- Speaker #0
bienvenue dans ce let's go le podcast des hommes et des femmes qui ont radicalement changé de vie professionnelle je suis adeline guilloux je suis coach de vie et ce que j'aime particulièrement dans ce métier ce sont les histoires de vie personnelle ou professionnelle ici je vais vous partager le parcours de ces hommes et femmes qui ont pris la grande décision de quitter ce qu'ils savaient faire pour quelque chose de complètement différent de plus risqué souvent bon mais qui à leurs yeux avaient plus de sens. Et aujourd'hui, je suis très heureuse de vous partager l'histoire de Lydie, qui est passée de conceptrice d'aménagement à tatoueuse.
- Speaker #1
Comment on peut dire à la jeunesse, tout est possible, en restant dans son petit métier conventionnel avec le confort en fait. J'ai à ma disposition une bibliothèque de tétons.
- Speaker #0
So, let's go ? Bonjour Lydie. Bonjour Adeline. Alors j'aimerais que tu m'expliques comment on passe de conceptrice d'intérieur à tatoueuse. Comment t'es venue l'idée ? Eh bien, j'ai toujours voulu m'engager pour une cause,
- Speaker #1
mais je ne savais pas encore trop laquelle, donc j'ai avancé mon parcours dans le dessin en ayant fait une école d'art appliqué, dont j'ai été diplômée en décoration. J'ai fait 20 ans de conception d'aménagement d'intérieur au niveau de ma vie pro. Et puis, il manquait quelque chose. Je sentais que j'avais envie de faire autre chose. Je ne savais pas quoi. Et puis, au détour d'un parcours d'une amie qui a eu un cancer du sein, j'ai découvert le tatouage d'Araol, ma mère, un peu en cherchant un petit peu pour sa reconstruction. Et puis je me suis dit, ben... Je dessine des meubles, mais je pourrais être capable d'aider ces femmes dans leur parcours de reconstruction avec mes talents.
- Speaker #0
Oui, parce que je dis tâteuse, mais finalement, tu fais bien plus que ça, bien plus que dessiner sur la peau, en fait. Alors, en fait,
- Speaker #1
oui, c'est aussi un temps d'échange, un temps d'écoute. On aborde plein de choses. Et puis là, je parle de l'aéroalma mère, mais je fais aussi du maquillage permanent. et du tatouage réparateur qui consiste à modifier des cicatrices pour les rendre invisibles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, toute cette partie réparation, effectivement, c'est de l'écoute, c'est un temps donné pour soi aussi pour justement rebondir et reprendre confiance. Donc, oui, il y a le tatouage, mais il y a aussi toute la partie qui... toute la partie humaine qui va avec.
- Speaker #0
Et puis, tu as ce support en silicone que tu utilises ?
- Speaker #1
Alors oui, j'ai complété. En fait, pendant un an et demi, je me suis formée au tatouage réparateur, au maquillage permanent.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et au tatouage éphémère aussi, mais je t'expliquerai un peu plus tard pour le côté festif.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et puis, au détour justement d'un énième voyage avec mes collègues de promo. On a découvert une nouvelle technique qui consiste à créer des aréoles mammaires en silicone, en 3D. Je moule le téton restant, par exemple, de la femme qui aurait besoin d'une nouvelle aréole. Et je vais faire le moulage et ensuite reproduire le téton. en 3D, en mélangeant des produits safe pour obtenir un téton en silicone qui va pouvoir se coller sur la peau et rester pendant 5 jours, être redécollé, recollé, pour réamener la symétrie à la poitrine et là aussi un volume et tout ça sans partie invasive parce que le tatouage réparateur, c'est une technique qui est super. mais qu'on ne peut pas faire directement après la cicatrisation de la cicatrice. Il faut attendre un an, deux ans, et avoir quand même un accord du médecin qui a suivi tout ça. Parce que si la cicatrice est trop fraîche, on peut réabîmer, donc ce n'est pas le but. Donc l'avantage de cette prothèse externe, c'est qu'on peut Une fois la cicatrice fermée et l'accord du médecin, on peut commencer déjà à positionner cette prothèse pour reprendre conscience là aussi. Et l'avantage, c'est que je vais recopier par colorimétrie la couleur de l'aréole qui est à côté. Ou tout simplement, quand il y a une double mastectomie, On peut aussi choisir le téton. dans ma bibliothèque, ce qui fait beaucoup rire les gens qui m'entourent. J'ai à ma disposition une bibliothèque de tétons parce qu'on n'a pas toutes et tous les mêmes. Donc, ça permet de choisir soit quelque chose qui ressemblait à ce que la personne avait déjà, soit au contraire, se dire j'en ai plus, j'ai envie de... J'ai en tête quelque chose, c'est l'occasion de se faire plaisir. Il n'y a pas de côté invasif. Donc, c'est vrai que ça permet de se réimaginer aussi.
- Speaker #0
Ouais, super. Et tu sais à peu près le délai possible pour coller sa première réole ?
- Speaker #1
Ça dépend. En fait, si tu veux, quand les femmes se font opérer pour leur cancer du sein, il y a plusieurs techniques d'opération. Donc, les cicatrices ne sont pas toujours au même endroit. Généralement, je crois que c'est au bout de 7-8 mois. Après, ça dépend vraiment de la cicatrisation de chacune, donc c'est délicat de répondre à ta question.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais on peut, entre guillemets, beaucoup plus rapidement, une fois que la peau a repris un petit peu le dessus, que les cicatrices sont fermées, fermées, même si elles sont rosées, ce n'est pas grave, on peut tout à fait... On peut tout à fait... On peut tout à fait... Se rencontrer. Et il y a un autre avantage à cette technique-là aussi. Je trouve qu'il, pour ma part, donne, je pense, un regain supplémentaire face à tout ça. C'est que si on découvre son cancer et qu'on a toujours ses deux tétons, on peut aussi anticiper le moulage pour se rapprocher encore au plus près de ce qu'on avait avant, par prévention ou par solidarité. Parce qu'aujourd'hui, je rencontre aussi beaucoup de femmes qui sont contentes de participer à ma bibliothèque, qui viennent passer 30 minutes au salon, qui donnent leur empreinte. Ça permet à moi de refaire un peu de prévention sur vérifier sa poitrine régulièrement. On reparle aussi de tout ça. Et puis, ça permet de se dire, le jour venu... les femmes qui vont en avoir besoin auront du choix.
- Speaker #0
Clairement. À mon avis, ça va intéresser des gens. Tu peux me dire vite fait comment on peut enrichir ta bibliothèque ?
- Speaker #1
Tout simplement en me contactant. On prend rendez-vous. Il y en a pour 30 minutes en tout parce qu'on papote aussi. Le moulage, il y en a pour 7-10 minutes. Il suffit de lever le t-shirt, de ne pas avoir de soutien-gorge ou de baisser. J'ai un produit qui est spécifique. pour relever ce type d'empreintes. Et après, je prends une photo et je crée des areoles mammaires un peu en avance aussi par rapport à ce que j'ai en tant que modèle pour montrer aussi aux professionnels qu'est-ce que ça donne par rapport à la photo, par rapport au résultat final. Ça permet aussi de montrer des exemples et de montrer aussi aux femmes euh... qui en ont besoin, je suis capable de raser telle couleur ou on peut rajouter un grain de beauté.
- Speaker #0
On peut même aller jusqu'à mettre un petit détail.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y a plein de possibilités. Tout est possible. Si la personne avait un grain de beauté, en bas à droite de son... ou qu'elle a une photo qui permet de montrer quelque chose. On peut aussi se rapprocher de ce type de détails-là.
- Speaker #0
Ok, super. Tu me parlais du coup, là on va passer complètement à autre chose, mais de tatouage éphémère, c'est ça ?
- Speaker #1
Alors voilà, en plus du tatouage réparateur qui me tenait beaucoup à cœur de développer pour justement assouvir mes besoins d'engagement, je fais aussi du tatouage éphémère. Alors, le tatouage éphémère, ça fait une dizaine d'années à peu près que je le pratique déjà, pour le plaisir. Et puis, je me suis professionnalisée en même temps que ma reconversion, en fait, pour apprendre des techniques un peu plus professionnelles et pouvoir proposer au salon quatre techniques différentes. Parce qu'aujourd'hui, les gens se font beaucoup tatouer. On peut aussi faire du tatouage éphémère. qui durent soit la journée, soit 4-5 jours, en couleur, juste en noir, ou carrément passer à l'étape supérieure des 10 à 15 jours avec une technique qui s'appelle, qui utilise du jaguar, ce qui donne des tatouages éphémères noirs bleutés, comme au cinéma. Donc on peut comme ça tester un tatouage en amont avant de passer à l'étape définitive. Voilà, ça peut être ça. ça peut être je pars en vacances j'ai envie d'un tatouage mais je suis pas très tatouage à la base ou alors je suis pas sûre de vouloir garder le motif ben voilà je me fais je sais pas moi un oiseau, une fleur ou pour une cérémonie j'ai envie d'agrémenter ma tenue j'ai des techniques à la paillette l'idée c'était de créer un salon un peu à mon image c'est à dire à la fois très engagée sérieuse et en même temps amener un peu de légèreté dans tout ça.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est génial parce qu'en fait, moi la première, j'ai hyper envie de me faire tatouer, mais en même temps, tu dis, est-ce que je suis faite pour ça ? On avait discuté toutes les deux, et puis le fait d'en parler, en tout cas de tester une technique qui est éphémère, tu te dis, oui, on peut essayer juste pour le fun, et voir ce que ça donne, plutôt que de dire, oui, on y va, ton dessin me plaît, mais je ne sais pas si au final, ça va me plaire tout le temps. Il l'a enlevé, je crois que ça fait hyper mal en plus.
- Speaker #1
Le détatouage, il faut le faire faire par des professionnels de la médecine. Les tatoueurs aujourd'hui n'ont pas le droit de détatouer. C'est vraiment une spécificité qui doit rester, pour l'instant en tout cas, qui reste dans le milieu médical parce qu'il y a beaucoup de techniques derrière tout ça pour ne pas brûler la peau non plus. Et puis effectivement, ça fait mal et ça a un coût. Je dirais même que pour la jeune génération qui a très envie de passer à l'aiguille rapidement, ça peut être aussi une façon de mesurer l'envie et du besoin par rapport à tout ça. Il y a plein de façons d'aborder le tatouage. Effectivement, ma manière n'est pas très traditionnelle, mais je propose des choses différentes.
- Speaker #0
C'est intéressant. Ok. Il y a un lien entre ce que tu faisais là et ce que tu faisais avant ta vie professionnelle ? Un lien, oui un lien.
- Speaker #1
Ouais, il y a un lien humain. J'ai toujours été en contact d'une clientèle et en fait je construisais déjà mes conceptions d'ameublement avec les histoires que les gens me racontaient. Parce que je rentrais déjà dans l'intimité, alors pas du corps, mais je rentrais dans l'intimité de la famille ou de la maison finalement. Et du coup, je... écouter les histoires et tout ça ça me fait bien kiffer c'est avant tout des rencontres je pense que le lien est là et puis bien sûr le dessin dans tous les cas la créativité et puis je
- Speaker #0
pense que ça résume bien les liens qu'il pourrait y avoir avec mon ancien métier au niveau de ta formation t'avais déjà des velléités au niveau du dessin des facilités à Ciao !
- Speaker #1
Moi, j'ai commencé à m'intéresser au dessin, je devais avoir 5 ans. J'avais une mallette bleue qui s'ouvre en deux, où j'avais toujours des carnets, des crayons, je baladais partout. J'ai fait un bac art plastique, et puis après, j'ai fait l'école d'art appliqué. Et en fait, j'ai toujours continué à dessiner. J'ai même fait, pendant mes études, j'ai décoré des vitrines de boulangerie. j'ai peint des scooters, j'ai participé à des décorations de festivals. Tout ce qu'on m'a toujours proposé au niveau artistique, j'ai toujours un peu dit oui.
- Speaker #0
D'accord. Tu as quand même cette fibre artistique qui est très prononcée chez toi et tu as toujours eu ce lien, un pied dedans en fait. Sauf qu'avant tu dessinais des meubles et que là aujourd'hui tu dessines sur des corps.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Pour résumer.
- Speaker #1
Ouais, j'ai changé de support.
- Speaker #0
C'est ça, tu as changé de support.
- Speaker #1
Mais bon, je reviens toujours au papier. Voilà, effectivement. Ce que j'apprécie dans le support du corps, c'est qu'il y a souvent une histoire, mais pas que pour le tatouage. Il y a une conversation, il y a un moment privilégié dans ce moment. Même là, en ce moment, je fais du tatouage éphémère en stand dans une virguette. C'est rigolo parce que je tatoue à la fois les petits et les grands et aussi les ados. Et à chaque personne qui s'assoit à mon stand, Je commence par peindre, on fait connaissance et puis finalement j'apprends toujours quelque chose. Donc ça c'est chouette aussi.
- Speaker #0
Donc tu me disais que c'est vraiment la maladie de ton amie qui a été l'électrochoc pour quitter le salariat. Ouais. Tu l'as quitté de quelle façon ?
- Speaker #1
Alors...
- Speaker #0
Le salariat.
- Speaker #1
Oui, la copine je l'ai gardée effectivement. Ça fait plus de 25 ans qu'on est amies. donc je pense que... Ça va rester comme ça. Pour quitter le salariat, en fait, j'avais très envie de ce projet, mais je ne savais pas trop. On a toujours des doutes quand on a envie comme ça d'un nouveau job et en même temps de se réinventer soi-même. C'est vrai que c'est toujours un peu complexe. Donc, j'ai commencé par aller rencontrer Transition Pro.
- Speaker #0
Transition Pro, c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est un organisme où j'ai pu rencontrer quelqu'un qui m'a donné les différentes solutions pour soit quitter mon travail, soit reprendre une formation. C'était très intéressant. Je suis tombée sur une femme d'expérience qui m'a bien driveée et qui m'a bien expliqué les choses. Par rapport à ça, je n'ai pas choisi la rupture conventionnelle. Moi, dans mon ancien job, ça se passait très, très bien. Je n'ai pas changé de voie parce que j'étais mal au travail ou parce que je gagnais mal ma vie. Il n'y avait pas un contexte toxique particulier. J'étais à l'apogée de ma carrière au niveau de mon ancien job. Je pétais les scores, donc ce n'était pas trop ça la problématique. du coup euh Par rapport à tout ça, ils ont une bonne entente avec ma hiérarchie. Je me suis dit, avant de mettre les pieds dans le plat, je vais déjà tester mon projet et je vais faire une démixion-reconversion, ce qui me permettait de partir libre, sans avoir à être redevable de quelque chose. Le système permettait ça.
- Speaker #0
Parce que démission, reconversion, rapidement, tu peux juste me dire en gros.
- Speaker #1
Alors rapidement, l'idée c'est que Transition Pro m'a donné les cartes pour comment changer de travail par rapport à la démission ou la reconversion ou la reprise de formation. Suite à ça, j'ai été rencontrer la BGE qui m'a aidé à monter mon business plan. Parce qu'en fait, pour faire une démission reconversion et partir libre, il faut d'abord montrer pâte blanche.
- Speaker #0
Un projet viable.
- Speaker #1
Voilà, il faut que le projet soit motivé, motivant et sérieux. Donc, j'ai monté mon business plan après mes heures de travail dans mon coin. Tu n'es pas partie encore. Je ne suis pas partie tout de suite. Parce que je me suis dit, si démission reconversion, pense que mon projet est viable et que mon business plan tient la route, c'est que j'ai une chance d'y arriver. Donc du coup, je me suis dit, on va passer des étapes, étape par étape. Donc je suis allée à Transition Pro. Après, j'ai rencontré BGE, une dame aussi qui m'a aidée à de nombreuses reprises. On avait des rendez-vous réguliers pour parler de mon projet, avancer petit à petit. Et puis de là, j'ai fini le dossier d'émission reconversion et je l'ai envoyé en commission pour un passage au mois de mars 2024 et qui a été favorable à la suite de mon projet.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ça m'a confortée dans l'idée que je n'étais pas à côté de la plaque au niveau de mon projet en me disant si eux ils ils Ils me disent que mon projet est viable, le business plan était bien, j'avais bien avancé. Je pense que quand on se reconvertit aussi comme ça, il faut prendre le temps de bien se faire accompagner et de bien réfléchir. Je pense que ce projet de faire quelque chose d'engageant à mon compte, je l'avais déjà depuis la première journée où je suis allée travailler en tant que salariée.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Mais je pense que si je l'avais fait trop tôt aussi, je ne serais pas allée aussi loin dans la précision de mon projet.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Les planètes se sont un peu alignées.
- Speaker #0
C'est souvent ce que j'entends.
- Speaker #1
Oui, tu m'étonnes.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui était le plus difficile dans cette reconversion ?
- Speaker #1
Alors, pour ma part, toute la partie où j'ai été, je suis allée en formation, j'ai bougé, j'ai repris un peu le lead en me disant, ma petite famille, parce que j'ai deux enfants et un compagnon, de telle date à telle date, je serai à Toulouse, de telle date à telle date, je serai à Bordeaux. Je suis montée à Paris pour la deuxième fois toute seule. Et ça me coûte un peu parce que les transports en commun, c'est pas trop mon truc. Donc ouais, j'ai pris sur moi sur pas mal de sujets. Mais ça s'est bien boutiqué. J'en ai pas souffert vraiment. J'étais vraiment dans l'aventure, les nouvelles rencontres. C'était vraiment chouette. Là, c'est devenu un petit peu plus compliqué. C'est quand ça a été fini. En fait, quand les formations ont été terminées, que je me suis retrouvée ici. Donc on a fait les travaux, parce que moi je me suis installée, j'ai créé un local tout neuf, tout neuf, tout beau, tout aux normes et à mon image dans le bas de ma maison en fait, qui le permettait. Et une fois ça fait, je me suis retrouvée un peu seule face à ma stratégie.
- Speaker #0
Par quoi je commence ?
- Speaker #1
Oui, voilà, par quoi je commence. Ou tout simplement, maintenant, il va falloir que je me montre. Il va falloir que je sorte de mon petit confort, entre guillemets, de se dire que je suis en formation, je suis protégée. Il y a encore un cadre autour de moi. Oui, et puis du coup, la date paraissait un peu loin. Et finalement, cette année et demie de reconversion s'est passée hyper vite. Et encore, j'avais bien organisé. Enfin, je pensais être bien organisée. Donc, tout s'est bien enchaîné. Et après, il y a eu un petit flottement de solitude. C'est peut-être la solitude, effectivement, des premiers mois qui a été un peu à la fois nécessaire et à la fois compliqué.
- Speaker #0
D'accord. Et tu as fait quelque chose, justement, pour...
- Speaker #1
Alors, du coup, j'ai une amie entrepreneuse avec qui une ancienne cliente. avec qui j'avais gardé contact, qui m'a dit « mais tu devrais sortir de ton trou et venir aux premières » . Je suis allée à mon premier café premier en décembre 2024.
- Speaker #0
Les premières, pour mes mots,
- Speaker #1
c'est… C'est un groupement de femmes d'entrepreneuses qui permet d'échanger. C'est là aussi où on s'est rencontrées.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
d'échanger sur des difficultés ou des victoires, ou tout simplement un partage,
- Speaker #0
une réflexion sur l'évolution, sur nos projets. C'est ça,
- Speaker #1
sur l'entrepreneuriat féminin. J'ai découvert plein de métiers, plein de façons d'aborder les choses sur différentes thématiques.
- Speaker #0
Et puis plein de monde,
- Speaker #1
du coup.
- Speaker #0
plein de rencontres.
- Speaker #1
Et plein de rencontres, ce qui fait que ça m'a redonné le punch un peu puisque moi qui avais l'habitude de parler quand même 7 heures par jour à mon ancien boulot, cette année de reconversion a divisé mon temps de parole par 3.
- Speaker #0
C'est très juste ce que tu dis parce que j'ai eu la même difficulté. En fait, moi c'est pareil, j'avais un métier plus ou moins public, on peut dire ça comme ça. Et en fait, quand tu te retrouves toute seule, le premier mois c'est super, le deuxième, le troisième, en fait, t'es vraiment seule au monde. Pour le coup, parce que t'as plus de collègues, enfin t'as ta famille, mais je veux dire, c'est pas du tout pareil. T'as pas cette dynamique de rencontre, de discussion, t'es vraiment centrée sur toi. Alors comme tu disais, c'est aussi nécessaire, mais ça fait aussi du bien de rencontrer du monde à un moment donné.
- Speaker #1
Il y a une phase où il faut se dire, je pense qu'en plus, la solitude au début, elle est nécessaire. Après, elle commence à nous ralentir un peu parce qu'on a du mal à trouver des repères d'horaire. quand je fais ça, ça finalement je le ferai peut-être demain ou à lui je l'appelle mais j'ai peur de l'appeler je le ferai demain on finit toujours par se mettre un coup de pied au cul mais le besoin de contact humain à un moment donné c'est valable pour les entrepreneuses mais pour tous les entrepreneurs qui vont nous écouter à un moment donné on est tous isolés isolés dans nos têtes parce qu'on ne peut pas tout expliquer de ce qu'on est en train de mettre en place. Pas parce qu'on devient paranoïaque de se faire piquer l'idée du siècle, mais plus qu'on a besoin d'intérioriser les choses pour concrétiser.
- Speaker #0
Les intérioriser et puis du coup... avoir l'extérieur pour nous aider à les sortir de nos têtes en fait parce qu'on est un peu en boucle en fait dans ce qu'on vit ouais il y a un peu de ça aussi et c'est vrai que pouvoir entendre les mêmes difficultés, comprendre comment des femmes ou d'autres personnes qui ont plus d'expérience que nous par quoi ils sont passés, comment qui Et ça, c'est hyper aidant au début, parce qu'on se dit, le fait de discuter, d'échanger, ça permet vachement d'avancer et d'avoir des idées auxquelles on ne pensait pas forcément. Oui,
- Speaker #1
et puis de redonner une énergie.
- Speaker #0
Une dynamique.
- Speaker #1
Oui, j'ai appris des choses, mais ce qui m'a aidée le plus, c'est l'énergie que ça a remis dans le fait de se dire, tiens, aujourd'hui, je sors et je vais rencontrer d'autres entrepreneuses. La curiosité d'aller rencontrer d'autres gens nouveaux aussi. Moi, je sais que ça nourrit beaucoup ma créativité aussi. Donc, c'est vrai que l'isolement a fini par me coûter un peu humainement parlant. Et le fait de redynamiser ça. Et du coup, en fait, de ce premier café première, finalement, je me suis re-illuminée, entre guillemets. Même dans mon entourage et tout. J'ai repris une dynamique et puis le fait que de temps en temps on prenne chacune des nouvelles, ça a aidé aussi. Et en plus de ça, on n'a pas tous le même parcours justement au niveau de la reconversion, comment on s'y est pris, les parcours qu'on a. Moi j'avais un peu de notion de commerce puisque 20 ans à être devant le client, même si ce n'est pas le même métier. Il y a une écoute, il y a une dynamique dans la conversation que j'avais quand même. Mais c'est vrai que ça permet d'échanger et c'est plutôt cool. Il ne faut pas rester isolée.
- Speaker #0
Non, c'est clair. Et puis, moi, je me suis nourrie, en fait. J'avais besoin de me nourrir de l'extérieur, en fait. Effectivement, ça m'a fait grandir ce que j'ai vécu, mais j'avais besoin de vivre. et de côtoyer du monde et d'échanger pour me nourrir.
- Speaker #1
Même aller boire un coup. Oui,
- Speaker #0
c'est ça,
- Speaker #1
clairement. J'ai quelques souvenirs sympas et pourtant on ne se connaissait pas beaucoup. On a bien rien passé, des soirées sympas. Ça permet de changer d'air pour mieux revenir.
- Speaker #0
Clairement. Il y a une erreur que tu aurais pu éviter même si on est d'accord que les erreurs nous font apprendre beaucoup de choses et qu'elles sont nécessaires, mais malgré tout. est-ce qu'il y en a une que t'aurais pu éviter ou que t'aurais voulu éviter ?
- Speaker #1
J'ai pas l'impression d'avoir fait des erreurs jusque là.
- Speaker #0
Et c'est super toi,
- Speaker #1
j'ai envie de te dire. On va rester sur cette note-là. Non, j'en sais rien. Il y a des erreurs, je pense qu'après, moi, je suis quelqu'un de très exigeante avec moi-même et même dans certaines conversations avec soit des clientes ou même des futurs partenaires de travail. Je suis capable de débriefer dans ma tête le lendemain pendant une heure et me dire que cette phrase-là, je n'aurais pas dû la mettre à cet endroit-là. Alors c'est vrai que du coup, je touche quand même à un sujet sensible. Je ne sais pas si j'ai déjà fait l'erreur peut-être, mais l'erreur que j'ai peur de faire en tout cas, c'est celle-là. C'est qu'on ne perçoit pas de la bonne manière. Parce que je n'ai pas dit les choses correctement ou pas au bon moment ou qu'on me trouve trop opportuniste.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que vu qu'on touche, même si les chirurgiens vivent de la chirurgie, quand on débarque avec un métier qui parle de la réparation... Oui,
- Speaker #0
c'est un peu comme nous coachs ou les thérapeutes, on va travailler sur le malheur des autres. C'est ça que tu veux dire ? Oui, voilà,
- Speaker #1
que les gens ont l'impression... On fait de l'argent sur le malheur des autres. C'est comme si j'avais commencé cette interview en me disant... Franchement, une femme sur huit a le cancer du sein, c'est une aubaine. J'ai peur de cette étiquette-là. Je ne suis pas que dans le contrôle, parce que sinon, ça ne serait pas moi-même. Mais c'est vrai que des erreurs, j'ai peur d'en faire. Après, les faire ne me posent pas de problème. Je ne sais pas s'il y en a une vraiment à retenir.
- Speaker #0
D'accord. Mais ça serait peut-être plus dans ta communication où tu as peur de faire des erreurs. Où là, pour le coup, des fois, tu fais attention à ta façon d'expliquer ou de te présenter. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. On m'a souvent dit... J'avais un commercial comme ça au niveau du mobilier qui me disait... Christian, si tu nous écoutes. Qui nous disait que... on ne fait pas des erreurs, on devient... Il me disait, tu ne fais pas d'erreurs, Lydie, tu deviens une femme d'expérience.
- Speaker #0
Tout à fait. Et je suis restée là-dessus, en fait. Donc, tu vois, des erreurs, du coup... Oui, c'est ce que je te disais en te posant la question, c'est qu'elles sont quand même nécessaires et utiles.
- Speaker #1
Oui. Après, des erreurs stratégiques par rapport à ma reconversion, pour l'instant,
- Speaker #0
non, je ne crois pas. OK. Parce que tu as pris le temps aussi que... Oui,
- Speaker #1
et puis je me corrige au fur et à mesure aussi.
- Speaker #0
D'un point de vue purement financier, comment tu as géré cette transition ? Parce que moi, je ne connais pas du tout le système que tu as eu pour partir, démission, reconversion. Mais est-ce que tu avais, comme dans la rupture conventionnelle, un fixe, une prime, quelque chose ?
- Speaker #1
Alors, l'avantage de cette démission reconversante, enfin moi, celle que j'ai vue effectivement pour démarrer cette activité, c'est que non seulement... du coup ça me permettait de partir libre mon patron n'avait pas besoin de il n'était pas chargé par rapport à mon départ et en plus de ça moi ayant le document comme quoi ma démission reconversion était acceptée par le système j'ai pu bénéficier de l'aide de France Travail comme si j'avais eu une rupture conventionnelle d'accord
- Speaker #0
Donc ça m'a donné des droits. Pardon, je te coupe, mais quand tu dis que ton patron n'était pas chargé, c'est-à-dire, je précise, qu'il n'avait pas de charge sur ton départ, ça ne lui a rien coûté en fait ?
- Speaker #1
Ça lui a coûté ce qu'il me devait de prendre mon femme, mais il n'y a pas eu comme dans la rupture conventionnelle une prime. Ok,
- Speaker #0
toi, ce n'est pas ce que tu cherchais ? Les aéros te suffisent, en fait.
- Speaker #1
Les deux auraient été cool, mais je préférais partir libre. C'était vraiment mon but premier. Et garder, voilà, je trouve que ce système-là, quand on part pour les bonnes raisons, ça permet de garder aussi... Moi, je ne suis pas partie pour m'embrouiller.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est des personnes que j'ai plaisir à aller revoir au magasin de temps en temps. Et effectivement, si un jour j'ai, entre guillemets, besoin de faire machine arrière, au moins la relation a été saine jusqu'au bout. Les choses ont été dites et je trouvais le principe intéressant.
- Speaker #0
Très bien. Donc là, ça fait combien de temps que tu es installée ?
- Speaker #1
Alors, j'ai... ouvert du moins, le cabisse de l'entreprise a été déposé depuis le mois de février de cette année.
- Speaker #0
D'accord, 2025.
- Speaker #1
2025. Et j'ai commencé réellement à travailler au salon à peu près au mois de mai. Parce qu'entre temps, il a fallu que je finisse. Je pensais que j'allais être prête au mois de février, mais là aussi, il y a eu un petit décadage horaire. je pense que je ne serais pas la seule à l'avoir eu parce qu'après il y a eu pourtant j'avais commencé j'ai eu les fire finir mon local aussi pour la mise aux normes commencer à rencontrer un peu de monde pour me faire connaître il n'y a encore que le début tout ça ça a pris du temps aussi puis de commencer à avoir mes premières clientes Ouais Ça prend du temps aussi pour que les gens fassent confiance, sachent que j'existe. Tout à fait. Donc, on travaille là-dessus.
- Speaker #0
Oui, sur ta communication, beaucoup. Oui, donc tu as les ARE pour financièrement tenir le coup. Est-ce que tu peux dire aujourd'hui que tu rentres de l'argent ?
- Speaker #1
Alors, effectivement, vu que j'ai un stand de tatouage éphémère que j'occupe sur une guinguette à Cousex qui s'appelle Au Village tous les week-ends. Donc oui, je commence grâce à mes petits clients, mes petites clientes, adultes, enfants qui viennent me voir sur mon stand. Je commence à rentrer un petit peu d'argent. Après, pour l'instant, ça permet stratégiquement cette idée-là, cette première année du moins d'ouverture. Pour moi, elle était surtout l'idée de me faire connaître. Donc oui, je commence à rentrer de l'argent pour payer mes charges. Mais pour l'instant, je suis encore loin de pouvoir dire je me verse un salaire. L'idée actuellement, c'est de rentrer de l'argent justement pour assurer toutes les charges, commencer à faire un peu de trésorerie et envisager de me laisser du temps pour que le roulement se fasse. Il me reste quelques mois de... quelques mois d'aide de France Travail. Et puis après, on verra. L'idée aujourd'hui, c'est de travailler aujourd'hui pour assurer demain. D'accord. L'idée, c'est vraiment ça. Chaque personne qui vient au salon, qui participe à mon projet, que ce soit en éphémère ou en tatouage ou en maquillage permanent ou autre, dans tous les cas, elle participe à ma réussite future. Ça va me donner du temps pour voir le projet tel que je l'entends, c'est-à-dire pas vendre mon âme à faire des choses que je ne veux pas faire, pas prendre des risques sur des pots d'humains pour rentrer de l'argent. L'idée, c'est vraiment de faire ça de manière hyper sereine.
- Speaker #0
Prendre le temps de faire les choses correctement.
- Speaker #1
Oui, et puis j'ai un compagnon qui me soutient. Des enfants qui sont là aussi pour me soutenir. Et puis voilà, qui donnent aussi l'énergie des fois.
- Speaker #0
quand il y a un coup de moins bien pour garder le cap l'objectif important je comprends du coup comment tu te vois dans 5 ans ?
- Speaker #1
dans 5 ans j'espère être toujours dans ce local j'ai un lien affectif avec cette pièce ça sera compliqué pour moi de la quitter dans 5 ans j'aimerais pouvoir Agrandir. J'ai déjà les plans en tête.
- Speaker #0
Elle n'arrête jamais.
- Speaker #1
Non. Surtout pas. Je suis toujours en train de construire quelque chose. Que ce soit des Legos avec mon fils de 6 ans ou monter des stratégies de comment on va modifier la maison pour agrandir le local tout en faisant un truc chouette qui respecte là aussi tout ce que j'ai envie de respecter. À la fois le côté mais... perso de la maison et le côté pro aussi, de bien dissocier les deux. Dans cinq ans, j'aimerais bien pouvoir avoir quelqu'un de confiance à mes côtés pour transmettre et pour partager toutes ces aventures avec moi parce que, mine de rien, surtout dans le tatouage éphémère, le côté festif, actuellement, je vois que j'ai des copines ou mon compagnon qui vient me filer un coup de main pour eux. Pour passer ce temps-là au moins à mes côtés, sans prendre les pinceaux, ce n'est pas l'idée. Mais dans cinq ans, j'aimerais bien pouvoir embaucher. Pouvoir embaucher, je crois que j'aimerais bien. Pour développer, et puis pour développer plus grand, peut-être plus loin.
- Speaker #0
D'accord. Un conseil à donner à ceux qui hésitent encore à se lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
Arrêtez de réfléchir. Oser. Il faut oser. Oser quand c'est le bon moment. Il n'y a pas de bon moment. Oser quand on pense que c'est notre bon moment. Je pense que c'est plus important.
- Speaker #0
Se poser des questions, mais pas trop non plus.
- Speaker #1
Non, mais on peut se poser des questions. Moi, je me pose des questions tous les jours. Ça n'empêche pas d'avancer. Bien sûr, on a tous peur de quelque chose. On est des êtres humains. Le cerveau de l'être humain est fait pour. Mais la peur n'évite pas le danger. Il faut oser parce que ça ouvre d'autres perspectives, d'autres rencontres, comme on disait tout à l'heure. Une autre vie, une autre expression de soi-même. Voilà, il faut tenter.
- Speaker #0
C'est clair. Donc toi, ça ne fait pas si longtemps que ça que tu es installée, mais malgré tout, est-ce que ça a changé ? Est-ce que tu as vu des choses en toi évoluer, changer ? La Lydie d'avant ? Et celle d'aujourd'hui, trois mois, quatre mois après ?
- Speaker #1
Pour ma part, je me suis retrouvée.
- Speaker #0
Retrouvée, ok. Trouvée ou retrouvée ? Retrouvée. Retrouvée, ok.
- Speaker #1
Retrouvée, j'ai retrouvé une énergie artistique que j'avais enfouie.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que je n'avais plus le temps, concrètement. Et j'apprends, j'apprends, j'apprends sur moi. Et je pense qu'en se développant soi-même, je pense qu'on aura une bonne énergie sur les autres. J'aimerais... J'aimerais transmettre ça.
- Speaker #0
On en parlait en off. Transmettre ça à tes enfants notamment. Cette énergie. Parce que tu m'avais dit que toi en faisant, en étant entrepreneuse, c'était aussi montrer les possibles.
- Speaker #1
Comment on peut dire à la jeunesse, tout est possible en restant dans... Dans son petit métier conventionnel, avec le confort en fait. En fait, ça n'allait pas effectivement avec mes enfants, mais avec tout. Moi, quand j'entends les gens râler, alors je suis une grande râleuse, là n'est pas la question, mais face à ce qui nous indigne, qu'est-ce qu'on fait ? Et pour être alignée avec moi-même et avec mes proches, effectivement, mes enfants, quand on a la chance d'en avoir, c'est les premiers à nous regarder. Et qu'est-ce que j'aurais pu leur dire ? Vous êtes libres, vous allez voir, ça va être génial la vie.
- Speaker #0
Faites-vous plaisir.
- Speaker #1
Faites-vous plaisir, vivez pleinement.
- Speaker #0
Rêvez grand.
- Speaker #1
Rêvez grand. et moi... garder cette idée qu'un jour, j'ai envie de m'engager et le garder jusqu'à quoi ? La retraite, pour un jour, tricoter des trucs, c'est super. Quel que soit le moment, l'âge, pour s'engager, c'est bien. Mais du coup, j'avais une vraie envie de... C'est peut-être la crise de la quarantaine qui fait ça. J'avais une réelle envie d'aligner mes pensées avec mes actes.
- Speaker #0
Encore une histoire d'alignement en fait,
- Speaker #1
d'être d'être d'accord avec qui tu étais je comprends C'est pas le tout de dire aux autres vas-y quand on n'y va pas soi-même il y a un peu ce côté-là aussi parce qu'on en entend des fois, moi j'en ai entendu souvent qui voyaient que je dessinais que je faisais plein de trucs, ah mais tu devrais ouais mais cette personne qui me dit tu devrais faire ci ou ah c'est génial t'as trop de talent, ça va forcément marcher Ça marchera forcément s'il y a derrière des gens qui soutiennent. Si on ne se soutient pas les uns les autres, déjà, il n'y a rien qui marchera. Tout végètera. Et c'est valable pour la vie perso comme pour la vie pro. On a tous besoin les uns des autres. Mais si tout le monde ose un petit peu quelque chose, je pense que ça pourra peut-être arranger les choses ou du moins améliorer nos vies.
- Speaker #0
En tout cas, remettre du baume au cœur à ce qu'on vit, à qui on est. Et c'est vrai que l'énergie ne sera pas la même.
- Speaker #1
Ça circulera mieux.
- Speaker #0
Dernière question, si c'était à refaire ?
- Speaker #1
Si c'était à refaire ? Tu changerais des choses ? Tu ferais tout pareil ? On ne sait jamais ça. Je pense que je referais... Si c'est une question de regret...
- Speaker #0
Non, non,
- Speaker #1
non. S'il y avait des choses à refaire... Non, je suis quelqu'un qui me donne à fond, de manière générale, des fois trop même. Trop dans l'émotion, trop à fond. Quand j'ai un objectif, je donne le meilleur. Donc non, je referai. Et je referai avec grand plaisir même.
- Speaker #0
Ouais, ok. Même les moments difficiles, du coup ?
- Speaker #1
Ouais. Ouais, ouais. Après, je suis peut-être trop optimiste, je sais pas. Mais il y a toujours du bon dans tout, en fait. Et du coup, quand on voit la vie comme ça, forcément, ça fait avancer le chemin de pique. Je sais que... Le cerveau est bien fait aussi, peut-être. J'ai sûrement eu des moments de... de moins bien dans cette reconversion. Mais le lendemain, il y a même des jours où je me suis dit « bon, aujourd'hui ça ne va pas, on y continue comme ça, on y va, ça ne va pas toute la journée, on va jusqu'au bout du « ça ne va pas » . Et puis demain, voilà, demain est un autre jour.
- Speaker #0
Après la pluie, le beau temps. C'est mathématique.
- Speaker #1
Exactement. À un moment donné, moi j'avais un grand-père qui disait « la marée n'attend pas » . Et je pense que c'est un peu de ça aussi. c'est qu'à un moment donné il faut vivre le truc et puis voilà oser, faire,
- Speaker #0
être tout un programme tout un programme bon merci beaucoup merci à toi on a passé un bon moment merci beaucoup merci de nous avoir écouté si vous avez aimé cet épisode n'hésitez pas à vous abonner Pour info, je vous mets dans les notes toutes les références importantes ainsi que les différents liens pour retrouver l'invité. En attendant de vous partager un nouveau parcours de vie professionnel, n'hésitez pas à poser vos questions en commentaire. Je tâcherai d'y répondre ou de transmettre aux invités. Merci infiniment et à bientôt !