- Speaker #0
Bienvenue dans So Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent. de plus risqués souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Cyril, qui est passé de banquier à masseur.
- Speaker #1
On n'a qu'une vie, et on peut en faire plusieurs choses, et ce qui m'intéresse c'est d'être bon dans ce que je fais. Le massage que la personne va recevoir, je l'ai fait la veille ou le jour même avant. Ça la personne ne le sait pas. So, let's go ?
- Speaker #0
Alors, comment passe-t-on de banquier à masseur ?
- Speaker #1
Alors, c'est un long processus, je pense. Ça a fait sens avec mon passé universitaire. J'ai recroisé un ami un jour qui était kiné. Et moi, parallèlement, dans ma vie de banquier, où c'était beaucoup accumuler les chiffres et par rapport à mon avenir professionnel. d'accumuler des chiffres dans le verre sur, allez, on va dire 6-7 ans de suite, sans qu'il se passe autre chose que mon quotidien. Ça ne me suffisait plus, mon changement de vie, c'est parce que j'avais perdu le sens. Je ne remettrais pas la mode au pays, souvent c'est ça qui fait qu'on change de métier, c'est qu'on essaie d'aller vers quelque chose qui nous fasse vibrer, qui nous fasse ressentir. Et donc, effectivement, j'ai un passé sportif. Et par rapport à mes études, il y avait la possibilité, peut-être un trou de souris, depuis 2016, qui a existé, de devenir kiné. Donc ça, c'était ce qu'il y avait en ligne de mire. Et tout en continuant mon métier de banquier, j'ai fait des immersions dans des cabinets de kiné. Donc changer de vie aussi, c'est ça, c'est des rencontres, c'est trouver des personnes qui puissent comprendre, qui puissent accepter, accueillir et donner la chance. Et donc, pendant ces immersions-là, le massage a été une vraie révélation pour moi. Parce qu'indépendamment de choses, on va dire, musculaires qui peuvent se passer, j'ai pu voir qu'il y avait vraiment une vraie chose positive qui se passe pour les personnes à travers le toucher. La vie, j'allais dire, de tout plaquer. Mais passer de banquier à masseur, c'est aussi une décision familiale. C'est-à-dire que pendant ce parcours-là, qui a duré un peu un an et demi dans la réflexion, familialement, ça a été de se dire, essaye d'évoluer professionnellement sur tel appel à candidature. Et quand on passe une dizaine de refus, alors que les résultats sont toujours là, sont au-dessus des objectifs et qu'on ne peut rien faire de mieux, il arrive une discussion de famille un jour où, OK. J'ai compris, tu as tout essayé et tu n'as pas les cartes en main, en fait. Donc, il faut que tu reprennes les cartes et que tu sois un peu plus maître de ce que tu veux, de ce que tu te souhaites. Donc, qui n'est, j'ai essayé de monter le dossier, du coup, par rapport à ces expériences-là. Ça n'a pas fonctionné parce que c'est un vrai... Enfin, c'est un trou de souris, comme je pense que j'ai pu l'évoquer.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu dis quand tu dis « j'ai fait monter le dossier avec ton entreprise » , tu veux dire, en formation ? Non,
- Speaker #1
en fait, pour entrer dans un dispositif qui s'appelle Passerelle, où de ma licence STAPS, qui est une licence sportive, ça donne droit à deux personnes par an d'intégrer l'école de kiné. Deux personnes par an, ça ne fait pas épais.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, j'ai quand même la quarantaine passée, donc je n'ai pas non plus des années à attendre de ça, sachant que ce qui m'a fait le plus sens, c'est le massage. Donc après, la déformation professionnelle d'être banquier, on va dire, l'intérêt qu'on porte aux petites lignes par rapport au bien-être, c'est que le bien-être, il n'y a rien qui est réglementé, légiféré. Donc tout le monde, du jour au lendemain, peut s'improviser ma sœur. Et donc moi, ce n'est pas ce qui m'intéresse de faire de l'à-peu-près. Et donc j'ai mis du temps à trouver une école de massage qui s'appelle la Dubarry Academy. Donc du temps à trouver une école où je trouvais qu'il y avait du professionnalisme derrière. Ce n'est pas la seule, mais en tout cas, j'y ai trouvé mon compte. Indépendamment de l'école, j'ai trouvé des belles personnes, que ce soit la directrice Elodie ou que ce soit Marius qui est un formateur, qui est devenu champion d'Europe cette année, toute catégorie. de massage, qui à l'époque où je me suis formé était champion de France de massage sportif, vice-champion d'Europe de la même catégorie. Donc il y avait ce côté-là aussi que peu de gens connaissent où le massage, il y a quand même des compétitions qui sont organisées. Donc j'ai quand même un côté compétiteur. Et le fait d'être banquier, c'était quelque chose aussi qui me nourrissait, on va dire spirituellement, mais pas le fait de faire des chiffres. Et voilà, parce qu'il y a banquier et banquier c'est un des métiers qui est connoté assez péjorativement, mais moi j'ai passé une dizaine d'années à vraiment accompagner des projets de vie, et qui m'ont permis d'atteindre mes objectifs, ça c'est sûr, mais je pense que beaucoup de gens me sont redevables de par mon accompagnement et mes conseils, donc de ça, voilà, je peux aller dans un marché festif, la tête haute, dans toutes les villes où j'ai travaillé, on ne me jettera jamais de cailloux. Et on ira plutôt me saluer. Donc, ça me fait d'ailleurs un petit peu la transition avec peut-être un écueil de banquier à masseur. C'est-à-dire que je suis parti avec une rupture conventionnelle. Donc ça, déjà, je peux remercier mon entreprise qui l'a accepté. Ce n'est pas le cas de toutes les entreprises. Et là aussi, c'est une affaire personne. C'est-à-dire que dans un premier temps, c'était vraisemblablement un non. Et j'ai croisé un nouveau directeur qui avait été en formation avec moi, qui se souvenait très bien de moi, et qui n'a pas compris ce que j'avais pu faire dans cette entreprise de mal. Pour ne pas évoluer, tu veux dire ? Et je n'arrive pas à te faire évoluer, Siri. Donc je ne vais pas te bloquer parce que tu l'es déjà. Mais par contre, je ne vais pas t'empêcher de partir. Et ça, je m'y engage, on va y arriver. Donc ça, on va dire que c'est top. Je ne suis pas parti parce que je n'aimais plus. Je suis parti parce que je pense que tous, d'ailleurs, ce n'est pas propre à moi, mais on n'a qu'une vie et on peut en faire plusieurs choses. Et ce qui m'intéresse, c'est d'être bon dans ce que je fais. Peu importe le métier, même si ma sœur, c'est vraiment quelque chose où je me révèle et où j'aime. J'aime être bon. Donc, l'erreur que j'ai faite, en fait, c'est de dire, OK, je pars en hauteur conventionnelle. Donc, je vais mettre avant de partir tous mes dossiers carrés. Je veux une transition. Je veux que la personne qui me remplace, elle soit dans un fauteuil. Alors, ce n'est pas forcément une erreur, sauf que je suis parti d'entreprise d'une feuille blanche. C'est-à-dire que j'ai attendu de ne plus être dans l'entreprise pour commencer ma nouvelle activité. Et donc, ça m'a amené un petit peu d'inertie. C'est-à-dire que je suis parti d'entreprise, je suis parti de zéro. C'est-à-dire qu'il a fallu que je trouve l'école à ce moment-là, je ne l'avais pas encore. Il a fallu que je réfléchisse à tout un tas de choses. Et pendant ce temps-là, il y a la famille qui peut attendre, qui peut se dire « qu'est-ce que tu fais, mon garçon ? »
- Speaker #0
Donc là, ce que tu veux dire, c'est que tu as vraiment attendu d'être chez toi, d'avoir cette rupture conventionnelle pour mettre en place ta formation aussi ?
- Speaker #1
Oui, et après, je suis parti. Quatre, cinq mois après, je suis parti sur les formations. Pareil, le monde du massage, c'est plusieurs univers. Il y a des dizaines de familles de massage. Donc, c'était savoir qu'est-ce qui pouvait me correspondre, qu'est-ce qui correspondrait à la clientèle de Limoges, etc. Et je ne me suis pas fait accompagner pour tout ça. Et c'est vrai que du coup, on est toujours plus fort à plusieurs. En tout cas, c'est valable pour plein de choses. Et c'est vrai que la feuille de route, j'ai dû me la constituer tout seul. des fois peut-être pas aussi vite qu'il aurait fallu mais en même temps je pense que j'avais besoin aussi de souffler parce que moi je suis resté 17 ans au final dans cette même entreprise et un peu essoufflé donc c'est vrai que peut-être que l'inertie qu'il y a eu c'était peut-être un temps nécessaire j'avais besoin de souffler d'être aligné avec moi et de repartir un petit peu un petit peu épuré, déchargé de pas mal de choses. Et donc, aujourd'hui, ça fait un an et demi que je suis masseur. Comme tout le monde, je pense qu'il lance son entreprise, on voudrait que ça avance plus vite que la musique. Et qu'avec les retours que j'ai de ma clientèle, j'ai que des retours plus que positifs. Je n'ai pas des retours brefs, peu mieux faire, vous allez vous améliorer dans le temps. Je n'ai pas ça. J'ai vraiment un effet waouh de ma clientèle. Donc ça, ça me donne de la légitimité auprès de ma famille, auprès des gens qui m'ont vu changer de vie. Mais voilà, il faut se constituer une clientèle. Donc moi, j'ai toujours travaillé sur un portefeuille client qui était déjà existant. Donc ça... Quand on travaille dans une entreprise liée au commerce, on ne se rend pas compte de ça. Les clients, ils viennent tout seuls, en fait, c'est fait. Après, il faut le travailler. Que là, à la base, je suis personne, personne ne me connaît. Et il y a un gros travail de com' à faire. Donc, c'est beaucoup de casquettes, autre que ma sœur qu'il faut avoir. Et quand on n'est pas accompagné, tout prend du temps. C'est-à-dire, les réseaux sociaux, je ne connaissais pas. Je ne connais pas encore assez les réseaux sociaux. Se vendre, je n'aime pas trop le terme, mais en tout cas, communiquer, se faire connaître. C'est un autre univers, donc il y a d'autres codes aussi à avoir. Et puis, quand on change de métier, c'est aussi faire des rencontres, comme aujourd'hui toi Adeline, comme Amoudita où je suis, où pour ne citer qu'Astrid, il y a des personnes qui vont tracter, qui vont vraiment tracter l'activité, qui vont être des anges gardiens en fait. C'est aussi le cas pour ma kiné. qui m'amènent spontanément des clientes, qui testent mes massages, qui donnent des avis, qui parlent de moi. Et on a besoin de ces gens-là. On a besoin de données, en fait, pour recevoir. Et c'est une belle aventure humaine. Et voilà. Pour en revenir sur le fait de donner le meilleur de soi, je pense que c'est le minimum. Mais ça n'accélère rien, en fait. Après, si on n'est pas à 100%, si on ne donne pas de meilleur, Ça précipite en fait la fin de l'histoire. Mais quand on veut être le meilleur, je trouve que ça n'accélère pas forcément, mais ça donne des projections. C'est-à-dire que je peux voir que plus ça va, plus je peux me projeter dans un avenir avec ce métier-là. Là, on se voit aujourd'hui... j'ai plus de certitude qu'il y a 4-5 mois je me disais est-ce que tu t'es pas planté garçon et puis j'ai rencontré des personnes j'ai aussi changé d'environnement c'est à dire ma structure de travail je masse plus au même endroit et c'est ce que j'ai pu dire quand on tombe sur des personnes qui font sens à notre activité c'est un vrai coup de pouce dans une carrière qu'on soit masseur ou toute autre chose Donc, c'est savoir s'entourer, c'est le nerf de la guerre aussi, quel que soit le métier, il faut trouver des bonnes personnes. Même si être auto-entrepreneur ou chef d'entreprise, ça reste quelque chose de très solitaire, mais on a besoin de pouvoir s'appuyer sur des personnes, on va dire un petit peu socle, des espèces de murs porteurs pour pouvoir passer à l'étage suivant, etc.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis, c'est que... On va rebondir après sur la question d'après. C'est qu'on a envie que ça aille très vite et on croit, je pense, en quittant aussi, que les choses vont se mettre en place parce qu'on a programmé un peu le truc. Et au final, tout ce qui doit se faire prend un temps certain. Et ce temps certain est nécessaire, en fait, à la construction de qui tu es devenu toi en tant que ma sœur, des rencontres qui sont arrivées à toi. Je parle de ça parce que je pense qu'il faut aussi s'apaiser avec le temps. quand tu es auto-entrepreneur, c'est qu'on se met la pression parce que forcément, il y a des charges qui arrivent et il y a la pression familiale, il y a la pression sociale, en fait, sauf qu'on ne maîtrise pas tout, là encore, il me semble, et que du coup, il faut faire confiance au temps. Effectivement, il faut être dans l'action parce que tout ne va pas arriver tout cru, mais il faut laisser le temps au temps. Je crois que vraiment, moi, c'est ce que j'ai appris. Tu vois, pareil, au tout début, je me suis dit, waouh, tu es toute seule. Tu n'as pas le choix, il faut que ça aille vite, même si tu as un fixe, parce que moi aussi j'ai une rupture conventionnelle, malgré tout, ça ne sert à rien d'aller plus vite que la musique quand ce n'est pas le moment. Il y a des choses qui vont... Et puis parce que tu vas prendre le temps aussi d'observer, de voir ce qui arrive, de comprendre des choses et de toi t'affiner dans ce que tu veux être. Donc, oui, le temps est un bon allié malgré ce qu'on peut penser.
- Speaker #1
Après, quand je dis que je suis parti... Je suis parti pas lancé de mon entreprise vers mon nouveau métier, ça c'est une réalité. Pour autant, tu parlais de l'aspect un petit peu financier à travers la rupture conventionnelle, c'est quand même quelque chose où pendant des années j'ai quand même préparé mon départ. C'est-à-dire que j'ai toujours eu l'éventualité de, si je n'y arrive pas, si je m'épuise, si je me lasse, comment je peux financièrement faire en sorte... de m'autoriser une autre vie ou un autre avenir professionnel. Je ne suis pas parti sur un coup de tête. Il y a eu quand même certaines préparations. Alors, ça peut être...
- Speaker #0
Oui, du passif, immobilier ou des choses comme ça. Exactement. Des investissements. Ok. Oui, intéressant.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
tu pars plus serein, en fait, ou avec un peu moins de pression ?
- Speaker #1
Je me dis que c'est pareil. Moi, j'ai un besoin de légitimité vis-à-vis de la famille. Je me dis, si un jour, effectivement, j'essaie de changer de métier, j'ai quand même mis les choses en place qui peuvent me donner une chance d'y arriver. Et puis, si je n'ai pas à compter sur ça, ça me servira pour autre chose de toute façon. Donc, toutes les petites choses, si les gens qui écoutent cette conversation, ça peut vous parler. Mais là où vous êtes, il y a un plan d'épargne d'entreprise, s'il y a des chèques vacances, allez-y, commencez à le préparer. Même si dans cinq ans, vous faites toujours le même métier, ce que vous avez mis de côté. pour quelque chose, il vous servira peut-être pour d'autres choses et de toute façon, vous vous remercierez à un moment donné d'avoir fait ça.
- Speaker #0
Tout à fait. Des doutes, des freins, des difficultés au quotidien ? T'es auto-entrepreneur, t'es installé, c'est quoi les doutes, les peurs ?
- Speaker #1
Moi, j'avais un métier où c'est pas qu'on avait la possibilité de faire une erreur, comme dans plein de commerces, et ce qui compte dans une erreur, c'est la façon de la réparer. C'est-à-dire, c'est repasser un coup de fil à un client parce qu'il a oublié de signer un papier ou autre. Là, le massage, c'est une relation déjà qui va être unique. Une fois formé ce qui m'a sauté aux yeux, C'est que j'étais un homme. Et pour m'expliquer là-dessus, c'est qu'en Europe, le corps est sexualisé. Et donc, si un homme masse une femme, c'est qu'apparemment, ça serait une monnaie d'échange ou ça serait pour autre chose que des vertus, voilà, chose qui n'est pas du tout mon cas. Et du coup, ça m'amène à être d'abord un inconnu, après un homme et après un masseur. et c'est toujours trois étapes incontournables que je structure peut-être un peu dans les échanges que ce soit en DM, sur les réseaux sociaux ou par téléphone mais il y a une notion de faire confiance tu te sens obligé tu veux dire de mettre en place ce système de confiance parce que t'es un homme parce que moi j'arrive dans ce métier de masseur, on est post-metoo on est dans des trucs où la position de l'homme n'est pas évidente La position d'homme, elle n'est pas évidente du tout. Après, que je sois homme ou femme, le fait de toucher un ou une inconnue pendant une heure, c'est quand même... Je ne sais pas si vous en avez conscience, mais c'est assez touchy. C'est-à-dire qu'on vient pour un service pour lequel on va demander de se sentir mieux pendant et après.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Du coup, il n'y a pas de droit à l'erreur, en fait. Il n'y a pas de... Ah, j'ai oublié de vous faire ce geste ou je me suis désolé. Non,
- Speaker #0
il peut y avoir. Par contre, oui, c'était bien.
- Speaker #1
Voilà. mais le ouais c'était bien ou le ça va c'est pas ce que tu recherches quand je demande à quelqu'un ça va pendant le massage je vais chercher plus que ça c'est à dire je le fais reformuler ça va ça fait mal et je prends sur moi ça va ça fait bien mais sans plus faut que j'appuie plus fort je vais pas rentrer plus que ça dans la discussion ça va être très succinct mais je veux entendre c'est parfait c'est ce que je veux c'est très bien ok super
- Speaker #0
J'ai envie de te dire, toi, parce que tu es un homme, mais en fait, toutes les masseuses, même femmes, hommes, devraient avoir cette intention, en fait, ce questionnement.
- Speaker #1
Alors, le massage, en fait, pour du coup échanger un petit peu, que ce soit pendant la prise de rendez-vous au téléphone ou en dehors de revalider des contre-indications, moi, ça m'intéresse de savoir l'expérience du massage qu'on a, quel est son parcours de vie ou son rapport au massage. Quand il y a une vraie culture chez le ou la cliente, du coup, elle sait ce qu'elle se souhaite en termes de pression, etc. Donc, moi, j'aime que les gens soient exigeants.
- Speaker #0
Tu guides, oui.
- Speaker #1
Soyez exigeants.
- Speaker #0
Communiquez en tout cas sur vos besoins et vos envies.
- Speaker #1
Un mauvais massage, c'est une mauvaise communication. Oui,
- Speaker #0
c'est clair.
- Speaker #1
Il n'y a pas eu de communication avant, il n'y en a pas eu pendant.
- Speaker #0
Oui, il y a eu, mais ça n'a pas été entendu. Tu vois ce que je veux dire ? Parce que moi, j'ai déjà... Pour le coup, mon expérience, c'était ça. C'est moi, j'avais besoin de sentir des points de compression assez importants. Et tu as beau dire, si la personne en face n'entend pas, ne comprend pas ce que tu veux dire, c'est mort. On a cette chance que toi, tu entends, comprends et que tu mets en action ce qu'on te dit. Donc, c'est top.
- Speaker #1
Mais donc, après, ta question première, parce que je l'ai peut-être un petit peu déviée, c'était est-ce que j'ai des doutes ? Est-ce que tu en as eu ? J'ai un côté un petit peu artistique, c'est-à-dire que je sais masser. Quand je masse quelqu'un, j'ai déjà fait le massage. Le massage que la personne va recevoir, je l'ai fait la veille ou le jour même avant. Ça, la personne ne le sait pas. Moi, je le sais, c'est une exigence que je m'y tiens. Donc, il n'y a pas de surprise quand je masse. Ça ne veut pas dire que je suis encore en train de dévier la question. Mais je suis quelqu'un de très protocolaire pour pouvoir justement, en fonction de ce que je sens sous mes doigts, aller insister à différentes zones et reprendre le chemin de mon protocole. Et voilà. Les doutes, je les ai à chaque massage. J'ai un peu l'impression que c'est la première fois que je vais masser.
- Speaker #0
D'accord. Normal, c'est bien. Donc,
- Speaker #1
un peu comme un artiste qui monte sur scène, qui a la boule au ventre. Une fois qu'il est sur scène, il sait pourquoi il est là à cet instant précis. C'est ce qu'il se souhaite. Et moi, quand la personne, elle est sous son drap et que je suis à côté d'elle, debout, prêt à masser, je suis exactement là où je veux être à l'instant T. Donc, la boule au ventre, je ne l'ai plus. Mais tout fait sens en fait. Et ça, au début, c'est un petit peu déroutant parce que ça peut renvoyer une image de « je ne suis pas légitime, je ne suis pas compétent » . En fait, c'est juste une exigence qu'on se donne à soi et pour les autres. Et après, il y a un phénomène d'acceptation, c'est-à-dire que je sais ce que je fais pour que ça se passe bien pour la personne, donc ça va bien se passer pour la personne. Et que c'est OK d'avoir du stress parce que c'est une forme de respect qu'on a vis-à-vis de sa clientèle. Et puis, c'est ce côté de... Enfin, plus de 90% des gens, si on se fait masser une fois par an pour l'anniversaire et peut-être Noël, allez, deux max. Donc, une ou deux fois par an, ça doit être parfait. Ce n'est pas comme une baguette de pain qu'on achète tous les jours et on se dit, bon, celle-là, elle est un peu trop cuite. C'est une ou deux fois par an, c'est une ou deux fois parfait. Sinon, c'est rien. Et puis, bien sûr, ça joue sur le bouche-à-oreille, la fidélisation, etc. Mais je fais un métier dans le bien-être. Et au-delà de ça, moi, je souhaite que la personne vive un moment de bien-être. Après, elle parle de moi, c'est cool, mais ça doit être bien pour elle.
- Speaker #0
Ok, super. Ce passage du salariat à l'entreprenariat, est-ce que ça a changé des choses en toi en tant qu'homme ?
- Speaker #1
Est-ce que ça a changé des choses en tant qu'homme ? Alors, je ne pense pas. Il y a pas mal de déformations professionnelles, donc je suis assez carré, structuré. Et en même temps, je mélange le fait de ne pas avoir besoin de souffler, mais de donner le temps au temps. Donc, des fois, il faut arriver un petit peu à s'extraire de toute son organisation parce que des fois, on peut être un petit peu trop dur avec soi-même. Ce qu'on disait tout à l'heure, on veut que ça aille trop vite. Mais des fois, il faut aussi, vu qu'on n'a plus de chef, on est son propre chef. C'est un peu ça, des fois, la dérive. On peut se laisser porter en disant que tout va arriver tout seul, que tout le monde m'attend. Non, il faut partir du principe que je me réveille le matin, personne ne connaît, personne ne m'attend. Et ce qui va me faire vivre, c'est souvent le client d'après. Parce que le client d'avant, je le revois dans un an. Donc lui, ce qui va m'intéresser effectivement, c'est d'être ambassadeur. Moi, c'est ce qui m'intéresse aussi. Un ou une cliente qui va être ambassadeur, je saurais être reconnaissant vis-à-vis d'elle, au niveau tarifaire, sur un prochain massage, etc. Dans mon approche, c'est effectivement de se créer comme une fan base, et d'avoir une communauté, c'est le terme que je cherchais. Et derrière, qu'on sache me chercher pour ce que j'apporte. Et puis là, comme ça, je considère que le travail est fait et que ça se répercute dans mon quotidien. Donc, qu'est-ce que ça m'a apporté en tant qu'homme ? Mon passé professionnel m'aide dans mon quotidien. Des fois, selon les métiers, on n'a peut-être pas les clés derrière pour faire autre chose. après comme je dis tout à l'heure pour les réseaux sociaux là je vais mettre bientôt en route un site internet il y a des choses qu'on peut faire par soi même c'est hyper chronophage moi je vois par exemple dans mes massages c'est rare que je fasse un massage d'une heure il va souvent durer une heure et quart, une heure vingt, une heure trente et en tant que chef d'entreprise je pense qu'il faut arriver à se dire alors c'est bien parce que la personne elle va avoir plus de gestes, elle va être plus contente etc mais est-ce que professionnellement cette demi-heure en plus est-ce que j'aurais pas pu passer deux trois messages, est-ce que j'aurais pas pu euh... Je suis toujours dans cette ambivalence-là d'optimiser le temps. Et puis, plus ça va. Et je croise les doigts, mais j'ai de plus en plus de clients. Donc, j'arriverai à respecter une heure tant d'euros et ça restera une heure. Pour l'instant, je n'y suis pas. Donc, j'en fais profiter ma clientèle. C'est une sorte un petit peu de bonus déjà. Mais vraiment, si je veux être honnête avec moi-même, en tant qu'entrepreneur, c'est de se dire, cette demi-heure-là... Est-ce qu'elle va te rendre service à la donner à cette personne-là ou est-ce que tu ne devrais pas apprendre des choses ? Et donc du coup, ça m'amène à déléguer. Et ça aussi, dans le monde du salariat, quand on a des responsabilités, apprendre à déléguer et dire que ça, je peux le faire, mais en fait, le ratio entre le temps que ça va me coûter, ce que ça coûte si je me le fais faire par quelqu'un, ça aussi, je pense qu'il faut l'anticiper et il ne faut pas hésiter à déléguer parce que moi, je suis masseur. Si je pouvais me passer des réseaux sociaux, je le ferais. ça ne m'intéresse pas c'est plaisant ça renvoie un petit peu d'amour propre parce qu'on a de la dopamine avec les likes etc c'est cool mais la dopamine ça ne remplit pas un caddie donc il y a cette réalité là à un moment donné quand on est chargé de famille donc il y a ce côté rationalisé dans un métier où on est sur le bien-être et où la notion d'espace-temps elle est un petit peu elle n'existe plus donc on peut s'y perdre des fois Oui. Maintenant.
- Speaker #0
Et toi, du coup, tu arrives quand même toujours à rester carré, tu n'as pas changé l'homme que tu étais avant ?
- Speaker #1
Je suis rentré dans le fait de vivre plus lentement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui. Quitte à, j'en suis pas là, mais si ça n'avance pas assez vite et qu'après, il faille que je prenne, je ne sais pas, un mi-temps ou autre, j'accepterai ça parce que j'accepte, pour moi, c'est ok que ça prend du temps de constituer une clientèle. que les gens ne savent pas qu'ils y mettent de la mauvaise volonté, à ne pas laisser un avis à l'instant T. C'est qu'après le massage, la vie reprend son cours. Et donc, pour moi aussi...
- Speaker #0
Et puis toi, tu perçois l'importance, mais quand tu es client, et quand tu n'es pas auto-entrepreneur, tu ne te rends pas compte de l'importance de ce petit geste,
- Speaker #1
que d'écrire des recommandations. Et ma clientèle, ça reste quand même... Plus de 80% de mes clients ont plus de 40 ans. on est... pas forcément certains, mais peu sont habitués à laisser des avis. Donc souvent, ça va être le premier avis que laisse la personne.
- Speaker #0
C'est comme laisser un pourboire, quoi.
- Speaker #1
Ah, je ne sais pas. Oui, c'est plus ancré chez les générations.
- Speaker #0
Du coup, pareil, laisser un pourboire à la génération, c'est compliqué aussi. J'ai l'impression qu'il y a ce truc peut-être. Il a fait son job, tu vois. Il a fait son job, je l'ai payé, il a fait son job et c'est OK, quoi.
- Speaker #1
Mais après, ça, généralement, les gens le... Oui, le contraire. Il y a des manières un petit peu rigolotes d'aller chercher ça. Donc, il y a une petite partie après-vente, effectivement, pour entretenir la relation commerciale.
- Speaker #0
Oui, ça aussi qui est important d'entendre, c'est que quand tu es auto-entrepreneur, tu as ton métier de cœur, mais tu dois être commercial, comptable. Il y a toutes les casquettes, en fait, qu'il faut avoir en tête, que tu n'as pas forcément compté quand tu débutes.
- Speaker #1
Et puis, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. C'est-à-dire que quand tout à l'heure, tu me parlais de doute, on s'en met. individuellement des doutes, mais tout le monde est là pour nous mettre des doutes.
- Speaker #0
C'est très important ce que tu dis.
- Speaker #1
Et je l'avais entendu, mais je l'ai vécu. Donc là aussi, je ne remets pas la mode au pays. C'est que votre premier cercle... Il ne vous apporte rien. Mais quand je dis rien, c'est rien. Bien sûr que dans toutes les choses de la vie, on ne peut pas généraliser. Mais partez du principe qu'il ne vous apportera rien.
- Speaker #0
Il faut savoir l'encaisser.
- Speaker #1
Moi, j'ai eu une période où je me suis dit que c'était peut-être un peu injuste quand même. Parce que même ma femme, par exemple, mais ce n'était pas son métier premier. de me ramener ses collègues à Massé aussi. Donc, c'est à moi de... J'ai décidé de monter une entreprise, c'est à moi de la faire vivre. Cette responsabilité-là, elle ne dépend pas des autres, elle dépend de soi. Donc ça, ne pas partir dans cet écueil-là de dire on va m'aider. Non, c'est aidez-vous. Si les autres vous amènent, c'est du plus. C'est la cerise. Mais le gâteau, c'est vous qui le faites.
- Speaker #0
Ça est le projet en fait. Moi, je suis coach et pour certains, c'est un métier complètement... qui est inconnu. Donc, c'était un peu fou de quitter la fonction publique pour devenir coach, tu vois. Et c'est vrai que tu dis, tu en parles une fois et tu as un retour qui est pourri. Un deuxième, et tu dis, mais en fait, arrêtons de donner des bâtons pour se faire battre, en fait. Il y a des gens qui ne sont pas capables d'entendre, de comprendre ce qu'on vit, et c'est OK, en fait. Comme tu dis, c'est d'abord se nourrir soi de ce qu'on va vivre, être convaincue du projet, et puis, à nous de faire nos preuves et de prouver que oui, ça tient la route. Et si ça ne tient pas la route, c'est OK aussi, mais pas donner le bâton pour qu'en plus de nos du tout. on reçoit le doute des autres parce que là ça appuie encore sur nos épaules et ça donne encore une chape qui est un peu lourde il faut savoir s'entourer tout à fait,
- Speaker #1
savoir s'entourer c'est capital c'est effectivement d'avoir la curiosité même sur des choses qui ne font pas partie de mon domaine alors les algorithmes sont très forts pour ça parce que les téléphones entendent un peu ce qu'on dit, donc ça c'est nous proposer aussi des Merci. Des extraits de podcast ou autres sur des mindsets, etc. Il y a des choses à jeter, mais il y a des choses à garder aussi. Mais c'est vrai que les gens projettent leur peur sur nous. C'est-à-dire que moi, à ta place, j'aurais peur. Mais j'avais entendu ça une fois. Et effectivement, la personne disait qu'en s'adressant à son interlocuteur, c'était peur, ce n'est pas les miennes.
- Speaker #0
C'est sa part d'ombre, en fait. Tu viens travailler leur part d'ombre. Mais dans tout. Dans une séparation, dans un mariage, dans faire des enfants, dans 40 ans passés, par exemple. Tout ce qui est un peu... Tout ce qui ne rentre pas dans le schéma qu'on nous a donné, en fait. Tous ces sujets-là font travailler les ombres de l'extérieur. Et du coup, forcément, amènent des réactions un peu, parfois, pas évidentes à prendre. Donc, pas de bâton à donner. Voilà, du coup,
- Speaker #2
ouais.
- Speaker #0
Et savoir s'entourer, ouais, vraiment. pas forcément tout dire, pas forcément tout partager.
- Speaker #2
Une des erreurs que j'ai faites aussi...
- Speaker #0
Ne faites pas confiance à un nom, là où je veux dire, enfin un nom NOM, des fois vous pouvez dire je vais demander à cette personne-là parce qu'elle est de la famille 2, faites confiance aux compétences, entourez-vous de gens compétents, pas de gens qui ont des noms.
- Speaker #1
Des gens compétents et qui ont vécu un retour aussi peut-être grand.
- Speaker #0
Oui, oui, tout à fait. C'est parce que des fois, les gens cléronnent, je suis la fille d'eux, je suis le fils d'eux. Et en fait, il n'y a rien derrière, il n'y a pas la compétence. C'est juste qu'effectivement, et ça, c'est un écueil que je faisais dans ma vie professionnelle d'avant, je ne sais pas réseauter. Et le réseautage est fondamental, notamment quand on est auto-entrepreneur. Donc, c'est quelque chose... pour lequel j'ai encore à progresser.
- Speaker #1
Que tu as fait quand même à Maudita, je te coupe. Maudita. C'est ta permissaire quand même.
- Speaker #0
Oui, mais là, pour le coup, c'est vraiment des belles personnes parce que c'est elles qui réseautent pour moi. C'est même le stade ultime du réseautage.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Donc là, je sais très régulièrement les remercier de ça. C'est juste dingue. Donc, vous pouvez être, et moi, j'étais un des meilleurs dans ce que je faisais avant. C'est ce que je me souhaite aujourd'hui, mais ce n'est jamais suffisant. Il faut le faire savoir. si vous êtes bon dans ce que vous faites faites le savoir et moi j'étais juste là avant à mes tableaux ils sont dans le vert, ils sont au dessus de 100% il y a des entretiens professionnels une fois par an qui lactent ça mais ce n'est pas suffisant il faut profiter de chaque occasion pour dire regardez ce que je fais regardez je peux faire ci, je peux faire là j'existe et sinon ça ne marchera pas je fais en sorte que le massage soit le meilleur possible dans l'expérience, dans les 5 sens etc et en plus de ça, on a aussi un autre modèle, Mais ce n'est pas encore assez suffisant. Il faut capitaliser dessus. Ça, c'est le minima, en fait.
- Speaker #1
On parle, c'est revenir sur les autres casquettes, en fait. Ça ne suffit pas d'être un créatif, en tout cas d'exercer notre métier de cœur. Il y a tout un autre panel à mettre en évidence. Et le réseau, et tu as raison, en tant qu'auto-entrepreneur, c'est impossible de rester seul, en fait. Comme tu le disais, on va beaucoup plus vite à plusieurs. Au-delà de vivre au grand, on va vraiment beaucoup plus vite.
- Speaker #0
Plus vite et ou plus sereinement.
- Speaker #1
Oui, plus sereinement.
- Speaker #0
Parce qu'on parlait de doute tout à l'heure. Et c'est vrai que quand on tourne en rond dans sa tête, autant les autres, ça nous amène le doute, mais d'autres personnes sont capables aussi de nous les enlever.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et de nous apporter certaines certitudes qu'on se souhaite.
- Speaker #1
Donc, rester seul. Le réseau est à l'accompagner.
- Speaker #0
Mais ça ne veut pas dire qu'il... C'est important d'avoir le petit ange et le petit démon sur chaque épaule. Il ne faut pas avoir que des personnes qui disent que tu es le meilleur. Mais si on nous remet en doute... Ça doit être sur nos compétences. Ça ne doit pas être sur un ressenti, sur une projection de peur qui n'est pas les nôtres. La critique, elle est bonne, si tant est qu'elle soit constructive. Et là, on avance.
- Speaker #1
En quelques mots, dans 5 ans, tu te vois où, comment ?
- Speaker #0
Dans 5 ans, toujours ma sœur. Moi, j'aimerais projeter sur la formation. Je n'attendrai pas 5 ans pour le faire.
- Speaker #1
Ok, super. Tu voudrais être formateur ?
- Speaker #0
Oui, formateur, j'ai des affinités avec ça. L'école où j'ai été formé, la directrice compte sur moi. Donc, c'est cool. Et puis, le monde du bien-être, c'est vraiment un monde safe, oui et non. Mais il y a vraiment des belles personnes. Et il y a quand même des belles personnes au mètre carré. Et juste ça, c'est kiffant. J'avais besoin de ça. Ça, ça me manquait dans ma vie d'avant parce qu'il y avait beaucoup de requins. Moi, j'étais peut-être un poulpe au milieu d'un requin ou un dauphin au milieu d'un requin. Je ne sais pas quelle image j'ai la bonne. Mais là, je suis avec des gens où... Parce qu'on n'en a pas trop parlé, mais le toucher, c'est un vrai sujet. Et le toucher, c'est un vrai moyen de communiquer. Les masseurs, entre eux, on est très tactiles. Que dans le quotidien, quelqu'un de tactile... Oui, ça peut poser un peu un problème. On va se dire, est-ce qu'il y a des trucs derrière ? Oui, bien sûr. Et que nous, on a compris que c'est un vrai moyen de communiquer, c'est un vrai moyen de s'apaiser, que c'est safe. Et ça, ces bulles-là, c'est top. Donc, dans 5 ans, j'aimerais bien... Alors, peut-être avoir une école, c'est beaucoup dire, mais être formateur, être référent, développer la culture du massage dans la région où on est. Parce que moi, j'ai été formé sur Paris, sur Toulon, Marseille. Je suis allé à Cannes. C'est que des villes où les hôtels, ils ont... Tous leurs masseurs ou masseuses, les conciergeries ont tous des masseurs, masseuses à caser. Tout est institutionnalisé, tout est normal. En fait, quelqu'un là-bas qui va dans un hôtel, il y a un masseur, c'est normal. Que nous, c'est toujours exceptionnel, c'est des massages beaucoup papouilles, on va dire. Donc c'est souvent ça dans les échanges ou les mauvaises expériences aussi. Je parlais de la communication, mais il y a un ancien monde, alors qui peut satisfaire à d'autres personnes, j'ai rien contre. C'est juste que c'est des massages que je ne fais pas. Et les gens qui viennent me chercher, ils viennent chercher à la fois de la puissance, de la douceur. Mais pour sentir de la puissance, il faut le pendant de la douceur. Et pour sentir la douceur, il faut aussi le pendant de la puissance. Que ce soit un massage sportif, que ce soit un massage relaxant, que ce soit un massage drainant. Donc ouais, si je pouvais apporter ma pierre à l'édifice, et dans le doute des fois, souvent je me dis que soit j'aurais été trop précurseur. Peut-être que je me dis ça. Donc soit j'aurais eu raison trop tôt. comme disent des fois les politiques. Ou soit, effectivement, je suis arrivé au bon moment parce qu'il y avait des choses à mettre en place et que moi, je ne vis pas les choses dans mon coin. Donc moi, si je peux former quelqu'un, j'ai déjà commencé à le faire. Je vais avoir d'autres opportunités au mois d'août. Moi, je suis là pour partager parce que plus on sera à faire des massages comme j'ai appris à les faire, plus il y a une culture qui va se mettre en place et plus il y a des clients qui vont venir le demander. Donc moi, je vois vraiment un ou une masseuse Comme un partenaire et pas comme un concurrent.
- Speaker #1
Ouais, super.
- Speaker #0
Parce qu'il en faut pour tout le monde, en fait.
- Speaker #1
Mais bien sûr. Et puis, tu masses avec qui tu es. Tu masses avec ta personnalité. Exactement. Donc, on est tous différents. Et comme nous, avec des coachs, on est des millions de coachs. Et en même temps, on est tous différents de par notre expérience de vie. Donc, forcément, on partage d'autres choses. OK. Bon, super. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi, Lise.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !