Speaker #0Bloque-le et passe à autre chose. Mais est-ce que c'est vraiment la bonne solution ? Parce que la plupart du temps, ce qu'on me dit c'est je l'ai bloqué, mais je ne peux pas m'empêcher de regarder ses stories. Et parfois on bloque le numéro et émotionnellement le lien est encore là. Ça nous amène donc à nous questionner. Qu'est-ce que ça veut vraiment dire bloquer un manipulateur et dans quel intérêt ? Et puis parfois aussi c'est encore plus compliqué quand il y a des enfants et on ne peut pas juste supprimer la personne de sa vie. Ce que vivent très souvent mes patientes, c'est beaucoup de culpabilité et de peur quand on parle de bloquer le manipulateur. Elles se disent très souvent, je vais l'abandonner, je vais passer pour la méchante ou je vais le faire souffrir et je ne veux pas ça. Donc les comportements qu'on retrouve en général, c'est le faux no contact. Le faux no contact qui est, je le bloque, puis je le débloque, je regarde les stories juste pour voir, je regarde aussi les publications, je vérifie ses connexions WhatsApp. Et là, on n'est pas du tout dans du blocage. Mais c'est normal parce qu'il y a un paradoxe émotionnel. On ne veut pas qu'il écrive et quelque part on attend quand même ses messages. Je m'appelle Sandra Rocolin, je suis psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale et experte en sortie d'emprise. Et si ce contenu t'aide à y voir plus clair dans les relations toxiques et l'emprise, pense à t'abonner parce que chaque dimanche, on décrypte ensemble ces mécanismes psychologiques de manière concrète. Aujourd'hui dans cet épisode, on va voir ce que c'est déjà bloquer quelqu'un, véritablement c'est quoi et dans quel but. On va voir aussi la vérité qui pique, une vérité qu'on ne te dit jamais en fait, sur le fait de bloquer un manipulateur ou pas et qu'est-ce que ça vient générer. Je vais te parler aussi de situations concrètes que mes patientes ont vécues, comment elles en sont sorties aussi. On va faire un petit passage sur le décryptage psychologique et enfin les trois modes relationnels directement applicables dans ta situation. Les trois modes relationnels de blocage avec les nuances associées pour que tu puisses mieux voir tout ça et pouvoir bien l'adapter dans ta situation concrètement. Alors déjà, la définition du blocage. Qu'est-ce que ça veut dire bloquer quelqu'un ? Parce qu'aujourd'hui, on réduit souvent le blocage à bloquer un numéro de téléphone, supprimer un contact, empêcher quelqu'un de nous écrire. Sauf qu'en réalité, c'est beaucoup plus complexe que ça. Parce qu'il y a, comme je te l'ai dit dans l'annonce, un faux blocage. Et ça, très souvent, c'est ce que j'observe. parce que c'est très dur de bloquer un manipulateur, de bloquer quelqu'un de manière générale. Ce n'est pas naturel, ce n'est pas quelque chose que l'on a envie de faire. On est toujours un petit peu mal par rapport à ça. Donc, on va faire du faux blocage. Et on reste encore profondément, en fin de compte, connecté émotionnellement au manipulateur. Et c'est là qu'on retrouve très souvent, alors je dis manipulateur, mais ça peut être manipulatrice aussi. Et c'est là qu'on retrouve très souvent... En tout cas, moi, ce que me disent mes patientes, c'est voilà, oui, oui, non, mais il est bloqué, mais j'ai regardé ses stories ou alors là, il s'est connecté. Je vois qu'il se connecte beaucoup ou alors il a posté ça. Il a demandé des nouvelles. Il y a aussi, voilà, j'ai eu des nouvelles. Je demande des nouvelles à des amis en commun ou la famille m'appelle et me donne de ses nouvelles. Donc, du coup, il n'est pas vraiment bloqué. Donc oui, le numéro est bloqué, mais émotionnellement, le lien est... parfois encore totalement actif. Et c'est ça qu'il faut regarder parce que si vous vous dites, enfin si tu te dis je bloque mais en même temps j'ai quand même de ces nouvelles et je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas bien, il y a certainement de ça. Parce que le vrai problème, c'est justement là qu'il y a souvent une énorme confusion. Beaucoup de personnes disent je l'ai bloqué donc je suis sortie de l'emprise. Alors qu'en réalité, le manipulateur n'a pas, n'a même pas parfois pas besoin de te parler directement pour te manipuler. Pourquoi ? Parce qu'il continue encore d'occuper ton esprit, d'occuper ton attention, d'activer ton système nerveux, de provoquer de l'attente, de l'angoisse et de l'hypervigilance. Clairement, tout ce qu'il faisait quand vous étiez ensemble. Donc c'est juste une manière plus distante de le faire, mais c'est toujours la même chose. Donc bloquer quelqu'un aussi, pourquoi c'est important au final ? C'est dans quel but qu'on va bloquer ? Quelqu'un est notamment un manipulateur. Ce n'est pas seulement empêcher des messages d'arriver. Ce n'est pas ça. Et ça, c'est vraiment l'erreur de base que l'on fait. On se dit vraiment, c'est pour éviter d'avoir des messages. Mais en fait, c'est surtout pour reprendre l'espace mental et redévelopper à nouveau sa capacité de discernement, arrêter de surveiller ou d'attendre, arrêter d'être dans ces postures-là de surveillance, d'hypervigilance et d'attente. Arrêtez de vivre aussi au rythme de ces réactions. Voilà, si je poste ça, est-ce qu'il a regardé ? Du coup, comment il va réagir ? Parce que du coup, on a toujours ce fil-là qui nous maintient à lui, qui nous connaît. connecte à lui. Et c'est ça qu'on veut bloquer. Ce n'est pas seulement les messages. Et c'est sortir du besoin constant de vérifier aussi. Et c'est là que ça devient plus nuancé. Parce qu'il y a plusieurs réalités. Il y a les personnes qui sont dans des situations où elles pourraient couper le lien, même si c'est très difficile. C'est-à-dire que quand on n'a pas d'enfant avec le manipulateur, concrètement, on pourrait couper le lien, factuellement. Mais ça reste très difficile. Donc il y a ce type de situation. Et puis il y a aussi les personnes qui ne peuvent tout bonnement pas sortir le manipulateur de leur vie, notamment quand il y a des enfants. Et dans ces situations-là, le vrai travail n'est pas toujours de disparaître ou de tout couper, mais plutôt d'apprendre à réduire progressivement l'emprise psychologique et émotionnelle. Et c'est là aussi qu'à la fin de l'épisode, je te parlerai vraiment de ces trois modes relationnels pour te permettre de te situer en fonction de ta situation plutôt, de te permettre d'adopter le bon blocage entre guillemets mais non pas entre guillemets le bon blocage qui va te permettre vraiment de pouvoir réduire progressivement si tu es dans la situation avec tes enfants ou progressivement aussi si c'est sans les enfants mais comment on fait pour doucement permettre de couper parce qu'on le voit de manière brutale mais on peut aussi le faire progressivement et ça c'est vraiment ce dont je te parle à la fin de l'épisode Ensuite là, il y a quand même une vérité qui pique et qu'il faut absolument que je te parle. Parce que c'est justement cette vérité dont on ne parle jamais et qui est cruciale à comprendre. Parce que quand on parle de bloquer un manipulateur, on imagine souvent que le problème, c'est le contact. Alors que le contact, c'est quoi ? C'est les messages, c'est les appels, c'est les réseaux sociaux. Alors qu'en réalité, le vrai problème, il est ailleurs. Là, tu l'auras compris que le vrai lien n'est plus le téléphone. Très souvent, le vrai lien devient psychologique. C'est pour ça que mes podcasts, c'est vraiment pour te permettre de sortir de l'emprise psychologique, des manipulations psychologiques. Parce qu'à un moment donné, un manipulateur, quand il occupe ton esprit, ton attention et ton système nerveux, il le fait même quand il n'écrit plus. Là, j'ai eu une patiente qui... avait mis en place avec le manipulateur dont elle voulait se séparer, du no contact. Donc, elle ne voulait plus du tout d'appel, de contact, pendant à peu près un mois. Et là, j'ai su la semaine dernière qu'en fin de compte, elle regardait quand même ses stories, donc il voyait qu'elle voyait ses stories. Donc, on peut présupposer aussi quand même que du coup, il adaptait ses stories à ce qu'il fallait qu'elle voit. de la version qu'il fallait qu'elle voit de sa vie. Et elle, il voyait aussi ce qu'elle faisait. Donc on n'est pas sur du non-contact. Là, il continue d'être présent mentalement. Mais ça, c'est vraiment un angle mort. Un angle mort que la plupart du temps, on ne réalise pas vraiment. C'est tellement inconfortable de bloquer quelqu'un. C'est tellement inconfortable, et ça aussi, je vais t'en parler un petit peu après, quand je vais revenir sur les situations contrariées de mes patients. Mais c'est inconfortable. Donc on va avoir des petits biais comme ça qui vont nous permettre de le vivre de manière moins dure, moins violente pour soi et moins dure, moins violente pour l'autre. Mais on se retrouve quand même du coup à être hyper vigilante, à continuer à être hyper vigilante, à regarder si son prénom apparaît, à regarder s'il est connecté, à regarder l'heure de sa dernière connexion, à surveiller les stories, à analyser les publications, vraiment à imaginer ce qu'il pense, à se demander s'il s'ouvre. à se demander s'il va revenir. Donc émotionnellement, en fait, le système nerveux reste encore totalement accroché à lui. Et c'est là la grande confusion. Parce qu'on peut avoir bloqué quelqu'un sans être sorti de l'emprise. Et c'est là que je t'entends peut-être. Parce que je sais, beaucoup d'entre vous pensent que ça, ça signe l'amour. Mais non, hein. Et tu vas comprendre vraiment pourquoi dans quelques minutes. Mais c'est pas parce qu'on pense à l'autre que ça veut dire qu'on l'aime. Non, ça veut peut-être dire... aussi et surtout, notamment s'il s'agit d'un manipulateur, que tu es sous emprise. Et ça, c'est extrêmement important à comprendre parce que beaucoup pensent « je l'ai bloqué, donc je vais forcément aller mieux » . Alors qu'en réalité, si émotionnellement tu attends encore, tu surveilles encore, tu espères encore, tu vis encore au rythme de ces réactions ou en tout cas des potentielles réactions que ce que tu dis, ce que tu fais, ce que tu penses pourrait le faire réagir, alors une partie du lien est encore active. Et si ce sujet te parle, j'en parle en profondeur dans l'épisode YouTube, je crois qu'il s'appelle « Je sais qu'il me détruit, mais je reste la vérité sur l'emprise » . Je te le mettrai à la fin de la vidéo citée sur YouTube, mais je le mets aussi en lien dans YouTube. et sur les plateformes de podcast pour que tu puisses aller le voir à la suite de celui-ci parce qu'il complète vraiment tout ce qu'on vient de voir là et tout ce que je vais te dire encore aujourd'hui. Et donc, ça, ça change complètement le problème parce que du coup, la vraie question n'est plus simplement est-ce que je dois le bloquer, mais c'est aussi comment je fais pour reprendre de l'espace mental, comment je fais pour sortir de l'hypervigilance, comment je fais pour arrêter d'être... constamment tourné vers lui. Mais ça, dans les situations de manipulation, on est constamment tourné vers l'autre. Comment il va réagir ? Comment... Là, ce que je fais, qu'est-ce que ça va faire chez lui ? Est-ce que ça va le faire souffrir ? Est-ce qu'il va être bien ? Ah oui, là, ça va. Ah non, là, je ne peux pas dire ça comme ça parce que... Et donc, on se retrouve à se torturer le cerveau pour s'adapter à l'autre. Et c'est là où aussi, en général, on se dit je marche sur des oeufs. Et c'est justement ce qu'on va commencer à décrypter maintenant. Donc là, je vais te parler des situations concrètes, de ce que je vois systématiquement en séance. Alors systématiquement, très souvent en séance. Déjà, il y a une première situation. J'ai fait deux, trois, j'ai deux, trois situations en tête. La première, ça va être le blocage trop brutal. Là, cette patiente-là que j'ai en tête, elle avait bloqué sur le moment. Elle avait réussi à le bloquer parce qu'elle était énervée. Elle était en colère. Elle avait vraiment eu un ras-le-bol. Il y avait vraiment eu une dispute extrêmement plus forte que les autres. Et sur le moment, ça lui a permis de dire, j'ai un ras-le-bol général, stop, ça ne peut plus. Donc elle avait bloqué sur cette énergie de colère. Et sur le moment, ça lui avait procuré un énorme soulagement. Elle s'était dit, ça y est, c'est fini. Ok, je vais pouvoir avancer. Mais derrière... Comme le système nerveux n'était pas prêt. Ça, c'était une situation qu'elle avait eue avant de commencer l'accompagnement. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'à chaque fois, elle bloquait, elle se séparait et elle revenait. Ça devait faire la sixième ou septième fois qu'elle revenait. C'était sur une relation d'une vingtaine d'années. Donc voilà, je te parle de ça dans le sens où c'était quelque chose qui était douloureux, très honteux pour elle. Mais c'était logique que ça se fasse comme ça. Parce qu'à partir du moment où on bloque brutalement, Et sur une énergie de colère, sur un ras-le-bol, sans avoir rien préparé, sans avoir travaillé sur soi et sur notamment la régulation de son système nerveux, ben voilà, le système nerveux, il n'est pas prêt. Donc souvent, c'était soit quelques heures, soit quelques jours après, elle avait son angoisse qui montait, la culpabilité qui arrivait, la peur aussi, et très souvent, elle le débloquait. Elle le débloquait ou elle revenait. Donc ça, c'est... La première des choses, un blocage trop brutal, si ça c'est ce que tu as pu vivre aussi, c'est normal que ça craque. Parce que ça, très souvent, ce que l'on pense de nous quand ça, ça arrive, quand on le fait comme ça, c'est ben voilà, je suis faible, j'ai aucune volonté et j'y arriverai jamais. Alors qu'en réalité, le problème n'est pas forcément le blocage à cet endroit-là. Le problème, c'est que le cerveau et le système nerveux n'étaient pas encore capables de tenir cette coupure émotionnelle. Donc vraiment, si ça c'est quelque chose qui t'est arrivé, voilà, intègre bien et puis repasse ce passage-là au besoin. Il y a une autre situation aussi, c'est quand il y a des enfants. Alors quand il y a des enfants, là ça devient beaucoup plus complexe. Parce que quand il y a des enfants, on ne peut pas juste disparaître, juste supprimer le contact, juste entre guillemets. Parce qu'on vient de le voir, ce n'est pas évident de juste bloquer un manipulateur. Mais voilà, on peut encore moins. Ou on ne peut pas faire non plus comme s'il n'existait pas. Il y a forcément la notion de garde, d'organisation des horaires, le passage des enfants, les décisions communes, et puis parfois aussi les procédures, même si dans les procédures, moi ce que je préconise systématiquement, c'est de faire passer par l'avocat et de ne plus être en direct avec lui. Mais ça, voilà. Si c'est quelque chose qui t'intéresse d'ailleurs, dis-moi un petit peu en commentaire, parce que là, on a un projet avec Maître Héloïse Kawahishi, qui est avocate spécialisée aussi dans la prise en charge. des victimes ou notamment dans les situations de divorce qui accompagnent les personnes qui divorcent de manipulateurs. Je participe à un projet avec elle. Et donc, vos besoins, vos témoignages, dans le sens, vos attentes que vous pourriez avoir sont intéressantes aussi pour la formulation des prochains podcasts et de ce projet que l'on a avec Maître Elio Iskawichi. Donc voilà, en commentaire, dis-moi si c'est quelque chose qui t'intéresse de voir. comment permettre le divorce avec un manipulateur, notamment dans cette notion-là de blocage et de passer par l'avocat pour centraliser les échanges. Allez, parenthèse fermée. Il y a aussi une autre réalité dont on parle. le peu. Très souvent, la maman a adapté sa vie aux enfants. Et ça, c'est extrêmement fréquent. Donc très souvent, la mère a aménagé son travail, ses horaires, son organisation, sa disponibilité pour gérer la vie familiale. Et j'ai même là, aujourd'hui, j'ai parlé avec une de mes patientes, où elle a aménagé tout ça et où elle s'occupe des enfants qui ne sont pas les siens, mais qui sont les enfants de son conjoint manipulateur. Et donc, elle se retrouve en charge et en responsabilité de ses enfants à lui. parce qu'elle aussi, elle est leur belle-mère depuis qu'ils ont... Un des enfants, c'est depuis qu'il a deux ans et demi. Donc voilà, elle se dit, mais comment je vais couper tout ça ? Ce n'est pas possible. Alors que de l'autre côté, le père manipulateur, lui, il continue souvent à fonctionner selon son confort, son emploi du temps, ses contraintes, ses besoins. Parce qu'un manipulateur supporte très mal les contraintes. Je vous le redis. Enfin, je te le redis, au cas où. parce que j'en parle beaucoup de ça dans mes podcasts et ce que ça donne qu'en traitement c'est que très souvent qu'est-ce qu'il se passe, il finit tard il commence tôt, il n'adapte pas son organisation aux enfants donc c'est la mère qui continue encore à absorber une énorme partie de la charge et parfois il va préférer aussi, et ça j'ai une autre patiente en tête elle me disait mais oui mais en fait si je m'en occupe pas moi, c'est sa nouvelle compagne là qui se trouve être sa maîtresse aussi, à la base, qui va s'en occuper, qui va aller les chercher à l'école. Et donc, c'était très dur pour cette patiente-là de voir ça et de laisser faire ça. Parce que du coup, il ne va pas s'occuper des enfants lui, c'est quelqu'un d'autre qui va s'en occuper. Donc évidemment, pour beaucoup de mamans, c'est extrêmement oxygène. Et c'est pour ça que beaucoup essaient de garder la paix. Ça aussi, il faut vraiment le comprendre. Beaucoup de femmes se disent, je vais essayer que ça se passe bien, je vais éviter le conflit, je vais faire attention, je vais rester souple. Parce qu'elles pensent avant tout aux enfants, à leur stabilité, à limiter les tensions, à protéger le quotidien. Et c'est normal. Et honnêtement, dans une relation sienne, ce raisonnement est totalement logique. De ne pas couper, de ne pas centraliser par l'avocat, de ne pas être sur des échanges. nuancées, comme je vais t'en parler à la fin de cet épisode, mais de continuer à être accessible pour les enfants, et donc du coup de ne pas bloquer. Et le problème, c'est qu'elles appliquent des règles saines à une dynamique qui ne l'est pas. Et cette patiente-là, c'était ça. Elle appliquait cette règle saine, mais à une dynamique qui ne l'est pas. Parce que très souvent, on a cette croyance, en tout cas cette patiente-là avait cette croyance, qu'on peut bien finir. qu'on peut rester amis, qu'on peut trouver un équilibre sain, que pour les enfants, on doit être des parents qui s'adaptent, qui font comme il faut, qu'en expliquant calmement, l'autre finira par comprendre. Mais ça, dans une relation saine, c'est tout à fait possible, et c'est très bien de le faire comme ça. Mais avec une personne manipulatrice, le problème, c'est que la relation n'est pas pensée en termes d'équilibre, de c'est mieux pour les enfants, dans l'intérêt supérieur de l'enfant, comme on dit en juridique. Mais elle est pensée en termes de, pour eux, confort personnel, contrôle, intérêt personnel et rapport de force. Et c'est là que beaucoup de femmes s'épuisent. Ah, ça gratte ! Ça gratte typiquement à cet endroit-là, voilà. Parce qu'elles continuent d'essayer d'expliquer, d'arrondir les angles, d'être compréhensives et de maintenir une bonne entente. Mais avec quelqu'un qui, lui, raisonne surtout en fonction de ce qui l'arrange lui, de ce qui est plus confortable pour lui, de ce qui lui permet de garder du contrôle, forcément, plus une personne essaye de faire en sorte que ça se passe bien, plus elle risque de s'épuiser psychologiquement, et c'est ce qui s'est passé pour ces personnes-là. Donc, à un moment donné, c'est là où travailler sur le blocage, travailler sur la centralisation des messages, Je vais t'en reparler. Travailler sur ça, c'est extrêmement important, vital, nécessaire. Et c'est grâce à ça qu'on va commencer à pouvoir sortir d'emprise. Parce que le problème, c'est pas... Là, on rentre dans les décryptages psychologiques, mais le problème n'est pas le manque de volonté. Et ça, c'est extrêmement important aussi à comprendre. Parce que très souvent, quand une personne n'arrive pas à bloquer, qu'est-ce qu'elle pense ? Je suis faible, je l'aime trop. Ça, je l'entends aussi très souvent, je l'aime trop. C'est voilà, je manque de courage, qu'est-ce qu'on me dit aussi, j'y arriverai jamais, je suis dépendante émotionnelle. Alors que le problème en fait, réellement, il est ailleurs. C'est que tout simplement le système nerveux est encore accroché. Parce que dans une relation toxique, le cerveau finit souvent par associer cette personne à du stress, de l'angoisse, de la peur, de l'attente. Mais aussi à ce qui vient derrière, à l'apaisement, soulagement, retour au calme. Et c'est ça qui crée énormément de confusion. Et ça, je t'en parle énormément de cette notion d'addiction, de comment sortir d'une relation toxique et comment cette addiction s'est mise en place. Je t'en parle dans la masterclass « Sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner » . Cette masterclass, si tu veux aller la voir, je te la mets en description. Et c'est celle-là qui va, parce que je ne peux pas l'expliquer à chaque fois dans mes podcasts, mais c'est celle-là qui va vraiment t'expliquer cette notion-là d'addiction. Le lien d'emprise, c'est comme un phénomène d'addiction. Donc, je te l'explique vraiment en profondeur dans cette masterclass-là et je te donne aussi les solutions par rapport à ça. Comment sortir de cette emprise-là ? Donc voilà, n'hésite pas à aller la regarder, je la mets en description. Parce que le piège de l'emprise, c'est que la personne qui te fait souffrir, elle devient aussi celle que ton cerveau cherche pour calmer cette souffrance. Et neurologiquement, c'est un piège extrêmement puissant, d'où l'intérêt d'en sortir. Parce que du coup, plus tu souffres, plus tu penses à lui, plus tu veux couper, plus l'angoisse monte, et plus tu ressens le besoin de reprendre contact. Même quand consciemment, tu sais que la relation te détruit. C'est pour ça que je la compare vraiment à cette notion-là d'addiction, à cette personne-là. Parce que c'est pour ça que certaines personnes reviennent. Pas parce qu'elles aiment souffrir, pas parce qu'elles sont folles, mais souvent parce que leur système nerveux est saturé, parce qu'elles cherchent aussi à faire redescendre l'angoisse. Et quand on est hyper angoissé, ben voilà, moi je vois, dans ma vie passée, c'était vraiment ça. Il y avait des fois, je voyais qu'ils me gazlightaient, je voyais que... Ça n'avait pas forcément beaucoup de sens ce qu'ils disaient, mais bon... J'en avais marre. C'était trop lourd de tenir le truc. Et puis ça m'angoissait énormément. Donc je préférais... Allez, c'est bon. Il a peut-être raison. Et puis de toute façon, les manipulateurs sont bons aussi dans leurs mensonges. Un bon mensonge, ça a quand même une part de vérité. C'est-à-dire qu'il y a une petite vérité qui le distende complètement. Il distende la réalité autour de ça. Et ça, je t'en parle beaucoup dans la masterclass aussi. ils distordent la réalité, et puis ça en fait un gros gaslighting, que tu te dis, bon, peut-être que c'est ça, peut-être que j'exagère peut-être, ou oui, effectivement, voilà, tu le sens le truc. Et donc, comme on veut retrouver cette sensation de sécurité, et comme on veut calmer aussi l'angoisse, le manque aussi potentiel, même si cette sécurité est en réalité toxique, on le fait. Et la culpabilité, elle joue aussi un rôle immense. On ne peut pas la mettre de côté non plus, parce que beaucoup de manipulateurs installent progressivement l'idée que poser une limite, c'est être méchante. Et nous, on ne veut pas être méchante. C'est que couper, bloquer, c'est abandonner. Et on ne veut pas abandonner. Ils nous font penser aussi que se protéger, c'est faire souffrir l'autre. Et on ne veut pas très souvent... Quand on est avec un manipulateur, on a un schéma d'abnégation. Schéma d'abnégation qui fait qu'on fait passer les besoins des autres avant nos propres besoins. Encore une fois, ça je te le dis dans la masterclass. Beaucoup plus en profondeur, donc je ne vais pas revenir là. Mais ce schéma-là fait qu'on a l'habitude de faire passer les besoins de l'autre avant nos propres besoins. Donc, penser qu'on veut le faire souffrir consciemment, c'est insupportable. Alors qu'en fait, non, c'est juste on se protège. Mais lui, il nous fait passer comme... Le faire souffrir. Avoir l'intention de le faire souffrir. Ils vont nous faire penser aussi que dire non, c'est être égoïste. Et là, encore une fois, quand on a le schéma d'abnégation, c'est pas possible. S'entendre dire ça, c'est pas possible. Donc à force, certaines personnes finissent par se sentir responsables. Responsables de quoi ? Responsables des humeurs du manipulateur. Responsables de sa souffrance. Responsables même de sa colère. Voir de sa stabilité psychologique. Et bloqué devient alors vécu comme... une violence, une trahison ou un abandon. Il y a quelque chose de très important aussi là à comprendre, c'est que bloquer quelqu'un, ce n'est pas seulement une action technique. Ce n'est pas juste appuyer sur un bouton ou supprimer un contact. C'est parfois un énorme bouleversement émotionnel, neurologique et psychologique. Et c'est justement pour ça qu'on ne peut pas réduire ce sujet à « bloque-le et passe à autre chose » . Donc, c'est extrêmement important de voir que bloquer C'est pas simple, vraiment pas simple. Et donc là maintenant, on va aller sur le pratico-pratique avec les trois modes relationnels. C'est là qu'on va arrêter tout net de dire, bloque-le, coupe-tout, no contact absolu. Parce que dans la vraie vie, les choses sont souvent beaucoup plus nuancées que ça. Et surtout, toutes les situations ne demandent pas la même stratégie. Je vais te le répéter ça parce que c'est très important. Toutes les situations ne demandent pas la même stratégie. C'est aussi pour ça que c'est crucial, on va dire, d'être accompagné, à mon sens. Parce que si tu essayes de calquer une situation qui va bien à quelqu'un, qui a bien fonctionné pour quelqu'un à ta situation, peut-être que ça ne va pas du tout marcher. Et le risque, c'est de te dire, ben non, moi je ne peux pas par exemple le bloquer. Parce que j'ai testé, ça avait bien marché pour elle, mais pour moi ça ne marche pas, donc ça veut dire que le blocage ce n'est pas bon pour moi. Et tu risques de mettre de côté quelque chose qui est essentiel à faire, mais par contre à faire de manière adaptée à ta situation. Donc là, je vais te montrer les trois modes relationnels. Donc déjà, quand il y a cette notion de, peut-être que ce serait bien que je le bloque. Le mode relationnel premier que l'on peut faire, c'est la sortie psychologique de l'emprise. Et je commence volontairement par celle-là, parce qu'au fond, c'est souvent le plus important. La vraie sortie de l'emprise commence très souvent ici, quand toute ta vie intérieure n'est plus organisée autour de lui. Donc ça veut dire quoi, qu'en traitement ? Ça veut dire, progressivement, d'arrêter de surveiller, d'arrêter d'attendre, d'arrêter de vivre tourné autour de ses réactions, de ne plus chercher non plus à contrôler ce qu'il pense, à calmer, alors contrôler ce qu'il pense, c'est-à-dire à sonder ce qu'il pense, pas vouloir qu'il pense de telle manière ou de telle manière, mais plutôt à checker, est-ce qu'il va penser ça, est-ce que ci, est-ce que là. Ne pas chercher non plus à calmer ses émotions, arrêter de vouloir bien faire pour éviter ses réactions, et franchement ça, c'est encore... Moi je vois, je suis comme ça, je veux toujours bien faire, et je sais que la plupart de mes patients, et donc la plupart des personnes qui m'écoutent, veulent bien faire souvent tout le temps et et de manière générale et avec un manipulateur ça donne quoi c'est vouloir bien faire pour éviter ces réactions mais ce bien faire c'est important aussi de se donner des latitudes par rapport à ça et donc de travailler sur les schémas et donc de recommencer progressivement à revenir vers soi et ça c'est beaucoup plus profond qu'un simple blocage. Donc, l'invitation... Le premier, c'est de ne pas forcément se mettre sur du blocage, mais se mettre sur une observation et un travail de retour à soi. Moi, c'est vrai que je le fais avec de l'autocompassion dans mon accompagnement l'impactante. C'est l'accompagnement pour les personnes qui veulent sortir des relations toxiques. Mais voilà, dans cet accompagnement, moi, je le fais avec Libertois qui est de l'autocompassion. Et donc c'est ce que vraiment je t'invite à faire, parce que c'est cette notion-là, pratiquer l'autocompassion, c'est-à-dire cette bienveillance, donc ce schéma d'abnégation, mais pour toi. Et je sais que ce n'est pas évident quand on n'a pas les outils, parce que très souvent on pense qu'on est égoïste, alors que non, c'est ça la pratique de l'autocompassion, c'est s'amener de l'amour à soi, s'amener de la compassion à soi, et sans. justement penser que c'est de l'égoïsme. En tout cas, c'est l'autocompassion qui permet de le faire en chantant un petit peu ce truc d'égoïste. Mais bon voilà, moi c'est vraiment ce que je t'invite à faire, c'est pas forcément de te mettre martel en tâte, de le bloquer. Donc si pour toi le blocage est compliqué, c'est déjà cette première chose que tu peux faire. Pratiquer de l'autocompassion pour te permettre de ne plus surveiller, d'attendre tout ce que je viens de te dire là. Après il y a le mode relationnel, le deuxième mode relationnel qui est le contact cadré. Ça c'est, je le vois énormément quand il y a des enfants et c'est vraiment ce que je préconise quand il y a des enfants. parce qu'on ne peut pas... Tout couper. Donc, on va cadrer. Parce que parfois, voilà, ce n'est pas possible de couper complètement, mais il faut quand même continuer certains échanges. Donc, le travail, ça ne va pas forcément être de supprimer totalement le comptable, mais plutôt... Alors, ça peut, hein. On peut mettre en sourdine le téléphone du manipulateur. Et surtout... de centraliser les échanges à un endroit. On va limiter les échanges, les rendre plus factuels, plus courts, plus cadrés, moins émotionnels. Moi, dans mon histoire personnelle, après ma séparation, c'est ce que j'ai fait, mais progressivement. Et le fait de voir les échanges, déjà, je suis passée en premier lieu par écrit. Donc, les écrits, c'était par texto. ou par mail. Et donc le simple fait déjà de voir noir sur blanc ce qu'il me disait, ça a été un choc pour moi. Ça a été un choc parce que ça y est, je voyais son délire. Je voyais tout ce qu'il y avait dans sa tête écrit noir sur blanc. Il y avait moins d'activation émotionnelle. Je pouvais les lire, je pouvais les relire à tête reposée et je voyais bien qu'en n'y répondant pas dans le stress immédiat, Mes réponses, elles évoluaient et elles continuent d'évoluer au fil des jours. C'est-à-dire que quand tu reçois un message du toxique, alors quand tu lui parles déjà, parce que bloquer c'est ça, pourquoi on veut bloquer aussi ? C'est parce qu'on veut arrêter qu'il nous bombarde, qu'il nous gazlighte. Donc quand ça y est, tout ce gazlighting, il arrive par écrit, ben waouh ! Tu vois que très souvent les phrases ont ni queue ni tête, déjà. Tu vois que... la réalité, c'est pas du tout ça. Sauf que quand c'est à l'oral, t'es tellement en stress émotionnel que ton système nerveux, il est tellement saturé que il y a des choses que tu verrais, mais que là, tu vois pas. Et puis comme il te rebombarde derrière, t'as pas le temps de respirer. Alors ça, c'est pour certains profils de manip, pour ceux qui ont la parole vraiment, qui sont très loquaces, pas pour les taiseux, mais pour les manipulateurs qui parlent beaucoup. Je sais que que ça peut peut-être te parler. Voilà, on n'a pas le temps de réfléchir et de se poser, alors que quand c'est par écrit, on peut lire, on peut relire. Donc on va avoir ce premier G de lecture, ce premier choc, donc on va être un peu en catatonie, c'est-à-dire un lapin pris dans les feux. Mais bon, il n'y a pas d'incidence parce que c'est face à un écrit. Donc là, moi, ce que je préconise, c'est d'attendre toujours 2-3 jours avant de répondre. parce que tu vas voir que sur les... 2-3 jours, ton mental va complètement changer de cap. Mais complètement. C'est-à-dire qu'au début, tu vas le lire, tu vas avoir un premier jet dans ta tête. Voilà, il a voulu dire ça, il a fait ci, il a fait là. OK. Le lendemain, tu vas le relire. Ah oui, mais non, mais il y a des nuances. Ah oui, mais non, mais là. Ah oui, putain, mais en fait, ce n'est pas du tout pareil. Pardon pour mon langage. Et puis, le surlendemain, tu vas encore le relire et ça va être encore une autre version. Et donc, toi, les réactions que tu vas avoir... Plus ça va aller, plus ça va être. Plus de la réaction, mais de l'action par rapport à ça. Donc, je préconise toujours à mes patients de prendre du temps pour répondre. Alors moi, je te parle de trois jours. Dans l'idéal, c'est ça. Si c'est moins de temps, qu'il te faut moins de temps. Mais jamais répondre à chaud. Jamais, jamais, jamais dans la minute. Jamais dans l'heure. Jamais, jamais, jamais. Et parce que de toute façon, très souvent, ils envoient des messages comme ça. Et pour nous mettre en urgence. Donc, il ne faut pas écouter leur urgence. Il faut vraiment se calmer, c'est comme si tu n'étais pas disponible pendant cette heure-là, ce jour-là, pour que ton système nerveux ait le temps de se réguler et pour pouvoir répondre efficacement et hors émotion. On ne prend aucune bonne décision sous l'émotion. On ne prend aucune bonne décision sous l'émotion. C'est pour ça que la première chose à faire quand on veut sortir d'emprise, quand on veut sortir d'une relation toxique, c'est de réguler son système nerveux et se recentrer sur soi. C'est vraiment les deux... Must, vraiment. Et ce qui change énormément les choses, c'est quand une relation devient plus fonctionnelle qu'émotionnelle. Par exemple, parler uniquement des enfants dans les échanges aussi, uniquement de l'organisation, uniquement du concret, et arrêter progressivement les longues explications, les justifications, ne pas jamais se justifier, surtout au grand jamais se justifier. Les débats émotionnels, on n'est plus là pour ça. S'il te dit, tu veux la guerre, écoute, pense ce que tu veux. je parle beaucoup des techniques du brouillard aussi parce que à un moment donné on arrête de se débattre émotionnellement on arrête de vouloir qu'ils comprennent et le blocage permet ça et le blocage cadré en particulier on arrête aussi progressivement les tentatives de se faire comprendre ou qu'ils comprennent stop it now c'est vraiment Il y a des choses vraiment impératives et ça, ça en fait partie. Les discussions qui tournent pendant des heures, ça n'a aucun sens. Et que ce soit à l'oral ou à l'écrit. Il y a des fois, il y a des choses, tu ne vas même pas les relever. Parce que ça n'a pas d'intérêt. Mais ça demande de la renonciation pour soi. Au début, on se dit, on aimerait bien quand même réagir, on aimerait bien lui dire ce qu'il... Mais non. Parce qu'à chaque fois, le manipulateur, si... tu ne fais pas ça, il va récupérer du contrôle de l'attention et de l'énergie émotionnelle. L'énergie émotionnelle. On ne lui donne pas ça. Et après, le mode relationnel, le dernier mode relationnel, tu l'auras compris, c'est la coupure totale. Donc là, c'est maintenant, je bloque complètement. Et dans certaines situations, la coupure totale est réellement ce qui protège le plus. Vraiment. Notamment quand chaque échange te fait rechuter, quand tu replonges émotion aussi. à, émotionnellement, à chaque contact, quand il y a du harcèlement aussi, on arrête tout net, quand il y a de la manipulation constante, quand tu sens en fait que ce qu'il te dit a vraiment un impact et change tes comportements, et que ces comportements-là lui vont plus à lui qu'à toi, sont plus avantageux pour lui que pour toi, et de manière répétée, et pas juste. Quand il y a des violences psychologiques importantes aussi, quand ton système nerveux est complètement saturé. Dans ces situations-là, réduire les accès au maximum peut être extrêmement aidant, mais ça, ça se fait progressivement. Alors je te dis couper total, mais progressivement, mais en tout cas progressivement dans ta tête. C'est-à-dire que ne pas faire comme les situations dont je te parlais tout à l'heure, de brûter, couper. brutalement d'un coup, sous le coup de la colère. Non, c'est de se dire, moi ça c'est ce que je travaille beaucoup avec mes patientes, mais se dire voilà, là pour le moment tu vis ça comme ça, on peut envisager le blocage, comment tu le sentirais, à quel moment tu penses que ça pourrait intervenir, comment tu pourrais faire, voilà. Et en fait, c'est on programme ça dans notre tête, on programme un chemin par rapport à ça, Et on sait aussi, on anticipe ce qu'il va y avoir après. Donc, comment tu vas te sentir après si tu le fais dans cette situation-là ? Qu'est-ce que ça va te faire ? Ok, dans ta vie, est-ce que ça va être handicapant ou pas ? Oui, non, comment ? Et donc, ça permet, en fin de compte, de vraiment tracer le chemin. Ce qui fait qu'après, tout naturellement, j'ai envie de dire, le corps, il va faire ce qu'il a à faire quand c'est le bon moment. Et le simple fait... Ça, je le compare aussi très souvent, c'est la métaphore que je fais. Quand j'étais plus jeune, quand je faisais mes études à la fac d'ex, de psycho justement, j'avais des appartements, j'ai déménagé plusieurs fois, à chaque fois je n'avais pas de balcon. Et c'était très dur pour moi, très très dur pour moi, parce que je ne pouvais pas aller dehors et tout. Quand j'ai pu avoir un appartement avec un balcon, j'étais super contente parce que j'avais enfin ce balcon. Mais je n'y allais jamais. Mais... Je savais qu'il était là et je me sentais mieux. Et c'est un petit peu ça, le fait d'avoir en tête ce chemin-là sur le blocage. C'est que c'est comme le balcon, à partir du moment où tu sais que tu as cette sortie-là, tu sais que tu peux l'utiliser quand tu en as besoin, ça te soulage parce que tu as ton échappatoire qui est légitime, qui a été travaillé avec quelqu'un qui... Ben voilà. C'est aussi, tu te sens véritablement légitime, tu sais que c'est ok de le faire comme ça, de A à Z, et il n'y a plus qu'à attendre le bon moment, tu vois. Et là, si tu le fais même après une dispute ou quoi avec l'énergie de colère, mais ce n'est pas disproportionné parce que... que tu sais que ça c'était quelque chose, que tu t'étais câblé à l'avance. Et ça change tout. Et voilà comment tu peux faire une coupure totale, en l'ayant anticipé. Et tu vois, à aucun moment, donner ici, ce n'est tout noir ou tout blanc. Parce que selon ton niveau d'emprise, ta sécurité émotionnelle, la présence d'enfants ou pas, le niveau de manipulation, le harcèlement qu'il pourrait y avoir, ta capacité actuelle aussi à tenir une coupure, la stratégie ne sera pas exactement la même. Et ça, c'est extrêmement important à comprendre. D'où l'intérêt de mieux se renseigner sur les phénomènes d'emprise que tu peux avoir à l'intérieur de toi. Et donc c'est là où je te renvoie encore une fois à la masterclass. Parce que c'est vraiment avec ces éléments-là que tu vas comprendre cette mécanique interne et comment la chanter. Et maintenant, voilà enfin la question à te poser. Parce qu'au final, qu'est-ce que c'est la vraie question à se poser ? Parce qu'on l'a compris, ce n'est pas est-ce que je dois le bloquer ? mais plutôt, Qu'est-ce qui me protège le plus psychologiquement et émotionnellement aujourd'hui ? Parce que très souvent, dans les relations toxiques, on finit par organiser énormément de choses autour de ses réactions, de ses émotions, de ses besoins, en oubliant tout simplement soi. Et parfois, la sortie d'emprise commence juste ici. J'espère que ce podcast t'a aidé. Pense à mettre un petit like ou une petite... étoile, ça soutient le podcast et ça va aider d'autres personnes aussi. Je te mets le lien de l'épisode dont je t'ai parlé, de la masterclass et je te dis à la semaine prochaine, à dimanche prochain pour débunker encore les phénomènes d'emprise. Je t'embrasse, bye !