Speaker #0Est-ce que tu es déjà partie de ta relation toxique en te disant « cette fois, c'est la bonne » et que tu es revenue quand même ou alors que tu l'as repris ? Et depuis ce retour, il y a quelque chose qui s'est installé en toi qui est encore plus lourd que la relation à Mel. Je veux parler de la honte d'avoir rechuté, la honte d'être revenue, la honte de ne pas avoir tenu, la honte de regarder tes amis dans les yeux quand tu les vois en sachant qu'elles se disent en elles-mêmes « je ne sais plus quoi lui dire » . Et cette honte-là... On n'en parle jamais parce que c'est la partie la plus inavouable. Donc c'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui. Moi c'est Sandra Roccolin, je suis psychologue spécialisée en thérapie cognitive et comportementale et experte dans les relations toxiques et les sorties d'emprise émotionnelles. Et chaque dimanche, je t'aide à comprendre ce qui se joue dans tes relations pour que tu puisses reprendre du pouvoir sur toi-même et choisir ce qui est bon pour toi. Cet épisode s'adresse vraiment à toi si tu as essayé de partir de ta relation, si tu es revenu et que depuis tu te juges un peu trop. Ce que je vais te dire aujourd'hui va peut-être changer la façon dont tu te regardes. Parce que ce retour, ce n'est pas du tout ce que tu crois. D'ailleurs, si tu es sur YouTube, dis-moi un petit peu en commentaire qu'est-ce que tu te dis depuis que tu es revenu. Ça m'intéresse vraiment et je réponds à chaque commentaire. Et si ce genre de contenu t'aide, pense à t'abonner et à cliquer sur le petit pouce en l'air. Et pour finir ce petit appel à l'action, si tu écoutes en podcast sur Spotify ou Apple Podcast, pense à t'abonner aussi. Et pourquoi pas mettre quelques petites étoiles si tu veux continuer à faire vivre. ce podcast. Allez, c'est parti ! Et pour commencer, je vais te parler d'Elodie. Elodie, c'est une patiente que j'ai eue dans le programme L'Impactante. Ça faisait trois fois qu'elle s'était séparée et qu'elle était partie de sa relation toxique. Et quand elle a rejoint le programme, elle m'a dit cette fois, je veux que ce soit la bonne ! Petit disclaimer, ça l'a été. Elle voulait que ce soit la bonne parce qu'à chaque fois, au bout de quelques jours, soit elle l'avait rappelée, soit c'est lui Ricky avait rappelé et elle n'avait pas su dire non ou résister. Soit c'est un soir à 2h du matin, seule dans son lit, où elle n'avait pas pu s'empêcher de lui envoyer un message. Et à chaque fois, elle s'était jugée durement, dans les secondes, dans les heures, dans les jours ou dans les semaines qui ont suivi. Elle s'était dit par exemple, je suis pathétique, je n'y arriverai jamais. Ou encore, c'est ma kryptonite, j'aurais dû tenir, il suffit de tenir. Pourquoi je ne tiens pas ? Il y avait vraiment cette interrogation autour de ça. Avec toutes ces tentatives échouées, elle ne se faisait carrément plus du tout confiance. Elle avait même arrêté d'en parler à ses amis parce qu'elle voyait bien le regard, leur regard changer et puis de toute façon, elle avait honte de leur parler de ses allers-retours et du mal qu'il faisait alors qu'elle était incapable de partir définitivement. À chaque fois, elle discutait tout ensemble, elle parlait à chaque fois de toutes les misères qu'il lui faisait et en même temps, les copines étaient bien dénuées. dépourvu de pouvoir lui dire quoi que ce soit parce qu'à chaque fois c'était mais oui mais c'est horrible ce qu'il te fait mais mais par va-t-en pourquoi tu restes et donc ça l'a confronté systématiquement à cette ambivalence qu'elle avait où elle savait très bien que c'était pas ok pour elle mais qu'elle n'arrivait pas à partir donc elle ne se voyait plus du tout dire qu'elle était encore revenue parce que tu comprends il a changé ou cette fois c'est différent ou on s'aime trop c'est dommage elle ne se voyait plus faire ça et d'ailleurs est ce que ça ça t'est déjà arrivé de te dire ce genre de choses ? Ou qu'est-ce que tu t'es dit, toi ? Qu'est-ce que tu t'es dit quand tu es parti et que tu es revenu ? Ou par rapport à tes amis aussi ? Mais surtout, voilà, moi, ce qui m'intéresse vraiment, parce que ça, c'est vraiment quelque chose qui va changer selon les personnes, mais qu'est-ce qu'on se dit quand on revient ? Moi, très souvent, voilà, c'est il a changé ou cette fois-ci, c'est différent. Cette fois-ci, il a eu un électrochoc. Dis-moi un petit peu en commentaire si toi, c'est un petit peu ces mêmes... C'est la même chose que tu te dis quand tu reviens ou quand il te rappelle à lui. Quels sont les dialogues intérieurs comme ça qui te poussent en fin de compte à repartir dans la relation ? Ça m'intéresse vraiment et maintenant je vais parler un petit peu de moi. Parce que moi aussi j'ai connu ça et ce moment où tu décides que c'est fini, mais vraiment fini. Ce moment-là, physiquement. Parce que c'est physique, il n'y a pas juste dans la tête, il y a quelque chose qui se passe au niveau du corps quand tu essaies de couper. C'est comme une espèce d'anxiété qui monte, une obsession. Et du coup, tu te mets à penser à lui, mais sans arrêt, alors que ça y est, t'as coupé quoi. Et tu commences à te dire que si tu ressens ça, c'est forcément parce que tu l'aimes. Et ça, c'est la grosse erreur de penser que parce que tu penses à lui, parce qu'il omnibule toutes tes pensées, c'est de l'amour. et moi je m'étais même dit je n'arriverai jamais à le quitter en fait parce que je l'aime trop mais en fait non c'est pas de l'amour et à ce moment là je ne savais pas encore ça et c'est ce dont on va parler aujourd'hui là j'ai deux choses dans cet épisode je vais t'expliquer deux choses la première c'est ce qui se passe dans ton cerveau quand tu essaies de partir et pourquoi sans comprendre ça le retour est presque inévitable et la deuxième chose c'est que ce que ce retour dit de toi vraiment en fait hein Qu'est-ce que ça dit vraiment de toi ? Et c'est pas ce que tu crois. C'est vraiment... Je pense vraiment que tu vas être surprise par ça. Donc ça, c'est la deuxième partie. On va commencer par le cerveau. Parce que c'est là que tout se joue dans un premier temps. Parce que tu te dis que tu es revenu parce que tu es faible. En général, c'est ça qu'on se dit. C'est parce que je suis faible, ou parce que tu l'aimes trop, ou parce qu'il y a quelque chose de cassé en toi. Je vais te dire ce qui se passe vraiment. Dans une relation toxique, le cycle se répète... Toujours de la même façon. Quand on revient, c'est cette notion-là de tension, explosion et réconciliation. C'est l'anxiété par intermittence. Lors de la réconciliation, quand on revient, et quand on revient, c'est quand lui redevient doux, quand il pleure ou quand il redevient l'homme que tu as aimé au début, ton cerveau libère de la dopamine. La dopamine, c'est le neurotransmetteur du plaisir. C'est exactement le même mécanisme que dans les addictions. Ton cerveau a appris à chaque... répétition, à force de répétition, a associé cet homme Un soulagement chimique, pas à l'amour, au soulagement après la tension. Et ça, c'est crucial. Ce n'est pas parce que tu l'aimes que tu y retournes, c'est parce qu'il y a une telle tension quand tu es avec, il y a une telle tension quand tu coupes, que le simple fait d'enlever cette tension-là, il y a un soulagement. Et donc, du coup, tu crois que c'est de l'amour. Alors que quand tu pars, ton cerveau entre en manque littéralement. L'anxiété, l'obsession, le besoin physique de le revoir, ce n'est pas de l'amour, c'est du sevrage. C'est du sevrage. Et toi, tu regardes ce que tu ressens et tu te dis, si j'ai aussi mal, c'est forcément parce que je l'aime. Et tu rappelles, tout simplement. C'est ça. Ou alors, tu n'arrives pas à mettre tes barrières, tes boundaries, tes frontières, vraiment parce que tu crois que tu l'aimes. Et sache une chose, c'est que tu n'y retournes pas. pas parce que tu es faible, mais parce que tu essaies de guérir une addiction à une drogue dure, toute seule. Tu vois, c'est ça. Il y a des mots-clés dans cette phrase. Il y a guérir, addiction, drogue dure, seule. C'est tout ça qui fait que ce n'est pas possible, en fait. Parce que tu sais ce qu'on dit à une personne qui a essayé d'arrêter l'héroïne seule ? On ne lui dit pas qu'elle manque de volonté. On lui dit plutôt, bien sûr que c'est insupportable. Tu n'avais pas les outils pour traverser le manque seul et tu ne peux pas le faire seul. D'ailleurs, ça m'intéresse vraiment de savoir aussi si tu as déjà ressenti ce manque physique quand tu essayais de couper. Tu peux aussi m'en parler en commentaire si tu veux. Et si tu veux comprendre en profondeur d'ailleurs les mécanismes de l'emprise, j'ai créé une masterclass totalement gratuite qui s'appelle « Sortir de l'amour toxique et ne plus y retourner » . Et elle va te permettre d'aller plus loin dans ce que je dis maintenant. Et le lien, il est en description. Donc, je t'invite vraiment à aller la télécharger parce que ça t'aidera vraiment en profondeur à aller comprendre ces mécanismes de l'addiction et pourquoi ça agit autant sur toi et pourquoi ça crée tout ce cycle-là en toi. Et pourquoi ça peut te donner la sensation d'une fatalité. C'est comme ça et ça restera comme ça parce que je n'arrive pas à sortir de là. Voilà, dans la masterclass, il y a tout qui est vraiment bien décrit. Le point 2 maintenant. ce que le retour dit vraiment. Donc là, si tu es revenu, c'est que tu es déjà parti au moins une fois. Ok ? Et tu sais ce que font la majorité des femmes en emprise ? La chose que font la majorité des femmes en emprise, vraiment, je te laisse réfléchir deux secondes, elles ne partent pas. Elles ne partent pas. Elles restent en silence, en survie. Elles encaissent et elles continuent. Alors c'est ce que tu as fait pendant des années ou pendant des semaines, en tout cas pendant longtemps. Mais à un moment donné, tu as eu un moment de clarté suffisamment fort pour bouger, pour agir. Donc ça, c'est vraiment à reconnaître en toi. Tu as cette force-là en toi. Cette femme qui est partie, elle existe encore en toi. Elle n'a pas disparu avec le retour. Le problème, ce n'est pas que tu n'as pas assez voulu partir. Le problème, c'est que tu as essayé certainement de traverser un désert toute seule, sans eau, sans boussole, en pleine nuit. Donc franchement... Bravo déjà de l'avoir tenté, mais voilà, c'est logique quelque part d'être venu, parce qu'avec un cerveau en manque, et personne pour te dire ce que tu ressens là, c'est du sevrage, voilà les étapes par lesquelles tu peux passer, et voici ce que tu vas pouvoir faire pour les dépasser, c'est très très compliqué. Et là... Le fait de savoir ça, les étapes, savoir comment faire, c'est exactement ce que je vois chez les femmes que j'accompagne dans la backdante. La plupart ont essayé de partir avant, seules, et elles sont revenues. Et quand on travaille ensemble, elles comprennent enfin pourquoi ça s'est passé comme ça, avant. Et elles obtiennent les outils pour enfin se libérer totalement de l'emprise, sans se mettre à mal. Et ça, ça change tout. Pas parce qu'elles deviennent magiquement fortes, c'est pas ça, mais parce qu'elles ne sont plus. seule pour traverser le manque. Et dis-moi un petit peu, est-ce que tu t'es déjà demandé ce qui aurait été différent si tu n'avais pas été seule ce soir-là, quand tu l'as rappelé ? Et puis tu es revenu. Et là tu as vu. Tu as vu exactement comment il se comportait quand tu revenais. Tu as vu le cycle recommencer. Tu as vu que rien n'avait changé. Tu as vu qu'il était vraiment. Le retour t'a donné une certitude. Une certitude que tu n'avais pas avant. Ce n'est pas toi, c'est lui, c'est le cycle. Et maintenant tu le sais, dans le ventre, pas juste dans la tête. Avant tu doutais, maintenant tu ne doutes plus sur certaines choses. Et ce doute qui a disparu, c'est le retour qui te l'a enlevé. Donc non, ce retour n'est pas un échec. C'était l'étape qui t'a donné la preuve dont tu avais besoin. La preuve que tu portais depuis le début mais que tu n'arrivais pas à avoir. Beaucoup de femmes ont besoin de revenir pour repartir pour de bon. Pas parce qu'elles sont faibles mais parce que c'est comme ça que le cerveau intègre une réalité difficile à accepter. Je vais te répéter cette phrase parce qu'elle est cruciale. C'est comme ça. que le cerveau intègre une réalité difficile à accepter, ok ? Sans ce retour, sans ce départ et ce retour, même plusieurs fois, c'est pas juste un, mais plusieurs fois. Tu vois, moi, le nombre de personnes qui commencent l'impactante en me disant « Mais en fait, j'y suis retournée plein de fois, je suis partie plein de fois, j'y suis retournée plein de fois, et je vois bien en fait que j'y arriverai pas. J'y arriverai pas seule, j'y arriverai pas. » Et donc il y a cette notion-là de savoir que sans être armée, elles n'arriveront pas à lâcher complètement. Mais ça c'est qu'en l'expérimentant, qu'en l'expérimentant vraiment, qu'on peut se rendre compte de l'importance de ce qu'on est en train de vivre, de l'importance dans le sens, l'intensité. Parce que très souvent il nous faut des preuves, il nous faut du temps, il faut revivre vraiment pour... comprendre. Alors si tu es revenue une fois, deux fois, trois fois, j'ai même des patientes qui ont commencé l'impactante, ça faisait huit fois qu'elles étaient revenues sur 25 ans. Et au début, elles étaient parties peut-être la première année ou dans les trois premières années. Ensuite, elles sont restées plusieurs années avec cet homme-là parce qu'il y a eu les enfants et puis elles ne partaient pas vraiment. Et puis sur les dernières années, ça s'est rythmé plus rapidement, tu vois, par exemple. Mais c'est logique. Enfin, c'est logique. Ça arrive. Et ce n'est pas que tu as échoué. Dis-toi que tu étais en train de réunir des preuves, de réunir des preuves personnelles, et qu'aujourd'hui tu les as. La question maintenant, ce n'est plus « est-ce que je pars ? » La question c'est « comment je pars sans refaire le désert toute seule ? » Et ça, c'est toute autre chose, c'est une toute autre conversation. Et une conversation que l'on peut avoir ensemble aussi. Et ça pour ça, je t'invite vraiment à regarder la masterclass qui est en lien en description. Et pourquoi pas aussi si tu veux te faire aider et que je t'accompagne dans cette libération-là, il y a le programme L'Impactante, je te mets aussi les liens en description pour que tu puisses aller chiner un petit peu. Et si je devais résumer tout ce que je viens de te dire, ce serait que tu as essayé de partir, tu es revenu et que tu te juges. Tu penses que tu es cassé, que tu manques de volonté. Eh bien non, c'est pas du tout ça. Ton cerveau, il a été conditionné par un cycle qui crée une vraie dépendance chimique. Tu as essayé de guérir d'une addiction, d'une drogue dure toute seule, sans être adaptée, et personne ne guérit d'une telle addiction comme ça. Personne. Et la femme qui est partie, même si elle est revenue, même si tu es revenue, elle est encore là. Elle n'a pas disparu. Elle attend juste d'être accompagnée correctement. Peut-être que la prochaine fois sera différente. Pas parce que tu vas te forcer plus fort, mais parce que tu ne seras peut-être plus seul. Il y aura peut-être quelqu'un qui connaît le mécanisme, quelqu'un qui sait ce qui se passe dans ton cerveau et qui sait comment faire pour le déconditionner. Et si tu veux commencer à comprendre tout ça, le cycle, le trauma bonding, pourquoi ton cerveau réagit comme ça, je t'invite encore à regarder la masterclass. Ça dure vraiment 1h30. C'est gratuit et c'est probablement la... Première fois que quelqu'un va t'expliquer exactement ce qui s'est passé en toi. Et si tu veux aller plus loin, ne plus juste comprendre mais vraiment sortir de ce cycle, alors l'impactante est faite pour toi. C'est un accompagnement en 6 mois avec moi, il y a de l'invis individuel, il y a des outils concrets avec un suivi quotidien et les femmes qui rejoignent l'impactante ne sont pas plus courageuses que toi, vraiment pas. Elles sont juste décidées de ne plus traverser le désert seules. Ok ? Donc si tu veux, les liens sont en description. Et si cet épisode t'a parlé, envoie-le à une femme qui en a besoin. Elle est peut-être en train de se juger exactement comme toi en ce moment, sans savoir que ce qu'elle vit a un nom. Et si tu écoutes sur Spotify ou Apple Podcast, un petit 5 étoiles, ce serait génial, c'est gratuit pour toi et ça change énormément pour moi et pour le podcast. Je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode et prends soin de toi. Je t'embrasse, bye.