t-il, beaucoup moins d'effets secondaires. Et cela fait un an et demi que je souffre de douleurs articulaires qui deviennent de plus en plus aigĂŒes et chroniques et me rĂ©veille parfois, plusieurs fois par nuit, en ce moment un petit peu moins, mais sans me gĂȘner plus autant parce que je me rĂ©veille, je me tourne, je fais aĂŻe et je me rendors. Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes autour de moi. Alors, comment lutter contre cette fatigue ? le docteur mousset parle de faire beaucoup de sport enfin tout au moins de se bouger parce que le sport est un mot bien ou faire du sport adaptĂ© comme la gym cancer que je fais j'ai l'impression de pas faire grand-chose que la fatigue m'Ă©puise que la fatigue me ralentit alors en ce qui concerne me bouger je fais au moins trois heures par semaine de sport adaptĂ©, soit deux heures de gym cancer que je vous recommande absolument, car cela me fait un bien fou. Non seulement physique, parce qu'au dĂ©but, comme beaucoup de personnes, j'avais du mal Ă  me secouer et je n'arrivais pas Ă  faire toute seule ce premier pas vers la mise en forme, le fait de me bouger. Mais le fait d'avoir ces rendez-vous rĂ©guliers, deux fois par semaine, m'a bougĂ©, m'a forcĂ© et cela fait un bien fou aux articulations, au moral et en plus cela m'a permis de me faire des copines, notamment celles avec lesquelles je fais le scrapbooking. Si vous voulez en savoir plus, dans l'Ă©pisode 49, gym cancer, je vous parle un petit peu plus de ce sport adaptĂ© qui est mis en place partout en France et il suffit de contacter l'allĂ©e contre le cancer de votre rĂ©gion pour avoir toutes les coordonnĂ©es. et cerise sur le gĂąteau, c'est gratuit. Je fais Ă©galement une heure, parfois deux, de tennis de table Ă  la maison. Eh ouais, on y arrive, avec un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle. Dans le cadre de la start-up Pink for All, avec laquelle je collabore, et qui dĂ©sirent mettre en place ce sport adaptĂ© destinĂ© Ă  la remĂ©diation cognitive, c'est-Ă -dire Ă  la rĂ©cupĂ©ration de notre mĂ©moire fortement impactĂ©e par le cancer, le stress, les traitements, les anesthĂ©sies, etc. Et lĂ  aussi, si vous voulez en savoir plus sur les causes de ces problĂšmes cognitifs que beaucoup d'entre nous rencontrons, je vous invite Ă  Ă©couter l'Ă©pisode 40. Perte de mĂ©moire et cancer oĂč je donne un peu plus d'explications, toutes celles que j'ai glanĂ©es au fur et Ă  mesure de mon parcours. Donc je bouge et cela me fait beaucoup de bien. C'est en dernier, alors qu'il pleuvait Ă©normĂ©ment, j'ai peu bougĂ© et ça s'est ressenti sur mon Ă©tat physique parce que les douleurs reviennent, notamment Ă©galement Ă  cause de l'humiditĂ©. mais sur mon Ă©tat moral, parce que moins on en fait, moins on a envie d'en faire, et ça c'est un cercle vicieux. Tandis que le cercle vertueux, c'est de se donner un coup de pied au derriĂšre et de bouger. Alors quand il fait beau, je bouge Ă©galement en marchant, en allant au marchĂ©, voire en promenant mon grand chien, chose que je n'ai pas faite depuis longtemps. mais la fatigue et notamment cet Ă©puisement chronique a un effet vraiment dĂ©lĂ©tĂšre sur le moral parce que je n'ai pas envie je n'ai pas l'Ă©nergie enfin ou tout au moins je ne pense pas avoir l'Ă©nergie de faire quoi que ce soit et il est tellement facile de se renfermer sur soi-mĂȘme de ne plus rien faire de rester bien au chaud dans son cocon devant la tĂ©lĂ© devant un livre au coin du feu de se dĂ©socialiser, et c'est ça aussi le gros Ă©cueil de tous ces problĂšmes de fond, qu'il faut absolument en sortir. Il faut se forcer Ă  en sortir. Il faut se forcer Ă  faire quelque chose que l'on aime et qui nous pousse Ă  sortir de notre zone de confort, qui s'amenuise et qui rĂ©trĂ©cit les murs de notre vie peu Ă  peu. combien de femmes est-ce que je rencontre qui me disent mais je ne sors plus je ne vois plus personne je suis bien chez moi ou je n'ai pas l'Ă©nergie je n'ai pas l'envie je n'ai pas je ne peux pas alors maintenant j'essaye de sortir beaucoup plus quand je sens que je m'enlise ou que je vais faire une sieste s'il ne fait pas beau eh bien je prends la voiture et puis je vais me promener promener, faire des magasins, ou faire des courses, ou en ce qui me concerne, aller faire un tour pour trouver des produits de scrapbooking, puisque ça devient une passion qui m'a fait connaĂźtre d'autres personnes, rencontrer d'autres personnes, et dans la vraie vie. Parce que lĂ  aussi, quelque chose de trĂšs facile, ce sont les rĂ©seaux sociaux, auxquels je participe Ă©normĂ©ment. Mais cela nous coupe Ă©galement de la vie, cela nous coupe des vraies rencontres, pardon. Et quoi qu'on puisse dire des bonnes choses sur les rĂ©seaux sociaux, parce que ça nous permet quand mĂȘme de garder un lien social, de discuter avec d'autres personnes. C'est quand mĂȘme un petit peu limitĂ© et je me suis rendu compte que sur les rĂ©seaux sociaux, je ne discutais que pratiquement avec des personnes qui avaient des cancers. Soit pour me confier, soit pour aider, rĂ©pondre. Et cela c'est aussi un cercle vicieux parce que cela nous enferme dans cette maladie. Alors que ce qu'il nous faut c'est justement la mettre de cĂŽtĂ© petit Ă  petit pour pouvoir repartir dans la vraie vie. Donc... Je me recule de tous ces rĂ©seaux. J'y participe beaucoup moins, ou simplement en tant que professionnelle et non plus en tant que malade, proprement dit. J'arrive Ă  scinder ces deux cĂŽtĂ©s de ma vie. Ma vie personnelle, je la destine Ă  l'extĂ©rieur, Ă  mes vrais amis. J'en ai aussi des vrais sur la toile, mais je veux dire celles que je rencontre, avec lesquelles je peux aller boire un cafĂ©, me promener, aller au cinĂ©ma, discuter. donc toutes ces petites choses qui font le bonheur de la vie parce que quand on s'enferme chez soi on oublie de regarder tout ce qu'il y a autour et autour c'est maintenant cette pĂ©riode de printemps les oiseaux qui chantent le soleil qui fait sa rĂ©apparition la chaleur les fleurs tellement de belles choses et c'est cela qu'il faut faire alors qu'il est tellement facile de se regarder le nombril et de se plaindre en disant je suis fatiguĂ© et je ne nie absolument pas la fatigue puisque je suis la premiĂšre Ă  en souffrir. Et vous verrez, au bout de quelques semaines de ce rĂ©gime, eh bien quand ça n'ira pas, vous aurez envie d'aller voir vos amis, votre famille, vous aurez envie de sortir, et lorsque vous ne pourrez pas faire de sport, enfin de sport adaptĂ©, ou de marche tout simplement, eh bien cela vous manquera, et votre corps vous le dira. Mais cela n'empĂȘche pas que ce soit trĂšs handicapant, trĂšs pesant, d'autant plus qu'on se rend compte qu'on ne peut plus faire ce que l'on faisait avant. Avant mes cancers, comme beaucoup de femmes, je travaillais toute la journĂ©e, de 8h du matin jusqu'Ă  18h. Et aprĂšs, je me remettais Ă  la cuisine, je me remettais Ă  tous les travaux courants de la vie active, le mĂ©nage, des petites choses. et maintenant je n'ai mĂȘme plus envie mĂȘme plus envie de cuisiner mon mari me dit qu'est-ce que tu as prĂ©vu ben je dis je sais pas et toi et je l'enquiquine Ă  toujours lui demander ce qu'il a envie de manger et ce manque d'intĂ©rĂȘt ce manque de Je ne peux mĂȘme pas dire de volontĂ©, mais d'allant, car je n'ai mĂȘme pas d'idĂ©e, je n'ai mĂȘme pas envie, c'est comme ça, c'est vraiment, c'est ça, et dur Ă  vivre pour lui, et surtout dur Ă  vivre pour moi, car je ne me reconnais pas. Alors voilĂ , je vous laisse parce que je vais me mettre un coup de pied au derriĂšre, et je vais sortir, marcher un peu, faire des courses, ou faire un peu de jardin. pour justement me remettre dans le flot du mouvement dans le flot de la vie et j'espĂšre que ce cet Ă©pisode vous aura aidĂ© vous aura montrĂ© que vous n'ĂȘtes pas seul Ă  vivre cela et qu'il existe des solutions Ă  la fois facile et Ă  la fois dur Ă  mettre en Ɠuvre, parce qu'il faut secouer, c'est ça le plus dur quand on est fatiguĂ©. Et je vous invite Ă  me poser vos questions ou Ă  me faire part de vos remarques. Et par ailleurs, je vous rappelle que je vais bientĂŽt lancer des accompagnements, notamment un challenge gratuit, qui vous permettra de voir comment vous pouvez vous aider vous-mĂȘme Ă  mieux vivre cette pĂ©riode en travaillant gratuitement avec moi pendant cinq jours. Alors, si cela vous intĂ©resse, prĂ©inscrivez-vous sur le lien que vous trouverez dans le commentaire. Et je vous donne rendez-vous dans le prochain Ă©pisode. dans lequel je vous parlerai CBD, CBD thĂ©rapeutique, avec l'interview de Pierrick Bidet, qui est un pionnier de la culture du cannabis thĂ©rapeutique en Californie, et qui vous dira tout ce que vous devez savoir sur le CBD, son utilisation et les diffĂ©rents produits que l'on trouve sur le marchĂ©, ainsi que sur toutes les prĂ©cautions Ă  prendre. À bientĂŽt !

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đŸ”„ On croit souvent que tout s'arrĂȘte aprĂšs la fin du des traitements lourds du cancer, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et on s'inquiĂšte souvent de la fatigue ressentie des mois, voire des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ Eh bien, cela est malheureusement "normal", puisque environ 30% des anciens malades continuent Ă  ressentir ces fatigues des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ J'ignorais, comme beaucoup de personnes, que ce serait le cas pour moi : mon mĂ©decin m'avait bien dit qu'aprĂšs un cancer, il fallait au moins un an pour que le corps rĂ©cupĂšre des opĂ©rations et autres traitements de choc, mais entre le savoir et le vivre, il y a un monde.


đŸ”„ Alors, si vous aussi vous souffrez de fatigue, n'hĂ©sitez pas Ă  Ă©couter cet Ă©pisode pour vous tranquilliser - sans oublier, bien sĂ»r, d'en parler Ă©galement Ă  votre mĂ©decin et/ou Ă  votre oncologue.


đŸ”„ Et ce, mĂȘme s'il y a de plus en plus de mĂ©decins "experts" ou de caisse maladie qui vous pousse Ă  reprendre "parce ce que vous n'allez pas rester Ă©ternellement en maladie aprĂšs votre cancer" (je l'ai entendu de la part de plusieurs femmes, qui avaient Ă©tĂ© poussĂ©es Ă  reprendre leur travail ou Ă  dĂ©missionner). Mais c'est un autre problĂšme !


Bonne Ă©coute et, surtout, prenez bien soin de vous !





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  • Speaker #0

    Bonjour ma belle Ă©quipe d'auditeurs, ou plutĂŽt d'auditrices. Aujourd'hui, je voulais vous parler de la fatigue, notamment la fatigue qui nous poursuit plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es aprĂšs le cancer. Alors, Ă  tout de suite aprĂšs le jingle ! Bienvenue sur Salade de crabe, le podcast qui vous apportera des aides pratiques, des conseils et des tĂ©moignages pour mieux vivre cette pĂ©riode. En 2022, j'ai traversĂ© trois cancers et j'ai Ă  cƓur de vous partager tout ce que j'aurais aimĂ© savoir Ă  l'Ă©poque. Que vous soyez malade, aidant ou thĂ©rapeute, vous trouverez ici des ressources pour mieux comprendre ce que l'on vit en temps rĂ©el. Alors, bienvenue sur ce podcast et bonne Ă©coute ! Au moment oĂč j'enregistre cet Ă©pisode, cela fait plus d'un an que j'ai arrĂȘtĂ© tout gros traitement contre le cancer. Que l'on m'a dit, ça y est, c'est terminĂ©, revenez dans plusieurs mois. Et pourtant, plus d'un an aprĂšs, je suis toujours fatiguĂ©e. voire mĂȘme Ă©puisĂ©, en cette pĂ©riode d'aprĂšs changement de fuseau horaire. Nous avons dormi une heure de moins et depuis quinze jours je n'arrive pas Ă  m'en remettre. Je passe des nuits de dix heures, je dors pourtant relativement bien, malgrĂ© le fait d'ĂȘtre rĂ©veillĂ© plusieurs fois par nuit par des douleurs aiguĂ«s dans les Ă©paules ou dans les mains, mais je me rendors aussitĂŽt. et parfois je fais la sieste et de plus je n'ai aucune Ă©nergie aucune envie de faire quoi que ce soit aucune envie de me bouger et derniĂšrement en relisant le livre d'oncologie intĂ©grative du docteur jeanlou mouisset qui est devenu mon livre de chevet en ce qui concerne le cancer j'ai trouver ce petit paragraphe qui rĂ©sume vraiment ce que beaucoup d'entre nous vivons et ce que nient malheureusement certains mĂ©decins, et surtout les mĂ©decins du travail. La fatigue liĂ©e au cancer, un symptĂŽme Ă  prendre en compte. C'est un constat. La fatigue est le premier symptĂŽme en cancĂ©rologie avant la douleur. Par fatigue, il faut entendre Ă©puisement. Et cet Ă©puisement est persistant. Il dure plusieurs semaines, souvent, voire des mois et mĂȘme des annĂ©es, car il est en relation avec le cancer ou ses traitements qui interfĂšrent avec la vie quotidienne sans cĂ©der la place au repos. 70 Ă  95% des personnes souffrent d'Ă©puisement pendant et aprĂšs les traitements. Et environ 25 Ă  35% des patients prĂ©sentent des symptĂŽmes de fatigue pendant plusieurs annĂ©es aprĂšs la fin des traitements. C'est Ă©videmment dĂ©vastateur parce que cela limite l'activitĂ© et aura un effet sur la qualitĂ© de vie des personnes et leur vie sociale. Et l'auteur, le docteur MouissĂ©, est oncologue depuis plus de 30 ans. Donc il sait de quoi il parle. Je prĂ©cise quand mĂȘme que cela fait plus d'un an et demi que je suis sous hormonothĂ©rapie anti-aromatase, soit l'Ă©trozole, le nom du gĂ©nĂ©rique, ou Femara, le nom du mĂ©dicament original, qui a, semble-t-il, beaucoup moins d'effets secondaires. Et cela fait un an et demi que je souffre de douleurs articulaires qui deviennent de plus en plus aigĂŒes et chroniques et me rĂ©veille parfois, plusieurs fois par nuit, en ce moment un petit peu moins, mais sans me gĂȘner plus autant parce que je me rĂ©veille, je me tourne, je fais aĂŻe et je me rendors. Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes autour de moi. Alors, comment lutter contre cette fatigue ? le docteur mousset parle de faire beaucoup de sport enfin tout au moins de se bouger parce que le sport est un mot bien ou faire du sport adaptĂ© comme la gym cancer que je fais j'ai l'impression de pas faire grand-chose que la fatigue m'Ă©puise que la fatigue me ralentit alors en ce qui concerne me bouger je fais au moins trois heures par semaine de sport adaptĂ©, soit deux heures de gym cancer que je vous recommande absolument, car cela me fait un bien fou. Non seulement physique, parce qu'au dĂ©but, comme beaucoup de personnes, j'avais du mal Ă  me secouer et je n'arrivais pas Ă  faire toute seule ce premier pas vers la mise en forme, le fait de me bouger. Mais le fait d'avoir ces rendez-vous rĂ©guliers, deux fois par semaine, m'a bougĂ©, m'a forcĂ© et cela fait un bien fou aux articulations, au moral et en plus cela m'a permis de me faire des copines, notamment celles avec lesquelles je fais le scrapbooking. Si vous voulez en savoir plus, dans l'Ă©pisode 49, gym cancer, je vous parle un petit peu plus de ce sport adaptĂ© qui est mis en place partout en France et il suffit de contacter l'allĂ©e contre le cancer de votre rĂ©gion pour avoir toutes les coordonnĂ©es. et cerise sur le gĂąteau, c'est gratuit. Je fais Ă©galement une heure, parfois deux, de tennis de table Ă  la maison. Eh ouais, on y arrive, avec un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle. Dans le cadre de la start-up Pink for All, avec laquelle je collabore, et qui dĂ©sirent mettre en place ce sport adaptĂ© destinĂ© Ă  la remĂ©diation cognitive, c'est-Ă -dire Ă  la rĂ©cupĂ©ration de notre mĂ©moire fortement impactĂ©e par le cancer, le stress, les traitements, les anesthĂ©sies, etc. Et lĂ  aussi, si vous voulez en savoir plus sur les causes de ces problĂšmes cognitifs que beaucoup d'entre nous rencontrons, je vous invite Ă  Ă©couter l'Ă©pisode 40. Perte de mĂ©moire et cancer oĂč je donne un peu plus d'explications, toutes celles que j'ai glanĂ©es au fur et Ă  mesure de mon parcours. Donc je bouge et cela me fait beaucoup de bien. C'est en dernier, alors qu'il pleuvait Ă©normĂ©ment, j'ai peu bougĂ© et ça s'est ressenti sur mon Ă©tat physique parce que les douleurs reviennent, notamment Ă©galement Ă  cause de l'humiditĂ©. mais sur mon Ă©tat moral, parce que moins on en fait, moins on a envie d'en faire, et ça c'est un cercle vicieux. Tandis que le cercle vertueux, c'est de se donner un coup de pied au derriĂšre et de bouger. Alors quand il fait beau, je bouge Ă©galement en marchant, en allant au marchĂ©, voire en promenant mon grand chien, chose que je n'ai pas faite depuis longtemps. mais la fatigue et notamment cet Ă©puisement chronique a un effet vraiment dĂ©lĂ©tĂšre sur le moral parce que je n'ai pas envie je n'ai pas l'Ă©nergie enfin ou tout au moins je ne pense pas avoir l'Ă©nergie de faire quoi que ce soit et il est tellement facile de se renfermer sur soi-mĂȘme de ne plus rien faire de rester bien au chaud dans son cocon devant la tĂ©lĂ© devant un livre au coin du feu de se dĂ©socialiser, et c'est ça aussi le gros Ă©cueil de tous ces problĂšmes de fond, qu'il faut absolument en sortir. Il faut se forcer Ă  en sortir. Il faut se forcer Ă  faire quelque chose que l'on aime et qui nous pousse Ă  sortir de notre zone de confort, qui s'amenuise et qui rĂ©trĂ©cit les murs de notre vie peu Ă  peu. combien de femmes est-ce que je rencontre qui me disent mais je ne sors plus je ne vois plus personne je suis bien chez moi ou je n'ai pas l'Ă©nergie je n'ai pas l'envie je n'ai pas je ne peux pas alors maintenant j'essaye de sortir beaucoup plus quand je sens que je m'enlise ou que je vais faire une sieste s'il ne fait pas beau eh bien je prends la voiture et puis je vais me promener promener, faire des magasins, ou faire des courses, ou en ce qui me concerne, aller faire un tour pour trouver des produits de scrapbooking, puisque ça devient une passion qui m'a fait connaĂźtre d'autres personnes, rencontrer d'autres personnes, et dans la vraie vie. Parce que lĂ  aussi, quelque chose de trĂšs facile, ce sont les rĂ©seaux sociaux, auxquels je participe Ă©normĂ©ment. Mais cela nous coupe Ă©galement de la vie, cela nous coupe des vraies rencontres, pardon. Et quoi qu'on puisse dire des bonnes choses sur les rĂ©seaux sociaux, parce que ça nous permet quand mĂȘme de garder un lien social, de discuter avec d'autres personnes. C'est quand mĂȘme un petit peu limitĂ© et je me suis rendu compte que sur les rĂ©seaux sociaux, je ne discutais que pratiquement avec des personnes qui avaient des cancers. Soit pour me confier, soit pour aider, rĂ©pondre. Et cela c'est aussi un cercle vicieux parce que cela nous enferme dans cette maladie. Alors que ce qu'il nous faut c'est justement la mettre de cĂŽtĂ© petit Ă  petit pour pouvoir repartir dans la vraie vie. Donc... Je me recule de tous ces rĂ©seaux. J'y participe beaucoup moins, ou simplement en tant que professionnelle et non plus en tant que malade, proprement dit. J'arrive Ă  scinder ces deux cĂŽtĂ©s de ma vie. Ma vie personnelle, je la destine Ă  l'extĂ©rieur, Ă  mes vrais amis. J'en ai aussi des vrais sur la toile, mais je veux dire celles que je rencontre, avec lesquelles je peux aller boire un cafĂ©, me promener, aller au cinĂ©ma, discuter. donc toutes ces petites choses qui font le bonheur de la vie parce que quand on s'enferme chez soi on oublie de regarder tout ce qu'il y a autour et autour c'est maintenant cette pĂ©riode de printemps les oiseaux qui chantent le soleil qui fait sa rĂ©apparition la chaleur les fleurs tellement de belles choses et c'est cela qu'il faut faire alors qu'il est tellement facile de se regarder le nombril et de se plaindre en disant je suis fatiguĂ© et je ne nie absolument pas la fatigue puisque je suis la premiĂšre Ă  en souffrir. Et vous verrez, au bout de quelques semaines de ce rĂ©gime, eh bien quand ça n'ira pas, vous aurez envie d'aller voir vos amis, votre famille, vous aurez envie de sortir, et lorsque vous ne pourrez pas faire de sport, enfin de sport adaptĂ©, ou de marche tout simplement, eh bien cela vous manquera, et votre corps vous le dira. Mais cela n'empĂȘche pas que ce soit trĂšs handicapant, trĂšs pesant, d'autant plus qu'on se rend compte qu'on ne peut plus faire ce que l'on faisait avant. Avant mes cancers, comme beaucoup de femmes, je travaillais toute la journĂ©e, de 8h du matin jusqu'Ă  18h. Et aprĂšs, je me remettais Ă  la cuisine, je me remettais Ă  tous les travaux courants de la vie active, le mĂ©nage, des petites choses. et maintenant je n'ai mĂȘme plus envie mĂȘme plus envie de cuisiner mon mari me dit qu'est-ce que tu as prĂ©vu ben je dis je sais pas et toi et je l'enquiquine Ă  toujours lui demander ce qu'il a envie de manger et ce manque d'intĂ©rĂȘt ce manque de Je ne peux mĂȘme pas dire de volontĂ©, mais d'allant, car je n'ai mĂȘme pas d'idĂ©e, je n'ai mĂȘme pas envie, c'est comme ça, c'est vraiment, c'est ça, et dur Ă  vivre pour lui, et surtout dur Ă  vivre pour moi, car je ne me reconnais pas. Alors voilĂ , je vous laisse parce que je vais me mettre un coup de pied au derriĂšre, et je vais sortir, marcher un peu, faire des courses, ou faire un peu de jardin. pour justement me remettre dans le flot du mouvement dans le flot de la vie et j'espĂšre que ce cet Ă©pisode vous aura aidĂ© vous aura montrĂ© que vous n'ĂȘtes pas seul Ă  vivre cela et qu'il existe des solutions Ă  la fois facile et Ă  la fois dur Ă  mettre en Ɠuvre, parce qu'il faut secouer, c'est ça le plus dur quand on est fatiguĂ©. Et je vous invite Ă  me poser vos questions ou Ă  me faire part de vos remarques. Et par ailleurs, je vous rappelle que je vais bientĂŽt lancer des accompagnements, notamment un challenge gratuit, qui vous permettra de voir comment vous pouvez vous aider vous-mĂȘme Ă  mieux vivre cette pĂ©riode en travaillant gratuitement avec moi pendant cinq jours. Alors, si cela vous intĂ©resse, prĂ©inscrivez-vous sur le lien que vous trouverez dans le commentaire. Et je vous donne rendez-vous dans le prochain Ă©pisode. dans lequel je vous parlerai CBD, CBD thĂ©rapeutique, avec l'interview de Pierrick Bidet, qui est un pionnier de la culture du cannabis thĂ©rapeutique en Californie, et qui vous dira tout ce que vous devez savoir sur le CBD, son utilisation et les diffĂ©rents produits que l'on trouve sur le marchĂ©, ainsi que sur toutes les prĂ©cautions Ă  prendre. À bientĂŽt !

Description

đŸ”„ On croit souvent que tout s'arrĂȘte aprĂšs la fin du des traitements lourds du cancer, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et on s'inquiĂšte souvent de la fatigue ressentie des mois, voire des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ Eh bien, cela est malheureusement "normal", puisque environ 30% des anciens malades continuent Ă  ressentir ces fatigues des annĂ©es aprĂšs.


đŸ”„ J'ignorais, comme beaucoup de personnes, que ce serait le cas pour moi : mon mĂ©decin m'avait bien dit qu'aprĂšs un cancer, il fallait au moins un an pour que le corps rĂ©cupĂšre des opĂ©rations et autres traitements de choc, mais entre le savoir et le vivre, il y a un monde.


đŸ”„ Alors, si vous aussi vous souffrez de fatigue, n'hĂ©sitez pas Ă  Ă©couter cet Ă©pisode pour vous tranquilliser - sans oublier, bien sĂ»r, d'en parler Ă©galement Ă  votre mĂ©decin et/ou Ă  votre oncologue.


đŸ”„ Et ce, mĂȘme s'il y a de plus en plus de mĂ©decins "experts" ou de caisse maladie qui vous pousse Ă  reprendre "parce ce que vous n'allez pas rester Ă©ternellement en maladie aprĂšs votre cancer" (je l'ai entendu de la part de plusieurs femmes, qui avaient Ă©tĂ© poussĂ©es Ă  reprendre leur travail ou Ă  dĂ©missionner). Mais c'est un autre problĂšme !


Bonne Ă©coute et, surtout, prenez bien soin de vous !





Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour ma belle Ă©quipe d'auditeurs, ou plutĂŽt d'auditrices. Aujourd'hui, je voulais vous parler de la fatigue, notamment la fatigue qui nous poursuit plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es aprĂšs le cancer. Alors, Ă  tout de suite aprĂšs le jingle ! Bienvenue sur Salade de crabe, le podcast qui vous apportera des aides pratiques, des conseils et des tĂ©moignages pour mieux vivre cette pĂ©riode. En 2022, j'ai traversĂ© trois cancers et j'ai Ă  cƓur de vous partager tout ce que j'aurais aimĂ© savoir Ă  l'Ă©poque. Que vous soyez malade, aidant ou thĂ©rapeute, vous trouverez ici des ressources pour mieux comprendre ce que l'on vit en temps rĂ©el. Alors, bienvenue sur ce podcast et bonne Ă©coute ! Au moment oĂč j'enregistre cet Ă©pisode, cela fait plus d'un an que j'ai arrĂȘtĂ© tout gros traitement contre le cancer. Que l'on m'a dit, ça y est, c'est terminĂ©, revenez dans plusieurs mois. Et pourtant, plus d'un an aprĂšs, je suis toujours fatiguĂ©e. voire mĂȘme Ă©puisĂ©, en cette pĂ©riode d'aprĂšs changement de fuseau horaire. Nous avons dormi une heure de moins et depuis quinze jours je n'arrive pas Ă  m'en remettre. Je passe des nuits de dix heures, je dors pourtant relativement bien, malgrĂ© le fait d'ĂȘtre rĂ©veillĂ© plusieurs fois par nuit par des douleurs aiguĂ«s dans les Ă©paules ou dans les mains, mais je me rendors aussitĂŽt. et parfois je fais la sieste et de plus je n'ai aucune Ă©nergie aucune envie de faire quoi que ce soit aucune envie de me bouger et derniĂšrement en relisant le livre d'oncologie intĂ©grative du docteur jeanlou mouisset qui est devenu mon livre de chevet en ce qui concerne le cancer j'ai trouver ce petit paragraphe qui rĂ©sume vraiment ce que beaucoup d'entre nous vivons et ce que nient malheureusement certains mĂ©decins, et surtout les mĂ©decins du travail. La fatigue liĂ©e au cancer, un symptĂŽme Ă  prendre en compte. C'est un constat. La fatigue est le premier symptĂŽme en cancĂ©rologie avant la douleur. Par fatigue, il faut entendre Ă©puisement. Et cet Ă©puisement est persistant. Il dure plusieurs semaines, souvent, voire des mois et mĂȘme des annĂ©es, car il est en relation avec le cancer ou ses traitements qui interfĂšrent avec la vie quotidienne sans cĂ©der la place au repos. 70 Ă  95% des personnes souffrent d'Ă©puisement pendant et aprĂšs les traitements. Et environ 25 Ă  35% des patients prĂ©sentent des symptĂŽmes de fatigue pendant plusieurs annĂ©es aprĂšs la fin des traitements. C'est Ă©videmment dĂ©vastateur parce que cela limite l'activitĂ© et aura un effet sur la qualitĂ© de vie des personnes et leur vie sociale. Et l'auteur, le docteur MouissĂ©, est oncologue depuis plus de 30 ans. Donc il sait de quoi il parle. Je prĂ©cise quand mĂȘme que cela fait plus d'un an et demi que je suis sous hormonothĂ©rapie anti-aromatase, soit l'Ă©trozole, le nom du gĂ©nĂ©rique, ou Femara, le nom du mĂ©dicament original, qui a, semble-t-il, beaucoup moins d'effets secondaires. Et cela fait un an et demi que je souffre de douleurs articulaires qui deviennent de plus en plus aigĂŒes et chroniques et me rĂ©veille parfois, plusieurs fois par nuit, en ce moment un petit peu moins, mais sans me gĂȘner plus autant parce que je me rĂ©veille, je me tourne, je fais aĂŻe et je me rendors. Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes autour de moi. Alors, comment lutter contre cette fatigue ? le docteur mousset parle de faire beaucoup de sport enfin tout au moins de se bouger parce que le sport est un mot bien ou faire du sport adaptĂ© comme la gym cancer que je fais j'ai l'impression de pas faire grand-chose que la fatigue m'Ă©puise que la fatigue me ralentit alors en ce qui concerne me bouger je fais au moins trois heures par semaine de sport adaptĂ©, soit deux heures de gym cancer que je vous recommande absolument, car cela me fait un bien fou. Non seulement physique, parce qu'au dĂ©but, comme beaucoup de personnes, j'avais du mal Ă  me secouer et je n'arrivais pas Ă  faire toute seule ce premier pas vers la mise en forme, le fait de me bouger. Mais le fait d'avoir ces rendez-vous rĂ©guliers, deux fois par semaine, m'a bougĂ©, m'a forcĂ© et cela fait un bien fou aux articulations, au moral et en plus cela m'a permis de me faire des copines, notamment celles avec lesquelles je fais le scrapbooking. Si vous voulez en savoir plus, dans l'Ă©pisode 49, gym cancer, je vous parle un petit peu plus de ce sport adaptĂ© qui est mis en place partout en France et il suffit de contacter l'allĂ©e contre le cancer de votre rĂ©gion pour avoir toutes les coordonnĂ©es. et cerise sur le gĂąteau, c'est gratuit. Je fais Ă©galement une heure, parfois deux, de tennis de table Ă  la maison. Eh ouais, on y arrive, avec un casque de rĂ©alitĂ© virtuelle. Dans le cadre de la start-up Pink for All, avec laquelle je collabore, et qui dĂ©sirent mettre en place ce sport adaptĂ© destinĂ© Ă  la remĂ©diation cognitive, c'est-Ă -dire Ă  la rĂ©cupĂ©ration de notre mĂ©moire fortement impactĂ©e par le cancer, le stress, les traitements, les anesthĂ©sies, etc. Et lĂ  aussi, si vous voulez en savoir plus sur les causes de ces problĂšmes cognitifs que beaucoup d'entre nous rencontrons, je vous invite Ă  Ă©couter l'Ă©pisode 40. Perte de mĂ©moire et cancer oĂč je donne un peu plus d'explications, toutes celles que j'ai glanĂ©es au fur et Ă  mesure de mon parcours. Donc je bouge et cela me fait beaucoup de bien. C'est en dernier, alors qu'il pleuvait Ă©normĂ©ment, j'ai peu bougĂ© et ça s'est ressenti sur mon Ă©tat physique parce que les douleurs reviennent, notamment Ă©galement Ă  cause de l'humiditĂ©. mais sur mon Ă©tat moral, parce que moins on en fait, moins on a envie d'en faire, et ça c'est un cercle vicieux. Tandis que le cercle vertueux, c'est de se donner un coup de pied au derriĂšre et de bouger. Alors quand il fait beau, je bouge Ă©galement en marchant, en allant au marchĂ©, voire en promenant mon grand chien, chose que je n'ai pas faite depuis longtemps. mais la fatigue et notamment cet Ă©puisement chronique a un effet vraiment dĂ©lĂ©tĂšre sur le moral parce que je n'ai pas envie je n'ai pas l'Ă©nergie enfin ou tout au moins je ne pense pas avoir l'Ă©nergie de faire quoi que ce soit et il est tellement facile de se renfermer sur soi-mĂȘme de ne plus rien faire de rester bien au chaud dans son cocon devant la tĂ©lĂ© devant un livre au coin du feu de se dĂ©socialiser, et c'est ça aussi le gros Ă©cueil de tous ces problĂšmes de fond, qu'il faut absolument en sortir. Il faut se forcer Ă  en sortir. Il faut se forcer Ă  faire quelque chose que l'on aime et qui nous pousse Ă  sortir de notre zone de confort, qui s'amenuise et qui rĂ©trĂ©cit les murs de notre vie peu Ă  peu. combien de femmes est-ce que je rencontre qui me disent mais je ne sors plus je ne vois plus personne je suis bien chez moi ou je n'ai pas l'Ă©nergie je n'ai pas l'envie je n'ai pas je ne peux pas alors maintenant j'essaye de sortir beaucoup plus quand je sens que je m'enlise ou que je vais faire une sieste s'il ne fait pas beau eh bien je prends la voiture et puis je vais me promener promener, faire des magasins, ou faire des courses, ou en ce qui me concerne, aller faire un tour pour trouver des produits de scrapbooking, puisque ça devient une passion qui m'a fait connaĂźtre d'autres personnes, rencontrer d'autres personnes, et dans la vraie vie. Parce que lĂ  aussi, quelque chose de trĂšs facile, ce sont les rĂ©seaux sociaux, auxquels je participe Ă©normĂ©ment. Mais cela nous coupe Ă©galement de la vie, cela nous coupe des vraies rencontres, pardon. Et quoi qu'on puisse dire des bonnes choses sur les rĂ©seaux sociaux, parce que ça nous permet quand mĂȘme de garder un lien social, de discuter avec d'autres personnes. C'est quand mĂȘme un petit peu limitĂ© et je me suis rendu compte que sur les rĂ©seaux sociaux, je ne discutais que pratiquement avec des personnes qui avaient des cancers. Soit pour me confier, soit pour aider, rĂ©pondre. Et cela c'est aussi un cercle vicieux parce que cela nous enferme dans cette maladie. Alors que ce qu'il nous faut c'est justement la mettre de cĂŽtĂ© petit Ă  petit pour pouvoir repartir dans la vraie vie. Donc... Je me recule de tous ces rĂ©seaux. J'y participe beaucoup moins, ou simplement en tant que professionnelle et non plus en tant que malade, proprement dit. J'arrive Ă  scinder ces deux cĂŽtĂ©s de ma vie. Ma vie personnelle, je la destine Ă  l'extĂ©rieur, Ă  mes vrais amis. J'en ai aussi des vrais sur la toile, mais je veux dire celles que je rencontre, avec lesquelles je peux aller boire un cafĂ©, me promener, aller au cinĂ©ma, discuter. donc toutes ces petites choses qui font le bonheur de la vie parce que quand on s'enferme chez soi on oublie de regarder tout ce qu'il y a autour et autour c'est maintenant cette pĂ©riode de printemps les oiseaux qui chantent le soleil qui fait sa rĂ©apparition la chaleur les fleurs tellement de belles choses et c'est cela qu'il faut faire alors qu'il est tellement facile de se regarder le nombril et de se plaindre en disant je suis fatiguĂ© et je ne nie absolument pas la fatigue puisque je suis la premiĂšre Ă  en souffrir. Et vous verrez, au bout de quelques semaines de ce rĂ©gime, eh bien quand ça n'ira pas, vous aurez envie d'aller voir vos amis, votre famille, vous aurez envie de sortir, et lorsque vous ne pourrez pas faire de sport, enfin de sport adaptĂ©, ou de marche tout simplement, eh bien cela vous manquera, et votre corps vous le dira. Mais cela n'empĂȘche pas que ce soit trĂšs handicapant, trĂšs pesant, d'autant plus qu'on se rend compte qu'on ne peut plus faire ce que l'on faisait avant. Avant mes cancers, comme beaucoup de femmes, je travaillais toute la journĂ©e, de 8h du matin jusqu'Ă  18h. Et aprĂšs, je me remettais Ă  la cuisine, je me remettais Ă  tous les travaux courants de la vie active, le mĂ©nage, des petites choses. et maintenant je n'ai mĂȘme plus envie mĂȘme plus envie de cuisiner mon mari me dit qu'est-ce que tu as prĂ©vu ben je dis je sais pas et toi et je l'enquiquine Ă  toujours lui demander ce qu'il a envie de manger et ce manque d'intĂ©rĂȘt ce manque de Je ne peux mĂȘme pas dire de volontĂ©, mais d'allant, car je n'ai mĂȘme pas d'idĂ©e, je n'ai mĂȘme pas envie, c'est comme ça, c'est vraiment, c'est ça, et dur Ă  vivre pour lui, et surtout dur Ă  vivre pour moi, car je ne me reconnais pas. Alors voilĂ , je vous laisse parce que je vais me mettre un coup de pied au derriĂšre, et je vais sortir, marcher un peu, faire des courses, ou faire un peu de jardin. pour justement me remettre dans le flot du mouvement dans le flot de la vie et j'espĂšre que ce cet Ă©pisode vous aura aidĂ© vous aura montrĂ© que vous n'ĂȘtes pas seul Ă  vivre cela et qu'il existe des solutions Ă  la fois facile et Ă  la fois dur Ă  mettre en Ɠuvre, parce qu'il faut secouer, c'est ça le plus dur quand on est fatiguĂ©. Et je vous invite Ă  me poser vos questions ou Ă  me faire part de vos remarques. Et par ailleurs, je vous rappelle que je vais bientĂŽt lancer des accompagnements, notamment un challenge gratuit, qui vous permettra de voir comment vous pouvez vous aider vous-mĂȘme Ă  mieux vivre cette pĂ©riode en travaillant gratuitement avec moi pendant cinq jours. Alors, si cela vous intĂ©resse, prĂ©inscrivez-vous sur le lien que vous trouverez dans le commentaire. Et je vous donne rendez-vous dans le prochain Ă©pisode. dans lequel je vous parlerai CBD, CBD thĂ©rapeutique, avec l'interview de Pierrick Bidet, qui est un pionnier de la culture du cannabis thĂ©rapeutique en Californie, et qui vous dira tout ce que vous devez savoir sur le CBD, son utilisation et les diffĂ©rents produits que l'on trouve sur le marchĂ©, ainsi que sur toutes les prĂ©cautions Ă  prendre. À bientĂŽt !

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