Speaker #0Bonjour, bienvenue dans le sixième et dernier épisode de Prendre sa place. Donc si tu tombes sur celui-là sans avoir écouté les autres, tu peux quand même rester parce qu'en fait les épisodes se suffisent à eux-mêmes et tu peux bien sûr regarder les autres épisodes qui sont intervenus avant, qui sont disponibles sur ma chaîne YouTube ou sur toutes les plateformes de podcast. En fait, Prendre sa place, c'est vraiment six outils pour faire de ton hypersensibilité une force au travail. Les cinq autres sont toujours disponibles. et la boîte à outils aussi, le lien est en description. La semaine dernière, on a parlé de s'affirmer, de poser ses limites. Et pour finir cette semaine, on va prendre de la hauteur. Parce qu'on va parler de leadership. Alors je te vois venir, le leadership, tu vas peut-être te dire que c'est pas pour toi. Que t'es pas manager ou que t'as pas le profil. Alors, déjà le leadership c'est pas un titre. C'est pas lié au nombre de personnes dans ton équipe, c'est pas lié au fait d'être manager, d'avoir une équipe. C'est en fait une posture. C'est ta capacité à influencer, à embarquer et à faire bouger les choses autour de toi. Et ça, que tu sois RH, sans personne à manager ou à la tête d'une grosse équipe, tu le fais tous les jours. Sauf qu'il y a souvent une image du leader qui a la vie dure. Le leader qu'on imagine fort, sûr de lui. qui tranche vite, qui ne doute jamais et qui ne montre rien. Et ben, quand tu te compares à cette image, forcément tu te sens un petit peu à côté. Parce que toi, tu ressens tout. Tu doutes, tu prends le temps. Alors tu te dis que pour être un vrai leader, il faudrait te durcir, te blinder, ressentir moins. Et je vais te dire quelque chose d'important. En fait, c'est complètement faux et c'est même exactement l'inverse. En fait, ce qu'on attend... d'un leader, c'est beaucoup plus que ça. On attend quelqu'un qui écoute vraiment, qui sent quand quelque chose ne va pas, par exemple dans son équipe, qui arrive à créer des relations de confiance avec les personnes, qui comprend ce que les gens vivent. Et tout ça, capter les tensions, écouter, comprendre, c'est exactement ce que tu fais toi, sans effort, naturellement. C'est ton hypersensibilité. Ce que tu prends toi pour de la faiblesse, en fait, c'est ta plus grande force. de leader. Si tu manages, pense à la dernière fois où tu as senti qu'un membre de ton équipe allait mal avant qu'il n'en parle ou quand tu as désamorcé une tension que personne d'autre n'avait vue. C'est ça le leadership, le vrai. Alors voilà l'outil de la semaine, le dernier. On va essayer de rendre visible ce leadership là parce que le problème c'est pas que tu l'as pas, c'est que tu ne le vois pas. Donc trois étapes. La première c'est de lister tes forces. sensible. Prends une feuille et note. Ça peut être l'écoute, l'empathie, l'intuition, le fait d'anticiper, le fait de capter l'ambiance, de comprendre les gens en profondeur. Et écris celles qui sont vraiment à toi. La deuxième, et c'est peut-être la plus importante, c'est que pour chaque force, écris une preuve, une situation professionnelle récente Où cette force a fait la différence ? Et pas une idée générale, un moment précis. Par exemple, mon écoute. La preuve, la semaine dernière, quelqu'un s'est confié et ça a débloqué une situation. Mon intuition. La preuve, j'ai senti que ce projet allait coincer, je l'ai dit et j'avais raison. Une force, une preuve. Et la troisième étape, c'est de relire. Et tu prends ces preuves pour ce qu'elles sont. C'est pas de la chance, c'est pas des détails, c'est vraiment des actes de leadership. Les tiens. Maintenant, je vais te prévenir encore une fois de trois choses. La première, c'est peut-être que tu vas te dire que c'est force, c'est normal et que tout le monde fait ça. Alors non. Ce qui est facile pour toi est souvent très rare pour les autres. Tu ne le vois pas justement parce que toi, ça ne te coûte rien, c'est naturel. Le deuxième point, c'est peut-être qu'au moment d'écrire l'épreuve, tu vas bloquer. Tu vas te dire, j'ai rien de marquant. Cherche petit. Ça peut être une conversation, un mot au bon moment, une tension, éviter. Le leadership, c'est fait de ces petits moments-là, pas de grands discours. Et la troisième, c'est peut-être que tu vas ranger cette feuille et l'oublier. Alors, ne fais pas ça. Garde-la, relis-la le jour justement où tu doutes, le jour où tu sens que tu n'es pas légitime. Ce sont les preuves que tu es déjà à ta place. Il y a la version express, ça peut être juste une force, une force sensible, une preuve, une seule, un moment récent où elle a compté et tu la gardes en tête, voilà. C'est le dernier épisode de Prendre sa place. Six semaines, on a fait l'autrie des responsabilités, les émotions, le syndrome de l'imposteur, la procrastination, le fait de s'affirmer, de poser ses limites et enfin aujourd'hui, ton leadership. Et si tu regardes bien, tous ces outils... raconte un peu la même chose. Ta sensibilité n'a jamais été le problème. C'est vraiment ce qu'on t'a appris à en faire. Maintenant, je voudrais te dire une dernière chose. Ces six outils, ils t'aident au quotidien, mais ils ne touchent pas le fond. Le fond, c'est ton rapport à toi. C'est ton estime de toi. Ce dialogue intérieur qui décide, au fond, si tu prends ta place ou pas. Et ça, ça se travaille vraiment. Alors, je te propose quelque chose. Un rendez-vous avec moi. C'est gratuit, ça dure 45 minutes et c'est un vrai temps pour faire le point sur ton hypersensibilité. Où tu en es, ce qui te bloque, ce qui pourrait changer. Le lien est en description. Et si tu as avancé avec cette série, c'est peut-être le bon moment pour aller plus loin. Je te remercie en tout cas d'avoir été là pendant ces 6 semaines. Merci aussi à celles et ceux qui ont écrit dans le groupe, qui ont raconté ce qui marchait, ce qui est coincé. Et si cette série t'a fait du bien, Tu peux me laisser 5 étoiles sur la plateforme d'écoute ou liker, commenter sur ma chaîne YouTube. C'est ce qui aide le plus à la faire découvrir aux autres. Prends soin de toi et prends ta place. A bientôt !