- Speaker #0
Arnaud Deroo, éducateur auprès de jeunes enfants et psychopracticien, a déclaré « L'enfant n'a pas besoin de parents parfaits,
- Speaker #1
mais plutôt de parents authentiques qui reconnaissent leurs erreurs et leurs envies de changer. »
- Speaker #0
On va être prêts à commencer.
- Speaker #2
As-tu dit qu'on va être prêts à commencer ?
- Speaker #0
Je viens de dire qu'on va être prêts à commencer. Es-tu prêt,
- Speaker #2
toi ? Je suis prêt. Es-tu prêt, toi ?
- Speaker #0
Hey, je suis prête, je viens de te le dire. Qu'est-ce que t'as ?
- Speaker #2
Hey, tu prêtes ?
- Speaker #0
Je comprends pas ce que tu fais.
- Speaker #2
Moi non plus, je comprends pas ce que tu fais.
- Speaker #0
Ok, c'est mon gosse là.
- Speaker #2
On est deux, c'est mon gosse aussi. Ah ben,
- Speaker #1
t'es prête
- Speaker #2
Ah ben,
- Speaker #0
t'es prête Bonjour Caroline Bonjour Charles Ça va bien ? Ça va bien
- Speaker #2
Je crois deviner un peu de ce qu'on va parler aujourd'hui.
- Speaker #0
Mais bien sûr, nous allons parler de l'animal, le perroquet, hein ?
- Speaker #2
Ah oui Il faut qu'il te ressemble. Il te ressemble là aussi, tantôt. Ouais, ouais,
- Speaker #0
c'est ça. C'est toi qui m'imité. Donc aujourd'hui, on va parler du théâtre. Comment les autres peuvent avoir une influence sur nous, sur un jeune, puis qu'est-ce que le théâtre peut faire dans la vie de tous les jours avec ce pouvoir que les autres ont sur nous ou sur un enfant.
- Speaker #2
Parce que... Ce qu'on va également parler à travers ça, c'est à quel point, souvent, sans s'en rendre compte, les parents ont un impact énorme sur leurs enfants, pas en leur disant et en leur répétant et en leur répétant et répétant comme un perroquet pour la millième fois qu'il a fait quelque chose, mais par leurs simples gestes quotidiens qui, pour eux, sont bien banaux. Banals. Banals, oui, banals. Mais qui, à force de répétition... neuroplasticité oblige, ont un impact à long terme sur leurs enfants.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Puis, souvent, on en a parlé au dernier épisode, mais on ne s'en rend pas toujours contre. Et on peut être très contradictoire aussi dans notre façon d'être quand on est avec les enfants, au même titre qu'un autre adulte, comme un enseignant aussi, pourrait avoir un effet positif ou un effet négatif. Et dans les deux cas... sans s'en rendre compte. Puis tu vois qu'au théâtre, ça, c'est important parce que les jeunes acteurs, comme les enfants, ils apprennent en observant. Donc, c'est pas toujours avec les mots, mais c'est avec ce qu'ils vont voir, ce qu'ils vont ressentir, qu'ils vont apprendre, et tranquillement, pas vite, c'est ça, c'est que ça rentre dans la tête et là, ça amène des modifications dans le comportement dans un sens ou dans l'autre.
- Speaker #2
Oui. Parce que tu sais, on entend souvent des ados, peut-être pas des jeunes enfants, mais des ados, jeunes adultes et même un peu plus vieux, dire « moi plus tard, je ne veux surtout pas être comme mes parents » parce que certains comportements, certaines façons d'être de leurs parents, les gosses en bon québécois, puis ils font « non, je ne veux pas être comme ça » . Mais pourtant, quelques années plus tard, ou même souvent ça peut être plus loin dans la vie. On commence à reconnaître les mêmes réactions, les mêmes mots, les mêmes habitudes. Tu en parlais, je pense, un peu la semaine dernière sur le sujet de ma mère. Puis, pas parce qu'ils le veulent, parce qu'après tout, ils disaient bien qu'ils ne voulaient pas, mais parce qu'ils ont appris en observant.
- Speaker #0
Oui, en observant. Puis, quand on pense qu'ils ne nous regardent pas, ils nous observent quand même.
- Speaker #1
Donc...
- Speaker #2
On est toujours sur la scène.
- Speaker #0
On est... Oh oui, le beau lien On est toujours sur la scène pour nos enfants. Puis quand tantôt je te parlais de trucs contradictoires, bien, quand on dit à un enfant « Crie pas » que toi-même tu cries, bon, déjà. « Lâche ton cellulaire » mais que nous-mêmes, on est toujours sur un cellulaire. J'avais vu sur les réseaux sociaux, c'est vraiment marquant, c'était une maman et son enfant, puis l'autre maman avec son propre enfant aussi, et il y a une maman qui lit comme ça et son enfant lit. Et l'autre maman... Elle a son téléphone et son enfant lit. Et la maman qui a le téléphone, elle dit à l'autre maman, « Je ne sais pas comment vous faites pour arriver à le faire lire. » C'est tout. Mais l'image dit tout. Tu ne peux pas demander à ton enfant de se mettre à lire si toi-même, tu ne te mets pas un peu dans ce bain-là. Tu ne peux pas lui dire, « Hé, arrête d'être sur ton cellulaire si toi-même, tu es sur ton téléphone cellulaire. » Tu sais, c'est la base. Il faut être cohérent. Parce que sinon, c'est ça, on enregistre. Il enregistre les mauvaises choses.
- Speaker #2
On s'entend, c'est pas toujours facile, surtout la vie va vite, on essaie d'être des bons modèles, on essaie d'être des bons parents. Le but c'est pas de se culpabiliser à travers ça non plus, c'est juste de prendre conscience que... Oui, parfois on ne se sent pas à la hauteur, mais qu'il y a moyen de modifier les comportements, puis c'est en réalisant à quel point on peut avoir cet impact-là qu'on va peut-être davantage prendre les mesures, faire les pas nécessaires pour, ah bien, ok, non, oui, je pourrais peut-être faire ça différemment, modifier mon comportement, ou si j'ai vraiment besoin de répondre à quelqu'un sur mon cellulaire, je peux peut-être attendre pendant que lui est en train de faire d'autres choses, puis que je ne suis pas dans sa...
- Speaker #0
Puis tu me diras si je me trompe, mais le cerveau humain apprend beaucoup par imitation. Donc, sans nécessairement se poser des questions, il apprend par imitation. Donc, il voit, il ressent, il réagit, puis il imite. C'est comme ça aussi qu'il y a d'autres connexions qui se font, non ?
- Speaker #2
Effectivement. Puis tu sais, oui, on parle des parents, mais on a juste à voir des familles nombreuses de deux, trois, quatre enfants. Le plus jeune, souvent, va se développer plus rapidement sur certaines choses. Parce qu'ils voient ses grands frères, ses grandes sœurs faire certaines choses, puis ils veulent faire comme eux, puis là, tu sais, il y a une motivation. C'est rien qu'on lui a dit, là, c'est juste en les observant, en pouvoir d'imitation, de modéliser, puis de... Et c'est un peu pareil sur la scène, avec les acteurs, tu sais, ils voient...
- Speaker #0
Oui, puis souvent, c'est le premier réflexe qu'ils vont avoir, puis c'est parfait, c'est d'observer, puis là, en regardant... Ils voient des choses, ils ressentent des choses, ils sont capables d'imiter. Puis c'est vraiment les premières approches. Moi, je leur dis toujours, c'est très, très bien de faire ça. Il y en a qui disent, non, non, non, mais moi, je ne veux pas être en train de faire pareil, je ne veux pas être en train d'imiter. Non, mais tu peux aller chercher des choses qui vont t'amener à travailler un personnage. On n'est pas en train de te dire de copier puis de plagier, mais de t'inspirer. Ça, c'est dans la vie aussi de tous les jours. Inspire-toi du positif. Puis regarde autour de toi. Au théâtre, c'est un peu la même chose. Il y a des jeunes qui sont extrêmement gênés qui arrivent dans les cours de théâtre parce que, bon, les parents, ils ont le souci d'avoir un enfant qui est moins renfermé, qui s'extériorise un petit peu plus. Au début, ce ne sont pas des enfants qui vont parler, ils vont regarder. S'ils arrivent dans un groupe où tout le monde parle, tout le monde est déjà intégré, tout le monde intègre tout le monde, là, ils vont finir par prendre confiance. Ils vont voir que Merci. Oh, mais, tu sais, elle puis lui parlent fort, puis il n'y arrive rien, puis ils montent sur la scène, puis ils trouvent ça drôle, puis ils ont l'air d'avoir du plaisir. Là, il ressent des énergies qui sont positives. Tranquillement, pas vite, il va s'ouvrir à tout ça. C'est là qu'il va découvrir d'autres émotions, d'autres façons d'agir qui vont l'amener dans sa vie personnelle à changer des choses, parce qu'il va aller chercher le meilleur, parce qu'il l'a exploré via le jeu. Tout ce qui est théâtral, il va observer les autres, il va observer son enseignante ou son enseignant, et puis là, il va l'explorer, puis dans sa vie, il va pouvoir faire pareil. Fait que là, on parle d'imiter et réimiter dans une vie personnelle.
- Speaker #2
Parce que, tu sais, pour faire du pouce sur ce que tu dis, tu sais, en classe, quand, il y a quelques semaines, je faisais, bon, sûrement plusieurs parents connaissent les livres de M. Lange, M. Rapide, Mme Bonheur et compagnie, il y en a toute une série, quelques dizaines. Et on jouait à des personnages, mais souvent pour les jeunes c'est abstrait malgré tout. Donc là, c'était là le rôle qu'on a de modéliser justement pour eux, de faire... Ok, je faisais à la fois dans une scène Monsieur Courageux et Monsieur Peureux, donc je jouais à un, je jouais à l'autre, je leur montrais. Ils trouvaient ça bien drôle, mais après ça, ça les mettait en confiance pour pouvoir le reproduire à leur tour.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, puis là ils voient qu'il ne se passe rien. Puis il y a des enfants que ça va leur prendre plus d'une fois. Parce qu'ils ne sont encore pas certains, mais par expérience que moi j'ai, je vois l'évolution chez les jeunes qui sont extrêmement timides et qui regardent autour. Au début, ils ne vont pas. Il ne se passe rien. Tu vois, je leur dis qu'il n'y a pas de trou qui va s'ouvrir. Quand même, je dis ça, je sais que ça ne change rien à leur anxiété. Mais je leur dis souvent à la blague qu'il n'y aura pas de roche qui va tomber sur la tête. Au début, ils comprennent l'humour, mais ça n'enlève pas leur anxiété. Mais ils regardent autour. C'est vraiment une question de feeling. Quand ils sentent vraiment, je me répète, que les autres autour ont du plaisir, à un moment donné, ça va venir tout seul. Ils vont essayer, ils vont avoir du plaisir. En explorant plein de choses, plein de sortes de jeux, plein de mouvements, plein d'expressions, plein d'écoutes avec les autres aussi, parce qu'au théâtre, c'est important de l'écoute aussi. C'est des choses qu'on va pouvoir mettre en pratique dans la vie de tous les jours.
- Speaker #2
C'est ça, parce que si on revient... au quotidien d'un parent, on le voit dans toutes sortes de situations. Des fois, quand on voit le parent, mettons, à l'école, quand on rencontre des parents... Parfois, on comprend mieux pourquoi l'enfant est comme ça.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
oui. Ça peut être positif, ça peut être négatif. On voit la différence de manière d'agir. Si un parent est impoli avec un vendeur de magasin, le jeune voit que c'est la façon acceptable de faire et plus tard, il va reproduire ça ou il va reproduire ça avec son enseignant parce que s'il n'est pas content de quelque chose, il va refaire la même chose. Même chose si on... À l'inverse, si on agit de manière polie, qu'on remercie, qu'on ouvre la porte à quelqu'un et autres, les jeunes vont avoir tendance à le faire aussi. Surtout si l'adulte vient à remercier, vient à souligner. Oui,
- Speaker #0
c'est du mimétisme. C'est une façon d'apprendre. En tant qu'enseignant, c'est des choses qu'on nous apprend aussi à l'université. C'est des façons d'apprendre. Il y a plein de façons d'apprendre. Le mimétisme, c'en est une aussi. Puis comme tu disais, de vraiment le modéliser pour qu'ils puissent le refaire après. Puis qu'ils ne se sentent pas coupables. J'ai souvent des jeunes, comme je disais tout à l'heure, qui se sentent coupables. « Non, je ne veux pas faire pareil » Tu ne fais pas pareil. Tu t'inspires de toute façon, tu ne pourras jamais faire exactement pareil. Puis c'est correct. C'est correct. Il faut juste se laisser aller là-dedans. C'est tellement intéressant après ça, juste de voir ce qu'ils sont capables d'appliquer dans la vie de tous les jours par rapport à ça.
- Speaker #2
Quand tu parles de mimétisme, c'est comme on le voit dans le règne animal au complet. On dit souvent, par exemple, tel maître, tel chien, parce qu'un chien ou même un chat va souvent adopter le même comportement que son maître. Ou des personnes.
- Speaker #0
Ça maîtrisse,
- Speaker #2
oui, parfois aussi. Mais on voit au niveau tant émotif qu'au niveau de la posture que l'animal va prendre, il ressent beaucoup, il le voit, puis il reproduit aussi. Il y a des singes qui se moquent de nous. etc. Donc, on le voit un peu partout et dans la plupart des espèces, j'oserais dire, c'est comme ça que l'apprentissage se fait. Donc, en être conscient, c'est pas de le dire puis de le redire, c'est bien plus par...
- Speaker #0
Oui, de comment on est. Puis, ultimement, ce qu'on souhaite, c'est que l'enfant fasse des choix conscients. Donc, pas qu'il réagisse... comme il a appris en se posant pas trop de questions, mais qu'il fasse les choix. Donc, je reviens avec mon créneau à moi qui est le théâtre, bien là, il va essayer, il va explorer, il va écouter, il va… Là, en explorant tout ça, il va avoir la possibilité de choisir. Ah, mais là, je comprends ce qui se passe. Puis l'enseignant qui va diriger va lui montrer aussi, là, tu vois. Tu as réagi au personnage qui a une peine, puis toi, tu avais de la peine aussi, ou le personnage a de la peine, tu as fait complètement le contraire, tu es allé dans la colère. Mais après, tu sais, dans un personnage, tu choisis, mais dans la vie, tu peux choisir aussi. Puis c'est là qu'il devrait y avoir un beau déclic au niveau du cerveau, où là, tu réalises que, OK, j'ai exploré des choses, et là, c'est pas je réagis en ne sachant pas ce qui se passe, c'est que je fais un choix conscient parce que je l'ai vu, je l'ai exploré, je l'ai expérimenté.
- Speaker #2
Non, parce que, tu sais, quand on observe, puis que ce soit ce qu'on parle dans les différents exemples depuis tantôt, ce n'est pas une finalité, la réaction qui va s'en suivre. Tu sais, comme tu dis, c'est un choix. La neuroplastie nous amène à quelque part, mais il est toujours possible de changer cette façon d'être, cette façon de réagir. Bien oui,
- Speaker #0
quand on le réalise, là, c'est fantastique.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Plus jeune, on va le réaliser. Excuse-moi, mais plus jeune, on va le réaliser. mieux la vie va se porter pour toi aussi.
- Speaker #2
C'est ça, parce que, tu sais, bon, c'est pas parce que l'autre fait ça comme ça que je suis obligé de faire ça, là, et pour toute ma vie. Après, tu sais, ça change, ça change à n'importe quel âge. On en parle depuis le début de nos épisodes, tu sais, à quel point la neuroplasticité, ça bouge. Puis, tu sais, dans un tout autre ordre d'idées, tu sais, je me souviens, bon, parce que je suis dans une autre phase de ma vie, tu sais, je suis aussi, je travaille beaucoup sur la question des doigts humains. J'avais vu une étude hyper intéressante au Texas, où il y a quand même beaucoup de violence et autres. Souvent, ceux qui commettent les crimes, il y a une forte proportion de jeunes qui ont grandi dans des milieux très défavorisés. Non seulement défavorisés, je veux dire, mais très à risque, violents. Et que peut-être qu'ils n'ont pas vécu directement, mais qu'ils l'ont observé au quotidien, de la violence conjugale et autres. Et par la suite, bien... reproduisent ces patterns, malheureusement, ils se retrouvent emprisonnés. Alors, et il y avait une étude qui venait démontrer que si on avait investi le dixième en prévention, à sortir ces jeunes de ces milieux s'il le fallait. ou à venir leur apporter un soutien adéquat, le dixième de ce qui était fait en punitif,
- Speaker #0
Ah oui, ok, je comprends.
- Speaker #2
eh bien, là, on aurait une toute autre histoire et une toute autre société dans laquelle on vit. Donc, tu sais, c'est ça, plus on les prend jeunes, plus on les sort de ces modèles qui sont pas des bons, bien après ça, on peut créer des miracles, mais c'est ça, c'est... On observe, le cerveau observe beaucoup, puis c'est comme ça qu'il apprend, puis c'est comme ça qu'il se développe. Mais on a les moyens de changer.
- Speaker #0
Oui, puis en tant qu'adulte, quand nous on prend conscience, parce que nous aussi, on a appris et on apprend encore des autres, mais quand on prend nous-mêmes conscience de l'impact qu'on peut avoir sur un enfant ou sur les autres, mais déjà, quand il y a déjà une première prise de conscience là-dessus, je pense qu'on fait plus attention. Je pense qu'on est plus dans l'écoute, on regarde, on fait peut-être plus attention à ce qu'on dit, à comment on véhicule les choses, comment on ressent les choses. Parce que nos enfants, c'est des petites éponges. Avec nos petites éponges, on souhaite qu'ils puissent faire de meilleurs choix si à la base c'était négatif, et tant mieux si c'est positif, parce qu'ils vont pouvoir quand même... Vous ne saurez pas, bon, ils ne vont pas faire le choix d'être dans la mauvaise voie, mais bon, en même temps, c'est bon.
- Speaker #2
Il y a le jugement qui ne vient pas tout de suite. Non,
- Speaker #0
c'est ça, mais au moins, ils vont avoir une base plus solide, plus en harmonie avec des valeurs qui sont positives. Et ça, c'est de les amener correctement sur le bon chemin de la vie, je crois. Mon Dieu, que le théâtre fait des merveilleuses choses avec tout ça, parce qu'on leur montre toutes ces petites affaires-là. À un moment donné, quand tu fais des liens, « Hé, mais moi, dans la vie, ça m'était arrivé, puis pouf Ah, mais là, comment t'as réagi ? Ouais, est-ce que c'était une bonne façon de réagir ? Oui, non, plus tu parles avec eux autres. C'est fantastique de parler avec les enfants. »
- Speaker #2
C'est ça. C'est ça, parce que si on n'explique pas, puis ils voient des répétitions, des gestes, des comportements, des routines, bien, pour le cerveau, ça devient une normalité. Tu sais, c'est comme... Souvent on parle qu'il y a une épidémie de fausses nouvelles et d'images et de nouvelles produites par l'intelligence artificielle sur les réseaux sociaux et on en vient à ne plus savoir quoi croire.
- Speaker #0
Oui, effectivement.
- Speaker #2
Mais j'avais vu un reportage de Radio-Canada en quelques années qui montrait une fausse image. Alors, voyons, c'est sûr que ce n'est pas vrai. Mais le simple fait de la revoir plusieurs fois sur une couple de jours, là tu finis par dire... Ben, c'est vrai.
- Speaker #0
Ou tu peux commencer par avoir des doutes, à force de la revoir, de la revoir, de la revoir, effectivement. C'est ça. C'est des techniques, je veux dire. Les gens qui travaillent dans les réseaux sociaux, qui travaillent dans tout ce qui est la publicité, ils sont brillants, parce qu'ils arrivent à jouer dans notre cerveau pour nous faire consommer, pour nous faire acheter, pour nous faire croire qu'on a un besoin. On n'est pas… On n'est pas loin de l'enfant dans le sens que nous aussi, on est fragile, mais de prendre conscience de tout ça, ça ne fait pas que 100% du temps, on va faire « Ah non » Mais déjà, en ayant en tête que « Attends, peut-être qu'ils sont en train de jouer avec mon cerveau. Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? » Ça nous amène à réfléchir autrement. Déjà, de le savoir, c'est déjà une première prise de conscience. Faites déjà une différence.
- Speaker #2
C'est ça, parce que les exemples pleuvent dans ce sens-là. Tu sais, tu prends juste, tu sais, au cinéma, tu sais, des fois, il y a des études qui ont démontré s'il y avait juste un petit format à 3 $, un gros format à 7 $, la plupart des gens, surtout si tu y vas, que tu as déjà mangé, que tu as repas, vont prendre le format à 3 $ parce que c'est assez pour eux, puis l'autre est bien trop beau, puis il coûte deux fois et quelques plus cher. Mais là, si on venait introduire un troisième format, le moyen, À 6 ou 6,50$, les gens prenaient le gros.
- Speaker #0
Ben oui, rendu là.
- Speaker #2
Ben rendu là, pour le peu de différence, « Hey, quelle aubaine, je vais sauver de l'argent »
- Speaker #0
Donc, ça doit faire longtemps que tu n'es pas allé au cinéma parce que les prix ont monté beaucoup.
- Speaker #2
Non, ben...
- Speaker #0
Un popcorn à 3,50$, hu Non,
- Speaker #2
mais c'était une étude à l'époque qui avait montré, c'était des exemples de prix, mais c'était juste pour dire à quel point on est manipulable sans s'en rendre compte, on incorpore un élément, puis ça, c'est possible, c'est valable pour tout plein d'items. Mais voilà, c'est un peu là où le but de cet épisode, c'est vraiment de prendre conscience en tant qu'adulte, en tant que parent, à quel point on est un miroir pour nos jeunes, on est l'acteur sur la scène, puis eux sont le spectateur en tout temps, et à quel point il faut être conscient de ça, il faut être conscient des habitudes qu'on pourrait peut-être... Oui, je pourrais peut-être faire ça différemment. Je pourrais peut-être inverser l'ordre dans lequel je fais les choses pour ne pas montrer à mon jeune ce que je lui dis de ne pas faire.
- Speaker #0
Est-ce que tu savais que tu étais un acteur dans la vie d'un enfant qui était spectateur ?
- Speaker #2
Ah, c'est ça C'est un peu ça. On vous invite justement d'apprendre un petit temps de réflexion par rapport à ces choses-là parce que c'est sûr qu'après ça, c'est dur d'y dire quelque chose.
- Speaker #0
On fait le contraire, mais... C'est intéressant aussi d'avoir des discussions avec les enfants. Comment tu vois maman ou comment tu vois papa quand il est fâché ? Ah, est-ce que maman, elle regarde souvent son téléphone ? Tu sais, c'est quand ils savent, là. Tu sais, ils vont pas vous bullshiter, ils vont vous donner la vérité. Est-ce que tu vois maman lire souvent ? Bien oui, non, ça dépend. Tu sais, je veux dire, les questions sont quand même intéressantes. Tu sais, dernièrement, je te disais avec mon garçon... Je lui ai posé une série de questions quand il était plus jeune et dernièrement, je lui ai reposé la même série de questions. C'est quand même fascinant de voir qu'il y a des choses qui se ressemblent, des choses qui ne bougent pas. Il y a des affaires qui ne bougent pas que je fais « Oh, c'est maman qui travaille. » Qu'est-ce qu'elle fait maman quand tu n'es pas là ? Les deux fois, ça a été « Elle travaille. » C'est vrai, je travaille beaucoup, peut-être trop. Mais c'est fascinant. En leur posant des questions, premièrement, c'est super le fun à faire avec eux autres. C'est un peu « Qu'est-ce que tu ferais avec un million de dollars ? » Je ne sais pas moi c'est quoi ta couleur préférée. Puis là tu regardes un an après, deux ans après, trois ans après, puis il aime se faire poser des questions. C'est quand même intéressant, vous allez aller chercher une mine d'informations super intéressantes, même sur vous autres, vos propres comportements, comment c'est perçu dans les yeux de votre enfant. Amenez ça sous forme de jeu. Tu vas dire « Hey, j'ai un questionnaire sur toi, c'est toi qui va être la vedette aujourd'hui. » Puis je vais faire comme si je faisais une interview. C'est sûr que ça marche bien. Notez les réponses.
- Speaker #2
Non, j'imagine que c'est notre jeu de la semaine.
- Speaker #0
Mais oui, c'est le jeu de la semaine. Je ne l'avais pas annoncé, mais ça allait être soir. Là, c'est jeudi.
- Speaker #2
Et la semaine prochaine, on va parler de quoi ?
- Speaker #0
On va parler de fromage.
- Speaker #2
Oh, j'aime bien le fromage. Mais encore.
- Speaker #0
La semaine prochaine, on parle de quoi ? On parle de silence. Je dis souvent aux élèves, un peu comme dans la vidéo de... en théâtre de côté court, je crois. Je ne sais plus qui. Je ne sais pas, Sébastien. Non,
- Speaker #2
mais c'est tout l'arrière-scène, l'avant-scène.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #2
je ne sais plus. En tout cas, une chaîne.
- Speaker #0
On regarde, on écoute, on parle tard.
- Speaker #2
On reste tranquille.
- Speaker #0
On active sa cocologie.
- Speaker #2
On ouvre le cœur.
- Speaker #0
Ah, c'est ça. Là, on va parler de l'écoute. Donc,
- Speaker #2
c'est ça. à l'écoute qui est là, la base de communication, après tout. Puis, ce qu'on vous invite à faire cette semaine, non seulement il y a des cours de théâtre au Studio 4R6, mais si vous voulez avoir un peu d'une autre façon de faire pour réfléchir sur nos habitudes, nos comportements, et de venir à comment modifier le tout, bien, à travers la neuroplasticité, personnellement, j'offre des cours aussi tant aux adultes... puis j'en ai souvent offert aussi à des plus jeunes et même parents-enfants. J'ai eu des beaux mélanges parents-enfants qui sont venus et qu'on a eu des belles expériences de comment progressivement venir à se reprogrammer, changer nos façons de faire pour être tellement plus heureux après ça.
- Speaker #0
Bien sûr
- Speaker #2
Alors, à la semaine prochaine
- Speaker #0
À la semaine prochaine tout le monde À la semaine prochaine Charles À la semaine prochaine Caroline
- Speaker #1
Tout à coup, elle ose la voir. Il improvise, il se trompe, mais le rire brise. La honte a force de jouer quelqu'un. Il découvre qu'il vaut bien plus qu'il ne croit. Scène et neurones, ça bouge là-haut. Démons qui tournent dans leur cerveau. Ils apprennent à vivre en jouant des rôles. À calmer l'orage qui serre le dos. Scène et neurones. La peur s'incline, leur main dans la...