- Speaker #0
« Bienvenue dans ce Let's Go, le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle. Je suis Adeline Guillou, je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier, ce sont les histoires de vie personnelles ou professionnelles. Ici, je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent, de plus risqué souvent, mais qui à leurs yeux avait plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Julie qui est passée d'assistante commerciale à praticienne en massage.
- Speaker #1
Donc je sais que je ne reviendrai plus jamais. derrière un écran, enfin en tout cas pas 8 heures par jour, mais c'était une torture en fait, je tenais plus en place à la fin quoi. Quand vous savez où il faut aller, il faut y aller, c'est la seule issue, c'est ça, il faut absolument y aller, coûte que coûte, parce que si vous êtes au bon endroit, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.
- Speaker #0
So let's go ! Comment t'es venue l'idée ?
- Speaker #1
J'ai toujours su déjà que je n'avais rien à faire derrière un ordinateur, assise, sédentaire. Mais j'ai une formation initiale que je n'ai pas pu mettre en application en limousin. J'étais formée à Paris dans le stylisme pour des raisons... Enfin, j'ai suivi mon amoureux ici. Parce que ce n'était pas possible pour lui d'intégrer la région parisienne, ce que je comprends aujourd'hui tout à fait. Et donc, quand je suis arrivée ici, c'était ma formation... ne me permettaient pas de postuler dans des entreprises parce que ce n'était pas du tout développé. La presse, textile, c'est surtout à Paris, dans des grosses grosses agglos. Donc, de fil en aiguille, j'ai rencontré des personnes qui m'ont permis de travailler quand même un peu dans l'événementiel, un peu dans la mode, un peu dans la photographie. J'ai été licenciée économique quatre fois en une quinzaine d'années. J'ai donné aussi plusieurs fois ma démission. Toujours est-il que j'ai pu intégrer des entreprises pour être assistante commerciale parce que je m'en sortais très bien sur les entretiens d'embauche, parce que j'ai le contact facile et que les recruteurs ont vu en moi une personne confiante, malléable sur la vente, etc. Donc j'ai commencé à avoir une petite expérience dans l'assistanat commercial. J'ai travaillé sur des plateformes d'appels aussi, mais toujours des postes administratifs, mais avec un peu de relationnel et de la vente auprès des particuliers ou des pros.
- Speaker #0
Et donc le massage ?
- Speaker #1
Je savais qu'un jour, j'allais faire un truc qui n'a rien à voir, un métier manuel, artisanal. Je le savais profondément, mais lequel ? Donc j'ai fait beaucoup de couture, j'ai fait de la peinture, j'ai fait de la poterie. Je me suis exercée sans formation. un peu dans tout ce qui m'attirait, qui était créatif et manuel. Et le massage, alors c'est drôle parce que je n'y avais jamais pensé. J'avais toujours pensé à faire de l'activité artistique, mais jamais le massage. Et c'est en fait en regardant des vidéos d'une nana qui était spécialisée dans les massages du visage. Et en fait, je me suis dit, mais évidemment, moi j'adore, je suis cliente du massage depuis toujours, j'adore ça les massages, mais je ne me suis jamais projetée. Pour moi, c'était une grosse formation, c'était vraiment un métier qu'on commence euh Après la troisième, le CAP esthétique, etc. Pour moi, ce n'était vraiment pas un domaine dans lequel j'allais pouvoir travailler et m'épanouir. Et quand j'ai vu cette nana, je me suis dit, j'avais le sentiment que ça rassemblait un peu tout ce que j'aimais. C'est-à-dire le travail des mains, je pense que le massage comme la poterie, ça répond vraiment à ça. Le contact avec des gens. le contact un peu précieux, intime qu'on a avec les gens, le rapport au corps. Et en fait, je me suis dit, j'étais sur un poste depuis 5 ans d'assistante commerciale, et en fait, je me suis dit, j'y vais, je vais me former pour voir si ça répond vraiment à ce besoin de me reconvertir. Et donc, j'avais du CPF, je ne m'en étais jamais servie. Et en fait, je me suis dit, allez, je trouve une bonne école. Donc, je suis allée, j'ai commencé à gratter. J'ai demandé aux nanas sur Instagram quelles formations on les avait faites, etc. Enfin, j'ai commencé à prendre le truc un peu au sérieux. Et comme j'ai le CPF, c'est quand même de l'argent qu'on investit, je me suis dit, il ne faut pas que je me trompe. Donc, il faut que je fasse une formation qui vraiment va me... peut-être me permettre d'envisager de travailler dans ce domaine-là. Donc j'ai tout de suite pris le truc très au sérieux par rapport à tous les essais précédents que j'avais faits où je savais que ce ne serait pas rémunérateur. Et donc j'ai pris mon CPF, j'ai trouvé une école. J'ai pris la plus proche qui était à Clermont-Ferrand. mais une école qui était quand même reconnue auprès de la fédération française de massage qui référence en fait toutes les écoles certifiées etc et c'était parti donc j'étais en poste à temps plein en CDI et j'ai pris des congés en fait pour pouvoir me former donc j'ai fait une première formation, une deuxième, une troisième et à chaque fois J'étais là, je me disais, mais là, je suis en train d'apprendre un métier manuel. Et je n'arrêtais pas de me dire, c'est dingue. Parce qu'en fait, j'y suis, je suis en train d'apprendre. Là, on me dit comment bouger mes doigts pour faire tel massage. Et j'étais au paradis. Mais tout de suite, ça a été une évidence. Et donc, je n'ai pas traîné. J'ai validé presque 110 heures de formation. Je crois que j'avais fait en tout. Et je me suis dit, il faut que je m'exerce. Là, j'ai appris un truc. Ma mère, c'est mon premier cobalt, évidemment. mes amis et tout mais c'est un truc il faut que je le pratique il ne faut pas que tu perdes la main donc je me suis renseignée sur le statut d'auto-entrepreneur et en fait mes formations je les ai commencé en avril 2024 enfin au début de l'année 2024 et en fait en novembre j'avais terminé le premier cursus de formation qui me permettait d'être à l'aise, maîtrisante et de pouvoir pratiquer sur une clientèle inconnue C'est hyper bizarre. Et donc, je me suis matriculée en décembre. Et j'ai commencé tout de suite. Dès que j'avais mon numéro sirède, j'étais dans le cadre légal et je pouvais travailler. Donc, j'ai soustrait les assurances, etc. J'ai acheté ma première table de massage. Et en fait, j'ai travaillé dans un tiers lieu à Aix qui s'appelle Le Temps de Vivre, qui loue des espaces à l'heure. donc c'était abordable et en fait grâce à ça j'étais présente sur le newsletter et donc j'ai eu mes premières clientes donc au début c'était vraiment particulier parce que je vais toucher le corps de personnes qui me font confiance c'est très particulier et en fait je ne pensais pas que j'aimerais autant Alors... parce qu'en fait le massage pour celles et ceux qui connaissent le massage, ça apporte énormément ça agit sur un spectre immense, c'est pas juste une heure de son temps qu'on prend pour se détendre ça apporte vraiment beaucoup et en fait ça répond à tout ce que j'aime tout ce que j'imagine, c'est à dire le rapport à l'autre apporter du bien-être aussi travailler avec des producteurs locaux des productrices locales pour le coup, j'avais la volonté de mettre en avant le travail artisanal des femmes surtout.
- Speaker #0
Pour l'huile tu veux dire ?
- Speaker #1
Le linge, l'huile, les plantes, tout ce dont j'ai besoin pour travailler. Donc en fait je suis arrivée sur le massage, en voyant dans mon fil d'actu sur Instagram, j'avais Nana qui parlait de ça, et je me suis dit mais évidemment quoi, c'est évidemment. Et puis alors ? j'adore l'huile, j'adore me bâtisonner d'huile et j'adore cuisiner avec des huiles j'en ai plein de différentes à la maison et donc je m'éclate les huiles de machin, les huiles de truc je rencontre des herboristes qui font elles-mêmes leurs produits donc du coup je peux conseiller en parler en étant crédible c'est pas juste ce que j'imagine maintenant je sais, j'ai appris donc je sais que je ne reviendrai plus jamais derrière un écran, en tout cas pas 8h par jour Mais c'était une torture, en fait. Je ne tenais plus en place à la fin.
- Speaker #0
Et justement, pour revenir à cette époque du salariat, tu l'as quitté comment ? Avec un licenciement ?
- Speaker #1
Alors, en fait, pareil, comme on en discutait tout à l'heure, quand mon projet a commencé à prendre de la place, c'est-à-dire que je travaillais le soir, le week-end, j'avais des retours positifs, etc. Je me suis dit, bon, là, il faut que... Il faut que je mette une balance et que je pèse pour être compte qu'est-ce que je fais, je ne peux pas être sur les deux tableaux. Donc j'ai fait une demande auprès de Transition Pro, c'est un dispositif pour les salariés, donc il faut répondre à certains critères, être salarié depuis plus de 5 ans, etc. C'est un dispositif public qui permet aux personnes qui veulent se former et envisager une reconversion que la formation soit intégralement financée et que tu conserves ton salaire. C'est un dispositif qui est vraiment génial. C'est très dissuasif parce qu'il y a une partie administrative.
- Speaker #0
Très lourde.
- Speaker #1
Il faut être quand même armé. Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui ne vont pas jusqu'au bout parce que c'est très lourd administrativement. Il faut rechercher le certificat de travail. Quand ça fait 25 ans que tu travailles et que, comme moi, tu ne les as pas conservés, c'est un peu galère. Je comprends. Je pense que ça fait le tri. J'ai fait une première demande en 2024. Pour le CAP esthétique, parce que je me suis dit que c'est le seul diplôme... qui existe, qui va me permettre de pouvoir travailler et tout. En fait, non, ce n'est pas du tout le seul. Donc, ça a été refusé. Quand tu fais une demande auprès de ce dispositif qui est accompagné par la Chambre de commerce et la Chambre des métiers, c'est obligatoire et c'est un soutien indispensable parce que ça t'apporte quand même des... Enfin, ça t'explique le fonctionnement du dispositif. Tu as un délai d'attente de deux mois qui est hyper long. Donc, le premier a été refusé. J'ai laissé passer un an, j'ai continué de travailler, de développer mon activité en parallèle, mais j'ai besoin de cette formation absolument, de me certifier comme praticienne officiellement. Donc j'ai refait une demande début 2025 pour une autre formation. Et en fait, ce qui est drôle, c'est que ce dispositif ne te permet pas de quitter ton poste. C'est-à-dire que tu es détaché de ton poste pendant la durée de ta formation, tu conserves ton salaire. Mais tu vas revenir, en fait. Ta formation est payée, etc. Mais l'objectif, c'est que tu reviennes sur ton poste à terme. La première fois, quand ça a été refusé, c'est ce que j'avais fait. J'ai refait la même chose la deuxième fois, sauf que je me disais, mais en fait, je ne veux pas revenir. Je veux me former. travailler, surtout que mon activité avait déjà commencé à démarrer, donc le feu avait pris, et je fais je peux pas revenir et le feu va s'éteindre je fais mais c'est pas ça qu'il faut que je fasse donc j'ai fait, donc il y a ou cette option, et l'autre option c'est une démission reconversion c'est à dire que c'est exactement la même demande sauf que t'es pas pris en charge, ton salaire n'est pas pris en charge par ce dispositif, mais par France Travail qui prend le relais, donc si ton projet est validé tu démissionnes et tu as tout de suite le chômage qui assure donc je me suis dit mais c'est ça qu'il faut que je fasse donc j'en parle avec la personne qui m'accompagne à la chambre de commerce oui évidemment etc j'avais déjà bien avancé dans mon projet donc à minuit je savais que la réponse à mon dossier allait être affichée et donc j'étais hyper confiante je savais que c'était ça et donc j'allume mon téléphone à 7h du matin Et je vois une espèce de grosse ligne rouge. Et je dis non, mais ce n'est pas possible. On refusait. Je fais non, mais c'est une blague. Qu'est-ce qu'il me reste ? Là, pour moi, c'était bon. J'étais partie. J'étais plus dans mon...
- Speaker #0
Tu savais où tu voulais aller. Tu savais... Et en même temps, tu n'y arrivais pas en fait. Je ne pouvais plus m'en passer.
- Speaker #1
Il fallait que ce soit terminé. Ça devenait vraiment... Même physiquement, je ne pouvais plus. Et je fais qu'est-ce qu'il me reste ? Le licenciement économique. Pour avoir la garantie d'avoir... Un minimum de revenus, tu veux dire ? Voilà, des indemnités, un filet de sécurité quand même. Bon, bah, licenciement économique, c'est pas de mon ressort, donc je ne veux pas compter là-dessus. Et sinon, une rupture conventionnelle. Mais ça va être compliqué et tout. Mais là, j'étais au bord. Il fallait que de toute façon, il y ait une solution pour moi. Donc, j'en parle à mon responsable. Je lui fais, écoute, voilà, je lui explique la situation. Elle était au courant de mon activité, etc. Elle était même plutôt... enfin il était intéressé bienveillant et tout par rapport à mon projet et et en fait c'est lui qui m'a proposé une option conventionnelle il m'a dit on va pas te garder là tu as besoin enfin ton chemin il est plus avec nous il est ailleurs donc j'y croyais pas quoi j'étais là mais en fait les refus précédents Parce que Transition Pro, c'est quand même un truc génial pour les salariés qui veulent se former et changer de métier. En fait, c'était juste que ce n'était pas cette voie-là qu'il fallait que j'emprunte. J'ai eu des refus pour qu'au final, mon entreprise me propose une option conventionnelle. Donc ça, c'était, on va dire, le lundi matin. Et en fait, je n'y suis jamais retournée.
- Speaker #0
Ah, super.
- Speaker #1
Parce que ça a été... Ça s'est fait assez rapidement, puisque tout le monde était d'accord. Le jour même, j'ai signé les documents. Après, j'ai pris mes congés. Et en fait, c'était le rêve parce que pour moi, j'avais enfin du temps à consacrer au développement de mon activité. Grâce à ça, on rencontre du monde, on s'est rencontrés nous. Et puis après, c'est l'effet boule de neige, c'est bon. Donc, ça fait un mois que je suis 100% sur cette activité. D'accord, ça fait juste un mois. Oui,
- Speaker #0
c'est très récent. Je pensais que ça faisait beaucoup plus.
- Speaker #1
Ça fait juste un mois. Ça fait un an presque que je fais des massages et tout. D'accord. que je travaille, quoi, mais...
- Speaker #0
Disons que tu faisais en parallèle une activité salariée, et là, du coup, t'es vraiment... Je suis à temps plein. T'es matriculée depuis quand, du coup ?
- Speaker #1
Depuis décembre.
- Speaker #0
Depuis décembre, ok.
- Speaker #1
2024.
- Speaker #0
Ok, super. Au-delà de l'employeur, t'as été soutenue par ton entourage dans tes choix ? Ah oui,
- Speaker #1
j'étais très soutenue. De toute façon, j'ai pas laissé... J'ai pas tellement demandé. En fait, je savais que j'étais au bon endroit, et... Alors, je me suis dit, les gens vont encore penser que c'est le Nubi parce que, je te dis, j'ai créé des trucs et tout, machin. Enfin, j'avais fait pas mal de choses. Mais moi, je savais, en fait, que ça allait... Que là,
- Speaker #0
c'était sûr.
- Speaker #1
Que j'étais au bon endroit et que ça répondait vraiment. Et puis, que j'allais vraiment pouvoir apporter quelque chose aux autres, ce que je n'avais pas dans mes autres projets avant. Je suis toute seule à faire des créations, essayer de les vendre. Là, je suis... C'est un échange, quoi, avec quelqu'un. Donc moi j'étais hyper soutenue, j'ai eu de la chance, personne ne m'a ralenti en fait. Et peut-être que je n'ai pas demandé la vie en fait, j'ai dit tiens je vais faire ça, ça y est c'est bon.
- Speaker #0
Sans demander, mais ce n'est pas plus mal des fois.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut s'écouter.
- Speaker #0
Tellement. Tu avais des connaissances dans l'entrepreneuriat avant de te lancer ?
- Speaker #1
Alors... Oui, alors rapidement, j'ai ma mère et ma sœur qui avaient créé un commerce il y a une quinzaine d'années. Donc, j'avais deux petites connaissances. Par contre, je m'étais renseignée bien avant sur le statut d'avoir une micro-entreprise, ce que ça implique, ce qui était imposé sur le statut, les avantages et tout. J'ai quelques amis qui ont des micro-entreprises aussi, donc je connais un peu le fonctionnement. Mais non, après, c'est très récent. C'est récent. J'ai choisi ce statut-là quand j'ai fait mes démarches à la Chambre de commerce. Oui,
- Speaker #0
ce que je veux dire. Donc, tu étais accompagnée par la Chambre de commerce. Oui. Jusqu'au bout, en fait, pas que pour monter le dossier. Non, voilà. Jusqu'au bout, en fait,
- Speaker #1
ça a suffi. Parce que quand on monte les dossiers, quand on fait une demande auprès de Transition Pro, on doit fournir un bilan prévisionnel. Donc, j'ai fait un bilan prévisionnel. que j'utilise, sur lequel je m'appuie encore à la chambre des métiers.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Donc, indispensable accompagnement par contre. Je pense qu'il y a des choses qu'on m'a transmises, j'ai été aiguillée. J'aurais été un peu dans toutes les sens.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Il y a des choses qu'on ne peut pas deviner.
- Speaker #0
Bien sûr. Qu'est-ce qui était le plus difficile dans cette reconversion ?
- Speaker #1
Le plus difficile, c'était d'être toujours salariée et de ne pas savoir comment m'en échapper parce que j'en étais vraiment arrivée à la fois. Physiquement, c'était vraiment une petite exposure. Il fallait que je parte. C'était vital, vraiment. c'est vital. Donc, le plus difficile, ça a été de trouver une solution pour... Parce que j'avais quand même confiance en moi. Je sais que je vais faire le maximum pour que ça fonctionne. Mais j'ai quand même des charges. Enfin, voilà, on a des charges. Et il fallait que j'ai un filet de sécurité. Il fallait que j'ai des revenus d'assurés quand même. Parce que j'ai toujours été salariée. Je n'ai jamais travaillé à mon compte. Donc, j'avais quand même une appréhension sur... On ne sait pas, en fait, où on va. On ne sait pas où on met les pieds.
- Speaker #0
et il fallait que je sois accompagnée par un fort travail donc le plus difficile c'était ça je pense que quand on sait où on va et ce qu'on veut c'est plus une difficulté c'est très intéressant ce que tu dis pour l'avoir partagé aussi en fait c'était tellement clair dans ma tête que quand j'en ai parlé moi à ma collectivité ça a été oui mais de toute façon il n'y avait pas d'autre solution dans mon corps, dans ma tête il n'y avait pas le choix, ça devait se passer comme ça mais On a eu la chance tous les deux que ça se passe comme ça, que ça soit positif à la fin. Mais c'est vrai que quand tu vibres ce truc-là de dire, il n'y a pas le choix de toute façon, c'est là où je dois aller, c'est ce qui doit se passer.
- Speaker #1
Et je pense qu'effectivement, l'entourage, parce que comme tu dis, on a eu la chance d'avoir cette rupture conventionnelle, d'avoir plusieurs mois sécures, on va dire, où tu peux te développer sans être trop stressée. Mais de toute façon... je serais partie d'une façon ou d'une autre en fait j'ai tout essayé tout ce qui était possible pour être accompagnée par France Travail mais si ça n'avait pas marché j'étais face à un mur en fait donc je pense que je serais de toute façon partie alors peut-être pour trouver pour me former en alternance par exemple dans une autre entreprise dans le bien-être toujours faire une alternance parce que c'était aussi une solution mais je serais partie peut-être que quand on sait précisément euh ce qu'on veut plus, je serais quand même partie. Et ça, je pense que c'est là que l'entourage a sa carte à jouer. Bon, je vais donner ma démission. Alors oui, vas-y, on croit dans ton projet. Il faut que les gens y croient autant que toi. Je pense que vraiment, ça te donne des ailes. Et en plus, on a tous entendu des gens dire « Non mais en fait, quand vous savez où il faut aller, il faut y aller. » C'est la seule issue, c'est ça. Il faut absolument y aller. coûte que coûte, parce que si vous êtes au bon endroit, il n'y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Et en fait, je me suis nourrie de ce genre de discours, d'entrepreneurs qui ont des grandes entreprises, des hommes, des femmes, etc. Qui fonctionnent et qui ont réussi. Le message à retenir, c'est de toute façon, ça va marcher. Parce que toute ton énergie, tu vas la mettre dedans, donc il n'y a aucune raison que ça ne marche pas.
- Speaker #0
C'est important aussi ce que tu dis, quand je demande est-ce qu'on t'a soutenue. Au-delà de ça, c'est s'entourer de témoignages, de personnes qui ont réussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Parce que ça donne une lueur quand même d'espoir. Mais oui, parce que... C'est-à-dire qu'il y en a qui réussissent quand même, donc pourquoi pas toi ?
- Speaker #1
Tous les discours existent aussi. Si tu peux...
- Speaker #0
Si tu peux avoir une négativité... Mais voilà, mais en fait... Ça fait compliqué.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, vraiment, il ne faut pas... Alors, il y a... Regardez, si jamais vous avez l'occasion de regarder, une interview très courte d'Anthony Cavanaugh. Je crois que c'est sur RTL. Et en fait, il dit, mais en fait, les gens ne savent pas ce que vous avez dans la tête. Les gens ne sont pas à votre place. Ils peuvent croire, ils ont leur croyance, ils ont leur barrière limitante, etc. Les gens ne savent pas, en fait, ce que vous avez dans la tête. Et il dit même, à la fin, il dit... Je vais faire ça. Les gens vont dire oui, mais non, oui, mais machin. Et donc, il dit, je le cite, mais fermez vos gueules. Alors, c'est vulgaire, c'est ce qui sort, mais c'est pour appuyer sur le fait que vraiment, on est la seule personne, en fait, à se descendre ou à s'attirer. Et puis, on est la seule personne aussi à... à décider et puis à se mettre des bâtons dans les roues ou à aller de l'avant.
- Speaker #0
À s'auto-saboter tout à fait, au contraire. Non mais voilà,
- Speaker #1
et je pense que s'auto-saboter, c'est aussi la place de l'entourage. Si on est un peu fragile ou qu'on n'ose pas, si on se tourne vers les gens qui vont vous dire « Non, mais... » la sécurité avant tout. Et puis, c'est souvent des gens qui ne sont pas dans la même époque, dans la même période que nous, qui, eux, c'était marche ou crève. Et puis,
- Speaker #0
il fallait être fonctionnaire, il fallait un métier. C'est ça, il fallait être dans une case. Le schéma classique. Ta famille,
- Speaker #1
ton salaire, ton machin. Et en fait, la vie, c'est ça. Mais ça, c'est la vie pour eux, c'est ça. À l'époque, oui. Voilà. On n'est plus dans la même... Enfin, voilà, aujourd'hui, il y a des dispositifs qui existent, en plus, pour accompagner les personnes qui veulent se lancer. Donc, il faut tout prendre. Enfin, tout existe. Il faut tout prendre. Il faut aller chercher le... Les bonnes ondes, la positivité, et puis voilà. Le truc se fait vraiment tout seul.
- Speaker #0
Et puis c'est un signe aussi, quand le projet est vraiment très défini dans ta tête et dans ton corps, c'est que t'es au bon endroit et qu'en fait tu vas pas fléchir, même si l'entourage n'est pas forcément bienveillant.
- Speaker #1
Ouais, faut réussir en fait à pas s'imprégner de trop, pas tendre le bâton comme on disait tout à l'heure,
- Speaker #0
pas forcément trop en parler. Si on sent qu'en face, ce n'est pas très optimiste, on est carter. Et puis,
- Speaker #1
c'est cool aussi de faire son chemin dans sa tête, tout seul, d'avoir ses idées. C'est justif d'être à sa place, d'oser. Parce qu'il n'y a aucune raison que ça ne fonctionne pas.
- Speaker #0
Ok, super. Est-ce que tu avais des doutes malgré tout ça ? Des doutes, des peurs ?
- Speaker #1
Alors, des... peur. Alors oui, j'avais effectivement un peu... Enfin, c'est pas tellement de la peur. C'est de l'hésitation plutôt. Bon, alors j'y vais. Je savais que j'allais y aller, mais il fallait pas que j'aille trop vite et que je sois un peu plus ordonnée, parce que dans ma vie, c'est plutôt... Je fais beaucoup les choses à l'instinct, etc., à la dernière minute. Et là, je savais par contre qu'il fallait que ce soit structuré. D'où l'accompagnement avec la chambre de commerce et d'autres services qui existent. Et pour moi, ça a été, bon, il ne faut pas que je parte dans tous les sens. Et j'avais un peu cette peur que comme le reste que j'avais mis en place soit un peu décousu et qu'au final, l'objectif à atteindre ne pouvait plus l'être parce que je partais un peu à droite, à gauche, il me fallait un fil rouge, une ligne de conduite à tenir. Et ça, ça m'a vraiment été apporté par... ok super le commerce et la zone des métiers sans ça je pense que je serais un peu pas en train et toi cette mise de conscience qu'il fallait changer quelque chose aussi dans ton fonctionnement ah bah oui oui ça il fallait après quand on est maître du jeu effectivement c'est plus fluide mais il faut quand même avoir ouais il faut s'organiser quoi après tous les outils existent aussi oui
- Speaker #0
oui oui bien sûr pour avoir un point de départ une trame ouais une trame voilà c'est ça quelles compétences ou expériences de ton ancien métier Merci. ont été utiles dans ta nouvelle carrière ?
- Speaker #1
Alors, ça, c'est sûr et certain que la vente, ça m'a vraiment aidée à structurer mon offre. Parce que ça, par contre, je n'ai pas été accompagnée pour le faire.
- Speaker #0
La partie commerciale.
- Speaker #1
La partie commerciale, oui. Après, c'est le contact. Le contact, on en parlait aussi. C'est dans ma nature. D'avoir un contact facile, de mettre à la place de l'autre, etc. Donc ça, ça m'a... Disons que ce n'est pas mes postes précédents, c'est vraiment mon caractère. Mais le rapport à la vente. Et ça, ça pouvait être... Je pense que ça peut être un frein. Parce qu'en fait, on fait ce qu'on aime, mais on ne va pas oser le monnayer. On ne va pas se dire non, mais ça ne peut pas être rémunérateur. C'est ma passion, je ne peux pas le vendre. En fait, si. Et il ne faut pas oublier que les gens qui vous appellent ont un besoin. et que vous, vous avez la réponse à leurs besoins et que c'est un échange, mais vous leur offrez du temps, eux, en échange, ils vous donnent de l'argent. C'est ce qui fait que votre activité est pérenne et que vous allez pouvoir en vivre. Et ça, ça m'a aidée. J'ai toujours vendu, en fait. Que ce soit du service, des produits, du temps, de l'événement. J'ai toujours vendu des choses. Donc, grâce à ça, j'ai fait des formations dans la vente, forcément. Bien sûr. Et ça m'a aidée à asseoir mon positionnement. En fait, je vends quelque chose. Et être claire avec ça.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est le point noir de beaucoup d'entrepreneurs, en fait. En tout cas, dans le bien-être. notamment dans le bel-être c'est particulier mais les gens viennent vous voir et puis vendre quelqu'un qui est en détresse c'est un peu genre on vit sur la détresse des gens alors que pas du tout c'est pas dans ce sens là qu'il faut vendre les choses comme tu dis quelqu'un qui a besoin ouais c'est quelqu'un qui a besoin mais la personne sait que ça va lui coûter quelque chose une expertise le temps de formation tout à fait si tu pouvais revenir en arrière tu changerais quelque chose Merci.
- Speaker #1
Alors, évidemment non, sauf peut-être, en fait je vais dire non parce que j'ai toujours eu envie, en fait je savais que j'allais faire quelque chose, que j'allais mettre à mon compte, etc. Mais j'étais pas, tous les moments où je l'ai fait, ça fait 15 ans, 20 ans que ça dure, mais il manquait quand même quelque chose toujours pour que ce soit... que mon projet aboutisse, il manquait quelque chose. Je pourrais dire que je regrette de ne pas l'avoir fait avant. Mais avant, j'étais peut-être pas armée ou il manquait un truc. Ça ne l'aurait pas fait aujourd'hui. Je ne sais pas ce que c'est, c'est indéfinissable. Je pense que c'est l'âge. C'est la 40 ans, c'est maintenant.
- Speaker #0
C'est ça, on n'a plus trop de temps.
- Speaker #1
Non, c'est clair.
- Speaker #0
Tu te vois comment dans 5 ans ?
- Speaker #1
Dans 5 ans, je pense que ce ne sera pas très différent d'aujourd'hui, sauf, en tout cas dans mes projections, j'espère être beaucoup plus formée, d'être experte dans le drainage, parce que c'est du massage, mais c'est surtout du drainage que je fais, être experte, m'être formée auprès de spécialistes reconnus dans cet univers-là. Donc dans 5 ans, je pense être beaucoup plus se maîtrisant, de former, et puis être obligée de donner des délais. Ah bah c'est dans un mois maintenant, je suis désolée.
- Speaker #0
Le planning est plein. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça. Mais ouais, avoir un réseau, et que les gens aient bien compris ma démarche bienveillante de partage, d'échange, mais surtout être davantage formée. Ok,
- Speaker #0
super.
- Speaker #1
C'est mon objectif à 5 ans, ouais.
- Speaker #0
Un conseil à partager à ceux qui voudraient se lancer ou tout simplement ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Évidemment, ne pas se poser trop de questions. S'écouter, je pense que c'est vraiment là, la clé elle est vraiment là. S'écouter, ce n'est pas évident, je pense, de s'écouter et d'avoir cette force qui dépasse un peu le reste. Mais quand on est convaincu qu'on est fait pour cette activité, ce métier, En fait, si vraiment on est convaincu et que tout nous ramène à ça tout le temps, c'est qu'on doit faire ce pas en avant.
- Speaker #0
Donc on regrettera,
- Speaker #1
c'est sûr. Je pense vraiment qu'on le regrettera si on ne fait pas...
- Speaker #0
Donc pas trop écouter notre égo ? nos peurs, nos croyances limitantes. Alors non,
- Speaker #1
c'est plus facile à dire, je pense qu'à faire. En tout cas, ne pas écouter les gens négatifs, ça c'est clair. Il faut vraiment... Ça ne sert à rien en fait, ça ne sert à rien. Ça sert juste à faire baisser votre motivation. Oui, tout à fait. Ça n'apporte rien de positif. Donc ne pas écouter les...
- Speaker #0
Les commentaires négatifs. Les commentaires négatifs,
- Speaker #1
voilà. En tout cas,
- Speaker #0
les mettre de côté parce que des fois, ils arrivent à toi sans prévenir.
- Speaker #1
Voilà, c'est pour ça. Mais en tout cas,
- Speaker #0
vraiment les mettre de côté. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Aller vers les gens qui vont vous soutenir parce qu'il y en a plein les rues. Y aller, mais se structurer. Voilà. Faire… Sérieusement. Y avoir un cadre. Voilà. Y avoir un cadre. Se mettre dans le cadre pour être assurée et y aller, quoi. Vraiment s'entourer de positifs et…
- Speaker #0
Et oser. si tu pouvais écrire une lettre à la personne que tu étais avant la reconversion en quelques phrases,
- Speaker #1
en quelques mots oh la la je suis nulle à ça je me suis déjà posé cette question mais prends le temps de la réflexion remémore-toi quand t'étais dans le salariat alors ce que je dirais c'est en fait j'ai l'impression que c'était un peu trop d'hypocrisie, j'avais trop un masque Et je me dirais de tomber le masque un peu plus tôt et de ne pas me retrouver sur des postes qui sont le contraire de moi. Parce qu'en fait, ça me demandait trop d'énergie à me mettre dans un costume. Donc je me dirais, en fait, tu vas là par facilité peut-être.
- Speaker #0
D'accord. Et en même temps, ce n'était pas facile et confortable.
- Speaker #1
Ce n'était pas du tout facile parce que vraiment, j'arrivais, je n'étais pas du tout naturelle. Je ne sais pas... J'étais quelqu'un d'autre. Donc, je me dirais peut-être, arrête de perdre du temps à te retrouver dans des situations compliquées. D'accord.
- Speaker #0
Sois toi. Écoute-toi. Voilà,
- Speaker #1
sois toi.
- Speaker #0
OK. Et ce que tu vivras sera...
- Speaker #1
Ce sera la réponse. Tu n'auras plus besoin de mettre de masse. Ce sera facile.
- Speaker #0
OK, super. Bon, merci beaucoup, Julie.
- Speaker #1
Avec plaisir. Merci à toi.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt.