Speaker #0Le problème, ce n'est pas que tu l'aimes, le problème, c'est que tu es tombée amoureuse de son potentiel. Tu attends qu'il devienne enfin cette version de lui que tu as aperçue au début ou que des fois tu aperçois par moments, celle qui te promet de faire des efforts. Mais cette attente est un piège plus dangereux encore que la relation elle-même. Je suis Sandra Rocolin, je suis psychologue spécialisée dans les phénomènes d'emprise et aujourd'hui je vais t'expliquer pourquoi ton espoir est ton pire ennemi et comment briser enfin ce cycle d'addiction. Cet épisode s'adresse à toi si tu sais que cette relation te fait souffrir, ta relation amoureuse en particulier. Que tu sois une femme ou un homme, même si je vais plus m'adresser aux femmes ici. Mais qu'une partie de toi continue d'y croire. Il y a vraiment ce phénomène d'ambivalence très souvent. Et si tu te dis encore, il peut changer, il peut évoluer, il peut redevenir comme au début. Et qu'à chaque fois que tu peux prendre de la distance... Il fait juste ce qu'il faut, pas plus, mais juste ce qu'il faut pour te faire douter. Ou alors il en fait des caisses pour te faire douter et te faire revenir. Ce que je vais te dire aujourd'hui, ça va peut-être changer la façon dont tu interprètes ces efforts parce que ce que tu prends pour du changement n'en est peut-être pas. Avant de commencer, pense à t'abonner pour ne rien rater des prochains épisodes qui vont paraître tous les dimanches. Et si tu veux aller plus loin, tu peux même regarder la Masterclass que je t'offre en description pour comprendre exactement ce qui se joue dans ce type de relation. Et ce serait franchement dommage de passer à côté. En réalité, le problème, ce n'est pas que tu l'aimes. Le problème, c'est que tu crois encore qu'il va changer. Surtout quand il te dit, cette fois j'ai compris, c'est différent, et que tu penses qu'il peut évoluer. J'ai même entendu, et très souvent je l'entends ça, des personnes qui viennent en séance avec moi, il a eu un électrochoc, là ça y est, c'est bon, il a compris. Mais en même temps, tu sens aussi au fond de toi qu'il y a une petite voix qui commence à s'épuiser. Je veux parler de cette attente. qui ne finit jamais, l'attente qu'il devienne enfin celui que tu vois par moment, l'attente que cette version de lui reste. Et cette attente-là, elle est encore plus piégeante que la relation, parce qu'elle te fait rester, même quand tout en toi te dit de partir. Et on a vraiment ce décalage entre ce qui est de l'ordre du cortex, le cortex sait quand il analyse la situation, quand tu analyses la situation froidement, tu sais que tu devrais partir. Tu sais que ça ne peut plus durer, que ce n'est pas une relation qui te fait être heureuse et qui va te faire être heureuse sur le long terme. Mais il y a une partie aussi du système nerveux limbique qui, alors j'utilise des termes là, mais en fait de tes émotions, tes émotions, ton cœur on pourrait dire, te dit oui mais bon l'amour c'est ça, c'est important de rester dans les mauvais moments, l'amour ce n'est pas que des bons moments, tu crois que c'est ton cœur qui te parle à ce moment là. Mais en fait, c'est plus ton système nerveux qui se met en berne et qui te dit hop là, danger, inconnu, inconnu, ça ne va pas, voilà. Si tu veux en savoir plus sur ce mécanisme-là d'addiction, qui peut s'apparenter à de l'addiction, j'ai fait la masterclass « Sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner » . Je te la mets en description juste en dessous pour que tu puisses aller la voir et aller regarder plus en profondeur de ce côté-là. Aujourd'hui, on va beaucoup se concentrer sur le fait que c'est beaucoup plus difficile d'accepter qu'il ne changera pas que d'espérer encore un peu. C'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui. Par exemple, moi, mon ex, je voyais qu'il me manipulait, je voyais qu'il n'était pas cohérent sur plein d'aspects. Moi aussi, j'ai cru, j'ai vraiment pensé qu'il pouvait changer. Et il me disait souvent, j'ai pas l'intention de te blesser. Ça, c'était son mot absolu, sa phrase absolue, c'était j'ai pas l'intention de te blesser. Et ça, le simple fait qu'il me dise ça, ça me soulageait. Parce que je me disais que c'était... pas contre moi, même si je lui disais, mais oui, mais d'accord, mais ok, le nombre de fois que j'ai pu la répéter cette phrase, d'accord, que t'es pas l'intention, ok, mais regarde, un vase, tu le casses, même que t'es l'intention ou pas de le casser, il est cassé à un moment donné, il faut le réparer, donc il faut faire des choses pour réparer. Et des fois, il arrivait à me retourner le cerveau, la plupart du temps, il arrivait à me retourner le cerveau pour me faire dire, enfin pour pour que je crois au fait que son intention n'était pas de me blesser. Et en même temps, il connaissait mon histoire. Et moi, je connaissais la sienne et son enfance difficile. Donc, dans ma tête, tout s'expliquait. Je me disais, voilà, il sait comment je suis. Mais surtout, moi, je connais, je sais son histoire. Je sais que ça n'a pas été simple pour lui. Bon, en plus, moi, je suis psy. Donc, ce que je veux dire quand je dis en plus, moi, je suis psy, mais comme la plupart de mes patientes et peut-être comme toi aussi. Tu as cette volonté de faire du bien à l'autre, de le soulager, peut-être même que tu es dans le syndrome de la sauveuse. Et donc, ou dans un métier qui est en lien avec l'autre, au service à l'autre. Si c'est ça, ça peut vite te piéger en fait. son histoire et son enfance difficile. Moi, je voyais qu'il me manipulait, mais je comprenais pourquoi. Et ça, ça me piégeait aussi. Parce que comprendre ne m'empêchait pas de partir. Et c'est là où, je te disais tout à l'heure, le cortex et le système limbique, le système nerveux, le cortex, c'est vraiment, on comprend les choses, on voit les choses, on les capte très bien. Mais le système nerveux, c'est notre incapacité. À partir malgré le fait qu'on sache qu'il faut partir. Ok ? Donc moi, dans mon histoire, je me disais, il souffre, donc je dois être patiente. Je me mettais dans une posture de sauveuse vraiment et d'empathie extrême. Et dans cette posture-là, qu'est-ce qu'il fait ? C'est en s'oublissant. Et puis, du coup, ça me donnait une bonne raison de rester. Une raison noble. Qui me faisait me sentir légitime. Sauf que ça ne changeait rien à ce que je vivais. Peu importe l'intention qu'il avait, la douleur, elle était là. Et c'est ça vraiment que tu as à regarder. Encore tout à l'heure, j'étais avec une patiente qui me disait est-ce qu'il est conscient ou pas de ce qu'il fait ? Est-ce qu'il est conscient ou inconscient du mal qu'il fait ? Et ce que je lui ai répondu, c'est on s'en fout. Ce n'est pas la question, ok ? Alors oui, bien sûr, d'un point de vue philosophique, est-ce que l'amour... On peut se poser ce type de questions. Et est-ce que c'est conscient ou inconscient ? Allez, on peut se poser la question. Mais il ne faut pas que ce soit central à tout ce que tu vis. Parce qu'au final, on n'a pas vraiment la réponse. Moi, j'aurais tendance à te dire, bien sûr qu'il est conscient. Évidemment qu'il est conscient. Alors peut-être pas conscient au sens où toi, tu es consciente quand tu crées une émotion chez l'autre dans toutes les nuances. Peut-être qu'il ne perçoit pas toutes les nuances que toi, tu perçois. N'empêche qu'il sait très bien qu'il fait mal quand il fait mal. Il sait très bien qu'en faisant ça, quand tu lui as dit 15 fois que ça, ça te faisait mal, il sait très bien qu'il va te faire mal. Donc il en a pleinement conscience. Mais, et ça je te ramène au dernier épisode de podcast du dimanche dernier, je vais te le mettre en lien aussi, sur « Il te ment » , sur le fait de pourquoi on peut avoir honte du fait de s'être fait avoir par un manipulateur. Mais c'est exactement ça, c'est parce qu'il te fait passer des vessies pour des lentes termes, c'est le mensonge numéro 2 dont je te parle dans ce podcast. Mais voilà, pour dire que oui, il a une émotion, mais l'émotion dont il te parle, ce n'est pas l'émotion qu'il a réellement. Il va te dire qu'il n'a pas l'intention, que ça l'embête de t'avoir fait ça, mais au final, non, pas du tout. Peut-être que ça l'embête, oui, mais peut-être que ce n'est pas... d'avoir fait du mal, c'est de ne pas avoir obtenu tout ce qu'il voulait. Même si c'est certainement très difficile d'entendre ça pour toi. Mais voilà, selon le degré de leur manipulation, de leur profil de manipulation, ça peut aller jusqu'à ça. Moi, je lui disais très souvent, cette histoire de vase, que l'intention était différente de l'impact. Donc, il l'a compris. Mais il n'empêche qu'il répétait la même situation à chaque fois. Et ça, ça fait très comportement de manipulation. Quelqu'un qui n'est pas dans la manipulation, tu lui dis des choses une fois, deux fois, trois fois, il ne va pas les refaire. Il y a peut-être un temps de latence pour dire deux, mais au bout de la dixième fois, ce n'est pas qu'il n'a pas compris. Ce n'est pas qu'il n'a pas l'intention. Non, c'est qu'il a une intention que tu ne connais pas encore et il souhaite avoir un réel impact sur toi. Et pendant longtemps, ça m'a suffi et j'avais besoin de croire qu'il ne voulait pas me faire du mal et ça me suffisait. Puis jusqu'au moment où ça ne m'a plus suffi. Et là, j'ai compris que comprendre quelqu'un ne doit jamais te coûter ta paix. Et son passé n'excuse pas ce que tu subis. Et d'ailleurs, ça m'intéresse de savoir en commentaire, est-ce que tu peux m'inscrire la phrase qu'il t'a sortie et qui t'a fait replonger alors que tu t'étais juré de partir par exemple. Je lirai vos retours et je vous donnerai un petit peu mon avis de psy sur ce qui se joue à ce moment-là pour que ça t'éclaire dans ta situation bien spécifique. Parce que des fois on peut se dire oui mais ça c'est de manière générale mais dans ma situation c'est pas ça. Alors qu'à tout moment dans ta situation c'est exactement la même chose et c'est ça que je veux essayer de t'aider à apercevoir. Donc aujourd'hui je vais t'expliquer quatre choses. Pourquoi tu continues d'y croire même quand tu sais ? Pourquoi ce que tu vois comme un changement c'est en réalité un piège ? Pourquoi même en n'ayant tout compris, tu replonges quand même ? Et surtout, ce qui change vraiment tout pour en sortir définitivement ? Alors le premier point, pourquoi tu continues d'y croire même quand tu le sais ? Donc l'idée centrale de ce point-là, c'est que tu ne restes pas pour ce qu'il est. Tu restes pour ce que tu as déjà. vu de lui. Je te la répète, tu ne restes pas pour ce qu'il est, tu restes pour ce que tu as déjà vu de lui. Tu vois bien que ça te fait souffrir, tu sais que ça recommence encore, mais dès qu'il redevient doux, tout se brouille. La croyance et la peur que tu peux avoir par rapport à cette situation-là, c'est qu'au fond, c'est quelqu'un de bien. C'est juste une phrase, il peut redevenir comme au début. Tu as peur de passer à côté de la bonne version de lui. Et le verbatim intérieur que tu te fais, enfin ce que tu te dis vraiment à l'intérieur, c'est là c'est différent, je le sens, il est sincère, il faut juste lui laisser du temps, je ne peux pas partir maintenant. Et l'impact émotionnel que ça va avoir, c'est que tu vis dans une attente permanente, tu passes de l'espoir à la chute systématiquement, c'est au bas, ce mode déstabilisé vraiment. Tout à l'heure, qu'est-ce qu'elle m'a dit la patiente ? Elle m'a dit... Je fais des up and down. Voilà, c'est vraiment ça. Tu t'épuises sans t'en rendre compte. C'est comme si tu étais suspendu à ces comportements tout le temps. Cet effet, je marche sur des oeufs. C'est comme... Quel exemple pourrais-je te prendre ? Oui, c'est comme un mirage dans le désert. Tu vois de l'eau, tu avances, mais plus tu avances, plus ça disparaît. Tu la vois, l'image ? Voilà. La prise de conscience, c'est ce que tu appelles le vrai lui. Ce sont des moments. Et ce n'est pas une réalité stable. Tu es attaché à une version de lui à un moment donné, à un instant T, qui était bien stratégique dans son protocole à lui. Et ça, ça n'existe pas sur la durée. Donc, ce que tu peux te dire intérieurement, c'est est-ce que tu es amoureuse de lui ou est-ce que tu espères encore retrouver une part de lui ? Ou en fait, de ce que tu espères encore retrouver de lui. Et ça, tant que tu ne le comprends pas, clairement, tu restes accrochée à quelque chose qui te fait mal. Et là, je reviens à la masterclass, parce que c'est exactement ce que je décortique dans cette masterclass, donc je t'invite vraiment à aller la regarder. Et c'est exactement aussi ce que je vois chez les femmes que j'accompagne. Elles savent, mais elles espèrent encore. Et c'est cet espoir-là qui les fait rester, beaucoup plus que l'amour qu'elles ont pour leur partenaire. C'est l'espoir qui fait rester plus que l'amour. Et c'est le manque d'espoir aussi de se dire... Enfin... Je ne sais pas comment je formulais le truc, mais à l'orateur. C'est le fait qu'elle n'ait plus espoir. Notamment, ça c'est souvent quand on est déjà parti et qu'on est revenu. On a cette perte d'espoir que ça peut changer et qu'on peut partir vraiment sans revenir. Donc d'un côté, on a l'espoir illusoire qu'il change. Et on a le manque d'espoir personnel de notre capacité à sortir de cette situation-là. Alors le point 2 dans lequel je vais aller là maintenant, c'est pourquoi ce que je vois comme un changement est en réalité un piège. Ce que tu prends pour un changement, c'est justement le moment où il sent que tu es en train de partir. Ça c'est très important, ok ? Il ne change pas, il s'adapte juste assez pour que tu restes. Et ça tu le prends pour un changement. Il s'adapte juste assez pour que tu restes. Ça je le vois tous les jours dans mes accompagnements. Tu prends de la distance et là, il redevient attentionné. Il te parle mieux, il te rassure, il fait des efforts. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu recommences à y croire. La croyance et la peur que ça vient activer typiquement chez toi, c'est ça y est, il a compris, il est en train de changer. Je ne peux pas partir maintenant, ce serait dommage, le dommage. C'est un terme que j'entends très souvent et c'est même moi, je l'ai ressenti ça, c'est dommage. Et même à plein de moments, je me dis mais... Ouais, c'est un homme intelligent, c'est dommage. C'est dommage qu'il soit comme ça, parce que voilà. Mais en même temps, si ma tante en avait, ce serait mon oncle. Ok ? Donc oui, c'est dommage. Mais ça ne doit pas aller plus loin que ça. En tout cas, ça ne doit pas être un motif de te faire rester. Cette peur de gâcher une potentielle évolution. Donc ce que tu te dis à l'intérieur, en général, ce qu'on se dit à l'intérieur, c'est... Tu vois, il peut être comme ça. C'est ça le vrai lui. Il faut que je lui laisse une chance. Peut-être que cette fois, c'est la bonne. Toujours dans ce truc-là, un dialogue intérieur qui fait rester, qui fait supporter l'insupportable. Et l'impact que ça va avoir de se dire ça, c'est un énorme soulagement, un retour de l'espoir et surtout un réattachement encore plus fort. Et ça, ça te fait replonger direct, mais en pensant que cette fois-ci, c'est différent. Voilà, c'est comme une porte de sortie qui s'ouvre, où tu commences à t'en approcher, elle se referme doucement dès que tu reviens. Tu vois ça aussi, c'est vraiment ce truc-là, c'est vraiment cette image-là qui me vient. Parce que ce n'est pas un changement, c'est une réaction à ta distance, une réadaptation. Et très souvent, ça se voit aussi en début de suivi dans l'impactante, c'est vraiment ce truc-là de... On commence à changer des petites choses, on commence à ne plus... Voilà, je donne des balises à mes patientes, on voit un petit peu les comportements qu'elles peuvent changer et qui pourraient leur permettre de s'émanciper un peu et de retrouver de la liberté. Et on voit de suite comment le manipulateur en face va s'adapter. Sauf que là, on l'a anticipé ensemble, donc elle ne tombe pas dans le panneau. On a anticipé les différentes façons, les différentes stratégies d'adaptation qu'il pourrait mettre en place. Ce qui fait que ma patiente est moins surprise par ça. Et donc du coup, elle peut s'y adapter mieux pour elle. Pas pour la situation ni pour l'autre, mais pour elle. Elle n'est pas surprise, elle n'est pas... Oui, surprise par ce changement-là qui aurait pu, hors accompagnement, retomber dans le piège. Parce qu'il ne change pas pour aller mieux, il change juste pour ne pas te perdre. Dixit, pour ne pas perdre le contrôle, plus que te perdre toi-même, perdre le contrôle sur toi. Donc dès que tu reviens, tu reviens aussi, les mécanismes... Alors peut-être qu'il revient avec plus d'adaptation, mais pas d'adaptation à la situation pour que ça aille mieux, mais d'adaptation pour continuer d'avoir le contrôle sur toi. Une meilleure stratégie d'adaptation pour continuer à avoir le contrôle. Donc la question que tu peux te poser intérieurement, c'est est-ce qu'il change vraiment ou est-ce qu'il change uniquement quand tu es sur le point de partir ou quand il obtient moins de toi ? Et ça, tant que tu ne le vois pas, clairement, tu vas continuer à replonger en pensant que cette fois c'est différent, que cette fois il a eu l'électrochoc. Maintenant, on va aborder le point 3. Pourquoi tu replonges même quand tu sais ? Et ça, c'est le cycle de l'addiction. Alors, pourquoi tu replonges ? Si tu replonges, ce n'est pas parce que tu ne sais pas. C'est parce que ça t'apaise de replonger. Tu ne reviens pas vers lui par amour. Tu reviens vers lui pour faire taire ce que tu ressens sans lui. Tu reviens vers lui pour faire taire ce que tu ressens sans lui. Ok ? Quand tu t'éloignes, c'est dur. Il y a un vide, il y a une tension, il y a une angoisse, tu ressens un manque. C'est presque physique. La plupart du temps, c'est physique. Et ce que tu te dis, la croyance que tu as, c'est là, on peut repartir sur de bonnes bases quand il revient. C'est là, quand il revient, ça va mieux. Ça y est, il a compris, ça va aller mieux maintenant. Ça fait du bien quand même, quand il est comme ça. Et donc, la peur de replonger dans le manque, le vide, l'inconfort, C'est ce qui te fait replonger. Ça, moi, ça me fait penser que j'ai lu à plein de reprises, et notamment sur la fin, ou même pas, même au milieu, je crois. Il y avait plein de moments où il me gazalaitait, où je savais qu'il était en train de me gazalaiter. Donc, l'autre terme qui me vient, c'est me faire passer des vessies pour la interne. Je le voyais en train de... de distordre la réalité. Je le voyais en train d'aménager la réalité à ce qui était convenable pour lui, ce qui était plus confortable pour lui. Et en même temps, je n'avais plus envie de lutter. En même temps, j'étais fatiguée et puis je me disais, ouais, bon, allez, ça passe. Allez, ça passe. Mais sans véritablement voir toutes les conséquences sur le long terme que ça pouvait avoir sur moi. Et puis en même temps, ça me soulageait de me dire, voilà, j'ai pas à lutter. Et puis bon, ben voilà, je reste dans ma zone de... Moi aussi de confort, hein. Moi aussi de confort inconfortable, hein. Mais de connu, de... Y'a pas tout à remettre en question. Je me voyais pas tout remettre en question. Et pourtant, ça aurait été tellement mieux à ce moment-là, hein. Mais ce qu'on se dit quand on en est là, c'est... C'est juste, voilà, c'est... J'ai besoin qu'il soit là, c'est mieux qu'il soit là, c'est plus tranquille qu'il soit là, je me sens mieux là, voilà. Et donc, l'impact émotionnel, c'est que quand il revient, t'as un soulagement immédiat, la tension le retombe, tu respires à nouveau. Et c'est un apaisement réel, c'est un vrai apaisement. Et avec cet apaisement, l'espoir revient encore plus fort. Bon, ben ça va, et puis si... En fait, on peut confondre aussi l'apaisement avec l'amour. On se dit que si je suis apaisée quand il est là, c'est que je l'aime. Non, non, non. Ça ne veut pas dire ça du tout. Mais bon, voilà, c'est quelque chose que l'on peut se dire. Donc la prise de conscience qu'il faut avoir, c'est ce que tu vis, c'est un renforcement que l'on appelle un renforcement négatif. Tu ne reviens pas pour aller bien, tu reviens pour aller moins mal. Je te la refais, me le. Tu ne reviens pas pour... pour aller bien, tu reviens pour ne plus aller mal. C'est typiquement le mécanisme de l'addiction. Où il y a tension, retour, soulagement, espoir, rechute. Parce que ce soulagement, il est réel. Mais il ne dure jamais. Il dure quelques heures, quelques jours, parfois un peu plus, mais guère plus. C'est jamais sur le moyen long terme. Et à chaque fois, tu te dis là c'est différent, il y a eu un électrochoc alors qu'en réalité, ton corps il a juste été soulagé par la situation. Donc la vraie question à te poser, c'est est-ce que tu reviens vers lui parce que ça va mieux ou parce que ça t'enlève le mal que tu ressens sans lui ? Parce que dans les vraies décisions, c'est je vais mieux et je me fais aller mieux, je suis bien et je décide consciemment, indépendamment de toute émotion de malaise, de peur, de retourner vers lui. Mais quand il s'agit de relations toxiques, c'est jamais au grand jamais ce qui se passe. On y retourne toujours. pour enlever le mal que l'on ressent sans lui, ou pour enlever le mal que lui ressent sans nous. Parce que ça, plus ça va, et plus j'ai des patientes qui me disent « Oui, mais si je m'en vais, il va se suicider, il m'a déjà dit qu'il allait se suicider, il a dit qu'il n'allait plus pouvoir vivre sans moi, donc j'ai peur de ce qu'il fasse. » Donc ça veut dire là, dans cette situation-là, c'est encore pire, ça veut dire que c'est parce que lui, il est mal, on ne veut pas qu'il soit mal, donc quelque part, on se sacrifie. Pour pas qu'ils fassent ce mal-là. Mais là, on n'est pas du tout dans le contexte de l'amour. On n'est plus du tout dans un contexte amoureux et de relations saines. On est à des millé... millénaires ! Donc, là, c'est vraiment un mécanisme d'addiction. Et là, je te renvoie encore à la masterclass, parce que je parle énormément de ce mécanisme d'addiction et d'amour toxique en lien avec l'addiction qui nous fait rechuter et retourner vers eux. Et ce qui m'amène au point 4, et au dernier point, ce qui change vraiment tout... c'est de sortir de ce cycle. Tu ne sortiras pas de cette relation en espérant moins, mais en comprenant mieux ce qui se passe en toi. Tu ne dois pas lutter contre lui, tu dois sortir du conditionnement qui te ramène à lui. Tu as certainement dû déjà essayer de partir, tu as peut-être aussi essayé de résister, tu t'es déjà dit cette fois c'est fini, mais Tu n'as pas tenu à chaque fois. Et les croyances et les peurs que tu as pu avoir, c'est il faut juste que je sois forte. Je dois réussir à tenir. La prochaine fois, je ne replongerai pas. Avec cette peur de ne jamais y arriver. Et là, à l'intérieur, très souvent, tu te dis, allez, cette fois, je tiens. En tout cas, moi, mes patientes, c'est ça qu'elles m'ont dit, qu'elles se disaient. Je ne réponds pas à ces messages. Cette fois, je tiens, je dois être forte. Je ne veux pas craquer cette fois-ci. Donc, tu rentres vraiment dans une lutte contre toi-même. Tu t'épuises encore plus. et à chaque rechute, tu perds un petit peu plus confiance en toi. C'est pour ça que j'ai beaucoup de mes patientes là, ça fait 3, 4, 5, 7, 8 fois qu'elles sont parties. Et donc à chaque fois, elles ont parti un bout de leur confiance en elles quand elles sont revenues. Et donc tu finis par croire que tu n'es plus capable en fait de partir. Donc le problème, ce n'est pas que tu n'es pas assez forte, c'est que tu essaies de gérer. Ça avec de la volonté, alors que c'est un mécanisme. Ça c'est vraiment crucial à comprendre, c'est un mécanisme. Ça ne se casse pas avec de la volonté. Ça se comprend, ça se travaille et ça se déconstruit. Il y a plusieurs choses qui font que ça change tout. Il va d'abord falloir que tu apaises ton système nerveux pour sortir de cette situation de manque, de vide. De comprendre tes schémas pour ne plus replonger dedans. D'apprendre à répondre différemment, pour ne plus te faire happer. Pas juste partir, mais ne plus... revenir. Et si ce n'était pas à toi d'être plus forte, mais à toi d'être mieux accompagnée. C'est ça vraiment la chose cruciale. Et si aujourd'hui tu te reconnais dans tout ça, c'est qu'il y a des mécanismes très précis derrière ce que tu vis. Et c'est ce que tu peux vraiment comprendre dans la masterclass. Je te ramène sur ça, mais parce que vraiment, c'est la base. La base, comprendre ces mécanismes. Je fais beaucoup de podcasts et c'est vrai que... Je ramène toujours à cette masterclass parce que dans celle-ci, c'est une super masterclass dans laquelle j'ai vraiment expliqué les mécanismes de l'addiction en détail. Et j'ai énormément de bons retours par rapport à ça parce qu'on me dit que là au moins, on comprend cette chose-là, cette ambivalence, ce pourquoi on y retourne, ce pourquoi on est si fragile. On se sent aussi fragile et vulnérable par rapport aux manipulateurs et aux relations toxiques. Je te mets le lien en description parce que c'est la première chose que je t'invite à faire. après l'écoute de ce podcast. Et je te dis à dimanche prochain pour notre prochain podcast. Bye !