Speaker #0Tu es salarié, tu veux quitter ton job et te lancer à ton compte, et bah écoute, ne bouge surtout pas, je te souhaite la bienvenue sur le podcast où l'objectif, c'est de te guider à travers ta transformation de salarié à freelance, qui plus est à freelance nomade. J'ai intitulé cette première série de contenu du bureau au sac à dos pour la simple et bonne raison que je te guide du bureau jusqu'à ton sac à dos pour que tu puisses prendre ton envol, te lancer en freelance et qui plus est devenir un digital nomade. C'est pas beau ça ? A travers ce podcast, je vais te guider... à travers toutes ces petites étapes là donc il y aura trois parties la première partie ça va être plus côté développement personnel savoir faire un point sur voilà sur sa vie où est ce qu'on en est etc savoir se questionner pour pouvoir avancer ce qui est fondamental tu vas voir c'est pas des trucs bullshit etc c'est des exercices que j'ai fait et c'est des étapes par lesquelles je suis passé donc grosso modo tout ce que j'ai fait tout ce que j'ai traversé je vais te le dire et je vais te l'indiquer dans ce podcast la deuxième partie ça va être kickstarter son projet à côté de son taf. Donc grosso modo, commencer à se lancer en freelance à côté de son taf, tout en gardant une petite sécurité. Et ensuite, la troisième partie, c'est se lancer à 100% à son compte en freelance. Donc je vais t'apprendre à créer une offre, trouver tes clients, je vais te donner des techniques, etc. Et aussi à savoir closer un client. Ça sera la partie finale. Moi je suis donc Nicolas Dorfman, j'ai fait 3 ans de freelancing, 3 ans de freelance en tant que nomade. Donc comme je te le disais, je suis passé par toutes ces étapes-là. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, je souhaite te guider. à travers tout ce chemin que j'ai entrepris. Aujourd'hui, je suis le fondateur de l'agence Good Squad, c'est une agence spécialisée en pub en ligne, et je suis aussi le fondateur de Shape Room, la formation pour freelance nomades. Dans ce podcast, tous les sujets qu'on va aborder, ça va être freelancing, nomadisme, développement personnel, etc. C'est tous les sujets qu'on va aborder dans tous ces épisodes. L'intitulé de cet épisode, c'est le suivant, c'est donc étape 0, savoir si on est sur la bonne voie professionnelle ou pas. Et grosso modo, c'est de savoir reconnaître qu'on n'est pas forcément sur le bon chemin. Avant de commencer l'épisode, n'hésite pas à laisser un avis sur le podcast, je viens tout juste de le lancer, ça me donnerait beaucoup de force si tu pouvais laisser un petit avis, si tu aimes en tout cas les épisodes et les sujets que je suis en train d'aborder. Si tu kiffes aussi, tu peux aller partager sur les réseaux, ça me ferait vraiment plaisir. Et puis écoute, si tu veux pas rater les prochaines étapes, les prochains épisodes qui vont être clés, et bah je te laisse t'abonner au podcast. Et puis également, en description, tu vas pouvoir retrouver le lien vers ma newsletter. En fait la newsletter ce sera le résultat si tu veux des podcasts de chaque épisode de podcast mais en plus condensé donc si t'as pas de quoi noter par exemple écoute tu pourras le retrouver dans la newsletter que je vais envoyer chaque semaine et si vous voulez en savoir plus bah écoute je vous laisse aller voir mon petit site internet qui n'est autre que shaperoom.io avant d'attaquer donc l'épisode en lui-même je voulais faire un rapide tour d'horizon sur ce qui se passe en ce moment côté GoodSquad et côté Shaperoom donc pour mon agence et pour la formation Shaperoom alors GoodSquad en ce moment bah écoutez Pas grand chose à dire parce que ça se passe très bien pour l'instant. Voilà, on est en train de bien structurer l'agence. On a accueilli environ, je crois, si je ne dis pas de bêtises, 5 nouveaux clients. On travaille avec des gros clients comme des petits clients. Je vous le dis, on a commencé à travailler avec la SACEM. Et puis, on a commencé aussi à travailler avec des petits clients, startups, PME. On a commencé à travailler avec une entreprise qui se développe aux Etats-Unis, en Europe et en France. Donc, c'est super intéressant. Voilà, en ce moment, on est 4 en tout, donc 3 plus moi. Donc voilà, ça se passe super bien. donc pas grand-chose à dire du côté agence. Et sinon, côté shape room, donc la formation, pas mal de nouveautés. Donc déjà, la première grande nouveauté, c'est ce podcast-là que je suis en train de lancer. Donc là, c'est l'épisode 2, qui n'est autre que la retranscription de ma formation, si vous voulez. En gros, tous les sujets que j'aborde ici, c'est des sujets évidemment que j'aborde dans ma formation et qui sont un peu plus développés, logiquement. Donc je démarre ce podcast-là parce que j'avais envie de prendre la parole sur ces sujets. sur le fait de pouvoir se lancer en freelance, de pouvoir questionner sa vie, etc. Parce que je suis passé par ces étapes-là, donc je sais ce que c'est, je sais ce qu'on peut endurer, je connais les épreuves qu'il peut y avoir. Et puis, j'avais à cœur d'avoir un rôle dans cette transformation de la société professionnelle, puisqu'il y a de plus en plus de freelance, de plus en plus de digital nomades. Et puis, ça me tenait à cœur de pouvoir prendre la parole, de pouvoir parler de mon expérience et de pouvoir vous aider tous. à si vous n'êtes pas forcément heureux dans votre job et que vous ne vous reconnaissez pas comme moi à l'époque en CDI, que vous puissiez vous aussi avoir la possibilité, les repères, les conseils et les exercices pour vous lancer en freelance. Et donc chez Eproum, la formation était en phase de test, là jusqu'en juin. Donc la phase de test vient de se terminer, j'étais en train de tester mon contenu avec 6 personnes. Il y a eu des côtés positifs, des côtés négatifs. Globalement, ils sont tous très contents, les 6 sont très contents. Le meilleur a su trouver des clients durant les deux premières semaines. Donc là ça se passe très bien pour lui. Il y avait tout type de profil, il y avait des personnes en CDI qui veulent se lancer en freelance, il y a aussi des freelances débutants. Donc en l'occurrence, celui qui a trouvé ses deux premiers clients en deux semaines, c'est un freelance débutant. Et aussi des freelances un peu plus expérimentés mais dans d'autres domaines. Donc il y avait de tout. Et c'était super pour moi parce que ça m'a permis de tester tout mon contenu, d'avoir différents retours. Donc là, ça va me servir pour le lancement que je vise le 30 septembre. Donc ce sera un lancement bootcamp de trois mois. Donc voilà où j'en suis en ce moment. Et puis sinon, d'un point de vue personnel, là en ce moment, je suis à Paris. Donc pour... Pour quelqu'un qui se définit comme entrepreneur nomade, pas une très belle publicité. Mais écoutez, ce n'est que pour deux semaines, je vais bientôt repartir et je vais aller au Portugal, dans le sud-ouest du Portugal. Voilà, ok, c'est tout par rapport à ma petite vie. Maintenant, on attaque l'épisode. Alors, chaque début d'épisode, je vais à chaque fois vous présenter une stat, une stat que je remarque, parce que je me renseigne pas mal sur le marché du freelancing, du nomadisme, etc. Et à chaque fois, je vais vous sortir une stat. qui est pour moi hyper intéressante avant d'attaquer donc la partie partie conseil si vous voulez la partie où je vous guide à travers les différentes étapes pour se lancer en freelance une stat que j'ai remarqué qui est pour moi hyper intéressante et qui peut aussi vous aider dans votre chemin pour en fait détruire certaines croyances qu'on a du freelancing ce que j'ai vu c'est que 35 des travailleurs indépendants en mettant de côté le secteur agricole gagne plus de 3000 euros par mois net Et si vous ne le saviez pas, en fait, il y a 23% des salariés qui gagnent plus de par mois. Donc la différence est assez énorme, et moi ça me semblait hyper important de vous en parler, parce qu'on a tendance à dire toujours que le freelancing c'est quelque chose de précaire, c'est dangereux, c'est instable, etc. Alors oui, il y a des côtés négatifs évidemment, je vais l'aborder d'ailleurs, mais déjà, sur ce chiffre-là, je trouvais ça hyper parlant en fait. On en a donc 35%. des indépendants qui gagnent plus de 3000 euros par mois versus les salariés où il y en a seulement 23 qui gagnent plus de 3000 euros par mois. Ensuite, il y a un autre chiffre que j'ai trouvé hyper intéressant qui va rajouter de l'eau à mon moulin, si vous voulez. C'est le salaire net médian. Le salaire net médian chez les salariés en France, il est de 2100 euros, si vous ne le savez pas. Ce qui n'est pas forcément énorme si on vit à Paris par exemple, qui est une ville assez chère. À Paris, on a vite fait d'avoir un loyer à donc déjà il nous reste pour vivre. Après au niveau des courses, moi je ne vis plus à Paris, donc si je me souviens bien, ça doit être autour de par mois de courses. Donc c'est énorme, il ne nous reste plus énormément de choses pour profiter de la vie, pour partir en vacances, en week-end, se faire plaisir, acheter des trucs, etc. Chez les freelances, tenez-vous bien, le salaire net médian des freelances est de par mois. Donc il y a quand même une différence qui est énorme. Et autre chose que je voulais rajouter aussi, c'est que les freelances les plus expérimentés peuvent gagner en moyenne 6732 euros de salaire net par mois. Donc moi je me considère comme, enfin je me considérais, parce que maintenant je ne me considère plus comme freelance, plutôt comme un entrepreneur, mais quand j'étais en freelance, donc je me considérais comme expérimenté, et quand bien même quand je me suis lancé, honnêtement... J'étais pas expérimenté, j'ai réussi à scaler mes revenus assez rapidement. Mais donc moi, mes revenus, pour être totalement transparent, je gagnais entre 8 et 10 000 euros par mois, quand j'étais, je dirais, après 6 mois d'activité. Donc, 6 mois d'activité à temps plein. Attention, je précise quand même, parce qu'évidemment, si à côté j'ai un CDI ou quoi que ce soit, difficile de gagner ces sommes-là, parce que si on fait du 9h à 18h30 en entreprise, compliqué d'aller chercher du 8 à 10 000 euros par mois en travaillant le soir et le week-end. Donc voilà, ces chiffres me paraissaient hyper importants, parce qu'en fait, encore une fois, on a tendance à dire que le freelancing c'est précaire, c'est dangereux, c'est fluctuant, etc. Il n'y a pas de sécurité, pas de confort. Et bien au final... Il s'avère qu'il y a du confort et le confort peut être assez élevé. En revanche, j'ai trouvé deux chiffres qui peuvent quand même nuancer ce propos. Et ces chiffres sont les suivants. C'est qu'en fait, 27% des freelances gagnent le SMIC, alors que seulement 12% des salariés gagnent le SMIC. Donc, il y a quand même... des différences qui peuvent être assez grandes dans le monde du freelancing où on a un salaire net médian qui est hyper intéressant 3377 euros ça peut aller jusqu'à une moyenne de 6700 euros environ comme je voulais dit moi j'ai atteint des sommes entre 8 et 10 mille euros par mois si ce n'est plus selon certains mois et puis comme je le disais 23% gagnent plus de 3000 euros par mois mais a contrario bah on a quand même pas mal de freelance qui galère disons le il ya des freelance qui gagnent tout juste le SMIC Alors le SMIC, si je dis pas de bêtises, maintenant il doit être à ce qui est ok, parce que ça dépend de où on vit en plus. Si on gagne et qu'on est dans la team Digital Nomad à Bali, bon bah à l'Indonésie, quand on gagne ça va quoi, franchement ça va. Mais mine de rien, ça fait quand même beaucoup, comparé aux salariés où ils sont 12% à gagner le SMIC. Donc voilà, je voulais nuancer le propos parce qu'on a quand même deux versants. On a le côté potentiel intéressant en fait, où on peut gagner des sommes hyper intéressantes et avoir un salaire net, médian, vraiment cool. Mais si on s'y prend mal ou si on ne se donne pas à fond, il y a même des jobs aussi qui par moments sont un peu plus compliqués, on peut se retrouver avec des revenus autour du SMIC. Donc voilà. Et grosso modo, ce qu'il faut se dire aussi, c'est que pour bien gagner sa vie en freelance, quand on parlait de 6-7 000 euros, De moyenne, c'est souvent des jobs qui tournent autour de la tech, du marketing digital, des jobs créatifs comme motion design, designer, etc. Donc, c'est très centré autour du digital quand même. Donc voilà, c'était la stat du jour et j'espère qu'elle vous a bien parlé parce que maintenant, on va attaquer le conseil du jour, le conseil de la semaine qui n'est autre que l'étape zéro comme je l'appelle. Donc là, le but, c'est d'aller chercher les clés. pour savoir si on est sur la bonne voie professionnelle. Et en fait, ce qu'on va voir aujourd'hui, c'est surtout reconnaître qu'on n'est pas forcément sur le bon chemin. Bon, disclaimer, tout commence par une pause. Voilà, tranquille, on se pose, on fait un pas de recul, et on prend une pause. Tout commence par une pause. Alors, ça peut vous paraître banal, ça peut vous paraître même un peu bullshit, il va nous parler d'introspection, etc. Eh ben oui, je vais vous parler d'introspection, parce que tout commence par là, en fait. En faisant mes petites recherches, là, je suis passé sur une... citation de Blaise Pascal qui dit que toute l'infortune des hommes vient de ce qu'ils ne savent pas demeurer en repos dans une chambre. Ça veut dire qu'en fait tous nos problèmes aujourd'hui viennent du fait qu'on n'arrive pas à se poser en fait, on n'arrive pas à ne rien faire aujourd'hui, on a trop de stimuli, on a une vie très remplie, une vie qui va vite, comme un TGV si vous voulez, vous pouvez représenter ça dans un TGV, vous montez dedans et... Ça bombarde, quoi. On n'a pas une vie où, et même aujourd'hui avec les smartphones, dès qu'on a du temps libre, on va sur TikTok, on va sur Instagram, on va sur YouTube, etc. Et ça, c'est problématique parce qu'on n'entraîne pas... notre cerveau, et on s'entraîne pas nous-mêmes en général, à prendre le temps de faire les choses, de se poser, et de se dire ok, à faire un point sur sa vie en fait, de se dire ok, est-ce que je suis sur la bonne voie ? Est-ce que je suis heureux ? Et c'est des questions qui peuvent... peuvent être effrayantes d'ailleurs, c'est des questions un peu profondes entre guillemets, mais c'est des questions qu'on doit se poser. Et la pause elle est nécessaire pour prendre du recul. Surtout pour ça. Moi j'ai une analogie que j'aime bien. En fait, imaginez-vous que vous êtes dans une voiture, vous conduisez la voiture, et vous roulez très vite. Si vous roulez vite, imaginez que vous êtes sur des routes de campagne, vous roulez très vite dessus, logiquement, vous êtes concentré sur la trajectoire, sur les virages, sur ce qu'il y a devant vous, au cas où, s'il y a des obstacles, etc. Et en fait, on n'est pas concentré sur le GPS qui est présent dans cette voiture, on n'est pas concentré sur l'arrivée. Moi j'adore cette analogie parce que finalement en fait si on arrête de conduire vite, qu'on prend le temps et limite qu'on s'arrête, on s'arrête de prendre de l'essence par exemple, bah là on a le temps de regarder. Là le GPS, on fait un point, on regarde où on va, ah ok l'arrivée c'est ça etc. Et je trouve que cette analogie, moi, elle me parle beaucoup parce que ça représente un petit peu notre vie, finalement. Notre vie, elle est toujours bien remplie. On travaille entre 9h et 18h. Le soir, on peut aller voir des potes, on va boire des coups, on va manger avec des potes, on va au cinéma. Enfin, je ne sais pas, mais il y a pas mal de choses qui remplissent nos journées. Et c'est ça qui est problématique. C'est que souvent, on n'a pas le temps pour nous, on n'a pas le temps de se poser. Des fois, ne rien faire, c'est bénéfique. Je ne sais pas si vous avez déjà vu des reportages sur des sujets comme ça, du coaching ou quoi que ce soit, mais le fait de ne rien faire, le fait de laisser son cerveau se reposer, alors déjà ça va vous aider à vous endormir, ça a une meilleure qualité de sommeil, mais surtout, le fait de se faire chier, le fait de s'ennuyer, ça vous rendra créatif. Et ça vous permettra aussi de prendre le temps de faire un point sur votre vie. Alors si vous le souhaitez, parce qu'il faut aussi entretenir ce truc-là, se poser les questions, et c'est d'ailleurs ce qu'on va travailler aujourd'hui. Mais voilà, nos vies sont remplies de distractions, de stimuli, de rendez-vous, de travail. Il faut savoir s'extirper par moments de cette vie-là pour faire une pause et faire un point sur sa vie. Une autre citation d'ailleurs qui me vient en tête, je ne sais plus de qui elle est, mais je vous la balance. C'est une citation qui dit... les plus grandes révélations surviennent dans les moments de calme et de réflexion. Voilà, je vous laisse ça comme ça. Vous en faites ce que vous voulez, mais moi je trouve qu'elle a du sens. Donc, maintenant, l'objectif c'est de savoir comment on va répondre à ces problématiques. Parce que donc aujourd'hui, donc là, on est par exemple, on est en CDI, on est dans un job, où on est plutôt bien payé, ça va, on a des collègues sympas, la boîte elle est cool, on a des responsabilités, bon. C'est ok. Et c'est le OK qui est un peu problématique en fait. Là l'objectif c'est de savoir, si vous vous posez des questions, c'est de savoir si vous êtes sur la bonne voie professionnelle, et grosso modo on va essayer d'identifier, de voir pourquoi on n'est pas forcément sur le bon chemin. Et on va se baser sur la vie perso et aussi la vie professionnelle, parce que les deux finalement sont liés, on a beau dissocier souvent la vie pro et la vie perso, mais les deux sont liés. Donc pour répondre à cette problématique là, on va se baser sur deux livres. Deux livres que j'ai lus que je vous recommande. Donc le premier c'est un livre de Jean-Charles Curdali qui présente les sept principes de la vie intentionnelle. Ce que je vais vous dire aujourd'hui en fait c'est basé en partie par ce qui est présent dans ce livre là. Et on a un deuxième aussi que j'ai lu, c'est un livre de Daniel Kahneman qui parle des deux systèmes de pensée, des deux vitesses de pensée. Donc on va prendre ces deux thématiques, ces deux livres là et on va les jumeler. Dans un premier temps, dans le livre des 7 principes de la vie intentionnelle de Jean-Charles Curdali, en fait, celui va mettre en opposition la vie par défaut et la vie intentionnelle. On va mixer les deux. Donc en fait, la vie par défaut égale le système 1. La vie par défaut, c'est une vie rapide, intuitive, automatique. On suit les conventions, on ne se pose pas forcément de questions. Et la vie intentionnelle égale au système 2. Donc la vie intentionnelle, c'est quelque chose qui va être réfléchi. C'est un résultat d'une réflexion et c'est quelque chose qui arrive entre guillemets lentement. C'est-à-dire que c'est un chemin qu'on entreprend. La vie intentionnelle, une vie qu'on souhaite mener, je ne sais pas par exemple si vous souhaitez voyager toute votre vie, vous ne pouvez pas dès la naissance... pouvoir profiter d'une vie où vous voyagez toute votre vie. C'est quelque chose qui va se construire. C'est un chemin qu'on entreprend. Alors qu'est ce que dit Jean-Charles Curedaille dans le livre pour que vous sachiez ? Pour mener la vie de vos rêves, la vie que vous souhaitez mener au fond de vous, il faut commencer par reconnaître les symptômes d'une vie par défaut. Donc pour lui une vie par défaut c'est une vie où on suit les conventions, on se pose pas forcément de questions, on va suivre ce que nous indique la société, c'est un chemin classique quoi donc CDI, prêt pour l'appartement, je suis en couple à tel âge, j'ai un enfant etc. Vous connaissez la chanson. Et la vie intentionnelle, c'est une vie qui est sur mesure, entre guillemets. C'est une vie qu'on se crée pour soi, qui est construite à travers un chemin qu'on entreprend. C'est ce que présente Jean-Charles Curedali dans le livre. Alors, pourquoi je vous parle de tout ça et pourquoi c'est important en fait de remettre au centre de la discussion la pensée, parce que là on va parler de la création de la vie intentionnelle en lien avec les deux systèmes de pensée que je vous ai parlé là de Daniel Kahneman. L'action découle... de ce qui se passe dans notre tête. En fait, c'est nos pensées qui vont influencer nos actions et nos actions qui vont influencer nos résultats. Donc gardez-le bien en tête, parce que c'est ce qu'on va étudier aujourd'hui. Donc là, le but, c'est d'aller identifier les symptômes de la vie par défaut pour savoir si on est dans cette vie par défaut ou pas. Ça se trouve, vous menez une vie intentionnelle, vous menez une vie, voilà, en questionnant. la vie par défaut en questionnant les conventions et tout va bien. L'objectif, c'est d'aller identifier si vous êtes dans cette vie par défaut et qui est, selon Jean-Charles Kurdali, une vie qui n'est pas recommandée puisque si vous souhaitez vous lancer en freelance, en tout cas, il faut aller vers cette vie intentionnelle. Donc en fait c'est comme, voilà, avant de trouver un médicament pour une maladie, et ben on étudie les symptômes. Et ben écoutez, c'est ce qu'on va faire. Alors, que dit le livre de Jean-Charles Curdali ? 5 signaux pour savoir si tu mènes une vie par défaut ou pas. Donc, les 5 signaux, ce sont grosso modo des symptômes. Le premier symptôme, selon Jean-Charles Curdali, c'est le manque de courage. Alors pourquoi le manque de courage ? Parce qu'en fait, dans le livre, il dit qu'on accepte notre vie telle qu'elle est sans vouloir chercher à se réaliser soi-même. C'est-à-dire que, voilà, on fait nos études, déjà, dans l'école, on a un cadre, on est suivi, notre éducation nous prédispose à aller vers un chemin plutôt classique, à aller dans un CDI, et puis après, faire un prêt pour son appart, etc. Vous connaissez la chanson. Et donc, en fait, Jean-Jacques Courdelais dit qu'on manque de courage parce qu'on vit selon les autres, on évite de déranger, on évite d'être soi-même. C'est ça, le principal problème selon... ce livre-là, selon ses principes, parce qu'en fait on a peur de perdre des amis, de peur de décevoir, peur de quitter le confort qu'on a. et de prendre des responsabilités. Mine de rien, c'est quand même pas simple, je trouve, quand on est dans un bon job, quand on a des responsabilités, on a une copine, on a un appartement, etc., en fait, des fois, c'est compliqué de se mettre en face de nos réflexions, en face de nos responsabilités, et de se poser les vraies questions, quoi. Donc, ce que traduit Jean-Charles Curdalli dans le livre, c'est qu'en fait, on a ce fameux manque de courage, on se laisse guider. par une vie, comme je vous ai parlé du TGV tout à l'heure, on rentre dans le train du TGV et on se laisse emporter sans forcément questionner est-ce que le TGV il est bien ou pas, est-ce que je suis en première classe, en seconde classe, c'est des questions qu'on peut se poser. Donc en fait, grosso modo, on rentre dans la norme quoi, on rentre dans une sorte de moule et finalement tout ce qui n'est pas la norme peut déranger. Donc par exemple, moi je sais qu'au début... Avant de poster sur Instagram par exemple des choses comme ça, des stories ou des posts, bah j'y réfléchissais, tu vois, je me disais ah mais qu'est-ce qu'ils vont penser les autres, etc. Ou je sais pas, on se pose forcément toujours des questions comme ça, parce qu'en fait on a peur du regard des autres, on a peur de déranger souvent. Et ça c'est ce qui est pointé dans le livre et c'est ce qui fait une des caractéristiques de la vie par défaut. Ensuite, deuxième symptôme, on a l'absence d'introspection. Donc en fait, on évite de se poser des questions profondes. On accepte la vie sans remise en cause, même si quelque chose manque. Donc voilà, par exemple... Typiquement, est-ce que je suis bien dans cette boîte-là ? Est-ce que c'est vraiment la vie que je veux ? De toute façon, à la fin, il y aura un exercice où je vais donner pas mal de questions que vous pouvez tester, que vous pouvez écrire sur un morceau de papier, vous allez voir, je vais vous indiquer tout ça. Mais donc voilà, on évite de se poser des questions profondes. Ensuite, le troisième symptôme qui revient très souvent, c'est le pseudo-confort. En gros, ce que dit... on va l'appeler Jean-Charles, JC, c'est notre pote. Que dit JC ? Il dit qu'en fait, ce confort qu'on a au quotidien, donc aujourd'hui, on est dans une société quand même où, voilà, on est tous plutôt bien lotis, on a un smartphone, on a plus ou moins de l'argent, on a accès à la connaissance, on a Internet, on peut voyager facilement, les voitures sont plutôt confortables, enfin, grosso modo. On est confort, quoi. Et en gros, ce que dit J.C., c'est que ce confort nous détruit. Ça nous rend dépendants et ça nous abrutit, en fait. Et du coup, moi, ça m'a fait penser à une citation, alors que je vais peut-être reformuler à ma sauce, parce que je ne me souviens pas super bien. En gros, il y a une citation qui dit que les temps difficiles créent les hommes forts, les hommes forts créent le confort, et le confort crée les hommes faibles. Voilà, je pense que cette phrase parle d'elle-même honnêtement. Alors ça ne veut pas dire qu'on doit se mettre dans le mal pour pouvoir sortir de la vie par défaut et réussir, mais je pense qu'il faut quand même se mettre dans une certaine forme d'inconfort, et ça commence par se poser des questions. On parlait là de se poser... les questions profondes, ça commence par là, parce que finalement, des fois, se mettre en face de ses propres problèmes, en face d'une réalité, en face de certains vices, ça peut être n'importe quoi, une addiction d'ailleurs à l'alcool ou d'autres choses, mais quand on a ça en face... parce que quand on le reconnaît, c'est quand même pas facile, quoi. Mais ça commence par là, ça commence par reconnaître, se poser les questions, avant de pouvoir avancer. C'est ce qui permet d'amorcer le mouvement. Ensuite, le quatrième et avant-dernier symptôme, c'est une vie trop occupée. Ça, je l'ai quand même mentionné aussi, là, au préalable. C'est ce que j'appelle un peu la vie à la parisienne. La vie à la parisienne, c'est se lever 30 minutes avant de partir au travail, on n'a pas le temps de prendre un petit déj. ou alors on le prend sur la route, petit café clope, le petit déj des français on prend le métro, on va au boulot, on arrive, on taffe il limite à l'aile midi, on a peut-être un petit peu de temps généralement on va manger je sais qu'il y a quand même pas mal d'entreprises où tu manges un peu devant ton ordi parce que t'as pas trop le temps ou je ne sais quoi tu manges ou des fois t'as un peu le temps de faire du sport ensuite tu finis à 18h30-19h ce que je trouve tard, moi je me rappelle je finissais à 18h30 environ Ce que je trouve tard parce que t'as pas forcément le temps de profiter après quoi. T'as pas le temps de boire un verre, c'est tout con mais les plaisirs de la vie sont simples. T'as pas le temps de boire un verre, de voir tes potes, de faire du sport. Parce que quand tu sors à 18h30, 19h, bah en vrai franchement t'arrives bientôt à l'heure du dîner si tu dînes à 20h. Et après t'as quelques heures pour te détendre, regarder une série, un film, aller au ciné ou voir des potes etc. Mais grosso modo 80% de ta journée c'est ton taf quoi. Et c'est ça tous les jours, rebelote. Jusqu'au week-end, et on attend souvent le week-end ou les vacances pour profiter, et ça je trouve ça fou en fait. Il y a même des potes qui profitent du week-end, enfin entre guillemets, profiter du week-end pour récupérer de leur semaine, parce que la semaine est trop chargée quoi. Moi je trouve ça fou. En fait, alors c'est mon avis perso là que je vais exprimer, mais... Des fois, quand je prends un pas de recul, je me pose des questions et je me dis Pourquoi on travaille 5 jours par semaine ? Enfin, pour qui a décidé de ça, quoi ? Donc ça ne veut pas dire que moi, je travaille 3-4 jours par semaine en ce moment. C'est d'ailleurs beaucoup plus parce que je gère une agence et puis je suis en train de créer cette formation chez Proum. Mais j'ai trouvé ma mission, entre guillemets, sur Terre. J'adore ce que je fais tous les jours et si on doit travailler beaucoup, je pense que chacun doit trouver un sens. On va trouver une sorte de quête, en fait. Ou du moins se rendre utile, avoir ce sentiment d'utilité ou ce sentiment de sens. Mais donc, pour la plupart des gens, et puis pour moi aussi avant, j'attendais le week-end et les vacances pour profiter. Et parfois, le week-end, en fait, finalement, personnellement, moi j'habitais à Paris, le week-end, qu'est-ce que je faisais ? Je sortais, je buvais des coups, je voyais des potes. Et puis par moments, j'allais un peu faire des trucs... et culturel, mais c'est tout quoi. Et moi aujourd'hui, en tant que nomade, je visite pas mal de pays, je rencontre plein de gens, je rencontre des nouvelles cultures, et je trouve que c'est ça qui est ouf, et c'est pour ça que je crée ce podcast-là aussi, c'est pour pouvoir vous donner la possibilité, vous aussi, de vous lancer en indépendant et de pouvoir voyager. Même s'il y a plein d'indépendants qui restent en France, etc. Chacun fait ce qu'il veut. Mais moi, je trouve que le voyage, c'est quand même une école de la vie. C'est au-delà des digitalomates qu'on voit sur Instagram, sur TikTok, etc. Qui vendent du rêve, la plage, les cocotiers, machin. Il y a un sens quand même derrière tout ça. Il y a un sens profond et c'est difficile à exprimer. Mais c'est quelque chose qui nourrit l'être humain, en fait. Et moi, en étant freelance, je me sentais accompli. Je trouve que c'est un accomplissement de soi-même en fait de se lancer en freelance et de donner sa propre barque. Vous êtes le seul maître à bord et c'est vous qui dirigez votre vie quasiment à 100%. Et donc en fait très bon lien avec le dernier symptôme qui est je pense un bon résumé de tout ce qu'on vient de se dire, c'est la vie selon les autres. Le symptôme Pour moi, le plus important à retenir, c'est de vivre selon les autres. Parce qu'on le fait tous les jours, en fait. On ne s'en rend pas forcément compte, et les réseaux sociaux accentuent ce truc-là, surtout Instagram. Mais en fait, on vit constamment selon les autres. Et constamment aussi selon... Alors ça peut être la société, ça peut être les parents, le cercle social, les potes, plein de choses. Et je vais vous dire un exemple personnel, ça concerne mon petit frère. Mon petit frère, il était très bon au lycée, très bon en maths. en SVT, en physique, etc. Et donc, logiquement, on se dit, il est bon en maths, en SVT, en physique, et dans ce cas-là, on va l'orienter vers une prépa, je ne sais quoi, pour aller faire une école d'ingénieur. Et c'est pas forcément un mauvais choix, c'est pas forcément un problème. Le problème, moi, que je veux pointer ici, c'est qu'en fait, la décision a été prise parce que ce sont les conventions, parce que c'est quelque chose qu'on fait souvent, c'est une suite logique. Mais est-ce que c'est logique pour mon petit frère ? En fait, personne ne s'est posé la question. Lui ne s'est pas posé la question, mes parents non plus. Personne ne se dit, est-ce que c'est un bon choix en fait ? Même si on présente ça comme la voie royale, on a le droit de se poser la question. Et en fait, au final, il a commencé... ces années de prépa et en deuxième année en fait il nous a dit il nous a révélé que tous les matins donc sur les quatre cinq derniers mois tous les matins en allant à en préparer pleurait parce qu'il se rendait compte qu'il n'était pas sur le bon chemin parce que c'était pas sa voix parce que voilà il quand il voyait ses camarades de classe il ne se reconnaissait pas en eux en fait donc c'est important de pouvoir se poser les bonnes questions en fait de savoir ce qu'on veut réellement qui on veut être et où est ce qu'on veut aller Dès le plus jeune âge en fait, on devrait faire ça dès le collège ou le lycée. Autre exemple aussi que j'ai en tête, c'est quand j'étais en entreprise, l'heure de départ entre guillemets c'était 18h30. Et moi ça m'arrivait par moment parce que je finissais plus tôt le travail, j'avais fini un peu avant les autres, je finissais à 18h ou 18h15. Et bien un jour, donc j'ai fait ça 3-4 fois, un jour on me demande un point avec mon boss, et donc on a fait un point un peu chill dans la rue etc. Et en fait il m'a fait comprendre clairement. que je partais trop tôt quoi en fait, que l'heure c'était 18h30 et que je devais respecter l'heure. Mais il me l'a pas dit comme ça. Il me l'a dit, non mais oui tu sais Nico, nous on sait, voilà, on sait que tu bosses, nous on s'en fiche, si tu pars à 18h, 18h30, on s'en fiche. Il m'a dit le problème c'est en fait c'est vis-à-vis des autres. Le truc c'est que voilà, quand tu pars à telle heure, bah on sait pas ce que vont se dire les autres, ça peut être mal vu, etc. Mais moi j'en ai rien à foutre des autres. Je veux dire en plus à cette époque là c'était une petite boîte, on était tous plutôt potes quoi. Et en fait c'est vraiment, pour moi c'est l'exemple typique de vivre selon les autres. Moi j'ai fini mon taf, voilà si je veux sortir à 18h, à 18h15, je peux me le permettre quand même. Enfin j'estimais pour me le permettre. Et je me rappelle aussi d'une phrase de ma manageuse qui m'a marqué, parce que je trouvais ça vraiment... méchant en fait, elle me disait non mais si tu as fini à 18 heures moi je peux t'en donner du taf du taf de 30 minutes moi j'en ai plein t'inquiète Et quand elle m'a dit ça, je me suis dit mais what the fuck quoi, c'est si grave que ça si je pars à 18h, 18h15 quoi ? Bref, je trouve ça fou, et donc tout ça pour dire que le dernier symptôme qu'il faut identifier c'est vivre selon les autres. Si vous sentez que vous vivez selon les autres, selon des conventions, selon les attentes de vos parents, de vos amis, d'un cercle social. c'est que vous êtes en partie, du moins, dans cette vie par défaut. Et vous êtes forcément reconnu dans minimum au moins un de ces cinq symptômes. Pour conclure, en fait, ce qui résume tout ça, finalement, tous ces symptômes, c'est que finalement, on ne se met pas au centre de notre attention et de notre intention. C'est ça le problème pour moi. Mais heureusement, il existe une solution et je vais vous la présenter parce que c'est quand même l'objectif de ce podcast. C'est de faire certes le constat, même si le constat peut être un peu compliqué, on ne se sent pas bien dans sa vie, on n'est pas bien au taf. Et heureusement, il existe des solutions. Alors là, la solution, on ne va pas parler d'action, on ne va pas parler de bilan de compétence, de démission, rien de tout ça. Tranquille, on prend le temps, on prend le temps de se questionner et de faire un point sur sa vie. Donc, comment on va faire ? Eh bien, écoutez, on va revenir... au système de pensée qu'on a vu tout à l'heure. Donc, en fait, là, l'objectif, pour démarrer, en fait, cette réflexion, c'est qu'on va se baser sur notre système 1 de pensée. Donc, on va se baser sur nos intuitions et tout ce qui est un peu, en fait, en nous, qu'on peut repousser par moment. Voilà, on va se fier à notre intuition et on va se projeter et réfléchir grâce au système 2, qui est plus réfléchi, plus lent. Attention à une chose, c'est que le système 2 est... En général, notre cerveau, en fait, notre système 2 est flémard. C'est-à-dire qu'il va inventer plein d'excuses pour ne pas faire ce qui doit être fait. Par exemple, je dois faire du sport, j'ai commencé le sport, au début je suis plein d'énergie, etc., je suis motivé, et au bout d'un moment, on le sait tous, à un moment donné, on abandonne un petit peu parce que c'est dur, parce qu'on a une courbe battue, etc., etc. Et bien ça, c'est le système 2 qui est flémard, en fait, par définition, et le cerveau a... toujours tendance à trouver la solution la plus facile et la moins contraignante pour avancer dans la vie. Donc il faut un peu reconnaître ça et jouer avec ça. Et d'un côté ça peut être bien parce que c'est comme ça qu'on trouve aussi pas mal de solutions, c'est ce qui donne naissance à pas mal de start-up qui marche très très bien. Mais là on parle pas de start-up, on parle de sa propre vie et donc il faut pouvoir reconnaître tout ça. Et ce qui cause tout ça c'est les biais cognitifs. Donc il faut reconnaître ces biais cognitifs qui nous bloquent. Et donc il y en a cinq. Comme les symptômes, d'ailleurs. Il y en a cinq. Donc, cinq biais cognitifs à identifier pour sortir du salariat. Le premier, c'est l'ancrage. Donc, l'ancrage, qu'est-ce que c'est ? Par exemple, tu as fait des grandes études, on va dire, dans le domaine de la finance. Et après, tu changes de domaine. Tu vas te dire, non mais j'ai quand même pas fait prépa et le col de commerce, une spécialisation en finance, pour tout mettre à la poubelle. Ça c'est le biais d'ancrage. Je peux vous donner aussi un autre exemple qui va peut-être plus vous parler, plus aux filles peut-être. Si on vous dit ouais ce mec il est pas bien, ce mec il est pas fait pour toi, pour telle raison, il est pas sérieux etc. Et bah en fait quand vous allez rencontrer ce mec là, quand vous allez lui parler, vous aurez en tête ce premier avis en fait, cette première impression. Parce qu'en fait on prend en compte trop lourdement la première information que nous recevons et en fait on l'utilise comme point de référence. On dit souvent que la première impression est hyper importante. Pour la simple et bonne raison qu'on a un biais cognitif, qui s'appelle le biais d'ancrage, qui va influencer notre réflexion. Donc ça, le problème, c'est que ça peut limiter la flexibilité au niveau de la réflexion et empêcher de considérer des options qui pourraient être plus bénéfiques pour nous. Voilà, ensuite, deuxième biais cognitif à reconnaître, c'est le biais de confirmation. Donc là, le biais de confirmation, c'est tout simplement une tendance à rechercher des informations qui confirment nos croyances préexistantes. Par exemple, le CDI, c'est la sécurité, c'est le confort. Le VS, le freelancing, c'est pas sécurisant, c'est précaire, c'est compliqué. Ça, c'est des biais de confirmation, parce que ces faits ont été confirmés par ce qu'on a lu sur Internet, par nos parents, par les conventions, par la société. Je peux vous donner un autre exemple, par exemple. Voilà tes parents te disent mais t'es super bien payé, t'as un bon job avec des bonnes responsabilités, ce serait bête de quitter ce job là. En fait tu vas aller chercher une validation extérieure auprès de la société. Si par exemple t'hésites à quitter ton job, tes parents vont te dire ça et tu vas dire bon ok d'accord c'est vrai que oui je suis bien payé, j'ai un bon job, pourquoi j'irais voir ailleurs ? Donc il faut faire attention à ça. Ensuite on a un autre biais cognitif qui est le biais d'optimisme. Alors le biais d'optimisme il est super connu, vous connaissez forcément la phrase de ça n'arrive qu'aux autres. Et en fait, ce biais d'optimisme, c'est la tendance à croire que les choses iront mieux pour nous que pour les autres. Donc par exemple, je sais pas, tout le monde n'arrive pas à ouvrir un pot de cornichons, vous savez le truc là, on essaye d'ouvrir et ça marche pas, bah toi, t'arrives, t'es là avec tes gros muscles et tout, t'as fait de la salle, t'as poussé, et tu te dis, bah moi je vais y arriver, tu vois. Et en fait, t'y arrives pas, alors si t'y arrives, ok, tant mieux, ça nique mon argumentaire, mais on va dire que t'y arrives pas. Et en fait, ce biais d'optimisme, c'est vraiment ce truc de ça n'arrive qu'aux autres, moi je vais réussir Et en fait, c'est problématique si par exemple, vous êtes dans un job qui peut être peu satisfaisant, mais en fait, on va espérer des améliorations futures, une augmentation, etc. Vis-à-vis des autres qui peut-être, eux, n'ont pas d'amélioration, n'ont pas d'augmentation de salaire, mais on se dit moi, je suis différent, je suis différent, moi je le mérite et ça va le faire Donc attention à ça aussi. Ensuite. le quatrième et avant dernier c'est l'effet de halo ce biais cognitif c'est en fait un jugement basé seulement sur un aspect positif d'une situation c'est à dire qu'on va instinctivement enlever le côté négatif en fait on est quelque part dans le déni quoi donc par exemple tu restes dans un emploi uniquement parce que le salaire est bon en dépit d'un environnement toxique par exemple on met ça de côté notre cerveau le met naturellement de côté parce que le salaire est bon et peut-être parce qu'il y a d'autres avantages aussi Et on arrive sur le dernier biais cognitif à identifier, c'est l'aversion à la perte. Alors ça c'est très connu, surtout en France. En fait l'aversion à la perte c'est tout simple, c'est la peur de quitter une situation par crainte de perdre des avantages, des avantages qui sont acquis. Donc par exemple, pas quitter un emploi par peur de perdre la sécurité et les avantages qui vont avec. Je trouve que c'est la différence quand même aussi avec les Etats-Unis où eux prennent plus de risques, et c'est pas pour rien qu'il y a 20% de freelance, alors qu'en France on est seulement 3%. Donc eux... n'ont pas, en tout cas l'ont moins, ils ont moins d'aversion au risque. Donc, pour conclure cet épisode, comme je vous l'ai promis, c'est un exercice que je vous propose. Alors, pour résumer, on a identifié la vie par défaut, on a identifié les symptômes, on la met en opposition avec la vie intentionnelle, on a aussi identifié donc les deux systèmes de pensée, système 1, le système intuitif, naturel chez l'être humain, système 2, le schéma de pensée plus réfléchi, plus lent, et... On a aussi identifié les différents biais cognitifs avec lesquels il faut faire attention pour prendre de bonnes décisions. Maintenant qu'on a tout ça en tête, l'exercice que je vous propose c'est un exercice d'introspection sur papier tout simplement. Je vous vois venir, introspection, truc bullshit, truc de coaching, etc. Déjà première chose, c'est des exercices que j'ai fait, c'est des étapes par lesquelles je suis passé et qui ont fonctionné. Tout ce que je vous dis, tout ce que je vous donne, c'est ce que j'ai fait, et ça a fonctionné. Et puis en plus de ça, l'introspection, c'est quelque chose qui est souvent connoté, malheureusement, en tout cas en France, qui est sous-estimé. Il y a un vrai pouvoir dans tout ça. Alors, disclaimer, cet exercice-là ne va pas vous donner la réponse, ou des réponses très claires sur vos envies, sur votre vision et votre avenir. L'objectif, en fait, de l'introspection, c'est déjà de mieux se connaître soi-même, et aussi de pouvoir se mettre face à ses propres questions et de se regarder en face, grosso modo. C'est ça qui est important avec cet exercice que je vous donne. Donc ici, il n'y a pas d'action, il n'y a pas de bilan de compétence, pas de démission, on n'est pas dans l'action, on est dans la pause, comme je l'ai dit au tout début. On s'arrête au bord de la route, là si vous reprenez l'analogie de la voiture que je vous ai fait, on roulait vite et tout, là on lève le pied, on décélère, et on s'arrête sur le bas-côté, on s'arrête sur un air d'autoroute et on fait le point 30 secondes. Donc pour l'exercice, ce que je vous recommande c'est de prendre 30 minutes ou une heure, de prendre un bout de papier, une feuille ou un carnet comme vous le voulez. Alors évitez de noter sur ordinateur parce qu'en fait ce que vous écrivez vous allez le retenir plus facilement et ça aura plus d'impact. Donc ça c'est aussi un biais cognitif qui est présent dans un autre livre. Merci. Le livre s'appelle Influence et manipulation, et en fait, il y a un biais cognitif dont parle l'auteur, c'est le fait d'écrire quelque chose sur papier ou peu importe le support, mais en fait le cerveau va plus facilement imprimer, et c'est comme si on allait contractualiser avec nous-mêmes. C'est-à-dire que ce qu'on écrit, c'est comme si on se le promettait en fait. C'est comme si on influençait notre cerveau en se disant, bah ça là, ce que j'écris, j'en prends note parce que je vais le faire quoi. Et en fait, dans l'exemple du livre dont je parle, il parlait des prisonniers de guerre... au Vietnam. En fait, les Américains, dans les prisons chinoises, écrivaient des choses sur papier, donc c'était des trucs bien en rapport avec le communisme, donc ils écrivaient des trucs pour pouvoir envoyer, pour pouvoir être en contact avec leur famille, donc envoyer des trucs à leur famille, des courriers, etc. Et quand ils sont revenus aux Etats-Unis, en fait, ils étaient influencés par ça. Alors évidemment, ils n'étaient pas communistes, mais ils voyaient leur société américaine comme différente, comparée à avant, et ils voyaient aussi la société communiste différemment. Pour la simple et bonne raison qu'en fait ils ont eu une sorte de torture douce, qu'on peut appeler comme ça. En fait ils écrivaient des choses sur le communisme, que les bons côtés, même si ça allait à l'encontre de ce qu'ils pensaient. Et donc leur cerveau a imprimé en quelque sorte. Et donc c'est pour ça que je vous propose cet exercice là, et de le faire sur papier ou sur un carnet ou peu importe. Réservez-vous 30 minutes ou plus. Et donc l'objectif de cet exercice, donc ce que vous allez noter en fait, c'est une projection à aller On va se dire un an. Parce qu'en fait, il n'y a pas forcément de règles sur cet exercice. Vous pouvez vous projeter sur un an, deux ans ou trois ans. Et l'objectif, c'est donc de vous projeter et d'écrire qui vous êtes et ce que vous avez à l'instant T. Par exemple, le jour, à l'heure où j'enregistre ce podcast. on est le 11 juin et bah si on se projette sur un an ce qui peut être pas mal si on veut se lancer en freelance c'est assez pour se projeter et c'est pas non plus trop loin et bah je vais écrire 11 juin 2025 et bah voilà qui je suis je suis un un un un un un et voilà ce que j'ai donc écrivez où est-ce que vous vivez, avec qui vous vivez ce que vous faites dans la vie, combien vous gagnez est-ce que vous vivez dans un appartement, est-ce que vous vivez dans une maison quel job vous faites voilà tout et n'importe quoi, soyez exhaustif. Pareil, est-ce que vous avez une voiture ou pas ? Est-ce que vous vivez au bord de la mer, en montagne, dans une ville ? Est-ce que vous ne travaillez pas ? Vous pouvez ne pas travailler. Est-ce que vous voyagez ? Est-ce que vous travaillez trois jours par semaine ? Combien d'heures vous travaillez par jour ? Soyez vraiment exhaustif et allez dans le détail. Laissez libre cours à votre imagination et votre pensée, parce qu'en fait, c'est... Je fais référence au système 1. En fait, c'est toutes les pensées intuitives qui vont ressortir. Et le fait de les écrire, ça va permettre déjà d'extérioriser. Il y a pas mal de gens d'ailleurs qui se soignent par l'écriture. Donc là, vous allez extérioriser vos pensées. Et l'objectif, c'est de mettre ça sur papier. Et ensuite, d'aller retravailler ça. Donc on le verra dans l'épisode 2. D'aller retravailler ça avec le système 2. Où on va y poser une intention, on va y poser une réflexion. Donc pour l'instant, notez, soyez exhaustifs. Qui vous aide, ce que vous avez. Et vous pouvez vous poser quelques questions qui peuvent vous aider. Par exemple, qu'est-ce que vous feriez dans la vie si vous n'aviez pas peur ? Autre question que vous pouvez vous poser, qu'est-ce qui vous retient ou vous freine dans la poursuite de vos aspirations ? À quoi ressemble votre journée idéale ? À quoi ressemble votre semaine idéale ? Quels sont les domaines de votre vie sur lesquels vous souhaitez progresser ? Ou sur lesquels vous souhaitez avoir une amélioration ? Ça peut être personnel comme professionnel. Autre question, qu'est-ce qui vous passionne vraiment dans la vie ? Genre... Vraiment, n'ayez pas peur, allez-y, balancez. En fait, cet exercice-là, vous devez oublier tout ce qui se passe autour de vous. Vous devez oublier votre situation actuelle, votre situation financière, votre situation professionnelle, personnelle, etc. Il faut oublier tout ça l'espace d'un instant. l'espace de 30 minutes, pour juste faire ressortir ce qu'il y a en vous et de faire ressortir vos aspirations profondes. Et encore une fois, donc là, ça fait référence à ce que je disais au début quand je parlais de ne pas se poser les questions, de ne pas se questionner et de ne pas se remettre. au centre de son attention. Là le but c'est que vous vous mettiez au centre de votre attention, de votre intention. Donc si vous avez un appartement, si vous avez une copine, un job, que vous gagnez bien votre vie etc. Oubliez tout ça. Ça peut faire partie évidemment de l'équation, mais essayez d'oublier pour faire ressortir ce qu'il y a vraiment en vous et ce que vous souhaitez vraiment dans un an. Voilà donc par exemple si vous avez un job, une copine, un appartement, je ne sais quoi, bah ça se trouve en fait vous voulez totalement autre chose. Et l'objectif c'est pas forcément... de le prendre en compte et de le prendre pour un genre content, mais juste de le reconnaître. De dire, ok, j'ai cette envie-là, je la mets sur papier, je me la note, je la garde en tête, l'objectif c'est pas de créer du mouvement, comme je l'ai dit, il n'y a pas d'action, il n'y a pas de changement, mais on reconnaît, c'est l'étape zéro. Voilà, écoutez... Je vous conseille fortement de faire cet exercice-là, si en tout cas vous souhaitez changer de vie, concrètement, aller vers une vie intentionnelle, si vous souhaitez vous lancer en freelance, et que vous trouvez ça compliqué, commencez par cet exercice-là, et vous allez voir que déjà ça fait du bien. Gardez-le au chaud, et n'hésitez pas à être exhaustif. Écrivez, écrivez le plus possible jusqu'à ne plus avoir d'idées et mettez ça dans un coin de votre tête et puis attendez l'épisode suivant, on va décortiquer tout ça et puis on va avancer pas à pas à travers toutes ces étapes. Voilà, j'espère que l'épisode vous aura plu, j'espère que vous allez faire l'exercice, je vous le conseille fortement. Voilà, n'hésitez pas à laisser un avis sur l'épisode, ça m'aidera beaucoup parce que je viens de lancer ce podcast et donc j'ai besoin un peu de votre force. Et puis... Si vous pouvez aussi partager l'épisode, écoutez, c'est avec un grand plaisir. Sinon, tout ce qu'on a vu aujourd'hui, tout ce qu'on a vu dans cet épisode-là, vous allez tout retrouver dans ma newsletter qui est lancée chaque semaine. Et sinon, vous pouvez aussi retrouver des éléments de ce qu'on voit sur mes réseaux sociaux. Donc sur LinkedIn, sur Instagram et sur TikTok. Voilà, j'espère que l'épisode vous aura plu et je vous dis à la prochaine, à l'épisode prochain. Ciao !