Speaker #0Il y a un moment, dans chaque vie, où quelque chose appelle. Ce n'est pas un cri, mais plutôt une vibration sourde, un écho venu du large. C'est ce moment où tu sens que ta vie ne peut plus rester entre les murs d'un bureau, ni dans le cadre d'une existence qu'on t'a dessinée. Je suis Nicolas Dorfman, entrepreneur nomade et fondateur de Shape Room. J'ai quitté le salariat pour construire une vie libre, et j'aide aujourd'hui d'autres esprits en quête d'indépendance à faire de même. Dans ce podcast, je te partage deux dimensions. de ce voyage. Je te dévoile d'abord mon journal, le journal d'un esprit libre, où je questionne la société, notre éducation, la peur, le courage et tout ce qui façonne ou freine notre liberté intérieure. Puis, quand le besoin d'ancrage se fait sentir, je t'emmène sur le chemin du concret. Comment devenir freelance médiabayer, apprendre la publicité en ligne et faire de ton indépendance une réalité. Ce podcast est une invitation à écouter ta voix intérieure, à réapprendre à penser par toi-même et à répondre toi aussi. à l'appel du large. Bienvenue dans l'appel du large. Si cette voix résonne en toi, abonne-toi pour suivre le voyage, laisse un like et un commentaire pour faire rayonner le message. Et je te souhaite une très bonne écoute. Je suis tombé dans le piège du salariat. Aïe aïe aïe mamma mia, je suis tombé dedans, les piégements. Et le pire c'est que je pensais que j'étais trop lucide pour ça, je pensais que je connaissais etc. Mais non, tu sais souvent on se dit au début, ok je fais quelques années, après je change de job ou je sais pas quoi, ou après je me lance à mon compte. Moi j'entends par exemple des gars en finance qui disent Je me tue à la tâche pendant 10 ans Et après je prends ma retraite, j'aurai tellement d'argent Que je pourrais faire ci, je pourrais faire ça Mouais, mouais, mouais, souvent ça se passe pas comme ça Le salariat piège surtout les gens qui veulent être rassurés Les gens raisonnables Et donc le piège, le mensonge C'est ça, c'est que le salariat, on en parle de deux manières Soit de la réussite sociale, soit le burn-out Et donc on pointe le burn-out comme le problème Et oui c'est l'un des problèmes Mais c'est là où commence le mensonge Le piège du salariat C'est justement que c'est supportable C'est convenable Là tu dois te dire Attends je comprends pas Je t'explique Tu commences un job Et là Paf Tu prends tes premières doses de dopamine La validation sociale Ton premier salaire Un bravo T'as un CDI C'est limite Tu vas le fêter Et ce qui peut être bien Ça se trouve c'est trop cool C'est super Et tant mieux Et donc du coup on te dit Bah ça y est T'es sur le chemin de la réussite Et c'est là où commence le mensonge Pourquoi ? Parce qu'on te vend de la réussite sociale Pas de la réussite personnelle Et finalement Après quelques années voire même quelques mois, tu dis que ta situation, elle est OK, elle est convenable. Ça me convient. Donc là, derrière, en fait, il n'y a pas de réussite particulière et il n'y a pas de burn-out. Tu es dans un entre-deux bizarre qui est vide de sens. Parce que tu te bases sur une réussite sociale, tu te bases sur ce que font les autres, sur les conventions, sur ce que te dit la société. Tu bases tes réflexions et tes décisions sur ce qu'attend la société de toi. Mets-toi dans tout ça. Est-ce que le salariat, est-ce que ton job te fait vraiment vibrer ? Et si c'est le cas, bah tant mieux, quitte la vidéo, c'est bon, ciao ! Mais est-ce que tu te sens vraiment épanoui ? vraiment heureux. Si quand tu regardes la vidéo et tu te dis bah ouais ça va, ouais c'est ok c'est convenable, c'est qu'il y a un problème. Parce qu'en fait le problème c'est pas le non non je suis dans la merde, je suis en burn-out, j'en peux plus. Alors oui ça fait partie des problèmes. Mais le mensonge du salariat, le piège c'est cet entre-deux, bizarre, vide de sens, qui te maintient un peu en vie, qui te maintient alité. Parce que ceux qui vivent un burn-out, ceux qui se remettent en question, c'est difficile mais ils traversent cette époque, ils traversent cette situation et derrière il y a des résolutions, il y a des solutions, on avance. Là où l'entre-deux qui est convenable, qui est ok, bah y'a pas de suite. Tu es dans le train, tu restes dans le train, et dès que tu descends de ce train, tu ne sais plus qui tu es. Y'a une perte de sens. Et donc c'est ça la vraie question. On parle de tes vraies aspirations, profondes, ce qui te fait vibrer. Ce qui fait que le matin, t'as le sourire aux lèvres. Je vais te raconter une histoire. On revient en 2021, et on est à Paris. Je revenais de vacances au Mexique, on est fin août, et tu sais, quand tu reviens de vacances, Paris est ensoleillé, t'es content, t'es heureux, t'as eu trois semaines off, donc je suis rempli d'énergie. Je prends le métro, retour au travail après trois semaines Et j'étais vraiment content d'y revenir Je suis propre, je suis bronzé, pa Je suis trop content, je suis sérieux Et puis je vois les gens dans le métro Visage fermé, visage fatigué Et surtout les yeux rivés sur les écrans Et ensuite je sors du métro, j'arrive au boulot Trop content, je revois mes collègues En plus je les kiffais mes collègues Et comme je te l'ai dit j'étais trop content de reprendre le travail J'arrive, je dis bonjour à tout le monde Grand sourire, bonne forme, belle énergie etc Et là je sens directement la différence Merci. La différence de quoi ? La différence d'énergie. Parce que je vois en face de moi des sourires forcés, une énergie basse, les yeux rivés sur les écrans d'ordinateur et un calme plat. Comme pour me dire, ouais ok super de te revoir, super tête de retour, allez maintenant faut bosser. Ouf, c'était dur. Tu sais c'est comme tous ces gens qui te disent, ah bah bon retour à la réalité. Mais non ! Non ! Ce n'est pas la réalité d'être enfermé 8h par jour dans un open space, avec les yeux rivés sur un écran, assis, dans un calme plat, et tout ça 5 jours par semaine ! Pour moi, la réalité, et je m'en suis rendu compte à ce moment-là, c'est la nature, c'est les rencontres, c'est les sourires, c'est pouvoir travailler où je veux, pouvoir travailler quand je veux, et surtout un milieu où tu peux te faire kiffer, en fait, quand tu revois tes... tes collègues, eh ben c'est cool, tu prends peut-être un petit café ou quoi que ce soit, t'es pas en mode, c'est bon, je suis en train de bosser, laisse-moi tranquille. Et donc là, je comprends un truc horrible. C'est que ce que je viens de voir dans le métro, comme dans mon open space, dans mon entreprise, c'est mon futur. C'est moi dans 5 ans, c'est moi dans 10 ans. Si je ne bouge pas. Le piège du salariat, c'est ça. C'est qu'on te fait croire que ça, c'est la réalité. C'est ton futur. Mais tout ce que je viens de te décrire, c'est une construction humaine. C'est un mensonge. Nous, êtres humains, nous avons créé ça. Donc quand on te dit, c'est le retour à la réalité, Non ! Quand tu vas dans les Philippines, en Indonésie ou je ne sais quel autre pays, tu vois d'autres réalités. Il n'y en a pas qu'une seule. Donc nous, êtres humains, nous avons créé un cadre, on a créé des règles, on a créé des interdictions. Et on te vend ça comme normal. On a grandi là-dedans, on a été conditionné à ça. Et ça passe, comme une lettre à la poste, tout le monde trouve ça normal. Personne ne conteste. Mais j'ai compris pourquoi on trouve ça normal. J'ai déchiffré la mécanique. Ce sont les shots de dopamine ! Premier shot de dopamine, le salaire. Bam ! Sur ton compte en banque. Donc le salaire, comme je te l'ai dit... sauf s'il est vraiment très intéressant, c'est pas une récompense. C'est un anesthésiant. Parce qu'il te maintient dans un entre-deux. Tu gagnes pas trop, donc en fait tu te fais pas vraiment plaisir, mais tu gagnes pas non plus trop peu, au point de ne pas pouvoir subvenir à tes besoins. Le salaire te permet d'oublier que tu as arrêté de décider, que tu as suivi un chemin qu'on t'a dit de prendre. Il te permet d'oublier que tu ne choisis pas. Tu ne choisis pas tes horaires, tu ne choisis pas ton lieu de travail, tu ne choisis pas tes congés, tu ne choisis pas ton rythme de vie. Deuxième shot de dopamine, le statut. En fait, à ce moment-là, tu ne dis plus « je fais un métier, je fais ça » , tu dis « je suis » . Et le statut te donne une place, te donne un rôle, une identité qui appuie sur ton besoin d'appartenance, qui est un besoin humain. Ce besoin est un biais cognitif qui te rend docile. Car, si tu ne fais pas ce que font l'ensemble des gens, qu'est-ce qui se passe ? À l'intérieur, ce qu'on appelle le cerveau reptilien, c'est ton cerveau primitif, celui qu'on a et qui persiste depuis l'âge préhistorique. Si tu fais quelque chose de différent, ton cerveau primitif, il se dit « mais attends, qu'est-ce que tu fais là ? » Tu fais quelque chose qui est différent du groupe, qui est différent des autres. Donc ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que potentiellement, si on fait quelque chose qui est différent du groupe, on peut être rejeté, mon gars. Et si on est rejeté du groupe, rejeté du troupeau, comme à l'âge de pierre, on se retrouve seul. Et si on est seul, nous sommes une proie. Et qui dit proie, dit on peut mourir. Et c'est de ça dont ton cerveau a peur. Parce que ton cerveau primitif, ton cerveau reptilien, il est là pour garantir ta survie. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce besoin d'appartenance, si on appuie dessus, Ton cerveau, il se met en alerte. Grosso modo, si tu ne fais pas comme les autres, tu es rejeté. Et donc, tu risques de mourir. Et on appuie sur ce danger-là. La société appuie sur ce biais-là pour que tu rentres dans le cadre. Et les entreprises font pareil. Donc, en fait, on te donne un rôle, un statut, une identité qui va satisfaire tes besoins, satisfaire les besoins de ton cerveau pour le rassurer. Mais encore une fois, la partie de ton cerveau qui s'active à ce moment-là, c'est ton cerveau reptilien qui garantit ta survie et non ta vie. Et donc, en fait, tu es plus en mode survie que vivre. Et troisième shot de dopamine, l'approbation sociale. Et donc pour appuyer ce biais dont je viens de te parler, le biais d'appartenance à un groupe, on va te féliciter. Tu es approuvé socialement, ta famille est contente, ton équipe est gentille. Donc intuitivement, inconsciemment, tu te dis quoi ? Non mais si je pars, je déconne là. Parce que si tu pars, tu risques de mourir, selon ton cerveau reptilien. Sauf que toi, tu le comprends pas, tu le vois pas, c'est normal. Or, ce qu'on recherche en tant qu'être humain, c'est quoi ? Bah c'est vivre, on est d'accord ? On fait tout ça pour quoi ? Pour être heureux. Pour être épanoui, avoir assez d'argent pour kiffer la vie. Et le quatrième shot de dopamine, l'appartenance à un groupe. Parce qu'au fond, la peur, c'est pas je vais échouer, c'est je vais perdre mon identité. Quitter un CDI, c'est quitter une version de toi. Quitter le salariat, c'est quitter un système qui est connu. Et donc là, tu comprends que tu restes pas parce que tu aimes, tu restes parce que tu as peur. Mais il y a un truc quand même bizarre. Même si on sait que le cadre qu'offre le salariat n'est pas adapté, on y reste quand même. Pourquoi ? mais parce que notre cerveau est conditionné pour rester dans ce qu'on connaît. Toujours ce putain de cerveau reptilien. Mais comment ça se fait qu'on préfère rester dans ce qu'on connaît, même si c'est pas adapté, même si on n'aime pas plus que ça, voire même, on déteste ? Comment c'est possible ? Je pense avoir compris. Cause numéro 1, le biais du statu quo. Tant que tu n'es pas confronté à une autre réalité, la réalité d'aujourd'hui, tu vas la survaloriser, parce que c'est celle qui existe, et c'est la seule qui existe, et c'est celle qui te donne à manger, c'est celle qui te fait survivre. Et d'ailleurs, je ne sors pas ça de mon chapeau, ce billet-là, il a été étudié. En fait, c'est un concept qui a été posé par William Samuelson et Richard Zachhauser en 1988 dans leurs travaux sur le billet du statu quo. La deuxième cause, c'est l'aversion à la perte. Perdre te fait plus mal que gagner ne te fait plaisir. Donc comme je te l'ai dit précédemment, en fait, tu vas préférer un CDI, le salariat, même si ça ne te convient pas, même si c'est même horrible, tout ça parce que tu connais cette situation. Donc tu vas la préférer versus une liberté qui est incertaine, voire inconnue. Et ce mécanisme, il est expliqué dans un travail qui s'appelle Prospect Théorie. Il a été réalisé par Kahneman et Zversky. Et c'est donc pour ça qu'on dit que le CDI est plus safe que de se lancer à son compte. Mais c'est une illusion, ce ne sont que des biais cognitifs, c'est ton cerveau. Parce que quand on réfléchit pragmatiquement, quand on se dit qu'on peut dépendre que d'une seule source de revenus qui dépend d'un manager, d'une entreprise, versus on peut avoir plusieurs sources de revenus qui dépendent que de notre travail à nous, concrètement, c'est quoi le plus risqué en fait ? Cause numéro 3, l'identité. Quand tu dis je suis, je suis cadre, je suis salarié, je suis x ou y métier, tu ne décris plus ce que tu fais, tu te colles une étiquette. Et ton cerveau il adore les étiquettes, il adore ça. Parce qu'une identité, ça se défend. Donc au lieu de te demander qu'est-ce que je veux vraiment, tu te mets à défendre un rôle, ton besoin d'appartenance. Résultat, tu protèges ton image, t'évites de te contredire et tu t'interdis de bouger. Et ça pour toutes les raisons que je t'ai citées précédemment. Donc finalement, le piège, c'est pas le salariat en soi. Quand tu vois tous les entrepreneurs en ligne, tu sais, les vendeurs de formation, etc. qui te disent que le salariat c'est pas bon, le CDI c'est pas bon. Mais c'est pas le salariat en soi qui est mauvais. C'est un mensonge. Le problème, ce n'est pas de travailler pour une entreprise. C'est même bien de travailler pour une entreprise, pour un projet, de contribuer à la société. Non, le vrai piège, c'est quand ton cerveau confond survivre et vivre. Quand tu appelles sécurité un cadre qui t'éteint, et quand tu appelles stabilité un système qui t'a empêché de décider. Donc le vrai piège, ce n'est pas le travail en soi, ce n'est pas le salariat. C'est la manière dont le cadre est construit. Les règles, les interdictions, le fait qu'on t'impose un lieu, un rythme, des horaires, et même parfois tes vacances. Et à force, on finit par croire que c'est normal. C'est ça le mensonge. Et donc c'est ça le problème. C'est la manière dont est construit le système, le cadre. Ce n'est pas le salariat. Alors je te laisse avec une question simple. Aujourd'hui, après avoir vu tout ça, toute cette vidéo, tout ce que je viens de t'expliquer, est-ce que tu préfères vivre ou survivre ? Et cette question-là, elle est centrale. Elle est nécessaire. Nécessaire pour toi, dans un premier temps, mais aussi et surtout nécessaire à notre société. Parce que quelqu'un de libre, indépendant et surtout épanoui, parce qu'il s'est posé la question de qu'est-ce que je veux faire de ma vie ? et qui a donc trouvé son chemin et qui est donc épanoui, qui réussit, peu importe la forme, peu importe le comment. Qu'est-ce qui se passe concrètement après ça ? Les gens qui sont épanouis à leur place font naturellement le bien autour d'eux parce qu'il y a du sens dans leur vie. Donc finalement, le salariat n'est pas le problème. Le système nous empêche de grandir. Le système nous empêche de décider. Le système nous empêche de nous épanouir, de devenir libre et donc de contribuer d'une bonne manière à la société, de contribuer d'une bonne manière au monde et donc d'oeuvrer pour un monde meilleur. ensemble. C'est ça le problème. Donc tout ça n'est qu'un mensonge. Le salaire est quelque chose de bien, le travail est quelque chose de bien. C'est le système, c'est le cadre qui ne va pas. Et c'est pour ça que j'ai lancé Shaperoom, qui est une nouvelle forme d'école, où tu apprends différemment. On redéfinit l'école, et on redéfinit ce que c'est apprendre. On n'apprend pas pour rentrer dans un système, dans un cadre, dans un moule. On apprend pour trouver sa place dans la société. On apprend un métier pour devenir indépendant, libre, libre de choisir, choisir son lieu de travail. ses horaires, choisir le métier, ses clients. C'est ça qui est important. Et si tu veux te renseigner, le lien est dans la description. Et tu verras que cette école est révolutionnaire. Ce n'est que le début. Tu vas très certainement me comparer à un vendeur de formation et c'est normal, je t'en voudrais pas. Parce qu'on joue avec les codes, on fait exprès. Mais on se donne rendez-vous dans quelques années. Si la vidéo t'a plu, tu peux t'abonner. Tu peux laisser un commentaire, tu peux liker, tu peux partager si cette vidéo peut servir à quelqu'un. Et encore une fois, tu peux cliquer sur le lien en description. J'ai mis le lien de mon site internet. Tu peux aller te renseigner sur ce que je fais et notamment sur Shyprom. Et sur ce, je te dis à très vite, à très bientôt. Ciao.