- Speaker #0
bienvenue dans ce let's go le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle je suis adeline guillot je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier ce sont les histoires de vie personnelle ou professionnelle ici je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent de plus risqués souvent, mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Marie-Laure, qui est passée d'agent immobilier à psychopraticienne.
- Speaker #1
Là, je suis complètement dans ma mission de vie. Je n'ai jamais forcé quoi que ce soit. J'ai des rendez-vous, j'en ai pas. Je ne suis pas en stress. Je ne suis pas en stress. J'ai zéro stress.
- Speaker #0
So, let's go ? Alors Marie-Laure, on va parler de toi aujourd'hui et de cette transition de vie que tu as faite. Est-ce que tu peux déjà nous dire quel était ton métier de base, par quoi tu as commencé ?
- Speaker #1
D'accord. Alors là, c'est très, très, très hétéroclite. J'ai fait, alors si je te refais un peu vite fait mon parcours, j'ai un bac littéraire et ensuite je me suis dirigée vers un BTS tourisme et loisirs, option accueil animation avec trois langues. et je n'ai jamais travaillé dans le tourisme. Donc, parce que quand j'ai passé mon BTS, en même temps, comme j'étais en candidat libre, j'ai trouvé un poste dans l'immobilier.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et du coup, j'y suis restée 20 ans. Ah, c'est trop bizarre. Donc, de ce poste, qui était à la base comme une secrétaire, en fait, j'ai évolué, je me suis occupée après de location et ensuite, j'ai fait de la transaction. Donc, sur une vingtaine d'années. D'accord. Donc, finalement, j'ai... oublié complètement le BTS Tourisme et j'ai travaillé une vingtaine d'années dans différentes agences dans l'immobilier. Et ensuite, j'ai fait, on va dire, un burn-out et là, j'ai été accompagnée. Et je me suis dit, là, c'était une révélation. J'ai dit, en fait, c'est ça que j'ai envie de faire mais d'une façon différente parce que j'ai été suivie par un psychologue qui, finalement, ne faisait que... me regarder et m'écouter sans rien me dire. Et j'ai dit non, moi je veux aider les gens, mais je veux aussi interagir avec eux et faire de l'écoute active. Et une méthode dynamique, un petit peu comme des thérapies de solution on va dire. Donc de là, je me suis formée à Lille, à l'institut IFOR, pour être psychopraticienne.
- Speaker #0
D'accord, tout en continuant ton métier d'agent immobilier.
- Speaker #1
Alors au début, oui, mais j'avais... Non, pardon, j'avais arrêté l'immobilier. Là, j'étais en pause.
- Speaker #0
Donc, tu faisais ça pendant ton burn-out ?
- Speaker #1
Voilà, exactement. Suite, et puis après, on a eu le Covid.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, en fait, burn-out, Covid. Et après, je me suis dit, bon, pourquoi pas faire ça ? Donc, c'était en distanciel, parce que l'école est à Lille. Et du coup, je rendais des devoirs, j'avais des cours. J'ai rendu comme un mémoire à la fin. Et j'ai eu un stage pratique dans cet institut, là, pour le coup, en présentiel.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Et à l'issue de ça, j'ai obtenu un certificat. Donc, qui valide le fait que je peux m'installer en cabinet. Donc, ce certificat est intitulé psychopraticienne. Et j'ai, on va dire, choisi comme méthode un petit peu l'écoute active.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pour moi, c'était naturel, puisque c'est une méthode qui est plutôt dynamique. Et en fait, on interagit en même temps que la personne en face. Donc, j'axerai ça plutôt sur une thérapie de solution. On n'est pas du tout dans le coaching, mais on est plutôt dans le conseil non plus. Mais on va essayer de trouver des pistes d'amélioration pour la personne. Donc ça fonctionne.
- Speaker #0
Vous n'étiez pas juste dans l'écoute ?
- Speaker #1
Non, voilà. En fait, je vais ouvrir des portes. C'est la personne qui travaille, mais je vais ouvrir des portes. Et donc je suis installée en cabinet libéral. Donc je suis auto-entrepreneur. Et j'ai commencé mon activité au 1er janvier 2020.
- Speaker #0
Donc, si je résume, tu t'es certifiée quand ?
- Speaker #1
2019.
- Speaker #0
2019. Et tu t'es installée quand ?
- Speaker #1
Réellement, j'ai immatriculé, on va dire, au mois de décembre 2019.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, j'avais dû finir ma formation, je pense, en septembre, octobre, quelque chose comme ça. Et c'était un an, la formation. Et je me suis installée réellement en 2020. Et là, j'ai acheté un local, on va dire en centre-ville, que j'ai rénové et pour le transformer en cabinet. Donc, ce cabinet, je ne sais pas si je situe l'adresse. Si tu veux. Oui, il est rue du Collège, derrière le lycée Guélusac. À Limoges. À Limoges, voilà. Et donc, c'est une ancienne... C'est une boutique que j'ai transformée. Il y a une vitrine encore, mais pour la confidentialité, je mets un par avant. Et voilà, c'est mon petit cabinet pour recevoir adultes et adolescents, puisque je commence à partir de 12 ans.
- Speaker #0
Et tu as travaillé, dès que tu étais certifiée, tu t'es immatriculée, tu n'as travaillé tout de suite que de ça ?
- Speaker #1
Oui, alors non. Donc, la transition s'est faite avec aussi... Une activité à la maison familiale de Bénac.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Où là, effectivement, entre le moment où je me suis matriculée et le moment où j'ai vraiment réussi à vivre de mon activité de psychopraticienne, il s'est passé quelques mois, voire un an ou deux. Et pendant ce temps-là, j'ai travaillé en tant que salariée à la maison familiale et rurale de Bénac en tant qu'assistante pédagogique. D'accord. Pour une classe Ulysse. Ah ok, super. Pareil, avec des ados, puisque c'est un peu mon cœur de métier. Et je m'occupais de leur faire des cours. Alors, ce n'était pas des cours comme... Je n'étais pas vraiment formatrice, mais j'étais entre le soutien et le cours. Voilà.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et sur des classes qui ont des enfants en situation de handicap. Donc, des 10, multi-10, handicap aussi un petit peu...
- Speaker #0
Ouais, super. Et du coup, tu pouvais... Toi, parce qu'en fait, tu avais une formation, alors tu avais un BTS, après tu étais praticienne, mais du coup, tu pouvais être formatrice, pédagogue, comme ça, en fait ?
- Speaker #1
Alors après, si j'avais voulu rester effectivement dans cette branche de la formation, finalement, il fallait que je passe un diplôme au sein de la structure de Bénac, c'est-à-dire au sein d'une MFR. Donc là, j'avais besoin d'une formation supplémentaire. si j'avais voulu être formatrice et en faire de moi... Enfin, en faire un métier. Là, en tant qu'assistante, je pouvais. Il n'y avait pas de prérequis, on va dire, de diplôme avant.
- Speaker #0
Ok, intéressant. Et puis,
- Speaker #1
moi, comme j'étais psychopraticienne de l'autre côté, j'avais l'approche psycho en plus pour ces jeunes-là. Donc, sans être la psychologue des jeunes là-bas. C'était là ma difficulté. De me situer entre la psy qui a son cabinet en centre-ville et du coup, l'assistante pédagogique qui est la juste. En fait, pour faire du soutien... Et qui voit plein de choses quand même. Mais qui voit tout et qui est forcément appréciée des jeunes parce qu'elle écoute.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Donc, j'ai dû arrêter assez vite quand même parce que je... Après, c'était des questions internes de la MFR où c'était un peu compliqué relationnellement, mais pas qu'avec moi, mais avec la direction, on va dire. Mais du coup, j'ai été obligée quand même d'arrêter assez vite parce que... On m'a un petit peu fait comprendre que pour ces jeunes-là, il fallait que je reste à ma place d'assistante. Et ça m'était carrément impossible parce qu'ils avaient besoin et ils venaient vers moi pour ça. Et en plus, je n'avais aucun but commercial puisque aucun de ces jeunes n'a eu ma carte de visite. Donc en plus, je n'ai pas du tout transposé pour les prendre dans mon cabinet après. C'était naturel. De toute façon, tous les métiers que j'ai fait jusqu'à présent, L'humain était au cœur de mes préoccupations.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Même quand tu fais de l'immobilier, du coup. Voilà, donc je rebondis sur ça. C'est-à-dire que l'immobilier, en fait, à la fin, c'était j'étais au cœur de la vie des gens, ils vendent parce qu'il y a un divorce, parce qu'il y a un décès. Et puis, en fait, je m'asseyais volontiers sur leur canapé et ils me racontaient un peu leur vie. J'étais là, mais il faut quand même que je vende la maison à un moment donné. Donc, peut-être, mais l'aspect commercial, à la fin c'est Ce n'était pas ça qui m'animait.
- Speaker #0
Donc, tu as toujours eu effectivement cette sensibilité pour l'autre, pour l'humain, les histoires des autres. Complètement. OK.
- Speaker #1
La vie des autres me passionne.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et surtout, la vie, pas par curiosité, mais c'est surtout pouvoir aider et pouvoir démêler des choses que les personnes n'arrivent pas à faire elles-mêmes. Donc, là, je suis complètement dans ma mission de vie.
- Speaker #0
OK, super.
- Speaker #1
Oui. et plus ça va, plus je touche du bois là, plus ça fonctionne. Donc, je pense que je suis réellement à ma place. Mais j'en suis passée par différentes activités qui effectivement peuvent paraître complètement opposées, mais pour le coup...
- Speaker #0
Et en même temps, qui t'ont apporté ou qui t'ont conforté dans l'idée que ton chemin était par là, dans la thérapie.
- Speaker #1
Donc, pour moi, ce parcours professionnel, il est riche et en même temps, il est logique.
- Speaker #0
Et est-ce que tu pourrais dire que du coup, Du coup, aujourd'hui, en tant que thérapeute, tes anciens métiers t'ont apporté sur ce que tu vis aujourd'hui. Absolument.
- Speaker #1
Mes anciens métiers,
- Speaker #0
mon expérience de vie aussi. Beaucoup.
- Speaker #1
Donc, les anciens métiers, oui. Surtout avec les Ulysses. Là, j'ai appris énormément de choses. Et du coup, comme je suis spécialiste. plus ou moins ados, là c'était hyper riche. Et puis mes anciens métiers ont été souvent avec du travail en collaboration. Là je me retrouve dans un cabinet où je suis un peu seule, donc du coup je cherche encore aussi d'autres pistes pour collaborer, pour faire des choses à des ateliers collectifs, pour faire des choses en plus en collaboration. Donc non, franchement tout ce que j'ai vécu actuellement m'a servi. et puis je crois qu'on est tous dans... On se sert un peu des expériences qu'on a à titre perso, sans faire de transfert, bien évidemment. Et si je peux rajouter une chose, c'est que je pense que cette activité-là de psychopraticienne ou psychothérapeute ou n'importe quelle activité dans la thérapie comme ça, on ne peut pas la faire, je pense, quand on a 20 ans ou 25 ans. Parce qu'on sort des études, certes, on peut être diplômé d'une fac de psycho, c'est 5 ans, ok, on a toute la théorie, mais je pense que si on n'a pas vécu beaucoup de choses avant, c'est compliqué de pouvoir accompagner.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est discutable parce que t'as aussi des jeunes qui ont vécu pas mal de choses par rapport à d'autres.
- Speaker #1
Très vite.
- Speaker #0
Ils leur donnent une légitimité.
- Speaker #1
Les jeunes ont de la légitimité mais je pense que plus on a d'expérience de vie, plus on est à même de pouvoir aider mais sans faire de transfert. Là, c'est là où c'est le plus important. C'est pas s'identifier à travers la personne. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé cette transition entre la maison à Benac et ton installation ? Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné tu as switché et que tu dis bon allez stop, maintenant j'arrête et je m'installe ?
- Speaker #1
Alors j'ai eu des éléments qui m'ont poussé, on va dire, si je peux dire ça comme ça, par rapport à une collègue. Une entente très moyenne avec une supérieure dans le bureau où j'étais, qui finalement avait un souci avec le fait que je sois très proche des jeunes, et me l'a bien fait comprendre. Donc je sentais que ça devenait pesant au niveau de mon activité là-bas. J'adorais ce que je faisais, j'adorais le contact avec les jeunes, mais au niveau de la hiérarchie, ça devenait compliqué. Et je voyais par ailleurs que, comme j'étais 26 heures, par semaine, ce qui était quand même pas mal. Je voyais que par ailleurs, je n'avais pas de créneau pour recevoir. Tu manquais de temps. Mais ça s'est vraiment aligné. Cette un peu altercation avec cette personne m'a fait comprendre que là, j'ai pu poser mes limites rapidement en disant, je crois qu'il faut que j'arrête ça pour pouvoir développer. Et évidemment, un truc incroyable, un mois après, j'ai commencé à avoir beaucoup plus d'appels. Et ça s'est développé complètement. Donc dire que je suis occupée à 100% une semaine entière, non, mais j'ai entre 4 et 5 rendez-vous par jour. Donc j'ai bien fait finalement d'arrêter parce que je n'aurais pas pu trouver ces créneaux-là.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En tout cas, ils consacraient plus de temps.
- Speaker #1
Donc on va dire que c'était un peu poussé, mais j'en suis ravie.
- Speaker #0
C'était un mal pour un bien. Est-ce que tu as eu des moments difficiles ? Au début, ou même maintenant, j'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Pour ma création d'entreprise, là, alors on a toujours des doutes, mais je ne peux pas dire. Je ne peux pas dire sur le plan professionnel. Je ne peux pas dire que ça a été difficile. On se questionne, c'est normal quand on se lance dans une activité. Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que ça ne va pas marcher ? Mais j'ai senti tout de suite que j'étais où il fallait. Donc, je me suis dit, ça prendra le temps que ça prendra. Je peux remercier quand même des gens qui m'ont recommandé dès le début, qui m'ont fait confiance. Parce qu'en fait, c'est parti d'un bouche à oreille finalement incroyable parce que je n'ai pas eu trop à prospecter finalement. Et puis, je n'ai pas de page web ni rien. Donc, je suis juste référencée sur Google My Business. Et puis, j'ai une page Facebook, mais que je n'alimente pas forcément tous les jours. Du coup, on ne peut pas dire que j'ai fait une prospection incroyable. Donc, c'est vraiment les deux, trois premières personnes, plus des praticiens en chiropratie qui m'ont aidé aussi à m'envoyer des personnes au début. Et du coup, alors là, ça a fait un peu… Effet boule de neige ? Oui.
- Speaker #0
Oui, super.
- Speaker #1
Donc, vraiment, si je peux dire, je n'ai pas eu trop de difficultés. Ça a mis un an. Oui, c'est ce que je te demandais. Ça a mis un an. Oui, oui. Bonne année. Avant d'avoir vraiment… Une clientèle récurrente, c'est des gens en plus, après que je prends tous les mois, trois semaines, un mois entre chaque séance, donc sur quatre, cinq séances. Donc, c'est du récurrence. D'accord. Dès que j'ai un client, je sais que je vais l'accompagner. Oui, tu as toujours, en fait,
- Speaker #0
il y a 39 heures et tu as toujours…
- Speaker #1
Donc, mes rendez-vous, ils se sont faits, mais presque naturellement.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Oui. Une chance là encore. Je n'ai pas… Sincèrement, je n'ai pas eu… Non,
- Speaker #0
mais j'avoue, oui.
- Speaker #1
Je n'ai pas eu trop de difficultés. Alors, j'ai distribué des cartes de visite un peu dans les endroits. à Limoges, j'ai mis quelques cartes de visite parce que voilà, ça c'était pour me conforter ou pour...
- Speaker #0
Te rassurer ?
- Speaker #1
Ouais, pour amortir mes cartes mais en fait sincèrement c'est vraiment le boucher à oreilles qui m'a aidée
- Speaker #0
C'est bien que tu aies pu avoir cette possibilité. Est-ce qu'il y avait cette barrière de l'argent où tu t'es dit, vite, vite, il faut quand même que je rentabilise, vu que, du coup, tu basculais sur un métier de cœur et que tu quittais le salariat ? Est-ce que tu as eu une pression au niveau de l'argent ?
- Speaker #1
Alors, non. Parce que j'ai un rapport à l'argent qui est très…
- Speaker #0
Sain ?
- Speaker #1
Sain, oui.
- Speaker #0
Et serein ?
- Speaker #1
Et serein, complètement. Donc, je me suis dit, de toute façon, ok t'es salarié, t'as un fixe tous les mois mais t'as des grosses contraintes et moi qu'est-ce qui était le plus important dans ma vie ? la liberté et de pouvoir faire un peu mes rendez-vous comme je le souhaitais et pas avoir des supérieurs au-dessus de moi qui me donnent des objectifs inatteignables ou des trucs comme ça, je me suis fait ma propre mon propre challenge et finalement là je suis complètement alignée, donc oui effectivement j'y ai perdu financièrement parce que évidemment Oui. J'avais aussi une mutuelle, j'avais tout ce qui va avec, si on reste pragmatique. Mais ça ne m'a pas inquiétée. Et j'avais une telle joie de faire ce que je faisais. Je crois que ça l'a emporté sur, finalement, l'aspect purement financier.
- Speaker #0
Quelle grande évolution intérieure ? Parce qu'effectivement, tu as perdu, comme tu dis, un petit peu en salaire ou en aspect matériel du salariat, mais tu as gagné quoi ?
- Speaker #1
Une plénitude, on va dire, si c'est comme ça que je peux le dire. Oui, une chance de gérer mon temps comme je veux. Une chance aussi d'être à mon compte. Et ça m'a permis, je me tracassais énormément avec des trucs tout bêtes comme l'Ursaf. Et je me suis dit, voilà, t'es pas capable. En fait, je suis capable. Je suis capable de déclarer ce que je gagne. C'est pas grand chose à faire. Mais ça, c'était quelque chose qui m'inquiétait. Et même ça... Mais je n'ai même pas eu de soucis à me faire les formalités qu'il fallait, même pour créer mon numéro sirède. J'avais participé aussi à des ateliers à la CCI.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'allais te dire. Aujourd'hui, on est quand même hyper bien accompagnés pour s'installer.
- Speaker #1
Voilà, j'ai été bien accompagnée. En fait, ça s'est fait, mais de façon très, très fluide. Donc, comme si c'était évident. Donc, ce que ça m'a apporté, c'est vraiment une sérénité dans mon travail. Je n'ai pas d'angoisse le matin en me disant, est-ce que je vais faire mon chiffre ?
- Speaker #0
Contrairement à ce que tu pouvais
- Speaker #1
Dans l'immobilier je l'avais Parce que là il y avait des objectifs à atteindre Et comme je travaille pour des structures à chaque fois Toujours pareil,
- Speaker #0
il faut rendre des comptes C'est vrai ça Et c'est vrai qu'on dit toujours J'ai ça, ça, parce que j'ai des charges Mais en fait effectivement quand tu es salarié aussi Tu peux avoir cette tension
- Speaker #1
Après j'ai peut-être aussi la chance De ne pas avoir de crédit maison Peut-être ça aussi ça peut jouer J'ai peut-être pas une pression financière Qui fait que Merci. Il fallait que, à tout prix, j'ai un revenu rapidement. Donc, il y a aussi un contexte qui fait que c'était quand même aussi plus facile pour moi. Mais néanmoins, même si j'ai des enfants qui font des études, des enfants qui... Voilà, je me suis dit, de toute façon, si t'es à ta place, tu vas y arriver.
- Speaker #0
Ok, super. Waouh, quelle positive attitude. C'est vraiment... Non, mais très bien.
- Speaker #1
Alors là, j'ai une confiance totale.
- Speaker #0
Non, mais c'est chouette.
- Speaker #1
même si par exemple dans des rendez-vous le matin j'ai une annulation parce que si j'avais eu ça dans l'immobilier à l'époque, j'en avais un je me disais ah là là là là là c'est une catastrophe mais ça y est j'ai une annulation mais comment je vais faire ou qu'est-ce que j'ai fait ou qu'est-ce que je dégage j'ai pas été pro je leur ai pas présenté la bonne maison enfin ils annulent parce que c'est pas le projet qu'ils veulent, j'ai rien compris pas du tout, j'ai une annulation ah ben là je vais pouvoir me reposer en fait Merci. c'est chouette je vais pouvoir me reposer et puis si j'ai une annulation c'est qu'aujourd'hui j'ai peut-être d'autres trucs en tête je suis moins disponible peut-être et que finalement au lieu d'enchaîner 5 rendez-vous si j'en enchaîne que 4 je serais peut-être plus productive et puis ça tombe bien du coup donc l'annulation merci ce
- Speaker #0
que je note vraiment et ce que j'entends beaucoup c'est qu'effectivement quand tu pars pas avec un objectif ou une tension financière les choses arrivent de manière plus naturelle ce qui est fou
- Speaker #1
complètement, moi je n'ai jamais forcé je n'ai jamais forcé quoi que ce soit j'ai des rendez-vous, j'en ai pas je ne suis pas en stress je ne suis pas en stress, j'ai zéro stress incroyable je ne sais pas comment le décrire et c'est gratifiant parce que j'ai du retour sur ça les gens je ne sais même pas par où ils me trouvent Alors je leur demande parce que ça me fait voir un peu si je suis visible. Oui, tout à fait. Si je suis visible sur les... Et où ? Et bien souvent, c'est ma page Google avec les avis.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que comme j'ai des avis, du coup, ça m'élimine. Et puis le bouche à oreille. Ah ben tiens, ma cousine est venue vous voir, mais il y a un an. Ok, d'accord. Ou alors, ah ben tiens, j'ai entendu dire que vous faisiez des ados. Vous avez vu une copine de ma fille. Voilà. Donc en fait...
- Speaker #0
Super, tant mieux.
- Speaker #1
Il n'y a pas de prospection, il n'y a pas de truc comme ça.
- Speaker #0
Là encore, ça casse un peu aussi le mythe. Il faut avoir forcément une communication Instagram, forcément un site. Là, c'est ce que tu dis aujourd'hui. Au minimum,
- Speaker #1
les réseaux. Je sais que je pourrais faire plus.
- Speaker #0
Il y a de tout. Il y a tous les retours possibles, mais c'est possible quand même.
- Speaker #1
C'est complètement possible.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Je pense qu'une fois qu'on est connu, un petit peu reconnu dans un domaine…
- Speaker #0
C'est ce moment-là qui est le plus compliqué. en fait et après ça va...
- Speaker #1
Et je trouve que c'est bien aussi de ne pas s'éparpiller. Moi, je sais qu'on me vient me voir parce que c'est une méthode en dynamique.
- Speaker #0
D'accord. Et rapide.
- Speaker #1
Parce que c'est l'écoute active. Parce que je suis spécialisée ados et jeunes adultes en particulier. Bon, après, je fais les adultes aussi. Donc, il faut quand même assez cibler, je pense. Parce que si on part dans tous les sens, notre offre, elle n'est pas claire. Donc, moi, ils viennent me voir parce que, allez, s'ils pensent à moi, c'est écoute active. Et elle règle des problèmes d'adolescence. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
t'es mon clé. Et c'est intéressant aussi ce que tu dis, parce que souvent on dit, non mais moi je suis coach, et je dis, je peux coacher les hommes, les femmes, les enfants, et en fait non, tu parles à qui clairement ? Et c'est là où, comme tu dis, ton message n'est pas clair.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut parler un langage clair aussi. La cible,
- Speaker #0
le mot n'est pas très joli, mais la cible est quand même importante.
- Speaker #1
À mon avis, si on est trop généraliste, qu'est-ce qu'on fait comme différence par rapport aux autres qui sont installés ? Il y en a des psys sur Limoges, il y a des psychologues, il y a des psychothérapeutes, il y a des psychanalystes. Les gens ne savent pas trop la différence. Mais Madame Roux, par contre, elle fait une écoute où là, tu vas pouvoir être aussi bien entendu que conseiller.
- Speaker #0
Enfin conseiller, entre guillemets, guider plutôt, on va dire.
- Speaker #1
Parce que conseil, ça voudrait dire que je donne mon avis, ce qui n'est pas le cas. Mais voilà, guider. Du coup, c'est ça, je pense, qui va faire la différence. Il faut trouver le petit...
- Speaker #0
Qui fait que tu sors du lot, en fait. Et puis, si t'es claire avec ton message, forcément, ça vibre. Mais j'ai le retour.
- Speaker #1
Mais je l'ai eu. J'ai le retour direct à chaque fois.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a eu un moment clé dans ce que tu vis depuis que t'es thérapeute où tu t'es dit, mais oui, je suis tellement à ma place ?
- Speaker #1
Ah ben, tout le temps. Tout le temps. tous les jours où j'ai un appel. Dès que j'ai un appel et que la dame ou le monsieur me dit voilà ce que j'ai, c'est pour moi.
- Speaker #0
Oui, tu sens que...
- Speaker #1
Si c'est compliqué, j'y vais sans problème.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Sauf pathologie. Parce que là, je ne traite pas de... Mais il n'y a pas un moment spécifique, c'est tout le temps.
- Speaker #0
J'allais te demander comment tu gardes le cap face aux défis, mais il n'y a pas eu tant de défis que ça.
- Speaker #1
Non, mais moi je suis vraiment le... La personne interviewée qui finalement est contente d'être là.
- Speaker #0
Oui, mais super, parce que tu montres aussi que c'est possible. Tu vois que quand tu es vraiment alignée, que tu ne te mets pas la pression, que c'est clair dans ce que tu dis, que oui, finalement, c'est pas si compliqué et ça peut le faire.
- Speaker #1
Dans ce métier-là, par contre, le seul défi qu'on peut avoir, c'est vouloir sauver à tout prix quelqu'un qui ne veut pas être aidé.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Ou qui a des réticences énormes. Et c'est là qu'il faut prendre le recul en se disant aussi, je ne suis pas apte à vous suivre sur cet accompagnement-là, parce que ça m'est arrivé une fois. Donc, on peut quand même dire, à titre de consultation que j'ai eue, on va dire, que là, à un moment donné, il faut savoir se dire, bon, je ne vais pas être la bonne personne pour vous.
- Speaker #0
Super, oui. Avoir ce recul nécessaire de dire...
- Speaker #1
Ça m'est arrivé une fois. Oui,
- Speaker #0
c'est hyper important. Donc,
- Speaker #1
je suis restée correcte. Mais la personne, je l'ai accompagnée gentiment vers la sortie, parce que là, j'allais y perdre beaucoup, et elle aussi. et elle n'aurait pas été... Donc, c'est le défi de ce métier, entre guillemets, pas un défi d'installation ou d'avoir peur d'avoir des clients. C'est plus, à un moment donné, si ça ne le fait pas, il faut savoir dire... Un commerçant qui va acheter une bouteille d'eau, bon, on lui vend sa bouteille, il n'y a pas... Mais là, si on sent qu'on est en difficulté et qu'on pourrait mettre aussi la personne plus en difficulté qu'elle n'est parce qu'on n'est pas aidante, il faut savoir dire non.
- Speaker #0
Tout à fait, oui. Est-ce que tu aurais un conseil sur des erreurs à éviter que tu as pu faire ?
- Speaker #1
Erreurs sur les personnes que je reçois ?
- Speaker #0
De manière générale, ça peut être l'installation ou ta posture de thérapeute.
- Speaker #1
Erreurs que j'aurais pu faire, c'est effectivement... Oui, ce que je viens de raconter à l'instant, c'est-à-dire accepter quelqu'un où finalement je sens que ce n'est pas bon, et ce n'est pas bon non plus pour elle ni pour moi, et je l'ai quand même gardé sur quelques séances, alors que dès le début je le sentais, donc je pense que là c'est vraiment écouter son ressenti. Dès qu'on voit la personne, si ce n'est pas possible, moi je ne fais aucun délit de quoi que ce soit, mais je veux dire à un moment donné... Si on sent que ça ne va pas, il ne faut pas s'acharner, surtout dans ce domaine-là. On ne vend pas une baguette de pain, donc on sait que la personne, on va la revoir. Et si on n'est pas capable, ce n'est pas bon. Donc, c'est vraiment poser ses limites. Après, non, je n'ai pas eu de... pas plus que ça, non.
- Speaker #0
Tu te vois comment dans cinq ans ?
- Speaker #1
Alors, dans cinq ans, je me vois à différents endroits à proposer cet accompagnement toujours. Je pense que là, je vais faire ça jusqu'à ma retraite.
- Speaker #0
Avec toujours cette cible, tu veux dire ?
- Speaker #1
Alors, ça peut bouger, la cible. On est d'accord que ce n'est pas figé, figé. Là, actuellement, c'est un peu mon cœur métier. Et c'est marrant parce que les personnes, du coup, je les attire sans savoir. C'est la clientèle que j'ai.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est la cible qui s'auto... Aussi, voilà, c'est ça. ...détermine.
- Speaker #1
Donc, moi, je me vois sur plusieurs zones. Pourquoi pas ? Parce que c'est un métier qu'on peut faire sans forcément avoir de bureau. fixe et que là, je suis en train de réfléchir pour faire aussi du domicile. C'est ce que je disais. Et même sur une autre région, j'ai la possibilité aussi de démarrer. Donc, dans cinq ans, je me vois bien avoir un peu de clientèle à plusieurs endroits.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
être mobile.
- Speaker #1
Être mobile, ça ne me gênerait pas du tout. Au contraire. Et ça me permettrait de rencontrer plein de monde. et ça j'ai besoin aussi parce que alors les limites un peu d'être sur un cabinet c'est qu'effectivement on est seul on est très seul on est face à la personne et finalement on passe sa journée à attendre que les personnes rentrent donc c'est un peu voilà si je fais un peu de domicile je vais avoir l'impression de bouger je vais avoir l'impression d'aller dans la vie des gens mais à d'autres endroits ça peut être un peu plus enrichissant on va dire que c'est un peu le je tends un peu vers ça d'accord et puis pareil pour des ateliers je reste pas sûre que de l'individuel donc dans 5 ans je peux très bien aussi faire des ateliers dans différentes structures, pourquoi pas et même carrément faire une journée bien-être avec d'autres thérapeutes parce qu'alors j'aime beaucoup la collaboration donc aussi je me sens un petit peu isolée dans mon cabinet donc j'ai besoin aussi d'interagir avec d'autres praticiens c'est
- Speaker #0
intéressant parce que c'était plusieurs fois que tu... tu parles de ça, de cette notion de solitude, en fait, dans ce métier et qu'on peut rencontrer quand on quitte le salariat, en fait. Oui, c'est ça. On est à son compte. La solitude, d'où l'intérêt des after-work, du réseau, en fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce qu'on peut vite se retrouver et se l'aider C'est pour ça.
- Speaker #1
Et moi, chez moi, pour le coup, c'est un gros souci. Donc, la solitude. Alors, quand je suis avec mes Moi je dis des clients, on ne dit pas des patients, parce que je n'ai pas de vocation médicale. Voilà, avec mes clients, on est deux, on est trois. Mais je veux dire, voilà, c'est quand même ce besoin d'interagir.
- Speaker #0
D'échanger avec quelqu'un du métier aussi, et puis partager une difficulté notamment, ou un conseil entre praticiens.
- Speaker #1
C'est ça, soit partager des analyses de pratique, des choses comme ça, soit collaborer, et pour le coup faire des choses ensemble, sur différentes, par exemple, je ne sais pas, on fait une journée à thème. Et puis moi, j'apporte l'atelier sur la gestion des émotions, sur l'art-thérapie, sur plein de choses. Une autre personne, sur cette même journée, va porter ses connaissances en sophro, sophrologie. Enfin, j'en sais rien. On peut faire quelque chose de groupé avec d'autres, ça pourrait être sympa. Donc ça, je tends aussi un peu vers ça.
- Speaker #0
D'accord. Ok.
- Speaker #1
Et puis après, j'ai déjà des expériences dans des écoles. Je fais déjà des ateliers pour les enfants dans une école primaire à Limoges.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ça aussi, j'aimerais continuer.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, dans cinq ans, c'est riche. C'est du boulot. Je ne me vois pas que dans mon cabinet. Loin de là même. Voilà, loin de là. Je me vois, au contraire, être un peu sur plusieurs domaines.
- Speaker #0
Oui, super.
- Speaker #1
J'ai besoin de bouger quand même.
- Speaker #0
Intéressant.
- Speaker #1
Je ne regrette tout.
- Speaker #0
Bon, on va arriver à la fin. Je te remercie pour ce retour. Merci. Qu'est-ce que tu pourrais partager à ceux qui hésitent encore à quitter le salariat pour se mettre à leur compte et changer radicalement de vie professionnelle ?
- Speaker #1
Là, j'ai envie de dire, suivez votre cœur. Parce que le salariat, c'est la zone de confort, on va dire. Donc effectivement, pour les personnes qui ont peur du manque ou qui ont peur de se lancer, c'est peur finalement. Je me dis, il est toujours possible, je me sers de mon expérience, de continuer une partie du salariat tout en se développant à côté et très vite, le cœur va balancer d'un côté en disant, effectivement, moi, c'est ce qui m'est arrivé. Je suis faite pour ça, c'est là où je veux aller. J'avais gardé ça en zone de confort. Donc, j'ai envie de conseiller de dire, pas frontalement arrêter d'un coup parce que... parce que ça peut encore faire peur et que ce n'est pas la peine de se mettre encore plus en difficulté pour créer parce qu'on va se créer d'autres stress mais le petit combo des deux pour passer d'un côté à l'autre peut aider donc pour moi ce n'est pas la cassure brutale c'est la transition douce mais en suivant l'élan du coeur intéressant et même si je connais un peu la réponse si c'était à refaire je refais Merci. si c'était à refaire.
- Speaker #0
Tout le parcours ?
- Speaker #1
Ah oui. Alors, tout le parcours, je ne sais pas, l'immobilier à la fin, ça m'a un petit peu, ça m'a abîmée.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
On va dire, ça m'a abîmée. Et en même temps ? Et en même temps, ça m'a permis de, il n'y a pas de hasard dans la vie, ce burn-out, il est arrivé au bon moment pour que je prenne conscience de ce que je ne voulais plus et peut-être me... m'aider à tendre justement sur ce... Oui,
- Speaker #0
cette rencontre avec ce thérapeute qui ne te convenait pas. Qui était affreux.
- Speaker #1
Qui n'était vraiment pas possible. Mais en même temps,
- Speaker #0
ça m'a ouvert les yeux sur ce que je voulais faire.
- Speaker #1
Donc oui, si je devais refaire, je ne regrette rien. Je trouve qu'on est riche de ce qu'on a essayé, ce qu'on a fait, ce qu'on a travaillé. Donc j'ai des expériences positives, j'ai des expériences négatives. Mais en même temps, ça fait ce que je suis aujourd'hui. Ok, super.
- Speaker #0
Bon, merci beaucoup Marie-Laure.
- Speaker #1
Merci Adeline.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutées. Si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à vous abonner. Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !