- Speaker #0
Tu penses que tu es trop sensible pour entreprendre ? Tu penses que ton intensité, ta lucidité, ta manière de capter toutes ces informations pourraient te freiner, voire te faire échouer ? Eh bien, je te conseille de regarder cet épisode, car ça va venir bousculer cette croyance. Alors, j'ai eu la chance d'interviewer Amandine Barthes, qui est la fondatrice de CEO Sans Migraine. Je ne sais pas si vous avez déjà vu cette petite loutre trop mignonne. Donc en fait, c'est la marque de référence en France pour rendre le référencement naturel. clair et accessible. En gros, le CIO, c'est l'art de se rendre visible sur Google sans payer de pub, en aidant le moteur de recherche à comprendre ce qu'on fait pour qu'il nous montre aux bonnes personnes. Par exemple, c'est pour faire en sorte que les bonnes personnes viennent sur ton site internet, par exemple. Elle est suivie par plus de 150 000 personnes sur les réseaux sociaux. Elle est aujourd'hui reconnue comme la numéro 1 du CIO en France. Mais ce qui m'a vraiment touchée et intéressée chez Amandine, c'est son hypersensibilité assumée, parce qu'en fait, elle en parle très régulièrement sur les réseaux sociaux. Et elle en a fait une vraie force dans sa posture de dirigeante et de manager. Dans cet épisode, on parle entrepreneuriat, émotions, exigences, visibilité, mais aussi confiance et affirmation de soi quand on ressent tout très fort. C'est une conversation inspirante, puissante et hyper concrète. à écouter si toi aussi tu veux entreprendre, évoluer, t'affirmer sans renier ta sensibilité. Bienvenue dans Sensible mais pas fragile, le podcast des hypersensibles qui veulent s'affirmer sans s'épuiser et faire de leur hypersensibilité une force. Ici, on parle charge mentale, confiance en soi, doute, fatigue émotionnelle. et ce mental qui ne s'arrête jamais. Je suis Julie Souchard, coach professionnel et moi aussi, je suis hypersensible. Ici, pas de blabla, pas de recettes magiques, mais des clés concrètes, des prises de conscience et surtout, une bonne dose de permission d'être pleinement soi. Hello Amandine ! Hello ! Bon, je suis déjà, comme je te l'ai déjà dit juste avant, je suis super contente que tu sois là. Je voudrais encore te remercier parce que c'est vrai que je le trouve hyper inspirant, surtout par rapport à cette... croyance dont on a parlé juste avant, cette croyance qui dit qu'en gros, l'hypersensibilité, c'est un frein pour sa carrière. Et là, on peut dire que tu viens vraiment casser cette croyance. Et ça, c'est chouette. Du coup, ma première question, c'était déjà, toi, à quel moment t'as pris conscience de ton hypersensibilité et comment t'en as pris conscience ?
- Speaker #1
J'adore cette question. C'est d'ailleurs, je pense, une des questions qu'on me pose le plus. Prendre conscience de mon hypersensibilité, c'est arrivé tard. Mais par contre, prendre conscience que je fonctionnais différemment, ça, je l'ai capté très, très vite. Par contre, le moment où j'ai enfin pu mettre un mot dessus, c'est arrivé autour de mes 21, 22 ans. Donc au final, il n'y a pas si longtemps, puisque j'ai 28, au moment où on se parle. Comment c'est arrivé ? Écoute, j'en avais tellement marre de me sentir si différente sur absolument tous les points. que je suis allée chez le psy, j'avais pris un psy qui avait des bons avis, j'avais même pas regardé ses spécifications, rien vraiment, tu sais, on a l'urgence. Et je suis arrivée, je me suis assise, j'ai dit écoutez, je pense que je suis un humain qui est cassé, je me sens comme un ovni, je pense qu'il y a quelque chose chez moi qui ne fonctionne pas parce que c'est pas possible de me sentir autant à côté. Et du coup, après une dizaine de séances avec ce psy, il m'a amené le sujet de l'hypersensibilité où il m'a dit tout en douceur Il m'a dit, tu te rappelles quand t'es venu me voir, tu m'as dit que t'étais cassée. Mais en fait, t'es pas du tout cassée, c'est juste que tu fonctionnes différemment, mais qu'on te l'a jamais dit. Et il m'a tendu un livre sur l'hypersensibilité, qui m'a dit, voilà, lis-le tranquillement, et tu vas passer sûrement par plein d'étapes. Et je serai là pour les étapes, notamment, tu vois, un peu de rejet, de colère, et après, finalement, d'acceptation. Un peu comme un deuil, au final. Et c'est comme ça, en fait, que j'ai commencé, vraiment, quand j'ai lu ce premier livre, qui s'appelait Hypersensible et Heureux. Je sens que c'est de Imilo qui m'avait tendu. J'ai lu ce livre et pour la première fois je me suis dit waouh, c'était donc ça. Et je suis passée par plein d'étapes, c'était pas aussi simple.
- Speaker #0
C'est normal. Oui, effectivement, au début, il y a effectivement la prise de conscience déjà qui est hyper importante. Et après, comme tu dis, il faut l'accepter. C'est-à-dire que même quand tu le sais, il reste quand même une période où tu es un peu dans la résistance par rapport à ton fonctionnement, où tu as quand même envie d'adopter un autre fonctionnement qui n'est pas forcément le tien. Où tu essaies de corriger ton fonctionnement comme si tu étais un petit peu des défauts. Mais effectivement, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis, ce qui est un peu frustrant sur le moment, c'est que toute ma vie, je me suis sentie à côté et très différente. Et en même temps, ça m'a soulagée d'un point fou d'enfin mettre un mot dessus. Mais en même temps, on me confirme que oui, je suis différente. Donc, tu vois, il y avait une dualité, en tout cas, dans l'acceptation au début, où j'étais frustrée. Je disais, mais voilà, je savais que je n'étais pas comme les autres. Et après, il y a eu, ah bah ouais, mais je ne suis pas comme les autres. Et du coup, il y a eu un mélange d'émotions que je trouve un peu troublant au début et dont on ne parle pas beaucoup. Mais c'est à la fois un soulagement et en même temps, c'est un peu terrifiant.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Et du coup, est-ce que ça a influencé ta décision à un moment donné de te lancer dans l'entrepreneuriat ? Tu vois, ce que je sais quand on est hyper sensible, justement, il y a déjà ce besoin de sens qui est fort. Et puis, souvent, on se sent un petit peu en décalage dans le monde aussi du salariat. Ce n'est pas forcément évident. Est-ce que ça a un peu influencé ta décision ? Oui,
- Speaker #1
je pense que ce qui a influencé, ce n'est pas forcément une expérience salariale où je me suis dit « Ok, vas-y, j'en ai ma claque » , mais plutôt le cumulé. d'une expérience de salariat où, de mon premier jour de taf à même mon dernier jour en tant que salarié, on m'a toujours dit « t'es trop, t'es trop sensible, t'es trop gentil, t'es trop vrai, t'es une manager qui est trop à l'écoute » . Et en fait, à force qu'on me dise que je suis trop dans tout, alors que moi c'était juste mon fonctionnement naturel et c'est surtout un fonctionnement qui marchait, j'en avais marre d'être dans un environnement où la sensibilité n'avait pas sa place et où elle était considérée comme une faiblesse, voire comme un boulet que je me traînais au pied et du coup, que j'étais un profil presque problématique parce que j'osais parler de mes émotions, les ressentir, alors que quand t'es manager, c'est quand même le plus beau des cadeaux de pouvoir être sensible et de comprendre ton équipe. Donc j'en ai tellement ma claque qu'on me dise que j'étais trop. Je me suis dit « Ah, je suis trop ? Je vais vous montrer à quel point je ne suis pas trop, mais c'est peut-être vous qui n'êtes pas assez en fait. Vous n'êtes peut-être pas assez sensible, vous n'êtes peut-être pas assez humain, vous n'êtes peut-être pas assez à l'écoute. » Et c'est cool, ok, c'est des entreprises, on sait qu'il faut faire du business. Il n'y a pas de sujet là-dessus, mais le business n'enlève pas le fait qu'on reste des humains. et qu'on peut être sensible et réussir en même temps. Donc j'en avais ma claque et je me suis dit je me casse.
- Speaker #0
Et alors, ce n'était pas forcément la prochaine question mais j'enchaîne là-dessus parce que franchement, ça me parle beaucoup ce que tu dis déjà. Ça résonne beaucoup parce que c'est des choses que j'ai aussi entendues qu'on m'a dit aussi beaucoup pendant ma carrière et il y a un truc que là-dessus, je suis convaincue. C'est pareil, c'est cette yamsi, cette croyance qui est complètement fausse pour lesquelles la sensibilité, ce n'est pas bon quand tu es manager. Et ça, c'est tellement faux.
- Speaker #1
En fait, on m'a tellement dit qu'à cause de, je cite, à cause de cette sensibilité, je ne serais pas respectée ou cela, je serais fragile. Alors qu'en fait, être capable d'être sensible, de comprendre son équipe, de se comprendre soi et d'oser montrer une forme de vulnérabilité, il n'y a pas meilleure preuve de respect pour les autres et pour soi. Et du coup, je pense qu'il y a encore beaucoup de boîtes qui malheureusement vivent dans leur petite bulle et qui ne se rendent pas compte qu'en fait, c'est des humains qui sont en face. Donc, tu peux pousser les humains autant que tu veux, ça ne marchera jamais aussi bien que si tu prends vraiment le temps de les écouter.
- Speaker #0
Je suis bien d'accord. Et quand tu es manager, si tu veux être un bon manager, la base, déjà, pour moi, c'est créer une relation de confiance. Si tu n'écoutes pas,
- Speaker #1
ça ne marche pas. Même si tu veux être en capacité de dire, bah oui, je suis ta manager, mais je suis une humaine aussi. Donc, en fait, déjà, on est au même niveau dans cette salle ou à cette table, tu vois. Donc, tu peux me parler tout comme moi, je peux te parler. Et tu vois, en fait, c'est une forme de sensibilité qui permet à la fois d'écouter, de démontrer. et en même temps je trouve que montrer aux gens qu'ils ont le droit d'exprimer leurs émotions aussi dans le monde pro, ça enlève cette espèce de cliché où je sais pas trop d'où il sort, que quand tu rentres, tu passes la porte de ta boîte, tu dois laisser la personne que t'es et ton côté perso, comme si tu devais scinder un pro un perso, sauf que les humains sont les mêmes personnes, genre ils peuvent pas prendre leur idole et laisser à la porte.
- Speaker #0
En fait on te demande un peu d'une certaine façon de t'effacer, tu vois, moi je pensais que c'était vraiment la sensation que j'avais, il fallait pas être soi-même, il faut pas montrer ses émotions. en fait faut pas voilà faut pas être là sauf que je trouve que c'est pour moi je pense que c'est tout l'inverse il y a un moment donné quand tu travailles dans ton job si t'es pas toi-même si t'es pas authentique bah on revient sur la tu crées pas des relations de confiance enfin moi quand j'ai quelqu'un en face de moi qui est pas authentique j'ai beaucoup de mal à avoir confiance à lâcher prise et du coup bah dans l'entreprise c'est un petit peu dommage comme s'il y a pas de confiance enfin je vois pas comment tu peux vraiment il y a ce serait mieux tu vois de dire que en fait
- Speaker #1
C'est pas des humains, tu vois, avec qui tu bosses, qui ont des émotions, des mauvaises journées, qui peuvent des fois avoir des problèmes à la maison, familiaux. Et du coup, on n'est pas des robots, quoi. Donc, heureusement qu'on est là pour s'écouter, se comprendre, se soutenir et avancer au mieux. Et il y a un sujet sur lequel, enfin, en tout cas, c'est le truc qui m'avait le plus choqué quand j'étais salariée. Dans toutes les boîtes que j'ai faites, tu vois, il y a quelqu'un qui se met en colère, c'est toléré de fou. Parce que limite, la colère, elle est vue comme de la force, comme tu vois... Alors une force de caractère, quelqu'un qui va potentiellement pleurer pour évacuer une forme de stress ou des émotions, qui va juste relâcher la pression, puisque quand même pleurer c'est, on l'oublie, mais quand on est bébé c'est la première fois. C'est comme ça qu'on s'exprime, donc il n'y a rien de plus naturel que les larmes. Et en fait pleurer égale faiblesse mais colère égale force. Alors que pour moi, les gens qui se mettent en colère et qui sont donc irresponsables émotionnellement dans le monde pro, c'est les personnes qui sont les plus faibles. Parce que si tu n'es pas en capacité de maîtriser ta colère,
- Speaker #0
c'est là que t'es faible alors que quelqu'un qui a le courage de lâcher des larmes là pour moi c'est quelqu'un qui est profondément solide je suis d'accord mais c'est ce que tu disais un petit peu tout à l'heure en fait c'est ça contrairement à ce qu'on peut penser être sensible c'est pas fragile la force c'est justement d'accepter Sa vulnérabilité, en fait, c'est pas de ne pas avoir d'émotions.
- Speaker #1
Et je pense qu'on nous demande beaucoup, en tout cas dans les boîtes que j'ai croisées, et même dans les boîtes de mes amis, dans les discussions que j'ai avec mon entourage, les émotions n'ont pas leur place. La sensibilité n'a pas sa place. Et il y a quelques boîtes qui commencent, bien sûr, à être beaucoup plus ouvertes sur le sujet, parce qu'à un moment donné, il y a un manager ou un boss hyper sensible qui vient taper un peu dans ces règles-là. Mais on a encore du taf, quoi. C'est encore lourd.
- Speaker #0
Oui, et puis du coup, il y a beaucoup de personnes qui te freinent. à prendre des postes de management, alors que pour moi, c'est des personnes qui sont vraiment à leur place, mais qui se prennent parce qu'elles ont cette croyance-là qu'elles sont trop sensibles. Et c'est vrai qu'en même temps, c'est ce qu'on dit. Moi, je sais qu'on m'a toujours dit que j'étais trop sympa, trop gentille, ces trucs-là. Trop sympa,
- Speaker #1
trop gentille, trop à l'écoute,
- Speaker #0
trop investie, trop à cœur. Si on vous dit ça, franchement, je pense qu'il y a une question qu'il faut poser, c'est en quoi ça impacte négativement mon job ? Donne-moi des exemples concrets qui font que... Ma sensibilité, le fait que je sois trop sympa, trop gentille, trop... En quoi ça impacte de façon très factuelle, objectivement, mon travail ? Et souvent, les personnes ne savent pas quoi répondre parce qu'il n'y a pas...
- Speaker #1
Non. Et même en général, tu sais quoi ? La sensibilité, le fait que tu sois capable de l'accueillir et de l'exprimer et de l'avoir pleinement avec toi, ça appuie sur beaucoup de choses perso autour d'autres personnes qui, eux, ont peur de leur sensibilité ou alors qui ont plein de croyances limitantes. notamment sur le fait que sensible égale fragile, donc ils ne peuvent pas montrer leurs émotions, sinon ils vont perdre leur taf, ou ils vont être moins respectés, etc. Et en fait, le fait que toi, tu oses arriver avec toute ta palette de couleurs, on va l'appeler comme ça, mais en fait, ça appuie sur plein de trucs, et du coup, en général, les gens, quand ils ont peur, ils rejettent. Ils rejettent, et moi, ils vont dire, c'est trop, arrête, etc. Alors que, je me rappellerai toujours d'une discussion que j'ai eue, un jour, on m'a dit, t'es trop sensible pour être manager. Je lui ai dit, est-ce que c'est pas toi qui n'es pas assez sensible pour être manager ? Il n'y a pas eu de réponse à cette discussion. On est restés comme ça pendant des mois.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Je pense que parfois, ça génère de l'agacement parce que les personnes ne s'autorisent pas. C'est ça. Et du coup, ils ne comprennent pas.
- Speaker #1
Ça appuie sur des trucs beaucoup plus deep qu'on pourrait croire.
- Speaker #0
C'est clair. Et du coup, une autre question, toujours en lien, pour toi aujourd'hui, en quoi ton hypersensibilité, c'était une force ? Quels étaient tes atouts par rapport à ça ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, encore plus avec ma boîte, mon hypersensibilité, déjà, c'est ce qui me permet... Elle est beaucoup reliée à mon intuition. Donc forcément, je vais déjà beaucoup m'écouter, autant sur les prises de décision que je dois prendre, mais aussi sur comment moi je me sens. En fait, pour moi, mon hypersensibilité, c'est juste comme si j'avais une grosse boussole en plus. Comme si tout le monde a une boussole, tu vois, en cas de plein de choses, une petite parabole. Moi, elle est juste un tout petit peu plus grosse, et du coup, elle me permet de capter plein de petits détails en plus. qui vont me permettre de détecter plein de choses. Des non-dits dans des relations, que ce soit avec des clients, avec mon équipe, ça va me permettre aussi de savoir, c'est cette espèce de feeling où tu sens que tu ne dois pas y aller. Ce n'est pas factuel, et ça ne le sera jamais parce que c'est l'intuition, mais tu sais que tu ne dois pas y aller. Et tout, en fait, ma sensibilité me permet aussi de me connecter énormément à ma créativité, mais aussi à incarner tout ce que j'ai rêvé d'être toute ma vie. C'est-à-dire que toute ma vie, on m'a dit que j'étais trop, là, je montre que je suis moi à 300%, mon équipe Ils sont 100% épanouis parce qu'ils ont un humain avec eux. Mes clients, ils viennent chez moi en général, oui, pour mes compétences dans le monde du référencement, mais la majorité de mes clients, ils viennent chez moi parce qu'ils me disent « Ah, mais c'est cool de voir quelqu'un qui ose parler de ses sentiments, de son hypersensibilité, qui ose prendre la parole là-dessus. » Nous, on a envie de travailler avec quelqu'un comme ça. Donc, en fait, me montrer pleinement, c'est aussi faire preuve d'une grosse authenticité, même si on peut mettre beaucoup de choses derrière le mot « authenticité » , c'est le dernier mot, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas vraiment ce mot-là. Mais on va dire que ça me permet juste de de montrer qui je suis. Et je pense qu'il n'y a pas de meilleure façon de créer des liens, de monter une boîte, en montrant qui t'es, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, je suis d'accord. Complètement. Et du coup, à l'inverse, est-ce qu'il y a des défis que tu peux rencontrer, des choses qui peuvent être un peu encore compliquées, des situations qui font que ton hypersensibilité peut être un peu plus compliquée ? Bien sûr.
- Speaker #1
Forcément, quand on vit tout à 300%, la déconnexion de certaines situations est plus compliquée. Forcément, je suis très investie dans tout ce que je fais, autant dans le bon que dans les mauvaises périodes. Et là où je rencontre le plus de challenges, c'est en tant qu'hypersensible. En plus, je suis une personne plutôt introvertie de base quand même. Dans le monde de l'entrepreneuriat, c'est plutôt le cliché de il faut être très extraverti, très fort, il faut parler très fort, beaucoup se vanter, il faut presque être un requin, tu vois. À l'opposé de moi. Donc, c'est vrai que je vais aussi casser une image de l'entrepreneur un peu froid qui va chercher que des millions et qui s'en fout de tout ce qu'il y a autour de lui. Donc, par exemple, dans les événements pro, il y a des événements que je... je vais durer moins de 3 secondes et je vais partir tu vois, batterie sociale épuisée hop là, finito mais à l'inverse par contre ça me permet de me recentrer sur les événements sur les relations pro qui qui vont beaucoup plus me correspondre. Donc ça reste un challenge parce qu'en général, on attend de toi en tant qu'entrepreneur que tu sois un shark et que tu parles que de chiffres et que la sensibilité n'a pas trop sa place. Au contraire, je trouve qu'en plus aujourd'hui, on a la capacité de créer du contenu de plein de manières différentes. Ça me permet en tout cas moi, en tant qu'introvertie, de m'exprimer d'une façon différente, avec une sensibilité différente et qui je pense peut faire un peu du bien. Ça fait du bien de voir qu'on peut le faire quand même.
- Speaker #0
Ben ouais, carrément. Et en fait, c'est un peu ce que tu disais tout à l'heure aussi, c'est vraiment aussi le fait de s'accepter, de comprendre son fonctionnement, de l'accepter pour adapter les choses. Parce que tu vois, par exemple, c'est vrai que les événements pro, et je suis d'accord, je suis un peu comme toi là-dessus, c'est hyper énergivore, je pense, pour beaucoup d'hypersensibles. Et environ aussi, dans ces événements, en plus, tu as beaucoup de conversations un peu superficielles où les gens sont pas très détendus.
- Speaker #1
Et du coup, ça, quand on est hyper sensible,
- Speaker #0
on sait pas faire.
- Speaker #1
C'est dur, le small talk, c'est très dur. Voilà.
- Speaker #0
Et après, comme tu dis, je pense qu'il faut privilégier d'autres formes. Tu peux développer ton réseau autrement, en rencontrant des personnes un à un, par exemple. On va être beaucoup plus à l'aise, on va être plus à l'écoute, les personnes seront plus à l'aise aussi. Il y a d'autres façons.
- Speaker #1
Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de fermer des portes, dans le sens où des fois, on est terrifié de fermer des portes, mais si elles ne nous correspondent pas, il ne faut pas les laisser ouvertes. Je me rappelle à un événement pro, je suis hypersensible, oui, mais je suis aussi hypersensible au bruit. La lumière, enfin, j'ai le package. Donc, il faut dire ce qu'il y a, mais j'ai un certain type de lumière qui me met une migraine instantanée et que je ne supporte pas. Par exemple, tu as des gros spots lumineux dans les supermarchés, là, très blancs. Et je ne comprenais pas pendant des années pourquoi, à chaque fois que j'allais faire mes courses, j'avais des vertiges. Je me disais, mais je suis allergique aux supermarchés, vous savez ce que je passe comme. En fait, non, c'est juste la lumière. Et donc, je me rappelle d'une conférence où il y avait vraiment, ils avaient mis des spots de lumière, mais vraiment trop fort. Je leur ai dit, je suis désolée, mais dans l'état actuel, avec la lumière, je ne peux pas faire de conférence parce que j'ai des vertiges. Et la personne en face, elle n'était même pas réceptive à ça. C'était une allergie à l'hypersensibilité. Je me suis dit, je ne ferai pas la conférence. Si là, aujourd'hui, je dois parler devant 500 personnes pour ton événement, et que je me suis déplacée aussi pour qu'on passe un bon moment, et que tu n'es pas en capacité de comprendre que je suis un peu plus sensible à la lumière peut-être que toi, et que là, ça met vraiment dans une situation qui est très inconfortable, je ne ferai pas ta conférence. Et ce n'est pas grave, on ferme des portes. Mais on continue de se soutenir soi-même et s'assumer pleinement. Et il y a de plus en plus de gens quand même qui commencent à capter que l'hypersensibilité, ce n'est pas une tendance.
- Speaker #0
Ça fait plaisir. Ça commence à bouger. On ne se met pas encore...
- Speaker #1
Oui, oui, mais ça commence, ça commence.
- Speaker #0
Ça bouge, ça bouge. Oui, non, non, mais je ne veux pas être forte par rapport à ça. Ça change. Du coup, tu vois, c'est génial ce que tu fais d'en parler parce qu'il n'y en a pas beaucoup qui en parlent. C'est vrai.
- Speaker #1
Je voudrais qu'en général, c'est plus des discussions en off, tu vois, où d'un coup, ah oui, toi aussi, par exemple, la lumière. Oui, bah parle-en. Genre vraiment justement, raconte-moi tes galères que t'as eues en tant qu'hypersensible. C'est ça qu'on a envie de lire aujourd'hui. On a envie de lire parce que moi j'aurais rêvé à l'époque où j'étais toute perdue dans ma vie, de pouvoir suivre des profils sensibles introvertis qui prenaient la parole. En me disant, lui ou elle, elle a réussi à le faire et ça se passe bien. Ça m'aurait grave fait du bien.
- Speaker #0
Ben oui. C'est parfait.
- Speaker #1
Donc c'est pour ça aussi que tu vois, moi aussi, c'est pour ça que je prends la parole sur ces sujets d'hypersensibilité, au moins une fois par semaine sur mes comptes. C'est pour montrer que c'est possible. C'est pas en France, c'est pas une faiblesse, c'est pas un truc à corriger. On m'en a déjà sorti ça. Donc je dois pas aller me faire réparer ou quoi que ce soit.
- Speaker #0
Moi j'ai beaucoup de personnes qui me contactent et parfois j'ai des personnes qui me disent, enfin en gros qui attendent de moi. Tu sais comment on l'enlève ? Désolée mais pas...
- Speaker #1
Non non c'est trop, j'en veux pas. Comment on l'enlève ?
- Speaker #0
C'est pas possible. Ça je veux pas.
- Speaker #1
Tu sais avec quoi je suis d'accord ? C'est que tant qu'on ne l'a pas accepté, qu'on ne l'a pas compris et qu'on n'a pas compris son propre fonctionnement, ça peut être très lourd à porter. Ça peut être même frustrant, énervant, on peut s'en vouloir beaucoup à soi. Et une fois qu'on a compris comment on fonctionne et un peu nos mécanismes, nos routines, on va dire, là, ça va mieux. Et puis même, je trouve que quand on se comprend et qu'on a appris du moins à comprendre notre hypersensibilité, parce qu'elle est différente chez chacun, je pense que c'est un truc qu'on doit préciser, mais des fois, j'ai plein d'amis hypersensibles, on n'est pas du tout pareils.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Bien sûr.
- Speaker #1
Mais qu'une fois qu'on comprend son fonctionnement, en fait aussi, on peut être beaucoup plus doux avec soi et on peut adapter aussi ses journées, ses semaines. C'est ça qui fait du bien.
- Speaker #0
Son rythme. Son rythme. Encore plus quand on est assez content. Oui, effectivement. On peut s'écouter davantage. Et au lieu d'être toujours dans la suradaptation aux autres, parce que souvent, on est dans cette phase-là avant, d'en prendre conscience et de l'accepter, là, on va plutôt essayer d'adapter les choses à nous. C'est clair. Et du coup, j'ai une dernière question pour toi. Ça serait, qu'est-ce que tu pourrais dire, justement, à des personnes hypersensibles, qui hésiterait à se lancer, à entreprendre, parce qu'elles pensent que cette hypersensibilité, c'est plutôt un frein pour leur carrière.
- Speaker #1
Je sais qu'on a voulu nous faire croire que c'était un frein. Je pense qu'à force qu'on nous le répète, on peut croire presque qu'on est faible. On peut presque commencer à croire à toutes ces choses qu'on a dites. On est trop... Parce que moi, à un moment donné, je me suis dit, OK, peut-être que je suis trop, peut-être que je suis trop sensible, peut-être que je suis trop fragile et peut-être que je n'ai pas les épaules pour. Mais en fait, quand on arrive à se détacher de qu'est-ce que nous, on pense et qu'est-ce que les autres pensent de nous, déjà, je pense que ça fait beaucoup de bien. Et ensuite, cette hypersensibilité, très sincèrement, moi, c'est ce qui fait ma solidité. Dans ma boîte, en tant que dirigeante, ça me permet de gérer autant de choses, d'aller pouvoir avoir la capacité d'encaisser autant aussi. En fait, je trouve qu'il n'y a pas plus fort qu'un hypersensible, Parce que depuis... tout petit. On gère une quantité. Donc on est encore plus fort pour gérer le stress, pour gérer toutes ces différentes émotions qui arrivent. En fait, il faut se faire confiance. Ok, les autres ne nous font pas confiance, peut-être, pour l'instant. Mais il faut déjà démarrer par se faire confiance à soi, être son ou sa propre meilleure amie. Moi, c'est vraiment comme ça que je me considère. Je suis ma meilleure amie. Donc si je ne me fais pas confiance et que je ne me soutiens pas comme je soutiendrais ma meilleure amie, déjà, il y a un problème. Donc si je commence par là, je pourrais déjà être mon propre rocher. Tu vois. Et ce qui est fou, c'est que quand on commence à se faire confiance, on libère énormément de choses. C'est un chemin que je souhaite à tous, de pouvoir aller libérer tout ce qu'on nous a mis sur le dos, qui n'était pas à nous pendant des années. Et après, en fait, les gens commencent à nous demander « mais tiens, comment tu fais ? » et « waouh, trop impressionnant comment tu gères ta sensibilité » . Tu vois, ces mêmes personnes qui nous ont dit qu'on était trop, reviennent en disant « ah waouh, mais du coup, comment tu fais, toi, pour assumer ta sensibilité ? » Donc... Peut-être aussi se détacher du fait que des fois, il y a des gens qui s'envoient plein de trucs dans la tronche. 99% de ces trucs qu'on nous envoie dans la tronche, c'est souvent leur propre peur à eux. Et déjà, quand on prend du recul là-dessus, mais quel bonheur, ça fait trop du bien. Des fois, quand je me disais, c'est vrai que cette personne m'a dit que j'étais trop sensible, trop fragile. Je me suis dit, c'est à moi qu'il dit ça ou c'est à lui-même ?
- Speaker #0
En général, c'est ça. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Ça fait trop du bien. Donc, se faire confiance, se considérer comme sa meilleure amie et prendre le temps d'apprendre à se connaître. Même si, tu vois, qu'importe, quand on découvre sa sensibilité à 15, 20 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans, on s'en fout, on reprend les bases, on essaie de comprendre son fonctionnement, on essaie de savoir ce qui nous fait du bien, ce qui ne nous fait pas du bien. Et déjà, on a un quotidien qui va grandement s'améliorer et on aura beaucoup plus confiance pour se lancer.
- Speaker #0
Wow, tu as tout dit.
- Speaker #1
Je peux devenir coach ? Non, non,
- Speaker #0
franchement, je n'ai rien à ajouter. Non, non, tu as complètement raison. Et c'est vrai que j'ajouterais juste que le fait, tu disais tout à l'heure, finalement, quand on était hypersensible, on était hyper fort. Et c'est complètement ça, parce qu'en fait, quand on est hypersensible, justement, on a un mental puissant, on a un mental fort. Il faut juste apprendre un peu à l'apprivoiser, à comprendre comment il fonctionne. Mais une fois qu'on a compris, je suis d'accord avec toi, on a une force incroyable finalement.
- Speaker #1
Tellement, et puis tous ces inconvénients qu'on peut penser de l'hypersensibilité, parce qu'au début, moi, je la voyais comme ça. Enfin, quel bonheur, tu vois. Avant, je me disais, putain, c'est super chiant. Dans toutes mes relations, je sens quand il y a quelque chose, un non-dit, un truc qui s'entasse. C'est trop chiant que je le sache. Ben non, au contraire. Je sens ça, je le sens peut-être même avant la personne en face. Ça veut dire que je peux déjà aller creuser, peut-être aller tout de suite percer cette bulle et améliorer encore mieux toutes ces relations autour de nous. Donc, je pense que le pouvoir des hypersensibles, c'est vraiment que c'est des... Moi, je les vois tous comme des super-héros de la communication, tu vois. Genre, qui a tous les mondes, dit tous les trucs. Et du coup, ça fait trop de bien d'en avoir autour de soi.
- Speaker #0
On a un radar énorme.
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
il y en a beaucoup qui ne s'en rendent pas compte. Il y a beaucoup de personnes... qui ne se rendent pas compte, qui captent beaucoup. Et moi, je veux dire, j'ai mis du temps à me rendre compte que je captais beaucoup plus d'informations que les autres. Tu vois, je pensais que c'était normal.
- Speaker #1
Et est-ce que tu avais tendance à étranger beaucoup de choses ? Genre les émotions des autres, leur colère, leur frustration ?
- Speaker #0
Et j'étais tout le temps dans l'adaptation aux autres. Je faisais tout le temps ce qu'on attendait de moi. J'étais tout le temps dans l'adaptation. Et c'est ça qui, d'ailleurs, qui a été un peu indiqué. C'est qu'à un moment donné, je me suis rendu compte que je ne savais même pas qui j'étais. Parce que j'étais tellement tournée, tournée vers les autres. Parce qu'on est très tournée vers l'extérieur, vu qu'on capte beaucoup. beaucoup, qu'à un moment donné, je me dis qu'est-ce que j'aime, qu'est-ce qui est important pour moi, qu'est-ce qui me fait vibrer. Et après, je me dis que ça suffit, maintenant, il faut que je fasse quelque chose. Mais oui, carrément. Je crois qu'on passe tous à un moment donné, quand on est hyper sensible, dans cette phase-là, au début, de tout capter, tout éponger, un petit peu tout ce qui se passe autour de nous.
- Speaker #1
Et repartir chez soi avec les émotions des autres. Moi, il y a plein de fois où je rentrais chez moi, j'étais super triste et je me disais, mais pourquoi je suis triste ? Et en fait, j'ai mis des années à arriver, tu vois, à passer d'une éponge à... Je suis toujours très empathique, mais juste, je ne repars pas avec mon petit balochon d'émotions des autres le soir en rentrant chez moi. Et à me dire, OK, en fait, là, je ressens ça, mais ce n'est pas à moi. OK, bon, je le laisse partir. Mais ce n'est pas facile. Il y a encore des jours, aujourd'hui, même si je connais mon hypersensibilité, je connais mon fonctionnement, où je rentre chez moi et je me dis, il y a un truc qui coince. Ce n'est pas à moi, ça, je crois. Mais ça s'apprend. Je voulais juste casser un peu l'image de, OK, j'ai compris que j'étais hypersensible, je connais mon fonctionnement. Donc, c'est bon, c'est super facile maintenant. Il y a des journées où c'est un peu galère, et c'est pas grave.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, je pense que c'est accepté qu'à un moment donné, ça déborde. et en fait ça débarque c'est normal il y a toujours des moments effectivement moi ça m'arrive encore plein de fois il y a des moments où je me sens submergée il y a des choses qui vont me toucher profondément mais avant j'étais dans la résistance donc je m'en voulais de réagir comme ça, d'être comme ça aujourd'hui en fait je l'accepte et comme tu dis tout à l'heure je vais plutôt me parler comme si j'étais ma meilleure amie je vais plutôt me dire c'est ok c'est normal et que de me dire je réagis trop fortement c'est pas normal j'ai
- Speaker #1
un code avec mes proches Si je leur envoie l'émoji tempête, ils savent que je suis en tempête. C'est-à-dire que même moi, je sais qu'il y a plein d'émotions qui débordent dans tous les sens. Je ne sais pas trop le pourquoi du comment. Il faut juste attendre que ça passe. Et du coup, je leur envoie l'émoji tempête. Ils sont en mode, ok tempête, tempête en cours, attention. On la laisse tranquille. On lui amène de la nourriture. On ne la sollicite pas trop. C'est des petites astuces aussi qu'on peut mettre en place avec son entourage pour qu'ils comprennent un peu mieux notre fonctionnement. Moi, tu vois, c'est l'émoji tempête, mais ça peut être plein d'autres choses. Et je trouve que ça... Même ça aide les autres autour de nous à mieux nous comprendre. Parce que du coup, on est hypersensible, on comprend énormément les autres. Mais les autres peuvent avoir plus de difficultés à nous décrypter. Parce qu'aussi, on fonctionne différemment. Eux, ils n'ont pas la parabole où ils peuvent détecter tout ce que tu ressens, etc. Donc, je pense prendre le temps de parler de ton hypersensibilité à son entourage. Même si c'est des choses qui peuvent paraître toutes bêtes. Je trouve ça trop important de te dire, là, c'est vrai que... Par exemple, moi, quand il y a ça, ça me fait sentir vite débordée. Quand je suis débordée, je peux être un peu... un peu stressée, juste donner un peu sa notice d'utilisation aux gens qui sont importants pour nous, je trouve que c'est le moyen d'encore mieux faire accepter son hypersensibilité.
- Speaker #0
Je suis d'accord, et en plus ça les autorise aussi parfois, même s'ils ne sont pas hypersensibles, peut-être à aussi un peu plus exprimer leurs émotions aussi.
- Speaker #1
Est-ce que tu as l'impression que les gens avec toi en général se confient beaucoup plus, vont avoir tendance à vraiment à s'ouvrir de fou, même si tu ne les connais pas beaucoup ?
- Speaker #0
Oui, mais je pense que ça fait partie du... fin. Je pense que ça fait partie de notre fonctionnement. Je ne sais pas si ça vient à quelque chose qu'on sent. Aujourd'hui, c'est mon job, donc ça me va. Mais c'est vrai que je me souviens à l'époque, quand j'étais dans les RH, c'est vrai que j'avais très souvent, déjà mes collègues, qui venaient dans mon bureau se confier, craquer. Et pareil, des collaborateurs, etc., qui venaient aussi très souvent. Mais oui, je pense que c'est lié à notre écoute. On a une écoute plus profonde que les autres. Et en fait, les personnes le sentent.
- Speaker #1
Oui, clairement. J'ai mis du temps à me rendre compte qu'en fait, les gens se confiaient vachement naturellement à moi, mais très tôt, très vite. Et après, je me suis dit, c'est vrai, quand même, je me montre super ouverte. J'écoute, je pose des questions, je ressens vraiment ce que la personne en face, elle ressent. Et pour moi, c'était normal. C'est-à-dire que tout le monde faisait ça. Bon, après, j'ai compris que pas tout le monde faisait ça.
- Speaker #0
Et tu ne vas pas voir n'importe qui. Tu ne vas pas te confier.
- Speaker #1
Tu vois, il fallait que j'apprenne un peu parce que j'ai toujours été dans... Je vis dans un monde de bisounours, moi. Oui, c'est un peu drôle. Mais j'en fous pas ça.
- Speaker #0
C'est plutôt chouette dans un monde de bisounours, moi, je pense.
- Speaker #1
Ça me va bien.
- Speaker #0
Non, c'est top. Écoute, merci beaucoup, Amandine. C'était vraiment hyper riche. Est-ce que tu as un dernier mot, quelque chose que tu veux ajouter ?
- Speaker #1
Surtout qu'on se rappelle que l'hypersensibilité, c'est loin d'être une faiblesse ou une fragilité. Et que c'est justement en la réprimant qu'elle nous pourrit la vie. C'est quand on n'exprime pas qu'elle nous range. Donc, partons à la découverte.
- Speaker #0
Encore merci.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci beaucoup.
- Speaker #0
J'espère que cette interview t'a vraiment inspiré et si tu veux la suivre ou si tu veux en savoir plus sur ces offres, je te mets tous les liens en description. Et si tu as envie d'aller plus loin que ce podcast, si tu sens que tu as besoin d'un vrai coup de pouce pour sortir de la suradaptation, pour apaiser ton mental et reprendre ta place, je peux t'accompagner. J'ai créé un programme spécialement pour les personnes hypersensibles comme toi. qui veulent arrêter de subir et enfin faire de leur fonctionnement une vraie force dans leur job. Donc si tu veux en savoir plus, si tu veux en parler avec moi, il suffit de prendre un rendez-vous avec moi. Il est gratuit et sans engagement. Les liens sont en description de cet épisode. Et si cet épisode t'a plu et si tu as envie de m'aider, tu peux liker, noter, commenter, partager. Ça m'aide beaucoup. Je te remercie et je te dis à la semaine prochaine.