Speaker #0Ça y est, tu as fait le plus dur, tu as quitté la relation, tu t'es séparé, tu as peut-être même bloqué son numéro de téléphone, déménagé et coupé tout lien physique et pourtant, tu as l'impression qu'il vit encore dans ta tête H24. Tu te surprends à justifier tes choix devant un miroir, tu anticipes ses reproches alors que la pièce est vide et tu ressens cette boule au vent dès que tu penses à ton avenir. Pourquoi le silence physique ne suffit-il pas à arrêter l'emprise ? Pourquoi ton cerveau semble-t-il encore colonisé ? Aujourd'hui, on va briser ce tabou et on va voir ensemble 5 signes invisibles qui montrent que tu es encore sous l'influence psychologique. Et surtout, je vais t'expliquer comment, étape par étape, on libère enfin son esprit pour devenir vraiment libre. Je m'appelle Sandra Roccolat et je suis psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale. Sur cette chaîne, mon objectif est simple, vous donner des clés psychologiques pour sortir de l'emprise et reprendre le pouvoir sur votre vie. Si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, que tu te sens lucide intellectuellement, mais encore prisonnière émotionnellement, sache une chose, ce n'est pas de la folie. C'est un mécanisme neurobiologique et psychologique que l'on appelle l'internalisation. Ton cerveau a simplement appris à survivre dans un environnement toxique et il ne sait pas encore que le danger est passé. Donc avant qu'on rentre dans le vif du sujet avec le premier signe, j'aimerais qu'on crée un espace de soutien ici, sous cette vidéo. Si tu sens que tu es dans cette phase de reconstruction invisible, fais-moi un petit signe en commentaire, juste un emoji soleil, admettons, et ça ne prend qu'une seconde et ça permet à ceux qui lisent, à ceux et celles qui lisent les commentaires de voir qu'elles ne sont pas seules dans ce brouillard, ok ? Allez, on commence tout de suite avec le signe numéro 1, celui qui est sans doute le plus épuisant au quotidien, le procureur intérieur. Est-ce qu'il t'arrive par exemple, alors que tu es seul chez toi, de te surprendre à justifier tes choix dans ta tête, seul, comme par exemple tu achètes un vêtement, tu prépares un plat ou tu envisages de sortir voir une amie et immédiatement il y a une voix qui s'élève en toi pour te dire qu'est-ce qu'il dirait s'il voyait ça, il trouverait ça ridicule ou je ne devrais pas faire ceci ou faire cela ou est-ce que vraiment c'est le bon choix ? En fin de compte, tu te retrouves... à réfléchir, à douter sans cesse. Tu n'as plus personne en face de toi, mais tu continues à rendre des comptes. Tu vis comme si tu étais filmé H24 avec un juge invisible. Donc il y a vraiment cette internalisation, tu comprends, c'est vraiment quelque chose qui n'est plus là, pourtant toi tu continues d'avoir comme s'il était là. Comme s'il était là, et comme si en plus tu devais continuer à... à réfléchir en fonction de lui. Alors pourquoi est-ce que ça arrive ? En psychologie, on appelle ça l'internalisation. Pendant la relation, pour survivre et éviter les crises, ton cerveau a dû apprendre à anticiper ses réactions. Tu as dû devenir experte de son humeur pour te protéger. Le problème, c'est que ce mécanisme de survie ne s'éteint pas, par magie, le jour de la rupture. Non, ce serait trop simple. Donc, ton cerveau, lui, il a créé une autoroute neuronale de la peur et il continue de l'emprunter par habitude, tout simplement. Cette voix que tu entends, ce n'est pas ta conscience, ça c'est important de le savoir, ce n'est pas ni ta conscience, ni ton intuition. C'est sa voix à lui que tu as fini par adopter. pour ne plus souffrir. C'est le signe le plus clair que l'emprise est encore clairement active à distance. Alors, comment on s'en débarrasse ? Parce que c'est quand même ça qui nous intéresse. Je te propose un petit exercice de TCC, donc de thérapie cognitive et comportementale, tout simple mais très puissant. L'étiquetage. Dès que tu sens cette culpabilité monter, ou que tu te justifies mentalement, arrête-toi et dis-toi à haute voix. Tiens, voilà encore le procureur qui parle. Ce n'est pas ma pensée, c'est un reste du conditionnement. Alors ça, c'est sûr que c'est quelque chose qui est à travailler. Dans l'idéal, c'est vraiment de travailler ce conditionnement. Parce que nommer cette pensée comme une voix étrangère, c'est déjà super parce que ça te permet de créer une distance, mais il faut arriver à le faire à chaque fois. Et tu n'es plus, pour ne plus être la coupable, et être l'observatrice d'un vieux réflexe. Et petit à petit, à force de le nommer, ce procureur va perdre de son pouvoir jusqu'à disparaître totalement. Mais ce déconditionnement dont je te parle, ce n'est pas juste une question de volonté. C'est vraiment un travail de précision sur ce qu'on appelle en psychologie la thérapie des schémas. L'emprise agit comme un architecte toxique qui a construit des murs de peur et de culpabilité à l'intérieur de toi. C'est précisément ce que l'on déconstruit ensemble étape par étape dans une thérapie des schémas. Alors moi, je le fais dans l'accompagnement l'impactante. Mais les psychologues formés à la thérapie des schémas et spécialisés dans les relations d'emprise peuvent t'aider à ce sujet-là. Parce que c'est grâce à ces outils de thérapie des schémas qu'on va soigner les racines en profondeur pour que tu puisses enfin habiter ton propre esprit sans avoir à demander la permission à qui que ce soit. Si tu sens que ce procureur est encore trop bruyant et que tu veux reprendre les commandes de ta vie, Je t'invite vraiment à... à aller consulter un psychologue TCC, donc thérapie cognitive et comportementale spécialisée en thérapie des schémas, et expert en relations toxiques et phénomènes d'emprise, pour travailler ça. Si tu ne trouves pas, ou si tu as envie de le faire avec moi, tu as toutes les informations sur l'impactante qui sont en lien juste en dessous. L'impactante, c'est mon programme phare vraiment pour aider les femmes à sortir des relations toxiques. Tout est en description. Le programme, c'est globalement un programme qui dure sur six mois. Et c'est vrai que moi, je l'ai vraiment travaillé pour sortir de l'emprise. Pour les femmes qui sont dans les relations toxiques et qui veulent en sortir, ou pour celles qui sont sorties de la relation toxique, mais qui sentent encore qu'elles sont sous emprise. Donc, c'est vraiment un programme qui est fait. Ça mélange des outils pour réguler le système nerveux, pour reprendre confiance en soi. pour distancier aussi au niveau des pensées, et un travail sur la thérapie des schémas, mais aussi un WhatsApp limité, ce qui fait qu'on peut m'avoir tout le temps. Et donc ça, c'est aussi majeur, parce que dans ces situations-là, on doute beaucoup. Et très souvent, quand on va voir le psy, une fois tous les 15 jours, tous les mois, même si c'est un psy formé au TCC, même si c'est un psy formé à la thérapie des schémas, Il s'avère qu'entre deux, on a des doutes. On a beaucoup de doutes. On a des questionnements qui arrivent. On cherche à savoir si on fait les bonnes choses. Et donc, le fait de pouvoir répondre comme ça, avoir sa réponse un peu quand on en a besoin, surtout quand on en a besoin, plutôt que d'attendre la prochaine séance, c'est aussi un game changer. Et c'est aussi ce qui fait que j'ai des résultats aussi intéressants et efficaces. Voilà que la backtente est aussi efficace pour les personnes qui le rejoignent. Bref, voilà. toutes les infos en description. Le signe numéro 2, ça va être l'hypervigilance émotionnelle. Le corps en état d'alerte. Donc ça, ça se passe directement dans ta chair. Directement. Il n'y a pas... Enfin, ça va direct. C'est par exemple quand il t'arrive de sursauter quand tu reçois une notification sur ton téléphone. Quand tu ressens une décharge d'adrénaline ou une oppression dans la protéine dès que dès qu'on toque à ta porte. Ou même simplement que tu vois la voiture, une voiture qui ressemble à la tienne. Alors moi, j'avais aussi ce truc-là. Et ça, c'est vraiment signe d'emprise. Et j'ai pas mal de patientes aussi qui me le disent. Moi, ce que j'avais quand j'étais encore sous emprise, c'était vraiment des pics dans le ventre. Mais un truc qui était extrêmement... Dès que j'avais la... pensé que j'allais le voir, que j'allais le croiser, que j'allais devoir lui parler ou que je recevais un message de lui, c'était horrible. J'avais vraiment un tremblement intérieur. Moi, ce qui m'a choqué à cette période-là, c'était vraiment ces pics dans le ventre instantanés et ces tremblements intérieurs. Et ça, c'est vrai que quand on est sous emprise, donc, en fait, quand on est sous emprise, ça veut aussi dire qu'on est encore en post-trauma. donc de un ou de plusieurs traumas donc c'est vraiment le signe un gros signe révélateur ça Et c'est ce qu'on appelle aussi le mode survie permanent. Même si le danger physique, lui, il est loin, il n'est plus là, le système nerveux, lui, il n'a pas encore reçu le mémo de la fin de guerre. C'est aussi pour ça que je te disais tout à l'heure dans la backtente qu'il y a aussi un travail sur le système nerveux parce qu'il faut aussi le réguler. Dans une relation d'emprise, tu as vécu ce qu'on appelle un stress chronique. Et pour te protéger, ton cerveau, il a activé l'amidale, la zone de la peur, 24 sur 24. Donc tu as appris à scanner l'environnement pour détecter le moindre signe de tension, le moindre changement de ton de voix, le moindre porte qui claque un peu trop fort. Le problème, c'est que ce mécanisme est devenu une habitude biologique. Ton corps reste branché sur le canal du danger. C'est pour ça que tu te sens épuisé sans raison apparente. Ton organisme consomme une énergie folle à monter la garde à l'ignore qu'il n'y a pas d'ennemi. Et c'est vrai que moi, encore une fois... J'étais crevée tout le temps. J'étais crevée tout le temps. Je veux dire rigolant, mais ce n'est pas marrant. C'était vraiment quelque chose. Je n'avais pas 40 ans et j'étais déjà HS. Et je me disais, mais punaise, mais qu'est-ce que ça va être plus tard ? Mais en fait, non, c'est parce que ça me pompait toute mon énergie. Et donc, pour calmer cette hypervigilance, il ne suffit pas juste de se dire calme-toi, il faut parler au corps. Il y a un outil que tu peux faire. Je vais te donner un outil très simple que je donne aussi à mes patientes, qui est issu de la cohérence cardiaque. C'est très simple à utiliser. Dès que tu sens une montée d'angoisse, la technique, c'est de faire le 4-7-8. Alors, le 4-7-8, c'est que tu vas inspirer pendant 4 temps, tu vas bloquer pendant 7 secondes, donc 7 temps, et tu vas expirer pendant 8 ans. Et ça, tu le fais quatre fois. Tu n'as pas le blocage après l'expiration. Tu as juste inspire, bloque, inspire. Et après, tu repars. Inspire, bloque, inspire. Donc ça, ça fait un petit reset du système nerveux. Alors, ça ne traite pas la chose dans le fond, mais ça traite le push du départ. C'est vraiment sur du rapide. Et pourquoi ça, ça marche ? Parce que tu forces ta respiration. Tu envoies un signal physiologique à ton cerveau qui dit, regarde, je respire calmement, donc je suis en sécurité. Et puis tu peux te répéter ce mantra-là aussi, je suis en sécurité. Ça c'est dans un des programmes aussi, il y a tout un module sur cette mise en sécurité et cette bienveillance sur soi. C'est le premier pas pour dire à ton système nerveux qu'il faut baisser les armes. Donc ça c'est quelque chose pour lequel tu peux agir directement sur le corps. Et c'est justement quand on commence à calmer cette tempête intérieure qu'on se rend compte d'un troisième signe, beaucoup plus mental celui-là, c'est la rumination incessante. Les ruminations du pourquoi. Ça c'est quand tu te surprends à rejouer les scènes de la relation en boucle encore et encore. Moi c'est ce que j'appelle aussi les réminiscences. Avoir les flashs, de nouveau avoir des flashs. Quand tu cherches la pièce manquante du puzzle, mais pourquoi il a dit ça ? Pourquoi il a réagi comme ça alors que j'avais fait tout pour l'aider ? Si j'avais répondu différemment ce jour-là, est-ce que les choses auraient été plus simples, différentes ? Donc tu as l'impression que si tu trouves enfin la réponse logique, tu seras libéré. La vérité, c'est que ce pourquoi, c'est un piège, un énorme piège. Donc c'est une porte tournante qui te ramène toujours au même point qui est... La souffrance, voilà. Il n'y a pas d'autre alternative à ce labyrinthe du pourquoi. Et pourquoi est-ce qu'on rumine autant dans ces situations-là ? En réalité, c'est une tentative désespérée de ton cerveau pour reprendre le contrôle sur une situation qui n'en avait pas. Et dans une relation d'emprise, le comportement de l'autre est souvent imprévisible, illogique, changeant, absurde, incohérent. Enfin, je veux dire, c'est des pros de l'absurdité. Et comme ton cerveau déteste le chaos, déteste l'illogique et l'incohérent, il mouline pour essayer de rationaliser l'irrationnel. Le problème, c'est que chercher une logique chez un manipulateur ou une dynamique d'emprise toxique, c'est comme essayer de trouver de l'eau dans le désert. La seule logique, c'était le contrôle, pas le bien-être. Donc, tu ne trouveras pas autre chose que ça. Donc ça, c'est vraiment, et je l'ai expliqué dans d'autres vidéos, je te mettrai dans la... dans la description le lien vers une autre vidéo qui peut être intéressante aussi par rapport à ça. Mais voilà, c'est cette notion-là. On n'est pas sur le même échec qui est, mais vraiment pas. Toi, tu vis la vie sur un échec qui est où, pour être heureuse, il te faut de l'harmonie, il te faut quelque chose où tout le monde est bien, en fait. Sauf que eux, pour être alors, heureux, c'est pas vraiment le même terme. Ça aussi, j'en parle dans d'autres vidéos. Mais pour eux, c'est pas... être heureuse, c'est avoir un maximum de choses. Donc déjà, quand tu pars sur cette logique, tu vois bien qu'on ne vit pas sur le même monde. Et donc, le fait d'avoir, la logique, c'est utiliser l'autre, c'est avoir plus, c'est la fin justifie les moyens. Bref, je ne vais pas m'étendre sur ça maintenant parce que je l'ai vraiment fait dans d'autres vidéos, mais voilà, c'est dire que Merci. La logique n'est pas la même et donc tu ne peux pas essayer de raisonner avec ton raisonnement, ta logique sur eux. Tant que tu cherches à comprendre pourquoi il a fait ça, tu restes connecté à son système de pensée et encore dans son monde à lui. Donc c'est là où est le gros piège. La clé ici, c'est de passer du pourquoi à comment. Dès que tu sens une rumination arriver, pose-toi cette question. Comment je me sens en ce moment même ? Et comment je peux prendre soin de moi tout de suite ? Donc là, tu peux aller sur le 4-7-8. Là, tu peux aller sur le déconditionnement. Voilà, tu peux aller sur des choses. Qu'est-ce qui me plaît ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Au lieu de perdre ton énergie à analyser son passé et ses motivations, ramène toute cette attention sur toi. C'est ce qu'on appelle la diffusion cognitive en TCC. Et on ne cherche plus à résoudre le problème du passé. On apprend à laisser passer la pensée comme un nuage pour revenir dans le présent. Et ça, c'est vraiment ce qui est fait dans les programmes Libère-toi et Pose-toi, qui sont les deux formations qu'il y a dans l'impactante. C'est vraiment... Et donc là, je vais te dire globalement ce qu'il y a dedans pour que tu puisses, même sans prendre l'impactante, pouvoir te l'approprier aussi. Dans Libère-toi, on va travailler sur l'autocompassion. Donc vraiment cette notion-là de revenir à soi, être compatissante avec soi-même, devenir sa meilleure amie intérieure pour pouvoir se recentrer sur soi. C'est vraiment la première chose qui est à faire. Revenir à toi. Toi, qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu aimes ? Et très souvent, moi, je fais commencer avec ce programme-là, cette formation-là, parce que la plupart des patientes que j'ai ne savent même plus ce dont elles ont besoin, ne savent même plus ce qui les anime vraiment. Elles sont tellement muées par le besoin de l'autre, tellement phagocytées par... L'autre, la pensée est tellement internalisée que la première des choses, l'urgence à faire, c'est de revenir à soi. C'est pour ça que l'autocompassion est l'outil majeur pour ça. Donc si tu as des ouvrages par rapport à ça, si tu veux aller voir des méditations par rapport à ça, vas-y vraiment, c'est super important de revenir à toi. Et après, ce qui suit dans l'impactante, donc après Libère-toi, ça va être Pose-toi. Et ça, c'est un programme en huit semaines pour apprendre à... à diffusionner concrètement. Donc là, on travaille avec la méditation de pleine conscience, notamment le programme MBCT, pour arriver à gérer ses émotions et diffusionner cognitivement, donc arriver à mettre à distance la pensée. Donc là, on sort concrètement du gaslighting et de cette notion-là de il me met dans le brouillard, il me met dans le flou, je ne sais pas pourquoi, à la fin des discussions, même si à la base, c'était lui qui avait mal fait quelque chose, à la fin, c'est moi qui me retrouve à m'excuser. Voilà. Donc, essayer de pouvoir voir vraiment les pensées comme des nuages et comme... une fabrication mentale et revenir à soi, à son présent, à son corps, à ce que l'on est en train de vivre. Et donc, c'est là où ces outils-là, donc l'autocompassion, la méditation de pleine conscience, vraiment, pour défusionner et pour revenir à soi, c'est extrêmement crucial. Et c'est souvent ce besoin de comprendre et d'aider qui de vouloir, pourquoi, pourquoi se poser des questions, donc ne pas arriver à défusionner et être complètement sur eux. concentrés sur eux, c'est ce besoin de comprendre et d'aider qui nous mène tout droit au quatrième signe qui est sans doute le plus sournois, c'est le syndrome du sauveur résiduel. Parce que quand tu ne fais pas ce travail-là, tu as le syndrome du sauveur résiduel, l'empathie comme un crochet. Donc, il s'appuie sur ce qu'il y a de plus beau chez toi. C'est ton humanité. Et c'est ce que j'appelle le syndrome du sauveur résiduel. Qu'est-ce qui t'arrive malgré tout le mal qu'il t'a fait de t'inquiéter pour lui et de te demander mais est-ce qu'il s'en sort sans moi ? Le nombre de patientes que j'ai comme ça qui me disent non je veux pas lui faire du mal, je veux qu'on finisse, qu'on sorte dans de bons termes, je veux que ça se passe bien parce que c'est quelqu'un que j'ai profondément aimé et puis que voilà que j'aime peut-être encore un peu. Mais j'ai peur qu'il sombre. Alors pour peu qu'en plus, de l'autre côté, il fasse des leviers de manip du type chantage ou suicide, du type je suis plus rien sans toi. Voilà, c'est suractivé ça. Donc il faut bien apprendre à le désactiver. Et ça peut être aussi de ressentir une pointe de culpabilité à l'idée qu'on l'a abandonné à son triste sort, alors qu'on était la seule qui arrivait à comprendre. Ce qu'il vivait et a accepté. Donc c'est ce petit reste de lien qui te murmure que tu es la seule personne capable de le comprendre. Et de l'aider à changer. Donc pourquoi est-ce que ton empathie te joue des tours à cet endroit-là bien spécifique ? Dans une relation d'emprise, le manipulateur utilise souvent ce qu'on appelle la victimisation. Je sais, je sais que tu sais ce dont je parle. L'autre est tout le temps victime. C'est lui qui est le bourreau, c'est lui qui te fait mal, mais à la fin, c'est lui qui est la victime. C'est pour ça que tu te retrouves à la fin de la discussion. à dire pardon alors que c'est lui qui t'a fait mal, de base. Il t'a convaincu que ses failles, ses colères, ses échecs étaient de ta responsabilité et que toi seul possédais la clé de son bonheur. Ton cerveau a intégré le rôle de soignante et de sauveuse comme une identité. Le problème, c'est que cette empathie est devenue un crochet temps que tu t'inquiètes pour lui. Tu restes connecté à son système, tu continues à lui donner ton énergie vitale, même à distance. C'est une forme de dépendance affective. résiduel. Pour briser ce signe, il faut pratiquer ce qu'on appelle le détachement empathique, l'autocompassion. Ok ? Donc on revient sur ça, l'autocompassion et la pleine conscience pour te permettre ce détachement empathique. Donc ce que tu peux déjà faire, c'est de te répéter cette phrase, même si elle te semble dure au début. Je ne suis pas responsable de ses émotions ni de ses échecs. Chacun porte son propre sac. Voilà ! Moi-même, quand j'ai quelqu'un, à l'époque, parce que là maintenant, je ne suis plus en cabinet, je ne fais que m'occuper maintenant à aider les femmes qui veulent sortir d'emprise et des relations toxiques, mais au début de ma carrière, j'avais tout type de problématiques, je rencontrais tout type de problématiques, et notamment des personnes qui pouvaient être suicidaires. Comment on est formé, nous, en tant que psy, à gérer les tentatives de suicide, ou en tout cas les pensées suicidaires de quelqu'un ? Ça ne va pas être de le rattraper, ça ne va pas être de lui dire « mais non, ne faites surtout pas ça, parce que ça me ferait du mal » . Non, on va ramener la personne à sa propre responsabilité. C'est un choix qu'a la personne de le faire ou pas. Bien sûr, on va travailler en fond, mais... La première chose que l'on va faire, ça ne va pas être de rattraper. Ça va être de dire, ok, effectivement, vous avez le choix de votre propre vie, de faire ce que vous voulez de votre propre vie. Si vous voulez, on peut en discuter, on peut voir qu'est-ce qui définit ce choix-là, qui est le vôtre, mais on va lui laisser sa responsabilité. Donc c'est vraiment important ça, c'est que tu n'es pas responsable de sa tentative de suicide, tu n'es pas responsable. de ce qu'il va vouloir faire après. Ça, c'est la première chose. Tout en sachant que manipulation, manipulation. très souvent c'est je vais le faire je vais le faire je vais le faire dans le cadre d'un manipulateur je répète et puis au final non c'est un levier de manip donc là c'est de laisser vraiment la responsabilité à la personne et de visualiser ce lien d'inquiétude comme un fil invisible qui te vide de ta force c'est extrêmement important ok je te le répète visualise ce lien d'inquiétude comme un fil invisible qui te vide de ta force. Imagine que tu coupes ce fil et que tu récupères cette énergie pour l'investir sur toi. Parce que la seule personne qui a le pouvoir et le devoir de sauver aujourd'hui, de se sauver aujourd'hui, c'est toi. C'est celle que tu vois dans le mouvoir, c'est pas quelqu'un d'autre. C'est de ta survie dont il s'agit, ta survie psychique, ta survie émotionnelle et ta survie physique aussi. Parce qu'au bout d'un moment, tu n'auras plus d'énergie. Moi j'ai aussi des patientes, ça fait... 30 ans, j'ai même des patientes 40 ans qu'elles étaient avec leur manipulateur. Je peux te dire qu'elles regrettent de ne pas être parties plus tôt. Bon, après, le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans, le deuxième, c'est maintenant. Donc, il n'est jamais trop tard pour se sauver. Mais c'est important de te rendre compte que l'important, c'est que tu te sauves. Et c'est en récupérant cette énergie que tu vas te rendre compte du dernier signe, peut-être le plus handicapant pour ton futur, c'est l'incapacité de décider seule. L'incapacité à décider seule ou le syndrome du GPS cassé. Ça, c'est quand il t'arrive des choses toutes bêtes. Ça peut t'arriver pour des choses toutes bêtes. Choisir un plat au restaurant, décider de ton emploi du temps du week-end ou même choisir une nouvelle déco pour ton salon. Il peut t'arriver de ressentir un vide immense, une sorte de paralysie, je ne sais pas, je ne vois pas, une feuille blanche. Tu te demandes qu'est-ce que je veux en fait, qu'est-ce que je veux vraiment ? Et le silence en toi est assourdissant, tu as pris l'habitude de décider en fonction de, pour éviter que, ou pour plaire à. Résultat, ton propre muscle de décision est complètement atrophié. Tu as l'impression de ne plus savoir qui tu es sans le regard de l'autre pour te valider. Donc pourquoi est-ce que c'est si dur ? Sous emprise, ton identité a été effacée au profit de ses besoins à lui. C'est ce qu'on appelle la dilution du moi. Ton cerveau a appris à prendre une décision seul est égal danger, source de conflit. Donc aujourd'hui, même si tu es libre, même si tu es seul, ton système d'alarme, ou même si tu es avec quelqu'un qui est sain, ton système d'alarme, lui, interne, te paralyse dès que tu essaies de t'affirmer. Tu as peur de faire une erreur car pendant des mois, voire des années, la moindre des tentatives était critiquée ou moquée. Pas méchant, mais moquée. Ou clairement méchant aussi, et clairement dans l'humiliation. La bonne nouvelle, c'est que l'autonomie, ça se remuscle. Donc, je te propose la méthode des micro-décisions. Chaque jour, force-toi à prendre trois décisions, même infimes, sans demander l'avis de personne. Pas même à ta meilleure amie ou à ta mère. Ok ? Seule. Aujourd'hui, je prends ce café-là parce que j'en ai envie. Ce soir, je regarde ce film-là, même s'il est jugé nul pour les autres. Des trucs vraiment infimes, des micro-décisions. Et en faisant ça, tu envoies un message fort à ton cerveau. Je suis capable de piloter ma propre vie et le monde ne s'écroule pas. Donc tu vas voir que tu vas prendre des micro-décisions et puis ma foi, ça va le faire. C'est ainsi qu'on reconstruit pierre par pierre une identité. qui est atrophié comme ça peut l'être quand on est sous emprunt. Maintenant, on va respirer un grand coup parce que si tu t'es reconnu dans un, deux, voire les cinq signes que l'on vient de voir, ça peut piquer un peu. Donc, ce que tu ressens, ce n'est pas une fatalité. C'est une réaction normale à une situation qui, elle, ne l'est pas. Ça n'a pas été normal, ce que tu as vécu. Le procureur dans ta tête, cette boule au ventre dès que le téléphone sonne ou autre. ce sentiment de ne plus savoir qui tu es, tout cela, ce sont les derniers fils invisibles d'une emprise qui s'effiloche. Ça s'effiloche quand même. Et aujourd'hui, on a déjà commencé à les couper rien qu'en mettant des mots dessus. Donc mettre des mots sur ces mécanismes, c'est déjà commencer à couper ces fils invisibles. Mais pour aller plus loin et transformer cette compréhension en une véritable libération émotionnelle, la première étape pour redevenir totalement libre est de regarder la masterclass que je t'ai mise en lien en description. C'est une masterclass que je t'offre. Elle s'appelle sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner. Et si tu veux aller encore plus loin pour déconstruire tes fondations et ne plus jamais reconstruire tes schémas et reconstruire tes fondations et ne plus jamais laisser personne habiter ton esprit sans ton accord, c'est tout le cœur de mon programme d'accompagnement L'Impactante. On y travaille ensemble avec des outils de thérapie des schémas pour déprogrammer ces vieux réflexes de survie. Et faire de toi une femme véritablement libre. Si tu sens que c'est ton moment, clique sur le lien juste en dessous aussi en description. On commencera ce travail de libération main dans la main dès la semaine prochaine. Et petit mot de fin, n'oublie pas, ton passé a peut-être défini tes schémas, mais c'est toi qui décide de ton futur. Et si cette vidéo t'a aidé à y voir plus clair, like, abonne-toi pour ne rien rater des prochaines clés psy que je vais te donner. Et surtout... dis-moi en commentaire quel est le signe qui résonne le plus pour toi aujourd'hui. Je lirai chacun de tes commentaires avec attention et j'y répondrai. En grand soin de toi, tu le mérites sûrement. On se retrouve dimanche prochain pour le podcast « Pourquoi je n'y arrive pas malgré ma lucidité ? » On va parler d'emprise et de blocage. Et avant de partir, si tu te sens encore coincé dans la culpabilité malgré ces explications, regarde cette vidéo que je vais te mettre là en description. Elle va t'aider à comprendre pourquoi... pourquoi ton cerveau t'a poussé à rester même quand tu savais que c'était toxique. C'était Sandra Recolin, je t'embrasse, à dimanche prochain, bye !