Speaker #0Assalamu alaikum wa rahmatullah Pourquoi Allah te demande de lire Surat al-Ghaf chaque vendredi ? Des millions de musulmans ouvrent leurs mousshaf, leurs courants, leurs podcasts pour lire et écouter Surat al-Ghaf chaque vendredi. Parfois par habitude, parfois parce qu'ils savent que c'est une sunna des prophètes. Imagine maintenant si Allah nous invite à revenir faire cette surah chaque semaine. C'est pas juste pour accumuler des récompenses, c'est parce qu'on oublie, on oublie qui on est, on oublie nos fragilités, on oublie que notre plus grand combat ne se joue pas contre les autres, il se joue à l'intérieur de nous. Surat al-Kahf, c'est une école, une école du cœur, une école du nefs, de ton ego, de ton âme. C'est une école qui nous prépare aux tentations qu'on rencontre inévitablement au cours de notre vie. Surat al-Kahf, c'est la... psychologie du croyant, résumée en quelques versets. Et c'est fascinant de constater que cette surah est construite autour de quatre grandes histoires que je vais te raconter. Quatre histoires, quatre tentations, quatre remèdes, comme si Allah nous disait « Chaque semaine, reviens les relire, car chaque semaine tu seras tenté. » Et la première histoire, c'est celle des jeunes de la caverne. Imagine des jeunes Ils vivaient dans une société où croire à Allah pouvait leur coûter leur vie. Ils vivaient sous le règne d'un roi tyrannique qui exigeait que son peuple adore un autre qu'Allah. Et en fait, si vous voulez, croire en l'unicité d'Allah, c'était pas simplement mal vu, c'était un acte qui pouvait coûter la liberté, les biens, voire même leur vie. Et chaque jour, ils étaient confrontés à un choix. se conformer à la société, faire semblant, renier leur foi pour préserver leur confort ou rester fidèles à Allah malgré les conséquences. Et ils ont choisi Allah. Et ce choix les a conduits à quitter leur maison, leur famille, leur bien, à tout ce qui leur était familier. Et ils n'avaient aucun plan, aucune garantie, aucune certitude sur ce qui les attendait. Ils avaient seulement une conviction, si on préserve notre foi, Allah prendra soin de nous. Alors ils se sont réfugiés dans une caverne, pensant n'y trouver qu'un abri provisoire. Mais Allah en a fait un refuge. Il les a plongés dans un sommeil miraculeux pendant des siècles et a fait de leur histoire un signe pour l'humanité jusqu'au jour du jugement. Et cette histoire... Nous rappelle qu'il arrive parfois que l'obéissance à Allah nous coûte quelque chose dans ce monde, oui. Mais ce qu'on abandonne pour lui n'est jamais et ne sera jamais une perte. C'est le début d'une protection, c'est le début d'une élévation, c'est le début d'une récompense que seul Allah est capable d'accorder. Ils auraient pu choisir la facilité, faire semblant, se fondre dans la masse, renoncer à leur croyance. Mais ils ont préféré perdre leur confort plutôt que perdre leur foi. Ils ont quitté leur maison, leur famille, leurs habitudes. Ils n'avaient qu'une certitude. Allah ne les abandonnerait jamais. Ils sont entrés dans une grotte et Allah en a fait un refuge. Subhanallah. Ils cherchaient une caverne. Allah leur a offert un miracle. Combien de fois avons-nous peur de perdre en quelque chose si on obéit à Allah ? En fait, en obéissant à Allah. Parfois c'est un emploi, parfois c'est une relation, parfois c'est une réputation. Une opportunité, et les jeunes de la caverne nous rappellent une vérité incroyable. Lorsque tu protèges ta foi, Allah protège ton avenir d'une manière que tu n'aurais jamais imaginée. Tu sais, l'histoire des jeunes de la caverne nous enseigne que la foi a un prix parfois, mais qu'aucun sacrifice fait pour Allah ne sera perdu. Allah leur a offert une protection, un miracle. Un récit qui serait récité jusqu'à la fin des temps. Le croyant sait que ce qu'il abandonne pour Allah n'est jamais une perte. C'est un échange. Allah remplace toujours ce que l'on délaisse pour lui par quelque chose de meilleur, ici-bas ou dans l'au-delà. La véritable sécurité ne viendra jamais de ce que tu possèdes. Elle viendra de celui en qui tu places toute ta confiance. Lorsque tu protèges ta foi, Allah protège ton cœur et guide tes pas et ouvre devant toi des portes que tu n'aurais jamais pu imaginer. Je te raconte maintenant l'histoire de l'homme aux deux jardins. C'est l'histoire d'un homme immensément riche. Deux jardins magnifiques, des récoltes abondantes, des rivières. Une réussite qui semblait inébranlable. Et petit à petit, il ne voyait plus que les bienfaits. Il ne voyait plus que lui-même, son égo de démesuré. Comme si c'était un dû. Comme s'il pensait que jamais ça ne pouvait. disparaître. Et son cœur s'est rempli d'illusions. La richesse n'était plus dans sa main, elle était dans son cœur. Et puis, une nuit, tout a disparu. Les jardins sont devenus des terres stériles. Pourquoi Anna nous raconte cette histoire chaque semaine ? Parce que la richesse ne se mesure pas simplement en argent. Parfois, la richesse, c'est à beauté, ce sont tes diplômes. Ton influence, la réussite, tes enfants, ton nombre d'abonnés, ton intelligence. Parfois la richesse, c'est croire subtilement que tout ça vient uniquement de toi. Et cette histoire t'apprend en fait à dire avec sincérité Tout est entre les mains d'Allah et tout vient d'Allah. Tout est un dépôt, jamais une propriété. Tu peux perdre demain ton diplôme, ton influence, ta réussite, un enfant. Tu peux perdre. Tout est un dépôt, tout appartient à Allah et tout peut revenir grâce à lui et par lui. L'histoire de cet homme au Deux-Jardins nous rappelle que la véritable richesse n'est pas ce qu'on possède, c'est la manière dont ton cœur s'y attache. Le danger, ce n'est pas d'avoir beaucoup. Le danger, c'est de croire que tout est un dû. Lorsque les bienfaits cessent de nous conduire vers la gratitude et commencent à nourrir notre égo, ils deviennent une épreuve. Allah nous enseigne que tout ce que nous avons, notre argent, notre santé, notre beauté, nos enfants, notre influence, notre savoir, nos réussites, tout ça, c'est une amana. C'est un dépôt confié pour un temps, pas pour l'éternité. Rien ne nous appartient réellement. Il faut être prêt à ça. Allah peut te retirer et te redonner. Il peut te retirer et observer ta patience, ton endurance, ta manière de le remercier et de reconnaître sa puissance, même dans la difficulté. Rien ne t'appartient. Tout peut être repris. Alors au lieu de te dire j'ai réussi, le croyant apprend à dire Tout est entre tes mains, ya Allah, chaque jour je m'en abelle. Et je te remercie pour tout ce que tu donneras. Les épreuves, les réussites, la facilité, l'abondance, la paix, la santé, la guérison, la maladie, la guérison après. Car un cœur reconnaissant ne s'attache pas aux bienfaits, il s'attache à celui qui les accorde. C'est le lien permanent que tu as avec Allah qui t'empêche de tomber dans une dépression profonde, qui te rappelle chaque jour en fait que c'est ce lien que tu dois nourrir plus que tout au monde, plus que tout au monde. Lis et noue et renforce chaque jour le lien avec celui qui t'a créé, celui qui détient tout, celui qui donne tout. Je vais te raconter maintenant l'histoire de Moussa el-Hedr. Cette histoire, elle est bouleversante. Parce que Moussa, c'est l'un des plus grands prophètes. C'est celui à qui Allah a parlé directement. Et pourtant Allah lui enseigne une immense leçon. Et nous enseigne à travers lui une immense leçon aussi. Il lui a dit, il existe un homme qui possède un savoir que toi tu ne possèdes pas. Alors ? Moussa alayhi salam entreprit un long voyage pour aller à sa rencontre. Lui, l'un des plus grands prophètes, ne voyageait pas pour enseigner, il voyageait pour apprendre. Et au cours de leur chemin, Moussa observe al-Khidr. Il l'observe accomplir des actes qui paraissaient incompréhensibles. Il a percé un bateau, il a tué un jeune garçon, il a reconstruit gratuitement un mur qui était abîmé. Au fait... C'était injuste et incompréhensible. Moussa ne comprenait pas. Et à chaque étape, il fut surpris en fait et il questionnait Al-Kheder de ses décisions. Parce qu'elles semblaient injustes au regard de ce qu'il voyait. Et c'est vrai que nous aussi, si on avait vu ça, on serait resté dans l'incompréhension. Et c'est qu'à la fin du voyage, Al-Kheder lui dévoila la sagesse cachée derrière chacun de ces événements. Moussa a compris alors qu'il avait jugé les situations avec une connaissance limitée, tandis qu'Allah connaissait, lui, les connaissances invisibles, le passé, le présent et l'avenir. Et cette histoire nous rappelle que ce n'est pas parce qu'aujourd'hui tu ne comprends pas immédiatement les décrets d'Allah qu'ils sont dépourvus de sagesse. À plusieurs reprises, il ne comprend pas ce que fait el-Khidr et à la fin, tout prend sens. Le bateau endommagé qu'El Riddle avait percé, il a fait un trou dans le bateau, c'était de pauvres marins qui vivaient de leur travail. Et Moussa fut choqué. Pourquoi abîmer le bien de ces personnes qui sont déjà modestes ? El Riddle lui explique qu'un roi tyrannique saisissait tous les bateaux en parfait état. En l'endommageant légèrement, il le rendait sans valeur aux yeux du roi. Et les propriétaires pourraient ensuite simplement le réparer et continuer à vivre de leur métier. Parfois, tu sais, Allah permet une petite perte pour préserver d'une perte bien plus grande. Une porte qui se ferme, un projet qui échoue, une déception peut être une protection que tu ne comprendras que plus tard. Al-Khidr a tué un jeune garçon. C'est le geste qui bouleverse à Moussa. C'est celui qui a le plus touché Moussa alayhi salam. Comment un enfant pouvait-il mériter une telle issue ? El Khedr le révéla qu'Allah savait que, devenu adulte, ce garçon aurait entraîné ses parents, deux croyants sincères, vers une immense souffrance et vers l'égarement. Et dans cette parfaite science, Allah choisit de le rappeler à lui. et d'accorder ensuite à ses parents un enfant meilleur, plus pur et plus pieux. On ne connaît ni les cœurs ni l'avenir. Allah voit ce que nous ne voyons pas. Derrière cette épreuve incompréhensible se cache une miséricorde que seul Allah connaît. Dans un village, Al-Khidr, a reconstruit un mur qui était en ruine. Dans ce village, les habitants avaient refusé pourtant de les accueillir, de leur offrir le moindre repas ou la moindre hospitalité. Et Elhidr a reconstruit gratuitement un mur pourtant qui menaçait de s'effondrer. Et Moussa lui dit, tu aurais pu au moins demander une rémunération pour ce travail. Et Elhidr lui explique que ce mur cachait le trésor de deux jeunes orphelins. Leur père était un homme pieux et Allah voulait préserver cet héritage jusqu'à ce que les enfants deviennent assez grands pour le découvrir eux-mêmes. Tu vois cette sagesse ? Chaque bonne action n'a pas besoin d'être récompensée immédiatement. Le bien que tu fais aujourd'hui peut protéger quelqu'un que tu ne connais pas, porter du fruit des années plus tard ou devenir une cause de bénédiction. Une génération entière. Allah n'oublie jamais une œuvre accomplie avec sincérité. Tu sais, ces trois scènes racontent finalement une même vérité. Ce qui nous semble être une perte, une injustice, un retard, un échec, une incompréhension. Peut-être dans la science parfaite d'Allah, une protection, une miséricorde, une purification. Ou la préparation d'un bien infiniment plus grand. L'histoire de Moussa. Alayhi salam et al khidr. Nous apprend ainsi à remplacer le besoin de tout, comprendre par le tawakkul. Le croyant ne dit pas seulement je comprends, donc je fais confiance. Il apprend à dire je fais confiance, même lorsque je ne comprends pas encore. Car Allah ne voit pas seulement le chapitre que nous traversons. Il connaît toute l'histoire. J'ai les larmes aux yeux là, quand je vous parle de ça et je vous décris ça, parce que subhanallah, Ça me fait beaucoup écho des difficultés que moi-même j'ai rencontrées et qui prennent tout leur sens aujourd'hui. J'ai pendant des années patienté dans un premier mariage. Et dans ce premier mariage, j'ai eu beaucoup d'apprentissages. Je me suis formée pour comprendre les difficultés en thérapie familiale. Ensuite, j'ai approfondi en sexothérapie. J'ai approfondi dans la connaissance de soi, sur les types de personnalités. Je voulais me remettre en question. Je voulais apprendre. Je voulais... devenir plus sage. J'ai cherché à réparer ce mariage coûte que coûte. J'ai cherché à préserver ce mariage coûte que coûte parce que ce qui me paraissait le plus important, c'était de sauver et unir une famille, de garder l'union d'une famille. J'ai cherché à apprendre. J'ai cherché à me remettre en question. J'ai cherché à comprendre. J'ai appris pendant plus de douze ans le fonctionnement des systémiques familiales. J'ai appris pendant plus de douze ans les psychopathologies, les névroses de chaque être humain. J'ai appris pendant plus de douze ans les liens conjugaux, comment réparer, comment approfondir, comment consolider. J'ai appris tout ce qui pouvait aider, permettre à un couple de tenir, de créer du lien, de se renouveler, de raviver la flamme chaque jour. J'ai appris chaque fonctionnement de chaque être humain. Pendant plus de douze ans en analyse comportementale, j'ai appris les psychopathologies pour comprendre les excès que peuvent avoir chaque être humain. J'ai appris, j'ai appris, j'ai appris pendant plus de douze ans pour essayer de réparer quelque chose qu'Allah m'invitait à quitter, à me séparer. Une situation, une relation, une union dont il m'invitait. à me séparer et pendant plus de 12 ans, j'ai essayé, j'ai tenté et ensuite j'ai accepté. Et quand j'ai accepté, Allah m'a offert une paix, Alhamdoulilah. Et c'est qu'après que j'ai compris pourquoi j'ai dû passer par tout ça. Parce que toutes ces 12 années dans lesquelles j'ai appris et je me suis exercée moi-même, dans ma famille, avec mes enfants, dans ce mariage que j'ai voulu sauver, consolider coûte que coûte, quoi qu'il m'en coûtait. Tout ça, c'est devenu mon métier. C'est devenu mon gagne-pain avec lequel j'ai pu offrir un toit à mes enfants, subvenir à nos voisins aussi, à mes besoins, aider autour de moi. C'est devenu mon métier, c'est devenu mon cœur d'espoir aussi, parce que je sais que quand deux personnes veulent pour de vrai, ça peut fonctionner. Parenthèse fermée, je continue mon histoire. J'ai un peu d'émotion qui monte, simplement pour vous dire que, subhanallah, parfois on ne comprend pas. Et c'est que plus tard, il a fallu douze ans après, en fait, pour que moi je comprenne cette épreuve. Et aujourd'hui, j'apprends à comprendre, j'apprends à tous ceux qui viennent vers moi, en fait, à aller plus vite, à moins perdre leur temps, à aller à l'essentiel, à accepter l'épreuve. Parfois, il faut accepter l'épreuve, subhanallah. Parfois il faut simplement dire « Ya Allah, je ne comprends pas encore, mais je te fais confiance. Je te fais confiance, Ya Allah. Je te promets, Ya Allah, chaque jour je te fais confiance. Ya Allah, chaque jour je te ferai confiance. Alhamdoulilah. » Tu sais, Moussa el-Khidr nous enseigne la plus grande sagesse. Cette plus grande sagesse n'est pas de tout comprendre, c'est d'accepter que ton savoir en fait il a des limites. Même Moussa alayhi salam, l'un des plus grands prophètes, a dû entreprendre un voyage non pas pour enseigner, mais pour apprendre avec humilité en fait. À plusieurs reprises, il a été confronté à des événements qui semblaient incompréhensibles et parfois injustes. Nous aussi, on traverse des situations dont on ne comprend pas le sens. Un mariage qui s'effondre, une porte qui se ferme, une maladie, un deuil, un projet qui n'aboutit pas. On juge souvent notre vie à partir d'un seul chapitre, subhanallah. Alors qu'Allah en fait en connaît toute l'histoire. Et pardonnez-moi. Cette histoire, elle nous invite à remplacer le besoin de tout maîtriser par la confiance en fait. À transformer ça. Une question par exemple, pourquoi est-ce que ça m'arrive ? Pourquoi moi en fait ? Cette question, elle devient une invocation apaisée. Ya Allah, je ne comprends pas encore. Ya Allah, je ne comprends pas encore, mais je te fais confiance. Parce que oui, tu m'as fait moi traverser des difficultés. Pour que moi aujourd'hui j'aide des couples à rester ensemble. Pour que moi aujourd'hui j'anticipe et j'accompagne des femmes à retrouver leur dignité et leur valeur. À briller, à préserver leur dignité et leur valeur. À éduquer leurs enfants dans le meilleur des cadres. Ya Allah, Alhamdoulilah chaque jour, moi t'as fait de ma vie une épreuve pour qu'elle devienne des hasanat ensuite chaque jour. Pour qu'elle devienne des hasanat pour moi chaque jour. Ya Allah, Alhamdoulilah. Oui, je n'ai pas compris à un moment de ma vie, mais aujourd'hui, je te fais confiance chaque jour de ma vie. Parce que la véritable connaissance, elle ne remplit pas le cœur d'orgueil, elle remplit le cœur d'humilité. On te connaît, toi. On n'a pas besoin d'avoir les réponses. Parce qu'on sait que t'es là, Yarr, puis je sais que t'es là. J'ai plus besoin de toutes les réponses. J'avance en paix. Wallah, Yarr, chaque épreuve que tu me fais vivre encore chaque jour, j'avance en paix. Parce que maintenant, je sais, j'ai vérifié en fait. Ma vie m'a permis de vérifier que tu es la paix, que tu es la stabilité, que tu es la sécurité, que tu es le refuge. Ya Allah, Alhamdoulilah. Je te raconte maintenant l'histoire de Zulqarnayn. Allah raconte l'histoire d'un roi, un homme à qui il a donné une immense autorité. Il aurait pu dominer, il aurait pu écraser, il aurait pu humilier, et au contraire, il a protégé, il a construit, et il a servi. Un jour, un peuple vient trouver Zulqarnayn, ce roi. Ils vivaient dans la peur permanente de Ya'juj et Ma'juj, un peuple connu pour semer la corruption, le chaos et la destruction sur terre. Ils étaient désemparés et ils ont demandé à Zulqarnayn de les aider. Alors, ils lui ont proposé en échange une somme importante d'argent, en échange de sa protection. Et Zulqarnayn aurait pu accepter cette richesse et profiter de la détresse de ce peuple et tirer un grand avantage de sa position de roi. Mais dans sa grandeur, en fait, il a répondu avec son grand cœur et il leur a dit « Ce que mon Seigneur m'a accordé vaut mieux que toute forme de contribution » . Et ça, on le retrouve dans Ausha al-Kahf, dans Ausha 18, verset 95. Autrement dit, il leur a dit, je n'ai pas besoin de votre argent. Tout ce que je possède vient déjà d'Allah en fait. Il était déjà dans le bien, il n'avait pas besoin de plus. Et il aurait pu prendre plus. C'est juste qu'il a vu que ce peuple était en détresse. Donc il a choisi simplement de les aider. Et ensemble, ils ont transporté, il les a fait contribuer, ils ont transporté des immenses blocs de fer. Et ils ont... ils les ont empilés entre deux montagnes. Et puis, ils ont versé du cuivre fondu dessus. Et avec l'aide d'Allah, ils ont construit une barrière si solide qu'Ajjouj et Majouj ne pouvaient ni escalader ni la percer. Du fer, une montagne de fer couverte de cuivre. Et une fois l'ouvrage terminé, Zulqar el-Nayn, il n'a pas dit « Regardez ce que j'ai construit » . Il n'a pas cherché des aplondissements, ni la gloire. Il a simplement dit, ceci est une miséricorde de mon Seigneur. Dans surat al-Kahf, surat 18, verset 91, 18. Et ça, c'est la différence entre un égo et un cœur sincère. L'égo, il s'attribue le mérite. Il dit, c'est moi, Et le croyant, il attribue le mérite à Allah, subhanahu wa ta'ala, et il remercie Allah. Alhamdoulilah, Alhamdoulilah, Ya Allah, Alhamdoulilah pour tout ce que tu m'as donné, pour les difficultés que tu m'as fait traverser, pour les épreuves que tu m'as offertes, qui m'ont fait grandir, qui m'ont fait voir différemment aujourd'hui, qui me font accepter les épreuves d'une manière, dans une humilité que je n'aurais jamais imaginée, Ya Allah. J'ai plus peur en fait des épreuves. Je les accueille et je sais que derrière, il y a un immense bien, une baraka que jamais j'aurais pu espérer et attendre, même demander en fait, subhanallah. Alhamdoulilah, alhamdoulilah. Remercions Allah subhanahu wa ta'ala. C'est ça la différence entre l'ego et un cœur sincère. L'ego, il s'attribue le mérite et le croyant, il attribue le mérite à Allah. Et c'est cette humilité qui fait de Zulqan al-Nayn un modèle de leadership. Plus Allah lui donne du pouvoir, plus il se met au service des autres. Et plus il reconnaît que toute réussite vient d'Allah seul. Il reconnaît immédiatement en fait la véritable origine de sa force. Le pouvoir, c'est une épreuve. Comme l'argent, comme le savoir, comme la foi, on peut avoir du pouvoir dans une entreprise. Dans une famille, dans un couple, sur les réseaux sociaux, dans une association. Et la question ça n'a jamais été combien de pouvoir est-ce que j'ai ? La question c'est que fait mon cœur lorsque moi j'en possède ? Que fait mon cœur quand moi je possède du pouvoir ? Quand moi j'ai de l'influence, quand moi j'ai de l'argent, quand moi je suis plus fort que ma femme, ou plus fort que mon mari, ou plus fort que mon frère, ou ma sœur, ou mon père, ou mon fils, ou ma fille ? Qu'est-ce que je fais moi, quand mon cœur... et plus fort. Comment est mon attitude ? Comment est mon humilité ? Comment je me rappelle que c'est Allah en fait derrière ? L'histoire de Zulqarnay nous rappelle que le véritable pouvoir ne se mesure pas à la capacité de dominer les autres mais à la manière dont nous choisissons de les servir. Allah lui avait accordé une immense autorité. Il aurait pu chercher des honneurs, imposer sa volonté ou tirer profit de sa position et au contraire il est resté humble, il a construit Il a protégé et utilisé ce qu'Allah lui avait confié pour faire le bien. À aucun moment, il s'est attribué le mérite. Il a immédiatement reconnu que tout venait d'Allah. Et chaque responsabilité est une confiance qu'Allah nous confie, mais aussi une épreuve. Parce que le véritable leadership, ce n'est pas chercher à être admiré en fait, c'est chercher à être utile, à rendre service. à être un outil d'Allah et de dire Alhamdoulilah. Alors la vraie question aujourd'hui, ce n'est pas combien de personnes m'écoutent, la vraie question aujourd'hui, c'est est-ce que mon influence rapproche les gens d'Allah ? Est-ce que mon influence les élève vers Allah ? Est-ce que mon influence leur fait du bien ? Parce qu'Allah nous accorde, oui. d'influencer. Il m'a accordé d'influencer. Et aussi, il m'appelle à l'humilité. Le croyant n'utilise jamais sa position pour nourrir son égo. Il l'utilise pour servir avec justice, avec miséricorde, avec sincérité, en sachant qu'un jour, il rendra compte de chaque responsabilité qui lui a été confiée. La plus grande réussite, ce n'est pas d'avoir du pouvoir, c'est de rester humble. Lorsqu'Allah t'en accorde. Alors pourquoi chaque vendredi ? Parce que notre nefs, notre égo oublie. Parce qu'il suffit parfois de quelques jours pour que notre égo reprenne le dessus. Quelques jours pour croire que nous savons mieux. Quelques jours pour nous attacher à ce monde. Quelques jours pour rechercher les regards des gens, plutôt que le regard d'Allah. Chaque vendredi, Allah nous invite à revenir à ces quatre histoires. À nous regarder dans le miroir, à nous demander, ma foi est-elle toujours ma priorité ? Mon cœur est-il attaché à ce que je possède ? Mon savoir m'a-t-il rendu plus humble ? Le pouvoir que j'ai reçu me rapproche-t-il d'Allah ou de mon égo ? Surat Al-Kahf, ce n'est pas seulement une surat que l'on lit, c'est une surat qui nous lit. Elle révèle nos attachements, nos failles, nos illusions. et nous tend la main chaque semaine, semaine après semaine, pour revenir vers Allah avec notre nefs. Oui, parce que notre égo nous entraîne vers l'âme qui pousse vers le mal, afin qu'il s'élève progressivement vers cette âme apaisée qui A qui Allah dira un jour, « Ya ayyatuhal nafsul mutma'inna, irji'i ila rabbiki ra'diyatan mardiyah » Dans surat al-Fajr, surat 89, versets 27 et 30, « Ô toi âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. » Entre donc parmi mes serviteurs. et entre dans mon paradis que chaque vendredi soit plus qu'une lecture Qu'il devienne un rendez-vous avec ton cœur, un moment où tu le nettoies de l'orgueil, des attachements, des illusions et des peurs. Un moment où tu te rappelles que la plus grande réussite n'est ni la richesse, ni le savoir, ni le pouvoir. La plus grande réussite est de rencontrer Allah avec un cœur sain. Éloigne-toi de tout ce qui salit ton cœur, de tout ce qui fatigue ton cœur, de tout ce qui épuise ton cœur. Qu'Allah fasse de cette surat al-kaf une lumière pour nos vendredis, une protection contre les tentations de ce monde et une cause de purification de nos cœurs jusqu'au jour où nous le rencontrons. Tu comprends pourquoi Allah veut que tu lises surat al-kaf chaque semaine ? Écoute-la chaque semaine, écoute ce podcast chaque semaine,