Speaker #0Et au final, tu t'aperçois que tu n'as pas choisi ta vie, tu l'as acceptée. Et là, je sais ce que tu vas me dire. Tu vas me dire, mais attends, le CDI, ça me fait gagner de l'argent, je peux me nourrir. En quoi ça détruit plus que la cocaïne ? Et c'est là où se trouve le côté vicieux, mon gars. Comme la cocaïne, c'est pas parce qu'il y a des effets perçus comme bons et utiles sur le moment, à court terme, que c'est quelque chose de bon sur le long terme. Et là, je sais ce que tu vas me dire. Tu vas me dire, oui, mais au moins, le CDI, c'est quelque chose de stable. Mais stable ne veut pas dire être réellement vivant, vibrant. Oui, mais j'ai pas de raison de me plaindre, j'ai un toit, je peux me nourrir, je gagne de l'argent, ça va. Et justement, c'est là le piège, c'est quand c'est ok, quand ça va, pas quand c'est l'enfer. Et maintenant qu'on a viré toutes les excuses, on va regarder le truc en face, pas en mode philosophie, on va regarder d'une manière mécanique. Le CDI te donne trois shots. Le premier, c'est le salaire. T'es content, tu reçois de l'argent, c'est cool, tu peux vivre. D'un côté, ça te rassure et ça t'éteint. Deuxième shot, c'est le statut. Il a un bon poste, il a une belle situation, il a une belle signature de mail, il est sérieux. On te caresse dans le sens du poil. Et le troisième shot que peu de personnes connaissent, c'est l'évitement. L'évitement parce que tu n'as pas besoin de te confronter à la vraie question. En fait, la seule et unique question. Qu'est-ce que tu vaux sans ce statut, sans ce badge, sans ce CDI ? Qui tu es si tu sors de ce train que tout le monde prend ? Et le problème, c'est que ce combo-là, il te rend docile, il t'anesthésie. Parce qu'en fait, tu deviens la personne qui attend, qui attend la validation, l'acceptation, l'augmentation, l'opportunité. Et en fait, tu deviens cette personne qui, si elle descend du train, elle ne sait pas qui elle est, elle ne sait pas ce qu'elle veut. T'as forcément quelqu'un dans ton entourage qui a fait une pause de 6 mois, voire plus, pour voyager. Et bah comme par hasard, c'est ce style de personne-là qui se retrouve par exemple à Bali à se demander qui elles sont, qu'est-ce qu'elles veulent faire, quel est le sens de la vie, qu'est-ce qu'on fait ensuite. Parce qu'une fois que tu descends de ce train, tu te rends compte que y'a pas de suite logique, c'est un chemin qui est tout tracé, préétabli, et qui ne convient pas à tout le monde. Parce qu'en fait, on priorise réussir dans la vie, plutôt que réussir sa vie. Bouge pas, je vais te raconter un truc. J'ai rencontré quelqu'un, on va l'appeler Thomas. Thomas, c'est le profil parfait. Bon élève, il a fait des bonnes études, toujours à l'heure, et en sortant de ses études, il obtient un CDI. Au début, très content, très fier, c'est normal. Et le problème dans tout ça, c'est que pour beaucoup de personnes, comme pour Thomas, en fait, au début, on dit c'est cool, ça me convient, c'est convenable, c'est ok. Parce qu'en plus, pour la plupart des gens en France, tu ne gagnes pas plus de 3000 euros dès ton premier CDI. Et c'est exactement comme ça qu'on accepte une vie qu'on subit, parce que c'est acceptable, on n'a pas le droit de se plaindre, parce que c'est ok. En fait, on te propose un juste milieu entre, bah t'es bien, tu gagnes bien ta vie, et t'as quelque chose qui te correspond, qui correspond à ton style de vie, et quelque chose où en fait, à l'inverse, bah tu gagnes pas non plus trop peu pour être en danger. T'es pile au milieu. Et en plus de ça, Thomas, il me disait au début, bah en fait, dans un an, je vais renégocier mon contrat, parce que gagner 2000, 2200, ça va deux minutes. Et au pire, bah j'irai voir ailleurs. Sauf qu'au bout de deux ans, donc Thomas a eu une légère augmentation, mais en fait, il commence à se plaindre. Et pas de son job, pas de son salaire. Il commence à se plaindre de lui, de son style de vie. À ce moment-là, il me dit... écoute Nico je sais pas si je veux continuer et je lui dis bah du coup qu'est-ce que tu veux faire ? est-ce que t'as une vision sur un an ? et là il me répond bah franchement je sais pas je sais pas ce que je veux En plus, je n'ai même pas le temps d'y penser parce que la routine, ça m'épuise. En plus de ça, il faut que je paye le loyer, il faut faire les courses, il faut que je rembourse mon prêt, etc. Et là, je lui pose une seule question très simple. La dernière fois que tu as fait quelque chose de difficile pour toi, c'était quand ? Et là, silence. Parce que voilà ce que fait le CDI quand tu le subis. Il t'apprend à confondre être occupé et avancer. Il t'apprend à monter dans le train sans y descendre parce que si tu y descends, tu ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas ce que tu veux faire et c'est difficile de remonter dedans. Et le pire... C'est que de l'extérieur, tout va bien. C'est même génial en fait d'avoir un CDI. C'est applaudi par la société, c'est valorisé. Donc personne ne s'inquiète, et surtout pas toi. Et le truc c'est que Thomas, c'est pas un cas faible, c'est pas un cas isolé. C'est juste un cerveau humain qui est en mode économie d'énergie, qui est en mode pilote automatique. Et des cerveaux comme ça, et bah malheureusement, il y en a plein. Et donc en fait, c'est pas une question de motivation, c'est pas une question d'envie, c'est un mécanisme qui se met en place. Et ce mécanisme, je vais te l'expliquer. Le cerveau, son job, c'est ta survie. C'est pas ton épanouissement. C'est pas ton accomplissement. Du coup, il adore une option, c'est ne rien changer. Se fixer au plan programmé en mode pilote automatique. Et même si les autres font pareil, c'est encore mieux. Parce que ça le rassure. C'est ce biais aussi de conformité, je vais t'expliquer. Le biais global qui regroupe le tout ici, c'est le biais de statu quo. Ce biais-là, en fait, il t'invite à survaloriser ta situation actuelle parce que c'est celle que tu as. Donc concrètement, qu'est-ce qui se passe ? Rester te paraît neutre, alors que rester, c'est choisir. Bon alors concrètement, comment ça se matérialise, ce biais du statu quo ? Première chose, l'aversion à la perte. Perdre fait plus mal que gagner ne fait plaisir. Donc en fait, ton cerveau concrètement, il préfère un cauchemar qu'il connaît, qui est certain, plutôt qu'un futur désiré mais qui est incertain. Le deuxième effet, c'est l'effet de dotation. Quand tu obtiens quelque chose, un statut, un salaire, un rôle, tu le valorises plus que sa valeur réelle. Et ça, on le connaît bien avec les avantages qu'on a dans certaines entreprises. Tu te dis, bah en fait, je retrouverai pas ça ailleurs. Le troisième effet, c'est la fatigue décisionnelle. Parce qu'en fait, plus t'es rincé par le CDI, par ta routine, moins tu es capable de prendre des décisions. Et des décisions qui demandent aussi un certain effort, une certaine motivation, une certaine volonté. Donc tu choisis l'option par défaut. Et c'est l'option qui te prodigue du confort mental, donc le CDI. Et le quatrième effet, c'est l'effet de conformisme, ou la conformité sociale. Ce que tu vas faire, c'est adopter le comportement ou l'opinion du groupe, de la majorité, parce que ça te rassure et parce que tu veux t'y intégrer. Alors je te dis tu, mais le problème c'est ton cerveau, parce que ton cerveau parfois il joue contre toi. Et donc qu'est-ce qui se passe concrètement pour toi ? Et bien tu vas confondre sécurité et absence de mouvement. Mais l'immobilisme a un coût, un coût en énergie, en temps, en argent, en créativité. Tu te construis une identité et je suis quelqu'un de raisonnable. Et à force, tu protèges plus ton image que ta vie. Et le truc, c'est qu'au final, plus le temps passe, plus les mois passent, plus tu renforces ce système, ce mécanisme. Et au final, c'est là où tu arrives à dire, c'est trop tard. Donc ton cerveau, il ne te garde pas dans le CDI parce que c'est le mieux. Il te garde dedans parce que c'est ce qu'il connaît. C'est toujours moins dangereux que ce qu'il y a de nouveau et d'incertain. Même si ta situation ne te plaît pas, même si ta situation, elle te tue à petit feu. Bon maintenant on va sortir de la théorie, parce que ce biais là tu le ressens pas comme un concept, tu le ressens tous les jours comme une accumulation. Un an de plus ça va pas me faire de mal, trois mois de plus, une semaine de plus, c'est rien. Mais accumuler ça fait quoi ? Tu repousses un projet, le soir et le week-end t'es mort, t'es éteint, tu deviens bon à exécuter et pas à décider, tu deviens comme un robot en fait. Et au final qu'est-ce qui se passe ? Tu perds le goût du risque. Et sans ce goût du risque, comment tu avances, comment tu réussis ta vie plutôt que réussir dans la vie ? Parce que le poison est le plus destructeur. La drogue la plus destructrice, c'est pas celle qu'on voit, c'est celle que tu acceptes, qui te récompense à court terme, et sur le long terme, c'est là où tu vois les dégâts, c'est là où tu vois les ravages. Et le problème, c'est que tant que tu restes là, tu crois que tu tiens alors que tu t'éteins à petit feu chaque jour. Bon, concrètement, comment on fait pour arrêter de subir et pour vraiment choisir sa vie ? Comment on fait pour arrêter cette drogue qu'est le CDI ? Eh ben, je reprends l'exemple de la cocaïne. La cocaïne, on va pas l'arrêter du jour au lendemain. Pourquoi ? Parce qu'on veut pas être dans des états pas possibles. Donc tu ne veux pas quitter ton CDI du jour au lendemain. Par contre, très important. Tu veux reprendre le contrôle. C'est ça le plus important. Le tout, c'est de remettre du sens. T'as grosso modo trois étapes. La première étape, c'est la plus difficile, c'est la vérité. C'est aujourd'hui. Prends-toi un petit carnet ou quelque chose sur lequel tu peux écrire. Prends un stylo et tu vas écrire la question suivante. Qu'est-ce que ce job m'empêche de devenir ? Tu peux écrire dix lignes, sans filtre. Vraiment, ce qui te passe par la tête tout de suite, là maintenant. Deuxième étape, avant de descendre du train, on veut prendre du recul. On regarde son billet, on regarde son wagon, on regarde où est-ce qu'on est. Parce que comme je te l'ai dit tout à l'heure, souvent en fait dans le CDI, on est comme dans un... tunnel on a la tête baissée et on avance et on pose pas de questions donc l'étape 2 on va se créer une marge de manoeuvre une marge en temps en finances et en énergie donc ce que je te conseille c'est de prendre minimum 45 minutes par jour pour toi juste pour toi et pour construire cette vision à un an tu te rappelles j'ai demandé à thomas qu'est ce que tu vois d'ici un an quelle est ta vision il en savait rien et ben nous on va commencer à construire ça dès aujourd'hui ensuite il faut une marge financière si tu veux quitter ton cdi si tu veux te lancer à ton compte t'aider plus libre par exemple, tu mets de l'argent de côté tous les mois. Donc arrête peut-être Netflix, arrête peut-être les coups avec les copains de temps en temps, mais 10, 20, 30, 50, 100 euros par mois, tous les mois. Et je te conseille une dernière chose, c'est d'arrêter un truc qui vide ton énergie. Ça peut être les soirées, les coups avec les copains, les réseaux, je ne sais quoi. Et la troisième et dernière étape, c'est une preuve. Une preuve en 30 jours avec laquelle tu te sens capable d'avancer. Qu'est-ce que j'entends par là ? En fait, le but, c'est de construire une preuve que tu peux réussir sans le CDI, que tu peux te réaliser sans ça, en descendant du train. Donc ça peut être un service rendu à une personne, ça peut être une offre que tu commences à tester avec un client, ça peut être aussi un projet que tu n'as jamais le temps de terminer, que tu souhaites publier, que tu souhaites faire avancer. Donc en fait le but c'est pas de quitter, c'est de reprendre le contrôle, pas à pas. Et au final ce qu'on va rechercher c'est de remettre du sens dans qui tu es et ce que tu fais. Tu veux que je te dise pourquoi je compare le CDI à la cocaïne ? Parce que la cocaïne elle te fait un truc précis. Quand tu la prends, tu gagnes en confiance, tu te sens un peu inarrêtable. Et on sait tous que c'est une confiance artificielle. Et quand t'en as pas, bah tu te sens comme une merde. Et bah le CDI c'est potentiellement pareil. Parce que le CDI te donne un badge, un statut, une sécurité, une identité. Je suis quelqu'un. Et le truc c'est que si on t'enlève ce badge, cette identité, qui es-tu ? Encore une fois, quand tu descends du train, que tu te retrouves sur le quai, qui es-tu ? Et en fait, tu paniques. Pas parce que tu es nul et parce que tu sais pas quoi faire, parce que tu ne sais pas qui tu es, etc. Non, c'est parce qu'on t'a rendu dépendant. En fait, la seule différence entre le CDI et la cocaïne, c'est que la cocaïne s'est perçue comme honteuse. En fait, ça se voit. T'en prends par le nez, c'est bizarre, c'est une poudre blanche, et puis t'as des effets assez exceptionnels. Donc, tu t'en méfies, logiquement. Et puis en plus de ça, on t'a mis dans la tête que c'était pas bon pour ta santé. Ce qui est une bonne chose d'ailleurs. Sauf que le CDI, c'est l'inverse. C'est propre, c'est valorisé. C'est socialement applaudi Et c'est exactement pour ça que c'est plus vicieux Parce qu'en fait on ne s'en rend pas compte On te félicite, c'est une drogue qui ne se voit pas Et donc pendant que tout le monde te dit bravo Toi tu t'éteins, tu t'éteins doucement Et à partir d'aujourd'hui tu as un choix Continuer d'accepter ou recommencer à décider Si tu captes ce que je veux te dire Si tu es en lien avec ce que je t'explique Si tu comprends tout ça, cette matrice en fait Ce qui n'est pas bon pour l'être humain Pour notre cerveau et pour notre accomplissement personnel Pour notre épanouissement Je t'invite à t'abonner, à lâcher un petit commentaire et lâcher un like. Ça va me donner de la force. Et ça va donner de la force aussi à toutes celles et ceux qui sont en lien avec cette vision. Parce que c'est important qu'on puisse prendre ce sujet-là au sérieux. Donc si cette vidéo t'a plu, si le sujet te plaît, dis-le-moi en commentaire, ça me ferait vraiment plaisir. Lâche un petit like, abonne-toi et on se retrouve à très bientôt pour une prochaine vidéo. Ciao !