Speaker #0Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode de "Shift Your Mindset".
Dans l'épisode précédent, je t'ai parlé de ce qu'on t'a appris sur le mental et de ce que ça t'a coûté. Aujourd'hui, j'ai envie de t'expliquer d'où je parle. Pas pour me raconter, mais pour que tu comprennes pourquoi je regarde là où beaucoup ne regardent jamais. Le vrai shift commence quand tu comprends ce que ton mental te cache. J'ai grandi avec des étiquettes qui ne m'appartenaient pas. Trop mature, trop sensible, trop dans ma tête. Et aussi, pas assez patiente, pas assez douée. Et plein d'autres. À force de les entendre, j'ai même fini par les croire. Alors j'ai fait comme beaucoup de monde, j'ai appris à me fondre dans le moule. À sourire quand ça brûle, à performer quand ça craque. Et à faire semblant que tout va bien, pendant que dedans, c'est le silence radio. Tu sais, un peu comme dans les films, une scène s'ouvre sur un pilote qui panique, qui essaie de joindre la tour de contrôle, mais là, plus de signal, silence radio. Comme s'il n'y avait plus personne à la tour. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé. Et moi, je suis restée là, persuadée que j'avais encore le contrôle, jusqu'à l'impact. Et l'impact, crois-moi, je l'ai bien pris. Et pas qu'une fois. Comme ça ne suffisait jamais, en plus de vouloir prouver dans le travail, j'ai cherché à prouver ailleurs, dans le sport. Et dans cette recherche, j'en ai testé des sports. Courses à pied, cardio training, full contact, badminton, tennis. Alors là, clairement, c'était four rire garanti, la balle jouait mieux sans moi. Heureusement que mon coach avait de l'humour et une bonne dose de patience. Vincent, si tu m'entends, respect éternel. J'ai aussi testé la natation. Et là, c'est mon manque de coordination qui a bien failli me noyer. Alors j'ai tenté l'apnée, mais faire des roues avec de l'eau, apparemment, ce n'est pas donné à tout le monde. Et je ne te parle même pas de mon baptême de plongée, une vraie tortue sur sa carapace. À ce moment-là, je pensais juste chercher mon sport. En réalité, j'essayais surtout d'éteindre quelque chose en moi. Changer de discipline, c'était ma manière d'éviter les vraies questions. Et plus je cherchais à me prouver, plus je me perdais. Et comme tout ce qu'on refuse d'écouter finit par crier, mon corps, lui, il a fini par hurler. Dépression, perte de sens, tension, douleur, blessure à répétition, jusqu'au burn-out. Parce qu'à force d'être celle qui gère, je ne savais plus comment exister sans ce rôle-là. Et puis en 2020, un décès brutal, une claque monumentale. Le genre de choc qui ne te laisse pas le choix. Soit tu t'effondres, soit tu te réveilles. Et ne sachant pas trop quoi choisir, j'ai fait les deux. Je te laisse deviner dans quel ordre. À mon réveil, j'ai cru que c'était bon, que j'avais trouvé l'équilibre, la sérénité, le sens à ma vie. Mais un an plus tard, j'étais déjà de retour sur pilote automatique. Et là, pas raté, troisième burnout. Cette fois, ce n'était plus une question de confort, c'était une question de survie et surtout de respect personnel. C'est là que j'ai compris que je devais arrêter de jouer contre moi-même, arrêter de me forcer dans des rôles que je pensais devoir tenir, arrêter de me forcer à être celle des étiquettes. Alors j'ai commencé à regarder autrement. Les autres, les dirigeants, les coachs, les athlètes. Et souvent je voyais la même scène qui se rejouait. Des personnes brillantes, déterminées, exigeantes, mais épuisées de l'intérieur. Des forts qui ne se reposent jamais. Des performants qui n'osent pas dire ce qu'ils traversent. Ou alors à demi-mot. Et au milieu de tout ça, je me suis souvenu d'une chose tellement évidente que je ne la voyais plus. Ce que j'aime, c'est déchiffrer, partager, guider. Alors, l'adulte que je suis s'est rappelé d'une chose. Enfant, je rêvais d'être archéologue ou psy. À l'époque, ça me semblait n'avoir vraiment aucun lien. En réalité, c'était déjà le même élan. Comprendre ce qui se cache. Aller sous la surface, déterrer ce que les autres ne voient pas. Et là, tout s'est éclairci. J'avais passé des années à accompagner des personnes qui ne voulaient pas bouger. À porter à leur place. à m'user dans un rôle qui n'était pas le mien, mais qui collait aux étiquettes qu'on m'avait mises, dans ce que je pensais que les autres attendaient de moi. Alors, j'ai remis les choses à leur place. Mon rôle, ce n'est pas de porter, c'est de guider. Un peu comme quelqu'un qui te montre où se trouve l'interrupteur. La lumière, elle vient de toi, moi je t'aide juste à la rallumer. Et à partir de là, tout s'est clarifié. J'ai décidé d'accompagner ceux qui choisissent vraiment d'avancer, ceux qui veulent comprendre, ceux qui acceptent de faire leur part. Parce que ce travail-là fonctionne dans un seul sens. Tu marches et moi je t'aide à voir ce que tu ne voyais plus. Et comme souvent quand tu réalignes à l'intérieur, l'extérieur commence à te parler. Il y avait une salle sur la route que je prenais plusieurs fois par semaine. depuis des mois pour aller me promener avec mes chiens en forêt. Je passais devant sans vraiment la voir, comme si mon cerveau m'était en voile dessus. Je n'étais pas prête à comprendre que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Et un jour de décembre, j'ai ressenti un besoin vital de remettre mon corps en mouvement pour maintenir l'équilibre de ma tête. Alors, presque naturellement, j'ai pris cette route, je me suis garée et j'ai poussé la porte. Sans intention, sans plan, juste parce que quelque chose en moi avait enfin arrêté de résister. Je ne connaissais que le nom affiché à l'extérieur. Le concept du crossfit et l'intensité réelle de ce sport m'étaient totalement inconnus. J'avais envie de retrouver un endroit qui me rappelle mes entraînements de full contact. De l'effort brut, du dépassement de soi et une ambiance vivante et simple. Et là, je n'ai pas été déçue du tout. La musique trop forte, les barres qui claquent, les respirations hachées. Ça faisait du bruit, ça riait, ça s'encourageait. Bref, ça vivait fort, très fort. Et pourtant, au fil des semaines, au milieu de tout ce bruit, j'ai entendu autre chose. Un bruit plus subtil. Celui du silence. Et pas le silence qui apaise. Le silence de ceux qui retiennent tout le reste du temps. Je dois tenir, je dois être fort, je n'ai pas le droit de flancher. Ici, les personnes n'évacuaient pas juste de la sueur. Elles évacuaient ce qu'elles n'arrivaient pas à dire. Elles poussent des barres parce que certains jours, elles n'arrivent plus à pousser leurs émotions ailleurs. Dans les box, les corps parlent plus fort que tout ce que les gens taisent. Et là j'ai compris où je voulais oeuvrer. Dans cet espace invisible où la performance masque la vulnérabilité. Alors j'ai voulu créer un accompagnement qui va droit au cœur du problème. Faire un truc qui me bleue les semences. Parce qu'attendre un an, deux ans pour sentir différent, pour moi c'est beaucoup trop long. Le mental, quand tu vas au bon endroit, il change vite, très vite. Ce n'est pas une question de temps, c'est une question de justesse et de profondeur. Un ami m'a dit un jour... Quand tu parles de la façon dont tu lis les personnes, dont tu écoutes les silences, je vois une gamine, un peu malicieuse, qui tire sur un coin de vieux papier peint parce qu'elle sait qu'il y a un trésor derrière. Et même si personne d'autre ne le voit encore. Et il a raison. C'est exactement ça. Je t'aide à décoller tes couches mentales, à retrouver ce que tu as planqué dessous. Ta clarté, ta puissance, ta liberté. Pas de recette miracle, pas de discours creux, juste du vrai travail mental ancré dans le corps et dans le réel. Parce qu'on ne devient pas solide en se détruisant. On devient solide quand on comprend ce qui nous construit. Et moi, je refuse de vivre dans un monde où les plus solides s'effondrent en silence, où la performance se confond avec l'autodestruction. J'aimerais vraiment que les coachs deviennent des références en préparation mentale, qu'ils sachent entendre ce qui ne se dit pas. J'aimerais des athlètes qui s'entraînent avec eux-mêmes, pas contre eux-mêmes. Et si tu te reconnais dans ce que je viens de dire, si tu en as marre de faire semblant d'aller bien, bienvenue ici. Tu ne trouveras pas de motivation artificielle, juste un miroir honnête pour que toi aussi tu vois ce que je vois. Parce que j'ai cette conviction profondément ancrée que tout ce que tu crois impossible est déjà en toi. Mon rôle, t'aider à l'activer. Parce que derrière chaque performance, il y a un mental qui tient, un corps qui parle et un humain qui choisit d'y croire. Et c'est ça l'ultime performance. Dans le prochain épisode, je t'explique comment tu peux tenir tes résolutions de la nouvelle année. Merci pour ton écoute. Si ça te parle autant que ça te dérange, abonne-toi pour t'entraîner autrement.