Speaker #0Comment j'ai pu ne pas voir que c'était un manipulateur ? Comment j'ai pu me faire avoir ? J'ai de plus en plus de patientes qui m'avouent qu'elles ont honte d'avoir été aussi crédules. Et là, franchement, il faut que ça cesse parce que ce n'est pas du tout ce qui se passe. Dans cet épisode, je vais te révéler quelque chose de fondamental et les manipulateurs ne vont pas aimer ça, mais du tout. Je vais te révéler les trois types de mensonges qu'ils utilisent, ceux que tu dois absolument connaître pour commencer à les repérer, parce que non. Un mensonge toxique n'est pas toujours grossier, ni évident, ni même détectable au premier regard. Mais surtout, et ça c'est extrêmement important que tu le comprennes, parce qu'il y a un problème encore plus grand, quelque chose de bien pire que le mensonge lui-même, quelque chose dont on ne parle presque jamais. Alors reste bien jusqu'à la fin parce que c'est exactement ce que je vais te dévoiler dans cet épisode. Avant de commencer, pense bien à t'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes. Et si tu veux aller plus loin, tu as même une masterclass que je t'offre en description pour comprendre exactement ce qui se joue. dans ce type de relation et ce serait dommage de passer à côté. Ce que je vois très souvent en séance, c'est que ce sont donc des femmes qui refont le film, qui analysent, qui cherchent le moment où elles ont raté quelque chose. Elles me disent souvent, j'aurais dû voir, j'aurais dû comprendre, j'aurais dû me méfier, parce que rétrospectivement, quand on est sorti de la situation ou quand on commence à y voir bien clair, On se dit, mais punaise, mais c'était évident en fait. Au départ, il y avait des signaux, il y avait plein de choses, il y avait ce qu'on appelle les red flags. Et pourtant, ce sont des femmes qui sont lucides, ce sont des femmes intelligentes et qui avaient pour la plupart déjà vécu des situations toxiques. Et donc, du coup, qui se retrouvent dans cette situation-là ou qui découvrent cette situation-là comme étant toxique. ça devient, comment dire, faire un cataclysme dans leur perception qu'elles avaient et qu'elles ont maintenant de leur relation. Ça, c'est aussi un petit peu cet effet-là quand on sort du déni. Enfin, c'est pas un petit peu, c'est ça. Quand on sort du déni, c'est... On avait plein de mécanismes en place pour pas voir. Pas voir le... pour ne pas voir la difficulté dans laquelle on était, et c'est normal, et c'est un mécanisme tout à fait naturel. Maintenant voilà, quand on sort de cette mécanique-là, de ce mécanisme, et qu'on voit la réalité pour ce qu'elle est, c'est-à-dire on est avec un compagnon qui est clairement toxique. Alors toxique, ça signifie qui manipule, qui cherche à utiliser. Donc ça on va voir, et puis c'est ce que j'ai vu dans pas mal d'autres épisodes, donc je ne vais pas revenir trop là-dessus, mais en tout cas quand... On a cette révélation que ça y est, c'est un manipulateur, il n'y a plus d'équivoque possible sur la situation. Donc là, on peut avoir extrêmement peur aussi à ce moment-là. Et il y a cet effet-là où on est comme un lapin pris dans les phares. Waouh ! D'un seul coup, on voit tout l'ampleur. Alors pas tout, mais on suppose l'ampleur des dégâts. On suppose que... Mais punaise, en fait, tout ce que j'ai vécu, c'était comme une illusion, c'était quelque chose qui n'était pas réel. Enfin voilà, donc on... perd le nord vraiment. Et là, ça me fait penser à une patiente que j'avais qui, elle, avait passé 20 ans avec son mari. Alors, c'était un compagnon qui s'était révélé agressif avec le temps. Donc, lui, il avait des leviers plutôt d'intimidation, de pression, quelque chose de très visible. Alors, pas au début, bien sûr, parce qu'au début, la manipulation faisait que, pour que ça accroche, c'était pas ça au début, c'est venu crescendo. Mais tout ça pour dire que dans cette situation-là, il y avait ce type de levier, intimidation, pression, tension, et elle s'en est sortie, elle a réussi à partir, à porter plainte, c'est vraiment une histoire très compliquée parce qu'il y avait des enfants et tout, donc elle s'est dit bien évidemment à la fin de ça, plus jamais, plus jamais. Puis plus tard, elle est rencontrée un autre homme qui avait des aspects d'homme génial, gentil, présent, même inquiet pour elle, et ça n'avait rien à voir avec... avec son mari, et pourtant, enfin son ex-mari, et pourtant, quelques années plus tard, elle a réalisé que lui aussi, c'était un manipulateur. Mais cette fois, d'un autre genre. C'était plutôt un mode victime, et il avait plutôt des leviers de culpabilisation massifs, et un contrôle beaucoup plus subtil. Et donc là, elle s'est dit, mais en fait, lui aussi. Et c'est là où ça peut être assez violent aussi, quand on se rend compte qu'on est à nouveau tombé dans une relation toxique, alors que... c'était pas du tout le même type de manipulateur. Et c'est là aussi, c'est pour ça que je vais aujourd'hui vous partager les trois mensonges, les trois types de mensonges qui sont essentiels à connaître, parce qu'en fait, selon les profils, on va... à avoir en face de nous les mêmes types de mensonges et apprendre à les repérer est crucial pour déjà dans la situation dans laquelle on est parce qu'on peut se faire une idée très souvent moi j'ai des personnes qui arrivent avec des idées préconçues de pervers narcissique voilà des idées préconçues je vais même pas aller là dedans parce que voilà c'est on a une image on se fait une image de ça et quand on compare avec la personne qui est avec nous ben non Il n'est pas sadique, ben non, il n'est pas manipulateur à ce point, mais non, lui, il a un bon fond. Et selon les manipulations qui sont opérantes, ben on peut se dire, ben non, c'est pas ça, lui, c'est pas ça. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je vais te dévoiler ces trois types de manipulations. Parce que là, là, ça devient encore plus intéressant parce qu'il y a quelque chose de fondamental à comprendre derrière les types de manipulations qui sont opérantes. C'est que très souvent, mes patientes me disent, et dites-moi un petit peu si c'est ce que vous dites aussi en commentaire, parce que ça m'intéresse vraiment de voir si vous partagez ça aussi, enfin si tu partages ça. Est-ce que par exemple tu te dis, je me suis trompée, j'ai pas vu, et est-ce que tu t'en veux pour ça ? Parce qu'en réalité, ce que l'épisode va tenter de démonter chez toi, c'est que c'est pas toi qui étais trompée. C'est pas toi qui a menti, c'est on t'a trompé, c'est on t'a menti, on t'a fait croire. Et ça c'est complètement différent et ça c'est un switch essentiel à avoir. Moi personnellement dans ma vie c'est un switch que j'ai compris assez vite et c'est ce que mes patientes je les invite vraiment à faire, c'est ce qu'on travaille en premier, c'est de faire ce switch de passer de la femme qui a été trompée, a été dupée, alors trompée pas dans le sens forcément où l'autre a été infidèle. Mais plus trompé dans le sens, on m'a menti, on m'a manipulé, ok ? Après, moi, dans ma propre vie, mon ex, c'est ce qu'il a fait, c'est il m'a trompé. Alors ça, c'est ce que je me disais au départ et c'est ce switch-là que j'ai fait, c'est-à-dire de me dire non, je ne sais pas, je me suis trompé ou il m'a trompé, il a été infidèle, d'accord ? C'est de se dire, ce n'est plus moi qui suis porteuse du problème, c'est lui. Non, parce qu'il faut arrêter de faire les langues de bois. Si j'ai été trompée quelque part, ça pourrait être que je n'ai pas fait ce qu'il faut moi pour qu'il me trompe. Et ça, c'est pour ça que dans l'énoncé, la sémantique est extrêmement importante. Est-ce que je mets du « je » ou est-ce que je mets du « lui » ? Donc, ce qui est vraiment à comprendre pour permettre que la honte change de camp, ça commence par changer votre sémantique, ta sémantique, et de redonner à César ce qui est à César, sa responsabilité. Donc, c'est de se dire, OK, moi... Qu'est-ce qui s'est passé dans ma relation ? Qu'est-ce qui se passe dans ma relation ? Si toi, tu es dans cette relation-là, c'est moi, je fais confiance. Moi, j'aime. Et on ne peut pas t'en vouloir de faire confiance et d'aimer. Tu ne peux pas t'en vouloir de faire confiance et d'aimer, ok ? Par contre, c'est l'autre qui ment. C'est l'autre qui fait des choses qui ne sont pas ok, qui t'utilisent, qui te manipulent. Donc, on lui rend sa part de responsabilité et on rend à César ce qui est à César. Ça lui appartient. Toi, ce qui t'appartient, certainement. c'est que tu fais confiance et que tu aimes. Donc maintenant qu'on est bien au clair sur ça et que tu comprends que tu ne t'es pas trompé mais que tu as été trompé, qu'on t'a menti, qu'on t'a menti sur la marchandise, on t'a dupé en quelque sorte et dans ce cas-là, tu ne vas plus regarder la situation de la même façon. Peut-être que jusqu'à maintenant, le fait de te dire que tu t'étais trompé ou le fait de te dire que tu n'as pas vu tout ça, tu te... remettait en question et que tu cherchais à savoir ce que toi, tu avais fait de mal. Tu as peut-être essayé de comprendre, de voir même, de le comprendre lui. Erreur fatidique. Parce qu'à partir de maintenant, tu vas apprendre à observer. Tu vas chercher à voir ce qui t'est fait à toi. Et là, c'est la bascule que l'on va faire. Parce qu'on va apprendre à les repérer, à les repérer autrement. Plus en regardant leur personnalité, plus en cherchant un type d'homme, pas en cherchant non plus à savoir si l'homme avec lequel tu es est un pervers narcissique. On va stopper ce questionnement-là et on va plutôt regarder ce qui est fait. Parce qu'un manipulateur, c'est un menteur. Et ça, c'est une phrase clé. Et encore maintenant, moi, ça me surprend de me dire, ben oui, tout simplement, c'est un menteur. Il ment, et pas parfois, pas un peu. C'est sa base. Tu peux avoir l'impression qu'il est gentil, qu'il est fragile, qu'il est différent, mais s'il manipule, il ment forcément. C'est pour ça que c'est extrêmement important ce que je vais t'annoncer là sur les trois types de mensonges et comment les repérer. Mais attention, ces types de mensonges, n'hésite pas à re-écouter ce podcast pour vraiment arriver à les identifier. Et je vais commencer par le premier, l'intimidation en général. Ce sont les mensonges les plus visibles, les mensonges d'intimidation. Alors la logique du mensonge d'intimidation, c'est frontal, mais il nie quand même. C'est-à-dire que... c'est une évidence imparable que c'est un mensonge. Donc c'est quelque chose que tu vas lui renvoyer. Et là, il va te dire, tu vas lui dire, voilà, t'as dit ça. Il va te dire, non, j'ai jamais dit ça. Tu inventes. Ou j'ai pas crié, j'ai pas réagi comme ça, t'exagères. Et puis c'était pas violent. Tu me fais passer pour quelqu'un que je ne suis pas. Donc dans cette situation-là, c'est très frontal. Et ça va être de l'intimidation, parce que derrière, il va s'énerver, il va hausser le ton. potentiellement aussi il va te faire peur. Puis derrière, il va nier. Il va minimiser. Et il va retourner la situation. Donc ce que tu peux dire, c'est que tu vois quelque chose de choquant, mais il te dit que ça n'existe pas. Voilà. Donc ça, c'est un mensonge qui est très visible. Et après, on va voir surtout ce que ça, ça fait chez toi et pourquoi c'est aussi délétère chez toi. Mais ça, c'est un premier type de mensonge. Et très souvent, quand... les personnes viennent à moi, elles voient le pervers narcissique un peu sur cet abord-là, assez frontal, assez intimidant, assez visible au final, qu'un homme plutôt a tendance agressive dans ses propos. Mais c'est là où ça devient un peu plus compliqué, c'est les deux autres types de mensonges. Le deuxième type de mensonge va être plus subtil, il est plus affiné. Et ça, ça va être le mensonge lié à la culpabilisation. Donc la logique dans ce mensonge-là, c'est qu'il part d'une émotion réelle, mais il la transforme. Alors je m'explique. Il va ressentir vraiment quelque chose, ça c'est vrai. Mais il ne te montre pas la vraie émotion qu'il ressent, il te montre celle qui va te faire réagir comme il veut. Ce qui se passe vraiment, c'est qu'en réalité, par exemple, la plupart du temps, il est frustré. Il n'est pas content, il est contrarié, il n'a pas ce qu'il veut, et donc il y a une colère derrière. Mais ça, il ne peut pas te le montrer tel quel. Parce que sinon, il basculerait potentiellement dans le premier type de mensonge, l'intimidation. Donc là, lui, il est plus subtil, il ne va pas te le montrer. Parce que ce serait trop visible et parce que potentiellement aussi, tu poserais une limite. Donc là, on est sur un mensonge plus subtil. Donc, il va transformer. La frustration va devenir de la tristesse ou de la peur. la colère peut devenir de la faim. fragilité. Et le contrôle devient j'ai besoin de toi. Donc toi, ce que tu entends dans ce type de mensonge-là, c'est qu'il va te dire, tu me fais du mal, je suis blessée, avec tout ce que j'ai vécu, avec tout ce que j'ai fait pour toi, ça aussi, dans les relations avec des toxiques, les mamans aussi peuvent dire ça, avec tout ce que j'ai fait pour toi. Tu pourrais faire un effort, voir si tu le quittes, Il peut même te dire « je ne sais pas ce que je pourrais faire » . Avec, en lame de fond, s'il ne te dit pas clairement, il est possible que je me suicide. Avec cette peur-là de la culpabilisation. Donc là, il y a une distorsion. Et c'est très important à comprendre. La distorsion de la réalité. Il ne ment pas complètement. C'est là où c'est extrêmement... Le mot qui me vient, c'est tordu. Mais bon, allez, complexe. Je vais choisir complexe. Il ressent quelque chose. mais il te ment sur la nature de cette émotion. Et surtout sur sa cause. Voilà. Donc toi, tu sens bien qu'il y a quelque chose. Mais vu qu'il te dit qu'il est triste, ou que ça lui fait de la peine, ou qu'il a peur, ou ce que là, t'es un peu biaisé, quoi. Et donc, tu ne sais pas trop. Et comme cette dissonance cognitive, le cerveau ne l'aime pas, tu vas te laisser faire, entre guillemets. Mais te laisser faire, c'est... une mécanique c'est un biais cognitif ok et c'est sain à la base parce qu'encore une fois c'est pas toi qui a un problème à ce moment là c'est lui qui te distors la réalité et qui te fait passer des vessies pour des lanternes moi c'est ce que je disais beaucoup arrête de me faire passer des vessies pour des lanternes mais il y en avait quand même qui passait et la structure du mensonge ça va être 20% de vrai il ya une vraie émotion qui existe et 80% de faux c'est pas la bonne émotion Ce n'est pas la bonne cause et ça te rend responsable toi de cette émotion-là, alors qu'à la base... C'est pas toi le problème. Le vrai piège pour toi, ça va être que tu vois qu'il y a quelqu'un qui souffre en face de toi, tu ressens de l'empathie, tu veux apaiser, donc tu vas t'adapter, tu vas céder et tu vas reculer. Alors qu'en réalité, tu fais face à quelqu'un qui n'a pas ce qu'il veut, qui utilise une émotion acceptable pour obtenir ce qu'il veut. Donc ce n'est pas qu'il n'a pas d'émotion, c'est qu'il te montre celle qui va marcher chez toi. Tu la vois la manipulation là ? Et là maintenant, je vais te citer le 3. Troisième mensonge. Là, on monte crescendo. On monte crescendo dans quelque chose qui est de plus en plus tordu. De plus en plus tordu, mais qui passe la plupart du temps. Donc ça, c'est le mensonge le plus difficile à repérer. C'est le mensonge déguisé. Parce que ça ne ressemble pas du tout à de la manipulation. Ça ressemble à de l'amour. Et il te le fait passer pour de l'amour. Et pourtant... c'est souvent là que le contrôle commence le plus. Il ne te montre pas ce qu'il fait vraiment. Il ne dit pas je veux te contrôler. Il te fait croire qu'il s'intéresse à toi, qu'il tient à toi, qu'il te protège même des fois. Et toi, ce que tu vois et qui paraît positif, c'est qu'il te demande souvent ce que tu fais. Il veut savoir où tu es, avec qui tu es. Il est présent, il est très présent. Il t'envoie pas mal de messages. Il est là, quoi. Et ça va être des choses comme t'es où là, tu fais quoi, préviens-moi quand t'es arrivé, préviens-moi quand t'arrives, préviens-moi quand tu pars, partage ta localisation, bien sûr, aussi, il y a ça, il y a ceux qui demandent aussi à avoir les codes du téléphone. Pour plus tard dans la relation aussi, c'est normal de se dire les choses, je m'inquiète pour toi. Surtout qu'avec les manipulateurs, au début de relation, comme il y a le love bombing, ils veulent tout savoir. Donc ça va passer pour, il s'intéresse à moi, il veut connaître mon passé, il veut savoir ce que je ressens, donc en fait il est juste en train de récupérer de la data, c'est malheureux, mais voilà, il récupère de la data. Et il te fait croire que c'est de l'intérêt, que c'est de l'amour, que c'est de la protection, que c'est de l'inquiétude, et ce qui se passe vraiment, en vrai, c'est qu'il veut savoir. pour vérifier, pour contrôler. Mais ça, il ne peut pas te le dire. Il ne peut pas te dire qu'il veut te contrôler. Donc, il fait de la distorsion. Le comportement de contrôle, l'intention présentée comme positive, il va te présenter cette intention comme étant positive. Il va potentiellement être anxieux, inquiet, te montrer qu'il a beaucoup d'attachements pour toi. Donc, ça va vraiment biaiser tous les repères. Parce que toi, le piège pour toi, ça va être... Tu te sens importante, tu te sens aimée, tu te sens rassurée. Donc tu acceptes. Moi, clairement, c'était ça. J'étais clairement dans ça. Moi, avant, j'avais connu des hommes toxiques, mais vraiment sur un versant plutôt de silence treatment. Donc des hommes qui ne voulaient pas forcément parler avec moi. Dans la relation, je me souviens d'un que j'avais quand j'étais plus jeune. Ça pique ! Ça pique quand on dit ça. Mais un que j'étais... Ça gratte la gorge et tout. Donc, quand j'étais plus jeune, j'avais un compagnon. On habitait... Lui, il habitait à Aix. Moi, j'habitais à Toulon. Et c'était... Quand on ne se voyait pas une semaine ou 15 jours, j'étais étudiante à la fac et là, c'était pendant les vacances. Il me disait, ce n'est pas la peine qu'on s'appelle... tous les jours, parce qu'on n'a pas grand-chose à se dire, donc on va s'appeler plutôt une fois tous les trois jours. Ah bon, ben d'accord, voilà. Et bon, c'est quelqu'un avec qui je suis restée quand même pas mal l'année. Et donc, cette froideur, cette distance, ben pour moi, après, ça a été assimilé à, ben voilà, les hommes sont comme ça, et bon, ben c'est pas top, mais bon, voilà, c'est comme ça. Et donc, j'avais assimilé ça, comme j'étais pas vraiment intéressante, on m'aimait pas vraiment. Et donc... quand l'autre ex-toxique, celui dont je parle la plupart du temps, c'est lui, au contraire, il m'appelait tout le temps, il voulait toujours savoir où j'étais, ce que je faisais. Au début, moi, je n'ai pas pris ça pour un red flag, j'ai pris ça pour, waouh, enfin un homme qui s'intéresse à moi. Donc, c'est ce qui fait aussi que celui-là de type de mensonge, le mensonge déguisé, Il est extrêmement difficile à percevoir à certains moments parce que ça peut vraiment être assimilé à de l'intérêt que l'on nous porte. Et donc ça peut passer encore plus sur les radars. Donc la bascule, c'est qu'au début, ça peut être agréable. Ensuite, ça commence à devenir envahissant, on commence à manquer d'air. Puis après, ça devient clairement contraignant. Moi, il me disait même, parce qu'il y avait le partage de positions, il en arrivait même à me dire, mais là, tu m'as dit que tu étais au cabinet aujourd'hui, mais quand j'ai regardé la position, tu n'y étais pas. Ben si, j'y étais. Ben ouais, alors il y a un problème, parce que quand j'ai regardé ta position, tu n'y étais pas. Donc... Et donc, je me suis inquiétée. Pas, tu n'y étais pas, qu'est-ce que tu me caches et tout. Non, je me suis inquiétée. Donc, il crée du mouvement, il crée du mouvement pour que je me justifie à un truc où je n'avais pas à me justifier. Parce que moi, j'étais là où j'avais dit que j'étais. Mais voilà, pour mobiliser l'attention à un moment donné. C'est des choses comme ça. C'est des mensonges que... On peut penser que c'est anodin, que c'est rien, que ça ne peut pas être du mensonge parce que c'est tellement ridicule. Mais en fait, ça multiplié par tout, c'est ce qui va donner ce que je vais te parler sur la fin. Parce que vraiment, c'est ça qui est le plus difficile et le plus ravageur. C'est vraiment ce dont je vais te parler juste après. Parce que là, pour revenir à ce mensonge-là, ce que ça crée, c'est que... Tu vas te justifier, tu vas anticiper, tu vas adapter ton comportement. Et ça, ce n'est pas de l'attention qu'il te porte, c'est du contrôle. Présenter comme de l'attention. Encore une fois, on te dupe. Ce n'est pas toi, à ce moment-là, qui as tort de répondre, d'être flatté même par le fait que quelqu'un s'intéresse à toi à ce point. Tout simplement parce que ça ressemble à de l'amour. Ça ne ressemble pas à du contrôle au départ. C'est un mensonge déguisé, parce qu'il utilise quelque chose pour valoriser. Et toi d'ailleurs, dis-moi, lequel de ces mensonges t'as le plus embrouillé dans ta vie ? Ça m'intéresse vraiment d'avoir tes retours, parce que ça me permet de voir ce qui t'impacte le plus, et globalement ce qui vous impacte le plus, et d'adapter mes prochains épisodes à ça aussi, pour mieux vous aider, parce que c'est très souvent, on croit être seul aussi dans ce que l'on vit. Alors qu'en réalité, on est beaucoup plus à vivre exactement cette chose-là. Donc, ce que le mensonge détruit en toi, ça, c'est ce qui va être aussi extrêmement important à voir. Repérer qu'il ment, c'est déjà énorme. Mais ce n'est pas la chose la plus grave. La chose la plus grave, vraiment, écoute bien, ce n'est pas le mensonge. Alors, c'est important de le voir, mais ce n'est pas tant ça. C'est ce que le mensonge finit par faire en toi. Il détruit pas seulement la vérité, il détruit ta capacité à te croire toi. Alors par exemple, dans les trois types de mensonges, l'intimidation, qu'est-ce que ça va faire ? Ça va faire que tu vois ce qu'il fait, mais il nie tellement fort que tu finis par douter de ce que t'as vu. La culpabilisation, c'est tu vas poser une limite, mais il dit qu'il est blessé. Fragile, en détresse, donc tu finis de douter de ta propre légitimité à ressentir ce que tu veux, à avoir besoin de ce que tu veux, à penser ce que tu veux. Et dans l'hyperprésence, tu sens que c'est envahissant, mais comme il appelle ça de l'amour, de l'inquiétude ou de la protection, tu finis par douter de ton malaise, voire même à culpabiliser encore une fois, de dire, ouais, c'est vrai quand même, oh là là, c'est quoi le terme que... Qu'on me dit souvent, j'ai des prétentions trop hautes, je suis trop exigeante. Au départ, tu as une perception. Soit ça te gêne, soit ça ne te semble pas normal, soit je ne me sens pas bien. Puis arrive le mensonge. Il nie, il minimise, il reformule, il détourne, il distord. Et petit à petit, tu ne te demandes plus qu'est-ce que je ressens. Tu te dis, je ne devrais pas ressentir ça. Il ne veut pas juste que tu crois son mensonge. Il veut que tu abandonnes ta version. Il veut que tu sois plus sûr de toi du tout. Il veut que tu aies besoin de lui pour comprendre ce qui se passe. C'est vraiment, il se met entre toi et ta réalité. C'est ça qui est le plus dur et qui est vraiment ce dont on ne parle jamais. Parce qu'en réalité, le mensonge, c'est son arme. Mais la cible, la cible, c'est ta réalité intérieure. Et tu te poses peut-être cette question, si je vois certaines choses, pourquoi je continue à douter autant ? C'est ça, c'est qu'il a modifié ta réalité interne. Et d'ailleurs, si tu te poses cette question, j'ai déjà fait un épisode là-dessus, je vais te le mettre en description aussi, je te le mettrai à la fin de cet épisode-là, c'est pourquoi tu n'arrives pas à partir malgré ta lucidité. J'irai encore plus loin dans ce concept-là. Parce que cette question, si je vois certaines choses, pourquoi je continue à douter autant de moi, c'est exactement le moment où ça, où là ça devient violent. Violent parce que le problème, ce n'est plus ce qu'il fait, c'est ce que ça fait en toi. Pourquoi tu restes alors que tu vois ces choses ? Pourquoi tu continues à douter alors que parfois tu sais ? Tout simplement parce que tu es désorienté intérieurement. Pas faible, pas naïve. Désorienté. Déstabilisé. Le mécanisme, c'est qu'il dit quelque chose, tu ressens une émotion. Il contredit, donc tu doutes. Il insiste, donc tu lâches. Non, parce qu'ils ont quand même, ce qu'il faut se dire, de toi à moi, ils ont une force de persuasion de fou. Et cette force de persuasion, tu vois, tu as en face de toi quelqu'un qui est sûr de lui. Mais sûr, sûr. Et donc, ça plus la répétition qu'à chaque fois, lui, il est sûr de toi, alors que toi, tu doutes. Tu doutes parce que t'es intelligente. Parce que les gens intelligents, ils doutent. Globalement, c'est ça. Quand on est face au monde, on ne peut pas partir du principe que tout ce que l'on dit est validé à 100, à 200%. Donc on ne peut jamais vraiment être totalement sûr quand on a une opinion sur quelque chose. Mais eux, ils sont sûrs Tout le temps, de tout. Parfois même, ils arrivent même à te dire ce que toi tu ressens. Enfin, ils arrivent à te le dire. Ils sont sûrs de ce que tu ressens. Alors que toi, à l'intérieur, ce n'est pas du tout ce que tu ressens. Mais lui, il sait. Il sait mieux que toi ce que toi tu ressens. Donc, comme ils ont cette force de persuasion et comme ils sont dans la répétition, c'est sans fin. Tu ne sais plus ce qui est vrai, tu ne sais plus ce qui est normal, tu ne sais plus si c'est toi ou si c'est lui. Et dans l'exemple... de la patiente dont je te parlais tout à l'heure, avec les deux hommes différents, avec les deux styles opposés, c'était le même résultat. En fait, lui aussi, les deux étaient comme ça. Mais ce que ça fait ressentir, même s'ils étaient différents, c'était le même résultat. Parce qu'un manipulateur, encore une fois, même s'il utilise des armes différentes, des types de mensonges différents, son objectif... Ce n'est pas de te mentir et que tu y crois. Non, c'est de changer vraiment ta boussole interne. Donc, il ne t'a pas seulement menti, il a déréglé ta capacité à te fier à toi. C'est extrêmement important. C'est exactement là que tout se joue. Parce que quand tu comprends ça, tu arrêtes de te juger. Tu peux enfin commencer à te reconstruire. Parce que le mensonge désoriente, la désorientation te fait rester, mais ce n'est pas le problème de volonté, c'est un problème de repère interne. Et à partir du moment où tu sais ça, Là, tu peux commencer à changer. Pas quand tu comprends, mais quand tu arrêtes de te juger. C'est pour ça que la focale, elle est extrêmement... Il y a un premier passage qui est de savoir ce qui se passe, de sortir d'une unité, de savoir ce qui se passe vraiment et quels sont ses modes opératoires. Parce que les types de mensonges qu'il va utiliser, c'est extrêmement important pour déjà s'en rendre compte. Mais le vrai pivot, ce n'est pas de venir... méfiante ni plus dure, c'est de revenir à toi. Ce que tu dois toi reconstruire est le plus important. Ce n'est pas juste ta confiance en toi. Tu l'auras compris avec tout ce que je viens de te dire. Ce n'est pas juste de la confiance en toi. C'est la confiance en ton discernement. Et en ta lucidité à voir vraiment ce qu'il fait en toi. Revenir à ta capacité à ressentir, à penser, à analyser. Ça n'a pas disparu. Il t'a embrouillé. Donc c'est brouillé, ces capacités-là sont brouillées, mais tu peux revenir à ça. Et avec ma patiente... Elle a eu ce passage-là de comprendre, mais ce qu'on a essentiellement travaillé en profondeur, c'est revenir à elle, reprendre confiance dans ce qu'elle ressent, arrêter de passer par l'autre pour être validée. Et ça, c'est le travail sur les schémas. Dans son cas, c'était le schéma d'abnégation, mais très souvent, ça peut être ton schéma aussi, les deux schémas que je vais te citer là, qu'on a travaillé avec cette patiente-là, c'est très souvent ça, c'est le schéma d'abnégation. Se centrer sur l'autre, penser que les besoins des autres sont plus importants que tes propres besoins, et donc les faire passer en premier, et te culpabiliser, donc culpabiliser si toi tu fais passer tes besoins en premier. Il y a aussi la peur de faire passer tes besoins en premier pour éviter le conflit, ça, ça va être le schéma d'assujettissement. Il y a aussi les idéaux exigeants, le schéma d'idéaux exigeants, c'est cette notion un peu de perfectionnisme, se demander toujours plus, se suradapter, cette capacité à se suradapter. Ce sont des portes d'entrée fantastiques pour un manipulateur, ces schémas-là. Donc, c'est quelque chose qui est vraiment à travailler. Et pourquoi ? Parce que tu t'adaptes facilement, donc tu demandes peu en retour, voire rien. La plupart de mes patientes ne demandent rien en retour. Et moi, c'était pareil, je ne demandais rien en retour. Donc, tu tolères trop. Et ça, ça se fragilise face à un mensonge. Le cœur du travail... Que moi je travaille avec mes patientes, mais que tu as certainement à travailler, c'est de revenir à toi et de te demander qu'est-ce que je ressens ? Qu'est-ce que je pense ? Arrêter de passer par lui pour savoir, arrêter de passer par lui pour décider. L'autocompassion en premier, c'est le plus important. C'est ce qu'il va faire et c'est ce qu'il a fait avec cette patiente-là que tu vas te parler autrement, que tu vas te comprendre, que tu vas te respecter, pas te juger, pas te blâmer. Tu ne dois pas devenir quelqu'un d'autre, tu dois... redevenir toi. Le nombre de patientes que j'ai entendu me dire, je me reconnais plus. Et même moi, quand je suis sortie de cette relation-là, mon entourage me dit, oh là là, mais on te retrouve. Et rien que de t'en parler, ça me fait froid dans la tête et dans le dos parce que oui, c'est ça, on se perd tellement, mais c'est insidieux, c'est doucement, c'est vraiment à petit feu quoi. Et c'est quand on sort de ça et quand on réalise et quand On a enfin récupéré ses capacités cognitives, son discernement, sa lucidité, que là, waouh, on redevient soi. Et on ne s'est même pas rendu compte qu'on s'était perdu à ce point. Et donc, pour répondre aussi à certains de vos commentaires, parce que très souvent j'ai des commentaires par rapport à ça, le lien pour l'accompagnement, je vous le mets en dessous, parce que c'est un accompagnement vraiment spécifique pour... Si toi, tu te sens dans une relation ou tu es dans une relation que tu juges quand même comme étant un peu toxique, que tu as identifié deux, trois petites choses, que là, le podcast t'a parlé, les types de messages t'ont parlé, c'est un accompagnement, effectivement, qui peut être pour toi aussi de te dire, voilà, comment je peux sortir ? Quels sont les premiers pas à faire ? Cet accompagnement, je te le mets en deuxième lien. Et bien sûr, regarde aussi La masterclass, parce que ça, c'est ce qui va te permettre d'aller un petit peu plus loin et de comprendre pourquoi il faut travailler sur ton système nerveux. Quel est le travail sur tes schémas à faire ? Et comment récupérer ton discernement ? Les outils vraiment les plus adaptés pour récupérer ton discernement. C'est vraiment dans cette masterclass que je te parle de ça vraiment concrètement. Et non, tu n'as pas besoin d'être sûr à 100% pour commencer. Merci aussi pour vos notes sur Apple Podcasts. Vraiment, ça booste énormément le podcast. Pense à t'abonner, à liker. à partager si besoin. Je t'embrasse et je te dis à dimanche prochain. Bye !