Speaker #0Et voilà, c'est la rentrée. Est-ce que t'as déjà vécu ça ? Il est dimanche soir, il te reste encore quelques heures avant la prise, mais toi, ta charge mentale, elle a déjà repris. Tu ouvres ta messagerie juste pour voir, tu relis ton agenda, t'as commencé mentalement la liste de tout ce que tu dois rattraper, il faut que je recontacte cette collaboratrice qui était en arrêt, j'espère que ce dossier ne va pas m'exploser à la figure dès le premier jour, est-ce que j'ai bien tout anticipé pour la réunion de demain ? Si tu es RH ou manager et que tu es hypersensible, cette scène te parle certainement. Parce que la rentrée, c'est pas juste une reprise, c'est un pic de charge mentale, un choc de rythme, un choc de stimulation, un choc de sollicitation. Alors que ton cerveau hypersensible, qui capte et analyse tout en profondeur, n'a pas eu le temps de repasser en mode haute intensité. Aujourd'hui, je t'explique pourquoi les hypersensibles sont particulièrement touchés par cette charge mentale de rentrée. Ce qui aggrave vraiment les choses et surtout les réflexes concrets pour alléger cette charge mentale sans t'épuiser. Bienvenue dans Sensible mais pas fragile, le podcast des hypersensibles qui veulent faire de leur fonctionnement un atout dans leur vie pro et leur vie perso. Alors pourquoi la rentrée est plus compliquée quand on est hypersensible ? Alors déjà, j'ai envie de te dire une chose, si tu sens que cette rentrée est plus difficile à encaisser que pour tes collègues, ça ne veut pas dire que tu es plus faible, moins résistante, que tu manques d'organisation ou que tu en fais trop pour rien. En fait, il y a une explication très concrète. La rentrée, en fait, elle va cumuler deux charges en même temps. J'ai envie de dire d'abord la charge mentale. classiques, celles que tout le monde connaît un peu. Les dossiers en attente depuis juillet, les entretiens annuels à recaler, les projets qui redémarrent tous en même temps, la boîte mail qui déborde. Puis il y a la charge mentale aussi de tout ce qui est lié à notre vie perso. En plus, si tu as des enfants, il y a aussi la rentrée des classes à gérer. Donc ça, c'est vraiment la partie visible, celle que tu peux mettre sur une to-do list, celle que tu peux, en théorie, cocher au fur et à mesure. Et puis, il y a aussi une deuxième charge qui est beaucoup moins visible et c'est celle-là qui pèse le plus quand on est hypersensible. C'est la charge sensorielle et émotionnelle. Parce qu'en fait, ton cerveau, à toi, il ne traite pas juste les tâches à faire, il traite aussi tout ce qu'il y a autour. Le bruit de l'open space qui a disparu de ton quotidien pendant les vacances et qui revient d'un coup, les lumières, les écrans, les notifications qui s'accumulent, les visages que tu croises et sur lesquels tu lis. instantanément. Celui qui est stressé, celui qui est encore en mode vacances, cette personne a l'air fatiguée avant même d'avoir commencé. Bref, tu captes tout ça sans le vouloir, sans même le décider et en plus de ça, tu ressens aussi ce que vivent les autres. Et ça va au-delà de ressentir. Quand on est hypersensible, on est très tourné vers les autres, donc on a aussi envie, entre guillemets, de faire en sorte que les autres se sentent bien. Donc on va un peu avoir tendance à porter ce qui ne nous appartient pas. Tes collaborateurs reviennent avec leur propre fatigue, leur propre stress, parfois leur propre tension personnelle. Certains n'ont pas envie d'être là, d'autres arrivent avec des conflits non résolus depuis juin, et ça, tu le sens avant même qu'ils t'en parlent. Et toi, en tant qu'RH ou manager hypersensible, tu absorbes une bonne partie de tout ça, en plus de ta propre charge. Alors forcément, le cumul devient... Donc c'est pas que tu gères mal ton organisation, c'est que tu traites en une seule matinée de rentrée un volume d'informations et d'émotions que d'autres cerveaux vont simplement laisser passer. Et en fait, ce traitement en profondeur, qui est une vraie richesse le reste de l'année, c'est ce qui te permet d'anticiper les tensions, de sentir qu'un collaborateur ne va pas bien avant même qu'il ne te le dise, de désamorcer des conflits avant qu'il n'explose. Ce même traitement d'information devient à la rentrée un accélérateur de fatigue. Il y a quelque chose d'important à savoir. Cette fatigue-là, elle ne reste pas juste dans ta tête, elle finit par se loger aussi dans ton corps. Des tensions dans les épaules et la nuque qui reviennent chaque année à la même période. Un sommeil plus léger avec des réveils en pleine nuit où ton cerveau continue de travailler sur un dossier. Une irritabilité qui te ressemble peu et qui te fait culpabiliser encore davantage. Et en fait, cette fatigue physique, elle n'est pas un hasard. C'est la conséquence directe de se mêler à traiter sans interruption beaucoup plus d'informations que ton système n'est fait pour absorber d'un coup. Maintenant, on va voir un petit peu les facteurs aggravants de cette charge mentale. Je pense qu'il y a quelque chose d'encore plus profond qui explique pourquoi certaines personnes hypersensibles vivent la rentrée, notamment comme une vague, et d'autres plutôt comme un mur. Et ce quelque chose, c'est l'estime de soi. Alors je sais, j'en parle souvent, mais parce que c'est vraiment en général ce qui va faire que tu vas mal vivre ton hypersensibilité. Parce que la rentrée, c'est pas juste une reprise de dossier, c'est souvent aussi, sans qu'on se l'avoue, un moment où on a envie de bien démarrer, de montrer qu'on est à la hauteur, de prouver dès la première semaine qu'on n'a rien perdu de sa compétence, de son sérieux, de sa capacité à tout gérer. Et quand son estime de soi est un peu fragile, cette pression de bien démarrer prend une ampleur disproportionnée. Une réunion de cadrage devient « est-ce que je vais paraître à la hauteur ? » . Une demande de dernière minute devient « si je dis que je ne peux pas, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? » . Un planning trop chargé va devenir « il faut que je montre que je suis capable de tout absorber » . Et c'est là en fait que trois mécanismes bien connus se mettent en place. Le premier, c'est la peur du jugement des autres. Tu es exposé en permanence au regard de ton équipe, de tes managers, de ta direction. Et si ta valeur personnelle dépend beaucoup de l'image que les autres ont de toi, chaque sollicitation de rentrer devient un terrain à risque. Tu as peur de décevoir, peur qu'on te trouve moins investi parce que tu as été en vacances, peur qu'on remarque le moindre retard, alors... tu restes en alerte constante à surveiller la façon dont chaque mail, chaque prise de parole, chaque décision va être perçue. Le deuxième point qui est très lié à la peur du jugement des autres, c'est le perfectionnisme. Parce que pour compenser cette peur du jugement, tu vas chercher à tout faire parfaitement. Le mail parfaitement formulé que tu vas relire trois fois avant de l'envoyer, l'entretien annuel que tu as. parfaitement préparé avec des notes bien plus détaillées que nécessaire, le planning de rentrée sans aucune faille, quitte à y passer ton dimanche. Sauf qu'en fait, le perfectionnisme à la rentrée, il coûte une énergie folle. Parce que tu appliques ce niveau d'exigence à un volume de tâches qui est déjà très important. Et donc, le troisième, très lié aussi, c'est un peu la suite, ça va être le surinvestissement. Tu vas accepter ce dossier en plus, cette réunion supplémentaire, ce rendez-vous casé pendant ta pause déjeuner. Tu remets ton propre bilan de rentrée à plus tard, encore une fois, parce que d'autres urgences semblent toujours plus importantes que les tiennes. Parce qu'au fond, dire non te semble presque dangereux. Tu as l'impression que si tu refuses quelque chose, tu vas être perçu comme moins fiable, moins disponible, moins engagé. Il y a souvent en toile de fond, une forme de syndrome de l'imposteur qui s'invite à la rentrée. Alors, en général, quand il est là à la rentrée, il reste un petit peu plus longtemps. Malgré tes années d'expérience, malgré les situations que tu as déjà gérées avec succès, malgré la confiance que ton équipe te témoigne, ton manager, eh bien, tu peux quand même te dire en septembre que cette année sera celle où on va enfin remarquer que tu n'es pas aussi solide que tout le monde le pense. Tu compares ta fatigue à l'énergie apparente de certains collègues qui semblent redémarrer sans effort. Tu en déduis, à tort, que le problème vient de toi. Alors que la plupart du temps, tes collègues traitent simplement beaucoup moins d'informations et moins d'émotions que toi à volume de journée égal. Et surtout, avec un niveau d'exigence souvent beaucoup moins élevé. Et c'est exactement ce qui va t'empêcher de te dire non et de poser des limites. Parce que dans ta tête, poser une limite, ce n'est pas juste dire je ne peux pas maintenant. C'est prendre le risque d'être jugé, critiqué ou bien moins considéré. Alors qu'est-ce que tu vas faire ? Tu vas prendre sur toi. Tu vas dire oui à ce qui pourrait attendre. Tu réponds en mail le soir pour ne pas prendre de retard dès la première semaine. Tu te dis que tu souffleras une fois que la rentrée sera passée. Il y a même cette pensée très fréquente chez les RH, chez les managers hypersensibles. Les autres aussi sont débordés, ce n'est pas le moment de demander de l'aide ou de ralentir. Comme si ta propre charge ne comptait pas, tant qu'il y a plus urgent ou plus visible ailleurs. Sauf qu'avec ce fonctionnement, la rentrée ne s'arrête jamais vraiment. Elle se prolonge des semaines parce que tu n'as jamais posé des limites qui t'auraient permis de la vivre autrement. Et je veux être claire sur ce point, c'est pas un manque de volonté, c'est beaucoup plus compliqué que ça, c'est un vrai mécanisme de protection. Ton cerveau, en fait, il essaie de préserver l'image que les autres ont de toi, parce qu'à un moment de ton histoire, cette image, elle a compté énormément pour ta sécurité. Mais ce mécanisme, aussi logique soit-il, il est en train de te coûter très cher, au moment précis où tu aurais le plus besoin d'économiser ton énergie. Alors maintenant, on va voir un petit peu les réflexes concrets que tu peux mettre en place dès maintenant. Alors, je ne vais pas te donner une liste de 10 trucs à appliquer d'un coup parce que tu le sais déjà. À la rentrée, ton énergie, elle est justement ce qui te manque le plus. Donc, autant choisir peu de réflexes, mais des réflexes qui vont compter vraiment. Le premier réflexe, c'est d'anticiper et de ritualiser. En fait... Chaque micro-décision que tu n'as pas à prendre, c'est de la charge mentale en moins. Alors pose dès maintenant une routine fixe pour ton matin et pour ton soir. Le même déroulé, les mêmes horaires, le même enchaînement. En fait, ton cerveau, il adore la prévisibilité. Surtout en période de surcharge. Moins tu as de décisions à prendre sur comment je démarre ma journée, Plus tu gardes d'énergie pour le reste. Je vais te donner des petits exemples de choses que j'ai mis en place, que j'ai ritualisées. Par exemple, je prépare mes vêtements la veille pour le lendemain. Comme ça, le matin, quand je me réveille, je n'ai pas besoin de me poser la question comment je vais m'habiller. Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque choix, tu vois même choisir tes fringues, ça te prend du quota de volonté et ça te prend de l'énergie. C'est pareil, un autre exemple. je fais les menus pour toute la semaine. Ça m'évite aussi, pareil, quand j'arrive le soir, je n'ai pas besoin de me demander qu'est-ce que je fais à manger. Alors, le deuxième réflexe, c'est de te ménager des sasses, que j'appelle des sasses de récupération sensorielle. Par exemple, après une réunion dense, après un entretien difficile, après un trajet bondé, en fait, ton système, il a besoin d'un temps de retour au calme. Alors, ça ne peut durer que 5 minutes, tu n'as pas besoin de beaucoup de temps, mais... C'est vraiment un moment sans notification, sans écran, sans conversation. C'est pas une pause en plus, c'est une pause qui te permet de tenir le moment suivant, même la journée suivante. Donc si tu peux, tu la cales dans ton agenda, comme un vrai rendez-vous, pour que personne ne vienne la remplir à ta place. C'est pas la pause café parce que quand tu vas aller à la pause café, qu'est-ce que tu vas faire ? En fait, tu vas parler avec d'autres personnes, tu vas les écouter, etc. Donc voilà, tu vas être en mode encore, j'absorbe. Le troisième réflexe, c'est ce que j'appelle externaliser ta mémoire. Alors, ton cerveau hypersensible traite déjà énormément d'informations. Ne lui demande pas en plus de tout retenir. Donc note tout. Alors c'est que tu le fais déjà ça, mais tu vas voir s'il n'y a pas que ça. Note tous les tâches, les points de vigilance sur tel collaborateur, les idées qui peuvent te traverser en pleine réunion, une liste, un outil partagé, peu importe le support. L'objectif, c'est vraiment de sortir l'information de ta tête pour qu'elle arrête de tourner en boucle une fois la journée terminée. Alors attention, parce que, en fait, ce que je te dis, ça ressemble un peu à une to-do liste ou des post-it, etc. Alors ça, c'est une première étape qui est importante. Après, derrière... N'hésite pas à te poser pour planifier. Voilà, l'idée c'est pas de les caler tout de suite, c'est vraiment de planifier. C'est là où ça va vraiment te libérer de la charge mentale. Parce que quand t'es sur ta to-do list, c'est une première étape, c'est-à-dire que c'est plus dans ta tête, mais il y a quand même le « va falloir que je le fasse » , « quand est-ce que je vais le faire » , etc. J'ai déjà fait des épisodes, des vidéos là-dessus, notamment sur tout ce qui est sujet de procrastination, parce que c'est vraiment des points que j'aborde plus en profondeur, donc n'hésite pas. Allez voir ces vidéos-là si tu veux en savoir un petit peu plus. Alors, le quatrième réflexe, c'est de filtrer les stimuli que tu peux éviter. Alors, tu ne peux pas supprimer le bruit de l'open space, mais tu peux couper certaines notifications. Tu peux éviter aussi d'enchaîner trois réunions sensibles le même jour. Si tu as la main sur ton agenda, il y a des choses que tu peux, je sais que c'est compliqué, mais sur lesquelles tu peux avoir la main et que tu peux bouger. Tu peux... t'aménager aussi un créneau sans sollicitation pour respirer entre deux rendez-vous. Chaque stimulus en moins, c'est de la marge en plus pour ceux que tu ne peux pas éviter. Le cinquième réflexe, c'est d'accepter que ta rentrée, elle ne soit pas parfaite. Je sais que ce n'est pas simple. Tu n'as pas besoin de repartir avec un planning nickel, une boîte mail à zéro et un bilan déjà rédigé dès la première semaine. Autorise-toi à prioriser trois choses par jour. Pas 15. Le reste attendra et ce sera très bien comme ça. Chaque fois que tu résistes à l'envie de tout faire parfaitement, dès le départ, tu désamorces exactement le mécanisme qu'on vient de voir dans la partie précédente. Et le sixième réflexe, celui qui rejoint directement ce qu'on vient de voir sur l'estime de soi, c'est d'apprendre à dire non et à poser une limite sans te justifier pendant 10 minutes. Alors attention, là on est sur quelque chose on est sur un sujet de fond. Effectivement, il ne suffit pas juste de se dire « Allez, maintenant, je vais dire non, je vais poser des limites pour arriver à le faire. » Je pense que tu sais déjà, par exemple, qu'il faudrait que tu le fasses, mais tu n'arrives pas forcément à le faire. L'estime de soi, c'est quelque chose qui se travaille sur le long terme. Ça suppose de travailler déjà sur soi, c'est-à-dire savoir qui on est, donc d'apprendre à se connaître, d'arriver à s'accepter pleinement. Et puis, c'est aussi plein de petites choses qu'il va falloir ritualiser dans ton quotidien. pour apprendre à prendre soin de toi, à t'observer, à t'écouter, etc. Donc, ce n'est pas le sujet de cette vidéo. Mais voilà, en tout cas, c'est un sujet sur lequel je travaille dans mon programme Puissance 12. Voilà, si tu veux en savoir plus, n'hésite pas à aller sur mon site internet ou à me contacter. On peut échanger ensemble, déjà, de manière informelle pour savoir si ça peut t'aider. Je referme la parenthèse. Enfin, il y a une dernière chose, c'est de protéger ta solitude. Pas comme un luxe, pas comme un manque. de sociabilité mais comme un besoin non négociable au même titre que dormir ou manger. Un cerveau hypersensible a besoin de moments sans sollicitation extérieure pour digérer tout ce qu'il a absorbé. C'est pas te couper des autres, c'est te permettre d'être vraiment présente et de te ressourcer. J'ai envie de te proposer quelque chose de très concret que tu peux mettre en place dès aujourd'hui sans changer toute ton organisation. Ce soir, avant de te coucher, prends 5 minutes un carnet, une note sur ton téléphone, peu importe le support, et réponds par écrit à trois questions très simples. La première, qu'est-ce qui a tourné en boucle dans ma tête aujourd'hui ? Note-le tel quel sans chercher à l'analyser, juste le sortir de ta tête et le poser sur le papier. La deuxième question, c'est qu'est-ce qui dans cette journée m'appartenait vraiment ? Et qu'est-ce que j'ai porté à la place de quelqu'un d'autre ? C'est souvent là que tu vas repérer les moments où tu as pris sur toi une inquiétude, une tension, une responsabilité qui ne t'appartient pas. La troisième question, c'est qu'est-ce que je peux poser maintenant pour que ça n'attende pas demain matin ? Ça peut être aussi simple qu'un message à envoyer, une décision à acter ou juste le fait de te dire consciemment cette situation-là n'est pas résolue ce soir et c'est pas grave, elle attendra demain. Ce petit rituel, il ne va pas supprimer ta charge mentale, mais il va permettre une chose essentielle. Il va empêcher ton cerveau de continuer à traiter en silence et sans fin tout ce qu'il a absorbé dans la journée. Et tu lui donnes un endroit où déposer les choses en dehors de ta tête. Avant de conclure, j'ai envie de m'arrêter sur une peur que j'entends énormément chez mes clientes, mes clientes. C'est la peur qu'en posant des limites, en disant non, en levant le pied sur le perfectionnisme, on devienne moins investi, moins fiable, moins compétent dans son métier. Alors qu'en réalité, c'est souvent l'inverse qui se produit. Quand tu arrêtes de tout absorber sans filtre, tu retrouves de la clarté, tu prends de meilleures décisions parce que tu n'es plus en train de gérer dix urgences émotionnelles en même temps que les tiennes. Tu changes aussi ta posture. Quand tu protèges ton énergie, tu es plus disponible pour les situations qui comptent vraiment. Pas parce que tu en fais moins, mais parce que tu arrêtes de diluer ton attention sur tout, tout le temps. Ça va jouer aussi sur ta tendance à procrastiner. Parce que plus on est perfectionniste, plus on va procrastiner. Pareil, ça c'est un sujet que je ne vais pas développer ici, mais que j'ai déjà développé dans d'autres épisodes. Et surtout, tu montres à ton équipe qu'il est possible de poser un cadre sans s'effondrer. Et ça, en fait, c'est quand même très précieux. Parce qu'en tant qu'ERH ou manager, la façon dont tu gères ta propre charge mentale va avoir un effet miroir sur toute ton équipe. Ta façon de gérer ta propre rentrée devient, sans que tu le décides forcément, un exemple pour les autres. L'objectif n'est donc pas d'arrêter d'être sensible, ce n'est pas non plus d'arrêter de te soucier des autres, c'est de continuer à exercer un métier que tu aimes sans avoir l'impression qu'il occupe tout l'espace dans ta tête. y compris le dimanche soir, y compris à 3h du matin. Pour conclure, tous ces réflexes sont vrais. Il fonctionne, mais je vais être honnête avec toi, c'est souvent très difficile à appliquer dans la vraie vie, dans la réalité, surtout quand on est seul face à ça. Et je ne t'ai probablement rien appris de révolutionnaire, tu as sans doute déjà entendu la plupart de ces conseils. Ce qui va vraiment t'aider à les mettre en pratique, ce n'est pas d'avoir une liste de plus, c'est d'apprendre à te connaître vraiment. Ton fonctionnement hypersensible, bien sûr, mais aussi... Ce qui, en toi, t'empêche de poser des limites. Cette petite voix qui te dit que dire non, c'est risqué. Ce besoin d'être irréprochable dès la première semaine. Et ça, en fait, ça se travaille. Pas en comprenant intellectuellement le mécanisme, là, tu viens de le faire, là, en m'écoutant, mais en apprenant à t'observer, à t'affirmer et à te traiter avec autant de bienveillance que celle que tu offres à tout le monde autour de toi. C'est exactement pour ça que j'organise une masterclass le 17 septembre, spécialement pensée pour les RH et les managers hypersensibles. On va y travailler concrètement ce qu'on vient d'aborder ensemble, comment poser des limites sans culpabiliser, comment sortir du surinvestissement et du perfectionnisme qui t'épuisent et comment t'affirmer au travail sans avoir l'impression de trahir ta nature. C'est une masterclass qui est gratuite, le lien pour réserver ta place est juste en description de cet épisode. Et si tu n'es pas disponible ce jour-là, pendant ce créneau-là, en t'inscrivant, tu pourras recevoir le lien vers le replay. Par contre, les places sont limitées. Donc si ce sujet te parle, je t'invite à t'inscrire dès maintenant plutôt que d'attendre la dernière minute. Si cet épisode t'a parlé, n'oublie pas de liker, de me laisser un commentaire. Ça aide vraiment beaucoup à faire connaître ce podcast à d'autres personnes qui vivent les mêmes problématiques que toi. On se retrouve très vite pour le prochain épisode la semaine prochaine. En attendant, prends soin de toi.