- Speaker #0
bienvenue dans ce let's go le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle je suis adeline guilloux je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier ce sont les histoires de vie personnelle ou professionnelle ici je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent de plus risqué souvent mais qui, à leurs yeux, avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Marie Astrid, qui est passée d'éducatrice spécialisée à accompagnante du premier et deuxième cerveau.
- Speaker #1
C'est pas simple, mais par contre, je ne ferai pas marche arrière, parce qu'il y a d'autres choses qui sont tellement belles. Et au final, on voit que quand on s'occupe mieux de son deuxième cerveau, tout va mieux.
- Speaker #0
So, let's go ? Est-ce que tu peux déjà m'expliquer ce qu'est le premier et le second cerveau ?
- Speaker #1
Alors, accompagnant du premier cerveau, c'est-à-dire que j'ai conservé mon métier d'éducatrice spécialisée. Et le second cerveau, donc, c'est le ventre, tout ce qui concerne le microbiote et ce qu'on peut y mettre dedans, j'allais dire. Et comme c'est très étroitement lié, finalement... On s'aperçoit que le deuxième cerveau aurait presque tendance à devenir le premier cerveau. Donc l'alimentation est notre première médecine finalement. Et le second cerveau est relié au premier par le nerf vague. Donc, si on donne des mauvaises infos au deuxième cerveau, on va influer le premier cerveau qui va redonner des mauvaises infos au deuxième cerveau, etc.
- Speaker #0
Pour résumer, si on mange mal ou si on introduit des aliments mauvais pour la santé, on n'aide pas le premier cerveau ?
- Speaker #1
Oui, mais surtout, c'est quoi aujourd'hui de mal manger ? Comment est-ce qu'on sait qu'on mange mal ? C'est tout un travail. Tout un travail intéressant à faire et une remise en question qui est très longue et difficile et parfois on n'a pas cette impression-là. Et au final, on voit que quand on s'occupe mieux de son deuxième cerveau, tout va mieux.
- Speaker #0
Ok. Et comment t'es venue cette idée ?
- Speaker #1
J'allais dire, c'est l'école de la vie. Mon métier d'éducatrice spécialisée, je l'adore. Ça fait 30 ans que j'accompagne des gens. J'ai toujours accompagné en institution, en foyer. employée, en école alternative, et à l'AFPA aussi, auprès des jeunes décrocheurs. Mais j'ai eu envie de passer le cap d'être en libéral.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ça, ce cœur de métier est vraiment présent en moi. J'aime ce que je fais, mais c'est pas assez... Pour moi, on ne va pas au bout des choses, parce que quand j'accompagnais les gens, j'ai remarqué qu'on avait... tendance à trop se focaliser sur le premier cerveau et pas le deuxième. Et je me suis aperçue, par divers outils, que les gens que je suivais ne mangeaient pas correctement, étaient toujours fatigués, avaient des rhumes qui duraient trois semaines, un mois, voire plus. Et ça, plus, j'allais dire, une situation familiale, a fait que tout a cheminé. Et j'ai rencontré des professionnels de santé. Ça a commencé par un gastro-entérologue. Ça a commencé aussi en même temps par une diététicienne naturopathe. Puis une allergologue. Et puis j'ai commencé à revoir tout le régime alimentaire de la personne en question dont je m'occupais. J'ai arrêté de travailler puisque c'était quand même très lourd à l'époque de pouvoir gérer l'alimentation et être présent pour cette personne-là. Et au final, on a commencé par évincer tout ce qui était gluten et lactose. Et on s'est aperçu que ça commençait à aller mieux. Puis, le but, c'était de réintégrer quand même le gluten, puisque la personne en question n'est pas celiaque, n'a pas la maladie de celiaque, n'est pas allergique au gluten. Et il est important de ne pas enlever le gluten complètement quand on n'est pas celiaque. Donc, on a commencé à faire un gel, j'ai commencé à apprendre à faire du pain en levain. Puis ensuite, j'ai commencé à apprendre à faire tout ce qui était fermentation, du kéfir, de la limonade, plein de choses comme ça. Aïe ! Et finalement, je ne reviendrai jamais en arrière, parce qu'il n'y a pas qu'elle, il n'y a pas que cette personne-là qui en a bénéficié, il y a toute la famille. Et on s'aperçoit qu'aujourd'hui, régulièrement, quand il y a des gens malades autour de nous, on n'a pas, on n'est pas malade. La fatigue, sauf les creux de vagues, on n'est pas fatigué, ça ne dure pas longtemps. Quand on a un rhume, ça va durer trois jours. Quand on a une grippe, si on l'attrape, ça va être... En un éclair, on s'en débarrasse. On s'aperçoit que finalement, en faisant des recherches, on a trouvé quelque chose qui est hyper intéressant pour s'occuper de soi. C'est vraiment de se nourrir correctement avec de l'alimentation dite fermentée. Alors le mot il est moche. On n'a pas envie quand on dit « tu fais quoi l'alimentation fermentée ? » Tout de suite...
- Speaker #0
Les trucs un peu moins zuis. C'est ça, c'est quoi du fermenté ? Avec un goût bizarre.
- Speaker #1
Tu bois de la bière tout le temps finalement ?
- Speaker #0
Chouette.
- Speaker #1
Ben non. Non, non, c'est pas ça. Donc voilà, je suis arrivée là par rapport à une fin de parcours je crois en institution.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Une prise... en considération de l'humain dans sa globalité, pas que de l'accompagnement premier cerveau, mais vraiment dans l'entièreté, dans la globalité.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc c'est une prise de conscience aussi.
- Speaker #0
À un moment donné, pour résumer un peu ce que tu dis, tu finissais de ton côté des choses, et en même temps, une personne de ton entourage vivait quelque chose de physique, et donc en cherchant, vous avez vu que c'était alimentaire, voire plus. Et du coup, tu t'es dit, bah oui, en fait. Si en plus à ça, tu rajoutes problème de santé et problématique dans la vie, effectivement, ça ne fait qu'agrandir ou accentuer un malaise au niveau santé. C'est ça que tu... Et donc, tu t'es dit, pourquoi pas joindre les deux bouts, en fait, les deux aspects.
- Speaker #1
Oui, ça. Et puis le constat, quand j'ai accompagné, sur mes deux dernières années de salariat, Quand j'ai accompagné les jeunes, Je me suis amusée à faire des statistiques un petit peu, à me renseigner sur ce qu'ils prenaient au petit-déj. Beaucoup ne prenaient pas de petit-déj du tout. C'était pas un ou deux, c'était vraiment presque 50% des jeunes.
- Speaker #0
Ou alors c'était des céréales très sucrées,
- Speaker #1
très transformées. Et même moi, à ce moment-là, je me suis dit mais c'est quoi qu'un vrai petit-déj finalement ? Donc je me suis aussi renseignée de mon côté, j'ai fréquenté plein de personnes différentes. Et il s'avère que le petit-déj sucré,
- Speaker #0
c'est pas bon. Et pourtant, on a été éduqués qu'avec ça.
- Speaker #1
Il y a plein de choses à déconstruire, à désapprendre. Et c'est tout un travail sur soi. C'est complexe. Donc, il faut être prêt. Il faut être prêt. Mais à partir du moment où on sent que, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas ouvrir la porte à ce genre d'alimentation-là ? Qu'est-ce que ça peut donner ? C'est super. Il faut vraiment... Oui, et en tout cas,
- Speaker #0
essayer si en plus, il y a des bénéfices derrière. de ne pas changer en tout cas essayer, expérimenter et voir ce que ça donne moi j'avoue,
- Speaker #1
je mange aussi de l'ultra transformé par moment parce que je n'ai pas le temps et puis je mange aussi des petits déj sucrés oui parce que c'est pour le plaisir de manger un croissant,
- Speaker #0
un pain au chocolat mais au quotidien je crois que c'est ça aussi la clé au niveau du quotidien que ça se joue au niveau de l'équilibre aussi si par exemple tu veux te faire plaisir avec un pain au chocolat Hum.
- Speaker #1
entre parenthèses moi si je mange un pain au chocolat ça me bousille ma journée mais il y a des gens qui peuvent manger du gras et du sucre et du gluten en même temps après il y a des corps qui ne peuvent pas moi je l'entends complètement qu'il y a des gens qui n'ont pas envie de changer, de prendre un petit déj du fromage, un oeuf oui mais il y a des gens qui ne veulent pas changer et enlever ce pain au chocolat et bien à ce moment là s'ils veulent ça ok dans la journée on va prendre du kéfir et puis le soir On va peut-être prendre plutôt une tranche de pain au levain avec un bout de fromage.
- Speaker #0
Oui, pour rééquilibrer un peu.
- Speaker #1
On essaie de rééquilibrer la flore en fait.
- Speaker #0
Rattraper un peu.
- Speaker #1
C'est ça, on va rattraper. Après, on ne peut pas faire un reset sur la flore, ça n'existe pas. Le microbiote, il est surtout dans les premières années, il se construit. J'allais dire même aussi les premiers jours. Donc, on vient apporter une aide, mais on ne va pas transformer ce qui a déjà été créé. Mais on vient lui apporter des aides.
- Speaker #0
À force de consommer ou de rééquilibrer, tu modifies quand même vachement ton microbiote, non ?
- Speaker #1
Alors, je ne vais pas dire le modifier complètement, parce qu'on ne peut pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais en tout cas, chaque jour, on va lui apporter des béquilles. Et on va remettre des probiotiques dans les intestins, nourris par les prébiotiques qu'on va trouver dans les légumes, par exemple. Dans certains légumes, comme le panais, l'artichaut, l'endive. des choses comme ça, et le prébiotique est l'aliment du probiotique.
- Speaker #0
Donc finalement, on va venir nourrir un bon...
- Speaker #1
Mais on a le droit aussi de faire des écarts. Si on a envie de boire un verre d'apéro, se faire un apéro entre amis,
- Speaker #0
on a le droit de vivre. Moi,
- Speaker #1
je ne suis pas dans l'exclusif.
- Speaker #0
C'est ça qui est important de dire aussi. Dans tous nos changements, moi je vois, je suis suivie en Ayurveda et c'est vrai que... Il a fallu que je change des choses. En même temps, celle qui m'accompagne me dit « N'arrête pas tout. Modifie au quotidien la plupart du temps. Mais si tu as envie de te faire plaisir avec des choses qui ne sont pas très bonnes pour tes profils, ce n'est pas un souci. » Mais au quotidien, dans la majeure partie du temps, il faut essayer de faire attention. Ou en tout cas de se faire plaisir autrement.
- Speaker #1
Oui. Oui, complètement. Au départ, c'est peut-être vécu comme...
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ah non,
- Speaker #1
je ne veux pas.
- Speaker #0
C'est une torture. Mais quand tu vois les bienfaits derrière, clairement, tu sais que c'est peut-être le bon endroit. Tu as suivi une formation ?
- Speaker #1
Alors, éducatrice spécialisée, oui, évidemment. Ensuite, non, c'est l'école de la vie qui a fait que. Et je suis assez autodidacte, on va dire. Et je suis multipassionnée.
- Speaker #0
Donc t'as étudié quand même le sujet Exactement
- Speaker #1
Je ne veux pas donner de mauvaises informations Improvisées Parfois on me dit Ah mais Astrid j'ai fait ça c'est bon ou pas ? Bah écoute moi j'ai pas de connaissances là-dedans Je ne vais pas te donner de réponses C'est pas possible T'as une expertise que tu t'es apportée toi-même Tout à fait et je le dis bien en atelier Quand je fais des ateliers On me pose mille questions Voilà je suis Je suis pas Euh... Comment dire ? Je ne suis pas assimilée.
- Speaker #0
Accréditée, enfin, quoi on veut, quoi.
- Speaker #1
Personnelle médicale, donc je ne dirais pas à une personne qui me pose une question, j'ai telle pathologie, est-ce que j'ai le droit de boire ou est-ce que j'ai le droit de consommer ? Je fais, je ne suis pas médecin, demande à ton médecin, puis aussi regarde, fais des recherches par toi-même, etc. Pour les plantes, c'est pareil, on va me dire, oui, mais tu fais du sirop de lavande, par exemple. On n'est pas dans le fermenté. Mais on est dans le plaisir de vous goûter. Est-ce que tu crois que j'ai le droit, parce que je prends des anticoagulants, je n'en sais rien. Je ne suis absolument pas là-dedans. Je suis plus dans la transmission de ce qui est bon pour le probiotique, le microbiote, etc. Mais chacun son métier. Chacun sa place aussi.
- Speaker #0
Tu as raison. Tu as quitté le salariat ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui. Et comment ça s'est passé, du coup ? Est-ce que tu as eu une rupture conventionnelle, une démission, une mise à disposition ?
- Speaker #1
J'étais dernièrement à l'AFPA.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et à l'AFPA, on s'occupait de l'insertion des jeunes, mais on était aussi en contrat précaire. Et à la fin, on voulait reconduire mon contrat de six mois. Et là, j'ai dit stop. D'accord, en fait, j'ai dit stop. J'étais au bout du bout. Et je ne souhaitais plus accompagner... En tout cas, en prenant en charge qu'une seule partie.
- Speaker #0
D'accord. Et financièrement, du coup, comment tu as pu gérer ?
- Speaker #1
Alors, comme j'ai toujours travaillé, j'ai eu une passerelle avec Pôle emploi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai été suivie aussi par la BGE.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, j'ai eu la chance d'être sélectionnée parmi... les 8-9 personnes qui participent à 100% entrepreneur-eux, donc que des femmes, les femmes dans l'entreprenariat. Et j'étais suivie pendant 3 mois, quasiment tous les jours. Et à la fin, on a passé un petit diplôme RNCP juste pour dire qu'on est en capacité de créer une entreprise. Et comment ça s'est passé financièrement ? Eh bien... C'est une autre vie. C'est une autre vie. Et en fait, oui c'est complexe, on ne va pas se le cacher. On sort d'un salariat, puis ensuite poil emploi, puis ensuite, allez hop, parachute. C'est complexe. Les gens pensent qu'on a du temps. Non, pas du tout. On n'a pas de temps parce qu'on est tout. Quand on est chef d'entreprise, en fait, on est sur tous les plans. Et on a aussi sa vie de famille à côté. Et puis, il y a d'autres choses, quand on a la cinquantaine comme moi, qui viennent se greffer. Ce n'est pas simple. Mais par contre, je ne ferai pas marche arrière. Je comprends. Parce qu'il y a d'autres choses qui sont tellement belles.
- Speaker #0
Qui arrivent. Oui.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu as été soutenue dans ton choix de quitter ou de ne pas continuer dans le salariat ? Et de te mettre à ton compte ?
- Speaker #1
J'ai été soutenue énormément par mon mari.
- Speaker #0
Ah super.
- Speaker #1
Donc, merci mon mari.
- Speaker #0
Oui, c'est important. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Après, par rapport à mes enfants, alors ils ne vont pas me le dire directement. J'ai des grands-enfants quand même, avec mon grand qui a quitté la maison. Donc, ils ne vont pas me le dire directement, mais je sais, je sens qu'ils me soutiennent.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est déjà bien.
- Speaker #0
Non mais super, très bien. C'est important, ça aussi, quand tu te lances dans l'inconnu de l'entrepreneuriat. Enfin l'inconnu, du coup, ma prochaine question, est-ce que tu avais des connaissances dans l'entrepreneuriat ? Familial ?
- Speaker #1
Je ne peux pas dire, non, concrètement pas vraiment. J'ai de très bonnes amies qui sont haute-entrepreneurs, qui ont fermé leur entreprise. Et donc, ce n'était pas vraiment aidant. Mais par contre, j'ai quand même eu leur retour et j'ai leur soutien aussi.
- Speaker #0
D'accord, malgré tout. Malgré tout, oui.
- Speaker #1
Je peux compter sur elles. Elles ont toujours les mots justes. Donc ça, c'est chouette. Ben non, à part ça, dans l'entrepreneuriat, non.
- Speaker #0
Aujourd'hui, donc t'es installée depuis quand ?
- Speaker #1
Depuis juillet 2024.
- Speaker #0
Donc ça fait un an et quelques mois. Tu es à quel statut ? Auto-entrepreneur. Auto-entrepreneur, ok. T'arrives à rentrer suffisamment d'argent pour payer au moins tes charges ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Payer les charges, oui.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Après... Après, je n'ai pas développé encore l'autre partie en éducation spécialisée. J'ai seulement trouvé un point de chute, un bureau partagé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
À Yves.
- Speaker #0
Oui, on s'est rencontrés.
- Speaker #1
Voilà, tout à fait,
- Speaker #0
l'espace Soléa.
- Speaker #1
Donc là, c'est un lieu qui a été réfléchi pour le bien-être, pour le bien-être. Ça comprend le sport, les massages, la parentalité, les ateliers, l'enfance. Donc c'est une équipe qui est super chouette. Ça vient d'ouvrir ses portes. C'est ça, c'est très récent ça aussi. Il faut laisser le temps aux choses de se mettre en place. Et moi, j'ai qu'une hâte, c'est de pouvoir commencer mes accompagnements spécialisés. Donc là, je reçois une personne qui a gagné.
- Speaker #0
Ah oui, t'as proposé ça au compte net. Voilà,
- Speaker #1
un accompagnement. Donc, je m'occupe aussi bien du soutien psychologique, du pré-ado jusqu'à l'adulte. Et que tout ce qui est... On va revenir. Je me reconcentre.
- Speaker #0
Par rapport à l'alimentation, tu...
- Speaker #1
Alors, j'ai par rapport à l'alimentation, mais je ne vais pas faire de suivi individuel en alimentation.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Parce que je ne suis pas personnel de santé. Je ne veux pas... Oui,
- Speaker #0
tu as donné des conseils...
- Speaker #1
Je donne des ateliers. Je donne des ateliers. Je vais témoigner de ce que ça a apporté. Une vraie transformation de vie, ça c'est clair. Mais je ne vais pas suivre en individuel. Je peux donner des cours de cuisine sans gluten, sans lactose. Quelqu'un qui a besoin de plus de temps, je peux aussi donner ce temps-là en atelier cuisine pour tout ce qui est fermenté. Mais j'adore les ateliers collectifs parce qu'il y a vraiment...
- Speaker #0
Une énergie. Une énergie,
- Speaker #1
un partage d'expériences.
- Speaker #0
Oui, une dynamique qui n'est vraiment pas pareille.
- Speaker #1
Qu'on ne trouve pas en atelier cuisine simple. On m'a déjà demandé des cours de cuisine à la maison. Ça se réfléchit. Mais aujourd'hui, je ne suis pas dans cette dynamique-là. Plus sur l'accompagnement du psyché. Comment est-ce qu'on fait pour aller bien ? Quels sont les outils qu'on a en soi ? Et qu'est-ce que je peux trouver à l'extérieur ? Qu'est-ce qui existe ? pour que j'arrive à aller mieux, mais aussi tout ce qui concerne la neuroatypie, plus spécifiquement le TDAH, justement.
- Speaker #0
On rigole parce qu'on en parlait en off tout à l'heure.
- Speaker #1
Voilà, on en parlait tout à l'heure et c'était un bon échange quand même.
- Speaker #0
Partage de maman concernée.
- Speaker #1
C'est ça, tout à fait. Et tout ce qui est... Il y a tellement d'aspects, en fait, de la sphère du quotidien que je peux prendre en charge. Il y a beaucoup d'enfants, enfin d'enfants, de pré-ados et ados, qui ne vont pas bien suite au Covid, qui ont déclenché des phobies. Donc j'accompagne là-dedans aussi. Je ne me substitue pas un psychologue ou un psychiatre. On a des choses complémentaires. Moi, je peux accompagner sur l'extérieur pour apprendre à reprendre un bus, pour apprendre à se confronter à la foule. Donc ça, c'est un plus que ne font pas les professionnels que j'ai cités là. Et il y a d'autres choses en plus par rapport à l'orientation professionnelle au stage. Comment est-ce qu'on fait pour trouver un stage aujourd'hui ? C'est super compliqué. Il y a beaucoup d'entreprises qui ont fermé les portes. Donc je ne vais pas emmener la personne jusqu'au stage. Mais en tout cas, quoique ça peut aussi s'il y a une demande particulière, ça je peux le faire. Mais le but c'est vraiment de qui je suis, comment je me mets en avant, quelles sont mes forces et comment est-ce que je peux convaincre. pour aller en stage par exemple, mais aussi tout ce qui concerne l'orientation professionnelle. Je ne vais pas trouver le métier, mais ensemble on va cheminer sur « Aujourd'hui j'ai ces forces-là, j'aime ça, j'aime pas ça, j'ai envie de partir chez moi ou j'ai pas envie, je me sens pas prêt, etc. » et emmener vers, en tout cas, des chemins professionnels. Je ne trouve plus le mot, évidemment.
- Speaker #0
Des stratégies...
- Speaker #1
Oui, mais je ne trouve plus le mot pour aller vers...
- Speaker #0
Des directions différentes. Des directions,
- Speaker #1
en tout cas.
- Speaker #0
Dans tes accompagnements, si je comprends bien, il y a, au-delà des multicasquettes que tu as en tant qu'auto-entrepreneuse, il y a l'aspect bien-être. en apportant des tips ou des... Moi, si je trouve le mot, si je le perds, mais le mot, décidément, tu es contagieuse. Merci, la périménopause, je ne sais pas. Enfin bref, tu apportes des tips, effectivement, aux gens pour aller mieux, se sentir moins fatiguée et aussi vivre au quotidien, tout simplement, dans sa grande largeur et dans ce que ça comporte, en fait.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok. Avant de te lancer dans l'entrepreneuriat, tu avais des peurs, des doutes ?
- Speaker #1
Alors, c'est peut-être très prétentieux, mais des doutes, non.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Les peurs, elles sont purement financières, comme pour beaucoup.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Après, je me dis que je préfère tenter et me planter, plutôt que toute la vie me dire « j'aurais dû » . J'aurais dû.
- Speaker #0
Tellement.
- Speaker #1
Donc, je me dis que je préfère tenter et me planter, Je sais qu'après, il faut avoir aussi le caractère qui va avec. Et j'avoue que, c'est très important aussi, j'ai un mari soutenant. Et peut-être que si je n'avais eu que mon salaire, je n'aurais peut-être pas osé.
- Speaker #0
D'accord, il t'aurait manqué un autre soutien ?
- Speaker #1
Oui. Le fait d'avoir mon mari qui me dit « vas-y, je t'accompagne » , il y a toujours le salaire qui est là. Il faut quand même dire que ça aide.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai des amis qui sont seuls, qui n'ont pas hésité à se lancer quand même, malgré tout. Est-ce que moi j'aurais pu ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En tout cas, pour répondre à ta question, c'est les doutes, non. La crainte, c'est la crainte financière. À un moment donné, est-ce que ça va tenir ou pas ? Si ça ne tient pas, c'est la vie. J'aurais essayé.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Mais en tout cas, j'aurais plein de regrets. Et ça, j'aurais pas pu vivre avec...
- Speaker #0
Oui, ce truc de te dire, « Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi je l'ai pas fait ? » Ou te réveiller, ça c'est l'expérience personnelle, se réveiller à l'EHPAD, se dire, profiter, vivre, essayer. Pourquoi est-ce que je l'ai pas fait, en fait ? Horrible.
- Speaker #1
T'as dit se réveiller à l'EHPAD ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. C'est pour ça. C'est ce que j'ai vécu avec un aïeul. Et oui, il te disait, mais profitez en fait. La vie est beaucoup trop courte. Et t'avais l'impression qu'il se réveillait à l'EHPAD. Avec cette impression de, oui, ça y est, j'y suis et qu'est-ce que j'ai fait ? Finalement pas grand-chose. Et c'est terrible en fait.
- Speaker #1
Ouais. Mais alors après moi quand j'entends les gens qui me disent oui mais toi t'as le temps...
- Speaker #0
Le temps de quoi ?
- Speaker #1
Oui mais est-ce que tu es dans mes chaussures déjà pour dire que j'ai le temps ? Ouais c'est ça ! Les gens souvent disent ça en disant oui mais bon c'est vrai que tes enfants sont plus grands etc. Peut-être, peut-être que je l'aurais pas fait quand mes gamins avaient 5 ans c'est sûr. Oui oui oui. Mais euh... Mais à partir du moment où on n'est pas dans les chaussures des autres, à quel moment on peut se permettre de dire ce genre de phrases ?
- Speaker #0
C'est aussi se rassurer soi en disant, moi, de toute façon, je ne peux même pas regarder plus loin que le bout de mes pieds, puisque j'ai ça, C'est aussi se rassurer et se dire, non, même si je pouvais, je ne le ferais pas. C'est aussi se rassurer en disant, toi, tu peux, c'est facile, presque. Oui, et puis après,
- Speaker #1
c'est aussi un choix de vie. Et c'est aussi... une priorité sur certaines choses et puis évincer d'autres choses.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Ça, l'aspect financier t'aide bien à te dire quel est l'essentiel.
- Speaker #1
C'est ça. Il y a un jardin qui produit bien.
- Speaker #0
Oui, voilà.
- Speaker #1
Donc là, c'est bon.
- Speaker #0
Quelles compétences ou expériences de ton ancien métier utilises-tu dans ce que tu vis aujourd'hui ? Oui, la question est un peu bizarre parce que toi, tu utilises encore tout ce que tu as fait et vécu dans ton ancien métier, mais peut-être par rapport à l'aspect alimentaire ? Je sais pas, est-ce que... Quand tu parles... Quand tu es en accompagnement et que tu partages sur le comment bien manger, est-ce que ton ancienne métier d'éducatrice te sert ? Non. Non, c'est vraiment...
- Speaker #1
Pour tout ce qui est alimentation, ça ne me sert pas, puisque je faisais, comme tout le monde, beaucoup de... Je suis en campagne, donc je faisais beaucoup de routes. Donc, je ne vais pas dire que c'est ça qui m'a aidée. Par contre, j'ai la chance, comme je disais juste avant, d'avoir un potager.
- Speaker #0
euh
- Speaker #1
J'utilise ces matières premières-là. Et ce que j'ai pu apprendre aussi de ma mère lorsqu'elle cuisinait. J'ai été élevée dans une ferme, donc il y avait les grands-parents qui cuisinaient. On allait chercher la farine au moulin. J'ai vu des choses qu'on m'a transmises aussi qui sont magnifiques. Donc ça, je m'en sers. C'est plus le lien avec la famille. Oui, c'est ça. Je suis venue chercher ça. Ce n'est pas ce qui m'aide aujourd'hui au niveau EduxP, on va dire. Par contre, il y a le métier d'EduxP que j'ai fait pendant 30 ans qui m'aide. Tout ce que j'ai pu expérimenter, tout ce qui a fonctionné, tout ce que j'ai apporté moi aussi avec mes outils que j'ai créés.
- Speaker #0
Et ton approche aussi, en accompagnant aussi.
- Speaker #1
Évidemment, il y a la personne. Oui, c'est ça. Quand on dit qu'il y a des spécialistes un peu partout, oui, mais pourquoi prendre plus un spécialiste qu'un autre ? C'est ça. C'est... qu'il va émaner en fait. Et je pense que ça se joue aussi à ça. Il y en a avec qui ça va matcher, d'autres avec qui ça ne va pas matcher. Il y en a qui ont un souvenir de moi pas bon. Je n'en ai pas beaucoup en tête, mais il ne faut pas le dire. Mais après, j'ai d'autres personnes qui reviennent vers moi, que j'ai suivies pendant X années. Je les croise dans la rue et c'est super chouette de pouvoir échanger, de voir ce qu'ils sont devenus et d'entendre des phrases magnifiques. Heureusement que tu m'as poussée au cul un peu. Heureusement qu'on s'est croisés à ce moment-là parce que je n'avais plus envie. Il y a des super belles choses qui se disent. Et moi, ça vaut tout l'or du monde.
- Speaker #0
Clairement. Paronie d'où on vient, en fait. Ce qu'on a vécu et ce qu'on a été. C'est important. Si tu pouvais revenir en arrière, tu changerais quelque chose dans le chemin ?
- Speaker #1
Ça, c'est une bonne question. J'ai tendance à ne pas regarder en arrière parce qu'on ne peut rien changer de ce qui est en arrière. Par contre, on peut changer comment on va réagir à des choses qu'on a traversées quand on était en arrière, justement. Donc, est-ce que tu peux me reposer la question pour que j'arrête de m'éparpiller, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Si tu avais une baguette magique et que tu pouvais refaire le chemin, est-ce que tu le ferais de la même façon ou est-ce que tu changerais des choses ?
- Speaker #1
Oui, si, c'est bon, j'ai retrouvé. Je pense que je quitterais le salariat plus tôt pour m'occuper de mes enfants.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui, je trouve qu'on est dans une société... qui met trop en avant le fait de passer du temps au travail, et que ce soit normal.
- Speaker #0
La réussite professionnelle.
- Speaker #1
Oui, et que ce soit normal. Et ça, je me suis trop laissée manger, en fait. Comme j'adore mon métier, je me suis trop laissée manger. Et pour moi, j'ai du regret, c'est de ne pas avoir passé assez de temps avec mes enfants. Mais en même temps, j'en ai discuté avec mes enfants. Pour eux, c'est OK. Mais malgré tout, c'est pas OK, quoi, tu vois. Parce que c'est du temps que je leur ai pas accordé, que je me suis pas accordée. Et si je pouvais changer quelque chose, ce serait ça. Coup de baguette magique, je passerais moins de temps au boulot.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et plus de temps à construire le lien avec mes enfants et avec mon mari, avec ma famille,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
Et avec moi-même.
- Speaker #0
Replacer les priorités, là encore.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu te vas comment dans 5 ans ?
- Speaker #1
Mais tout fonctionne dans 5 ans.
- Speaker #0
Je te le souhaite.
- Speaker #1
En fait, je ne me projette pas.
- Speaker #0
C'est complexe à dire. Je prends plutôt ce qui vient jour après jour, les belles rencontres comme la nôtre. Je suis très en gratitude par rapport à toutes ces rencontres que je peux faire. Et je me dis que si je mets tout comme je continue à le faire dans ce métier-là, comme j'ai toujours fait, pourquoi ça ne marcherait pas ? Donc dans 5 ans. J'espère en tout cas que le métier d'éduc sera OK, que les accompagnements vont reprendre, que j'aurai transmis plein de belles choses aux gens qui vont pouvoir s'en servir. Et ça, c'est déjà très bien.
- Speaker #1
Super. Un conseil à partager à ceux qui nous écoutent ou à ceux qui hésitent à se lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #0
Un conseil, écoute ton cœur. Écoute-moi les autres. Écoute-toi en premier. Essaie de faire le tri dans ce qui peut t'apporter. de mettre de côté ce qui t'apporte moins, voire...
- Speaker #1
Ce qui t'empêche.
- Speaker #0
Mettre à la poubelle ce qui t'apporte plus. Fais-toi pas sans priorité, ouais. C'est ça. C'est pas égoïste, ce que je dis. C'est vraiment avec le recul. C'est une maman de 51 ans qui parle... Qui s'est trop... Moi, je dis trop occupée des autres. Et... Alors, je regrette pas du tout m'être occupée des autres, mais avoir mis tout... Toute cette famille, toute ma famille et moi-même de côté, ça, c'est plus possible. Donc, moi, je dirais, écoute ton cœur et fais.
- Speaker #1
Oui, essaye au moins.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Avance dans ce sens-là. On ne doit rien à personne sauf à soi.
- Speaker #1
C'est vrai. Si tu pouvais écrire une lettre à la personne que tu étais avant la reconversion, brièvement, en quelques phrases, tu lui dirais quoi ? Joker.
- Speaker #0
J'en sais rien. Si je pouvais écrire la lettre à celle que j'étais...
- Speaker #1
Ouais. Il y a un an... Je ne sais pas.
- Speaker #0
Dans quel sens tu veux dire ? Est-ce que j'ai bien avancé ? Est-ce que je suis contente de ce que je suis devenue ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Je ne sais pas ce que tu as envie de lui dire. Qu'est-ce que tu as envie de lui dire ? Tu n'as peut-être rien envie de lui dire, mais... C'est un peu comme si tu parlais à ton enfant intérieur.
- Speaker #0
Arrête de partir dans tous les sens. Essaie de te centrer déjà sur une première chose. Pense à toi d'abord. Parce qu'en fait, j'ai voulu faire plaisir à des tas de personnes, encore une fois, en mettant en place ça, puis et je me suis trop éparpillée. Donc, quand je dis se centrer et puis faire plaisir à soi en priorité, alors ok, il y a plein de trucs autour, on ne va pas se cacher, il y a plein de choses, mais ce serait ça. Essayer de ne pas t'éparpiller et peut-être de... d'être plus présente, toi, dans l'entreprise d'aujourd'hui, qu'est-ce que tu veux faire ? Plutôt que, qu'est-ce qui va te rapporter, finalement ?
- Speaker #1
Ça aussi, c'est autre chose, mais oui, c'est important, ça. Oui,
- Speaker #0
c'est pas forcément ce qui va te nourrir, toi.
- Speaker #1
On n'est pas au bon endroit quand on met d'abord qu'est-ce qui rapporte. Parce qu'on a encore cet aspect financier, c'est clair, mais malheureusement, quand on réfléchit comme ça ou que comme ça, on n'est vraiment pas au bon endroit. Et les choses n'arrivent pas.
- Speaker #0
Et les choses n'arrivent pas.
- Speaker #1
C'est fou, mais...
- Speaker #0
Complètement. Et c'est important de se couter.
- Speaker #1
Et si je peux me permettre aussi, si je peux rajouter, priorise-toi. Parce que j'entends beaucoup depuis tout à l'heure que tu t'es presque oubliée en fait, toutes ces années où tu as beaucoup donné aux autres.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Est-ce que tu vois et que tu ne pourrais pas lui dire, il est temps de t'occuper de toi. Enfin tu vas t'occuper de toi. Ou alors, enfin tu vas t'occuper de toi.
- Speaker #0
C'est une très bonne phrase. Complètement. Mais c'est vrai que je commence, je commence enfin à m'obliger.
- Speaker #1
C'est une obligation.
- Speaker #0
C'est une obligation parce que je suis...
- Speaker #1
Pas câblée pour ça.
- Speaker #0
Tous les fronts, partout, tout le temps.
- Speaker #1
C'est fou.
- Speaker #0
Et c'est très difficile de prendre du temps pour soi. Et aujourd'hui, je dis, quand je prends du temps pour moi, c'est par exemple que j'ai fait les bonnes petites pâtisseries d'hier. Mais finalement, est-ce que c'était complètement pour moi ? Non. C'est très, très difficile quand on a été formaté, finalement. parce qu'on est formaté,
- Speaker #1
il ne faut pas se lever non plus et on est dans une perpétuelle course on n'a pas le temps comment est-ce qu'on fait pour freiner donc moi je sais donner des conseils aux autres,
- Speaker #0
ça il n'y a pas de soucis pour mes accompagnements je sais le faire après le mettre en pratique c'est beaucoup plus complexe notamment quand on est
- Speaker #1
Quand on a son entreprise. Et c'est quand même hyper important d'avoir ce temps à soi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pour tenir sur la longueur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Connaître ses ressources.
- Speaker #0
Quand on est vide, qu'est-ce qu'on peut donner à rien ? Ouais,
- Speaker #1
c'est ça. A rien.
- Speaker #0
Donc oui, je dirais ça. C'est une très bonne approche. Prendre du temps pour soi. Essayer en tout cas, chaque jour, d'avoir ce temps-là. Même si c'est 15 minutes au départ. Essayer ensuite d'avoir une heure chaque jour. Franchement, ce serait normal d'avoir une heure chaque jour.
- Speaker #1
Et comme tu dis,
- Speaker #0
tu vas marcher,
- Speaker #1
tu vas dans le bois. Déjà 10 minutes, c'est super. Ça peut ne pas être assez, mais c'est déjà super. Au moins, tu as cette entente. introspection de toi, cette pause sur toi-même.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Est-ce que je suis au bon endroit ? Comment je me sens ? Tu vois, quand on me dit comment tu vas, souvent on me dit oui, ça va, mais en fait, on ne sait même pas comment on va.
- Speaker #0
Je déteste cette question-là, déjà. Comment tu vas ? J'aurais tendance à dire comment je vais. Je réponds juste, et toi ?
- Speaker #1
Je ne réponds pas. Ah oui, d'accord. Pour ne pas t'étendre sur ton état.
- Speaker #0
Exactement, parce que je sais que l'autre n'a pas envie de l'entendre, la plupart du temps, en tout cas, n'a pas envie de l'entendre. Et moi, je n'ai pas envie de déballer ce genre de choses-là.
- Speaker #1
Tu en es à des gens qui n'ont pas envie d'entendre, en fait.
- Speaker #0
Exactement. Ça, ça vient de mon profil neuro-atypique.
- Speaker #1
Bon, super, on va finir sur ces paroles. Merci beaucoup, Astrid.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Et à bientôt, j'espère.
- Speaker #0
Avec grand plaisir, à bientôt. Merci.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !