Speaker #0Bienvenue sur Shido Podcast, le podcast indispensable pour tous les dirigeants, managers et consultants en quête d'astuces et de bonnes pratiques digitales pour simplifier leur quotidien pro et perso. Ce programme est disponible sur l'ensemble des plateformes de diffusion de podcasts. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Shido Podcast. Je suis Raphaël et aujourd'hui on va parler d'un sujet qui attire de plus en plus de créateurs, d'indépendants, d'experts, mais aussi de passionnés. Comment créer un podcast et surtout, comment démarrer rapidement sans se perdre dans la technique ? Parce que souvent, le vrai problème n'est pas le manque d'idées. Le vrai problème, c'est qu'on se pose trop de questions. Quel micro choisir ? Quel logiciel utiliser ? Où héberger mon podcast ? Comment enregistrer proprement ? Et surtout, comment se lancer sans attendre que tout soit parfait ? Dans cet épisode, je vais vous faire part de toute mon expérience de créateur de podcast, puisque j'ai créé mon podcast il y a deux ans et demi, et je vais donc vous parler de tous les outils digitaux les plus utiles, les bonnes pratiques essentielles, et aussi mes astuces concrètes pour lancer un podcast à la fois dans un cadre professionnel et dans un cadre personnel. Allez, c'est parti ! Allez, on va entrer directement dans le concret avec une question très simple. Quels sont les outils à utiliser pour créer son podcast et surtout démarrer rapidement sans se compliquer la vie ? Parce qu'on va être honnête, quand on veut lancer un podcast, on peut vite se noyer. On voit passer plein de noms d'outils, plein de comparatifs, plein d'avis différents et au final, on ne sait plus quoi vraiment choisir. Donc l'idée, ce n'est pas de vous donner une liste interminable. L'idée, c'est plutôt de vous parler des outils les plus utiles, les plus pertinents et surtout ceux qui peuvent vraiment vous aider à passer à l'action rapidement. Le premier outil, c'est Audacity. Audacity, ça s'écrit A-U-D-A-C-I-T-Y. C'est un peu un classique du démarrage. En fait, si vous voulez lancer un podcast sans dépenser beaucoup, voire sans dépenser du tout au départ, eh bien Audacity, c'est une option très intéressante. C'est un logiciel gratuit qui vous permet d'enregistrer votre voix, de faire un petit peu de montage, de couper les blancs, de retirer des erreurs, d'ajuster le son, puis d'exporter votre épisode. C'est exactement le logiciel que j'utilise en ce moment même pour enregistrer ce podcast. Ce que j'aime bien avec Audacity, c'est que ça vous force à aller à l'essentiel. Vous n'êtes pas là pour faire du cinéma, vous êtes là pour produire un épisode propre et publier ensuite. Alors oui, l'interface peut paraître un peu ancienne, ce n'est pas l'outil le plus sexy du marché, mais pour apprendre les bases et démarrer vite, franchement, il fait le job. Le deuxième outil, c'est Descript. Descript, ça s'écrit D-E-S-C-R-I-P-T. Là, on est sur quelque chose de beaucoup plus moderne dans l'approche. Ce qui plaît beaucoup avec Descript, c'est que vous pouvez quasiment monter votre épisode comme si vous corrigiez un document texte. Et ça, pour beaucoup de créateurs, c'est un vrai déclic. Parce que le montage audio peut faire peur. Alors que si vous retrouvez une logique plus proche de l'écriture, ça devient tout de suite plus accessible. Le gros avantage de ce logiciel, c'est le gain de temps. Si vous voulez produire régulièrement, si vous voulez réutiliser votre contenu, si vous voulez aussi récupérer une transcription ou créer des extraits, c'est un outil très intéressant. Après, il faut aussi le dire, ce n'est pas forcément l'option la plus économique. Ça coûte un petit peu d'argent. Et parfois, avec des outils très fluides, on peut avoir tendance à vouloir trop automatiser. Or, dans un podcast, le naturel reste très important. Le troisième outil, c'est Riverside. Ça s'écrit R-I-V-E-R-S-I-D-E. Si votre idée, c'est d'inviter des personnes dans votre podcast, notamment à distance, eh bien, Riverside peut vraiment être une bonne solution. C'est typiquement le genre d'outil qui devient très utile dès qu'on fait de l'interview. Parce qu'en podcast, enregistrer une conversation à distance, ce n'est pas juste faire un appel. Il faut aussi penser à la qualité du son, au confort de l'écoute, à la crédibilité du rendu final. Et c'est là que Riverside devient intéressant. Il est pensé pour ce type d'usage. Son gros point fort, c'est justement la qualité d'enregistrement des échanges à distance. Donc si vous voulez inviter des experts, des clients, des collègues, des amis ou bien des passionnés, ça peut vraiment élever le niveau de votre podcast dès le départ. Le petit point de vigilance, c'est qu'il faut quand même un minimum d'organisation. Votre invité doit être correctement installé, avoir une connexion convenable. comprendre un minimum ce qu'il doit faire, avoir un micro plutôt correct. Bref, il faut quand même des choses qui soient un peu pro dès le départ. Ensuite, il y a Adobe Podcast. Adobe Podcast, c'est un outil très pratique pour améliorer la qualité de la voix, surtout quand on enregistre dans un environnement qui n'est pas toujours parfait. Quand on est marre, on n'a pas forcément un studio. Donc, on enregistre souvent depuis un bureau, une chambre, un salon, parfois un peu d'écho, parfois à l'extérieur, donc avec du bruit autour. Donc, avoir un outil qui aide à rendre la voix plus propre, plus claire, plus agréable à écouter, c'est un vrai plus. Ce que j'aime dans cette logique, c'est que ça permet de rattraper un peu la technique sans passer des heures en post-production. Ça ne remplace pas un bon enregistrement, évidemment. Si le son de départ est vraiment mauvais, ça ne fera pas de miracle. Mais pour améliorer un rendu moyen, c'est très utile. Et c'est très simple, vous donnez votre bande-son à Adobe Podcast qui va, avec l'intelligence artificielle, niveler, enlever tous les bruits extérieurs, et avoir une voix un peu plus... ronde, on va dire, avec un petit peu moins d'accroche peut-être. Donc voilà, ça rend effectivement un son pas trop mal. Ensuite, il faut parler hébergement. Bah oui, votre podcast, il faut bien l'héberger quelque part. Et là, on peut citer Spotify for Creator. Parce qu'un podcast, ce n'est pas juste un fichier au dos sur votre ordinateur. À un moment, il faut le mettre en ligne, le distribuer, le rendre accessible sur les plateformes, suivre un minimum ce qui se passe. Et quand on débute, cette partie peut sembler peut-être un peu floue. Spotify for Creator peut justement aider à rendre tout ça beaucoup plus simple. L'avantage, c'est que vous pouvez centraliser la publication et commencer à suivre les performances de votre podcast. C'est rassurant, surtout en comptant ce lance. Mais il faut aussi rester lucide. Ce n'est pas parce que vous publiez que tout est fait. L'outil aide, oui, mais il ne remplace pas la stratégie éditoriale, la régularité ni la promotion. On verra tout ça dans les bonnes pratiques et les astuces. Toujours dans l'hébergement, une autre plateforme que j'adore, c'est Ausha. Ausha. Là, on est plutôt sur une plateforme qui est vraiment pensée pour le podcast. Elle a été créée pour ça. C'est des Français qui ont développé ça. Et ça change vraiment pas mal de choses par rapport à tout le reste. Parce que quand un outil est conçu spécifiquement pour cet usage, on sent tout de suite qu'il répond mieux aux vrais besoins des podcasteurs. Ausha peut être très pertinent si vous voulez une solution sérieuse pour héberger, diffuser et promouvoir votre podcast. Ce que je trouve intéressant, c'est que ça peut convenir aussi bien à quelqu'un qui démarre qu'à quelqu'un qui veut tout de suite poser des bases un peu plus pro. L'avantage principal, c'est justement cette spécialisation podcast. Vous n'êtes pas dans un outil générique, vous êtes dans un environnement pensé pour ce format. Moi, je l'utilise depuis un an et demi maintenant. J'étais sur une autre plateforme avant. Et je trouve vraiment que ça m'a beaucoup aidé. Ça m'a beaucoup simplifié les choses pour pouvoir diffuser et promouvoir mon podcast. Il y a quand même un point de vigilance. C'est qu'il faut prendre un petit peu de temps de prise en main pour bien comprendre comment exploiter la plateforme. Mais une fois que c'est fait, ça peut vraiment devenir un bon centre de pilotage. Ensuite, il y a un outil qu'on oublie parfois alors qu'il est super important. Canva. C'est A-N-V-A. Parce qu'un podcast, oui, c'est de l'audio. Bah oui. effectivement, c'est de l'audio. Mais avant tout, mais avant même d'écouter votre épisode, souvent, l'auditeur voit d'abord votre cover, votre couverture, votre visuel, votre univers. Et donc, si vous voulez démarrer rapidement avec quelque chose de propre, Canva est très utile. Vous pouvez y créer la couverture de votre podcast, moi je l'utilise à chaque fois pour créer mes couvertures, vous pouvez créer les visuels de vos épisodes, vous pouvez créer des publications pour les réseaux sociaux, des citations, des carousels, bref, tout ce qui va vous aider à donner de la visibilité à votre contenu. Le gros avantage, c'est que c'est très simple. Vous n'avez pas besoin d'être graphiste pour sortir quelque chose de correct, voire de vraiment propre. Le piège, par contre, c'est de faire quelque chose d'un petit peu trop générique. Donc, je vous invite quand même à prendre l'abonnement payant, pour là, personnaliser un minimum les couleurs, le style, la typo, l'ambiance, et pouvoir utiliser des modèles qui sont déjà préétablis. Et enfin, je termine avec Notion. Notion, c'est mon outil qui me permet d'organiser mon podcast. Parce que créer son podcast, ce n'est pas seulement parler dans un micro, c'est aussi avoir des idées d'épisodes, construire un calendrier, rédiger des trames, préparer des interviews, suivre ce qui est prêt, ce qui est en cours, ce qui doit être publié. Bref, ça fait beaucoup, beaucoup de choses à suivre, surtout si vous faites un podcast qui revient régulièrement, toutes les semaines ou tous les 15 jours. Et tout ça, si ce n'est pas organisé, ça peut très, très vite devenir le bazar. Notion peut donc devenir votre centre de pilotage éditorial. Vous pouvez y ranger vos idées, vos scripts, Vos titres, vos objectifs, vos dates de publication, vos notes de préparation, bref, tout au même endroit. Le gros avantage, c'est la clarté. Vous gardez une vision d'ensemble, vous savez où vous allez, et vous évitez d'improviser tout le temps. Le seul risque, c'est un petit peu de trop s'organiser parce qu'il y a des gens qui adorent construire un super système dans Notion, mais qui n'enregistrent jamais leur premier épisode. Donc oui à l'organisation, mais au service de l'action. Donc au final, ce qu'il faut retenir parmi tous ces outils, c'est qu'on n'a pas besoin de 10 000 outils pour lancer un podcast. Il faut surtout un système simple, cohérent et adapté à sa façon de travailler. Par exemple, pour démarrer vite, vous pouvez très bien partir sur une base comme Audacity pour enregistrer et monter, Ausha pour héberger votre podcast, Canva pour les visuels et Notion pour organiser tout ça. L'essentiel, ce n'est pas de trouver le truc parfait dès le départ. L'essentiel, c'est d'avoir une combinaison d'outils qui vous permettent de passer rapidement de l'idée à l'épisode publié. Après les outils, il y a quelque chose d'aussi important, la manière de faire. Parce qu'on peut avoir les bons logiciels, la bonne plateforme, le bon micro, et malgré tout, ne jamais vraiment réussir à lancer son podcast correctement. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'au fond, ce qui fait avancer un podcast, ce n'est pas seulement la technique, c'est surtout la méthode, la clarté et la capacité à rester simple. Donc ici, je vais vous proposer de voir ensemble les bonnes pratiques les plus importantes pour créer un podcast et surtout le faire démarrer rapidement sans vous éparpiller. La première bonne pratique, c'est de commencer simplement. Beaucoup de personnes repoussent leur lancement parce qu'elles veulent un concept parfait dès le départ. Elles imaginent une émission ultra-produite avec un habillage complexe, plusieurs rubriques des invités, une intro hyper travaillée, une structure sophistiquée, bref, c'est beaucoup trop de choses dès le départ. En réalité, c'est souvent le meilleur moyen de ne jamais publier. En fait, quand vous démarrez, vous n'avez pas besoin d'un format compliqué. Vous avez besoin d'un format que vous êtes capable de produire facilement, régulièrement, et sans vous épuiser. Un podcast solo de 8 à 15 minutes, par exemple, peut être largement suffisant pour commencer. Une interview simple, bien préparée, peut aussi très bien fonctionner. L'idée, ce n'est pas de faire petit, l'idée, c'est de faire faisable. La deuxième bonne pratique, c'est d'avoir un angle clair. Votre podcast ne doit pas seulement avoir un thème, il doit avoir une promesse. Par exemple, dire « je parle de business » , c'est beaucoup trop large. Dire « je propose des conseils concrets pour aider les indépendants à mieux s'organiser » , là tout de suite, on comprend beaucoup mieux. Plus votre angle est clair, plus votre podcast sera facile à construire, à présenter et à faire comprendre surtout. Et ça, c'est aussi très important pour l'auditeur. Quand quelqu'un découvre votre podcast, il doit comprendre rapidement de quoi ça parle, à qui ça s'adresse et pourquoi ça vaut le coup d'écouter. Ma troisième bonne pratique, c'est de savoir à qui vous parler. C'est un point essentiel. Parce qu'un podcast qui essaie de parler à tout le monde finit très vite souvent par manquer d'impact. Plus vous êtes précis sur votre public, plus vous allez trouver le bon temps, les bons exemples. les bons sujets et les bonnes formulations. Alors posez-vous toutes ces questions. À qui vous adressez-vous ? À des débutants ? À des indépendants ? À des salariés ? À des parents débordés ? À des créateurs de contenu ? À des managers ? À des passionnés ? Bref, posez-vous les bonnes questions. Cette clarté change tout. Une autre bonne pratique très importante, c'est de construire une structure que vous pouvez répéter facilement. Vous n'avez pas besoin de réinventer la roue à chaque épisode. Au contraire, plus votre structure est claire, plus votre production devient fluide. Par exemple, vous pouvez partir sur un schéma très simple. Une introduction, un sujet du jour, trois idées clés, une conclusion, un appel à l'action. Ou alors, comme je fais mes émissions principales, comme celles que je suis en train d'enregistrer aujourd'hui, avec une intro, une première partie où on parle d'outils digitaux, ensuite une partie où on parle bonnes pratiques, et enfin mes astuces digitales que je vais vous donner en fin d'émission. La cinquième bonne pratique, c'est de chercher un son agréable, pas un son parfait. C'est un point très important parce qu'il y a deux pièges fréquents. Le premier, c'est de négliger totalement la qualité du son. Et le deuxième, c'est d'en faire une obsession au point de bloquer tout le projet. La vérité, c'est qu'un podcast n'a pas besoin d'un son studio premium pour être écoutable et utile. En revanche, il a besoin d'un son suffisamment clair pour que l'écoute soit confortable. Donc oui, il faut faire attention à l'environnement, au bruit ambiant, à la distance avec le micro, au niveau sonore, à l'articulation, mais non... vous n'avez pas besoin d'attendre les conditions parfaites pour commencer. Et puis vous verrez, au fur et à mesure, vous allez apprendre à utiliser les outils, apprendre à maîtriser votre voix, et donc votre podcast va évoluer. Pour ma part, entre le premier podcast que j'ai enregistré et les derniers que je viens d'enregistrer là, franchement, il y a une vraie, vraie différence. Enfin, dites-moi si vous ne voyez pas la différence, mais moi je le vois vraiment. Il y a vraiment une vraie, vraie différence entre le début et maintenant. Une autre très bonne pratique, c'est de prendre un peu d'avance. Quand on lance un podcast, on a souvent beaucoup d'énergie au début. On est motivé, on a des idées, on a envie de publier vite, et puis après quelques semaines, la réalité revient. Le travail, les imprévus, la fatigue, le manque de temps, bref, c'est pas évident. C'est pour ça que préparer deux ou trois épisodes d'avance est une excellente habitude. Ça vous permet de lancer votre podcast plus sereinement, vous réduisez la pression, vous évitez le stress du « je dois absolument enregistrer ce soir, sinon j'aurai pas le temps de publier en temps et en heure » . Et avec un peu d'avance, vous gardez une régularité beaucoup plus facilement. Ensuite, il y a une règle simple mais puissante. Mieux vaut être régulier que surproductif. Beaucoup de gens pensent qu'il faut publier énormément pour exister. Mais en réalité, ce qui construit la relation avec l'auditeur, c'est surtout la cohérence dans le temps. Un épisode toutes les semaines ou tous les 15 jours peut très bien suffire. Ce qui compte, c'est que votre audience comprenne que vous êtes là, que vous tenez votre rythme et que votre podcast vit vraiment. Vous verrez que la régularité crée la confiance. Elle vous aide aussi à progresser naturellement épisode après épisode. Ma huitième bonne pratique, c'est de travailler la cohérence de votre podcast. Quand on parle d'identité, on ne parle pas seulement du visuel. On parle aussi du ton, du nom, du style, du type de sujet, de la promesse globale. Votre podcast doit donner une impression d'unité. Il faut que l'auditeur sente qu'il entre dans un univers identifiable. Ça ne veut pas dire qu'il faut tout verrouiller de manière rigide. Mais il faut au moins quelques repères stables, un nom clair et précis, une couverture cohérente, une façon de parler reconnaissable et surtout un angle éditorial constant. Une très bonne pratique souvent oubliée, c'est de penser à la diffusion avant même la publication. Beaucoup de créateurs enregistrent leur épisode, le montent, le mettent en ligne, puis se demandent ensuite comment le faire connaître. En réalité, il vaut mieux réfléchir dès le départ à la manière dont votre épisode pourrait être partagé. Par exemple, quel extrait vous pourriez publier sur les réseaux ? Quelle phrase forte vous pourriez reprendre en visuel ? Quel résumé vous pourriez envoyer dans une newsletter ? Quelle langue vous pourriez utiliser pour en parler sur LinkedIn, Instagram ou TikTok ? Cette logique, ça change beaucoup de choses. Parce que vous ne créez plus seulement un épisode, vous créez aussi une manière éditoriale réutilisable. Et enfin, la dernière bonne pratique, qui est peut-être la plus importante de toutes, c'est accepter de progresser en public. Votre premier épisode ne sera probablement pas le meilleur, c'est ce que je vous disais tout à l'heure. Votre voix évoluera, votre rythme changera, vos intros seront sans doute plus fluides au bout de quelques enregistrements, vos choix de format vont sûrement s'affiner. Pour moi, au départ, j'étais parti... uniquement sur un format comme vous êtes en train de le vivre aujourd'hui, c'est-à-dire un format émission qui dure une vingtaine de minutes, sur lequel j'aborde un sujet bien précis avec des outils, des bonnes pratiques et des astuces. Et puis au fil du temps, au fil des retours aussi de mes auditeurs, je me suis dit tiens, ce serait pas mal de faire aussi des formats plus courts. Et là j'ai créé deux formats, le format Focus, où on va pouvoir traiter d'une question en quelques minutes, une dizaine de minutes maximum, par exemple comment survivre à une journée sans Wi-Fi, voilà, ça c'est un format Focus. Et puis j'ai créé un deuxième format qui est 5 astuces pour. Et là, j'ai aussi fait un format court, 5 astuces pour transformer vos écouteurs en assistants de productivité par exemple, et je vais répondre avec 5 astuces. Voilà, c'est hyper simple, hyper basique, mais on voit tout de suite les différences entre les différentes émissions. Après les outils et après les bonnes pratiques, il y a encore une dimension très utile quand on veut lancer un podcast rapidement. C'est maintenant que je vais vous parler de mes astuces digitales. Et là, on est vraiment dans du concret. On n'est pas dans la grande théorie, on n'est pas dans les grands principes, on est dans les petits leviers qui font gagner du temps, qui simplifient la création, qui enlèvent de la friction et qui permettent surtout de passer plus vite à l'action. Parce qu'entre l'envie de créer un podcast et le fait de publier réellement un épisode, il y a souvent un écart. Et cet écart, très souvent, il ne se réduit pas seulement avec de la motivation, il se réduit avec quelques astuces simples, intelligentes, faciles à mettre en place. Ma première astuce... N'écrivez pas forcément tout votre épisode mot à mot. Quand on débute, on a souvent envie de tout rédiger. Et c'est compréhensible, parce que ça rassure. On se dit qu'on va moins hésiter, qu'on va moins oublier d'idées, qu'on va mieux maîtriser son propos. Mais dans la réalité, un texte entièrement rédigé donne souvent une voix plus figée, plus rigide, beaucoup moins naturelle. On lit davantage qu'on ne parle. Et ça, à l'écoute, ça s'entend. Donc ce que je vous propose, c'est une option beaucoup plus efficace, c'est de préparer une trame. C'est-à-dire une structure simple, avec une introduction, quelques idées clés, des mots clés, des exemples, une transition et une conclusion. Avec ça, vous savez où vous allez, mais vous gardez aussi quelque chose de plus vivant, de plus souple et de beaucoup plus incarné. Et dans un podcast, le naturel, ça compte énormément, parce qu'au fond, ce qu'on écoute, ce n'est pas seulement une information, c'est aussi une voix, une énergie, une présence. Ma deuxième astuce, c'est de préparer un modèle d'épisode que vous pourrez réutiliser à chaque fois. C'est tout simple, mais ça change énormément de choses. Parce que repartir de zéro à chaque épisode, vraiment, c'est épuisant. On perd du temps, on réfléchit trop, on recompose sans cesse la même structure. Alors qu'en créant un template, vous allez vraiment vous faciliter la vie. Pour moi par exemple, dans mon template sur Audacity, j'ai trois choses qui sont immuables. Le jingle de départ, pour mettre en place l'émission et savoir qui est Raphaël et de quoi il parle. Ensuite j'ai mes petits jingles courts qui viennent ponctuer à chaque fois chaque grande partie de mon podcast. Et enfin j'ai le jingle de fin. qui est préenregistré aussi et qui est prêt dans mon modèle. Et tout ça, ça me fait gagner du temps. Et ça me fait gagner de l'énergie mentale. Je n'ai plus à reconstruire toute l'architecture à chaque fois. Je n'ai pas besoin d'aller rechercher à chaque fois les petits jingles qui vont bien au bon moment. Ils sont directement dans mon modèle avec les bons niveaux sonores. Et quand vous voulez publier régulièrement, ce genre de détails change tout. Ma troisième astuce, et honnêtement, c'est l'une des plus puissantes, c'est ne laissez pas vivre votre épisode une seule fois. Très souvent, on enregistre un épisode, on le publie, puis on passe directement au suivant. Et en faisant ça, on sous-exploite totalement le travail déjà réalisé. Parce qu'un épisode de podcast, ce n'est pas juste un fichier audio, c'est aussi une mine d'idées que vous pouvez réutiliser ailleurs. Un épisode peut devenir un post-linked-in, une newsletter, un carousel, une citation visuelle, un extrait audio, un extrait vidéo, ou même plusieurs petites prises de parole sur les réseaux. Et ça, c'est extrêmement intéressant, parce que vous ne repartirez jamais de zéro. Vous partez d'un contenu déjà créé, déjà réfléchi, déjà enregistré, et vous le déclinez intelligemment. Autrement dit, vous ne produisez plus seulement un podcast, vous produisez une base de contenu beaucoup plus large. Ma quatrième astuce, c'est d'essayer de regrouper plusieurs enregistrements sur une même session. Le principe est simple. Au lieu de vous dire chaque semaine, il faut que j'enregistre un épisode, vous profitez d'un moment où vous êtes disponible, concentré, où il n'y a pas trop de bruit ambiant, vous êtes bien installé pour enregistrer plusieurs épisodes d'un coup. Et franchement, c'est redoutablement efficace. Pourquoi ? Parce que quand vous êtes déjà dans le bon rythme, quand la voix sort bien, Quand vous êtes à l'aise, quand vous êtes souriant, quand tout va bien, ou quand votre matériel est prêt, ou quand votre voix est bien échauffée, eh bien, vous allez pouvoir enchaîner plusieurs épisodes d'un coup, vous allez gagner du temps, vous allez gagner en fluidité, et surtout, vous réduisez énormément la pression hebdomadaire. Ma cinquième astuce, c'est, dès qu'une idée vous vient, notez-la tout de suite. C'est une habitude toute simple, mais elle est vraiment précieuse. Parce que, vous allez le voir, les idées de podcast arrivent rarement au moment où on est assis tranquillement devant son ordinateur, en train de chercher un sujet. Elles arrivent souvent n'importe quand, en marchant, en lisant, moi beaucoup en voiture, j'ai des idées qui m'arrivent, ou alors en discutant, en travaillant, bref, vous observez une situation, vous entendez une phrase et hop, il y a une idée qui arrive. Eh bien, le problème c'est qu'on se dit souvent, c'est bon, je m'en souviendrai. Mais non, mais non, très souvent on ne s'en souvient pas. Donc le bon réflexe c'est d'avoir un endroit unique, simple, toujours accessible, dans lequel vous stockez toutes vos idées. Moi j'utilise Notion, je vous l'ai dit, mais ça me permet vraiment, je l'ai sur mon téléphone ou sur mon ordinateur ou sur ma tablette, Et donc, dès que j'ai une idée, hop, je la note dedans. Comme ça, au moins, je ne la perds plus. Ma sixième astuce, c'est de penser à créer une bande-annonce pour votre podcast. Pas forcément quelque chose de très long, pas forcément quelque chose de très très produit, mais quelque chose de clair. Une bande-annonce, ça peut être une, deux minutes, pas plus. Le but, c'est simplement d'expliquer qui vous êtes, de quoi va parler votre podcast, à qui il s'adresse et ce qu'on peut attendre de vos épisodes. C'est très utile pour plusieurs raisons. D'abord, ça pose votre univers. Ensuite, ça donne une première... porte d'entrée à vos auditeurs, avec le son de votre voix, la façon de débiter vos paroles, et puis surtout, ça donne tout de suite une impression de projet structuré. On ne tombe pas sur un podcast qui démarre un peu dans le flou, on tombe sur une émission qui a un cadre, une intention, une direction. Donc, votre bande-annonce, ça peut être votre numéro 0, votre numéro 1, peu importe, mais voilà, la première chose que vous allez installer et diffuser, c'est bien de le faire avec une bande-annonce. Ma septième astuce, c'est d'essayer de garder les mêmes conditions d'enregistrement le plus souvent possible. Toujours le même micro, toujours le même endroit, toujours à peu près la même distance, toujours les mêmes réglages de base. Moi je m'efforce vraiment à essayer toujours d'avoir ça, sinon je me suis rendu compte au départ que j'avais des sons qui étaient un petit peu différents, et quand on passe d'un épisode à un autre, c'est pas toujours évident pour l'auditeur. Donc plus votre environnement est stable, plus votre résultat sera cohérent. Vous allez mieux connaître votre son. Vous allez éviter les mauvaises surprises, les pièges. Vous allez gagner du temps, bien sûr. Et puis, vous allez aussi simplifier votre montage. Parce que quand on change tout à chaque épisode, on recrée sans cesse de l'incertitude. Et franchement, cette incertitude, ça fait perdre de l'énergie. Alors que quand votre environnement devient presque une routine, tout devient beaucoup plus simple. Vous vous installez, vous savez quoi faire, vous savez comment votre voix va sortir, et vous pouvez vous concentrer sur l'essentiel, le contenu. Ma huitième astuce, c'est ne restez pas seul avec vos premiers épisodes. Quand on enregistre, on manque souvent de recul. On ne sait plus très bien si le rythme est bon, si le ton fonctionne, si l'intro est claire, si l'épisode est trop long, si certaines parties sont moins intéressantes. Et c'est normal. Quand on est dedans, on entend beaucoup moins certaines choses. Donc, plutôt que de diffuser dans le vide, ou d'attendre des mois avant d'ajuster, le plus utile est de demander des retours ciblés à quelques personnes bien choisies. Alors pas forcément à tout le monde, pas forcément à des dizaines de personnes, mais à quelques profils capables de vous faire un retour honnête, utile et concret. Quelqu'un qui écoute déjà des podcasts, quelqu'un qui est dans votre cible, et quelqu'un qui sait vous dire si ça fonctionne ou pas, et ce qui mérite d'être amélioré. Ma neuvième astuce, c'est ça, je ne l'ai pas compris dès le départ, c'est de terminer vos épisodes avec une action simple et claire. Souvent, on finit un épisode, on dit merci, et puis voilà, ça s'arrête là. Mais c'est dommage, parce qu'un podcast peut aussi prolonger la relation avec l'auditeur. Donc vous pouvez l'inviter à s'abonner, à... à partager l'épisode, à laisser un avis, à vous envoyer une question, à rejoindre votre newsletter, bref, à créer de la discussion, à créer de la communication avec votre auditeur. Le but, ce n'est pas de surcharger la fin de l'épisode, le but, c'est juste de ne pas laisser l'écoute se refermer brutalement. Un bon appel à l'action donne une suite, il crée un pont, il transforme une écoute passive en engagement plus concret. Et surtout, il donne à votre podcast une continuité au-delà de l'épisode lui-même. Et enfin, j'en termine avec ma dixième astuce, regarder les statistiques, mais garder de la distance. Quand on lance un podcast, c'est normal d'avoir envie de regarder les chiffres. Pour ma part, je regardais les chiffres plusieurs fois par jour. Combien j'avais d'écoutes, quel épisode fonctionne mieux, combien de personnes ont suivi, qu'est-ce qui semble accrocher davantage, etc. Bon, ok, les données, ça peut être utile, bien sûr. Elles peuvent vous donner des indications. Elle peut vous aider à comprendre ce qui attire, ce qui retient l'attention, ce qui mérite d'être développé. Mais il y a un piège, celui de laisser les chiffres décider trop tôt de la valeur de votre projet. Au démarrage, il faut du temps, il faut publier, il faut construire, il faut apprendre. Et pour autant, si vous jugez tout votre podcast uniquement à partir des premières statistiques, vous risquez surtout de vous décourager beaucoup, beaucoup trop vite. La patience, c'est vraiment quelque chose qui est important dans la diffusion de podcasts. Vous verrez, il va falloir... plusieurs dizaines d'épisodes pour commencer à être connu, sauf si vraiment vous avez de la chance et que vous êtes mis tout de suite en avant. Mais voilà, moi ça a pris quand même un petit peu de temps, ça a pris une quinzaine, vingtaine d'épisodes pour commencer. Parce qu'il faut aussi avoir pas mal d'épisodes pour pouvoir avoir un contenu intéressant pour tout le monde. Chaque épisode est différent, chaque thème ne touche pas tout le monde, même dans votre cible, et donc il faut plusieurs épisodes pour pouvoir commencer à dire « Bah tiens, c'est intéressant, je vais aller écouter Raphaël et écouter ce qu'il me dit parce qu'il y a, tiens... » tel ou tel épisode qui m'intéresse à écouter. Donc, oui, regardez les données, mais regardez-les comme un outil d'observation, pas comme un verdict, parce que là, vous allez vous faire du mal. Et voilà, on arrive à la fin de cet épisode. Aujourd'hui, l'idée, c'était vraiment de vous montrer qu'on peut créer un podcast sans forcément avoir un studio, une équipe technique ou un dispositif hyper complexe. Ce qu'il faut surtout, c'est une idée claire, quelques bons outils, de bonnes habitudes. et surtout l'envie de se lancer sans attendre que tout soit parfait. Parce qu'au fond, le plus grand frein, ce n'est pas toujours le matériel, ce n'est pas non plus la technique. Très souvent, le plus grand frein, c'est vous. C'est le fait de trop réfléchir, et de repousser le moment de passer à l'action. Alors retenez une chose simple. Vous n'avez pas besoin d'avoir le podcast parfait pour commencer. Vous avez besoin d'un premier épisode, puis d'un deuxième, puis d'un troisième. C'est comme ça que le projet prend vie, c'est comme ça que la voix s'affirme, et c'est comme ça que le podcast devient réel. Donc, si vous avez ce projet en tête depuis un moment, peut-être que le vrai bon moment, ce n'est pas plus tard. Peut-être que le bon moment, c'est maintenant. J'espère en tout cas que cet épisode vous aura aidé à y voir plus clair, à simplifier les choses, et surtout à vous donner l'élan nécessaire pour démarrer. Donc dites-moi en commentaire si ça vous a servi, s'il y a des idées qui vous ont permis de démarrer votre podcast. J'en serai super content. En tous les cas, merci beaucoup de m'avoir écouté. Et si cet épisode vous a plu, vous pouvez vous abonner. comme ça vous ne manquerez rien des prochains épisodes. Vous pouvez le partager autour de vous, vous pouvez mettre 5 étoiles sur votre plateforme préférée, ou vous pouvez aussi l'envoyer à quelqu'un qui veut aussi lancer son podcast. Allez, on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Shido Podcast. En attendant, n'oubliez pas de vous simplifier la vie avec le digital. A très vite ! Merci d'avoir écouté Shido Podcast. On se retrouve dans un prochain épisode pour des tips, des astuces et des outils digitaux qui vous permettront de gagner du temps et de l'efficacité dans votre vie pro et perso. D'ici là, n'oubliez pas de vous simplifier la vie avec le digital. A très vite !