Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le cinquième épisode de Prendre sa place. Donc si tu nous rejoins maintenant, il y a déjà eu quatre épisodes avant celui-là, mais tu peux complètement commencer maintenant, parce qu'en fait chaque épisode se suffit à lui-même. Prendre sa place, en fait c'est six outils pour faire de ton hypersensibilité une force au travail, un par semaine cet automne. Si tu veux nous rejoindre, je t'envoie la boîte à outils gratuitement et tu peux aussi rejoindre le groupe WhatsApp, le lien est en description. Tu peux arriver quand tu veux. Donc la semaine dernière, on a parlé de procrastination et de cette montagne qu'on transforme en colline. Cette semaine, on va toucher à quelque chose qui est peut-être le plus dur de tous finalement. C'est dire non, poser une limite, demander ce dont on a besoin, donner ton avis en réunion, alors que tu as la réponse, mais que ça reste coincé ici dans ta gorge. Tu sais très bien ce que tu voudrais dire, tu le penses, parfois même tu le prépares, et au moment venu, Rien ne sort. Ou alors tu dis oui alors que tu avais envie de dire non. Et du coup tu en ressors en culpabilisant. Alors déjà je vais te dire tout de suite que c'est pas un problème technique ou un manque de méthode. Il y a beaucoup de personnes qui vont te donner la bonne phrase, la méthode en trois étapes pour savoir dire non, le petit script. Et tu sais quoi en fait cette phrase... c'est pas le problème, c'est pas ça en fait qui te bloque. Et je vais être honnête avec toi, moi je l'ai vécu aussi pendant des années, en réunion j'avais des idées, je m'étais même formée à la prise de parole en public, je connaissais un petit peu les méthodes et pourtant au moment de parler ça restait bloqué. Donc c'était pas la méthode qui me manquait, c'était vraiment ma posture. La peur de ce que les autres allaient penser, la peur du jugement des autres. Parce que voilà ce qui se passe vraiment. En fait, quand tu poses une limite, quand tu dis non, quand tu prends la parole, eh bien tu prends un risque. Le risque de décevoir, de déranger, de ne plus être celle sur qui on peut toujours compter. Et quand on est hypersensible, eh bien ce risque, on le ressent très fort. On imagine déjà le regard de l'autre, sa déception, le froid que ça peut créer. Et alors on se dit, c'est pas grave, je vais le faire encore cette fois. Et le vrai sujet en dessous, c'est l'estime de soi. Parce qu'en fait, t'affirmer, ça suppose de croire que ton besoin, il compte autant que celui de l'autre. Et ça, c'est un chantier de fond. C'est le cœur de ce qu'on travaille d'ailleurs dans mon programme Puissance Douce. Mais aujourd'hui, on ne va pas attendre que l'estime soit là pour commencer. On va faire l'inverse. Parce qu'en fait, l'estime de soi, ça se muscle en agissant. Pas en entendant de se sentir prêt. Attendre. De se sentir légitime pour t'affirmer, finalement c'est comme un peu attendre de savoir nager pour rentrer dans l'eau. Ça marche dans l'autre sens. Alors voilà l'outil de la semaine. Les mini-défis. L'idée, c'est de commencer tout petit. Là où l'enjeu est faible. Donc trois étapes. La première, c'est de choisir un défi à faible enjeu. Pas le gros conflit avec ton boss. Un truc minuscule, ça peut être dire à un collègue que tu ne peux pas te libérer ce midi, ça peut être renvoyer un plat qui ne va pas au restaurant, ça c'est peut-être un peu déjà trop. Ça peut être donner ton avis sur un point qui n'a pas beaucoup d'importance, quelque chose où finalement, même si ça ne se passe pas bien, il n'y aura pas vraiment de conséquences. La deuxième, c'est peut-être de préparer un peu tes phrases à l'avance. Une phrase simple que tu n'as pas besoin d'inventer sur le moment. Parce que sur le moment, l'émotion monte et souvent on a vraiment l'impression que notre tête se vide. Donc tu peux la préparer avant, si tu en ressens le besoin bien sûr. Tu peux même te la répéter à voix haute si besoin. L'idée c'est d'expérimenter et de voir ce qui te convient aussi bien sûr. La troisième, et celle-là elle change tout, c'est vraiment de s'autoriser aussi parfois à ne pas répondre tout de suite. Quand on nous pose une question, on croit souvent qu'il faut être réactif et qu'il faut répondre dans la seconde. Et en fait, c'est faux. T'as le droit de dire, bah je te redis ça dans 5 minutes ou j'ai besoin d'y réfléchir et je reviens vers toi demain. En fait, ce petit délai, il te sort de la réaction un petit peu sous pression. Parce que c'est souvent là que tu retrouves ton nom. Ton nom, pas N-O-M, ton nom N-O-N. Maintenant, je veux te prévenir encore une fois de quelques petites choses qui peuvent arriver parce que tout ne se passe pas parfaitement, surtout au début. La première, c'est qu'après ton premier défi, même réussi, Peut-être que tu vas te sentir mal, peut-être que tu vas te sentir un peu coupable, peut-être que tu vas te dire que t'as été trop dur, que t'aurais pas dû. Et ça c'est pas le signe que t'as mal fait, c'est juste le signe que c'est nouveau, donc c'est un peu inconfortable. Cette culpabilité elle est normale, surtout quand on manque d'estime de soi, parce qu'on a peur du rejet. Donc ça passe, ça continue. La deuxième, c'est que peut-être que tu vas être tenté de viser un peu trop gros tout de suite. Et de te dire que les mini-défis, c'est peut-être trop ridicule. Et que tu vas peut-être directement parler à ton boss, par exemple. Et le risque, c'est que tu n'y arrives pas, en fait. Donc ce n'est pas grave, ok ? L'idée, c'est de revoir, de ne pas viser trop gros, trop tôt. Ça, c'est important. Donc petit, vraiment petit, c'est important parce que c'est comme ça que ça tient. Et puis préaugmenter progressivement. Et le troisième, c'est que tu vas attendre peut-être de te sentir prête. ce moment risque de ne jamais arriver. Donc le but, ce n'est pas de ne plus avoir peur, c'est plutôt de le faire avec la peur, d'accepter cette peur. En fait, c'est normal. Dès que tu fais quelque chose d'inconfortable, dès que tu fais quelque chose que tu n'as jamais fait, c'est complètement normal d'avoir peur. La confiance, elle vient après, jamais avant. Et donc, le petit outil en version express, c'est de repérer peut-être une petite occasion. de t'affirmer dans ta journée. Une seule. Tu prépares peut-être ta phrase, tu la dis, même si ta voix, elle tremble. Et voilà. Voilà pour cette semaine. Un mini défi, peut-être une phrase préparée. Le droit aussi de prendre ton temps, de différer ta réponse. Et si tu as envie de le faire avec nous, plutôt que dans ton coin, le lien est en description. Tu reçois là-bas tes outils, tu rejoins le groupe et tout ça, c'est gratuit. On se retrouve lundi prochain pour le dernier épisode où on va parler d'un mot qui te fait peut-être lever les yeux au ciel, c'est le leadership. Je vais te montrer que tu n'as pas besoin de te blinder, de te durcir pour l'incarner et que ta sensibilité justement, c'est peut-être ta plus grande force pour être leader. Prends soin de toi et je te dis à lundi prochain.