Speaker #0Tous les jours, nous sommes confrontés à des comportements toxiques, que ce soit dans le couple, dans la sphère familiale, au travail, et comment faisons-nous pour faire face à ces comportements toxiques ? C'est ce que l'on va voir aujourd'hui. On va voir les pièges qui sont tendus par ce type de comportement, on va voir comment s'en protéger en amont, comment agir pendant le conflit et comment aussi faire après le conflit. Je m'appelle Sandra Rocolin, je suis psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale, et en sortie d'emprise... et je vais vous expliquer aujourd'hui comment ces comportements toxiques vont venir vous chahuter et comment en sortir parce qu'il y a quelques outils assez simples que l'on peut appliquer assez naturellement j'ai envie de dire, même quelques fois c'est assez bluffant. Et à la fin aussi de ce podcast je vous expliquerai la protection ultime que l'on peut avoir face à ces types de comportements. On commence de suite par comprendre le piège qui est tendu par ce type de comportement. type de comportement, que ce soit par la personne ou par nous-mêmes aussi. Et si tu aimes ce type de contenu, pense à liker, à t'abonner, ça fait grandir la chaîne et ça me motive vraiment à continuer à vous faire du contenu que je peux vous proposer gratuitement. Allez, c'est parti ! On va commencer par comprendre le piège qui est là. Le piège que l'on a dans ce type de comportement toxique qu'il peut y avoir en face de nous, c'est que l'on va croire que si on explique bien, l'autre va comprendre. Et on se dit aussi que s'il va comprendre, je serai apaisée. Voilà, c'est vraiment cette notion-là. On n'explique pas dans le vent comme ça pour dire d'expliquer. On veut que la personne comprenne. Et on ne veut pas seulement qu'elle comprenne comme ça juste pour comprendre. Non, on veut qu'elle comprenne pour pouvoir être apaisée. Parce que la chose que la personne nous a faite nous a fait tellement de mal qu'on veut pouvoir être apaisée avec ça. Et si l'autre ne comprend pas ? on se dit que peut-être que c'est nous qui avons un problème. Parce que si on explique bien et que l'autre ne comprend pas, ce n'est pas possible. Donc l'autre, quelque part, a compris d'une certaine manière, et donc c'est nous qui avons un problème. Ou l'autre n'a pas compris et donc du coup on a un problème soit dans l'explication, donc on continue à expliquer, soit dans le fait qu'on exagère vraiment, mais vraiment, Donc ça c'est la croyance sur laquelle tout part. Alors qu'en réalité, certaines personnes, elles sont... incapables d'accueillir nos émotions. Donc là, ça va être certaines personnes, de manière générale, donc structurellement, c'est-à-dire qu'il y a des personnes qui sont toxiques structurellement. Là, je ne vais pas revenir dessus. J'ai déjà fait un podcast sur cette notion-là de troubles de la personnalité narcissique, troubles de la personnalité antisociale, la différence entre pervers narcissique, manipulateur, tout ça. Donc, je vous mettrai le lien juste en dessous en description. Si vous voulez aller chercher un petit peu plus là-dedans, en tout cas avoir un peu plus d'explications et de définitions par rapport à ça. Mais il y a des personnes qui structurellement ne peuvent pas accueillir nos émotions, et puis il y a des personnes aussi, c'est à un moment donné, on est tous, il y a des moments où on est plus sensible, plus fragile, c'est plus difficile pour nous d'accueillir les émotions des autres, donc ça peut être ça aussi. Donc il y a ces deux types de situations. Soit la personne en face est clairement toxique et donc elle est incapable d'accueillir nos émotions, soit elle est capable de manière générale d'accueillir les émotions, mais à ce moment-là, elle n'est pas capable. Donc, pourquoi elle n'est pas capable ? Parce qu'à ce moment-là, elle ressent de la culpabilité, de la honte, de la colère et potentiellement aussi le besoin d'avoir raison. C'est pas dans un sens non plus. Donc, il y a vraiment un changement de paradigme à faire. je n'ai pas besoin d'être comprise pour être légitime, ça c'est important parce que là, sinon on se retrouve dans cette croyance là qu'il faut que l'autre comprenne parce que s'il ne comprend pas, ça veut dire que j'ai un problème. Non, c'est savoir que je peux être comprise, mon émotion existe même si elle n'est pas validée par les autres. Ok ? Donc ça c'est vraiment le pivot, le changement de paradigme à faire déjà dans sa tête. Mettez-vous vraiment ça dans la tête pour pouvoir aborder la suite. Ensuite, ça va être d'apprendre à repérer les comportements toxiques. Quand il y a cette dispute, ce conflit, moi je vois dernièrement, je n'ai eu un, avec une personne importante dans ma vie, la personne avait fait une erreur. Et à ce moment-là, moi ça m'a mise vraiment en colère. Ça m'a mise vraiment en colère et quand j'ai exprimé ma colère, il y a eu sept... celui-là de comportement, la minimisation. La minimisation et la prise de haut. Je vais le mettre là comme ça, moi j'explique les deux en même temps. La minimisation, c'est tu exagères, c'est pas si grave que ça, le prends pas comme ça. Donc ça c'est vraiment pour dire ou alors t'inquiète pas, je nie clairement ton émotion, je la minimise et donc ça nous fait dire que là on exagère, que là on prend quelque chose qui est grave alors que ça ne devrait pas l'être. Ça nous fait nous remettre en question à un endroit même où on est touché par quelque chose. Donc on exprime l'émotion qui est associée au fait d'être touché par cette émotion. Et puis il peut y avoir aussi cette prise de haut, cette condescendance, ce mépris, cette moquerie. Là, dans ce que j'ai vécu, moi ça a été « Oh, ça va ! » C'est vraiment cette notion-là de « la personne fait une erreur, donc jusqu'à là c'est pas toxique, la personne fait une erreur. Nous, on peut avoir une réaction face à cette erreur, donc une colère. Une colère teintée de tristesse aussi. Voilà, moi dans mon cas, c'était ça. Il y avait de la colère, il y avait de la tristesse. Il y avait vraiment un mélange comme ça. C'est aussi pour ça que j'ai réagi vraiment en disant, voilà, que ça m'énervait, que ce n'était pas normal, que... Voilà quoi. Et donc, c'était trop fort pour la personne qui était en face. Donc du coup, il a fallu que cette personne-là rabaisse le niveau, mon niveau à moi. Sauf que non, non, non, mon niveau à moi... était inhérent au comportement, enfin à l'erreur qu'elle avait faite. Donc là, il aurait juste fallu, et c'est là aussi que quand on a été que face à des comportements toxiques, on ne voit pas forcément ce qu'il aurait fallu en fin de compte, ce qui était en face, ça aurait été plus « je suis vraiment désolée, oui c'est vrai en même temps, ben oui, oui » . Oui, c'est normal que tu réagisses comme ça, je suis vraiment désolée. Ou rien dire, à la limite, rien dire. Plutôt que de faire de la minimisation ou de la prise de haut, de dire, oh ça va, c'est bon, voilà. Ça c'est toxique, ok ? Et puis il peut y avoir aussi du déni. J'ai jamais dit ça. Alors ça, moi dans ma vie passée, il y avait beaucoup de ça. Dans ma vie passée avec une personne toxique avec laquelle j'ai vécu, un homme toxique avec lequel j'ai vécu. Lui, il me disait systématiquement « non, non, j'ai pas dit ça » ou « pas sur ce ton » ou « pas comme ça » . Et même une fois, quand je l'avais enregistré, ça j'en parle très souvent, mais quand je l'avais enregistré, il m'avait dit « oui, j'ai dit ça, mais j'ai pas voulu le dire comme ça » . C'est pas ce que j'ai voulu dire. Donc en fait, il retombe toujours sur ses pattes. Il y a toujours cette notion de déni. Alors ça, c'est pour les personnes structurellement toxiques. C'est une répétition. En fait, chez des personnes qui ne sont pas structurellement toxiques, il peut y avoir de ça. Il peut y avoir de ça. Donc des mêmes comportements, sauf qu'ils ne sont pas répétés ou moins répétés. Il y a quand même quelque chose qui est… parce qu'on peut tous faire de ça en fait. À un moment donné ou à un autre, on a tous un peu minimisé les comportements des autres. Des fois, on a peut-être un peu pris de haut sans faire attention ou en faisant attention. Enfin, je veux dire, voilà. Des comportements comme ça, c'est aussi pour ça que très souvent, moi, mes patientes, quand elles arrivent vers moi, les premiers rendez-vous, elles se demandent si ce n'est elles qui sont toxiques. Parce que des fois ça peut être un peu border. Mais non, ça ne l'est pas quand on commence à regarder vraiment dans le détail et quand on commence à voir que non, ce n'est pas de l'ordre de la répétition au même titre que ces personnes toxiques en face. C'est tout le temps comme ça, tout le temps, tout le temps. Et des fois ça ne l'est pas, très exceptionnellement. Mais voilà. Donc le déni, je n'ai jamais dit ça. Il va y avoir aussi la justification permanente. Là c'est oui mais oui mais mais oui mais non mais c'est pas vraiment ça comme quand il ya eu le déni oui mais j'ai pas voulu dire ça comme ça c'est pas ce que j'ai voulu dire oui mais c'est parce que j'ai voulu dire donc c'est le déni en premier il y avait eu du déni après il y avait eu de la justification permanente il ya des inversions de rôle aussi l'autre devient la victime assez alors là c'était là c'est souvent aussi quand la personne vous fait mal et qu'elle qu'elle dit ça me fait tant de mal de te faire du mal. Ah ça c'est bijou ! Quand la personne fait ça ! Dites-vous bien que c'est une inversion de rôle, ok ? On ne tombe pas dans le piège. La drama queen qui dit ça me fait du mal de te faire autant de mal, tu ne te rends pas compte ? Non mais allô quoi ! Donc ça c'est l'inversion de rôle, d'accord ? On ne tombe pas dans le piège. L'autre devient la victime. Et la culpabilisation. Après tout ce que j'ai fait pour toi, après tout ce qu'on a traversé, tu te rends pas compte tous les efforts que j'ai fait pour toi, voilà. Tout ça, ce sont des comportements toxiques. Donc que l'on peut avoir de manière ponctuelle ou de manière très récurrente. Donc face à ce type de comportement, quelles sont les protections internes que l'on peut avoir ? Déjà ça va être de se dire que mon émotion elle m'appartient et elle est légitime. Dans les conflits que l'on peut avoir qui sont toxiques ou pas, quand on a une émotion, elle est là et elle est légitime. Alors, ça ne veut pas dire qu'on va l'alimenter, ça ne veut pas dire qu'on va la faire grossir, non, c'est juste, on prend acte de cette émotion. Dans le programme que je fais avec les personnes qui veulent sortir des situations d'emprise, de manière générale, il y a un programme sur la méditation de pleine conscience, et dans ce programme-là, on apprend vraiment, et là c'est ce que je vous invite à faire, c'est d'apprendre vraiment à accueillir. toute forme d'émotion pour vous, mais accueillir, je sais que, alors c'était quoi, c'est accueillir, non c'est accepter, voilà, accepter les émotions, moi c'est pour ça que je n'utilise pas trop ce terme-là, accepter, je vais plutôt être sur accueillir parce que c'est plus ça, c'est dire, voilà, n'importe quelle émotion, c'est de se dire, voilà, je suis en train de ressentir cette émotion. Essayer de la nommer en pleine conscience, c'est vraiment un travail qui est super à faire, notamment avec le programme MBCT. Mais voilà, qui permet de voir l'émotion, d'aller identifier vraiment ce qui se passe sans jugement. Donc l'émotion est là. Ça ne veut pas dire je l'alimente si je suis en colère, je me mets encore plus en colère, encore plus en colère, j'alimente tout ça ou si je suis triste, j'alimente encore plus la tristesse. Non, c'est juste, c'est là. Donc elle est légitime. sa réaction à l'autre va lui appartenir et ça ne va pas définir ta réalité. C'est ça qui change. Ça ne définit pas ta réalité. Ce n'est pas en fonction de sa réaction que ta réalité va changer. Or, dans les comportements toxiques, on a tendance à nous, en interne, c'est pour ça qu'il y a des protections internes vraiment à faire, parce qu'on a nous en interne cette penser de de si selon comment réagit l'autre ça va changer en fait ce que je vis ça va changer ma réalité or non donc au niveau des croyances l'ancienne croyance et si l'autre ne valide pas ça veut dire que j'ai tort et je devrais pas ressentir ce que je ressens parce que avoir tort dans une situation conflictuelle ça veut dire ne pas ressentir ce que l'on ressent la nouvelle façon de penser ça va être l'autre peut ne pas comprendre et j'ai quand même raison de ressentir ce que je ressens Elle est cruciale cette phrase-là. L'autre ne peut pas, peut ne pas comprendre et j'ai quand même raison de ressentir ce que je ressens. Ok ? Donc il y a vraiment cette chose-là de l'un et l'autre. Ce n'est pas l'un donc l'autre. Ce n'est pas l'autre ne me comprend pas donc j'ai tort. Non. C'est l'autre ne me comprend pas et j'ai quand même raison de ressentir ce que je ressens. Donc les questions clés à se poser, enfin la question clé à se poser, c'est est-ce que ce comportement me convient et pas, donc au lieu de, par rapport à son passé, c'est pas évident, c'est ci, c'est là, toutes les excuses en fait qu'on trouve, ou j'ai peut-être tort de ressentir ça, ou j'ai peut-être exagéré, ou voilà. Non, on ne va pas aller dans le sens de j'ai tort. J'ai tort ou... Il a ses raisons, il ou elle a ses raisons. Non, c'est ça, peut-être, peut-être il ou elle a ses raisons. Et j'ai quand même raison de ressentir ce que je ressens. Ok ? Donc on valide notre émotion. Vraiment, c'est important de se sentir légitime. Et tu vas voir à la fin de ce podcast, je te donne les signes qui vont te montrer que tu guéris. Et que... Quel est le point de départ, on va dire. Je vais te montrer vraiment les étapes et tu vas pouvoir voir à quel niveau tu en es toi de ce process là, de savoir si tu es guéri ou pas face à ces comportements toxiques. Donc maintenant on va voir les protections en amont. Alors les protections en amont c'est, il y a un filtre préalable. La question à se poser c'est, est-ce que j'ai envie d'y aller ? Est-ce que j'ai envie de vivre cette situation ? Donc ça, c'est pour les situations que tu vas pouvoir identifier qui... qui se répètent. Des choses où tu sais en amont que la personne risque de réagir de telle ou telle manière. Risque de dire de... telle ou telle chose. Donc là, ça va être les situations, ça peut être vraiment, moi je vois chez certaines patientes, c'est en rentrant du boulot le soir, elles savent qu'il va être là, qu'il va poser des questions. Donc, est-ce qu'elle a vraiment, donc c'est dans ces situations-là que, est-ce que j'ai vraiment envie de vivre ça, comment j'ai envie d'y aller, comment j'ai envie de rentrer, est-ce que j'ai envie qu'ils me posent des questions. Partant de ce principe-là, ah ben oui, c'est là que j'ai marqué, ça peut être les repas, quand on rentre. du travail, ça peut être les repas familiaux, le téléphone, les vacances, les événements obligés. Donc, toutes ces situations-là que tu peux identifier, qui te font ressentir de l'injustice, de la charge mentale, des critiques, des plaintes aussi permanentes qu'un lequin. Alors, les toxiques, ça c'est fantastique. On met un pied à la maison et ils font que se plaindre. Souvent. Il y a souvent pas mal de toxiques qui sont comme ça. Alors ils se plaignent du vent, de la pluie, du collègue, du fait qu'ils ont mal au ventre, du fait qu'ils ont mal au dos, du fait que ça s'est mal passé aujourd'hui ou qu'ils ont mal dormi, qu'ils ont fait un mauvais rêve. Voilà, hein ? Il y a un petit peu de tout. Et aussi d'identifier les déclencheurs sur le non-respect des limites. Donc, identifier vraiment tout ça et est-ce que j'ai envie de vivre ça ? Et donc après, ça va être de réduire les expositions. Donc à partir du moment où on sait que cette situation-là, elle va être problématique pour nous, oui, on n'a pas envie de la vivre, on n'a pas envie de se confronter à ça, partant de ce principe-là, on va essayer de réduire l'exposition. On va pouvoir se concentrer sur quelque chose pour résoudre le problème. Donc ça va être potentiellement de moins se confier, de rentrer moins tôt aussi du travail, ou de rentrer et d'aller directement dans la douche, Ouh ! d'essayer d'esquiver aussi, moins expliquer ce que l'on vit, ce qui se passe, pourquoi on réagit comme ça, pourquoi c'est saoulant d'entendre des plaintes toute la journée. On va moins attendre aussi que l'autre ne le fasse plus. Et on va moins fréquenter certaines situations, on va moins s'exposer. De manière générale, c'est vraiment cette réduction de l'exposition en amont. Les protections que l'on peut avoir par rapport aux situations toxiques, c'est de les éviter, de réduire l'exposition. Dites-moi aussi en commentaire si c'est quelque chose qui est difficile à faire d'identifier les situations. Et dites-moi, qu'est-ce qui toi te déclenche on va dire ? Quelles sont les situations qui peuvent être compliquées et qui peuvent enclencher sur un conflit ? Ensuite, il y a les protections pendant le conflit. Alors là, ça va être des outils en entretien. C'est ce qu'on va s'entraîner vraiment à ça, c'est-à-dire on va faire carrément des jeux de rôle ou en inverse les rôles pour justement s'entraîner. N'hésitez pas à le faire avec vos amis, membres de la famille, je ne sais pas moi, mais certaines situations, de les refaire ensemble et de tester ces techniques-là. Donc d'abord, il y a la technique du disque rayé. Donc ça, c'est répéter calmement, sans justification. Je ne serai pas là, par exemple. Là, dans une situation où la personne veut qu'on soit là et qu'elle veut absolument nous mener à ce qu'on soit là et autre, c'est de dire non, je ne serai pas là. Oui, mais pourquoi tu fais ça ? Là, c'est important pour moi, oui, je sais, mais je ne serai pas là. Ouais, mais tu as vu, comment t'es ? C'est super important pour moi, je ne serai pas là. Et répétez mot pour mot les mêmes mots. Et répétez ça sans cesse. Répétez ce que vous voulez dire. On verra. On verra. On verra. Je sais pas. Je sais pas. Je sais pas. Et répétez. Alors, ça va énerver l'autre. Donc, c'est aussi pour ça qu'en général, il faut l'associer à faire diversion. Ou au brouillard. Ou au fait de sortir de la conversation. Parce que... Ça aussi non, que le disque rayé, ça risque quand même d'agacer l'autre. Donc, associez-le par exemple à la technique du brouillard. Par exemple, c'est ton opinion. C'est possible que tu le vois comme ça. Et c'est tout. On n'alimente pas, on ne justifie pas, on ne fait pas de long discours. On fait très court. Et puis après, on peut faire aussi diversion. On peut changer de sujet, reporter la discussion, ne pas fournir de prise. Vraiment, l'idée, c'est ne pas fournir de prise à l'autre. C'est net. On est net. Arrêtez de convaincre aussi, ne plus plaider, ne plus argumenter, ne plus chercher à être comprise. Mais ça normalement, à partir du moment où j'ai énoncé la croyance du départ, on sait que là, la solution n'est pas d'être comprise. Et ça vraiment, ça change tout quand on est dans ce... quand on bascule dans cette nouvelle façon de raisonner. Ça va vous faire toucheuse au début de ne pas essayer de vous faire comprendre. Parce que ça, c'est vraiment quelque chose qu'on veut intérieurement, on veut tellement être comprise que... que quand on va vraiment alimenter à ça. Donc là, les techniques que je vous donne, c'est pas simple à mettre en place. Il faut s'entraîner pour ça. Moi, en accompagnement, on s'entraîne vraiment pas mal sur ça pour pouvoir en sortir, parce que c'est vraiment de l'ordre de l'automatisme que de justifier, que d'essayer d'être comprise. Et enfin, on va sortir de la conversation. Je crois qu'on ne sera pas d'accord. Je vais m'arrêter là. Voilà. On n'est pas d'accord. On ne va pas y arriver, on ne va pas arriver à se mettre d'accord, donc je vais m'arrêter là. Et dans « je vais m'arrêter là » , il y a quelque chose d'important, c'est le fait d'assumer. Assumer le fait de couper court et de partir. De sortir de la pièce, d'aller faire autre chose. Ensuite, les protections après le conflit. Donc après le conflit, comment ça se passe ? Parce que les protections, ça va être plus de nous à nous. Parce qu'en général, quand il y a eu un conflit, qu'est-ce qui se passe ? on va revenir au fait. Qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'a répondu l'autre ? Ça, c'est ce qu'on a à se dire parce que on va tomber dans la rumination. On va refaire le procès dans notre tête. Donc l'idée, c'est quand le procès revient dans notre tête, j'aurais peut-être pas dit ça, et là quand même, j'exagère, ou là, bon l'autre, il a quand même dit ça, mais bon, c'est vrai que ça, c'est typiquement ce qui se passe dans la tête. Donc on revient au fait. On revient au fait. Qu'est-ce que j'ai dit ? Qu'a répondu l'autre ? Et aussi, ce que j'aimerais rajouter là, c'est qu'est-ce qu'aurait pu répondre l'autre ? Qu'est-ce que l'autre aurait pu répondre qui aurait permis de faire avancer le débat, plutôt que de continuer dans le conflit ? Parce que nous on est dans le conflit, mais l'autre l'est aussi dans le conflit. Donc comment l'autre aurait pu réagir ? Quelle perche on a pu tendre qu'il aurait pu saisir qu'il n'a pas saisi ? Quelle perche il aurait pu tendre aussi ? Comment il aurait pu sortir de cette situation-là plutôt que de l'envenimer ? Donc c'est autant de choses qui vont nous permettre aussi de se protéger après le conflit. Et puis il y a l'auto-validation aussi. Mon émotion était légitime. J'ai le droit d'avoir été blessée. Ça je vais le répéter parce que c'est super, méga, hyper, ultra important. J'ai le droit d'avoir... blessé ok 1 c'est parce que très souvent on on pense qu'on en a on a réagi à tort on a été blessé alors qu'on n'aurait pas dû non non et se féliciter aussi et je respectais mes limites et j'étais loyal envers moi même parce qu'à partir du moment où on a fait respecter une limite ou en tout cas on a voulu faire respecter une limite 1 ou nous parce que l'émotion elle est là quand même pour nous faire faire des choses. La colère, typiquement, elle est là pour nous faire respecter nos propres limites, à nous et aux autres. Donc, à partir du moment où on l'a exprimé, et où l'autre, quand il l'a reçu, n'a pas entendu ça, et donc a peut-être envenimé, peut-être bafoué complètement ça, minimisé, tout ce qu'on a vu tout à l'heure dans les comportements toxiques. mais ça n'empêche que moi je l'ai porté, voilà, et j'ai été loyal avec moi-même. Alors peut-être que j'aurais pu faire différemment, mais l'autre aussi aurait pu faire différemment. Là c'est vraiment dans le cadre du comportement toxique. Ensuite, la protection ultime que l'on peut avoir. La protection ultime ça va être d'accepter que certaines personnes ne changeront pas. C'est une pensée vraiment importante. on va œuvrer pour accepter que certaines personnes ne changeront jamais. On va aussi arrêter d'attendre la compréhension des autres pour se valider nos propres émotions. On a juste besoin de se comprendre nous. On peut essayer de faire comprendre à l'autre à partir du moment où, à répétition, l'autre ne comprend pas. On arrête d'attendre qu'il comprenne, qu'il ou elle comprenne. On va aussi arrêter d'attendre la réparation. Et la réparation, on va se la faire nous-mêmes. Nous-mêmes, on va... Moi, je vois dans la situation que j'ai vécue... Le fait que moi je sois alignée avec ce que j'ai ressenti, avec ce que j'ai fait, même si ce que j'ai fait je me suis mise en colère, donc voilà, on pourrait juger le comportement que j'ai eu. Mais cette émotion-là, elle était juste par rapport à ce que j'ai vécu, et en face j'ai eu quelqu'un qui n'était pas en capacité d'accepter cette émotion-là, de la traiter, elle était elle-même dans ses propres marasmes émotionnels. Ce qui fait que ça s'est envenimé. Mais ce n'est pas parce qu'elle, elle était dans son marasme émotionnel que moi ça remet en question ma façon de vivre les choses, mon ressenti et ma façon de le traiter. Et je n'attends pas réparation de cette personne. Je me suis moi-même octroyée cette réparation-là parce que je suis alignée avec ce qui s'est passé et je ne me suis pas remise en question. Ok ? Je n'ai pas de doute par rapport à ça. C'est un vrai travail intérieur de faire ça. Et on ne va pas... attendre la validation de l'autre. La validation comme la réparation, comme la compréhension, on ne l'attend pas. Parce que si on l'attend malheureusement on risque d'être mal. Parce que ça voudrait dire que la personne elle a réussi à gérer ses propres émotions donc elle est quand même à un niveau d'intelligence important parce que la personne a réussi à gérer ses propres émotions pour pouvoir te valider toi. Voilà, est-ce que la personne en face de toi est véritablement capable de faire ça ? Pas sûr. Et se protéger plutôt que convaincre. Donc on va plutôt orienter tout ce que je t'ai dit là aujourd'hui, c'est vraiment cette chose-là de se protéger, être en interne, plutôt que d'essayer de convaincre l'autre et de faire en sorte que la personne comprenne. Ça, on arrête de ça, de faire ça. Et enfin, les signes qui guérit. les signes que tu es guéri. Donc avant, peut-être maintenant, il y a le doute de soi, on va se justifier, on va se rétracter aussi et chercher l'approbation. Alors se rétracter, j'en ai pas parlé, mais très souvent après le conflit, on peut, la rumination faisant, le fait qu'on soit pas aligné, le fait que... le comportement toxique des autres avec la minimisation, le déni, tout ça fonctionne, eh bien, on peut se dire, ouais, j'ai exagéré, bon, allez, j'y retourne, je vais m'excuser, je vais demander pardon, parce que c'est vrai que ma réaction, quand même. Donc, on se rétracte, on se rétracte. Donc, ça, c'est typiquement des comportements toxiques qui agissent sur vous. Donc, là, il y a l'emprise, il y a l'emprise du comportement toxique, l'emprise en interne, vraiment. L'emprise, c'est vraiment cette notion-là de la personne a un comportement toxique et on n'arrive pas à se défaire de ça, on n'arrive pas. On a des émotions qui sont vraiment, qui pèguent, qui collent, qui sont gluantes et qui nous empêchent vraiment, des sables mouvants qui nous empêchent d'agir, nous, raisonnablement et fonctionnellement en fonction de qui on est, de nos valeurs, de nos besoins, de nos limites. Et donc du coup, comme... l'angoisse est telle, comme le stress est tel, comme le doute est tel, on va se rétracter. Donc ça c'est vraiment les situations avant. Et après, quand on a mis en place ce que je viens de t'énoncer là, ça va être que oui on est triste, oui on continue d'être triste parce que c'est dommage que la situation se soit passée comme ça, c'est dommage que l'autre réagit de cette manière là, ça aurait été beaucoup plus simple que l'autre admette. qu'elle m'ait fait mal, qu'il m'ait fait mal, et assume tout simplement le fait de m'avoir fait mal, et prenne ses responsabilités. Donc c'est triste de voir tout ça. Oui, c'est d'ailleurs en général pour ça aussi, pour éviter cette tristesse qu'on se rétracte. Ça peut aussi nous mettre en colère, parce que punaise, avec ce que la personne m'a fait, encore, encore, il n'y a pas l'acceptation de l'émotion, encore. Moi très souvent, la personne toxique avec laquelle je vivais, il me disait oui mais j'ai pas eu l'intention de te faire mal, je voulais pas te faire mal. J'ai dit oui mais quand tu casses un vase, le vase est cassé donc après il a en plein plusieurs morceaux par terre. ben faut ramasser les morceaux, hein, voilà, et puis il faut les recoller, voilà, donc il y a quand même tout un process derrière, et toi t'es juste en train de me dire que t'as pas fait exprès et basta ! Aïe, ça met une colère, hein, aussi, hein, mais voilà, donc ça va être de dire voilà, je suis en colère, je suis triste par rapport à cette situation, je suis déçue, je suis déçue de tout ça, donc on a des émotions quand même qui sont là, même si on s'est bien protégé, même si on évite certaines situations quand on les vit. on ressent quand même des émotions. Mais on reste convaincu de ce que l'on a vécu, et de ce que l'on vit, et de ce que l'on veut, et de ce que l'on ne veut pas. Et donc, la posture est complètement différente. J'espère que tu la vois bien. N'hésite pas à m'interroger dans les commentaires s'il y a besoin de plus d'explications par rapport à ça. Mais voilà, c'est vraiment important. Être face à des comportements toxiques, je vois la plupart des personnes qui viennent vers moi me disent « il y a des comportements toxiques en face, je veux... » Plus que ça me touche ! Je veux plus du tout que ça me touche. Je veux continuer à vivre le truc, mais sans que ça me touche. Wow ! Attention ! Sortir d'emprise, ça veut dire ne plus être englué dans ça. Ça veut dire ne plus soumettre nos propres émotions au comportement de l'autre, à sa manipulation. Ne plus soumettre nos comportements, nos émotions, donc nos comportements, à l'autre. Donc il y a... certains types d'émotions auxquelles on ne va plus se soumettre. Ce n'est plus la peur qui va nous faire agir pour l'autre. Ça, c'est l'emprise. Par contre, voir l'autre pour ce qu'il est, voir le comportement pour ce qu'il est, ça engendre quand même certaines émotions. Moi, je vois encore hier, j'avais une patiente qui me disait « c'est terrible de voir qu'il est comme ça, c'est terrible de voir tout ce qu'il... » ce qu'il est en fait, en vrai. Et très souvent, à ce moment-là, j'explique que moi, quand j'ai vu la manipulation de cette personne toxique avec qui je vivais, de cet homme toxique avec qui je vivais, j'ai fait quatre conjonctivites d'affilée sur deux, trois mois. C'était tellement violent pour moi de voir combien c'était puéril, combien c'était stratège, combien c'était du mensonge en fait. De voir le mensonge vraiment le filtre s'était levé et j'ai eu quatre conjonctivites. Je ne suis pas sujette aux conjonctivites donc c'est vraiment ça a été très associé à cet événement là. Donc le fait de voir ça, oui ça m'a engendré de la somatique même, des des sensations, des émotions particulières mais qui n'étaient plus celles de l'emprise. Ce n'étaient plus des émotions qui allaient me faire faire des choses que je ne voulais pas faire et qui allaient me maintenir dans un cercle vicieux. Maintenant, même si on est sorti d'emprise, on continue de ressentir des émotions. Mais ce n'est pas les mêmes. Ce n'est pas les mêmes et ce sont des émotions qui vont nous permettre de, petit à petit, d'être de moins en moins touchés. Mais toujours un peu touchés. On est toujours un peu déçus quand même. On est toujours un peu triste. On est toujours un peu en colère. Voilà, ça vient toujours nous chahuter parce que c'est normal. C'est les émotions, elles sont là pour ça. Donc, la nouvelle posture, quand on est guéri, c'est je peux être bouleversé et maintenir ma limite. Tu vois, c'est vraiment ça ce que je veux te dire. L'emprise, elle nous fait bouleverser et donc ne plus tenir de limite, et donc ne plus nous respecter, et donc ne plus faire valoir nos besoins, et donc prendre les responsabilités des autres. C'est ça l'emprise. Donc sortir de l'emprise et être face à un comportement toxique de manière saine. C'est, je peux être bouleversée, donc je peux avoir des émotions malgré tout, et maintenir ma limite quand même. Ok ? Donc, ce qu'il faut retenir, ça va être le fait que l'autre ne comprenne pas que ma blessure, ma blessure, et ça, ça ne prouve pas qu'elle n'existe pas. C'est pas parce que l'autre ne comprend pas que ma blessure n'existe pas. Première chose. Le but n'est pas que l'autre comprenne. Le but est de ne plus dépendre de sa compréhension. La limite, une limite, n'est pas faite pour être validée par autrui pour être acceptée. Ce n'est pas l'autre qui décide de ta limite. Alors, ça paraît simple comme ça, mais regarde bien que quand tu cherches à ce qu'il comprenne pour être apaisé, tu cherches à faire valider ta limite. Et est-ce qu'il est d'accord pour cette limite ? Globalement, alors encore plus chez les toxiques, chez les toxiques, je vais parler d'eux, mais les toxiques ne veulent pas de limite. Ils ne tolèrent pas la frustration. La limite est une frustration. Donc si tu attends que l'autre valide ta limite pour être accepté, tu comprends pourquoi tu es dans un puits sans fond. La limite, elle est juste faite pour être respectée. Et la meilleure protection émotionnelle n'est pas toujours une réponse et parfois c'est une absence. Donc des fois, le fait de ne pas répondre, le fait de sortir de la pièce, le fait de s'évader complètement et de ne pas être dans la discussion de l'autre peut être aussi une réponse. J'espère que cet épisode t'a plu et t'a aidé. pense à liker, à t'abonner, juste en dessous aussi il y a la masterclass gratuite sortir de la mort toxique et ne plus y retourner, c'est gratuit, il n'y a qu'à la télécharger je t'embrasse, à dimanche prochain, bye !