Speaker #0Salut, bienvenue dans Prendre sa place. Donc aujourd'hui, c'est le premier épisode. Et si tu ne me connais pas encore, je me présente très rapidement. Moi, c'est Julie Souchard, je suis coach professionnel. Ça fait maintenant cinq ans. Et avant ça, j'ai travaillé 15 ans dans les ressources humaines. Donc, quand je vais te parler de porter trop de choses au travail, je te parle de quelque chose que j'ai pu moi-même expérimenter. Prendre sa place, c'est un programme... avec 6 outils pour faire de ton hypersensibilité une force au travail, donc pendant 6 semaines. Un épisode chaque lundi du 28 septembre au 2 novembre, avec à chaque fois un outil à essayer, expérimenter dans la semaine. Tu peux bien sûr juste écouter ou regarder, tout est dans les épisodes, mais si tu as envie de faire un petit pas de ton côté, il y a deux choses en plus que tu peux obtenir. Une boîte à outils que je t'envoie dès que tu t'inscris avec une page par outil. L'idée, c'est aussi de pouvoir l'avoir sous les yeux et de le garder. Et puis, tu as aussi un petit groupe WhatsApp où on avance ensemble. Je réponds à toutes vos questions. C'est un petit peu un groupe d'entraide finalement tout au long de ce programme. Le lien est en description. Tu peux nous rejoindre quand tu veux, même en cours de route. Et une petite chose avant qu'on commence. Ici... Il n'y a pas de performance, il n'y a rien à réussir. Si tu loupes une semaine, ce n'est pas grave. Chaque outil est vraiment indépendant. Tu prends celui qui te parle et puis tu peux laisser les autres sans problème. Ok ? Je dis ça parce que je sais à qui je m'adresse. Je parle souvent à des personnes qui ont passé leur vie à vouloir bien faire, qui vont s'inscrire, tenir deux semaines, en rater une, sans vouloir. Donc si tu t'es reconnu, n'hésite pas à réécouter ce passage. Allez, c'est parti, on y va ! Donc cette semaine, on parle d'un truc que tu connais, à mon avis, très bien. Tu portes tout. L'ambiance, le moral des gens autour de toi, le projet qui n'avance pas assez vite, un départ que tu n'as pas décidé, une erreur parfois qui n'est même pas la tienne. Et puis, tu te sens responsable de tout ça. Pas un peu, vraiment complètement. Alors je vais t'expliquer un petit peu déjà d'où ça vient. Parce qu'en fait, ce n'est pas un défaut. Mais quand on est hypersensible, déjà, on capte beaucoup d'informations. Ça peut être les besoins, les tensions, avant tout le monde. Donc on va sentir quand, par exemple, un collègue ne va pas bien, même s'il ne l'exprime pas. On va sentir quand une réunion part un peu de travers. En fait, en gros, toi, tu vois des choses que beaucoup ne voient pas encore. Et forcément, quand on voit tout, on peut avoir tendance à prendre un peu en charge tout. En fait, j'explique souvent, je prends souvent l'image. En fait, c'est un peu comme si on avait un gros récepteur sur la tête. Voilà, on est un peu un récepteur sur pattes. Et en fait, finalement, ça va impacter un peu notre posture naturelle. Ça veut dire qu'on va avoir une posture qui va être très tournée vers les autres. Et du coup, tu vas, entre guillemets... Prendre un peu cette responsabilité du bien-être finalement des personnes qui sont autour de toi. Et tu vas avoir cette tendance finalement à vouloir prendre en charge, gérer un peu tout ce qu'il y a autour de toi. Encore une fois, ce n'est pas de l'ego, c'est vraiment ce radar qui te met dans cette position un peu naturelle. Sauf que dans nos métiers, en fait, ce radar, des fois, il tourne dans un contexte qui ne va pas aider. Une charge de travail très forte, un rythme très dense. Beaucoup de sollicitations toute la journée. Et puis souvent, en plus, on va travailler avec des moyens insuffisants. Et c'est aussi parfois des fonctions dans lesquelles on ne va pas forcément être beaucoup écouté. Donc dans ces conditions-là, en fait, tu vas quand même vouloir tout tenir, même si ce n'est pas tenable. Tout faire est bien. Même si rationnellement, tu sais que tu n'as pas les capacités, les moyens pour pouvoir... gérer toute cette charge de travail, tu vas quand même vouloir le faire. Et puis le jour où ça ne tient pas, parce qu'à un moment ça ne peut pas tenir, tu te dis que c'est de ta faute, c'est ta responsabilité. Alors je vais être claire avec toi, déjà tu es un être humain, donc il y a des contextes où tout simplement il y a des choses qui ne sont pas faisables. Et ce n'est pas une question de compétence, ce n'est pas une question non plus de volonté. Le réflexe souvent c'est de forcer, de te dire qu'on va quand même y arriver. de chercher à mieux s'organiser encore ou de multiplier les heures de travail, voire de travailler le soir, le week-end, etc. Donc ça, c'est un peu la solution mentale et ça, ça ne marche pas parce que le problème, ce n'est pas ton organisation. Le problème, c'est que tu portes des choses qui ne sont pas à toi. Donc cette semaine, je ne vais pas t'aider à en porter plus, on va plutôt faire un tri. Cet outil, je l'appelle un peu le tri des responsabilités. Et il tient en deux questions. D'abord, tu prends une situation qui te pèse en ce moment, une seule, celle qui te revient un peu le soir dans la voiture avant de te coucher. Et puis, pour cette situation, tu vas te poser deux questions finalement. La première, c'est qu'est-ce qui dépend vraiment de moi là-dedans ? Mes actions, mes décisions, ma façon de faire. Donc ça, c'est à toi. Et la deuxième, c'est qu'est-ce qui dépend des autres. Et là, je mets tout le reste. La décision, par exemple, d'un salarié de partir, l'humeur de ton manager, mais aussi le contexte, notamment les moyens qu'on ne te donne pas. Le rythme qu'on t'impose, une réorganisation que tu subis. Tout ça, ça a été décidé quelque part, par quelqu'un, plus haut, ailleurs, mais pas par toi. Et ça, là, tu n'as pas la main dessus. Donc voilà, l'idée, c'est vraiment de faire deux tas, ce qui dépend de toi, ce qui dépend des autres. Et puis maintenant, qu'est-ce que tu en fais ? Le premier tas, c'est ce qui dépend de toi. C'est là et seulement là que tu agis. Une action claire. Tout le reste, tu le poses. Ce n'est pas à toi de le porter. Il y a un cas que je veux traiter un petit peu à part, les moyens, la charge. Si en faisant le tri, tu te rends compte que la vraie réponse, c'est... qu'avec ce qu'on te donne, tu n'as pas la possibilité de faire. Alors l'action, c'est pas de te tuer à la tâche pour atteindre un objectif que personne ne pourrait atteindre. L'action, c'est d'alerter, d'aller voir ta hiérarchie et de proposer une priorisation, de dire voilà ce qu'on peut tenir avec ces moyens et voilà ce qu'il faut qu'on arbitre. Et ça, c'est pas te plaindre, c'est ton travail. C'est même ce qu'on attend finalement de quelqu'un de professionnel. Maintenant, je vais te prévenir de trois choses, parce qu'elles vont arriver. La première, c'est que tu vas te dire, si je lâche ça, personne ne le fera et ça va mal se passer. Ça, c'est ton radar qui parle. Il te dit que si tu ne portes pas, ça tombe. Alors regarde juste une chose, est-ce que ça dépend vraiment de toi ? Et très souvent, la réponse, elle est non. Et souvent, quand tu lâches, ça se passe beaucoup moins mal ce que tu avais prévu en tête. Et puis encore une fois, j'ai envie de te dire... C'est pas ton problème. La deuxième, c'est qu'au moment d'alerter, au moment de dire que tu ne peux pas tout faire, tu vas avoir l'impression d'avouer que tu n'es pas à la hauteur. Et ça, c'est la peur du jugement. La peur du jugement des autres. Et là, je vais te dire franchement, proposer une priorisation, c'est pas un aveu de faiblesse. C'est une compétence. Les gens les plus solides que j'ai croisés dans ma carrière, C'est exactement ce qu'il faisait. La troisième, c'est que tu vas te dire, le tri, je le fais dans ma tête, là, en deux secondes. Alors non, fais pas ça, écris-le. Vraiment, fais-toi des colonnes sur une feuille. Parce que tant que ça reste dans ta tête, ça retombe entre guillemets un peu dans le même sac. Le sac de c'est ma faute, c'est ma responsabilité. Donc le fait de l'écrire, en fait, de séparer, ça aide. Et pour les jours où t'as pas le temps de sortir une feuille, il y a une petite version express, une situation qui te pèse, une question. Elle a juste la question, c'est est-ce que ça dépend vraiment de moi ? Si oui, pareil, une action. Sinon, tu poses. Et ça, c'est déjà énorme. Voilà pour cette semaine, le tri des responsabilités. Ce qui dépend de toi, ce qui ne dépend pas de toi. Et si t'as envie de le faire avec nous, si tu as besoin d'aide pour faire ce tri, Eh bien, le lien est en description. Tu reçois la boîte à outils et tu rejoins le groupe WhatsApp. Tout ça, c'est gratuit. On se retrouve lundi prochain. Lundi prochain, on va parler émotion au travail et surtout d'un truc que personne ne dit, que le plus dur, finalement, ce n'est pas l'émotion, c'est l'énergie que tu mets à lutter contre. Allez, prends soin de toi et je te dis à lundi prochain.