- Speaker #0
Il y a un moment dans chaque vie où quelque chose appelle. Ce n'est pas un cri, mais plutôt une vibration sourde, un écho venu du large. C'est ce moment où tu sens que ta vie ne peut plus rester entre les murs d'un bureau, ni dans le cadre d'une existence qu'on t'a dessinée. Je suis Nicolas Dorfman, entrepreneur nomade et fondateur de Shape Room. J'ai quitté le salariat pour construire une vie libre, et j'aide aujourd'hui d'autres esprits en quête d'indépendance à faire de même. Dans ce podcast... Je te partage deux dimensions de ce voyage. Je te dévoile d'abord mon journal, le journal d'un esprit libre, où je questionne la société, notre éducation, la peur, le courage, et tout ce qui façonne ou freine notre liberté intérieure. Puis, quand le besoin d'ancrage se fait sentir, je t'emmène sur le chemin du concret. Comment devenir freelance médiabayer, apprendre la publicité en ligne, et faire de ton indépendance une réalité. Ce podcast est une invitation à écouter ta voix intérieure, à réapprendre à penser par toi-même et à répondre, toi aussi, à l'appel du large. Bienvenue dans l'appel du large. Si cette voix résonne en toi, abonne-toi pour suivre le voyage, laisse un like et un commentaire pour faire rayonner le message. Et je te souhaite une très bonne écoute.
- Speaker #1
Bon les amis, content de vous retrouver sur ma chaîne YouTube Nicolas Chez Proum ou dans l'appel du large en format audio. Je vous le rappelle, comme d'habitude, il y a toujours un format audio, un format vidéo. Si vous préférez voir mon invité du jour, parce qu'aujourd'hui on est sur un format discussion, plutôt interview-discussion, avec Flavie Prévost que je vais vous présenter, vous pouvez basculer sur le format vidéo sur YouTube. Comme je viens de le dire, on se retrouve avec Flavie Prévost qui est solopreneuse, qui vit à Nantes. Donc là, on est en ce moment en train d'enregistrer à Nantes, qui fait aussi un peu de surf, qui est maman de deux enfants, c'est ça ? Oui,
- Speaker #2
c'est ça.
- Speaker #1
Et tu es solopreneuse depuis combien de temps ?
- Speaker #2
On va dire cinq ans, mais j'étais encore un peu salariée au début. Elle est à temps plein que ça, on va dire trois ans.
- Speaker #1
Ok. Tu sais quoi ? Je vais te laisser te présenter parce que je pense que tu le feras beaucoup mieux que moi.
- Speaker #2
Écoute, trop contente de passer sur ta chaîne. Donc moi, je suis Flavie, j'ai créé Le Borde. C'est le premier podcast pour les freelances et les solopreneurs en France. Premier podcast audio. Et j'ai aussi lancé ma chaîne YouTube l'année dernière avec ma nouvelle émission Solo Nation, qui est un talk show entre solopreneurs. Et du coup, si vous êtes salarié et que vous ne savez pas ce que c'est, solopreneur, c'est juste la meilleure façon d'entreprendre aujourd'hui. On ne va pas se mentir. Pas besoin de lancer une startup, de se faire chier à lever des fonds, de recruter des gens, de lever des fonds, d'avoir des associés et tout. Au début, moi, j'étais partie comme ça. C'était l'époque de la Startup Nation. Il y a cinq ans, j'étais dirigeante en grand groupe. J'étais directrice commerciale France. Et je voulais réussir ma vie. Donc, je voulais être entrepreneur. Et je voulais lancer ma startup. Je suis allée dans un incubateur de startups. Et en fait, en chemin, j'ai découvert le freelancing. Je me suis dit, mais attends, c'est bien plus stylé comme vie. Je peux être bien payée, avoir du temps. J'étais enceinte de mon deuxième enfant. Je ne me voyais pas, en fait, refaire des journées de port comme je faisais avant. Des déplacements partout en Europe et tout. Donc, j'ai choisi cette voie.
- Speaker #1
Ouais, et c'est pour ça d'ailleurs que je suis très content qu'on puisse discuter parce que j'ai pas mal de profils autour de moi en freelance, en entrepreneur et tout. Et moi je trouve ça intéressant en fait de discuter avec des personnes qui ont des enfants, qui ont une vie de famille. Parce que moi je reçois pas mal de personnes parfois qui postulent pour rentrer dans Chez Iproum. Et souvent quand c'est des pères de famille ou des mères de famille, parfois il y a quand même ce blocage en fait, ce blocage un peu psychologique. Mais tu vas nous dire toi comment t'as fait, comment t'as dealé avec ça. Donc c'est pour ça que... qu'on est en train de discuter tous les deux. Je trouve qu'il y a plein de choses intéressantes à en tirer. Avant ça, j'aimerais que tu nous expliques ce que c'est Solopreneur.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai que j'ai fait la pub pour le truc.
- Speaker #1
C'est quoi concrètement la différence ? En gros,
- Speaker #2
tu lances ton business tout seul, mais tu ne vas pas te contenter de juste vendre tes journées en freelance. Ça, c'est la version 1, on va dire. Je n'ai rien contre ça, mais tu vas être vite bloqué si tu fais ça à 100 000, 150 000 euros par an. Solopreneur, c'est vraiment chercher la scalabilité, mais tout seul. Créer un produit, créer un programme, et souvent, ça va être du business en ligne, parce que quand tu es tout seul, c'est quand même beaucoup plus simple d'exploser grâce à Internet. Et donc voilà, il y a plusieurs façons de chercher cet effet de levier. Créer un podcast, comme tu le fais avec Shaperoom, créer un programme en ligne. Moi, c'est la voie que j'ai choisie, et en fait, c'est trop cool, parce qu'aujourd'hui, grâce à Internet, on peut trouver ses clients facilement, on peut créer un programme qui nous permet de faire plein de ventes, et donc on peut avoir des très bons revenus, sans forcément bosser non plus comme une mule. Tu vois, c'est plus l'entrepreneuriat sacrificiel. Et voilà pour la petite histoire. Moi, j'ai fait 320 000 euros de chiffre d'affaires toute seule l'année dernière. Donc c'est plutôt, je peux faire plus encore, mais je trouve ça plutôt cool. Et je ne bosse pas non plus 100% solo. Je bosse avec des freelances de temps en temps pour m'aider sur des trucs. Mais je n'ai pas d'employé qui dépendrait de moi, que je devrais manager toutes les semaines. Parce que quitter le salariat pour quitter son manager, pour ensuite devenir entrepreneur et manager des gens, c'est la même merde. En fait, tu es emprisonné des deux côtés. Enfin, d'un côté, tu es le manager, c'est peut-être mieux. Mais en fait, tu as quand même ces entretiens de performance qui reviennent, ces réunions. Moi, j'en avais un petit peu marre de ça.
- Speaker #1
Ok, ok. Donc, si je résume, freelance, tu vends ton temps contre de l'argent, en quelque sorte. Solopreneur, c'est un peu, du coup, le step où tu vas créer ton produit. Tu peux créer ton média, tu peux aussi monétiser une communauté ou des choses comme ça. C'est ce que j'ai appris dans ton bootcamp. On va en reparler, d'ailleurs. Et le troisième, c'est plus entrepreneur. Voilà, pour le coup, tu crées une entreprise, tu as des employés, etc. C'est ça ?
- Speaker #2
Entrepreneur, voilà, c'est qu'après, tu te fais remplacer, quoi, complètement. Alors que là, solopreneur, c'est un peu, tu restes quand même dans le business parce que t'aimes bien aussi le business que tu t'es créé. Les Américains disent aussi... Lifestyle Business, je pense que ça va te parler c'est un business qui respecte ta vie et qui s'intègre bien dans ta vie et tu vois moi j'aime bien ce que je fais, créer des podcasts pour moi c'est une passion, donc j'ai pas l'impression de travailler, donc j'ai pas envie de me faire remplacer non plus, parce que sinon qu'est-ce que je ferais, je sais pas donc tu vois il y a ce petit côté artisan qui est agréable aussi dans le solopreneur
- Speaker #1
Moi je me demandais quelque chose et je pense qu'il y a pas mal de personnes curieuses aussi qui peuvent se poser la question à quoi ressemblent tes journées ou tes semaines de solopreneuse
- Speaker #2
Ça ressemble à quoi ? Du coup, j'allais dire, moi, je ne suis pas à l'autre bout du monde comme toi. C'est un peu moins fancy, mais non, c'est pas mal en vrai. Franchement, moi, j'ai une vie que je trouve de rêve, en fait, mais à mon petit niveau. Déjà, moi, je suis partie de Paris à Nantes, ce que je n'aurais pas pu faire en étant salariée, parce que j'étais cadre, dirigeante, machin. J'étais obligée d'être toujours en comité de direction, en voyage et tout. Donc, le fait de pouvoir bouger dans une ville trop cool comme Nantes, proche de la mer et tout, où je suis beaucoup plus détente. Ça me coûte moins cher qu'à Paris, ça, ça m'a été rendu possible par le freelancing et le soloprenariat. Du coup, ma vie, c'est genre je dépose les enfants le matin à l'école, après je vais au sport, tous les jours. Un truc que je ne pouvais pas faire dans ma vie d'avant, non, voilà, tous les jours. Après, je bosse un travail profond d'à peu près dix heures et demie à midi et demie. Ensuite, je fais une pause déj, parce que je suis en bonne française que je suis, voilà. Pause Netflix ou alors je vais au resto avec, comme on allait ce midi. des potes freelance à Nantes. L'après-midi, j'ai souvent des calls. Donc je vais faire le coaching de mes élèves, je vais enregistrer des épisodes de podcast et je m'arrête de travailler maximum à 18h, soit pour aller chercher les enfants, soit parce qu'ils arrivent. Donc de toute façon, après moi je bosse de chez moi, c'est plus possible de travailler avec les enfants quand ils sont là de 18h à 21h. Et après 21h, je suis après le fameux tunnel avec les enfants, je suis à nouveau libre, généralement je chill. Mais ça peut m'arriver aussi, tu vois, un soir ou deux dans la semaine, de me remettre à bosser. Parce que du coup, cette vie, elle est beaucoup plus... Je trouve que ça m'arrive d'aller faire les courses en semaine le matin à 10h ou d'aller voir un pote ou d'aller au ciné aussi. Quand tu es freelance ou indépendant, tu n'as plus ce côté, je suis obligée de travailler de 9h à 18h. Et après, voilà. Donc moi, mes deux vies se mélangent beaucoup plus qu'avant, en fait. J'ai du loisir et du travail un peu tous les jours. Et finalement, je fais presque un peu la semaine de six jours. Je travaille aussi un tout petit peu le week-end pour faire un truc sympa, ma newsletter ou quoi. Mais je bourre moins à craquer mes journées.
- Speaker #1
Ah d'accord, là où moi c'est plutôt l'inverse. Moi je suis plutôt à bourrer mes journées même si je trouve que c'est ok. Et je fais du 4 ou 5 jours max de travail, moi c'est plutôt du 4. Donc on a deux styles différents. Et donc l'objet de notre discussion, pour que vous puissiez comprendre aussi, c'est que, donc là on fait un point un peu sur ta situation actuelle, mais l'idée c'est de comprendre comment et qu'est-ce qui a fait que t'es passé de salarié à freelance puis solopreneur en tant que maman en plus. Tu vas nous raconter tout ça parce que tu étais manageuse, tu gérais des équipes, enfin bref, tu avais un poste assez intéressant avec des responsabilités. Mais avant ça, j'aimerais que tu puisses me dire quelle est pour toi la plus grosse différence parce que tu disais aujourd'hui j'ai ma vie de rêve. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, pour toi, c'est une vie de rêve comparée à ta vie quand tu étais salariée ?
- Speaker #2
Ma vie de rêve numéro un, c'est que je suis propriétaire de mon temps. C'est-à-dire qu'en gros, il n'y a personne qui me dit quoi faire, quand faire et tout, à part l'école. Je suis obligée, quoi. Mais voilà. Mais du coup, si j'ai envie de passer deux heures à créer un nouveau produit, je le fais. Si j'ai envie d'aller surfer, parce que les conditions sont bonnes, parce qu'à Nantes, je ne suis pas juste à côté, il faut quand même que je vois et tout, je check les vagues et tout, je peux y aller. Ça, c'est hyper, hyper clé, parce qu'en fait, la vraie valeur, ce n'est pas l'argent. L'argent, quand tu deviens entrepreneur, tu arrives assez rapidement à comprendre comment en générer. Je ne dis pas que c'est facile. Mais tu te retrouves les manches, tu vas prospecter, tu peux toujours vendre un truc. Par contre, retrouver du temps, ça, c'est hyper précieux. Et c'est peut-être aussi d'être maman où je me rends compte, mes enfants, ils ont 6 et 4 ans, c'est passé vite. Je me dis, ce temps-là, j'en ai profité, mais on ne le retrouve pas après. Donc voilà, ça m'a fait réfléchir à ça. Vide rêve, maîtrise de son temps.
- Speaker #1
Ok, c'est clair que le temps, ça ne s'achète pas et on ne peut pas le retrouver derrière.
- Speaker #2
Numéro 2, peut-être faire un truc pour moi. Parce que j'avais de la chance quand même quand j'étais manager, j'étais maîtresse un peu de mon temps quand même. C'est moi qui décidais. Mais tout ce que je faisais, je le faisais pour l'entreprise. Donc quand j'en suis partie, j'ai tout perdu entre guillemets. J'étais contente de leur donner, mais tu vois, ce n'était pas des actifs que je construisais pour mon avenir. Alors que là, tout ce que je construis aujourd'hui, tout le temps que je passe à créer mon podcast. Je sais que mon podcast, il va me rapporter plus tard, donc je suis encore plus contente de travailler parce que je suis propriétaire intellectuellement de mon travail et tout, et ça va me rémunérer plus tard.
- Speaker #1
Ok, et bien parfait, tu trouves ma transition pour aller justement au moment où tu étais salariée, mais juste avant ça, j'aimerais que tu me dises concrètement ce que tu fais, c'est quoi ta mission avec le board ?
- Speaker #2
Ma mission, au début, j'ai créé un podcast juste parce que j'adorais le freelancing et je voulais apprendre à être une bonne freelance. Parce que ce n'est pas facile de salarié à freelance. Toi-même, tu sais, il y a des moments où j'étais là, comment on fait pour faire un devis ? Combien je facture ? Qu'est-ce que je lui dis aux clients ? Enfin bon, j'étais un peu perdue. Donc, j'ai interviewé des freelances toutes les semaines. Et au bout de deux ans, gratos à faire ça juste parce que j'aimais bien. Il y a des gens qui ont commencé à me contacter en me disant, est-ce que tu peux m'apprendre à faire ci, à faire ça ? Et du coup, c'est comme ça que j'ai découvert, que j'ai créé un produit dérivé du podcast qui s'appelle l'incubateur solopreneur. Et moi, maintenant, ma spécialisation, ce n'est pas le freelance qui débute, c'est plutôt après. C'est quand tu fais 100 000, 150 000 par an. Tu es bien, mais tu en as marre, en fait, parce que tu vends tout ton temps à tes clients. Et moi, je t'aide à le récupérer et à devenir solopreneur, donc à construire ce produit pour devenir scalable. C'est ça, ma mission.
- Speaker #1
Parfait. Donc, Flavie, c'est le step juste après moi, en fait. Moi, il faut que je te vois mieux freelance, en fait.
- Speaker #2
C'est ça. Écoute, on va faire un partenariat.
- Speaker #1
C'est ça. Mais donc, du coup, transition parfaite sur ce que tu disais juste avant. J'aimerais qu'on se replonge, du coup, quand tu étais salariée, tu puisses nous expliquer quel était le contexte, ce que tu faisais à ce moment-là avant de passer sur le déclencheur.
- Speaker #2
Plutôt un bon contexte. Moi, je n'étais pas anti-salariat. J'aimais bien, mais d'ailleurs, c'est peut-être ce qui m'a freinée, c'est que moi, j'étais la bonne élève. Donc, tout allait bien pour moi. J'avais des promotions, j'étais bien payée. J'aurais pu rester salariée longtemps. mais j'ai quand même remarqué qu'en fait si je faisais ça je pouvais Je n'étais pas maître de mon destin. Il se passait quoi que ce soit, une réorganisation et tout. Congé maternité aussi, quand tu commences à avoir ton premier congé maternité, tu commences à te dire, je vais peut-être être dans la case de la discrimination. Ça arrive à plein de femmes aussi. Quand ils reviennent, on leur a pris leur équipe, on leur a pris leurs responsabilités. Donc, je me suis dit, bon, et souvent, justement, moi, ça a été un déclencheur de ouf. La grossesse ou la paternité, ça peut faire ça aussi au mec. ça te fait un moment d'interruption dans ta vie c'est comme si tu descendais du tapis roulant sur lequel tu étais en train de courir sans réfléchir la roue du hamster et comme tu commences à réfléchir à ta vie parce que t'es là, oh la la j'avais un enfant, c'est quand même un truc de ouf bah tu remets tout en question ça peut être ton couple, ça peut être ton travail et moi je me suis dit, waouh, qu'est-ce que je vais faire après et là j'ai eu envie de faire un truc pour moi et donc je savais pas encore que je serais entrepreneur mais j'ai décidé de lancer mon podcast au moins faire ça, tu vois mon média à moi
- Speaker #1
Mais à ce moment-là, tu faisais quoi concrètement ? Parce que je crois que tu travaillais dans une autre boîte, non ?
- Speaker #2
Oui, donc moi, j'étais directrice commerciale chez Sixte France. J'étais au comité de direction et tout. Donc, en gros, je passais ma journée à manager des gens. J'avais des voyages partout en France, en Europe et tout. Donc, j'étais très occupée aussi. Ah oui, deuxième déclencheur quand même, c'est le Covid. Tu passes de « je suis tout le temps busy, tout le temps en voyage » à « je retrouve mon temps chez moi » . Donc, ça ouvre des espaces mentaux. C'est pas pour rien que t'as des idées, souvent tu veux créer ta boîte quand tu pars en vacances. Parce que t'es là, t'es détendu et hop, t'as du temps à nouveau pour réfléchir. Parce que quand t'es dans le train-train, tu peux pas avoir les idées, c'est impossible. Dans ta routine, y'a rien qui va venir interrompre ce schéma de pensée.
- Speaker #1
Donc toi, le premier déclencheur, ça a été ton premier enfant. Et ensuite, il y en a un deuxième, donc c'était le Covid, c'est ça ?
- Speaker #2
Ouais, les deux, ça s'est arrivé à peu près en même temps. Et après, le troisième, c'était faire un truc pour moi. Parce qu'en gros, je me suis dit, j'ai peut-être juste besoin de changer de poste. Je suis allée passer des entretiens de recrutement ailleurs. Et là, je me suis dit, en fait, non, ce n'est pas ça. Ce n'est pas un autre poste, le même, mieux payé, plus gros, toujours plus gros. C'est faire un truc pour moi. Et là, je me suis rendu compte aussi que j'avais envie d'entreprendre, en fait.
- Speaker #1
Mais à ce moment-là, comment tu t'en es rendu compte concrètement ? T'as fait un peu d'introspection, méditation ? Ou c'est juste naturel, c'est venu comme ça ?
- Speaker #2
J'ai écouté plein de podcasts sur l'entreprenariat. Je regardais des lives d'entrepreneurs à l'époque. C'était les lives YouTube, LinkedIn et tout. J'ai geeké, j'ai écouté des trucs américains. C'est venu comme ça. Je lisais des livres business parce que j'étais quand même passionnée par mon métier. Quand tu es manager, tu écoutes aussi des trucs d'entrepreneurs parce que souvent, il y a des questions sur le management et tout. Et après, je ne sais pas, peut-être un petit côté, avoir envie d'apprendre des nouvelles choses aussi, me prouver que j'étais capable. C'était la grosse hype, tu vois, de devenir entrepreneur, je trouve, à ce moment-là.
- Speaker #1
C'était quand ? C'était en quelle année ?
- Speaker #2
Ben, en 2020.
- Speaker #1
La Covid, en plus, ça a fait un peu exploser les trucs, quoi. C'est ça. Mais est-ce que tu avais une vision ? Est-ce que tu te disais, moi, je vais travailler tout en voyageant ? Est-ce que je vais être indépendante, avoir mon temps ? Tu avais une vision un peu claire ou pas ?
- Speaker #2
Non, j'avais la vision de la Startup Nation. Donc, je suis allée dans un incubateur de startups. Pour moi, il n'y avait que ça qui existait pour se former, pour apprendre à créer une startup. Donc grâce à ça, j'ai appris un peu les pages de vente, le no-code et tout. Ce n'est pas pour rien que des années plus tard, j'ai créé l'incubateur solopreneur. Je voulais avoir la même rigueur pédagogique, mais des méthodes plus flex, plus adaptées à la vie du freelance, plutôt que des business plans sur 7 ans pour lever des fonds. Je me suis formée en parallèle, parce que se former, c'est toujours autorisé. Quand tu es salarié, tu peux suivre toutes les formations que tu veux à côté, ton patron s'en fout. Et c'est ça qui m'a poussé à l'action aussi.
- Speaker #1
C'est marrant quand même que, du coup, à la base, tu voulais devenir...
- Speaker #2
entrepreneuse. Oui, alors donc à la base, je suis allée dans cet incubateur et j'avais une idée de créer une boîte qui placerait des freelances commerciaux externalisés au lieu des commerciaux. Tu vois, en gros, ça avait un rapport avec mon domaine d'activité et ça avait déjà un peu un rapport avec le freelancing et c'est en faisant le MVP, en testant le produit que moi-même, je suis allée freelancer dans une boîte où je ne comprenais rien pour voir si ça marchait et ça a marché. Et là, je me suis dit, mon concept, il marche, mais finalement je préfère la vie de freelance J'ai mis de côté ma startup en me disant, si tout s'écroule, je reprendrai ce business model parce que je pense que je peux en faire quelque chose. Mais en gros, c'est en devenant startupeuse que je me suis rendu compte que ce n'était pas du tout fait pour moi. J'allais devoir trimer dix fois plus, prouver à tout le monde ma valeur, lever des fonds, machin. Ça avait l'air d'être une vie trop chiante. Et là, avec en plus la maternité, je me suis dit... En plus,
- Speaker #1
tu étais enceinte à ce moment ? Oui. Attends, attends, attends. Là, on fait le point parce qu'il faut que je... Attends, là, tu avais ton boulot, c'est ça ? Je veux créer ma boîte. En gros, c'est ça. T'es allée dans un incubateur, t'as voulu créer ta start-up, t'as fait ton MVP. MVP pour expliquer Minimum Viable Product. C'est en gros une version tout petite du produit mais qui répond à un besoin précis. Et en fait, tu m'as dit que tu faisais du freelance en parallèle.
- Speaker #2
Ouais, en gros, j'ai eu ma première fille.
- Speaker #1
Oui, donc elle est venue.
- Speaker #2
J'étais revenue travailler en salarié. J'ai eu un peu un coup parce que pour moi qui aime toujours la nouveauté, je trouve ça chiant le côté retour de congé maternité et recommencer, ça m'a mis un premier coup. Un petit coup de routine. Ensuite, je me lance dans mon projet entrepreneurial. En parallèle. Je fais tout ça en parallèle. Je n'ai jamais demandé l'autorisation. Je le faisais sur mes jours fériés, le soir. Tu peux être freelance la nuit si tu as envie. Tu n'es pas obligé. C'est l'avantage du freelancing. Je me rappelle, je m'étais mise sur Malte avec Flavie P. Tu as le truc pas du tout distrait. Mais aussi, j'étais dans un univers où je pense que personne connaissait le freelancing dans ce grand groupe dans lequel je travaillais. J'avais pas trop de risques. Évidemment, j'ai respecté toutes les clauses de trucs. J'ai pas freelancé pour un concurrent, ça n'avait rien à voir. Voilà. Et après, là, j'étais chaude pour partir et me mettre complètement à mon compte. Et c'est là que j'étais enceinte de mon deuxième enfant. Donc là, ça m'a mis plutôt un coup d'arrêt où je me suis dit, bon, c'est chaud quand même de partir enceinte, lancer un business sans aucune sécurité. Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai attendu mon congé mat de numéro 2 pour négocier mon départ. Donc, tu vois, j'ai... Ça, ça m'a peut-être fait perdre un an, un an et demi. Mais ce n'est pas du temps que j'ai perdu parce que là, j'ai continué mon podcast.
- Speaker #1
D'accord. Donc toi, en fait, le premier vrai produit, la première chose que tu as vraiment faite, c'est le podcast. Oui. OK. Mais c'est marrant quand même de lancer un podcast comme ça. Genre, c'est le premier truc qui te vient à l'esprit. Parce qu'il y a plein de gens, quand ils quittent le salariat, c'est des petits boulots, le freelancing ou quoi. Toi,
- Speaker #2
tu t'es dit podcast. J'avais mon salaire à côté aussi, donc j'ai fait un truc plus passion. Mais quand même, j'avais l'idée que derrière, ça mettrait du temps, mais qu'un jour, ça serait rentable. Parce que j'avais déjà suivi ce qui se passait Mathieu Stéphanie et tout. Enfin, tu vois, c'est qui les gens influents aujourd'hui ? C'est des gens qui ont des podcasts, qui vont prendre la parole, qui vont créer des systèmes de pensée. Parce que créer un produit, c'est facile, mais le vendre, c'est dur.
- Speaker #1
Mais du coup, tu parlais de quoi dans ton podcast au début ?
- Speaker #2
Ça s'appelait Le Borde parce que c'était le podcast des dirigeants. Donc en gros, je recevais des gens, je parlais de...
- Speaker #1
C'était des interviews ?
- Speaker #2
Oui, des interviews. J'ai commencé en interviewant des potes, des gens que j'aimais bien dans mon réseau. Et puis après, plus ça allait, plus je l'ai pivoté vers le freelancing. Et c'est devenu le board que t'as pas quand t'es solo.
- Speaker #1
D'accord, ok. Et donc ensuite, congé mat, et là tu t'es dit, je me lance à 100%,
- Speaker #2
c'est ça ? Voilà. Et là, souvent les congés mat, deuxième avantage d'avoir des enfants, c'est que souvent c'est plus facile de négocier son départ quand on est en congé mat. De dire en fait, je vais pas revenir. Comme ça, tu facilites la transition pour la boîte. ils te rendent place, ils se débrouillent et tout Et c'est grâce à ça que je maximisais mes chances d'avoir une rupture conventionnelle, même si je savais que j'allais l'avoir. Mais ça me tranquillisait aussi. Je pense que ce n'est pas du tout une obligation parce qu'au final, direct après, j'ai freelancé, j'ai fait 100K la première année. Donc j'aurais pu... me payer sans rupture conventionnelle. Mais je ne sais pas, j'avais la peur de manquer. Là, le salarié, vraiment, on a un grain, on a peur. On est accroché comme une moule à notre rocher. Donc là, j'avais mon chômage, plus mes 100K, et je n'en avais pas assez, j'avais encore peur.
- Speaker #1
Oui, c'est marrant. Mais il s'est passé combien de temps entre, tu disais Covid à ce moment-là, où tu avais eu ton premier enfant, il s'est passé combien de temps entre quand l'idée a émergé, quand tu as commencé à vouloir lancer ta start-up, jusqu'à ce moment là où tu as commencé à te lancer en freelance il s'est passé combien de temps ?
- Speaker #2
En gros, entre le moment où j'étais salariée diversifiée, c'est-à-dire entrepreneuse plus salariée, ça a duré à peu près deux ans.
- Speaker #1
Ah oui, d'accord. Jusqu'en
- Speaker #2
2022 ? Oui. J'ai quand même fait beaucoup de choses pendant que j'étais salariée. Ça, c'est aussi un conseil que je donnerais. Ce n'est pas attendre de se lancer pour faire tout ça. J'ai appris à poster sur LinkedIn, j'ai fait mon podcast, j'ai appris à faire des business plans, des pages de vente. Tout ça, je l'ai fait en parallèle. Comme ça, j'étais prête quand j'étais vraiment sur le marché. J'avais déjà un produit et je pouvais vendre.
- Speaker #1
Mais c'est marrant parce que toi, tu as commencé par te mettre en avant. Tu as fait podcast, LinkedIn, etc. Non, mais c'est vrai, il y en a plein qui ne le font pas. Moi, le premier, d'ailleurs. Quand je me suis lancé en freelance, je n'étais nulle part, tu vois. Et du coup, ça m'amène une question. Si tu devais conseiller quelqu'un, une pote, imagine, qui se lance en freelance, tu lui conseillerais d'abord de faire quoi ? De se lancer en freelance, de trouver des clients et d'avoir déjà une prestation de service ? Ou d'abord de lancer un média ou de se mettre en avant sur le réseau ?
- Speaker #2
En freelance, je dirais d'abord, trouve un premier client. Ok. Mais... Moi, là, je pense plutôt aux salariés qui sont comme moi. Quand tu es cadre et tout, ce n'est pas dit que tu gagnes aussi bien ta vie que quand tu es en freelance. Et surtout, c'est des gens, ils ont peur d'être freelance à côté parce que ce n'est pas forcément autorisé par leur travail, tu sais, leur clause d'exclusivité. Donc là, ceux-là, si vous avez une clause d'exclusivité, je vous conseille de faire plutôt un média parce que personne ne peut t'engueuler si tu écris une newsletter sur le développement commercial. Donc, tu... construit ton autorité et ta crédibilité avec un truc autorisé, mais derrière, tu sais que ce truc-là, il t'aidera à vendre demain et dès que tu as démissionné, boum, tu fais ton offre.
- Speaker #1
Donc, c'est plus en fait d'une vision long terme pour le coup.
- Speaker #2
Voilà, là, c'est le format un peu masqué de comment entreprendre en parallèle sans se faire griller,
- Speaker #1
tu vois. Ok, hyper intéressant. Et toute cette phase-là, moi, ce que j'aimerais bien savoir, c'est quand l'idée a émergé jusqu'au lancement et sur les premiers mois de lancement, comment t'as vécu tout ça d'un point de vue émotionnel surtout, parce qu'en plus, tu as eu tes deux enfants. J'imagine que c'est passé plein de choses.
- Speaker #2
Le premier truc que j'ai mal vécu, c'est la perte de statut. Ça paraît bizarre, mais en fait, je trouve que personne n'en parle d'ailleurs de ce sujet. Quand tu es salarié, tu as un statut dans la société, tu as un titre, un nom de poste. Moi, j'étais sales, VP, donc en plus, j'avais un statut, on va dire... « noble » . J'avais gravi les échelons, donc j'en étais fière. Et quand tu deviens freelance ou solopreneur, plus personne ne s'intéresse à toi. Tu ne sers à rien. Tu n'es plus un grand compte qu'on peut prospecter. Moi, je me faisais prospecter toute la journée par des gens qui m'invitaient à des événements parce qu'ils voulaient que Six te bosse avec eux. Donc, tu n'as plus de statut, tu n'as plus de métier, parce que c'est à toi de l'inventer. Tu ne peux plus dire en société « tu fais quoi dans la vie ? » « Je suis freelance. » « Ah bon, c'est quoi ? Ça va ton petit business de freelance ? » Enfin vraiment, il n'y a rien qui va. Et moi, j'avais presque 40 ans. Donc en plus, il y a ce petit côté. Normalement, c'est le moment où tu es censé réussir ta vie. Et moi, je revenais un peu à zéro. Donc cette perte de statut, je l'ai un peu mal vécue. Et je pense que c'est ça qui m'a poussé aussi à peut-être à prendre la parole, à dire j'ai quand même des choses à dire. Je n'ai pas de statut. Je ne sais pas ce que je vais faire demain comme produit, mais je crée quand même un podcast.
- Speaker #1
Ok. Donc c'était quoi ton drive pour continuer d'avancer malgré ça ?
- Speaker #2
Après, je n'ai pas trouvé ça très dur non plus. Tu vois, dans le sens où tout était cool. Moi, tout m'a plu dans l'entrepreneuriat. Comment on fait une facture, trouver un premier client. L'excitation des débuts, c'est génial aussi. Mon premier client, putain, c'est génial. Tu ne sais pas faire, après tu apprends à faire. Après, tu as un deuxième client. Tu dis, ah, ce n'était pas de la chance. Et ça continue. Donc non, non, moi, je n'ai pas trouvé ça difficile. Le deuxième truc, par contre, que j'ai trouvé dur, c'est mon entourage. Parce que donc, mes parents étaient fonctionnaires. mon mec est salarié et salarié sacrificiel pour lui il faut travailler dur et du coup tous mes potes sont salariés donc au début je les avais inscrits de force sur ma newsletter de mon podcast mais ils s'en foutaient du freelancing et tout et du coup j'avais personne à qui parler de tout ce que je vivais l'excitation mais aussi la peur à quel prix je me mets et donc ce que j'ai fait c'est que je suis partie déménager à Nantes en même temps que tout ce changement
- Speaker #1
Ah, t'étais où, Nego ?
- Speaker #2
Avant, j'étais à Paris.
- Speaker #1
Ah, bien.
- Speaker #2
Et grâce à ma liberté retrouvée, let's go, Nantes, la plage, pas loin, tout ça. Et à Nantes, j'ai contacté des freelances. Et en fait, je me suis recréée un petit entourage de freelances qui sont maintenant devenues mes potes, qui m'ont présentée à d'autres freelances, etc. Et grâce à elles, grâce à eux, je me suis sentie beaucoup moins seule. En fait, je me suis recréée cette... Parce que mon mec, par exemple, ne comprenait pas... que je poste sur LinkedIn. Il me disait, mais pourquoi tu fais ton influenceuse ? Il ne comprenait pas. Et je lui disais, comment tu veux que je trouve des auditeurs pour mon podcast ? Et en plus, c'était le moment où on a compris que les réseaux sociaux, ce n'est pas juste poster ta cover de podcast et dire, allez l'écouter. Il faut faire un peu de storytelling. Donc là, en plus, quand j'ai commencé à poster des selfies de moi sur LinkedIn et tout, les gens ont été suspicieux, mes anciens collègues et tout. Au début, il y a cette suspicion. Et après, ils viennent te demander des conseils quand ils veulent faire pareil.
- Speaker #1
Des suspicions de quoi ?
- Speaker #2
Ils se disent pourquoi elle fait ça, pourquoi elle donne un spectacle. Ah oui, d'accord, un jugement. Oui, un jugement. Et après, tu reçois des messages privés. Est-ce que tu peux m'apprendre à faire pareil ?
- Speaker #1
Ah ouais. Ah ouais, non, c'est fou. L'entourage, ça joue énormément. Moi, c'était à peu près pareil. Et je pense que c'est aussi cet élément qui m'a un peu poussé à partir, à voyager. Parce que je trouve que c'est essentiel de pouvoir quitter un peu son environnement natal.
- Speaker #2
Oui, tu te sens moins jugé dans un autre pays que la France.
- Speaker #1
Bah ouais c'est ça, il y a ça, mais au-delà de la France je pense que c'est surtout ton environnement social, où t'as été habitué à être salarié, alors moi j'ai jamais été vraiment salarié, mais voilà les gens qui m'entouraient c'était un peu le même système tu vois, et donc c'est toujours intéressant d'aller chercher d'autres personnes, voir ce qui se passe ailleurs, moi c'est ce que je dis à tous mes freelances, même s'ils sont dans mon bootcamp, aller parler à d'autres freelances, alors nous on a la communauté donc c'est cool, mais aller parler à des freelances, aller à des événements, parce qu'en fait l'entourage joue un rôle énorme. D'ailleurs, l'environnement naturel et l'environnement aussi social. Donc, ce que tu disais.
- Speaker #2
Et le bon environnement. Parce qu'au début, moi, j'allais à des trucs d'entrepreneur, mais je me sentais toujours aussi seule.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai.
- Speaker #2
Parce que c'est pas pareil, les start-upers. C'est des trucs de freelance qu'il faut faire.
- Speaker #1
Ouais, mais carrément. Mais moi, il y a une question que je me posais, parce que j'ai parlé, comme je te le disais, à pas mal de pères de famille et de mères de famille. Mais à chaque fois, il y a cette peur, parce qu'il y a des responsabilités. Non, mais j'ai des enfants. faut que j'ai de l'argent faut que je sécurise et tout t'as forcément traversé une période comme ça non ?
- Speaker #2
Oui et non. En fait, déjà, moi, je me suis lancée sur le tard. Donc, j'avais quand même sécurisé une partie avant. Déjà, l'inconvénient d'avoir 40 ans, l'avantage, c'est que tu as un peu épargné avant.
- Speaker #1
Tu avais quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #2
J'avais peut-être 35, un truc comme ça. Là, j'ai 40 ans. En fait, ce que j'ai fait, c'est que j'étais quand même propriétaire. Avant, j'ai profité d'être salariée pour être propriétaire. Enfin, emprunter, faire un crédit. Ça te tranquillise parce que c'est vrai que c'est chiant pour faire un crédit la première. Les deux, trois premières années en freelance. Donc voilà. Et du coup, je trouve que c'est motivant quand tu as des enfants, parce que tu te dis, je ne sais pas, je vais me défoncer un peu pour eux, pour notre mode de vie, pour machin. Moi, ça m'a grave motivée et je me suis sentie plus en mesure de contrôler combien je gagnerais d'argent en entrepreneur qu'en salarié. Et aussi, je me suis dit, si ça ne marche pas, ce n'est pas grave, je retourne dans le salariat. Je ne suis pas effacée de la surface de la terre. Il est encore temps. Parce que j'avais 35 ans. Je me dis au pire, 35, 35-40, ça va encore. Je ne serais pas complètement blacklistée pour mon âge. Donc, tu vois, il y a toujours des plans B. En fait, je ne sais pas pourquoi les gens se disent que ça va être ce scénario et si tout s'écroule, tout s'écroule. Ben non. Donc, moi, je n'ai pas eu peur, en fait. J'ai calculé combien de temps je pouvais faire avec le chômage, combien je devais gagner. Et j'ai, bien sûr, fixé mes objectifs par rapport à combien je pouvais me verser. et je me rappelle, moi, mon minimum, c'était... verser, je ne sais plus combien, 3000 euros, quelque chose comme ça. C'est ma mensualité pour payer la maison et le train de vie des deux enfants, etc. Donc oui, ça te met une certaine pression. Et c'est aussi pour ça que je ne peux pas être freelance à 200 balles la journée et que j'ai dû me forcer à être solopreneur.
- Speaker #1
Donc ce qui est assez fou avec toi, c'est que toutes les peurs et les problématiques, tu les as transformées en quelque chose de positif, en drive pour aller de l'avant. Et ce qui est assez rare, parce que comme je te le disais, moi j'en rencontre pas mal. Des pères ou des mères de famille qui ont les mêmes peurs que toi. Les enfants, il faut sécuriser et machin. Et en fait, ils n'ont pas forcément ce recul de se dire, en fait, ce n'est pas très grave. Au pire, derrière, je retrouverai un CDI. Et donc, moi, j'aimerais bien savoir si tu as trois conseils à donner à cette personne-là ou plus de trois conseils. On va se faire un top 3 à cette personne-là qui se trouve dans cette situation dans laquelle tu étais.
- Speaker #2
Top 3 calculés. Moi, j'ai pris une feuille, un stylo et j'ai posé les chiffres, en fait. parce qu'en gros euh Je ne sais plus, tu vas dire, pour me payer 3 000 par mois, il faut que je génère, mettons, 6 000 de chiffre d'affaires si je suis en société, fois 10, 60 000, on va dire, allez, il faut que je fasse 70 000 de chiffre d'affaires par an. En freelance, c'est largement faisable, tu vois. Et après...
- Speaker #0
Il faut être prêt à bouger aussi. Deuxième conseil, c'est-à-dire que si ce n'est pas possible dans le domaine que tu faisais ou ton domaine de passion, il faut que tu trouves une niche où ça paye plus. Et donc typiquement, moi, j'ai eu ce problème-là. J'étais manager, mais il fallait que je trouve un domaine où être freelance. Et donc, moi, j'ai choisi la prospection commerciale externalisée. Là, il y a toujours besoin. C'est un peu chiant à faire, mais ça rapporte. Et donc, j'ai été payée à 800 euros et encore, je n'étais pas cher payée, 800 euros par jour. Tu travailles tous les jours, c'est bon, tu fais largement tes 100 000 euros. Moi, je ne travaille même pas tous les jours. Donc ça, c'est le deuxième conseil. Écrire ses chiffres, écrire ses objectifs, choisir un marché, comprendre aussi les marchés qui payent bien pour se faciliter la vie. Et le troisième conseil, c'est d'en parler avec aussi ses proches. Et moi, mon mec, il a encore plus la peur du manque que moi. Donc en fait, en en parlant, je me suis rendu compte que c'était complètement absurde. C'est-à-dire qu'en fait, la peur du manque... Ça dépend pas de combien tu gagnes, ça dépend de comment t'as été éduqué, qu'est-ce que tu penses par rapport à l'argent. Donc je me suis dit, si même lui il a peur de manquer alors qu'il est salarié, etc., il n'y a rien qui peut corriger ça, donc il faut y aller. Il faut dépasser cette peur, en fait.
- Speaker #1
Ok. C'est pas rationnel.
- Speaker #0
Comment ? C'est pas rationnel, en fait.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est vrai, carrément, carrément. Mais donc, quelles seraient les étapes ? Parce qu'en fait, tu disais, faire 60 000 euros à l'année en friand, c'est pas compliqué. mais il y a parfois des gens qui sont tellement dans le flou pas quel métier faire, combien tu peux gagner, combien tu factures et tout, je pense que tu as les mêmes problématiques. Du coup, c'est quoi les steps pour déjà éclaircir le sujet, pour savoir que justement, c'est possible ?
- Speaker #0
On dit qu'on ne sait pas, mais en vrai, le freelancing, c'est assez transparent. Tu vas sur Malte, tu tapes une compétence et tu vois les ranges de prix, entre 200 et 1200. Donc tu dis que la vérité est peut-être un peu au milieu, machin, tu as des petites barres, des petits histogrammes. Donc déjà, tu sais combien les clients ont l'habitude de payer, quelles compétences. Grâce à ça, tu peux faire tes calculs. Tu peux aussi demander à d'autres freelances combien ils se font payer dans les faits. C'était quoi ta question ?
- Speaker #1
On voit les étapes pour défricher ces sujets, pour se rendre compte qu'on peut se lancer en freelance et faire de l'argent. Tu disais par exemple 60 000 euros. Comment tu arrives à ce stade-là ?
- Speaker #0
Après, se lancer, c'est facile. Il faut y aller. Il faut s'inscrire sur une plateforme de freelancing. trouver son premier client. Je pense que pour moi, se lancer, c'est vraiment trouver son premier client. En premier, c'est prospecter.
- Speaker #1
Mais peut-être qu'en amont, tu disais parfois qu'il faut choisir la bonne niche, le bon marché. Peut-être qu'il faut un métier, que tu sois sûr que ce soit le bon, qu'il te convienne et après, tu vas prospecter.
- Speaker #0
Le plus simple, c'est quand même de faire ce que tu faisais en salarié. Souvent, c'est faisable, c'est le plus facile. Et après, quand tu vois que ça ne paye pas exactement et tout, tu peux faire des petits pivots. Tu peux changer de secteur d'activité, tu peux changer un peu de persona, tu peux un peu augmenter tes prix. Donc, j'irai progressivement. Par contre, il ne faut pas attendre dans son canapé en se disant « Oh, quelle niche en freelance, je vais aller adresser » . C'est mort. En fait, entreprendre, c'est faire. C'est pour ça que moi, j'aime bien commencer à être side freelancer, c'est-à-dire à tes heures perdues, tu freelances un petit peu à côté. Comme ça, déjà, tu tâtes un peu le terrain, tu comprends ce que les gens aiment bien, ce qu'ils achètent aussi. et dès que tu as eu ton premier client, ça permet d'apprendre énormément de choses sur ton marché et tu peux te dire, pour le client d'après, je vais viser un petit peu plus gros en chiffre d'affaires ou alors... plutôt un client qui utilise tel outil.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Donc si je résume, c'est un, le secteur, le métier. Deux, c'est de tester le plus rapidement possible. Et donc tester, ça veut dire aussi aller chercher tes clients. Donc troisième step, c'est aller prospecter.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, très bien, très clair.
- Speaker #0
En fait, j'avais quelqu'un qui m'avait dit à l'époque, ça m'avait énormément débloqué mentalement. Il m'avait dit être freelance, c'est être payé pour apprendre. Et j'étais là. C'est trop bien. Et ça t'enlève la peur de ne pas savoir faire parce qu'évidemment, ta première mission en freelance, on en parlait en off tout à l'heure, on en rigole à postériori. Moi, mon premier client, ce n'était pas ma meilleure réussite. Il y a plein de trucs que je ne savais pas. J'avais dit oui à tout. Je ne connaissais pas son secteur d'activité. Mais ça m'a appris des éléments dont je me suis resservie dans d'autres missions, d'autres missions, d'autres missions. Je suis devenue meilleure de mission en mission. Je me dis ça. Je me dis, je suis payée. Je ne sais pas tout. Ce n'est pas grave. Je vais aller. demander aux gens en cours de route, je dis oui, je prends le chèque et après je me débrouillerai pour livrer la mission au client et que ça soit bien.
- Speaker #1
Tu vois, ça précisément, toi tu l'as très bien fait, moi c'était à peu près pareil aussi, mais il y a énormément de personnes qui au début, quand elles se lancent, c'est un drôle d'imposteur en fait, tu ne te sens pas légitime. Typiquement, être payé pour apprendre. Et justement, il y a plein de gens qui ne se sentent pas de le faire parce qu'ils se mettent dans la position de prestataire de service, ton client il attend un service, il attend que tu sois expert. Du coup, t'as fait comment toi pour dealer avec ça ?
- Speaker #0
Eh ben, oublie pas que t'es pas un nouveau-né. T'as fait ta carrière avant. Moi, je me suis appuyée sur ce que j'ai fait avant. j'ai dit moi j'ai généré tant de ventes sur tel client Le client, c'était mon employeur. Mais en fait, en gros, je trouve que les salariés, quand ils deviennent freelance, c'est comme s'ils oubliaient toute leur vie d'avant. Vous avez des compétences, vous avez fait des choses. Donc, c'est ces compétences-là que vous allez vendre à un client. Vous ne démarrez pas de zéro, ou même pendant vos études ou quoi. Donc, c'est ça aussi, savoir ce que tu as fait. Je ne sais pas, moi, pendant mes études, j'étais présidente d'association. J'ai dû chercher des sponsors. Tiens, ça m'a resservi sans doute plus tard dans mon podcast.
- Speaker #1
OK, je vois. mais si par exemple je sais pas t'es vendeur chez Decathlon, tu vois. Et qu'ensuite, tu te reconvertis, t'apprends un métier, publicité en ligne, par exemple, un truc qui a quand même rien à voir. Comment tu fais, du coup ?
- Speaker #0
Comment tu fais ? Il faut que tu trouves ton premier client, c'est toujours pareil. Donc, soit tu peux proposer des échanges de bons procédés. Tu vois, par exemple, tu vas voir un client, tu vas lui dire, écoutez, pour ma première mission, j'ai besoin de développer telle compétence, etc. Il y en a qui font soit du travail gratuit ou du... tu vois, de l'échange de bons procédés. Franchement, moi, j'allais dire, en fait, personne ne sait, à part vous, que vous n'avez jamais fait votre métier non plus. Donc, il y a de la demande, surtout dans le domaine dans lequel tu es. Je ne sais pas, tu prends, quoi. Tu dis oui, puis tu demandes à un autre freelance plus expérimenté comment faire ta facture, comment... Les plateformes de freelance, ils ne savent pas si tu as fait d'autres missions avant ou non, quoi. Et dans le cadre de ta formation, par exemple, toi, chez Eproum, ils font des cas pratiques et tout. Tu peux tester pour toi aussi, tu vois. Moi, par exemple... C'est pour ça, je pense, que j'ai pris la parole en ligne, que j'ai créé mon podcast. J'ai aussi entrepris pour moi et donc j'avais des choses à montrer aussi à mes clients.
- Speaker #1
OK. Et pour toi, quel état d'esprit tu as à ce moment-là ? Parce que je pense qu'il est question de courage quand même, non ? Pour pouvoir avancer là-dedans.
- Speaker #0
Rappelle-toi que j'étais quand même la bonne élève. Donc, j'étais plutôt lisse. Tu vois, j'étais plutôt consensuelle et tout. Je n'étais pas quelqu'un qui avait trop...
- Speaker #1
Tu n'étais pas une rebelle, quoi.
- Speaker #0
Je n'étais pas une rebelle. Donc ça m'a fait peur parce que j'avais l'impression que pour entreprendre, il fallait être un gros badass. Il fallait dire le salariat c'est nul, je suis le meilleur du monde et tout. Moi je n'avais pas ce capital-là. Mais quand même j'avais la niaque quand même parce que justement j'avais perdu mon statut, tout le monde avait peur que je devienne freelance, j'avais mes deux enfants, mes charges à payer et tout. Donc ça m'a quand même filé la niaque et en fait ce côté, ok je vais me prouver que c'est possible. m'a donné la motivation d'aller chercher le chiffre d'affaires. Après, moi, je suis quand même une ancienne directrice commerciale aussi. Donc, j'ai utilisé cette compétence. Je sais que le chiffre d'affaires, ça ne tombe pas du ciel. Il faut aller le chercher. C'est vraiment le truc le plus important. C'est tout le reste que tu... Tout le reste, c'est accessoire. Ton site Internet, on s'en fout. Tu vois ? Donc, peut-être que j'étais biaisée. Je sais combien ça peut être dur de prospecter, mais combien c'est nécessaire aussi. Donc, j'ai utilisé cette compétence de ma vie d'avant pour moi.
- Speaker #1
ok Et si tu n'as pas cette compétence, parce qu'il y en a plein qui n'osent pas forcément, qui n'ont pas le courage, parce que même si tu as ce désir qui est là, je veux être en freelance, j'en ai marre de bosser 8 heures par jour, je veux voyager et travailler en même temps, il y a ce désir qui est là, mais parfois il y a cette peur qui est tellement présente qu'en fait ça tue tout le reste, le courage et le fait que tu puisses te lancer en freelance. Donc comment tu peux aller vers ça, aller vers cet état d'esprit ?
- Speaker #0
Moi qui n'étais pas non plus une énorme courageuse. Enfin, ce n'est pas mon qualificatif premier. Je me suis entourée aussi. Donc moi, j'ai interviewé des gens sur mon podcast et j'ai compris qu'en fait, tout le monde a commencé comme ça. Même ceux qui sont hyper stylés aujourd'hui, ils ont dû trouver leur premier client. Donc ça m'a désacralisée. Je me suis fait aider. Je demandais à d'autres. Tu peux aller voir d'autres freelances plus expérimentés et leur dire quand tu es complet en mission, appelle-moi, moi, je peux faire le truc pour toi. Tu peux rejoindre un collectif. Tu peux te former. Donc, tu vois, c'est... C'est aussi comme ça que tu prends confiance en toi. La confiance, elle n'est pas qu'intrinsèque. Elle est aussi grâce aux choses que tu construis. Déjà, quand tu suis une formation pour être média-buyer, après, tu te sens quand même beaucoup plus confiant sur ton prix que quand tu ne savais rien faire trois mois avant. Moi, je trouve que la confiance, ce n'est pas soit tu l'as, soit tu ne l'as pas. C'est quelque chose que tu modèles un peu comme une sculpture. Tu la construis, tu la fais monter à travers toutes tes petites actions. Et donc, si tu n'as pas de mission client, tu fais des cas clients fictifs. Tu prends une entreprise que t'aimes bien, tu décodes sa stratégie de méta-ads et tu publies ça sur LinkedIn. Ça montre quand même ta compétence, même si ce n'est pas toi qui as servi le client.
- Speaker #1
Pas bête ça. Je vais garder la vidéo en tête parce que c'est vrai que je n'avais pas pensé à ce truc-là. Pas simple parce qu'après, pour la publicité en ligne, il faut quand même avoir un peu accès normalement aux plateformes. Mais tu peux voir les créas, les visuels, les vidéos et tout.
- Speaker #0
Tu lances un podcast où tu interviews des clients qui racontent leur campagne méta. Et ça t'associe à eux, ça t'associe à leur succès, alors que ce n'est même pas toi qui as fait la campagne.
- Speaker #1
Ouais, mais tu vois sur ce step-là précis, est-ce que tu penses pas que, parce que pour moi être salarié et être dans le système c'est un peu comme si t'étais dans une sorte de prison dorée, il y a ce terme qui revient assez souvent, et en fait le truc c'est que cette prison elle est quand même confortable parce qu'on te donne à manger, t'as des horaires, on te dit à peu près quoi faire et tout, t'es cadré, t'es un peu infantilisé. et est-ce que tu penses pas que justement quand tu te lances, quand t'es sur ce step là tu veux te lancer en tant qu'indépendant bah en fait c'est comme si t'avais les portes de la prison qui s'ouvraient avec un beau paysage, la nature. La liberté s'offre à toi. Est-ce que tu ne penses pas que justement, arrivé à la porte, tu es en mode comment je vais faire ? Parce que personne ne s'occupe de moi, il n'y a pas d'horaire, je ne suis pas cadré. Et en fait, je me retrouve un peu face à ma responsabilité et je ne sais pas comment faire. Est-ce que tu ne penses pas qu'il y a ce truc-là ? Et du coup, tu retournes dans la prison.
- Speaker #0
C'est pour ça que moi, je trouve que le mieux, c'est de le faire progressivement. Moi, j'ai écrit un livre qui s'appelle salariés diversifiés, où je raconte en fait Tout ce que j'ai fait pendant les deux ans où j'étais en CDI, j'ai fait plein de trucs qui ont facilité plus tard ma vie entrepreneuriale. Et j'étais quand même nourrie, logée, blanchie dans ma petite prison dorée. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, il y a une gradation entre 100% salarié, 0% entrepreneur, ou comme un bouquin que j'aime bien, que j'avais lu aussi aux Etats-Unis, The 10% Entrepreneur. Donc, entrepreneur à 10%. Déjà, si tu prends une heure par jour pour entreprendre à côté, testouiller des trucs et tout. Tu fais l'apprentissage de la liberté progressivement. Et comme ça, ça ne te fait pas bader. Et plus tu y goûtes, plus tu en veux, plus tu augmentes. Et après, seulement quand tu es au max, tu négocies ta rupture conventionnelle ou tu t'en vas. Mais tu vois, pareil, démissionner en partant de zéro, sans jamais avoir testé l'entrepreneuriat, est-ce que c'est quelque chose que je conseille ? Pas forcément. Parce que ça veut dire démissionner sans aucune connaissance de cause. Tu vois, donc... Moi, j'aime bien le côté progressif. Moi, j'ai fait ça, en tout cas, et ça m'a insensibilisé petit à petit. Tu vois, c'est comme si je me mettais des micro-dosing de liberté. Et à la fin, je me suis juste sentie à ma place.
- Speaker #1
Trop bien ça. Et tu disais en plus, sur ta première année, tu as fait 100 000 euros, c'est ça ? Moi, vraiment, j'ai envie de savoir comment tu as fait. C'est pas mal.
- Speaker #0
Après, là, je pense que du coup, c'est mon expérience, ma séniorité qui a aidé. Ça faisait 13 ans que je bossais en corporate. Donc, j'étais sur une fonction demandée, sales. Je savais faire plein de trucs utiles pour l'entrepreneur. Ils sont prêts à payer. Trouver des clients, c'est quand même dans le top des priorités. Donc, j'ai juste fait. Je me suis dit, qu'est-ce qui est le plus important dans ce que je fais, dans mes missions du moment ? Qu'est-ce qui aurait le plus de valeur qu'on m'achèterait ? C'est trouver des clients. Donc, je me suis dit, OK, je vais trouver des clients pour d'autres entrepreneurs. Ils m'ont tout de suite payée. Après, ça a plus ou moins bien marché aussi. Le problème, c'est que c'est facile de se vendre, mais le deuxième truc qu'il faut faire, c'est bien réussir la mission. Et là où j'ai plus de mal, c'était choisir les bons secteurs d'activité. Ça serait plus facile pour moi de trouver des clients dans les temps impartis sans devoir bosser quatre fois plus que mon TGM que j'avais annoncé. En gros, j'ai trouvé un premier client sur Malte. Parce que je pense que quand tu t'inscris au début, tu as un petit bonus. Et franchement, j'ai eu plein de leads sur Malte. Aujourd'hui, je critique parce que c'est sûr que ce n'est pas du trafic choisi. Mais pour tes premiers clients, c'est bien.
- Speaker #1
Ah ouais, Malte, je trouve qu'il faut y être.
- Speaker #0
J'ai regardé les profils des top Malteurs. J'ai copié-collé, en gros, leur façon de présenter leur truc. Tu vois, adapté à mon profil. Les leads, je leur disais, je ne leur envoyais jamais un prix ni un devis par message. Je disais, bien sûr, on peut s'appeler. Et après, je faisais un call de vente. C'est-à-dire, je leur disais, c'est quoi vos problèmes du moment ? C'est quoi vos objectifs ? Qu'est-ce qui vous empêche de les atteindre ? Et après, je brodais un truc pour dire que, évidemment, moi, j'allais les aider à atteindre ces objectifs et go. Et après, garder son sang-froid, parce que tu sais que tu ne sais pas faire là pour le moment, mais se rappeler que la mission client, ça dure. Ce n'est pas tout doit être délivré le premier jour. C'est d'abord, tu vas faire connaissance avec le client. Ensuite, tu pourras le soir... écouter des podcasts ou appeler un autre freelance si besoin et ça va bien se passer donc j'ai fait ça, j'ai bossé et comme ça s'est bien passé il m'a pris 2-3 jours par semaine et ça m'a fait tout de suite presque mes 100 000 euros ah donc t'avais un client qui t'a pris 2-3 jours par semaine un gros client et un autre petit client ok donc t'as trouvé deux clients pas
- Speaker #1
besoin d'avoir un gros volume mais c'est juste que t'avais pas mal de choses à faire pour eux c'est ça parce que
- Speaker #0
prospecter, vendre, machin, ça prend du temps. Tu vois, souvent, c'est une fonction classique dans l'entreprise où tu as quelqu'un à temps plein. Donc, il ne faut pas prendre un truc trop petit non plus, trop niche peut-être au début.
- Speaker #1
Ok, hyper intéressant. Et à ce moment-là, quand tu avais tes deux premiers clients, déjà est-ce que tu les as trouvés rapidement ou pas ?
- Speaker #0
Oui, parce que moi, je les ai trouvés quand j'étais encore salariée.
- Speaker #1
Ah ouais ? Pépite. De toute façon, c'est ce que j'ai fait aussi. Je me suis lancée à côté de mon job.
- Speaker #0
Comme ça, je t'ai méga rassurée. Je me dis, bon, si même en étant salariée, je me disais juste, j'espère que mon client, il ne va pas aller sur LinkedIn pour voir que je suis en poste. C'était un peu chelou.
- Speaker #1
Comment tu as fait cette transition ?
- Speaker #0
Il y en a un qui m'a demandé. J'ai dit, ouais, mais en fait, ça, je suis à mi-temps. Enfin, je ne sais pas. Tu as brodé un truc. Ouais, j'ai brodé un truc, quoi.
- Speaker #1
Mais c'est à ce moment-là où tu quittais ton taf, non ?
- Speaker #0
C'est là que j'étais enceinte.
- Speaker #1
Tu as eu le deuxième enfant ?
- Speaker #0
Du coup, j'attendais un peu.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Après, tu avais la transition. Quand tu as eu ces premiers clients, qu'est-ce que tu as ressenti ? Parce que du coup, ça devenait réel à ce moment-là, quand tu gagnais tes premiers milliers d'euros en tant que freelance.
- Speaker #0
J'ai trop kiffé. Pour moi, il n'y a pas de joie supérieure à générer son propre argent par le fruit de son propre cerveau, de son propre travail et tout. C'est pas une marque, c'est pas un truc lambda que j'ai vendu, non. C'est genre, je me suis vendue moi en plus, c'est le truc le plus dur. Donc j'ai été hyper fière. Après, le seul truc que j'aime moins dans le freelancing, c'est qu'ensuite, tu prends le chèque et après, il faut bosser pour le client. Et là, en fait, c'est pour ça aussi que je me suis rendue compte que bon, tu te retrouves encore dans une situation où tu as un manager, un manager un peu quand même, parce que ton client, il faut délivrer pour lui. Mais moi, c'était différent, c'est que je vendais mon temps aussi. Je vendais mes journées. J'allais au bureau du client. J'étais un peu débutante sur ça. Je n'avais pas compris qu'il fallait vendre une offre, qu'il fallait vendre un package. Et quand j'ai compris ça, après, j'ai compris que c'était la vraie liberté.
- Speaker #1
Et donc, cette fameuse liberté, comment tu l'as trouvée par la suite ?
- Speaker #0
Déjà, j'ai déménagé à Nantes et du coup, ça m'a coupé la possibilité d'être en présentiel chez des clients à Paris. Donc, j'ai dû être plus maligne. J'ai dû me dire, qu'est-ce que je peux faire pour eux ? Et donc, j'ai testé plusieurs offres. jusqu'à ce que je trouve une bonne offre au livrable qui était parfaite. C'était un peu mon monopole personnel, mais ça m'a pris du temps avant de la trouver. Je pense que j'ai fait deux offres qui ne se sont pas vendues avant de trouver celle-là qui s'est bien vendue.
- Speaker #1
Mais c'était pendant combien de temps en tout ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, 3-4 mois, 4-5 mois. Et pendant ce temps-là, j'avais quand même des clients. Et l'offre que j'ai trouvée à la fin, c'est que j'organisais des webinaires pour aider mes clients à trouver des clients. Et du coup, j'ai utilisé mes compétences de podcasteuse, organiser un webinaire, moi j'adore ça, je sais faire. Alors que le live, ça fait très peur aux clients. Et ils me payaient 2500 euros pour organiser un webinaire. Donc c'est pas mal pour une heure de webinaire, j'étais hyper rentable. Un truc que j'adorais. Et derrière, eux, ils étaient gagnants parce que ça leur faisait des leads. Et c'est une des meilleures façons de générer des leads. Donc tu vois, c'est qu'à la fin que j'ai compris qu'on avait le droit de vendre un truc tout petit mais qui avait beaucoup de valeur aux yeux du client plutôt que d'être généraliste.
- Speaker #1
Très très bon conseil, ça c'est une évidence C'est génial ce que tu me dis parce qu'on retrouve plein de trucs comme ça dans Chez Proum donc c'est ouf et en plus franchement tu t'es pas mal diversifiée t'as décidé plein de trucs, t'es quand même une entrepreneuse dans l'âme j'ai l'impression
- Speaker #0
Oui j'étais intéressée par comme j'étais manager, j'étais déjà un profil polyvalent donc en fait retourner au freelancing et faire la même chose tous les jours je me suis dit bon c'est peut-être pas non plus la vie de rêve alors certes je suis libre mais bon Et c'est pour ça que j'ai testé plusieurs choses, je pensais ce côté. Et c'est pour ça que je me plais dans Solopreneur, parce que c'est plus polyvalent. J'ai mon média, j'ai réé mon programme.
- Speaker #1
Entre le début du freelancing et maintenant, à quel moment tu t'es dit, là, ça y est, là, je me sens bien, je suis libre ? À quel moment tu t'es sentie vraiment épanouie, en mode, ça y est, j'ai un peu réussi, quoi, tu vois ?
- Speaker #0
Pas la première année, bizarrement. Parce qu'en fait, même si c'était l'année de la libération, je ne me suis pas sentie libre, parce que... Je bossais beaucoup, quoi. Je n'arrivais pas à m'arrêter. Comme le client me payait et que tous les jours, j'étais payée, j'ai eu un effet casino où, en fait, je voulais bosser tous les jours. 800 euros, 800 euros, 800 euros. C'est bête, hein ? Mais c'est un petit côté addictif.
- Speaker #1
C'était pareil.
- Speaker #0
Après, il fallait bosser nuit et jour et tout pour un peu... Parce que je disais oui à trop de missions assez rapidement. Et le freelancing, c'est vraiment trop peu ou trop. Tu vois, tu n'as pas de clients. Et puis d'un coup, tu as genre trop de clients. et tu dois dire non à des clients. C'est très frustrant. Donc première année, je ne me suis pas sentie libre. Deuxième année, j'ai commencé à construire mes produits scalables la nuit, après mes missions clients le jour, à peu près comme ça. Et là, ça ne s'est pas vu niveau revenu. J'ai refait 110K la deuxième année. Par contre, la troisième année, j'ai fait 320K. Et c'est cette année-là où je me suis vraiment sentie libre parce que c'est le fruit du travail que j'avais fait un an avant qui avait porté ses fruits.
- Speaker #1
Mais attends, mais comment tu faisais avec ta vie de famille, avec tes enfants, ton mec ?
- Speaker #0
Ouais. Alors, j'ai quand même fait pas mal d'hors-sup, mais du coup, ce que je veux dire aussi, c'est que quand t'as des enfants, on diabolise vachement le truc et tout alors oui à des moments c'est chaud Ils dorment pas et tout. Mais il y a plein de moments où ça va. Et en fait, quand t'as des enfants, moi j'étais plutôt avant à faire la fête, à voyager et tout. Donc moi d'avoir des enfants, ça m'a fait un cadre avec une vie beaucoup plus plan-plan. Et donc j'ai récupéré du temps de vie sociale et tout. En fait, en gros, t'es là le soir, tes enfants sont couchés à 20h, tu pars pas en boîte de nuit jusqu'à 2h du matin. Tu te couches tôt. Attention, je dis ça, c'est quand tout va bien. Bien sûr qu'il y a les bronchiolites, les gastros, les machins. Mais en vrai, quand ces pics-là sont passés, tu as plutôt une vie très cadrée, très routinière. Et moi, j'ai utilisé la force de la routine pour me concentrer à fond sur mon travail. Et donc, tu vois, ça m'a aidée à être plus disciplinée, à me coucher à heure fixe, à me réveiller à heure fixe. Avant, j'étais quelqu'un qui faisait beaucoup de grass mat. Donc là, je me réveille tôt parce que je suis obligée. Et après, j'ai du temps pour travailler. Tu vois ? Non, je ne sais pas. Je ne l'ai pas mal vécu, en fait, sur la partie... Alors, c'est sûr que par contre, ça te force aussi à arrêter tes journées un moment. Le fameux tunnel du matin ou du soir, tu ne peux pas travailler de 17h à 20h. C'est impossible. Le bain, la bouffe, les trucs. Donc, parfois, c'est un peu frustrant. Mais si besoin, tu peux te refaire une petite nocturne entre 21h et 23h. Moi, je suis plutôt du soir. Ça ne m'empêche pas non plus de dormir. Je dors quand même jusqu'à 7 heures le lendemain et c'est bon, ça repart. Ça t'oblige à être plus efficace, je pense aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. En fait, c'est intéressant parce que j'ai quelqu'un dans mon accompagnement qui a 40 ans, qui a deux enfants. Donc, j'espère que je lui enverrai, je pense, le podcast. Parce que du coup, quels apprentissages t'en as tiré de cette période-là ? Parce que tu disais, voilà, t'es cadré, etc., t'as des enfants. Quels conseils ou apprentissages ? t'en tirer de cette période-là pour réussir le mieux possible sans forcément sacrifier sa vie perso, peut-être ?
- Speaker #0
Moi, déjà, ça a été une motivation pour changer ma façon de travailler. T'es d'accord ? Ouais. J'ai compris que je ne pouvais pas toujours travailler plus, plus, plus, plus. C'était impossible. Donc, je me suis dit, si je ne peux pas travailler plus, qu'est-ce que je peux faire pour gagner plus d'argent ? C'est le principe de l'escalabilité. Donc, ça a été fondateur. Je pense que si je n'avais pas d'enfant, je n'aurais pas compris que vendre son temps, c'était un problème. après j'ai Je trouve que les grossesses aussi, c'est des bons moments. Tu vois, moi, congé maternité, je ne bossais pas. J'étais en congé mat salarié, donc j'ai eu du temps. Et c'est là que j'avais commencé à écrire sur LinkedIn. Tu vas te moquer de moi, mais je m'étais dit tous les jours, je fais un post LinkedIn. C'est le seul truc que je fais à part changer des couches qui était un peu professionnel. Et mine de rien, c'était 30 ou 40 premiers post LinkedIn. Ils m'ont aidé à construire une audience qui aujourd'hui m'apporte des clients. Et voilà. Et bien, après, il faut se faire aider quand même aussi. Tu vois, l'entrepreneur n'est pas un surhomme, le salarié non plus. Ils sont quand même gardés. Ils vont à l'école. J'avais une assistante maternelle. Enfin, tu vois, je prends un peu d'aide extérieure. Tu vois, typiquement, quand tu es entrepreneur, tu peux acheter des chèques emploi-service pour avoir une femme de ménage et tout. C'est con, mais tu as moins l'impression que ça sort de ta poche que quand tu es salarié. Moi, j'ai fait ça direct, direct, trois heures ou quatre heures de ménage pour m'aider. pour ne pas... perdre ces quatre heures-là que je pouvais utiliser pour d'autres choses. C'est bête, mais je pense qu'aussi tu te dis où est-ce que je peux investir pour me faciliter un peu la vie et regagner du temps juste pour dormir, pour te reposer ou pour entreprendre à côté.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Franchement, tu vois, quand j'étais en Indonésie, tu vis souvent dehors, à savoir dans les restos, tu prends ton petit déj dehors, il y a tout un service, il y a la femme de ménage et tout. C'est vrai que tu as... tellement moins de charge mentale, tu gagnes tellement de temps. Et c'est du temps pour ton business, pour ta vie perso. Et ta vie perso est tout aussi importante que ta vie pro, voire même plus, personnellement. Et j'ai une dernière question. Tu disais LinkedIn. À ce moment-là, tu postais quoi sur LinkedIn ? Tu disais que tu étais en congé mat.
- Speaker #0
J'avais mon podcast. Donc aussi, mon podcast m'a servi de prétexte pour poster sur LinkedIn. Parce qu'en fait, quand t'es salarié, c'est chaud. Tu peux pas raconter la réunion de 10 heures. C'est chiant, quoi. Donc moi, je pense que je l'avais fait aussi pour ça. Du coup, j'avais une obligation, c'était parler de mon invité de la semaine, le mettre bien un peu. Et hop, ça m'a donné un prétexte pour parler de ça.
- Speaker #1
Ok, très intéressant. Bon, du coup, si tu as un petit dernier mot de la fin, imaginons que tu es face à quelqu'un qui est dans la même situation dans laquelle tu étais. Elle est mère de famille, elle a envie de se lancer en freelance, mais elle est dans un flou total. Qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Je trouve que ce qui corrige le mieux le flou, c'est de passer à l'action. Ce n'est pas de réfléchir plus, parce que parfois, on nous a dit, dans notre vie de salarié, il faut vraiment tout le temps attendre, attendre de prendre les bonnes décisions, attendre qu'on revienne vers nous. Mais on perd trop de temps, en fait, et des fois, ça n'enlève pas le flou. donc moi ce qui m'a aidé c'est je me dis ok je lance un podcast, vas-y il faut que j'ai fait 10 épisodes avant telle date, point Et je les ai faits, tu vois. Et en fait, c'est quand t'agis, t'apprends des trucs. Et c'est en avançant que ça précise un peu la destination. C'est pas réfléchir d'abord à c'est quoi la source de ma vie, quelle entreprise je vais créer. Non, c'est fais un petit truc entrepreneurial à côté. Prends un premier client, prends un premier side business. Et si ça te plaît, tu continues. Et si ça te plaît pas, tu changes. Mais je trouve que l'action, elle est plus importante que la réflexion. Et il y a un côté très agréable aussi dans l'action parce qu'on se dit... Ah, j'ai fait tout ça. On se retourne, on se dit « Ah, putain, quand même, 800 épisodes ou machin. » Voilà, c'est un petit truc tous les jours d'action. Et surtout quand on est maman, ça aide de se dire « J'ai fait un truc pour moi aussi. » Je ne veux pas dire que c'est mon moment spa, mais presque. Je suis là, je fais mon petit podcast, c'est à moi. Personne ne va me le prendre. C'est mon petit moment. Je ne m'oublie pas complètement que dans un rôle, salarié, un statut, ou pour mon manager, ou pour mon enfant. Je garde toujours, c'est mon petit côté, ça. Ouais, faire un truc propriétaire qui est à moi, je pense que c'est important aussi pour ne pas dépendre que des autres. Ouais,
- Speaker #1
ok. Et dernière question pour rajouter, je rajoute de la difficulté. Si la personne, elle est submergée par le travail, elle n'a pas le temps, comment ça se fait ?
- Speaker #0
Quel conseil tu donnes ? Tout vient déjà à la base de recadrer dans son travail principal. On est tous submergés, on a tous 24 heures, des trucs à gérer, c'est trop chiant, mais il faut recadrer. Il faut arrêter de dire oui à tout. Il faut arrêter d'aller à toutes les réunions. Il faut être ferme, en fait. Parce que cette fermeté-là, tu en auras aussi besoin quand tu es freelance. Si la personne te paye 300 euros la journée, tu ne vas pas bosser 18 heures pour elle non plus, à un moment. Donc, je sais que c'est dur. Ça ne fait jamais plaisir à personne. Moi, je suis une people pleaser. Je dis oui à tout. Mais en fait, tu recadres. Tu essayes d'en faire moins. Tu essayes d'en faire 20% de moins. Et d'obtenir la même qualité. Souvent, c'est largement possible, en fait, parce qu'on fait tous de la surqualité. Donc, arrête de faire à fond, de fignoler des mini-trucs que personne ne voit. Fais vraiment le strict nécessaire qui est très utile et que tout le monde va dire « Ah, bravo, c'est déjà suffisant » . Souvent, en plus, dans le monde du salariat, mine de rien, je ne veux pas dire que le niveau est bas, mais c'est qu'il y a aussi plein de gens qui en font le minimum. Donc, parfois, nous, on a tendance à trop en faire, à tout prendre sur nos épaules. Tu recadres ça pour avoir du temps, justement, pour ton activité secondaire. Et moi, un truc fondamental, c'est que j'ai compris que avoir une double activité, ça rajoute pas forcément... Oui, ça rajoute un peu de temps de travail, mais ça fait gagner tellement de motivation qu'après, t'as l'impression que tes journées, elles sont trop géniales. En fait, le temps n'est pas linéaire, quoi. Une heure passée sur ton side business va t'apporter tellement en apprentissage, en kiff, en... sérénité pour l'avenir, que en fait c'est bien mieux que une heure sup à faire un truc qui te fait chier et en plus personne ne va te dire merci.
- Speaker #1
Ok, bah écoute, ultra pertinent. On va terminer là-dessus ? Ouais. Super, bah écoutez, j'espère que cet épisode vous aura plu, j'espère que cette discussion sera utile pour pas mal de personnes qui peut-être se reconnaissent dans cette situation. Si c'est le cas, vous connaissez la chanson, petit like, petit commentaire, on s'abonne, on partage pour faire rayonner le message et puis on se retrouve à très bientôt. dans des prochains épisodes. Et n'hésitez pas à suivre Flavie. Quoi est-ce qu'on peut suivre sur LinkedIn, j'imagine ?
- Speaker #0
Oui, Flavie Prévost sur LinkedIn, Le Borde sur les plateformes de podcast et sinon Le Borde Média, ma chaîne YouTube.
- Speaker #1
Voilà, vous savez par où passer, vous savez où aller. On se retrouve très bientôt pour des prochains épisodes. Ciao !