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Sorore Podcast

Valoriser les RH pour faire rayonner son entreprise, avec Maud Grenier

Valoriser les RH pour faire rayonner son entreprise, avec Maud Grenier

1h09 |04/03/2025
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Description

Comment les RH peuvent-elles être un levier stratégique pour les entreprises ?


🔥 Dans cet épisode, j’accueille Maud Grenier, fondatrice du "Temple RH", pour parler de recrutement, marque employeur et inclusion en entreprise.


Elle raconte son parcours, son approche des RH et comment elles peuvent devenir un moteur de performance et d’épanouissement.


🔥 Elle nous partage :


✅ Son parcours d’entrepreneuse et comment elle a tout quitté pour suivre son instinct.

✅ Comment créer un environnement inclusif et performant en équipe.

✅ Pourquoi les entreprises doivent revoir leur approche du recrutement et de la marque employeur.

✅ Comment remettre l’humain et la transparence au cœur des organisations pour attirer et fidéliser les talents.


Comme le dit Maud : "L'entreprise est un chef-d'œuvre, les RH en sont ses architectes."


💡 Un épisode pépite pour les RH, managers et entrepreneurs qui veulent anticiper les nouveaux modèles d’entreprise.


💎 PARTENAIRE 💎


Cet épisode est soutenu par Qonto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l’entrepreneuriat féminin à travers la communauté StrongHer. Pour rejoindre le mouvement et rencontrer des femmes inspirantes, rendez-vous ici : https://community.qonto.com/fr/categories/strongher-entrepreneuriat-feminin


On se retrouve de l’autre côté ? Présentez-vous en arrivant ☺️


→Pour me retrouver :

🎙️ Sur Linkedin : https://urlz.fr/ok2a

🎙️ Sur Instagram : https://urlz.fr/ok26

💻 Mes formations en ligne : https://soniaboisdur.podia.com/a0b4169c-525f-471d-a9db-46d268d27218


→ Retrouver mon invitée ici :

📌 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/maudgrenier?originalSubdomain=fr

📌 YouTube : https://www.youtube.com/@UCCmFwdMA8MqDJ3JxEYE2LLA




Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode. Je reçois Maude Grenier, qui est la fondatrice du Temple RH. On va parler de recrutement, de marque employeur, d'inclusion en entreprise. Mais avant de démarrer, je souhaite remercier mon partenaire qui soutient cet épisode, c'est Conto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, notamment à travers une initiative qui s'appelle Stronger. Alors Stronger, c'est quoi ? C'est une communauté d'entrepreneuses que vous pouvez rejoindre à travers laquelle vous allez pouvoir retrouver des masterclass, du mentoring, des soirées networking. Bref, un tas d'opportunités pour développer votre business. Pour nous rejoindre, il suffit de cliquer sur le lien qui est juste en dessous de la vidéo et on se retrouve de l'autre côté. Salut Maud !

  • Speaker #1

    Salut Sonia !

  • Speaker #0

    Comment tu vas ?

  • Speaker #1

    Ça va super bien. Merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Je suis hyper contente de t'avoir avec moi aujourd'hui. Comme je l'ai dit, on va parler notamment de RH, mais pas que, aussi de ton parcours d'entrepreneuse, de ce qui t'a amenée à... à monter ta boîte. Avant toute chose, je t'ai proposé un petit jeu. J'ai ramené des cartes.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas bien respecté les règles, mais bon.

  • Speaker #0

    On voit un mauvais élève.

  • Speaker #1

    Je suis team triche au jeu de société.

  • Speaker #0

    Donc une petite carte dans laquelle il y a des animaux et je t'ai proposé d'en choisir quelques-unes qui te représentent.

  • Speaker #1

    Bon, écoute, j'ai adoré ce jeu. Donc moi, je les ai divisées en deux. Donc carte émotion et carte action. Donc au niveau, on va dire, émotion. c'est la carte du rhinocéros que je montre j'aurais jamais dit un rhinocéros mais ok, c'est la carte qui dit tu restes vrai, authentique en toute situation et donc ça c'est une carte qui me tient particulièrement à coeur parce que je pense que c'est une des qualités mais qui peut être aussi un défaut c'est de dire aux gens les choses que je pense parce que je pars du principe que les discussions les plus difficiles ... C'est ce qui aussi renforce une amitié, une collaboration, au lieu de parfois dire des choses derrière le dos d'une personne. Et donc ça, c'est une carte qui me tient vraiment à cœur et c'est une des valeurs que... C'est une valeur, en tout cas dans mon système, qui est très importante pour moi.

  • Speaker #0

    Ok, super intéressant. On en reparlera aussi, je pense, dans le cadre des RH, du recrutement. Tu parlais d'avoir des discussions difficiles. Je pense que ce serait intéressant de faire le lien aussi.

  • Speaker #1

    Avec le rhinocéros. Et donc là, sur la carte, on va dire action. Bon, je suis mi-saumon, mi-chameau, mi-léopard. C'est un mix de trois animaux. Le saumon, c'est que tu ne laisses jamais tomber. Et donc ça, c'est vrai. Et qui rejoint en fait le chameau qui dit tu persévères jusqu'à l'atteinte de l'objectif. Donc ça, c'est vrai que c'est une qualité professionnelle où j'abandonne pas, je vais jusqu'au bout. Même si ça marche, ça ne marche pas. Après, tu vois, je prends les conséquences qu'il faut. Et l'oléopard, j'aime bien parce que c'est un peu... Moi, j'ai été biberonnée à l'environnement startup et scale-up en tant que DRH. Et tu passes rapidement à l'action. Et donc, c'est ça, ça va vite. On prend des décisions, on tombe, on se relève, on avance. Mais le plus important, c'est d'aller vite, c'est la vélocité. Et c'est une qualité, en tout cas, qui m'anime aussi profondément.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action. Voilà.

  • Speaker #1

    Avec l'émotion qui est sur la transparence, l'authenticité et parfois d'avoir des discussions difficiles.

  • Speaker #0

    Ok, tu as une carrière de combien d'années dans les RH ?

  • Speaker #1

    Écoute, moi j'ai été diplômée en 2013, donc moi je suis un pur produit des RH. J'ai grandi notamment dans l'apprentissage, parce que j'étais paumée comme gosse. Je viens du sud-ouest de la France, dans une famille profondément agricole. Et donc... Le voyage de l'année, je dis toujours ça, c'était d'aller à Paris, qui est déjà, tu vas dans la capitale, tu as réussi. C'est un peu les stéréotypes de l'époque. Je pense que les choses ont changé et c'est tant mieux. Mais j'ai eu une grosse crise. À 13 ans, 14 ans, j'ai appris que j'aimais les femmes. En tout cas, j'avais une attraction sur... Sur les femmes, j'ai une vraie crise identitaire pendant dix ans. Et c'était mon objectif premier pour moi, c'était de trouver l'amour. C'était une obsession, c'était d'être pleinement amoureuse dans mon quotidien. Et donc les RH, j'étais paumée, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je voulais aider les autres, je voulais faire à la base de l'humanitaire. Je me souviens, j'avais pris une chambre étudiante 9 mètres carrés à Marseille parce qu'il y avait le diplôme que j'avais envie de faire. Et en octobre, le doyen me... Je n'avais pas de nouvelles. Je me suis dit c'est bizarre, je n'ai pas de nouvelles de mon doyen. Et là, on reçoit un email en disant que le diplôme n'aura jamais lieu. Donc là, c'était dur.

  • Speaker #0

    Dans l'humanitaire, c'est ça ?

  • Speaker #1

    Ouais, tu vois, ils faisaient des diplômes. Mon objectif, c'était d'être chef de projet. Et j'avais une association qui était Action contre la faim, qui m'animait. J'avais même postulé après à Londres pour cette association. J'avais vraiment envie de devenir chef de projet, d'aller dans les pays, monter des puits. Voilà, tu vois, je t'ai dit que c'était un bon moment, un bon moyen de partir à l'étranger et d'aider les autres. Et puis bon, ça, c'est pas fait. Et donc, j'ai rebondi en tout cas dans les RH. J'ai des copines. qui m'ont dit, vas-y, tente l'aventure. Et donc, j'ai commencé avec l'apprentissage, qui m'a permis vraiment, moi, je suis quelqu'un qui a besoin d'action, de concret, et donc, je ne marche pas bien dans des choses théoriques. Et c'est comme ça que j'ai arrivé chez Safran, avec qui j'ai grandi. J'ai une super mentor, Lucie Morisset, à Poitiers, qui était inspirante. Je me suis dit, je veux être comme Lucie, en fait, plus tard. Et après, voilà, j'ai eu une... Je voyageais, je suis partie à Londres. Peut-être qu'on reviendra sur ces choses, si tu veux que je raconte toute l'histoire.

  • Speaker #0

    Vas-y, tu as voyagé à Indre.

  • Speaker #1

    J'ai une crise d'identité, j'ai eu la chance, j'ai rencontré ma femme en Moldavie.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Et même pour te dire, je priais tous les soirs en me disant je veux trouver l'amour de ma vie.

  • Speaker #0

    C'était une obsession.

  • Speaker #1

    C'était vraiment, tu vois, j'avais 21 ans. Donc pour moi, c'était vraiment l'amour. En fait, j'avais aucune ambition à l'époque professionnelle. J'avais, Lucie, mon apprentissage était un peu plus tard. Mais voilà, donc j'avais pendant mes deux masters, j'ai fait une année sabbatique en Moldavie. C'était toujours le côté, tu vois. partir, aider. Donc j'allais rejoindre une association pour les accompagner sur la partie administrative. Et c'est là où notamment j'ai rencontré ma femme avec donc un... c'était trop bien, c'était le service européen volontaire donc à tous les jeunes que peut-être qui écouteront ton podcast, c'est qu'il y a plein de schémas en fait en France où on peut voyager, on finance donc on avait une indemnité tous les mois. Ils prenaient en charge en fait notre voyage aussi. Trop bien ! Trop trop bien ! Et franchement c'est des choses qui sont pas forcément connues. Et je me souviens j'avais tanné mes parents. Dix-mètre. qu'est-ce que tu vas faire ? Mon père, il avait regardé plein de reportages, la prostitue sur ma diminution, sur une plaque tournante, mais qu'est-ce que tu fais ma fille ? En fait, plus tard, ma mère m'a avoué en disant, tu étais tellement perdue qu'on préférait que tu partes, que tu restes en Charente à tourner les pouces. Et donc, c'est là où j'ai rencontré ma femme. Et donc, ça fait 13 ans maintenant, et c'est ce qui m'a permis vraiment une solidité profonde, émotionnelle. C'était en Moldavie, c'est en plein milieu de l'Ukraine. Donc l'Ukraine a aussi, chez nous en tout cas, une émotion particulière, parce que c'est là finalement où on a eu le coup de foudre. Et c'est quand il y a eu en tout cas les événements en Ukraine, on a été très touchés. On a accueilli notamment Natalia, qui était partie de l'Ukraine pour la requérir, en tout cas à Lisbonne, chez nous. Et voilà, coup de foudre, vraiment coup de foudre. C'est pas coup de foudre à notre inhim, c'est coup de foudre à la classe que tu vois en Ukraine. Ça n'a pas été simple, mais ouais, parce que de lesbienne, c'est pas comme un homme, une femme, où le flirt, la drague peut se faire sereinement. Nous, on doit savoir si, en fait, t'es attirée ou pas par les femmes. Donc moi, quand j'étais jeune, je me suis pris plein de râteaux.

  • Speaker #0

    Toi, tu savais que... Moi, je... Tu avais quand même cette conviction que...

  • Speaker #1

    J'étais dans le closet, c'est-à-dire que j'avais pas fait encore mon coming out à l'époque. Et Sonia non plus n'avait pas encore fait son coming out, donc on était deux lesbiennes refoulées. Et donc c'était difficile en fait, parce que tu sais pas finalement si l'autre... Tu vois, à quel moment en fait... C'est très compliqué. Et finalement, il y avait plusieurs signes, plusieurs signes extérieurs. Et c'est là où je me suis dit, ça y est ! Ça y est, ça arrive. Ça y est, je tombe amoureuse. Ça y est, l'autre tombe amoureuse de moi. Et donc, il faut que je vive mon rêve jusqu'au bout. Et donc, je devais rester un an en Moldavie. Donc, j'avais monté un projet de dingue parce que c'est toute l'administration française. Et là, en fait, moi, je restais un an. Sonia restait trois mois. Elle était en fin de parcours. Et donc, on a eu trois semaines très intensives. émotionnellement et voilà et et là j'avais une décision elle part à lisbonne et là moi dans ma tête c'est mais qu'est ce que je fais en fait ok est ce que je fais est ce que je la rejoins ou est ce que je reste mais potentiellement j'ai pas vu mon rêve amoureux et donc là je dis allez one life c'est toujours mon moteur c'est one life one shot j'ai vas-y on y va je quitte tout et je pars à lisbonne les parents ils disent mais waouh qu'est-ce que tu fais ma fille ? Je dis moi je vais apprendre le portugais, c'est une des langues les plus connues, je raconte un peu des mythos. Et je pars sans rien, j'avais aucun plan. Et puis finalement à Lisbonne...

  • Speaker #0

    C'était il y a 13 ans ça déjà ?

  • Speaker #1

    Ouais c'était il y a 13 ans, c'était en 2011. Donc j'étais pas encore diplômée, j'étais entre deux. J'avais fait un premier apprentissage. J'avais pas trop où j'allais. Et Sonia m'a aidée à prendre confiance en moi aussi au niveau professionnel. Tu vois, c'est toujours avec ma meilleure amie. On se disait, ma meilleure amie que je connais depuis maintenant plus de 20 ans, on se disait, mais qu'est-ce qu'on allait faire de nos vies, en fait ? Pour nous, le travail, c'était quelque chose d'assez...

  • Speaker #0

    C'était hyper dur quand on est jeune de nous demander, surtout qu'à l'époque, ça n'existait pas d'avoir plusieurs carrières professionnelles. Tu choisissais une voie et finalement, c'était ta voie pour presque toujours.

  • Speaker #1

    Pour la vie, ouais.

  • Speaker #0

    Et on te demande à 17 ans, alors que déjà toi-même, tu ne sais pas qui tu es, ce que tu veux, où tu veux aller. Qu'est-ce que tu vas faire pour tout le restant de tes jours ?

  • Speaker #1

    Mais plus tard, il y a beaucoup de jeunes qui font des facs parce qu'ils sont perdus. Parce qu'en fait, la recherche du travail, c'est la recherche de toute une vie. Le sens au travail, tu vois. Et on reviendra sur ces sujets-là. Mais tu vois, aujourd'hui, il y a une statistique. 7% des Français se sentent en train de se faire enlever. engagés dans leur travail contre 21 dans le monde. Donc en fait, on a une vraie recherche de quête de sens. Et de plus en plus, ce n'est pas quelque chose de générationnel, parce que toutes les générations ont eu cette quête notamment de sens. Mais c'est de se dire, en fait, comment faire de l'entreprise ? moment fun, on passe 7, 8, 9 heures du travail au travail et donc c'est vrai. Donc moi j'étais vraiment paumée et donc c'est vrai d'avoir eu cette rencontre dans ma vie à 21 ans, de quitter. Je me dis après coup, j'étais complètement dingue, j'étais amoureuse et c'était quitte ou double, ça passe ou ça passe pas et heureusement c'est un amour aujourd'hui qui est toujours présent et c'est ma première fan et c'est vraiment quelque chose qui me... qui me rend profondément heureuse.

  • Speaker #0

    Donc ça fait 13 ans. Il y a 13 ans, tu es partie au Portugal, à Lisbonne. Là, tu y es toujours. Donc tu as quasiment toujours bossé finalement au Portugal.

  • Speaker #1

    Alors pas du tout, parce qu'en fait, moi, après, je suis restée. On a vécu neuf mois ensemble. Donc ça a renforcé notre couple. Mais moi, j'avais quand même cette culture du master et mes parents, en fait. Les notes étaient toujours très importantes à la maison, même trop importantes, parce que ça créait beaucoup de frustration et beaucoup d'énervement avec mes parents. Mais pour moi, j'avais mon job qui était, il faut que j'aille jusqu'au master pour rendre heureux mes parents. Et donc, j'entendais toujours ma mère, il faut que tu aies ton master pour réussir ta vie. Et c'est aussi, tu vois, j'accompagne aujourd'hui des RH ou des recruteurs, des recruteuses à prendre la parole sur LinkedIn. Et notamment une cliente qui m'a particulièrement touchée, Léa, qui me disait aussi que même à son âge, à cette époque d'aujourd'hui, il y a toujours cette peur de ne pas avoir son master parce qu'on va potentiellement rater sa vie et potentiellement ne pas trouver d'emploi. Alors que c'est faux. Et c'est ça aussi qui est important, mais qui reste ancré, nous, en tant que culture française. cette culture du master, et j'avais fait notamment un post dessus qui avait bien marché, c'est de se dire, en fait, non, l'objectif, c'est aussi, soit c'est d'essayer, trouver sa voie, et c'est la quête, notamment, tu vois, d'une vie. Mais ouais, donc j'avais cette obsession du master, et donc je me suis dit, bon, il faut que je retourne en France pour trouver un apprentissage. J'ai eu la chance d'avoir une de mes anciennes amies qui m'avait dit, bon, écoute, je pars de mon apprentissage. rejoint la posture et donc c'est là où j'ai rencontré lucie qui a cru en moi et qui m'a donné ma chance notamment à safran pour pour apprendre le métier en fait concrètement et donc on a eu une avec sonia une aventure de deux ans de deux de distance tu vois et après on est parti à londres vivre notre amour au grand libre, enfin je ne sais pas comment dire, en grande liberté, parce qu'on sentait que l'Europe, enfin le Portugal et la France, on n'était pas encore mature. Et Londres, je suis arrivée à Londres, c'était mais la folie, des punks. Je suis arrivée, je me souviens, à ces grands tours. Moi, je suis provinciale, je ne suis jamais allée à Paris. Alors oui, je suis partie à Miami. J'ai eu, notamment en lissant, j'étais partie à Miami nourrir des lémuriens en fin de vie. Donc j'avais vécu. déjà quand même cette expérience du voyage. Mais là, d'arriver à Londres, c'était... Mais je me souviens, j'avais le cœur qui palpitait. En plus, comme je n'avais pas d'argent, j'avais pris le bus. J'avais pris le bus d'Angoulême à Londres. Donc, j'avais fait, je crois, 24 heures, même plus. Tu vois ? Donc, c'était vraiment la folie. Et donc là, on a vraiment pu vivre un amour libre. personne ne nous regardait, personne ne nous sifflait, on pouvait être vraiment qui on voulait et le monde était à nous et donc moi j'avais 23 ans donc j'étais tout juste diplômée j'avais fait un VIEU aussi à Bruxelles pour renforcer donc c'est là où je suis rentrée dans la marmite du recrutement j'ai commencé ma carrière de RH dans le recrutement et Londres m'a permis 1. cette émancipation émotionnelle et amoureuse et 2. j'ai fait des cabinets de recrutement ... notamment pour des jeunes diplômés et après dans la robotique. J'ai eu une première aventure entrepreneuriale internship mapper où j'avais mis en place un job board pour mettre en relation des étudiants en France pour trouver des stages à Londres. Ça avait bien marché pendant deux ans et puis après j'étais retournée en Cédille parce que j'avais encore cette quête de provinciale qui était d'acheter un appartement.

  • Speaker #0

    D'abord le CDI, le Saint Graal.

  • Speaker #1

    Le Saint Graal du tout français. J'avais envie de cette stabilité, on va dire, plus financière. Mais j'avais adoré cette première expérience entrepreneuriale à Londres. C'est là où j'étais rentrée dans la French Tech, dans la CCI aussi à Londres. J'avais noué aussi un réseau d'entrepreneurs là-bas. Cette vibrance, c'était de me dire, je peux gagner plus que 2000 euros par mois. Parce que moi, on est ancrée avec une culture. en province où c'est de se dire, ta vie, c'est gagner 2 000 euros par mois. Et là, je m'étais dit, avec l'entreprenariat, j'allais faire un mois à 7 000 euros. Je m'étais dit, mais waouh, en fait, je peux bien gagner ma vie.

  • Speaker #0

    Je t'en rends compte, c'était possible.

  • Speaker #1

    Je me suis dit, c'est possible, c'est possible, ce nouveau mode de travail. Et en fait, c'était lié à une douleur parce que j'avais quitté un job un petit peu dans la souffrance. Et je m'étais dit, bon ben... Si eux peuvent le faire, moi je peux le faire dans le recrutement et c'est comme ça en fait que j'ai commencé l'entrepreneuriat grâce au recrutement, au placement.

  • Speaker #0

    T'es jeune alors en fait !

  • Speaker #1

    J'avais commencé à 26 ans ouais.

  • Speaker #0

    À l'époque c'était déjà jeune parce que maintenant on a des personnes qui entreprennent de plus en plus tôt. Sauf qu'à l'époque c'était pas aussi courant que ça.

  • Speaker #1

    C'était pas aussi courant ouais.

  • Speaker #0

    Entreprendre à 26 ans quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai, c'est vrai. Ça m'a permis tu vois de me former sur le marketing, sur le SEO, tu vois sur plein de... plein de choses, de m'ouvrir un monde hors RH autour de l'entrepreneuriat. Et l'entrepreneuriat, c'était vraiment chouette. Et après, j'ai rejoint un cabinet de robotique et une start-up m'a appelée, un client m'a appelé pour me dire « Allez Maud, on vient de lever 3 millions, est-ce que tu veux nous accompagner de passer de l'entreprise de 15 à 80 ? » J'arrive à Paris. Paris, pour moi, dans ma tête de provinciale, ça pue le pipi, je vais mourir. En plus, j'emmenais avec ma femme et on... On avait un deal, elle faisait 2-3 jours à Londres et après elle me rejoignait à Paris. À Paris, on s'est fait siffler, on s'est fait embêter, on nous a demandé des plans à trois. On s'est dit, mais on arrive où ?

  • Speaker #0

    C'est dingo ça ! Justement, tu parlais de faire ton coming out, tu l'as fait dans la sphère plus privée. Et dans la sphère professionnelle, comment ça s'est passé ? Est-ce que tu l'as fait tout de suite ? Quels ont été les réactions ?

  • Speaker #1

    Ça a pris du temps dans la sphère privée. pro, donc je l'ai fait en fait à Paris. Je pense, c'est mon CEO, un jour, en fait, je me suis mariée en 2018, et je lui demande, donc je lui demande des congés de mariage, et il me dit, ah, félicitations, tu vas te marier, etc. C'est qui le re-élu ? Et là, je lui dis, mais en fait, c'est le re-élu. Donc là, dans ma tête, j'avais 30 secondes pour décider, est-ce que encore je mens, ou est-ce que j'assume ? Tu vois, j'assume en tout cas ce... Comme quoi, ça y est, je me marie, quoi. Donc j'assume en fait mon mariage. Et voilà, et donc ça s'est passé comme ça. Parce qu'en fait, mine de rien, et ça, c'est pas un combat, j'ai jamais voulu en fait... C'est pas mon combat, en fait. Je le vois pas comme un combat, mais comme un rôle modèle, pourquoi pas. Mais parce que ça doit être normal. En fait, pour moi, ça ne doit pas être quelque chose d'exotique ou autre. Mais il y a encore beaucoup de préjugés sur les questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu penses que ça a évolué quand même par rapport à ton époque ? Non.

  • Speaker #1

    Alors ça a peut-être évolué parce qu'aujourd'hui, moi, le seul remodèle que j'avais, c'était Tara dans Buffy et Tattoo. Je ne sais pas si ça te parle, Tattoo. On peut mettre la chanson de Tattoo à fond, qui représente pour moi l'émancipation, Tattoo. Mais aujourd'hui, il y a Sex Education, il y a The Hell World, il y a plein de séries où la communauté LGBT est représentée, et c'est beau, et c'est chouette, et donc cette jeunesse d'aujourd'hui est plus libre, je trouve. Mais en entreprise, c'est différent. C'est très difficile. Il faut savoir que moi, quand j'avais fait notamment mon coming out sur LinkedIn, il y avait beaucoup de femmes qui m'ont contactée en messagerie en disant Bravo, moi, je n'ose pas le dire dans mon entreprise. Je me souviens de cette jeune femme qui était dans le BTP. Elle me disait, mais moi, j'ai peur, mes managers, ils ne vont jamais comprendre. J'ai un enfant avec ma conjointe. J'ai peur des remarques. En fait, on est terrorisé intérieurement et c'est dur. Et donc, c'est vrai qu'en tant que RH, on a cette responsabilité de malgré tout créer un environnement serein et positif. D'où d'avoir des rôles modèles aussi dans les entreprises, qui sont pour moi des leviers très forts en tant que RH. Et surtout de libérer la parole sur ça et que finalement d'arrêter de dire qu'il y a la vie perso et la vie pro. Il n'y a pas de séparation entre les deux, que la vie pro nourrit la vie perso et vice versa. Et que les problèmes de la vie pro ont un impact dans la vie perso et les impacts de la vie perso ont un impact dans la vie pro. Et que l'objectif c'est d'accompagner ça parce que... L'impact est concret, c'est la peur de prendre des congés, c'est la peur de mettre sa femme sur sa mutuelle. Et donc, il y a plein de conséquences, en fait, qu'on n'imagine pas au niveau RH, qui font qu'on va se brider en tant qu'individu en entreprise parce qu'on a peur, parce que la libération de la parole n'a pas eu lieu. Et ça, c'est important. C'est vraiment important et ça va prendre du temps. Et c'est OK. Mais moi, je ne le vois pas comme un combat. Je n'ai jamais voulu... Parce que tu vois, on m'a beaucoup dit, c'était un ami qui m'a dit, ah mais tu sais, j'entends beaucoup de personnes qui disent que tu parles trop d'inclusion dans tes posts sur LinkedIn. C'est vrai. Et pour regarder, tu vois, j'ai fait le comparatif, 7% de mes posts sont sur l'inclusion à la directeur.

  • Speaker #0

    C'est juste que je pense que comme c'est un sujet que peu de gens abordent, du coup ça devient un sujet marquant. Alors que tu vas publier sur ce sujet-là, ça va être tout de suite remarqué. Mais en fin de compte, ça ne représente pas tout.

  • Speaker #1

    Ça ne représente pas ma vie édito, je le fais parce que je pars du principe que j'ai ce devoir envers ma génération future. Comme moi, j'aurais adoré avoir des rôles modèles à l'époque. pour me positionner. C'est un rôle, on va dire, émotionnel, mais je n'en fais pas aujourd'hui. Ce n'est pas mon activité pro, ce n'est pas mon combat. Mon combat, c'est plutôt au niveau des RH et du monde de l'entreprise et de faire en sorte d'émanciper les RH pour créer ce monde de l'entreprise plus positif, plus performant, plus inclusif. Ça, c'est mon combat. Le côté LGBT+. C'est plus...

  • Speaker #0

    C'est ton identité, ça fait partie de toi.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et toi, tu le véhicules à travers ta personne.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ma identité. Ok.

  • Speaker #0

    Et du coup, tu as fondé une entreprise qui s'appelle le Temple RH. Oui. Tu nous en parlais un petit peu. Quelles sont vos activités ? Comment ça s'est monté, tout ça ?

  • Speaker #1

    Oui. Quand je suis arrivée à Paris, c'était en 2018, il y a fait la sphère startup. C'était le plein boom à Paris. Et donc, je suis fière d'avoir pu... Je suis heureuse d'avoir fait ce changement parce que ça m'a permis d'avoir cette vibration dans l'écosystème startup. J'étais biberonnée à cet environnement-là avec Stanley Robotics, qui était cette startup en robotique. Puis après la Skylab Fair Money, qui est une banque digitale pour les pays immergents. On est passé de 50 à 350 sur trois continents. On était en Afrique, en Nigeria, en Inde, à Bangalore et en Europe.

  • Speaker #0

    Tu as vécu l'hypercroissance.

  • Speaker #1

    J'ai vécu l'hypercroissance avec les plus et les moins. Mais c'était en tant que DRH, c'était riche. Alors, j'ai raté des trucs. J'ai réussi des super choses. Et c'est à ce moment-là, en tant que DRH, que j'ai pris la parole sur les réseaux sociaux. Et ça a super bien marché parce que je partageais un quotidien. Et puis... J'en avais fait aussi un levier d'acquisition pour attirer les talents.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un vrai levier d'acquisition aussi pour les entreprises en termes de marque employeur. Et voilà, c'était en plein Covid. Je pense que comme beaucoup de personnes, je me disais, ça fait 13 ans que je naviguais dans les remonts des RH. C'était, quels sont mes 10 prochaines années en fait ? Donc, je me suis posé la question, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Comme beaucoup de gens, je pense, pendant le Covid. Et c'est là où je me suis dit, on était en Andalousie avec ma femme. à Marbella et c'est là où je me suis dit bon bah je vais tenter je me relance je me relance dans l'entrepreneuriat donc tu vois je me suis dit je me relance et donc c'est important de se dire aussi que c'est des cycles de vie tu vois à 26 ans j'ai monté une boîte je suis revenue CDI parce que j'avais envie d'acheter j'avais envie de stabilité financière j'avais envie d'avoir une carrière aussi dans les RH là j'ai fait ma carrière et je me dis bon bah je repasse de l'autre côté avec cette richesse donc en fait il faut pas se dire dans la vie que tout est blanc et tout est noir

  • Speaker #1

    Je suis hyper d'accord avec ça. Je pense qu'il y a un peu ce truc de... Quand tu es entrepreneur, tu l'es pour la vie, mais en fait, il y a des périodes de vie, il y a des cycles de vie, il y a des moments où tu as besoin de plus de sécurité, de stabilité. En fait, c'est OK d'être salarié et ce n'est pas une insulte. Tu vois, parfois, il peut y avoir...

  • Speaker #0

    J'ai adoré être salariée. J'ai adoré avoir des collègues, d'aller en soirée, de vivre en communauté parce que l'entreprise, c'est un collectif. Et ça, il ne faut pas l'oublier. C'est un collectif. Et donc, j'ai adoré être celle-là. Et l'entrepreneuriat, c'est plus, mais aussi il y a des moins. Tu as la souveraineté, tu as la pression financière, tu as l'insécurité. C'est vraiment deux modes de fonctionnement qui sont différents. Mais je m'étais dit à ce moment-là, pour moi, c'était let's go. Et donc, j'ai pris en fait les formats de freelance assez classiques en RPO. Donc, dans le recrutement et dans les RH, ça se fait très bien. J'ai commencé par ce que je connaissais plus, c'était le recrutement. J'étais payée à la journée. Puis après, en tant que RH, parce que moi, c'est ça que j'aimais, c'était d'aider les salariés, d'aider les fondateurs à prendre leurs décisions RH. Parce qu'on ne se doute pas, mais les RH, il y a des dettes RH très fortes dans les startups, dans les scale-up et même dans les entreprises, que ce soit contrat de travail, que ce soit sur les parties salaires. Il y a plein de dingueries qu'on ne se doute pas. En RH, on me dit toujours, ben voilà. tu as un problème et quand tu lèves le tapis, tu as un autre problème. C'est en fait, c'est toute la beauté de notre rôle, c'est qu'on est vraiment les architectes de l'entreprise et on doit prendre cette place stratégique dans les boîtes. Et donc, c'est comme ça que l'ambition est née. J'ai rencontré aussi Thomas qui est créateur, qui est ingénieur et qui était créateur aussi sur TikTok. On avait des visions qui se rejoignaient, des valeurs, parce que moi, mon système de valeurs est très fort. Tu vois, donc moi, c'est quelque chose très tôt dans l'entrepreneuriat que j'ai fait. J'ai identifié mes cinq valeurs pour lesquelles je ne transigerai pas, que ce soit avec mes clients, mais aussi avec d'autres personnes, mon écosystème autour de moi. Et parfois, moi, j'ai des difficultés. Des fois, en tant que créateur, on peut aussi se tirer un peu dans les pattes. Mais moi, je n'ai pas peur de dire les choses, que s'il y a un problème, tu viens m'en parler et que je veux avoir des relations saines avec les gens. qui m'entourent. Et c'est comme ça que le Temple RH est né. Et né aussi de cette envie d'aider mes pères RH. Parce que j'ai beaucoup de copines RH. 80% des RH sont en épuisement professionnel. Et donc, c'est comme ça qu'on a monté le Temple RH.

  • Speaker #1

    Incroyable ! 80% des RH,

  • Speaker #0

    elles se le disent en épuisement.

  • Speaker #1

    stéréotypes, mais quand même, il y a beaucoup plus de femmes dans ce milieu-là.

  • Speaker #0

    Il y a 80% de femmes, et en fait, l'épuisement professionnel, et ça ne me choque pas, parce qu'en fait, quand tu regardes les cinq dernières années du monde RH, on a eu l'hypercroissance des startups, la folie. Donc là, c'était l'hyper-recrutement, et l'onboarding, la culture d'entreprise, c'était intense. On a eu le Covid, où là, on arrivait à un monde pompier, chômage partiel, une économie qui s'arrête, donc des entreprises. qui sont en difficulté. Et donc là, les RH sont au cœur. Et en fait, les RH sont vraiment au cœur de l'entreprise. Et maintenant, où l'économie, l'instabilité politique, les plans sociaux, les plans sauvegarde au niveau de l'emploi, il y en a beaucoup en ce moment. On entend Michelin et d'autres qui sont en difficulté. Les RH sont là. Les RH sont cette colonne vertébrale des entreprises. Et on ne le dit pas assez sans les RH. Il n'y a pas de salaire, il n'y a pas d'employés. L'entreprise, c'est un collectif économique. Donc, il ne faut pas être dans le monde des bisounours. Une entreprise doit faire de l'argent pour survivre dans le marché. Et ça, c'est clair. Mais il ne faut pas oublier l'humain à côté, qui est essentiel pour la performance, pour la croissance. pour le collectif, pour aussi créer une histoire. Parce que l'entreprise n'est pas juste un... Pour moi, l'entreprise, c'est un art, c'est un chef-d'œuvre d'un chef d'entreprise. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre, c'est de l'art, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, on peut le faire comme ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est vrai, c'est un chef-d'œuvre, en fait, une entreprise. Et parfois, on le voit trop comme quelque chose de très froid. Quand tu vas dans des bureaux, dans des open space, c'est froid.

  • Speaker #1

    Oui, oui. Et du coup, je voulais rebondir sur... Tu parlais des RH qui sont la colonne vertébrale de l'entreprise, qui sont quand même un fondamental et tout. Et malgré tout, je trouve qu'il y a quand même beaucoup trop de préjugés sur cette population RH. On peut entendre que de toute façon, ils ne comprennent pas les gens, que parfois, on peut même entendre qu'ils ne servent à rien. Il y a quand même des choses horribles. Mais comment on peut en arriver à avoir ce tel discours ? Qu'est-ce qui véhicule ça ?

  • Speaker #0

    J'avais fait une vidéo... TikTok qui avait buzzé sur TikTok, plus de 150 000 appréciements et les retours étaient horribles sur les RH. Il y a quelque chose en tout cas que nos aînés ont potentiellement raté et c'est ok de le dire. Et moi, j'adore me confronter à la génération X et aux boomers parce qu'ils ont fait des choses extraordinaires, mais aussi ils ont raté ce lien de confiance entre les RH et les salariés. Je pense qu'il y a une focalisation plus sur... défendre entre guillemets les intérêts de l'entreprise. Et donc, il y a une rupture, en tout cas, après, avec le lien des salariés. Et les RH, je dis toujours, c'est une fonction qui est schizophrène. C'est en fait, tu y vas quand ça va bien et tu y vas quand ça va mal. Et donc, ça crée quand même un déséquilibre. C'est, est-ce que je peux faire confiance à ma RH, en fait ? Et c'est une donnée qui est très forte. C'est en fait, les salariés, c'était une étude Ségos qui disait que la note qui donnait la confiance à leur RH, c'était de 5,5 sur 10. Et que... Les salariés font plus confiance à leur manager qu'à leur RH. Et donc, on a raté quelque chose. Et ça, c'est OK. C'est en tout cas une... Il faut faire en tout cas son état des lieux. Et c'est à nous, génération Y, de prendre... On a besoin de cette transmission de la génération X et des boomers. Et moi, je suis contente. Là, tu vois, on avait envie de faire une levée de fonds communautaire avec le Temple RH pour accueillir des DRH dans notre capitale. Et je suis contente que j'ai des DRH. de cette génération-là, avec qui je vais pouvoir apprendre de ce qu'ils ont très bien fait, et aussi d'analyser qu'est-ce que nous, en tant que génération Y, on peut faire pour améliorer les choses pour la génération qui arrive au port de l'encontre. Et c'est ça, moi, qui m'anime, qui me donne des questions.

  • Speaker #1

    Ben oui, parce que parlons-en de la génération Z. Voilà. Ils sont en mauvaise presse.

  • Speaker #0

    Voilà. Mais alors que nous, on doit s'assurer de bien créer ce lien entre... On est entre deux générations totalement différentes, mais pas opposables, parce que tout peut se nourrir, on peut tous apprendre des uns des autres. Et la clé, c'est la transmission, c'est la générosité qu'il faut aussi de mes valeurs, de mon système de valeurs et pour le Templerage. Donc, c'est d'arriver à créer ce lien. Et nous, génération Y, on a ce rôle de catalyseur.

  • Speaker #1

    Intermédiaire, en fait, on est entre les deux.

  • Speaker #0

    Entre les deux, et je trouve ça génial. Et on a ce rôle à jouer et nous, on veut vraiment être ce temple. C'est pour ça qu'on l'a appelé ce temple. On va entre guillemets, nouvelle génération. On veut former cette génération de RH sur les compétences d'aujourd'hui et de demain pour être prêt en entreprise. Mais parfois, de taper du poing sur la table avec des CEOs, des PDG, de faire entendre notre avis au COMEX, au CODIR et de prendre cette place. qu'on doit prendre dans les entreprises et d'aller accueillir notamment cette génération Z qui a envie de prendre sa place, de parler, d'échanger, qui est pleine d'innovation,

  • Speaker #1

    de liberté,

  • Speaker #0

    de flexibilité, de créativité. Et on doit faire de l'entreprise un endroit où, sans rentrer dans le monde du bisounirs, mais en fait d'avoir de la créativité, d'être un endroit sécurisant. C'était le PDG notamment de Netflix, dans son livre « Règles, pas de règles » , je n'ai pas une très bonne mémoire des noms, qui disait en fait que le plus grand combat d'une entreprise, c'est d'aller à la chasse au process. En fait, le process tue la créativité, donc il en faut des process, c'est important pour ne pas être dans le chaos non plus, mais à la juste valeur parce qu'en fait c'est… Et aussi, cette génération a envie de créativité, d'innovation. Ils ont tellement à nous apprendre, ils ont tellement à apprendre aussi à l'entreprise.

  • Speaker #1

    Après, c'est trouver un juste milieu, encore une fois, parce que moi, je trouve qu'une entreprise sans process, c'est quand même un peu compliqué.

  • Speaker #0

    C'est chaotique. Moi, je l'ai vu dans les startups que j'accompagnais au démarrage. C'est chaotique quand tu as 250 salariés et que tu n'as pas de process d'onboarding dans la boîte et donc tu as des ratés de paye. parce qu'il y a un salarié qui n'a pas été payé. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc, il faut des process clairs, mais il ne faut pas non plus surcharger de process l'entreprise. Non, c'est sûr. Voilà.

  • Speaker #1

    Et donc, en fait, ce que je comprends, c'est que chez le Temple RH, vous faites aussi de la formation quelque part. Il y a plusieurs activités, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Non, en fait, aujourd'hui, on a évolué avec le Temple RH à neuf mois. Donc, c'est une entité quand même assez jeune. Mais tout de suite, on a eu envie, nous notre objectif c'est les RH. Donc ça, nous notre point d'ancrage, c'est d'aider les RH. C'est d'accompagner les RH à se sentir bien, de mieux vivre leur quotidien de RH, qui vont après faire mieux vivre le quotidien des entreprises. Donc ça c'est nous, c'est ce qu'on a envie de faire. Et donc comment on le fait ? On le fait par deux choses. L'information, qui est aujourd'hui clé dans le monde dans lequel on vit. Donc ça, on veut monter un média. pas RH mais un mondial sur le monde du travail et donc les RH vont avoir leur voix mais j'ai envie aussi d'avoir des salariés j'ai envie d'avoir aussi des managers pour pouvoir réconcilier en tout cas tout le monde autour de la table et des PDG des CEO, des comex ça c'est vraiment un objectif qu'on a avec le Temple et de l'autre côté les RH qui sont les architectes que l'on doit former, moi en 15 ans de carrière j'ai fait une formation Ah ouais ? En fait, on est les coordonnées les plus malchancées. Une des douleurs des RH, c'est le temps. On n'a pas le temps. On doit être pompier dans les situations de crise. On doit faire l'administration. On doit être stratège et business partner. Donc, on a une multitude de rôles. Et donc, l'objectif, c'est d'enlever la partie administration potentiellement avec des outils d'IA et donc avec le pouvoir de la digitalisation dans l'automatisation et de pouvoir... former des RH plus sur la partie stratégique qu'administrative. Donc ça, c'est un des enjeux, en tout cas, de notre génération à nous. Mais c'est de devenir le centre de formation de prédilection des RH et donc de les former via de la vidéo, via du contenu, via de la formation, des bootcamps, des ateliers. Ça, c'est ce qui nous anime, en tout cas, au Temple RH.

  • Speaker #1

    Génial. Je pense qu'on pourra faire plein de choses ensemble. Moi, ma cible, c'est vrai que moi, je travaille avec les RH, parce qu'en fait, je vends des formations. En général, mes interlocuteurs, ce sera des RH. Et je vais plutôt former des collaborateurs. Mais c'est vrai que c'est sur des sujets, sauf skills humains, leadership, gestion des émotions. En fait, sur lesquels, finalement, les RH sont aussi concernés. Mais en t'écoutant, je me rends compte que je n'ai jamais des RH en formation. T'es incroyable !

  • Speaker #0

    Maintenant que tu le dis, c'est dingue ! Ben oui, en fait, nous, on va... En fait, nous, on prend soin des autres. Mais qui prend soin de nous ? Et en fait, moi, c'est ça qui m'anime, c'est prendre soin des RH. J'aime ma communauté. Les RH sont fun. Les RH sont positives. Les RH ont envie de faire des choses. Les RH, voilà. Et donc, il faut arrêter. Et après, c'est à nous de reconstruire cette image-là. Et oui, parfois, on est porteur de mauvaises nouvelles parce qu'il ne faut pas... La vie... Il y a des mauvaises nouvelles et il y a des bonnes nouvelles. Il faut arrêter en France d'être aussi dans ce côté-là où on est parfois trop dans la protection et pas assez dans la réaction. Et parfois on peut être trop coucouning avec nos salariés. Mais c'est de se dire, à un moment donné, l'entreprise, ça va, il y a des moments ça va, il y a des moments ça ne va pas. Il faut savoir en discuter, il faut savoir casser parfois la peur de dire les choses, de dire que ça ne va pas.

  • Speaker #1

    L'entreprise ça reste un lieu de travail bien sûr on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, enfin je pense que c'est important, mais après ça reste aussi un lieu de travail et tu vois mathématiquement j'étais dans une boîte où souvent on disait on est une famille. Moi je trouvais ça très bizarre, moi j'étais là mais je veux pas que vous soyez ma famille, tu vois ce que je veux dire ? Et je trouve ça même limite un peu malsain parce que ça crée une espèce de dette émotionnelle, de relations qui sont pas professionnelles quoi tout simplement. Je ne sais pas si c'est encore courant d'avoir ce discours de famille, mais en tout cas, je pense que c'est...

  • Speaker #0

    Oui, tu l'entends. Et je pense qu'en fait, l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif. C'est un collectif où on va pouvoir s'émanciper parce que l'être humain s'émancipe sur différents secteurs de sa vie. Et le travail, c'est une émancipation dans ce quotidien. Les hommes et les femmes, tous les genres ont envie, aiment faire bien les choses. et tu vois la reconnaissance c'est tellement important de dire merci c'est super bien ce que tu as fait merci pour ton travail, c'est tellement sous-côté aujourd'hui et tu vois, je pense que Je pense que l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif d'émancipation où on peut vraiment avoir une vision. C'est pour ça que je disais que c'est un chef d'oeuvre, une entreprise, parce qu'en fait, il y a une vision. On oublie trop la vision, la vision de l'entrepreneur, de l'entrepreneuse ou la vision. Tu vois, par exemple, Renaud, c'est 150 ans d'histoire. À la base, c'est une famille. Et après, c'est des hommes et des femmes qui reprennent cette culture d'entreprise-là. Tu vois, et donc il faut... la rénover, il faut en prendre soin. Et elle change d'une époque à une autre. Oui,

  • Speaker #1

    c'est clair. Tu prends une IA, elle ne va pas te créer une entreprise. S'il n'y a pas d'humains, il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de collectif,

  • Speaker #0

    il n'y a pas de vie. Là, on accompagne aussi notre entreprise qui est la Société des Bains de Mer à Monaco. C'est 150 ans d'héritage dans ce territoire. Et en fait, c'est de se dire nous, on doit faire vivre ce chef-d'oeuvre. Tu vois, de décennie en décennie avec cette vision. Et donc, il ne faut pas oublier que l'entreprise, c'est un chef d'oeuvre, c'est un laboratoire d'idées, d'essais. Et c'est pour ça qu'il faut faire attention au process. C'est de l'innovation. Et en interne, il faut aussi faire vivre cette innovation, cette créativité, cette liberté. Et c'est au RH et à tous les... corps de métier, mais les RH restent cette colonne vertébrale, ces moteurs de projet, lanceurs d'alerte, et c'est ce Ausha qu'on doit aussi prendre nous en interne, et c'est ce qu'on a envie d'aider à faire, ça va prendre, c'est la mission d'une vie, ça va pas se faire d'un claquement de doigts, mais c'est de réunir des DRH, des fondateurs autour de nous pour faire vivre en tout cas cette mission-là grâce à l'information et à la formation.

  • Speaker #1

    Informaison et et formation. J'ai vu aussi que l'année dernière, vous avez fait un festival. C'était incroyable. Tu peux nous en dire plus ? Ça t'est venu d'où cette idée ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ce festival ?

  • Speaker #0

    C'est fou, ça. C'était vraiment fou. Mais c'est pour dire que en fait, moi, je suis une charentaise. Je suis très fière de mes origines. Je suis très fière d'être française. Et ce n'est pas d'être chauvine ou chauvin de dire ça, mais je suis très fière d'où je viens. Et c'est de se dire que tout est possible, en fait. Et c'est pour ça, le léopard, non, c'était quoi ? C'était le saumon. Voilà, le saumon. Tu ne laisses jamais tomber. En fait, c'est toujours de se dire, si on a ce feu-là, si on a envie de faire des choses, même si au début, ça paraît un tout petit truc, c'est des gouttes d'eau. C'est ce que je dis tout le temps à ma communauté, des gouttes d'eau forment des océans. Et c'est ensemble, un par un, en se prenant la main, qu'on va arriver à faire des choses. Et donc le festival, c'est la conséquence d'un collectif, c'est la conséquence d'une vision, c'est la conséquence de l'entraide, de la solidarité d'une communauté RH autour d'un projet aussi dingue qu'un festival. Moi, je suis du Sud-Ouest, donc j'ai fait beaucoup de festivals. J'ai une adolescence assez chaotique, donc j'ai fait beaucoup la fête. J'adorais ça. Et c'est vraiment pour moi toujours ce catalyseur, cet entre-deux, entre... Ouais, la vie, c'est fun. L'entreprise, ça peut être fun. Ce côté un peu bisounours, c'est OK de parfois de l'être. Et le côté un petit peu plus sérieux, c'est un peu le... Tu vois, c'est un peu, tu vois, de force, le chaos et le cadre. Donc, c'est ça que j'ai voulu mettre dans le festival. C'est le chaos et le cadre. Et donc, le chaos, c'est l'environnement du festival, la fête. que l'on a fait jusqu'à minuit avec un DJ qui était un ancien RH qui se reconvertit dans DJ, avec du rap, avec du one-man show, mais aussi l'écosystème avec des food trucks, des chapiteaux, des tipis. On est à l'air libre, on est avec la nature. Donc voilà, on a eu aussi une tente alternative avec des choses un petit peu loufoques. Ça, c'est le côté l'art. et j'aimerais pour la seconde édition qu'on aille encore plus loin sur cette partie art, créativité. créativité et le cadre. Le cadre RH, et ce qui est normal, la formation, l'information, des conférences, des ateliers. Voilà. Trop bien.

  • Speaker #1

    Il y avait combien de participants ?

  • Speaker #0

    On a eu 250 personnes. C'était vraiment chouette. Alors il y a eu des ratés. C'était une première. C'était une première, voilà. Mais ce que j'étais fière, c'est que la communauté RH était là. Des gens m'ont fait confiance et moi qui, voilà, qui reste quand même assez, voilà, comme je dis, j'ai une J'ai toujours cette image de moi, je suis une charantheze.

  • Speaker #1

    Je trouve que c'est une belle preuve de reconnaissance aussi, vous avez un travail et de la crédibilité que tu peux avoir sur ton sujet. Tu fais un travail important de création de contenu, d'éricer à Rastidu, c'est toujours pertinent ce que tu écris. Donc en fait, finalement, c'est aussi la conséquence que tu as.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait peur parce qu'en fait, c'est de te dire, c'est courageux, c'est audacieux. Je suis contente parce que j'ai des... partenaires qui m'ont fait confiance, Florent de We Feel Good, Joanne de Jarvie, Myriam de Kenda, Paul de Talent et Geoffrey de Wobby, tu vois, et c'était mes cinq premiers partenaires, ils m'ont fait confiance, et l'importance des marques, tu vois, ta Conto, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, c'est de se dire, en fait, on peut tous bosser ensemble, on peut tous travailler ensemble, et on peut tous monter des projets de ce type d'envergure. Et je trouve ça inspirant en fait. Et donc là, l'édition 2 va arriver, encore dans un lieu encore plus beau,

  • Speaker #1

    plus joli. Tu as déjà un peu l'idée de date ?

  • Speaker #0

    Voilà, 2 et 3 octobre. Donc nous, on s'ancre sur cette partie automne. Puisqu'on verra si on l'avance un petit peu dans le temps. Mais on aime bien finalement octobre, où c'est la rentrée, on ancre des connaissances. C'est souvent une période qui est un peu difficile à la fin d'année. Là, on avait beaucoup de retours de RH. C'était un souffle d'air dans ma fin d'année. Voilà, ça m'a fait du bien, je me suis défoulée, il y avait beaucoup d'amour. En fait, c'est ça. Nous, le festival, il faut de tout, il faut différentes typologies d'événements. J'étais à HETCHARTECH hier, donc c'est une grosse conférence à Porte de Versailles, c'est immense, etc. Il en faut. Nous, l'objectif, c'est ça, c'est cette liberté, on va se concentrer sur l'individu RH. C'est ça qui va nous intéresser au Festival RH, c'est l'individu et l'objectif d'avoir ces retours-là, liberté, fraîcheur, rigolade, fun, amour, c'était vraiment sympa de se retrouver tous ensemble.

  • Speaker #1

    Et de créer des connexions entre des personnes qui ne sont pas forcément, mais qui ont le même métier.

  • Speaker #0

    Exactement. Ok,

  • Speaker #1

    très génial. Et là, ce serait quoi tes projets les plus fous pour Temple du RH ?

  • Speaker #0

    Ouais, je pense que tu vois, l'imagination n'a pas de limite. Tu vois, je pense que notre média, on a vraiment envie de faire quelque chose de sympa. Tu vois, donc on a besoin d'aide sur ce sujet-là.

  • Speaker #1

    Vous êtes deux associés, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Voilà, j'ai Thomas et moi. Et puis là, l'objectif, c'est d'avoir des advisors autour de nous. Parce qu'en fait, je trouve que l'aventure est plus fun en groupe. Et en fait, on a tous à gagner, être tous ensemble, que chacun de son côté. Et donc là, j'ai des... J'ai des RH qui vont prendre des parts au capital. Et aussi, c'est de se dire ensemble, on participe. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre. On a envie que le Temple RH, ça soit un chef-d'œuvre pour les RH. Et donc, pour nous, le média, ça va être quelque chose d'assez... On aimerait faire des choses assez folles sur nos formations aussi. Concrètement, faire des choses qui cassent un peu les codes. Réfléchir, essayer. C'est pour ça que... pour nous c'est important d'avoir ce groupe d'advisors pour se dire ok, jusqu'où on peut aller aussi dans la formation et après sur de l'événementiel, bah ouais j'aimerais bien le festival RH déjà l'ancrer en tant qu'événement incontournable pour les RH et le faire grandir et grandir et grandir donc je pense que l'objectif c'est de se concentrer parfois sur un projet ça c'est un peu le projet le plus fou et après voilà d'autres idées qui viendront mais déjà je pense qu'on a pas mal à faire on peut tout faire mais pas en même temps voilà faut se faut savoir se focus et voilà certains projets pendant une période de temps à faire un temps voilà et après passer à autre chose c'est aux gens soit des choses voilà et voilà donc je pense que déjà me concentrer tu vois là j'étais à et chartek il y avait la communauté du temps qui est là on a mangé au resto et là je me dis moi ça prend forme ça commence à ça commence à prendre des gens qui ont voilà et donc finalement aussi tu attires t'attirent les personnes qui te ressemblent, malgré tout, au début. Et je suis contente parce que Valentine, Ségolène, Jérémy, Christelle, toute cette communauté qui nous font confiance. Parce que c'est ça, c'est une question de confiance quand on démarre. Tu vois, je regarde...

  • Speaker #1

    Ça, c'est des RH que tu viens de citer. Voilà,

  • Speaker #0

    c'est des DRH qui nous font confiance autant. Mais toi, je regardais hier Jacquemus, Simon porte Jacquemus, tu vois. qui disait que lui, quand il a commencé ses créations, c'est Karl Lagalfède, excuse-moi, ça me fait pleurer, c'est Karl Lagalfède qui lui a osé lui donner un œil à son art. Et en fait, si on n'a pas cette confiance entre nous, On n'arrivera pas à créer des choses. Et donc, je me dis, cette confiance, elle est à prendre avec force. Parce que moi, j'ai de la chance d'avoir des DRH qui me font confiance aujourd'hui. Et j'espère encore avoir de futurs DRH de plein de grands groupes et d'entreprises. Cette confiance-là, c'est ce qui fait qu'on lance des projets, on lance des entreprises et on a besoin de cette confiance-là. Comme moi, demain, j'aimerais faire confiance. à des jeunes entrepreneurs, à des jeunes DRH, à des jeunes RH qui veulent faire des choses parce que c'est dur. C'est dur l'entrepreneuriat, c'est dur de créer. Et donc cette confiance-là, c'est pour moi un joyau. C'est mon joyau et qui ancre mon système de valeur et que je suis redevable à vie de cette confiance envers les personnes qui croient en moi et qui croient en nous au Temple RH.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il y a vraiment cette notion aussi de donner-recevoir et que quelque part... moi je crois beaucoup au karma et je me dis que quand tu reçois c'est aussi parce que quelque part à un moment donné t'as pu t'as su donner sans même t'en rendre compte finalement mais il y a ce truc là et j'y crois beaucoup de l'univers de donner recevoir et je

  • Speaker #0

    suis assez d'accord avec toi et je pense que tu vois c'est pas à faire preuve de faiblesse ou de vulnérabilité de dire ces choses là c'est juste euh... Tu vois, c'est juste être une personne dotée d'émotions et de sentiments, et de croire en soi, de croire en ses rêves. Et si on peut être tous ensemble autour de ça, c'est plus chouette. Et donc, il ne faut pas avoir peur de cette vulnérabilité-là. Et parfois, c'est dur dans les entreprises, où on a été formaté dans des cadres durs. masculin malgré tout, sans rentrer dans les stéréotypes, parce que je trouve que les hommes ont aussi leur part d'émotions qui sont potentiellement aussi parfois mis de côté, et de retrouver, et donc se dire, ensemble, si on peut avoir des émotions, de tenter des choses, et c'est parce qu'on a des émotions qu'on n'est pas fiables. En fait, les deux vont très bien ensemble. Le côté, et toi pour moi c'était important sur tes cartes, il y a le côté émotion, il y a le côté action. Et donc, moi, je suis quelqu'un qui persévère, qui se déterminait, qui passe à l'action, qui lâche rien. Mais j'ai des émotions. Je suis authentique, je vis mes émotions, je vis ma vie.

  • Speaker #1

    Je trouve ça hyper intéressant, cette notion d'émotion. Et notamment, en fait, pour moi, c'est dès le début dans l'RH, c'est dès le recrutement. Et malheureusement, et j'espère que les choses sont en train de changer, j'avoue que moi, je n'ai pas forcément d'oeil là-dessus, mais tu vois, dès le recrutement, quelque part, en entretien, T'as l'impression que tout le monde porte un masque, que les émotions ont pas forcément leur place, t'as l'impression que c'est une espèce de pièce de théâtre. J'ai jamais été à l'aise avec ça. Personne n'est à l'aise avec ça.

  • Speaker #0

    Personne n'est à l'aise avec ça, oui. Je pense que personne n'est à l'aise avec ça et je pense que même un... Je pense que personne n'est à l'aise avec ça. C'est vrai que déjà le premier contact, et donc l'importance de la marque employeur, et nous on accompagne des boîtes là-dessus, c'est vraiment aussi, c'est la première image que tu renvoies à l'entreprise, c'est l'entretien. Déjà, ce n'est même pas l'entretien, c'est les offres d'emploi. Et déjà, quand tu vois des offres d'emploi qui sont toutes froides, qui sont sans émotions, et avec la société Demander, on voit le avant-après.

  • Speaker #1

    Une boîte avec qui tu as bossé ?

  • Speaker #0

    Voilà, on voit l'avant et après des offres d'emploi. On sent une vision, on sent une émotion. Et ça en fait... L'art, l'écriture, c'est de l'art. Les offres d'emploi, c'est une partie d'art parce que tu écris un bouquin, tu peux pleurer, tu peux rire, tu peux vivre un bouquin. Un film, tu l'écoutes, tu le regardes. Une œuvre d'art, moi, tu vois, parfois, je suis une fan d'impressionnisme. J'adore Renoir et quand je peux passer une heure, deux heures, ça saoule ma femme, juste à regarder la beauté des choses. Et en fait, il ne faut pas oublier le chef-d'œuvre de l'entreprise. Il faut du cadre, il faut du sérieux, il faut ce côté un peu glace, il faut ce côté un peu chaotique, un peu fou, un peu rouge, un peu feu. Et donc la marque employeur doit aussi rayonner de cette façon-là. Et les offres d'emploi, le site carrière sont des éléments plutôt froids et on peut en faire quelque chose d'assez feu, d'assez rouge. Et donc nous, on adore accompagner les... les boîtes à faire ça. Et c'est pareil pour la prise de parole des fonctions RH, de faire rayonner cette marque employeur et de faire vivre cette authenticité finalement dans les entreprises.

  • Speaker #1

    Petite anecdote sur le recrutement. Il y a quelques années, c'était il y a longtemps, j'imagine que ça ne se fait plus. Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    C'était dingue, tu le sais, un entretien.

  • Speaker #1

    On m'avait fait passer un test de calligraphie, donc je devais écrire une lettre. Il a donné au RH et à partir de là, ils étaient capables d'analyser ma personnalité, qui je suis, ce que je fais. Je me souviens que j'ai été recalée de cet entretien. Je n'ai jamais su pourquoi et j'ai trouvé ça... hyper froid, hyper infroyant et puis super injuste en fait. J'avais besoin de savoir qu'est-ce qu'ils avaient vu dans mon émission.

  • Speaker #0

    Après l'objectif, pour moi je dis jamais, c'est pas de bâcher. Faut pas bâcher en fait, c'est que derrière il faut comprendre toujours pourquoi. La raison derrière, j'ai pas le temps, j'ai X trucs à faire dans mon rôle. Il y a toujours une conséquence derrière de cette action-là. Et potentiellement c'est pas volontaire, tu vois ce que je veux dire. Oui,

  • Speaker #1

    quand tu es candidat, en vrai,

  • Speaker #0

    tu ne fais pas gaffe à ça. Tu ne fais pas gaffe à ça. D'où l'importance d'être vigilant et exigeant avec soi-même. Et donc, nous, c'est l'objectif de la fonction, c'est d'en faire une fonction bienveillante, avec attention au galvaudage, mais une fonction positive et aussi une fonction exigeante. C'est-à-dire que donner des retours à des candidates et à des candidats. C'est le minimum vital, en fait. Et aujourd'hui, on n'a pas d'excuses parce qu'il y a des outils qui font ça, qui nous aident à amplifier notre force, tu vois, en interne. Mais voilà, la calligraphie, des choses comme ça, ça existe parce qu'en fait, en France, on a cette peur de mal recruter. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a un droit du travail qui est très dur pour les entreprises. Il faut... un juste milieu. Tu vois, moi, j'ai vécu en Angleterre et c'était trop flexible. C'est-à-dire que, moi, parfois, je pouvais voir des salariés partir à 14h sans dire au revoir. Ils prenaient leur boîte et ils repartaient. Donc, il y a un juste milieu à trouver. Mais c'est vrai que le droit du travail en France est quand même assez rigide, assez dur pour les entreprises et pour les startups, pour les entrepreneurs, pour les artisans. On est, en France, c'est dur. Et c'est même déconstructif. de la créativité et de l'innovation en France. Et donc ça, c'est un fait. Et donc en fait, on met cette pression autour du recrutement, on met cette pression autour des chefs d'entreprise ou des artisans, des commerçants sur le recrutement. Parce qu'un mauvais recrutement,

  • Speaker #1

    ça coûte cher.

  • Speaker #0

    Ça coûte cher, ça a beaucoup d'impact financier, ça peut couler des boîtes. Et donc, il y a cette conséquence-là qui fait que... On va utiliser tous les outils. Si la calligraphie peut nous aider, si des têtes de personnalité peut nous aider, si machin peut nous aider. Et donc, on va aller un peu sur ces pratiques un peu woke du recrutement. Moi, j'en suis assez critique parce qu'il faut nourrir cet esprit critique. Je pense qu'on peut les utiliser pour nourrir des décisions, mais ça ne doit pas être des conséquences. C'est clair. Des conséquences. Des conséquences. Et malheureusement, beaucoup d'entreprises peuvent utiliser ces outils malheureusement à mauvais escient et qu'un bon... Recruteur ou une recruteuse, c'est de faire des entretiens tangibles avec des questions qui sont liées avec des compétences, avec de l'évaluation de soft skills ou de culture fit. Et donc en fait, un entretien structuré avec une scorecard bien faite. Ces deux outils tangibles qui vont faire que votre recrutement est inclusif, positif. et performant. Et on n'a pas besoin de calligraphie. On n'a pas besoin de test de personnalité pour s'assurer qu'on fait un bon recrutement.

  • Speaker #1

    D'accord. Moi, je suis certifiée sur l'outil DISC. Souvent, on me demande est-ce que c'est un outil qu'on peut utiliser dans le recrutement, etc. Donc moi, je le déconseille. Après, vraiment, si... Enfin, je veux dire, la seule raison qui puisse faire qu'on peut l'utiliser, c'est vraiment, c'était en fin de processus, c'était entre deux candidats, que vraiment, tu... Et encore, moi, la condition, c'est que je dis à condition d'expliquer le modèle au candidat et de les débriefer sur leur profil. Parce que ça me paraît être le minimum. Tu ne peux pas juste faire passer un test et dire on vous prend ou on ne vous prend pas.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Jusqu'à présent, je ne l'ai jamais fait.

  • Speaker #0

    Et encore, parce que tu peux avoir un profil rouge. disent bon ok, c'est le profil qu'on va rechercher, dominant, etc., fort de proposition, etc. Finalement, une personne bleue aurait pu aussi très bien réussir dans le poste. Et donc, on commence à mettre des carrés dans des carrés, des ronds dans des ronds. Et en fait, c'est ce qui tue la créativité, c'est ce qui tue l'innovation, c'est d'avoir des clones dans les entreprises. On ne veut qu'une équipe de rouge. En fait, souvent, après, d'avoir que des équipes homogènes. C'est tout le contraire.

  • Speaker #1

    C'est pas bon du tout.

  • Speaker #0

    Et ça va créer potentiellement des équipes désorganisées, des équipes toxiques à souhait.

  • Speaker #1

    Moi, je fais les rapports de groupe sur le disque.

  • Speaker #0

    Très bien.

  • Speaker #1

    Souvent, je vais identifier où se positionnent chacun des collaborateurs. Et l'idéal, c'est ce qu'on dit souvent, c'est d'avoir une diversité, d'avoir un maximum de diversité et de couleurs dans l'équipe. Et à noter qu'en fait, t'as pas une... Enfin, t'es jamais une dominante. T'es jamais rouge, en fait. T'es souvent rouge, plus bleu. et un peu de vert, mais t'es pas qu'une couleur, c'est hyper complexe, on est des êtres humains, on peut pas être mis... C'est vrai que, voilà, moi je trouve que le disque est puissant et qu'il peut amener plein d'informations, mais c'est pas à prendre au pied de la lettre, et pour moi c'est un outil de questionnement, et d'introspection, c'est pas une vérité absolue, et c'est pas à prendre... voilà, de la lettre quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    ouais.

  • Speaker #1

    Donc voilà. D'autres pépites ?

  • Speaker #0

    C'est les pépis sur le recrutement, il y en a plein. Et encore, et moi je veux bien appuyer sur là, c'est pas du bashing. Et ça c'est important. Il ne faut pas critiquer, pointer, parce que derrière c'est peut-être une personne qui n'est pas bien formée, qui n'a pas forcément les codes, qui n'a pas forcément les outils nécessaires. Il y a des pressions de différents niveaux. Et ça c'est vraiment un point important. Et nous c'est notre mission au temps, c'est pas forcément de pointer. mettre en avant des situations rocambolesques et on peut dénoncer des pratiques. Mais l'objectif derrière, ce n'est pas de pointer du doigt ou de bâcher, c'est de te dire, OK, tu as besoin d'aide, comment je peux t'aider ? Et de mettre en place, tu vois...

  • Speaker #1

    En plus, c'est souvent comme les avis Google, c'est-à-dire que quand tu n'es pas content, tu vas le dire haut et fort et tu vas le crier sur tous les toits. Et quand ça se passe super bien et que c'est génial, bon, tu ne vas pas forcément en parler. Donc, c'est un peu ça, malheureusement, aussi que tu as subi la profession, tu vois.

  • Speaker #0

    Exactement, exactement. Voilà, et donc ça, pour moi, c'est vraiment important de faire ça. Et je pense qu'en effet, on est là sur un changement, un carrefour qui est assez excitant, parce que, ouais, on doit remettre à niveau nos compétences, on doit remettre à niveau les pratiques dans les entreprises. Et donc là, c'est excitant pour créer l'entreprise qu'on a envie de voir demain.

  • Speaker #1

    Un petit quiz ? Ah,

  • Speaker #0

    trop d'argent ! Oh,

  • Speaker #1

    stress ! Oh non, c'est pas un quiz de connaissances, t'inquiète ! Tu préfères ça ou ça ? C'est genre, tu es plutôt open space ou bureau fermé ?

  • Speaker #0

    Aïe, aïe, aïe, c'est dur ! Je pense qu'en tant que... J'aime bien les bureaux fermés parce que des fois, l'open space, ça peut être vraiment le brouhaha, tu vois. et d'avoir ton bureau ou avoir un bureau par équipe. Je n'ai pas encore trop tranché, donc je te dirais mi-figue, mi-raisin.

  • Speaker #1

    Fromage ou dessert en parlant de figues et raisins ?

  • Speaker #0

    Fromage ou dessert ? Moi, je suis friand de dessert. Très sucré alors.

  • Speaker #1

    Dans tes projets, tu es plutôt marathon ou sprint ?

  • Speaker #0

    Moi, je suis plutôt marathon. Je crois vraiment à une vision longue, à une vision sur le long terme, au temps long. et moi en tant qu'être humain demain je... Je ne sais pas, j'aimerais beaucoup aussi, à 40-45 ans, être maire d'une ville. C'est un truc que j'aimerais beaucoup. Parce que je trouve que d'être maire d'une ville, je trouve que c'est le plus beau métier, en tout cas en politique, que tu peux faire. Parce que tu gères, c'est un peu comme gérer une entreprise. Tu gères un budget, tu gères des soucis du quotidien, tu peux organiser des festivals. Et je trouve que pour moi... plus tard. Là, j'ai vraiment mon ambition du Templerage. Mais ça, c'est quelque chose qui me titille pas mal. D'être mère d'une ville un jour.

  • Speaker #1

    Shopping ou méditation ?

  • Speaker #0

    Shopping.

  • Speaker #1

    Lefto, motivée ou oiseau de nuit productive ?

  • Speaker #0

    Plutôt lefto.

  • Speaker #1

    Soirée karaoké ou jeu de société ?

  • Speaker #0

    Jeu de société. Ah,

  • Speaker #1

    c'est vrai ? Je t'aurais plus vu faire du karaoke.

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors je peux autant. En fait, le karaoké, ça me va très bien. Mais moi, j'adore les jeux de société. J'adore la réflexion.

  • Speaker #1

    Bon, je t'inviterai à me servir de karaoké.

  • Speaker #0

    Ça marche.

  • Speaker #1

    Silence pour bosser ou musique à fond ?

  • Speaker #0

    Silence.

  • Speaker #1

    Céline Dion ou Beyoncé ?

  • Speaker #0

    Céline Dion. Ah, j'adore, c'est mignon. Ok.

  • Speaker #1

    Tout doux papier ou outils de gestion ?

  • Speaker #0

    Outils de gestion.

  • Speaker #1

    Ouais, surtout quand on travaille à plusieurs endroits.

  • Speaker #0

    Et j'ai la chance d'avoir Thomas. Oui,

  • Speaker #1

    on en a parlé un petit peu tout à l'heure. Thomas,

  • Speaker #0

    c'est ton associateur. Ouais, c'est mon associé. Sans lui, il n'y aurait pas tout ça. Big up à toi, Thomas, parce que... Il est solide, il partage des valeurs extrêmement fortes, quelqu'un de très humble, de très généreux. Nos valeurs, en tout cas, sont vraiment alignées. Et toute cette partie ingénierie, systémisation des process, il m'a montré encore hier des trucs trop bien pour nous aider à aller plus vite et avancer.

  • Speaker #1

    Ça m'intéresse de savoir, est-ce que tu l'as rencontré et tu as décidé que vous alliez vous associer ou est-ce que tu pensais à t'associer et tu as cherché un associé ?

  • Speaker #0

    C'était en fait mon internship mapper, donc tu sais mon job board d'étudiant de mise en relation. Donc en fait Thomas lui, il est sur TikTok, donc là je crois qu'il arrive à ses 100 000 abonnés. Donc il donne des conseils pour les 18-24 ans. Donc j'adore ce côté carrière-emploi, je trouve qu'on match pas mal. Et il m'avait contacté parce que j'avais dit, bon bah en fait je vais fermer le site. Est-ce que ça peut intéresser une personne de reprendre le projet ? Parce que j'avais quand même fait pas mal de SEO. Tu vois, j'apparaissais sur Stage à Londres, Stage Amsterdam, Stage à Lisbonne, sur des premiers choix sur du SEO. Il y avait une plateforme, j'avais plein d'entreprises super intéressantes, etc. Et ils m'avaient contactée pour reprendre le truc. Finalement, ça ne s'était pas forcément fait. Après, voilà, on a commencé à bosser ensemble progressivement. Et puis ça s'est accéléré quand j'ai eu l'idée du festival. C'était lors d'un co-living, il était là. Donc c'est quelqu'un qui... Et progressivement, on s'est associés. Et puis on a eu cette vision de ce centre de formation. Parce que lui, il a fait beaucoup de formations aussi dans le passé. Et donc on se rejoint bien finalement sur nos ambitions perso et nos ambitions pro.

  • Speaker #1

    Belle rencontre.

  • Speaker #0

    Très belle rencontre. Et ça encore... Après, je ne suis pas quelqu'un de spirituel, je ne suis pas quelqu'un, je suis assez cartésienne dans mon approche de la vie. Et potentiellement plus tard, j'irai sur, pas encore, mais je pense que j'aurai une attirance progressive. Mais à chaque fois que j'ai fait des intentions dans ma vie, que ce soit pour trouver Sonia, ma femme, j'avais fait beaucoup d'intentions en disant je veux trouver l'amour, Et là j'avais vraiment envie de trouver un associé, j'avais dit je veux trouver un associé.

  • Speaker #1

    Ah peut-être ! Ok, vous pouvez aller au film ouvert si vous voulez chercher un associé.

  • Speaker #0

    Et c'est ouf ! Et je sais pas, je sais pas s'il y a des... j'en sais rien mais je trouve que les intentions sont quand même assez...

  • Speaker #1

    Hyper puissantes.

  • Speaker #0

    Hyper puissantes. J'ai pas encore exploré ce côté-là de la... tu vois, je sais pas si j'ai envie ou... voilà, je suis quand même assez cartésienne dans mon approche de la vie, mais à chaque fois quand même j'ai fait des intentions positives. J'ai eu des moments où j'ai Thomas qui est arrivé dans ma vie. Après, c'est des chemins aussi qui ont été pris. C'est des conséquences de micro-actions. C'est mon côté carcassien qui revient. C'est de la conséquence de micro-actions qui ont fait que j'ai pris la parole sur les réseaux. J'ai partagé des moments qui ont fait que...

  • Speaker #1

    Après je trouve que c'est pas forcément... Je trouve qu'au contraire, poser une intention, pour moi c'est quelque chose d'assez cartésien. Parce que si tu fais l'exercice de te dire, par exemple, pendant 10 minutes, je vais me concentrer que sur les objets verts, en fait tu vas voir des objets verts partout ! Donc là en quelque sorte c'est un peu la même chose. Si tu te dis, bah voilà je focus sur ça, essaye une intention et je la remets en boucle, bah au final, à chaque opportunité où tu trouveras quelqu'un qui peut matcher, tu vas quelque part le sentir, tu vois ? Ouais, ouais. Il y a ce truc là. Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est encore un travail, j'ai beaucoup de travail perso à faire, intérieur. J'ai beaucoup développé la partie business et la partie entrepreneuriale. Mais c'est vrai que la partie perso, j'ai encore beaucoup de choses en introspection à aller chercher. Mais c'est vrai que les intentions, et donc très contente parce que je me dis, j'ai vraiment envie de construire un projet collectif, mais trouver la bonne personne, c'est dur. Parce que j'ai aussi échoué sur cette partie-là. Donc je suis très contente d'avoir Thomas à côté de moi. qui monte aussi, qui est super.

  • Speaker #1

    Du coup, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année ?

  • Speaker #0

    Je pense que ce qu'on peut nous souhaiter, c'est de former des RH, de former des entreprises qui ont envie de retravailler leur marque employeur dans un premier temps, et puis de nous accompagner sur d'autres formations que l'on pourrait aussi construire. Et puis un super succès pour l'édition 2 du festival.

  • Speaker #1

    On sera là au mois d'octobre.

  • Speaker #0

    Un gros challenge. On cherche des partenaires aussi. On cherche des partenaires. Ce serait génial aussi d'avoir des partenariats autour de l'entrepreneuriat. Parce qu'on a aussi des RH de plus en plus qui se lancent à leur compte. Et qui veulent retrouver aussi ce côté... Liberté, construire une activité au service de sa vie. C'est une formation qu'on va lancer prochainement pour accompagner les RH à se lancer. Parce que nous, on n'est pas forcément des produits RH. On a fait des master RH, on n'a pas fait d'école de commerce. Et donc se dire comment je construis une activité au service de ma vie, tout en ayant des objectifs financiers et aussi des objectifs intérieurs de valeur. C'est important.

  • Speaker #1

    Donc Maud, on peut te retrouver sur LinkedIn, évidemment. D'autres réseaux Insta ? Oui,

  • Speaker #0

    donnez-nous de la force sur la chaîne YouTube Le Temple RH. C'est notre projet 2025. On a envie aussi de faire des reportages. Donc là aussi, s'il y a des partenaires qui veulent nous accompagner sur ces sujets-là, c'est chouette.

  • Speaker #1

    Trop bien, des reportages sur la chaîne YouTube. Donc Temple

  • Speaker #0

    RH. Temple RH, oui.

  • Speaker #1

    Sur LinkedIn Maud Grenier.

  • Speaker #0

    Maud Grenier, oui.

  • Speaker #1

    Sur Insta peut-être aussi. On va peut-être pas tout dire. En tout cas, sinon on va vous perdre.

  • Speaker #0

    Donnez de la force.

  • Speaker #1

    Donnez de la force sur YouTube et sur LinkedIn. En tout cas, merci.

  • Speaker #0

    Merci Sonia. Merci d'avoir donné l'opportunité de partager ma vision du monde.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Et donc, on vous embrasse. Et à la prochaine. Ciao. J'espère que le parcours de mon invité t'a inspiré. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner à la chaîne YouTube et à laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts.

Chapters

  • Introduction et Présentation de Maud Grenier

    00:00

  • Discussion sur le Recrutement et la Marque Employeur

    00:10

  • Jeu des Animaux et Valeurs Personnelles

    00:51

  • Parcours Personnel de Maud dans les RH

    03:25

  • L'Importance de l'Authenticité et des Émotions

    06:10

  • Le Temple RH et son Impact sur les RH

    11:46

  • Les Défis des Ressources Humaines Aujourd'hui

    24:11

  • Festival RH et Projets Futurs

    34:26

  • Conclusion et Remerciements

    45:31

Description

Comment les RH peuvent-elles être un levier stratégique pour les entreprises ?


🔥 Dans cet épisode, j’accueille Maud Grenier, fondatrice du "Temple RH", pour parler de recrutement, marque employeur et inclusion en entreprise.


Elle raconte son parcours, son approche des RH et comment elles peuvent devenir un moteur de performance et d’épanouissement.


🔥 Elle nous partage :


✅ Son parcours d’entrepreneuse et comment elle a tout quitté pour suivre son instinct.

✅ Comment créer un environnement inclusif et performant en équipe.

✅ Pourquoi les entreprises doivent revoir leur approche du recrutement et de la marque employeur.

✅ Comment remettre l’humain et la transparence au cœur des organisations pour attirer et fidéliser les talents.


Comme le dit Maud : "L'entreprise est un chef-d'œuvre, les RH en sont ses architectes."


💡 Un épisode pépite pour les RH, managers et entrepreneurs qui veulent anticiper les nouveaux modèles d’entreprise.


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Cet épisode est soutenu par Qonto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l’entrepreneuriat féminin à travers la communauté StrongHer. Pour rejoindre le mouvement et rencontrer des femmes inspirantes, rendez-vous ici : https://community.qonto.com/fr/categories/strongher-entrepreneuriat-feminin


On se retrouve de l’autre côté ? Présentez-vous en arrivant ☺️


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode. Je reçois Maude Grenier, qui est la fondatrice du Temple RH. On va parler de recrutement, de marque employeur, d'inclusion en entreprise. Mais avant de démarrer, je souhaite remercier mon partenaire qui soutient cet épisode, c'est Conto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, notamment à travers une initiative qui s'appelle Stronger. Alors Stronger, c'est quoi ? C'est une communauté d'entrepreneuses que vous pouvez rejoindre à travers laquelle vous allez pouvoir retrouver des masterclass, du mentoring, des soirées networking. Bref, un tas d'opportunités pour développer votre business. Pour nous rejoindre, il suffit de cliquer sur le lien qui est juste en dessous de la vidéo et on se retrouve de l'autre côté. Salut Maud !

  • Speaker #1

    Salut Sonia !

  • Speaker #0

    Comment tu vas ?

  • Speaker #1

    Ça va super bien. Merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Je suis hyper contente de t'avoir avec moi aujourd'hui. Comme je l'ai dit, on va parler notamment de RH, mais pas que, aussi de ton parcours d'entrepreneuse, de ce qui t'a amenée à... à monter ta boîte. Avant toute chose, je t'ai proposé un petit jeu. J'ai ramené des cartes.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas bien respecté les règles, mais bon.

  • Speaker #0

    On voit un mauvais élève.

  • Speaker #1

    Je suis team triche au jeu de société.

  • Speaker #0

    Donc une petite carte dans laquelle il y a des animaux et je t'ai proposé d'en choisir quelques-unes qui te représentent.

  • Speaker #1

    Bon, écoute, j'ai adoré ce jeu. Donc moi, je les ai divisées en deux. Donc carte émotion et carte action. Donc au niveau, on va dire, émotion. c'est la carte du rhinocéros que je montre j'aurais jamais dit un rhinocéros mais ok, c'est la carte qui dit tu restes vrai, authentique en toute situation et donc ça c'est une carte qui me tient particulièrement à coeur parce que je pense que c'est une des qualités mais qui peut être aussi un défaut c'est de dire aux gens les choses que je pense parce que je pars du principe que les discussions les plus difficiles ... C'est ce qui aussi renforce une amitié, une collaboration, au lieu de parfois dire des choses derrière le dos d'une personne. Et donc ça, c'est une carte qui me tient vraiment à cœur et c'est une des valeurs que... C'est une valeur, en tout cas dans mon système, qui est très importante pour moi.

  • Speaker #0

    Ok, super intéressant. On en reparlera aussi, je pense, dans le cadre des RH, du recrutement. Tu parlais d'avoir des discussions difficiles. Je pense que ce serait intéressant de faire le lien aussi.

  • Speaker #1

    Avec le rhinocéros. Et donc là, sur la carte, on va dire action. Bon, je suis mi-saumon, mi-chameau, mi-léopard. C'est un mix de trois animaux. Le saumon, c'est que tu ne laisses jamais tomber. Et donc ça, c'est vrai. Et qui rejoint en fait le chameau qui dit tu persévères jusqu'à l'atteinte de l'objectif. Donc ça, c'est vrai que c'est une qualité professionnelle où j'abandonne pas, je vais jusqu'au bout. Même si ça marche, ça ne marche pas. Après, tu vois, je prends les conséquences qu'il faut. Et l'oléopard, j'aime bien parce que c'est un peu... Moi, j'ai été biberonnée à l'environnement startup et scale-up en tant que DRH. Et tu passes rapidement à l'action. Et donc, c'est ça, ça va vite. On prend des décisions, on tombe, on se relève, on avance. Mais le plus important, c'est d'aller vite, c'est la vélocité. Et c'est une qualité, en tout cas, qui m'anime aussi profondément.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action. Voilà.

  • Speaker #1

    Avec l'émotion qui est sur la transparence, l'authenticité et parfois d'avoir des discussions difficiles.

  • Speaker #0

    Ok, tu as une carrière de combien d'années dans les RH ?

  • Speaker #1

    Écoute, moi j'ai été diplômée en 2013, donc moi je suis un pur produit des RH. J'ai grandi notamment dans l'apprentissage, parce que j'étais paumée comme gosse. Je viens du sud-ouest de la France, dans une famille profondément agricole. Et donc... Le voyage de l'année, je dis toujours ça, c'était d'aller à Paris, qui est déjà, tu vas dans la capitale, tu as réussi. C'est un peu les stéréotypes de l'époque. Je pense que les choses ont changé et c'est tant mieux. Mais j'ai eu une grosse crise. À 13 ans, 14 ans, j'ai appris que j'aimais les femmes. En tout cas, j'avais une attraction sur... Sur les femmes, j'ai une vraie crise identitaire pendant dix ans. Et c'était mon objectif premier pour moi, c'était de trouver l'amour. C'était une obsession, c'était d'être pleinement amoureuse dans mon quotidien. Et donc les RH, j'étais paumée, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je voulais aider les autres, je voulais faire à la base de l'humanitaire. Je me souviens, j'avais pris une chambre étudiante 9 mètres carrés à Marseille parce qu'il y avait le diplôme que j'avais envie de faire. Et en octobre, le doyen me... Je n'avais pas de nouvelles. Je me suis dit c'est bizarre, je n'ai pas de nouvelles de mon doyen. Et là, on reçoit un email en disant que le diplôme n'aura jamais lieu. Donc là, c'était dur.

  • Speaker #0

    Dans l'humanitaire, c'est ça ?

  • Speaker #1

    Ouais, tu vois, ils faisaient des diplômes. Mon objectif, c'était d'être chef de projet. Et j'avais une association qui était Action contre la faim, qui m'animait. J'avais même postulé après à Londres pour cette association. J'avais vraiment envie de devenir chef de projet, d'aller dans les pays, monter des puits. Voilà, tu vois, je t'ai dit que c'était un bon moment, un bon moyen de partir à l'étranger et d'aider les autres. Et puis bon, ça, c'est pas fait. Et donc, j'ai rebondi en tout cas dans les RH. J'ai des copines. qui m'ont dit, vas-y, tente l'aventure. Et donc, j'ai commencé avec l'apprentissage, qui m'a permis vraiment, moi, je suis quelqu'un qui a besoin d'action, de concret, et donc, je ne marche pas bien dans des choses théoriques. Et c'est comme ça que j'ai arrivé chez Safran, avec qui j'ai grandi. J'ai une super mentor, Lucie Morisset, à Poitiers, qui était inspirante. Je me suis dit, je veux être comme Lucie, en fait, plus tard. Et après, voilà, j'ai eu une... Je voyageais, je suis partie à Londres. Peut-être qu'on reviendra sur ces choses, si tu veux que je raconte toute l'histoire.

  • Speaker #0

    Vas-y, tu as voyagé à Indre.

  • Speaker #1

    J'ai une crise d'identité, j'ai eu la chance, j'ai rencontré ma femme en Moldavie.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Et même pour te dire, je priais tous les soirs en me disant je veux trouver l'amour de ma vie.

  • Speaker #0

    C'était une obsession.

  • Speaker #1

    C'était vraiment, tu vois, j'avais 21 ans. Donc pour moi, c'était vraiment l'amour. En fait, j'avais aucune ambition à l'époque professionnelle. J'avais, Lucie, mon apprentissage était un peu plus tard. Mais voilà, donc j'avais pendant mes deux masters, j'ai fait une année sabbatique en Moldavie. C'était toujours le côté, tu vois. partir, aider. Donc j'allais rejoindre une association pour les accompagner sur la partie administrative. Et c'est là où notamment j'ai rencontré ma femme avec donc un... c'était trop bien, c'était le service européen volontaire donc à tous les jeunes que peut-être qui écouteront ton podcast, c'est qu'il y a plein de schémas en fait en France où on peut voyager, on finance donc on avait une indemnité tous les mois. Ils prenaient en charge en fait notre voyage aussi. Trop bien ! Trop trop bien ! Et franchement c'est des choses qui sont pas forcément connues. Et je me souviens j'avais tanné mes parents. Dix-mètre. qu'est-ce que tu vas faire ? Mon père, il avait regardé plein de reportages, la prostitue sur ma diminution, sur une plaque tournante, mais qu'est-ce que tu fais ma fille ? En fait, plus tard, ma mère m'a avoué en disant, tu étais tellement perdue qu'on préférait que tu partes, que tu restes en Charente à tourner les pouces. Et donc, c'est là où j'ai rencontré ma femme. Et donc, ça fait 13 ans maintenant, et c'est ce qui m'a permis vraiment une solidité profonde, émotionnelle. C'était en Moldavie, c'est en plein milieu de l'Ukraine. Donc l'Ukraine a aussi, chez nous en tout cas, une émotion particulière, parce que c'est là finalement où on a eu le coup de foudre. Et c'est quand il y a eu en tout cas les événements en Ukraine, on a été très touchés. On a accueilli notamment Natalia, qui était partie de l'Ukraine pour la requérir, en tout cas à Lisbonne, chez nous. Et voilà, coup de foudre, vraiment coup de foudre. C'est pas coup de foudre à notre inhim, c'est coup de foudre à la classe que tu vois en Ukraine. Ça n'a pas été simple, mais ouais, parce que de lesbienne, c'est pas comme un homme, une femme, où le flirt, la drague peut se faire sereinement. Nous, on doit savoir si, en fait, t'es attirée ou pas par les femmes. Donc moi, quand j'étais jeune, je me suis pris plein de râteaux.

  • Speaker #0

    Toi, tu savais que... Moi, je... Tu avais quand même cette conviction que...

  • Speaker #1

    J'étais dans le closet, c'est-à-dire que j'avais pas fait encore mon coming out à l'époque. Et Sonia non plus n'avait pas encore fait son coming out, donc on était deux lesbiennes refoulées. Et donc c'était difficile en fait, parce que tu sais pas finalement si l'autre... Tu vois, à quel moment en fait... C'est très compliqué. Et finalement, il y avait plusieurs signes, plusieurs signes extérieurs. Et c'est là où je me suis dit, ça y est ! Ça y est, ça arrive. Ça y est, je tombe amoureuse. Ça y est, l'autre tombe amoureuse de moi. Et donc, il faut que je vive mon rêve jusqu'au bout. Et donc, je devais rester un an en Moldavie. Donc, j'avais monté un projet de dingue parce que c'est toute l'administration française. Et là, en fait, moi, je restais un an. Sonia restait trois mois. Elle était en fin de parcours. Et donc, on a eu trois semaines très intensives. émotionnellement et voilà et et là j'avais une décision elle part à lisbonne et là moi dans ma tête c'est mais qu'est ce que je fais en fait ok est ce que je fais est ce que je la rejoins ou est ce que je reste mais potentiellement j'ai pas vu mon rêve amoureux et donc là je dis allez one life c'est toujours mon moteur c'est one life one shot j'ai vas-y on y va je quitte tout et je pars à lisbonne les parents ils disent mais waouh qu'est-ce que tu fais ma fille ? Je dis moi je vais apprendre le portugais, c'est une des langues les plus connues, je raconte un peu des mythos. Et je pars sans rien, j'avais aucun plan. Et puis finalement à Lisbonne...

  • Speaker #0

    C'était il y a 13 ans ça déjà ?

  • Speaker #1

    Ouais c'était il y a 13 ans, c'était en 2011. Donc j'étais pas encore diplômée, j'étais entre deux. J'avais fait un premier apprentissage. J'avais pas trop où j'allais. Et Sonia m'a aidée à prendre confiance en moi aussi au niveau professionnel. Tu vois, c'est toujours avec ma meilleure amie. On se disait, ma meilleure amie que je connais depuis maintenant plus de 20 ans, on se disait, mais qu'est-ce qu'on allait faire de nos vies, en fait ? Pour nous, le travail, c'était quelque chose d'assez...

  • Speaker #0

    C'était hyper dur quand on est jeune de nous demander, surtout qu'à l'époque, ça n'existait pas d'avoir plusieurs carrières professionnelles. Tu choisissais une voie et finalement, c'était ta voie pour presque toujours.

  • Speaker #1

    Pour la vie, ouais.

  • Speaker #0

    Et on te demande à 17 ans, alors que déjà toi-même, tu ne sais pas qui tu es, ce que tu veux, où tu veux aller. Qu'est-ce que tu vas faire pour tout le restant de tes jours ?

  • Speaker #1

    Mais plus tard, il y a beaucoup de jeunes qui font des facs parce qu'ils sont perdus. Parce qu'en fait, la recherche du travail, c'est la recherche de toute une vie. Le sens au travail, tu vois. Et on reviendra sur ces sujets-là. Mais tu vois, aujourd'hui, il y a une statistique. 7% des Français se sentent en train de se faire enlever. engagés dans leur travail contre 21 dans le monde. Donc en fait, on a une vraie recherche de quête de sens. Et de plus en plus, ce n'est pas quelque chose de générationnel, parce que toutes les générations ont eu cette quête notamment de sens. Mais c'est de se dire, en fait, comment faire de l'entreprise ? moment fun, on passe 7, 8, 9 heures du travail au travail et donc c'est vrai. Donc moi j'étais vraiment paumée et donc c'est vrai d'avoir eu cette rencontre dans ma vie à 21 ans, de quitter. Je me dis après coup, j'étais complètement dingue, j'étais amoureuse et c'était quitte ou double, ça passe ou ça passe pas et heureusement c'est un amour aujourd'hui qui est toujours présent et c'est ma première fan et c'est vraiment quelque chose qui me... qui me rend profondément heureuse.

  • Speaker #0

    Donc ça fait 13 ans. Il y a 13 ans, tu es partie au Portugal, à Lisbonne. Là, tu y es toujours. Donc tu as quasiment toujours bossé finalement au Portugal.

  • Speaker #1

    Alors pas du tout, parce qu'en fait, moi, après, je suis restée. On a vécu neuf mois ensemble. Donc ça a renforcé notre couple. Mais moi, j'avais quand même cette culture du master et mes parents, en fait. Les notes étaient toujours très importantes à la maison, même trop importantes, parce que ça créait beaucoup de frustration et beaucoup d'énervement avec mes parents. Mais pour moi, j'avais mon job qui était, il faut que j'aille jusqu'au master pour rendre heureux mes parents. Et donc, j'entendais toujours ma mère, il faut que tu aies ton master pour réussir ta vie. Et c'est aussi, tu vois, j'accompagne aujourd'hui des RH ou des recruteurs, des recruteuses à prendre la parole sur LinkedIn. Et notamment une cliente qui m'a particulièrement touchée, Léa, qui me disait aussi que même à son âge, à cette époque d'aujourd'hui, il y a toujours cette peur de ne pas avoir son master parce qu'on va potentiellement rater sa vie et potentiellement ne pas trouver d'emploi. Alors que c'est faux. Et c'est ça aussi qui est important, mais qui reste ancré, nous, en tant que culture française. cette culture du master, et j'avais fait notamment un post dessus qui avait bien marché, c'est de se dire, en fait, non, l'objectif, c'est aussi, soit c'est d'essayer, trouver sa voie, et c'est la quête, notamment, tu vois, d'une vie. Mais ouais, donc j'avais cette obsession du master, et donc je me suis dit, bon, il faut que je retourne en France pour trouver un apprentissage. J'ai eu la chance d'avoir une de mes anciennes amies qui m'avait dit, bon, écoute, je pars de mon apprentissage. rejoint la posture et donc c'est là où j'ai rencontré lucie qui a cru en moi et qui m'a donné ma chance notamment à safran pour pour apprendre le métier en fait concrètement et donc on a eu une avec sonia une aventure de deux ans de deux de distance tu vois et après on est parti à londres vivre notre amour au grand libre, enfin je ne sais pas comment dire, en grande liberté, parce qu'on sentait que l'Europe, enfin le Portugal et la France, on n'était pas encore mature. Et Londres, je suis arrivée à Londres, c'était mais la folie, des punks. Je suis arrivée, je me souviens, à ces grands tours. Moi, je suis provinciale, je ne suis jamais allée à Paris. Alors oui, je suis partie à Miami. J'ai eu, notamment en lissant, j'étais partie à Miami nourrir des lémuriens en fin de vie. Donc j'avais vécu. déjà quand même cette expérience du voyage. Mais là, d'arriver à Londres, c'était... Mais je me souviens, j'avais le cœur qui palpitait. En plus, comme je n'avais pas d'argent, j'avais pris le bus. J'avais pris le bus d'Angoulême à Londres. Donc, j'avais fait, je crois, 24 heures, même plus. Tu vois ? Donc, c'était vraiment la folie. Et donc là, on a vraiment pu vivre un amour libre. personne ne nous regardait, personne ne nous sifflait, on pouvait être vraiment qui on voulait et le monde était à nous et donc moi j'avais 23 ans donc j'étais tout juste diplômée j'avais fait un VIEU aussi à Bruxelles pour renforcer donc c'est là où je suis rentrée dans la marmite du recrutement j'ai commencé ma carrière de RH dans le recrutement et Londres m'a permis 1. cette émancipation émotionnelle et amoureuse et 2. j'ai fait des cabinets de recrutement ... notamment pour des jeunes diplômés et après dans la robotique. J'ai eu une première aventure entrepreneuriale internship mapper où j'avais mis en place un job board pour mettre en relation des étudiants en France pour trouver des stages à Londres. Ça avait bien marché pendant deux ans et puis après j'étais retournée en Cédille parce que j'avais encore cette quête de provinciale qui était d'acheter un appartement.

  • Speaker #0

    D'abord le CDI, le Saint Graal.

  • Speaker #1

    Le Saint Graal du tout français. J'avais envie de cette stabilité, on va dire, plus financière. Mais j'avais adoré cette première expérience entrepreneuriale à Londres. C'est là où j'étais rentrée dans la French Tech, dans la CCI aussi à Londres. J'avais noué aussi un réseau d'entrepreneurs là-bas. Cette vibrance, c'était de me dire, je peux gagner plus que 2000 euros par mois. Parce que moi, on est ancrée avec une culture. en province où c'est de se dire, ta vie, c'est gagner 2 000 euros par mois. Et là, je m'étais dit, avec l'entreprenariat, j'allais faire un mois à 7 000 euros. Je m'étais dit, mais waouh, en fait, je peux bien gagner ma vie.

  • Speaker #0

    Je t'en rends compte, c'était possible.

  • Speaker #1

    Je me suis dit, c'est possible, c'est possible, ce nouveau mode de travail. Et en fait, c'était lié à une douleur parce que j'avais quitté un job un petit peu dans la souffrance. Et je m'étais dit, bon ben... Si eux peuvent le faire, moi je peux le faire dans le recrutement et c'est comme ça en fait que j'ai commencé l'entrepreneuriat grâce au recrutement, au placement.

  • Speaker #0

    T'es jeune alors en fait !

  • Speaker #1

    J'avais commencé à 26 ans ouais.

  • Speaker #0

    À l'époque c'était déjà jeune parce que maintenant on a des personnes qui entreprennent de plus en plus tôt. Sauf qu'à l'époque c'était pas aussi courant que ça.

  • Speaker #1

    C'était pas aussi courant ouais.

  • Speaker #0

    Entreprendre à 26 ans quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai, c'est vrai. Ça m'a permis tu vois de me former sur le marketing, sur le SEO, tu vois sur plein de... plein de choses, de m'ouvrir un monde hors RH autour de l'entrepreneuriat. Et l'entrepreneuriat, c'était vraiment chouette. Et après, j'ai rejoint un cabinet de robotique et une start-up m'a appelée, un client m'a appelé pour me dire « Allez Maud, on vient de lever 3 millions, est-ce que tu veux nous accompagner de passer de l'entreprise de 15 à 80 ? » J'arrive à Paris. Paris, pour moi, dans ma tête de provinciale, ça pue le pipi, je vais mourir. En plus, j'emmenais avec ma femme et on... On avait un deal, elle faisait 2-3 jours à Londres et après elle me rejoignait à Paris. À Paris, on s'est fait siffler, on s'est fait embêter, on nous a demandé des plans à trois. On s'est dit, mais on arrive où ?

  • Speaker #0

    C'est dingo ça ! Justement, tu parlais de faire ton coming out, tu l'as fait dans la sphère plus privée. Et dans la sphère professionnelle, comment ça s'est passé ? Est-ce que tu l'as fait tout de suite ? Quels ont été les réactions ?

  • Speaker #1

    Ça a pris du temps dans la sphère privée. pro, donc je l'ai fait en fait à Paris. Je pense, c'est mon CEO, un jour, en fait, je me suis mariée en 2018, et je lui demande, donc je lui demande des congés de mariage, et il me dit, ah, félicitations, tu vas te marier, etc. C'est qui le re-élu ? Et là, je lui dis, mais en fait, c'est le re-élu. Donc là, dans ma tête, j'avais 30 secondes pour décider, est-ce que encore je mens, ou est-ce que j'assume ? Tu vois, j'assume en tout cas ce... Comme quoi, ça y est, je me marie, quoi. Donc j'assume en fait mon mariage. Et voilà, et donc ça s'est passé comme ça. Parce qu'en fait, mine de rien, et ça, c'est pas un combat, j'ai jamais voulu en fait... C'est pas mon combat, en fait. Je le vois pas comme un combat, mais comme un rôle modèle, pourquoi pas. Mais parce que ça doit être normal. En fait, pour moi, ça ne doit pas être quelque chose d'exotique ou autre. Mais il y a encore beaucoup de préjugés sur les questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu penses que ça a évolué quand même par rapport à ton époque ? Non.

  • Speaker #1

    Alors ça a peut-être évolué parce qu'aujourd'hui, moi, le seul remodèle que j'avais, c'était Tara dans Buffy et Tattoo. Je ne sais pas si ça te parle, Tattoo. On peut mettre la chanson de Tattoo à fond, qui représente pour moi l'émancipation, Tattoo. Mais aujourd'hui, il y a Sex Education, il y a The Hell World, il y a plein de séries où la communauté LGBT est représentée, et c'est beau, et c'est chouette, et donc cette jeunesse d'aujourd'hui est plus libre, je trouve. Mais en entreprise, c'est différent. C'est très difficile. Il faut savoir que moi, quand j'avais fait notamment mon coming out sur LinkedIn, il y avait beaucoup de femmes qui m'ont contactée en messagerie en disant Bravo, moi, je n'ose pas le dire dans mon entreprise. Je me souviens de cette jeune femme qui était dans le BTP. Elle me disait, mais moi, j'ai peur, mes managers, ils ne vont jamais comprendre. J'ai un enfant avec ma conjointe. J'ai peur des remarques. En fait, on est terrorisé intérieurement et c'est dur. Et donc, c'est vrai qu'en tant que RH, on a cette responsabilité de malgré tout créer un environnement serein et positif. D'où d'avoir des rôles modèles aussi dans les entreprises, qui sont pour moi des leviers très forts en tant que RH. Et surtout de libérer la parole sur ça et que finalement d'arrêter de dire qu'il y a la vie perso et la vie pro. Il n'y a pas de séparation entre les deux, que la vie pro nourrit la vie perso et vice versa. Et que les problèmes de la vie pro ont un impact dans la vie perso et les impacts de la vie perso ont un impact dans la vie pro. Et que l'objectif c'est d'accompagner ça parce que... L'impact est concret, c'est la peur de prendre des congés, c'est la peur de mettre sa femme sur sa mutuelle. Et donc, il y a plein de conséquences, en fait, qu'on n'imagine pas au niveau RH, qui font qu'on va se brider en tant qu'individu en entreprise parce qu'on a peur, parce que la libération de la parole n'a pas eu lieu. Et ça, c'est important. C'est vraiment important et ça va prendre du temps. Et c'est OK. Mais moi, je ne le vois pas comme un combat. Je n'ai jamais voulu... Parce que tu vois, on m'a beaucoup dit, c'était un ami qui m'a dit, ah mais tu sais, j'entends beaucoup de personnes qui disent que tu parles trop d'inclusion dans tes posts sur LinkedIn. C'est vrai. Et pour regarder, tu vois, j'ai fait le comparatif, 7% de mes posts sont sur l'inclusion à la directeur.

  • Speaker #0

    C'est juste que je pense que comme c'est un sujet que peu de gens abordent, du coup ça devient un sujet marquant. Alors que tu vas publier sur ce sujet-là, ça va être tout de suite remarqué. Mais en fin de compte, ça ne représente pas tout.

  • Speaker #1

    Ça ne représente pas ma vie édito, je le fais parce que je pars du principe que j'ai ce devoir envers ma génération future. Comme moi, j'aurais adoré avoir des rôles modèles à l'époque. pour me positionner. C'est un rôle, on va dire, émotionnel, mais je n'en fais pas aujourd'hui. Ce n'est pas mon activité pro, ce n'est pas mon combat. Mon combat, c'est plutôt au niveau des RH et du monde de l'entreprise et de faire en sorte d'émanciper les RH pour créer ce monde de l'entreprise plus positif, plus performant, plus inclusif. Ça, c'est mon combat. Le côté LGBT+. C'est plus...

  • Speaker #0

    C'est ton identité, ça fait partie de toi.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et toi, tu le véhicules à travers ta personne.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ma identité. Ok.

  • Speaker #0

    Et du coup, tu as fondé une entreprise qui s'appelle le Temple RH. Oui. Tu nous en parlais un petit peu. Quelles sont vos activités ? Comment ça s'est monté, tout ça ?

  • Speaker #1

    Oui. Quand je suis arrivée à Paris, c'était en 2018, il y a fait la sphère startup. C'était le plein boom à Paris. Et donc, je suis fière d'avoir pu... Je suis heureuse d'avoir fait ce changement parce que ça m'a permis d'avoir cette vibration dans l'écosystème startup. J'étais biberonnée à cet environnement-là avec Stanley Robotics, qui était cette startup en robotique. Puis après la Skylab Fair Money, qui est une banque digitale pour les pays immergents. On est passé de 50 à 350 sur trois continents. On était en Afrique, en Nigeria, en Inde, à Bangalore et en Europe.

  • Speaker #0

    Tu as vécu l'hypercroissance.

  • Speaker #1

    J'ai vécu l'hypercroissance avec les plus et les moins. Mais c'était en tant que DRH, c'était riche. Alors, j'ai raté des trucs. J'ai réussi des super choses. Et c'est à ce moment-là, en tant que DRH, que j'ai pris la parole sur les réseaux sociaux. Et ça a super bien marché parce que je partageais un quotidien. Et puis... J'en avais fait aussi un levier d'acquisition pour attirer les talents.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un vrai levier d'acquisition aussi pour les entreprises en termes de marque employeur. Et voilà, c'était en plein Covid. Je pense que comme beaucoup de personnes, je me disais, ça fait 13 ans que je naviguais dans les remonts des RH. C'était, quels sont mes 10 prochaines années en fait ? Donc, je me suis posé la question, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Comme beaucoup de gens, je pense, pendant le Covid. Et c'est là où je me suis dit, on était en Andalousie avec ma femme. à Marbella et c'est là où je me suis dit bon bah je vais tenter je me relance je me relance dans l'entrepreneuriat donc tu vois je me suis dit je me relance et donc c'est important de se dire aussi que c'est des cycles de vie tu vois à 26 ans j'ai monté une boîte je suis revenue CDI parce que j'avais envie d'acheter j'avais envie de stabilité financière j'avais envie d'avoir une carrière aussi dans les RH là j'ai fait ma carrière et je me dis bon bah je repasse de l'autre côté avec cette richesse donc en fait il faut pas se dire dans la vie que tout est blanc et tout est noir

  • Speaker #1

    Je suis hyper d'accord avec ça. Je pense qu'il y a un peu ce truc de... Quand tu es entrepreneur, tu l'es pour la vie, mais en fait, il y a des périodes de vie, il y a des cycles de vie, il y a des moments où tu as besoin de plus de sécurité, de stabilité. En fait, c'est OK d'être salarié et ce n'est pas une insulte. Tu vois, parfois, il peut y avoir...

  • Speaker #0

    J'ai adoré être salariée. J'ai adoré avoir des collègues, d'aller en soirée, de vivre en communauté parce que l'entreprise, c'est un collectif. Et ça, il ne faut pas l'oublier. C'est un collectif. Et donc, j'ai adoré être celle-là. Et l'entrepreneuriat, c'est plus, mais aussi il y a des moins. Tu as la souveraineté, tu as la pression financière, tu as l'insécurité. C'est vraiment deux modes de fonctionnement qui sont différents. Mais je m'étais dit à ce moment-là, pour moi, c'était let's go. Et donc, j'ai pris en fait les formats de freelance assez classiques en RPO. Donc, dans le recrutement et dans les RH, ça se fait très bien. J'ai commencé par ce que je connaissais plus, c'était le recrutement. J'étais payée à la journée. Puis après, en tant que RH, parce que moi, c'est ça que j'aimais, c'était d'aider les salariés, d'aider les fondateurs à prendre leurs décisions RH. Parce qu'on ne se doute pas, mais les RH, il y a des dettes RH très fortes dans les startups, dans les scale-up et même dans les entreprises, que ce soit contrat de travail, que ce soit sur les parties salaires. Il y a plein de dingueries qu'on ne se doute pas. En RH, on me dit toujours, ben voilà. tu as un problème et quand tu lèves le tapis, tu as un autre problème. C'est en fait, c'est toute la beauté de notre rôle, c'est qu'on est vraiment les architectes de l'entreprise et on doit prendre cette place stratégique dans les boîtes. Et donc, c'est comme ça que l'ambition est née. J'ai rencontré aussi Thomas qui est créateur, qui est ingénieur et qui était créateur aussi sur TikTok. On avait des visions qui se rejoignaient, des valeurs, parce que moi, mon système de valeurs est très fort. Tu vois, donc moi, c'est quelque chose très tôt dans l'entrepreneuriat que j'ai fait. J'ai identifié mes cinq valeurs pour lesquelles je ne transigerai pas, que ce soit avec mes clients, mais aussi avec d'autres personnes, mon écosystème autour de moi. Et parfois, moi, j'ai des difficultés. Des fois, en tant que créateur, on peut aussi se tirer un peu dans les pattes. Mais moi, je n'ai pas peur de dire les choses, que s'il y a un problème, tu viens m'en parler et que je veux avoir des relations saines avec les gens. qui m'entourent. Et c'est comme ça que le Temple RH est né. Et né aussi de cette envie d'aider mes pères RH. Parce que j'ai beaucoup de copines RH. 80% des RH sont en épuisement professionnel. Et donc, c'est comme ça qu'on a monté le Temple RH.

  • Speaker #1

    Incroyable ! 80% des RH,

  • Speaker #0

    elles se le disent en épuisement.

  • Speaker #1

    stéréotypes, mais quand même, il y a beaucoup plus de femmes dans ce milieu-là.

  • Speaker #0

    Il y a 80% de femmes, et en fait, l'épuisement professionnel, et ça ne me choque pas, parce qu'en fait, quand tu regardes les cinq dernières années du monde RH, on a eu l'hypercroissance des startups, la folie. Donc là, c'était l'hyper-recrutement, et l'onboarding, la culture d'entreprise, c'était intense. On a eu le Covid, où là, on arrivait à un monde pompier, chômage partiel, une économie qui s'arrête, donc des entreprises. qui sont en difficulté. Et donc là, les RH sont au cœur. Et en fait, les RH sont vraiment au cœur de l'entreprise. Et maintenant, où l'économie, l'instabilité politique, les plans sociaux, les plans sauvegarde au niveau de l'emploi, il y en a beaucoup en ce moment. On entend Michelin et d'autres qui sont en difficulté. Les RH sont là. Les RH sont cette colonne vertébrale des entreprises. Et on ne le dit pas assez sans les RH. Il n'y a pas de salaire, il n'y a pas d'employés. L'entreprise, c'est un collectif économique. Donc, il ne faut pas être dans le monde des bisounours. Une entreprise doit faire de l'argent pour survivre dans le marché. Et ça, c'est clair. Mais il ne faut pas oublier l'humain à côté, qui est essentiel pour la performance, pour la croissance. pour le collectif, pour aussi créer une histoire. Parce que l'entreprise n'est pas juste un... Pour moi, l'entreprise, c'est un art, c'est un chef-d'œuvre d'un chef d'entreprise. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre, c'est de l'art, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, on peut le faire comme ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est vrai, c'est un chef-d'œuvre, en fait, une entreprise. Et parfois, on le voit trop comme quelque chose de très froid. Quand tu vas dans des bureaux, dans des open space, c'est froid.

  • Speaker #1

    Oui, oui. Et du coup, je voulais rebondir sur... Tu parlais des RH qui sont la colonne vertébrale de l'entreprise, qui sont quand même un fondamental et tout. Et malgré tout, je trouve qu'il y a quand même beaucoup trop de préjugés sur cette population RH. On peut entendre que de toute façon, ils ne comprennent pas les gens, que parfois, on peut même entendre qu'ils ne servent à rien. Il y a quand même des choses horribles. Mais comment on peut en arriver à avoir ce tel discours ? Qu'est-ce qui véhicule ça ?

  • Speaker #0

    J'avais fait une vidéo... TikTok qui avait buzzé sur TikTok, plus de 150 000 appréciements et les retours étaient horribles sur les RH. Il y a quelque chose en tout cas que nos aînés ont potentiellement raté et c'est ok de le dire. Et moi, j'adore me confronter à la génération X et aux boomers parce qu'ils ont fait des choses extraordinaires, mais aussi ils ont raté ce lien de confiance entre les RH et les salariés. Je pense qu'il y a une focalisation plus sur... défendre entre guillemets les intérêts de l'entreprise. Et donc, il y a une rupture, en tout cas, après, avec le lien des salariés. Et les RH, je dis toujours, c'est une fonction qui est schizophrène. C'est en fait, tu y vas quand ça va bien et tu y vas quand ça va mal. Et donc, ça crée quand même un déséquilibre. C'est, est-ce que je peux faire confiance à ma RH, en fait ? Et c'est une donnée qui est très forte. C'est en fait, les salariés, c'était une étude Ségos qui disait que la note qui donnait la confiance à leur RH, c'était de 5,5 sur 10. Et que... Les salariés font plus confiance à leur manager qu'à leur RH. Et donc, on a raté quelque chose. Et ça, c'est OK. C'est en tout cas une... Il faut faire en tout cas son état des lieux. Et c'est à nous, génération Y, de prendre... On a besoin de cette transmission de la génération X et des boomers. Et moi, je suis contente. Là, tu vois, on avait envie de faire une levée de fonds communautaire avec le Temple RH pour accueillir des DRH dans notre capitale. Et je suis contente que j'ai des DRH. de cette génération-là, avec qui je vais pouvoir apprendre de ce qu'ils ont très bien fait, et aussi d'analyser qu'est-ce que nous, en tant que génération Y, on peut faire pour améliorer les choses pour la génération qui arrive au port de l'encontre. Et c'est ça, moi, qui m'anime, qui me donne des questions.

  • Speaker #1

    Ben oui, parce que parlons-en de la génération Z. Voilà. Ils sont en mauvaise presse.

  • Speaker #0

    Voilà. Mais alors que nous, on doit s'assurer de bien créer ce lien entre... On est entre deux générations totalement différentes, mais pas opposables, parce que tout peut se nourrir, on peut tous apprendre des uns des autres. Et la clé, c'est la transmission, c'est la générosité qu'il faut aussi de mes valeurs, de mon système de valeurs et pour le Templerage. Donc, c'est d'arriver à créer ce lien. Et nous, génération Y, on a ce rôle de catalyseur.

  • Speaker #1

    Intermédiaire, en fait, on est entre les deux.

  • Speaker #0

    Entre les deux, et je trouve ça génial. Et on a ce rôle à jouer et nous, on veut vraiment être ce temple. C'est pour ça qu'on l'a appelé ce temple. On va entre guillemets, nouvelle génération. On veut former cette génération de RH sur les compétences d'aujourd'hui et de demain pour être prêt en entreprise. Mais parfois, de taper du poing sur la table avec des CEOs, des PDG, de faire entendre notre avis au COMEX, au CODIR et de prendre cette place. qu'on doit prendre dans les entreprises et d'aller accueillir notamment cette génération Z qui a envie de prendre sa place, de parler, d'échanger, qui est pleine d'innovation,

  • Speaker #1

    de liberté,

  • Speaker #0

    de flexibilité, de créativité. Et on doit faire de l'entreprise un endroit où, sans rentrer dans le monde du bisounirs, mais en fait d'avoir de la créativité, d'être un endroit sécurisant. C'était le PDG notamment de Netflix, dans son livre « Règles, pas de règles » , je n'ai pas une très bonne mémoire des noms, qui disait en fait que le plus grand combat d'une entreprise, c'est d'aller à la chasse au process. En fait, le process tue la créativité, donc il en faut des process, c'est important pour ne pas être dans le chaos non plus, mais à la juste valeur parce qu'en fait c'est… Et aussi, cette génération a envie de créativité, d'innovation. Ils ont tellement à nous apprendre, ils ont tellement à apprendre aussi à l'entreprise.

  • Speaker #1

    Après, c'est trouver un juste milieu, encore une fois, parce que moi, je trouve qu'une entreprise sans process, c'est quand même un peu compliqué.

  • Speaker #0

    C'est chaotique. Moi, je l'ai vu dans les startups que j'accompagnais au démarrage. C'est chaotique quand tu as 250 salariés et que tu n'as pas de process d'onboarding dans la boîte et donc tu as des ratés de paye. parce qu'il y a un salarié qui n'a pas été payé. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc, il faut des process clairs, mais il ne faut pas non plus surcharger de process l'entreprise. Non, c'est sûr. Voilà.

  • Speaker #1

    Et donc, en fait, ce que je comprends, c'est que chez le Temple RH, vous faites aussi de la formation quelque part. Il y a plusieurs activités, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Non, en fait, aujourd'hui, on a évolué avec le Temple RH à neuf mois. Donc, c'est une entité quand même assez jeune. Mais tout de suite, on a eu envie, nous notre objectif c'est les RH. Donc ça, nous notre point d'ancrage, c'est d'aider les RH. C'est d'accompagner les RH à se sentir bien, de mieux vivre leur quotidien de RH, qui vont après faire mieux vivre le quotidien des entreprises. Donc ça c'est nous, c'est ce qu'on a envie de faire. Et donc comment on le fait ? On le fait par deux choses. L'information, qui est aujourd'hui clé dans le monde dans lequel on vit. Donc ça, on veut monter un média. pas RH mais un mondial sur le monde du travail et donc les RH vont avoir leur voix mais j'ai envie aussi d'avoir des salariés j'ai envie d'avoir aussi des managers pour pouvoir réconcilier en tout cas tout le monde autour de la table et des PDG des CEO, des comex ça c'est vraiment un objectif qu'on a avec le Temple et de l'autre côté les RH qui sont les architectes que l'on doit former, moi en 15 ans de carrière j'ai fait une formation Ah ouais ? En fait, on est les coordonnées les plus malchancées. Une des douleurs des RH, c'est le temps. On n'a pas le temps. On doit être pompier dans les situations de crise. On doit faire l'administration. On doit être stratège et business partner. Donc, on a une multitude de rôles. Et donc, l'objectif, c'est d'enlever la partie administration potentiellement avec des outils d'IA et donc avec le pouvoir de la digitalisation dans l'automatisation et de pouvoir... former des RH plus sur la partie stratégique qu'administrative. Donc ça, c'est un des enjeux, en tout cas, de notre génération à nous. Mais c'est de devenir le centre de formation de prédilection des RH et donc de les former via de la vidéo, via du contenu, via de la formation, des bootcamps, des ateliers. Ça, c'est ce qui nous anime, en tout cas, au Temple RH.

  • Speaker #1

    Génial. Je pense qu'on pourra faire plein de choses ensemble. Moi, ma cible, c'est vrai que moi, je travaille avec les RH, parce qu'en fait, je vends des formations. En général, mes interlocuteurs, ce sera des RH. Et je vais plutôt former des collaborateurs. Mais c'est vrai que c'est sur des sujets, sauf skills humains, leadership, gestion des émotions. En fait, sur lesquels, finalement, les RH sont aussi concernés. Mais en t'écoutant, je me rends compte que je n'ai jamais des RH en formation. T'es incroyable !

  • Speaker #0

    Maintenant que tu le dis, c'est dingue ! Ben oui, en fait, nous, on va... En fait, nous, on prend soin des autres. Mais qui prend soin de nous ? Et en fait, moi, c'est ça qui m'anime, c'est prendre soin des RH. J'aime ma communauté. Les RH sont fun. Les RH sont positives. Les RH ont envie de faire des choses. Les RH, voilà. Et donc, il faut arrêter. Et après, c'est à nous de reconstruire cette image-là. Et oui, parfois, on est porteur de mauvaises nouvelles parce qu'il ne faut pas... La vie... Il y a des mauvaises nouvelles et il y a des bonnes nouvelles. Il faut arrêter en France d'être aussi dans ce côté-là où on est parfois trop dans la protection et pas assez dans la réaction. Et parfois on peut être trop coucouning avec nos salariés. Mais c'est de se dire, à un moment donné, l'entreprise, ça va, il y a des moments ça va, il y a des moments ça ne va pas. Il faut savoir en discuter, il faut savoir casser parfois la peur de dire les choses, de dire que ça ne va pas.

  • Speaker #1

    L'entreprise ça reste un lieu de travail bien sûr on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, enfin je pense que c'est important, mais après ça reste aussi un lieu de travail et tu vois mathématiquement j'étais dans une boîte où souvent on disait on est une famille. Moi je trouvais ça très bizarre, moi j'étais là mais je veux pas que vous soyez ma famille, tu vois ce que je veux dire ? Et je trouve ça même limite un peu malsain parce que ça crée une espèce de dette émotionnelle, de relations qui sont pas professionnelles quoi tout simplement. Je ne sais pas si c'est encore courant d'avoir ce discours de famille, mais en tout cas, je pense que c'est...

  • Speaker #0

    Oui, tu l'entends. Et je pense qu'en fait, l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif. C'est un collectif où on va pouvoir s'émanciper parce que l'être humain s'émancipe sur différents secteurs de sa vie. Et le travail, c'est une émancipation dans ce quotidien. Les hommes et les femmes, tous les genres ont envie, aiment faire bien les choses. et tu vois la reconnaissance c'est tellement important de dire merci c'est super bien ce que tu as fait merci pour ton travail, c'est tellement sous-côté aujourd'hui et tu vois, je pense que Je pense que l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif d'émancipation où on peut vraiment avoir une vision. C'est pour ça que je disais que c'est un chef d'oeuvre, une entreprise, parce qu'en fait, il y a une vision. On oublie trop la vision, la vision de l'entrepreneur, de l'entrepreneuse ou la vision. Tu vois, par exemple, Renaud, c'est 150 ans d'histoire. À la base, c'est une famille. Et après, c'est des hommes et des femmes qui reprennent cette culture d'entreprise-là. Tu vois, et donc il faut... la rénover, il faut en prendre soin. Et elle change d'une époque à une autre. Oui,

  • Speaker #1

    c'est clair. Tu prends une IA, elle ne va pas te créer une entreprise. S'il n'y a pas d'humains, il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de collectif,

  • Speaker #0

    il n'y a pas de vie. Là, on accompagne aussi notre entreprise qui est la Société des Bains de Mer à Monaco. C'est 150 ans d'héritage dans ce territoire. Et en fait, c'est de se dire nous, on doit faire vivre ce chef-d'oeuvre. Tu vois, de décennie en décennie avec cette vision. Et donc, il ne faut pas oublier que l'entreprise, c'est un chef d'oeuvre, c'est un laboratoire d'idées, d'essais. Et c'est pour ça qu'il faut faire attention au process. C'est de l'innovation. Et en interne, il faut aussi faire vivre cette innovation, cette créativité, cette liberté. Et c'est au RH et à tous les... corps de métier, mais les RH restent cette colonne vertébrale, ces moteurs de projet, lanceurs d'alerte, et c'est ce Ausha qu'on doit aussi prendre nous en interne, et c'est ce qu'on a envie d'aider à faire, ça va prendre, c'est la mission d'une vie, ça va pas se faire d'un claquement de doigts, mais c'est de réunir des DRH, des fondateurs autour de nous pour faire vivre en tout cas cette mission-là grâce à l'information et à la formation.

  • Speaker #1

    Informaison et et formation. J'ai vu aussi que l'année dernière, vous avez fait un festival. C'était incroyable. Tu peux nous en dire plus ? Ça t'est venu d'où cette idée ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ce festival ?

  • Speaker #0

    C'est fou, ça. C'était vraiment fou. Mais c'est pour dire que en fait, moi, je suis une charentaise. Je suis très fière de mes origines. Je suis très fière d'être française. Et ce n'est pas d'être chauvine ou chauvin de dire ça, mais je suis très fière d'où je viens. Et c'est de se dire que tout est possible, en fait. Et c'est pour ça, le léopard, non, c'était quoi ? C'était le saumon. Voilà, le saumon. Tu ne laisses jamais tomber. En fait, c'est toujours de se dire, si on a ce feu-là, si on a envie de faire des choses, même si au début, ça paraît un tout petit truc, c'est des gouttes d'eau. C'est ce que je dis tout le temps à ma communauté, des gouttes d'eau forment des océans. Et c'est ensemble, un par un, en se prenant la main, qu'on va arriver à faire des choses. Et donc le festival, c'est la conséquence d'un collectif, c'est la conséquence d'une vision, c'est la conséquence de l'entraide, de la solidarité d'une communauté RH autour d'un projet aussi dingue qu'un festival. Moi, je suis du Sud-Ouest, donc j'ai fait beaucoup de festivals. J'ai une adolescence assez chaotique, donc j'ai fait beaucoup la fête. J'adorais ça. Et c'est vraiment pour moi toujours ce catalyseur, cet entre-deux, entre... Ouais, la vie, c'est fun. L'entreprise, ça peut être fun. Ce côté un peu bisounours, c'est OK de parfois de l'être. Et le côté un petit peu plus sérieux, c'est un peu le... Tu vois, c'est un peu, tu vois, de force, le chaos et le cadre. Donc, c'est ça que j'ai voulu mettre dans le festival. C'est le chaos et le cadre. Et donc, le chaos, c'est l'environnement du festival, la fête. que l'on a fait jusqu'à minuit avec un DJ qui était un ancien RH qui se reconvertit dans DJ, avec du rap, avec du one-man show, mais aussi l'écosystème avec des food trucks, des chapiteaux, des tipis. On est à l'air libre, on est avec la nature. Donc voilà, on a eu aussi une tente alternative avec des choses un petit peu loufoques. Ça, c'est le côté l'art. et j'aimerais pour la seconde édition qu'on aille encore plus loin sur cette partie art, créativité. créativité et le cadre. Le cadre RH, et ce qui est normal, la formation, l'information, des conférences, des ateliers. Voilà. Trop bien.

  • Speaker #1

    Il y avait combien de participants ?

  • Speaker #0

    On a eu 250 personnes. C'était vraiment chouette. Alors il y a eu des ratés. C'était une première. C'était une première, voilà. Mais ce que j'étais fière, c'est que la communauté RH était là. Des gens m'ont fait confiance et moi qui, voilà, qui reste quand même assez, voilà, comme je dis, j'ai une J'ai toujours cette image de moi, je suis une charantheze.

  • Speaker #1

    Je trouve que c'est une belle preuve de reconnaissance aussi, vous avez un travail et de la crédibilité que tu peux avoir sur ton sujet. Tu fais un travail important de création de contenu, d'éricer à Rastidu, c'est toujours pertinent ce que tu écris. Donc en fait, finalement, c'est aussi la conséquence que tu as.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait peur parce qu'en fait, c'est de te dire, c'est courageux, c'est audacieux. Je suis contente parce que j'ai des... partenaires qui m'ont fait confiance, Florent de We Feel Good, Joanne de Jarvie, Myriam de Kenda, Paul de Talent et Geoffrey de Wobby, tu vois, et c'était mes cinq premiers partenaires, ils m'ont fait confiance, et l'importance des marques, tu vois, ta Conto, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, c'est de se dire, en fait, on peut tous bosser ensemble, on peut tous travailler ensemble, et on peut tous monter des projets de ce type d'envergure. Et je trouve ça inspirant en fait. Et donc là, l'édition 2 va arriver, encore dans un lieu encore plus beau,

  • Speaker #1

    plus joli. Tu as déjà un peu l'idée de date ?

  • Speaker #0

    Voilà, 2 et 3 octobre. Donc nous, on s'ancre sur cette partie automne. Puisqu'on verra si on l'avance un petit peu dans le temps. Mais on aime bien finalement octobre, où c'est la rentrée, on ancre des connaissances. C'est souvent une période qui est un peu difficile à la fin d'année. Là, on avait beaucoup de retours de RH. C'était un souffle d'air dans ma fin d'année. Voilà, ça m'a fait du bien, je me suis défoulée, il y avait beaucoup d'amour. En fait, c'est ça. Nous, le festival, il faut de tout, il faut différentes typologies d'événements. J'étais à HETCHARTECH hier, donc c'est une grosse conférence à Porte de Versailles, c'est immense, etc. Il en faut. Nous, l'objectif, c'est ça, c'est cette liberté, on va se concentrer sur l'individu RH. C'est ça qui va nous intéresser au Festival RH, c'est l'individu et l'objectif d'avoir ces retours-là, liberté, fraîcheur, rigolade, fun, amour, c'était vraiment sympa de se retrouver tous ensemble.

  • Speaker #1

    Et de créer des connexions entre des personnes qui ne sont pas forcément, mais qui ont le même métier.

  • Speaker #0

    Exactement. Ok,

  • Speaker #1

    très génial. Et là, ce serait quoi tes projets les plus fous pour Temple du RH ?

  • Speaker #0

    Ouais, je pense que tu vois, l'imagination n'a pas de limite. Tu vois, je pense que notre média, on a vraiment envie de faire quelque chose de sympa. Tu vois, donc on a besoin d'aide sur ce sujet-là.

  • Speaker #1

    Vous êtes deux associés, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Voilà, j'ai Thomas et moi. Et puis là, l'objectif, c'est d'avoir des advisors autour de nous. Parce qu'en fait, je trouve que l'aventure est plus fun en groupe. Et en fait, on a tous à gagner, être tous ensemble, que chacun de son côté. Et donc là, j'ai des... J'ai des RH qui vont prendre des parts au capital. Et aussi, c'est de se dire ensemble, on participe. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre. On a envie que le Temple RH, ça soit un chef-d'œuvre pour les RH. Et donc, pour nous, le média, ça va être quelque chose d'assez... On aimerait faire des choses assez folles sur nos formations aussi. Concrètement, faire des choses qui cassent un peu les codes. Réfléchir, essayer. C'est pour ça que... pour nous c'est important d'avoir ce groupe d'advisors pour se dire ok, jusqu'où on peut aller aussi dans la formation et après sur de l'événementiel, bah ouais j'aimerais bien le festival RH déjà l'ancrer en tant qu'événement incontournable pour les RH et le faire grandir et grandir et grandir donc je pense que l'objectif c'est de se concentrer parfois sur un projet ça c'est un peu le projet le plus fou et après voilà d'autres idées qui viendront mais déjà je pense qu'on a pas mal à faire on peut tout faire mais pas en même temps voilà faut se faut savoir se focus et voilà certains projets pendant une période de temps à faire un temps voilà et après passer à autre chose c'est aux gens soit des choses voilà et voilà donc je pense que déjà me concentrer tu vois là j'étais à et chartek il y avait la communauté du temps qui est là on a mangé au resto et là je me dis moi ça prend forme ça commence à ça commence à prendre des gens qui ont voilà et donc finalement aussi tu attires t'attirent les personnes qui te ressemblent, malgré tout, au début. Et je suis contente parce que Valentine, Ségolène, Jérémy, Christelle, toute cette communauté qui nous font confiance. Parce que c'est ça, c'est une question de confiance quand on démarre. Tu vois, je regarde...

  • Speaker #1

    Ça, c'est des RH que tu viens de citer. Voilà,

  • Speaker #0

    c'est des DRH qui nous font confiance autant. Mais toi, je regardais hier Jacquemus, Simon porte Jacquemus, tu vois. qui disait que lui, quand il a commencé ses créations, c'est Karl Lagalfède, excuse-moi, ça me fait pleurer, c'est Karl Lagalfède qui lui a osé lui donner un œil à son art. Et en fait, si on n'a pas cette confiance entre nous, On n'arrivera pas à créer des choses. Et donc, je me dis, cette confiance, elle est à prendre avec force. Parce que moi, j'ai de la chance d'avoir des DRH qui me font confiance aujourd'hui. Et j'espère encore avoir de futurs DRH de plein de grands groupes et d'entreprises. Cette confiance-là, c'est ce qui fait qu'on lance des projets, on lance des entreprises et on a besoin de cette confiance-là. Comme moi, demain, j'aimerais faire confiance. à des jeunes entrepreneurs, à des jeunes DRH, à des jeunes RH qui veulent faire des choses parce que c'est dur. C'est dur l'entrepreneuriat, c'est dur de créer. Et donc cette confiance-là, c'est pour moi un joyau. C'est mon joyau et qui ancre mon système de valeur et que je suis redevable à vie de cette confiance envers les personnes qui croient en moi et qui croient en nous au Temple RH.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il y a vraiment cette notion aussi de donner-recevoir et que quelque part... moi je crois beaucoup au karma et je me dis que quand tu reçois c'est aussi parce que quelque part à un moment donné t'as pu t'as su donner sans même t'en rendre compte finalement mais il y a ce truc là et j'y crois beaucoup de l'univers de donner recevoir et je

  • Speaker #0

    suis assez d'accord avec toi et je pense que tu vois c'est pas à faire preuve de faiblesse ou de vulnérabilité de dire ces choses là c'est juste euh... Tu vois, c'est juste être une personne dotée d'émotions et de sentiments, et de croire en soi, de croire en ses rêves. Et si on peut être tous ensemble autour de ça, c'est plus chouette. Et donc, il ne faut pas avoir peur de cette vulnérabilité-là. Et parfois, c'est dur dans les entreprises, où on a été formaté dans des cadres durs. masculin malgré tout, sans rentrer dans les stéréotypes, parce que je trouve que les hommes ont aussi leur part d'émotions qui sont potentiellement aussi parfois mis de côté, et de retrouver, et donc se dire, ensemble, si on peut avoir des émotions, de tenter des choses, et c'est parce qu'on a des émotions qu'on n'est pas fiables. En fait, les deux vont très bien ensemble. Le côté, et toi pour moi c'était important sur tes cartes, il y a le côté émotion, il y a le côté action. Et donc, moi, je suis quelqu'un qui persévère, qui se déterminait, qui passe à l'action, qui lâche rien. Mais j'ai des émotions. Je suis authentique, je vis mes émotions, je vis ma vie.

  • Speaker #1

    Je trouve ça hyper intéressant, cette notion d'émotion. Et notamment, en fait, pour moi, c'est dès le début dans l'RH, c'est dès le recrutement. Et malheureusement, et j'espère que les choses sont en train de changer, j'avoue que moi, je n'ai pas forcément d'oeil là-dessus, mais tu vois, dès le recrutement, quelque part, en entretien, T'as l'impression que tout le monde porte un masque, que les émotions ont pas forcément leur place, t'as l'impression que c'est une espèce de pièce de théâtre. J'ai jamais été à l'aise avec ça. Personne n'est à l'aise avec ça.

  • Speaker #0

    Personne n'est à l'aise avec ça, oui. Je pense que personne n'est à l'aise avec ça et je pense que même un... Je pense que personne n'est à l'aise avec ça. C'est vrai que déjà le premier contact, et donc l'importance de la marque employeur, et nous on accompagne des boîtes là-dessus, c'est vraiment aussi, c'est la première image que tu renvoies à l'entreprise, c'est l'entretien. Déjà, ce n'est même pas l'entretien, c'est les offres d'emploi. Et déjà, quand tu vois des offres d'emploi qui sont toutes froides, qui sont sans émotions, et avec la société Demander, on voit le avant-après.

  • Speaker #1

    Une boîte avec qui tu as bossé ?

  • Speaker #0

    Voilà, on voit l'avant et après des offres d'emploi. On sent une vision, on sent une émotion. Et ça en fait... L'art, l'écriture, c'est de l'art. Les offres d'emploi, c'est une partie d'art parce que tu écris un bouquin, tu peux pleurer, tu peux rire, tu peux vivre un bouquin. Un film, tu l'écoutes, tu le regardes. Une œuvre d'art, moi, tu vois, parfois, je suis une fan d'impressionnisme. J'adore Renoir et quand je peux passer une heure, deux heures, ça saoule ma femme, juste à regarder la beauté des choses. Et en fait, il ne faut pas oublier le chef-d'œuvre de l'entreprise. Il faut du cadre, il faut du sérieux, il faut ce côté un peu glace, il faut ce côté un peu chaotique, un peu fou, un peu rouge, un peu feu. Et donc la marque employeur doit aussi rayonner de cette façon-là. Et les offres d'emploi, le site carrière sont des éléments plutôt froids et on peut en faire quelque chose d'assez feu, d'assez rouge. Et donc nous, on adore accompagner les... les boîtes à faire ça. Et c'est pareil pour la prise de parole des fonctions RH, de faire rayonner cette marque employeur et de faire vivre cette authenticité finalement dans les entreprises.

  • Speaker #1

    Petite anecdote sur le recrutement. Il y a quelques années, c'était il y a longtemps, j'imagine que ça ne se fait plus. Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    C'était dingue, tu le sais, un entretien.

  • Speaker #1

    On m'avait fait passer un test de calligraphie, donc je devais écrire une lettre. Il a donné au RH et à partir de là, ils étaient capables d'analyser ma personnalité, qui je suis, ce que je fais. Je me souviens que j'ai été recalée de cet entretien. Je n'ai jamais su pourquoi et j'ai trouvé ça... hyper froid, hyper infroyant et puis super injuste en fait. J'avais besoin de savoir qu'est-ce qu'ils avaient vu dans mon émission.

  • Speaker #0

    Après l'objectif, pour moi je dis jamais, c'est pas de bâcher. Faut pas bâcher en fait, c'est que derrière il faut comprendre toujours pourquoi. La raison derrière, j'ai pas le temps, j'ai X trucs à faire dans mon rôle. Il y a toujours une conséquence derrière de cette action-là. Et potentiellement c'est pas volontaire, tu vois ce que je veux dire. Oui,

  • Speaker #1

    quand tu es candidat, en vrai,

  • Speaker #0

    tu ne fais pas gaffe à ça. Tu ne fais pas gaffe à ça. D'où l'importance d'être vigilant et exigeant avec soi-même. Et donc, nous, c'est l'objectif de la fonction, c'est d'en faire une fonction bienveillante, avec attention au galvaudage, mais une fonction positive et aussi une fonction exigeante. C'est-à-dire que donner des retours à des candidates et à des candidats. C'est le minimum vital, en fait. Et aujourd'hui, on n'a pas d'excuses parce qu'il y a des outils qui font ça, qui nous aident à amplifier notre force, tu vois, en interne. Mais voilà, la calligraphie, des choses comme ça, ça existe parce qu'en fait, en France, on a cette peur de mal recruter. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a un droit du travail qui est très dur pour les entreprises. Il faut... un juste milieu. Tu vois, moi, j'ai vécu en Angleterre et c'était trop flexible. C'est-à-dire que, moi, parfois, je pouvais voir des salariés partir à 14h sans dire au revoir. Ils prenaient leur boîte et ils repartaient. Donc, il y a un juste milieu à trouver. Mais c'est vrai que le droit du travail en France est quand même assez rigide, assez dur pour les entreprises et pour les startups, pour les entrepreneurs, pour les artisans. On est, en France, c'est dur. Et c'est même déconstructif. de la créativité et de l'innovation en France. Et donc ça, c'est un fait. Et donc en fait, on met cette pression autour du recrutement, on met cette pression autour des chefs d'entreprise ou des artisans, des commerçants sur le recrutement. Parce qu'un mauvais recrutement,

  • Speaker #1

    ça coûte cher.

  • Speaker #0

    Ça coûte cher, ça a beaucoup d'impact financier, ça peut couler des boîtes. Et donc, il y a cette conséquence-là qui fait que... On va utiliser tous les outils. Si la calligraphie peut nous aider, si des têtes de personnalité peut nous aider, si machin peut nous aider. Et donc, on va aller un peu sur ces pratiques un peu woke du recrutement. Moi, j'en suis assez critique parce qu'il faut nourrir cet esprit critique. Je pense qu'on peut les utiliser pour nourrir des décisions, mais ça ne doit pas être des conséquences. C'est clair. Des conséquences. Des conséquences. Et malheureusement, beaucoup d'entreprises peuvent utiliser ces outils malheureusement à mauvais escient et qu'un bon... Recruteur ou une recruteuse, c'est de faire des entretiens tangibles avec des questions qui sont liées avec des compétences, avec de l'évaluation de soft skills ou de culture fit. Et donc en fait, un entretien structuré avec une scorecard bien faite. Ces deux outils tangibles qui vont faire que votre recrutement est inclusif, positif. et performant. Et on n'a pas besoin de calligraphie. On n'a pas besoin de test de personnalité pour s'assurer qu'on fait un bon recrutement.

  • Speaker #1

    D'accord. Moi, je suis certifiée sur l'outil DISC. Souvent, on me demande est-ce que c'est un outil qu'on peut utiliser dans le recrutement, etc. Donc moi, je le déconseille. Après, vraiment, si... Enfin, je veux dire, la seule raison qui puisse faire qu'on peut l'utiliser, c'est vraiment, c'était en fin de processus, c'était entre deux candidats, que vraiment, tu... Et encore, moi, la condition, c'est que je dis à condition d'expliquer le modèle au candidat et de les débriefer sur leur profil. Parce que ça me paraît être le minimum. Tu ne peux pas juste faire passer un test et dire on vous prend ou on ne vous prend pas.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Jusqu'à présent, je ne l'ai jamais fait.

  • Speaker #0

    Et encore, parce que tu peux avoir un profil rouge. disent bon ok, c'est le profil qu'on va rechercher, dominant, etc., fort de proposition, etc. Finalement, une personne bleue aurait pu aussi très bien réussir dans le poste. Et donc, on commence à mettre des carrés dans des carrés, des ronds dans des ronds. Et en fait, c'est ce qui tue la créativité, c'est ce qui tue l'innovation, c'est d'avoir des clones dans les entreprises. On ne veut qu'une équipe de rouge. En fait, souvent, après, d'avoir que des équipes homogènes. C'est tout le contraire.

  • Speaker #1

    C'est pas bon du tout.

  • Speaker #0

    Et ça va créer potentiellement des équipes désorganisées, des équipes toxiques à souhait.

  • Speaker #1

    Moi, je fais les rapports de groupe sur le disque.

  • Speaker #0

    Très bien.

  • Speaker #1

    Souvent, je vais identifier où se positionnent chacun des collaborateurs. Et l'idéal, c'est ce qu'on dit souvent, c'est d'avoir une diversité, d'avoir un maximum de diversité et de couleurs dans l'équipe. Et à noter qu'en fait, t'as pas une... Enfin, t'es jamais une dominante. T'es jamais rouge, en fait. T'es souvent rouge, plus bleu. et un peu de vert, mais t'es pas qu'une couleur, c'est hyper complexe, on est des êtres humains, on peut pas être mis... C'est vrai que, voilà, moi je trouve que le disque est puissant et qu'il peut amener plein d'informations, mais c'est pas à prendre au pied de la lettre, et pour moi c'est un outil de questionnement, et d'introspection, c'est pas une vérité absolue, et c'est pas à prendre... voilà, de la lettre quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    ouais.

  • Speaker #1

    Donc voilà. D'autres pépites ?

  • Speaker #0

    C'est les pépis sur le recrutement, il y en a plein. Et encore, et moi je veux bien appuyer sur là, c'est pas du bashing. Et ça c'est important. Il ne faut pas critiquer, pointer, parce que derrière c'est peut-être une personne qui n'est pas bien formée, qui n'a pas forcément les codes, qui n'a pas forcément les outils nécessaires. Il y a des pressions de différents niveaux. Et ça c'est vraiment un point important. Et nous c'est notre mission au temps, c'est pas forcément de pointer. mettre en avant des situations rocambolesques et on peut dénoncer des pratiques. Mais l'objectif derrière, ce n'est pas de pointer du doigt ou de bâcher, c'est de te dire, OK, tu as besoin d'aide, comment je peux t'aider ? Et de mettre en place, tu vois...

  • Speaker #1

    En plus, c'est souvent comme les avis Google, c'est-à-dire que quand tu n'es pas content, tu vas le dire haut et fort et tu vas le crier sur tous les toits. Et quand ça se passe super bien et que c'est génial, bon, tu ne vas pas forcément en parler. Donc, c'est un peu ça, malheureusement, aussi que tu as subi la profession, tu vois.

  • Speaker #0

    Exactement, exactement. Voilà, et donc ça, pour moi, c'est vraiment important de faire ça. Et je pense qu'en effet, on est là sur un changement, un carrefour qui est assez excitant, parce que, ouais, on doit remettre à niveau nos compétences, on doit remettre à niveau les pratiques dans les entreprises. Et donc là, c'est excitant pour créer l'entreprise qu'on a envie de voir demain.

  • Speaker #1

    Un petit quiz ? Ah,

  • Speaker #0

    trop d'argent ! Oh,

  • Speaker #1

    stress ! Oh non, c'est pas un quiz de connaissances, t'inquiète ! Tu préfères ça ou ça ? C'est genre, tu es plutôt open space ou bureau fermé ?

  • Speaker #0

    Aïe, aïe, aïe, c'est dur ! Je pense qu'en tant que... J'aime bien les bureaux fermés parce que des fois, l'open space, ça peut être vraiment le brouhaha, tu vois. et d'avoir ton bureau ou avoir un bureau par équipe. Je n'ai pas encore trop tranché, donc je te dirais mi-figue, mi-raisin.

  • Speaker #1

    Fromage ou dessert en parlant de figues et raisins ?

  • Speaker #0

    Fromage ou dessert ? Moi, je suis friand de dessert. Très sucré alors.

  • Speaker #1

    Dans tes projets, tu es plutôt marathon ou sprint ?

  • Speaker #0

    Moi, je suis plutôt marathon. Je crois vraiment à une vision longue, à une vision sur le long terme, au temps long. et moi en tant qu'être humain demain je... Je ne sais pas, j'aimerais beaucoup aussi, à 40-45 ans, être maire d'une ville. C'est un truc que j'aimerais beaucoup. Parce que je trouve que d'être maire d'une ville, je trouve que c'est le plus beau métier, en tout cas en politique, que tu peux faire. Parce que tu gères, c'est un peu comme gérer une entreprise. Tu gères un budget, tu gères des soucis du quotidien, tu peux organiser des festivals. Et je trouve que pour moi... plus tard. Là, j'ai vraiment mon ambition du Templerage. Mais ça, c'est quelque chose qui me titille pas mal. D'être mère d'une ville un jour.

  • Speaker #1

    Shopping ou méditation ?

  • Speaker #0

    Shopping.

  • Speaker #1

    Lefto, motivée ou oiseau de nuit productive ?

  • Speaker #0

    Plutôt lefto.

  • Speaker #1

    Soirée karaoké ou jeu de société ?

  • Speaker #0

    Jeu de société. Ah,

  • Speaker #1

    c'est vrai ? Je t'aurais plus vu faire du karaoke.

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors je peux autant. En fait, le karaoké, ça me va très bien. Mais moi, j'adore les jeux de société. J'adore la réflexion.

  • Speaker #1

    Bon, je t'inviterai à me servir de karaoké.

  • Speaker #0

    Ça marche.

  • Speaker #1

    Silence pour bosser ou musique à fond ?

  • Speaker #0

    Silence.

  • Speaker #1

    Céline Dion ou Beyoncé ?

  • Speaker #0

    Céline Dion. Ah, j'adore, c'est mignon. Ok.

  • Speaker #1

    Tout doux papier ou outils de gestion ?

  • Speaker #0

    Outils de gestion.

  • Speaker #1

    Ouais, surtout quand on travaille à plusieurs endroits.

  • Speaker #0

    Et j'ai la chance d'avoir Thomas. Oui,

  • Speaker #1

    on en a parlé un petit peu tout à l'heure. Thomas,

  • Speaker #0

    c'est ton associateur. Ouais, c'est mon associé. Sans lui, il n'y aurait pas tout ça. Big up à toi, Thomas, parce que... Il est solide, il partage des valeurs extrêmement fortes, quelqu'un de très humble, de très généreux. Nos valeurs, en tout cas, sont vraiment alignées. Et toute cette partie ingénierie, systémisation des process, il m'a montré encore hier des trucs trop bien pour nous aider à aller plus vite et avancer.

  • Speaker #1

    Ça m'intéresse de savoir, est-ce que tu l'as rencontré et tu as décidé que vous alliez vous associer ou est-ce que tu pensais à t'associer et tu as cherché un associé ?

  • Speaker #0

    C'était en fait mon internship mapper, donc tu sais mon job board d'étudiant de mise en relation. Donc en fait Thomas lui, il est sur TikTok, donc là je crois qu'il arrive à ses 100 000 abonnés. Donc il donne des conseils pour les 18-24 ans. Donc j'adore ce côté carrière-emploi, je trouve qu'on match pas mal. Et il m'avait contacté parce que j'avais dit, bon bah en fait je vais fermer le site. Est-ce que ça peut intéresser une personne de reprendre le projet ? Parce que j'avais quand même fait pas mal de SEO. Tu vois, j'apparaissais sur Stage à Londres, Stage Amsterdam, Stage à Lisbonne, sur des premiers choix sur du SEO. Il y avait une plateforme, j'avais plein d'entreprises super intéressantes, etc. Et ils m'avaient contactée pour reprendre le truc. Finalement, ça ne s'était pas forcément fait. Après, voilà, on a commencé à bosser ensemble progressivement. Et puis ça s'est accéléré quand j'ai eu l'idée du festival. C'était lors d'un co-living, il était là. Donc c'est quelqu'un qui... Et progressivement, on s'est associés. Et puis on a eu cette vision de ce centre de formation. Parce que lui, il a fait beaucoup de formations aussi dans le passé. Et donc on se rejoint bien finalement sur nos ambitions perso et nos ambitions pro.

  • Speaker #1

    Belle rencontre.

  • Speaker #0

    Très belle rencontre. Et ça encore... Après, je ne suis pas quelqu'un de spirituel, je ne suis pas quelqu'un, je suis assez cartésienne dans mon approche de la vie. Et potentiellement plus tard, j'irai sur, pas encore, mais je pense que j'aurai une attirance progressive. Mais à chaque fois que j'ai fait des intentions dans ma vie, que ce soit pour trouver Sonia, ma femme, j'avais fait beaucoup d'intentions en disant je veux trouver l'amour, Et là j'avais vraiment envie de trouver un associé, j'avais dit je veux trouver un associé.

  • Speaker #1

    Ah peut-être ! Ok, vous pouvez aller au film ouvert si vous voulez chercher un associé.

  • Speaker #0

    Et c'est ouf ! Et je sais pas, je sais pas s'il y a des... j'en sais rien mais je trouve que les intentions sont quand même assez...

  • Speaker #1

    Hyper puissantes.

  • Speaker #0

    Hyper puissantes. J'ai pas encore exploré ce côté-là de la... tu vois, je sais pas si j'ai envie ou... voilà, je suis quand même assez cartésienne dans mon approche de la vie, mais à chaque fois quand même j'ai fait des intentions positives. J'ai eu des moments où j'ai Thomas qui est arrivé dans ma vie. Après, c'est des chemins aussi qui ont été pris. C'est des conséquences de micro-actions. C'est mon côté carcassien qui revient. C'est de la conséquence de micro-actions qui ont fait que j'ai pris la parole sur les réseaux. J'ai partagé des moments qui ont fait que...

  • Speaker #1

    Après je trouve que c'est pas forcément... Je trouve qu'au contraire, poser une intention, pour moi c'est quelque chose d'assez cartésien. Parce que si tu fais l'exercice de te dire, par exemple, pendant 10 minutes, je vais me concentrer que sur les objets verts, en fait tu vas voir des objets verts partout ! Donc là en quelque sorte c'est un peu la même chose. Si tu te dis, bah voilà je focus sur ça, essaye une intention et je la remets en boucle, bah au final, à chaque opportunité où tu trouveras quelqu'un qui peut matcher, tu vas quelque part le sentir, tu vois ? Ouais, ouais. Il y a ce truc là. Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est encore un travail, j'ai beaucoup de travail perso à faire, intérieur. J'ai beaucoup développé la partie business et la partie entrepreneuriale. Mais c'est vrai que la partie perso, j'ai encore beaucoup de choses en introspection à aller chercher. Mais c'est vrai que les intentions, et donc très contente parce que je me dis, j'ai vraiment envie de construire un projet collectif, mais trouver la bonne personne, c'est dur. Parce que j'ai aussi échoué sur cette partie-là. Donc je suis très contente d'avoir Thomas à côté de moi. qui monte aussi, qui est super.

  • Speaker #1

    Du coup, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année ?

  • Speaker #0

    Je pense que ce qu'on peut nous souhaiter, c'est de former des RH, de former des entreprises qui ont envie de retravailler leur marque employeur dans un premier temps, et puis de nous accompagner sur d'autres formations que l'on pourrait aussi construire. Et puis un super succès pour l'édition 2 du festival.

  • Speaker #1

    On sera là au mois d'octobre.

  • Speaker #0

    Un gros challenge. On cherche des partenaires aussi. On cherche des partenaires. Ce serait génial aussi d'avoir des partenariats autour de l'entrepreneuriat. Parce qu'on a aussi des RH de plus en plus qui se lancent à leur compte. Et qui veulent retrouver aussi ce côté... Liberté, construire une activité au service de sa vie. C'est une formation qu'on va lancer prochainement pour accompagner les RH à se lancer. Parce que nous, on n'est pas forcément des produits RH. On a fait des master RH, on n'a pas fait d'école de commerce. Et donc se dire comment je construis une activité au service de ma vie, tout en ayant des objectifs financiers et aussi des objectifs intérieurs de valeur. C'est important.

  • Speaker #1

    Donc Maud, on peut te retrouver sur LinkedIn, évidemment. D'autres réseaux Insta ? Oui,

  • Speaker #0

    donnez-nous de la force sur la chaîne YouTube Le Temple RH. C'est notre projet 2025. On a envie aussi de faire des reportages. Donc là aussi, s'il y a des partenaires qui veulent nous accompagner sur ces sujets-là, c'est chouette.

  • Speaker #1

    Trop bien, des reportages sur la chaîne YouTube. Donc Temple

  • Speaker #0

    RH. Temple RH, oui.

  • Speaker #1

    Sur LinkedIn Maud Grenier.

  • Speaker #0

    Maud Grenier, oui.

  • Speaker #1

    Sur Insta peut-être aussi. On va peut-être pas tout dire. En tout cas, sinon on va vous perdre.

  • Speaker #0

    Donnez de la force.

  • Speaker #1

    Donnez de la force sur YouTube et sur LinkedIn. En tout cas, merci.

  • Speaker #0

    Merci Sonia. Merci d'avoir donné l'opportunité de partager ma vision du monde.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Et donc, on vous embrasse. Et à la prochaine. Ciao. J'espère que le parcours de mon invité t'a inspiré. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner à la chaîne YouTube et à laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts.

Chapters

  • Introduction et Présentation de Maud Grenier

    00:00

  • Discussion sur le Recrutement et la Marque Employeur

    00:10

  • Jeu des Animaux et Valeurs Personnelles

    00:51

  • Parcours Personnel de Maud dans les RH

    03:25

  • L'Importance de l'Authenticité et des Émotions

    06:10

  • Le Temple RH et son Impact sur les RH

    11:46

  • Les Défis des Ressources Humaines Aujourd'hui

    24:11

  • Festival RH et Projets Futurs

    34:26

  • Conclusion et Remerciements

    45:31

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Description

Comment les RH peuvent-elles être un levier stratégique pour les entreprises ?


🔥 Dans cet épisode, j’accueille Maud Grenier, fondatrice du "Temple RH", pour parler de recrutement, marque employeur et inclusion en entreprise.


Elle raconte son parcours, son approche des RH et comment elles peuvent devenir un moteur de performance et d’épanouissement.


🔥 Elle nous partage :


✅ Son parcours d’entrepreneuse et comment elle a tout quitté pour suivre son instinct.

✅ Comment créer un environnement inclusif et performant en équipe.

✅ Pourquoi les entreprises doivent revoir leur approche du recrutement et de la marque employeur.

✅ Comment remettre l’humain et la transparence au cœur des organisations pour attirer et fidéliser les talents.


Comme le dit Maud : "L'entreprise est un chef-d'œuvre, les RH en sont ses architectes."


💡 Un épisode pépite pour les RH, managers et entrepreneurs qui veulent anticiper les nouveaux modèles d’entreprise.


💎 PARTENAIRE 💎


Cet épisode est soutenu par Qonto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l’entrepreneuriat féminin à travers la communauté StrongHer. Pour rejoindre le mouvement et rencontrer des femmes inspirantes, rendez-vous ici : https://community.qonto.com/fr/categories/strongher-entrepreneuriat-feminin


On se retrouve de l’autre côté ? Présentez-vous en arrivant ☺️


→Pour me retrouver :

🎙️ Sur Linkedin : https://urlz.fr/ok2a

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→ Retrouver mon invitée ici :

📌 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/maudgrenier?originalSubdomain=fr

📌 YouTube : https://www.youtube.com/@UCCmFwdMA8MqDJ3JxEYE2LLA




Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode. Je reçois Maude Grenier, qui est la fondatrice du Temple RH. On va parler de recrutement, de marque employeur, d'inclusion en entreprise. Mais avant de démarrer, je souhaite remercier mon partenaire qui soutient cet épisode, c'est Conto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, notamment à travers une initiative qui s'appelle Stronger. Alors Stronger, c'est quoi ? C'est une communauté d'entrepreneuses que vous pouvez rejoindre à travers laquelle vous allez pouvoir retrouver des masterclass, du mentoring, des soirées networking. Bref, un tas d'opportunités pour développer votre business. Pour nous rejoindre, il suffit de cliquer sur le lien qui est juste en dessous de la vidéo et on se retrouve de l'autre côté. Salut Maud !

  • Speaker #1

    Salut Sonia !

  • Speaker #0

    Comment tu vas ?

  • Speaker #1

    Ça va super bien. Merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Je suis hyper contente de t'avoir avec moi aujourd'hui. Comme je l'ai dit, on va parler notamment de RH, mais pas que, aussi de ton parcours d'entrepreneuse, de ce qui t'a amenée à... à monter ta boîte. Avant toute chose, je t'ai proposé un petit jeu. J'ai ramené des cartes.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas bien respecté les règles, mais bon.

  • Speaker #0

    On voit un mauvais élève.

  • Speaker #1

    Je suis team triche au jeu de société.

  • Speaker #0

    Donc une petite carte dans laquelle il y a des animaux et je t'ai proposé d'en choisir quelques-unes qui te représentent.

  • Speaker #1

    Bon, écoute, j'ai adoré ce jeu. Donc moi, je les ai divisées en deux. Donc carte émotion et carte action. Donc au niveau, on va dire, émotion. c'est la carte du rhinocéros que je montre j'aurais jamais dit un rhinocéros mais ok, c'est la carte qui dit tu restes vrai, authentique en toute situation et donc ça c'est une carte qui me tient particulièrement à coeur parce que je pense que c'est une des qualités mais qui peut être aussi un défaut c'est de dire aux gens les choses que je pense parce que je pars du principe que les discussions les plus difficiles ... C'est ce qui aussi renforce une amitié, une collaboration, au lieu de parfois dire des choses derrière le dos d'une personne. Et donc ça, c'est une carte qui me tient vraiment à cœur et c'est une des valeurs que... C'est une valeur, en tout cas dans mon système, qui est très importante pour moi.

  • Speaker #0

    Ok, super intéressant. On en reparlera aussi, je pense, dans le cadre des RH, du recrutement. Tu parlais d'avoir des discussions difficiles. Je pense que ce serait intéressant de faire le lien aussi.

  • Speaker #1

    Avec le rhinocéros. Et donc là, sur la carte, on va dire action. Bon, je suis mi-saumon, mi-chameau, mi-léopard. C'est un mix de trois animaux. Le saumon, c'est que tu ne laisses jamais tomber. Et donc ça, c'est vrai. Et qui rejoint en fait le chameau qui dit tu persévères jusqu'à l'atteinte de l'objectif. Donc ça, c'est vrai que c'est une qualité professionnelle où j'abandonne pas, je vais jusqu'au bout. Même si ça marche, ça ne marche pas. Après, tu vois, je prends les conséquences qu'il faut. Et l'oléopard, j'aime bien parce que c'est un peu... Moi, j'ai été biberonnée à l'environnement startup et scale-up en tant que DRH. Et tu passes rapidement à l'action. Et donc, c'est ça, ça va vite. On prend des décisions, on tombe, on se relève, on avance. Mais le plus important, c'est d'aller vite, c'est la vélocité. Et c'est une qualité, en tout cas, qui m'anime aussi profondément.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action. Voilà.

  • Speaker #1

    Avec l'émotion qui est sur la transparence, l'authenticité et parfois d'avoir des discussions difficiles.

  • Speaker #0

    Ok, tu as une carrière de combien d'années dans les RH ?

  • Speaker #1

    Écoute, moi j'ai été diplômée en 2013, donc moi je suis un pur produit des RH. J'ai grandi notamment dans l'apprentissage, parce que j'étais paumée comme gosse. Je viens du sud-ouest de la France, dans une famille profondément agricole. Et donc... Le voyage de l'année, je dis toujours ça, c'était d'aller à Paris, qui est déjà, tu vas dans la capitale, tu as réussi. C'est un peu les stéréotypes de l'époque. Je pense que les choses ont changé et c'est tant mieux. Mais j'ai eu une grosse crise. À 13 ans, 14 ans, j'ai appris que j'aimais les femmes. En tout cas, j'avais une attraction sur... Sur les femmes, j'ai une vraie crise identitaire pendant dix ans. Et c'était mon objectif premier pour moi, c'était de trouver l'amour. C'était une obsession, c'était d'être pleinement amoureuse dans mon quotidien. Et donc les RH, j'étais paumée, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je voulais aider les autres, je voulais faire à la base de l'humanitaire. Je me souviens, j'avais pris une chambre étudiante 9 mètres carrés à Marseille parce qu'il y avait le diplôme que j'avais envie de faire. Et en octobre, le doyen me... Je n'avais pas de nouvelles. Je me suis dit c'est bizarre, je n'ai pas de nouvelles de mon doyen. Et là, on reçoit un email en disant que le diplôme n'aura jamais lieu. Donc là, c'était dur.

  • Speaker #0

    Dans l'humanitaire, c'est ça ?

  • Speaker #1

    Ouais, tu vois, ils faisaient des diplômes. Mon objectif, c'était d'être chef de projet. Et j'avais une association qui était Action contre la faim, qui m'animait. J'avais même postulé après à Londres pour cette association. J'avais vraiment envie de devenir chef de projet, d'aller dans les pays, monter des puits. Voilà, tu vois, je t'ai dit que c'était un bon moment, un bon moyen de partir à l'étranger et d'aider les autres. Et puis bon, ça, c'est pas fait. Et donc, j'ai rebondi en tout cas dans les RH. J'ai des copines. qui m'ont dit, vas-y, tente l'aventure. Et donc, j'ai commencé avec l'apprentissage, qui m'a permis vraiment, moi, je suis quelqu'un qui a besoin d'action, de concret, et donc, je ne marche pas bien dans des choses théoriques. Et c'est comme ça que j'ai arrivé chez Safran, avec qui j'ai grandi. J'ai une super mentor, Lucie Morisset, à Poitiers, qui était inspirante. Je me suis dit, je veux être comme Lucie, en fait, plus tard. Et après, voilà, j'ai eu une... Je voyageais, je suis partie à Londres. Peut-être qu'on reviendra sur ces choses, si tu veux que je raconte toute l'histoire.

  • Speaker #0

    Vas-y, tu as voyagé à Indre.

  • Speaker #1

    J'ai une crise d'identité, j'ai eu la chance, j'ai rencontré ma femme en Moldavie.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Et même pour te dire, je priais tous les soirs en me disant je veux trouver l'amour de ma vie.

  • Speaker #0

    C'était une obsession.

  • Speaker #1

    C'était vraiment, tu vois, j'avais 21 ans. Donc pour moi, c'était vraiment l'amour. En fait, j'avais aucune ambition à l'époque professionnelle. J'avais, Lucie, mon apprentissage était un peu plus tard. Mais voilà, donc j'avais pendant mes deux masters, j'ai fait une année sabbatique en Moldavie. C'était toujours le côté, tu vois. partir, aider. Donc j'allais rejoindre une association pour les accompagner sur la partie administrative. Et c'est là où notamment j'ai rencontré ma femme avec donc un... c'était trop bien, c'était le service européen volontaire donc à tous les jeunes que peut-être qui écouteront ton podcast, c'est qu'il y a plein de schémas en fait en France où on peut voyager, on finance donc on avait une indemnité tous les mois. Ils prenaient en charge en fait notre voyage aussi. Trop bien ! Trop trop bien ! Et franchement c'est des choses qui sont pas forcément connues. Et je me souviens j'avais tanné mes parents. Dix-mètre. qu'est-ce que tu vas faire ? Mon père, il avait regardé plein de reportages, la prostitue sur ma diminution, sur une plaque tournante, mais qu'est-ce que tu fais ma fille ? En fait, plus tard, ma mère m'a avoué en disant, tu étais tellement perdue qu'on préférait que tu partes, que tu restes en Charente à tourner les pouces. Et donc, c'est là où j'ai rencontré ma femme. Et donc, ça fait 13 ans maintenant, et c'est ce qui m'a permis vraiment une solidité profonde, émotionnelle. C'était en Moldavie, c'est en plein milieu de l'Ukraine. Donc l'Ukraine a aussi, chez nous en tout cas, une émotion particulière, parce que c'est là finalement où on a eu le coup de foudre. Et c'est quand il y a eu en tout cas les événements en Ukraine, on a été très touchés. On a accueilli notamment Natalia, qui était partie de l'Ukraine pour la requérir, en tout cas à Lisbonne, chez nous. Et voilà, coup de foudre, vraiment coup de foudre. C'est pas coup de foudre à notre inhim, c'est coup de foudre à la classe que tu vois en Ukraine. Ça n'a pas été simple, mais ouais, parce que de lesbienne, c'est pas comme un homme, une femme, où le flirt, la drague peut se faire sereinement. Nous, on doit savoir si, en fait, t'es attirée ou pas par les femmes. Donc moi, quand j'étais jeune, je me suis pris plein de râteaux.

  • Speaker #0

    Toi, tu savais que... Moi, je... Tu avais quand même cette conviction que...

  • Speaker #1

    J'étais dans le closet, c'est-à-dire que j'avais pas fait encore mon coming out à l'époque. Et Sonia non plus n'avait pas encore fait son coming out, donc on était deux lesbiennes refoulées. Et donc c'était difficile en fait, parce que tu sais pas finalement si l'autre... Tu vois, à quel moment en fait... C'est très compliqué. Et finalement, il y avait plusieurs signes, plusieurs signes extérieurs. Et c'est là où je me suis dit, ça y est ! Ça y est, ça arrive. Ça y est, je tombe amoureuse. Ça y est, l'autre tombe amoureuse de moi. Et donc, il faut que je vive mon rêve jusqu'au bout. Et donc, je devais rester un an en Moldavie. Donc, j'avais monté un projet de dingue parce que c'est toute l'administration française. Et là, en fait, moi, je restais un an. Sonia restait trois mois. Elle était en fin de parcours. Et donc, on a eu trois semaines très intensives. émotionnellement et voilà et et là j'avais une décision elle part à lisbonne et là moi dans ma tête c'est mais qu'est ce que je fais en fait ok est ce que je fais est ce que je la rejoins ou est ce que je reste mais potentiellement j'ai pas vu mon rêve amoureux et donc là je dis allez one life c'est toujours mon moteur c'est one life one shot j'ai vas-y on y va je quitte tout et je pars à lisbonne les parents ils disent mais waouh qu'est-ce que tu fais ma fille ? Je dis moi je vais apprendre le portugais, c'est une des langues les plus connues, je raconte un peu des mythos. Et je pars sans rien, j'avais aucun plan. Et puis finalement à Lisbonne...

  • Speaker #0

    C'était il y a 13 ans ça déjà ?

  • Speaker #1

    Ouais c'était il y a 13 ans, c'était en 2011. Donc j'étais pas encore diplômée, j'étais entre deux. J'avais fait un premier apprentissage. J'avais pas trop où j'allais. Et Sonia m'a aidée à prendre confiance en moi aussi au niveau professionnel. Tu vois, c'est toujours avec ma meilleure amie. On se disait, ma meilleure amie que je connais depuis maintenant plus de 20 ans, on se disait, mais qu'est-ce qu'on allait faire de nos vies, en fait ? Pour nous, le travail, c'était quelque chose d'assez...

  • Speaker #0

    C'était hyper dur quand on est jeune de nous demander, surtout qu'à l'époque, ça n'existait pas d'avoir plusieurs carrières professionnelles. Tu choisissais une voie et finalement, c'était ta voie pour presque toujours.

  • Speaker #1

    Pour la vie, ouais.

  • Speaker #0

    Et on te demande à 17 ans, alors que déjà toi-même, tu ne sais pas qui tu es, ce que tu veux, où tu veux aller. Qu'est-ce que tu vas faire pour tout le restant de tes jours ?

  • Speaker #1

    Mais plus tard, il y a beaucoup de jeunes qui font des facs parce qu'ils sont perdus. Parce qu'en fait, la recherche du travail, c'est la recherche de toute une vie. Le sens au travail, tu vois. Et on reviendra sur ces sujets-là. Mais tu vois, aujourd'hui, il y a une statistique. 7% des Français se sentent en train de se faire enlever. engagés dans leur travail contre 21 dans le monde. Donc en fait, on a une vraie recherche de quête de sens. Et de plus en plus, ce n'est pas quelque chose de générationnel, parce que toutes les générations ont eu cette quête notamment de sens. Mais c'est de se dire, en fait, comment faire de l'entreprise ? moment fun, on passe 7, 8, 9 heures du travail au travail et donc c'est vrai. Donc moi j'étais vraiment paumée et donc c'est vrai d'avoir eu cette rencontre dans ma vie à 21 ans, de quitter. Je me dis après coup, j'étais complètement dingue, j'étais amoureuse et c'était quitte ou double, ça passe ou ça passe pas et heureusement c'est un amour aujourd'hui qui est toujours présent et c'est ma première fan et c'est vraiment quelque chose qui me... qui me rend profondément heureuse.

  • Speaker #0

    Donc ça fait 13 ans. Il y a 13 ans, tu es partie au Portugal, à Lisbonne. Là, tu y es toujours. Donc tu as quasiment toujours bossé finalement au Portugal.

  • Speaker #1

    Alors pas du tout, parce qu'en fait, moi, après, je suis restée. On a vécu neuf mois ensemble. Donc ça a renforcé notre couple. Mais moi, j'avais quand même cette culture du master et mes parents, en fait. Les notes étaient toujours très importantes à la maison, même trop importantes, parce que ça créait beaucoup de frustration et beaucoup d'énervement avec mes parents. Mais pour moi, j'avais mon job qui était, il faut que j'aille jusqu'au master pour rendre heureux mes parents. Et donc, j'entendais toujours ma mère, il faut que tu aies ton master pour réussir ta vie. Et c'est aussi, tu vois, j'accompagne aujourd'hui des RH ou des recruteurs, des recruteuses à prendre la parole sur LinkedIn. Et notamment une cliente qui m'a particulièrement touchée, Léa, qui me disait aussi que même à son âge, à cette époque d'aujourd'hui, il y a toujours cette peur de ne pas avoir son master parce qu'on va potentiellement rater sa vie et potentiellement ne pas trouver d'emploi. Alors que c'est faux. Et c'est ça aussi qui est important, mais qui reste ancré, nous, en tant que culture française. cette culture du master, et j'avais fait notamment un post dessus qui avait bien marché, c'est de se dire, en fait, non, l'objectif, c'est aussi, soit c'est d'essayer, trouver sa voie, et c'est la quête, notamment, tu vois, d'une vie. Mais ouais, donc j'avais cette obsession du master, et donc je me suis dit, bon, il faut que je retourne en France pour trouver un apprentissage. J'ai eu la chance d'avoir une de mes anciennes amies qui m'avait dit, bon, écoute, je pars de mon apprentissage. rejoint la posture et donc c'est là où j'ai rencontré lucie qui a cru en moi et qui m'a donné ma chance notamment à safran pour pour apprendre le métier en fait concrètement et donc on a eu une avec sonia une aventure de deux ans de deux de distance tu vois et après on est parti à londres vivre notre amour au grand libre, enfin je ne sais pas comment dire, en grande liberté, parce qu'on sentait que l'Europe, enfin le Portugal et la France, on n'était pas encore mature. Et Londres, je suis arrivée à Londres, c'était mais la folie, des punks. Je suis arrivée, je me souviens, à ces grands tours. Moi, je suis provinciale, je ne suis jamais allée à Paris. Alors oui, je suis partie à Miami. J'ai eu, notamment en lissant, j'étais partie à Miami nourrir des lémuriens en fin de vie. Donc j'avais vécu. déjà quand même cette expérience du voyage. Mais là, d'arriver à Londres, c'était... Mais je me souviens, j'avais le cœur qui palpitait. En plus, comme je n'avais pas d'argent, j'avais pris le bus. J'avais pris le bus d'Angoulême à Londres. Donc, j'avais fait, je crois, 24 heures, même plus. Tu vois ? Donc, c'était vraiment la folie. Et donc là, on a vraiment pu vivre un amour libre. personne ne nous regardait, personne ne nous sifflait, on pouvait être vraiment qui on voulait et le monde était à nous et donc moi j'avais 23 ans donc j'étais tout juste diplômée j'avais fait un VIEU aussi à Bruxelles pour renforcer donc c'est là où je suis rentrée dans la marmite du recrutement j'ai commencé ma carrière de RH dans le recrutement et Londres m'a permis 1. cette émancipation émotionnelle et amoureuse et 2. j'ai fait des cabinets de recrutement ... notamment pour des jeunes diplômés et après dans la robotique. J'ai eu une première aventure entrepreneuriale internship mapper où j'avais mis en place un job board pour mettre en relation des étudiants en France pour trouver des stages à Londres. Ça avait bien marché pendant deux ans et puis après j'étais retournée en Cédille parce que j'avais encore cette quête de provinciale qui était d'acheter un appartement.

  • Speaker #0

    D'abord le CDI, le Saint Graal.

  • Speaker #1

    Le Saint Graal du tout français. J'avais envie de cette stabilité, on va dire, plus financière. Mais j'avais adoré cette première expérience entrepreneuriale à Londres. C'est là où j'étais rentrée dans la French Tech, dans la CCI aussi à Londres. J'avais noué aussi un réseau d'entrepreneurs là-bas. Cette vibrance, c'était de me dire, je peux gagner plus que 2000 euros par mois. Parce que moi, on est ancrée avec une culture. en province où c'est de se dire, ta vie, c'est gagner 2 000 euros par mois. Et là, je m'étais dit, avec l'entreprenariat, j'allais faire un mois à 7 000 euros. Je m'étais dit, mais waouh, en fait, je peux bien gagner ma vie.

  • Speaker #0

    Je t'en rends compte, c'était possible.

  • Speaker #1

    Je me suis dit, c'est possible, c'est possible, ce nouveau mode de travail. Et en fait, c'était lié à une douleur parce que j'avais quitté un job un petit peu dans la souffrance. Et je m'étais dit, bon ben... Si eux peuvent le faire, moi je peux le faire dans le recrutement et c'est comme ça en fait que j'ai commencé l'entrepreneuriat grâce au recrutement, au placement.

  • Speaker #0

    T'es jeune alors en fait !

  • Speaker #1

    J'avais commencé à 26 ans ouais.

  • Speaker #0

    À l'époque c'était déjà jeune parce que maintenant on a des personnes qui entreprennent de plus en plus tôt. Sauf qu'à l'époque c'était pas aussi courant que ça.

  • Speaker #1

    C'était pas aussi courant ouais.

  • Speaker #0

    Entreprendre à 26 ans quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai, c'est vrai. Ça m'a permis tu vois de me former sur le marketing, sur le SEO, tu vois sur plein de... plein de choses, de m'ouvrir un monde hors RH autour de l'entrepreneuriat. Et l'entrepreneuriat, c'était vraiment chouette. Et après, j'ai rejoint un cabinet de robotique et une start-up m'a appelée, un client m'a appelé pour me dire « Allez Maud, on vient de lever 3 millions, est-ce que tu veux nous accompagner de passer de l'entreprise de 15 à 80 ? » J'arrive à Paris. Paris, pour moi, dans ma tête de provinciale, ça pue le pipi, je vais mourir. En plus, j'emmenais avec ma femme et on... On avait un deal, elle faisait 2-3 jours à Londres et après elle me rejoignait à Paris. À Paris, on s'est fait siffler, on s'est fait embêter, on nous a demandé des plans à trois. On s'est dit, mais on arrive où ?

  • Speaker #0

    C'est dingo ça ! Justement, tu parlais de faire ton coming out, tu l'as fait dans la sphère plus privée. Et dans la sphère professionnelle, comment ça s'est passé ? Est-ce que tu l'as fait tout de suite ? Quels ont été les réactions ?

  • Speaker #1

    Ça a pris du temps dans la sphère privée. pro, donc je l'ai fait en fait à Paris. Je pense, c'est mon CEO, un jour, en fait, je me suis mariée en 2018, et je lui demande, donc je lui demande des congés de mariage, et il me dit, ah, félicitations, tu vas te marier, etc. C'est qui le re-élu ? Et là, je lui dis, mais en fait, c'est le re-élu. Donc là, dans ma tête, j'avais 30 secondes pour décider, est-ce que encore je mens, ou est-ce que j'assume ? Tu vois, j'assume en tout cas ce... Comme quoi, ça y est, je me marie, quoi. Donc j'assume en fait mon mariage. Et voilà, et donc ça s'est passé comme ça. Parce qu'en fait, mine de rien, et ça, c'est pas un combat, j'ai jamais voulu en fait... C'est pas mon combat, en fait. Je le vois pas comme un combat, mais comme un rôle modèle, pourquoi pas. Mais parce que ça doit être normal. En fait, pour moi, ça ne doit pas être quelque chose d'exotique ou autre. Mais il y a encore beaucoup de préjugés sur les questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu penses que ça a évolué quand même par rapport à ton époque ? Non.

  • Speaker #1

    Alors ça a peut-être évolué parce qu'aujourd'hui, moi, le seul remodèle que j'avais, c'était Tara dans Buffy et Tattoo. Je ne sais pas si ça te parle, Tattoo. On peut mettre la chanson de Tattoo à fond, qui représente pour moi l'émancipation, Tattoo. Mais aujourd'hui, il y a Sex Education, il y a The Hell World, il y a plein de séries où la communauté LGBT est représentée, et c'est beau, et c'est chouette, et donc cette jeunesse d'aujourd'hui est plus libre, je trouve. Mais en entreprise, c'est différent. C'est très difficile. Il faut savoir que moi, quand j'avais fait notamment mon coming out sur LinkedIn, il y avait beaucoup de femmes qui m'ont contactée en messagerie en disant Bravo, moi, je n'ose pas le dire dans mon entreprise. Je me souviens de cette jeune femme qui était dans le BTP. Elle me disait, mais moi, j'ai peur, mes managers, ils ne vont jamais comprendre. J'ai un enfant avec ma conjointe. J'ai peur des remarques. En fait, on est terrorisé intérieurement et c'est dur. Et donc, c'est vrai qu'en tant que RH, on a cette responsabilité de malgré tout créer un environnement serein et positif. D'où d'avoir des rôles modèles aussi dans les entreprises, qui sont pour moi des leviers très forts en tant que RH. Et surtout de libérer la parole sur ça et que finalement d'arrêter de dire qu'il y a la vie perso et la vie pro. Il n'y a pas de séparation entre les deux, que la vie pro nourrit la vie perso et vice versa. Et que les problèmes de la vie pro ont un impact dans la vie perso et les impacts de la vie perso ont un impact dans la vie pro. Et que l'objectif c'est d'accompagner ça parce que... L'impact est concret, c'est la peur de prendre des congés, c'est la peur de mettre sa femme sur sa mutuelle. Et donc, il y a plein de conséquences, en fait, qu'on n'imagine pas au niveau RH, qui font qu'on va se brider en tant qu'individu en entreprise parce qu'on a peur, parce que la libération de la parole n'a pas eu lieu. Et ça, c'est important. C'est vraiment important et ça va prendre du temps. Et c'est OK. Mais moi, je ne le vois pas comme un combat. Je n'ai jamais voulu... Parce que tu vois, on m'a beaucoup dit, c'était un ami qui m'a dit, ah mais tu sais, j'entends beaucoup de personnes qui disent que tu parles trop d'inclusion dans tes posts sur LinkedIn. C'est vrai. Et pour regarder, tu vois, j'ai fait le comparatif, 7% de mes posts sont sur l'inclusion à la directeur.

  • Speaker #0

    C'est juste que je pense que comme c'est un sujet que peu de gens abordent, du coup ça devient un sujet marquant. Alors que tu vas publier sur ce sujet-là, ça va être tout de suite remarqué. Mais en fin de compte, ça ne représente pas tout.

  • Speaker #1

    Ça ne représente pas ma vie édito, je le fais parce que je pars du principe que j'ai ce devoir envers ma génération future. Comme moi, j'aurais adoré avoir des rôles modèles à l'époque. pour me positionner. C'est un rôle, on va dire, émotionnel, mais je n'en fais pas aujourd'hui. Ce n'est pas mon activité pro, ce n'est pas mon combat. Mon combat, c'est plutôt au niveau des RH et du monde de l'entreprise et de faire en sorte d'émanciper les RH pour créer ce monde de l'entreprise plus positif, plus performant, plus inclusif. Ça, c'est mon combat. Le côté LGBT+. C'est plus...

  • Speaker #0

    C'est ton identité, ça fait partie de toi.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et toi, tu le véhicules à travers ta personne.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ma identité. Ok.

  • Speaker #0

    Et du coup, tu as fondé une entreprise qui s'appelle le Temple RH. Oui. Tu nous en parlais un petit peu. Quelles sont vos activités ? Comment ça s'est monté, tout ça ?

  • Speaker #1

    Oui. Quand je suis arrivée à Paris, c'était en 2018, il y a fait la sphère startup. C'était le plein boom à Paris. Et donc, je suis fière d'avoir pu... Je suis heureuse d'avoir fait ce changement parce que ça m'a permis d'avoir cette vibration dans l'écosystème startup. J'étais biberonnée à cet environnement-là avec Stanley Robotics, qui était cette startup en robotique. Puis après la Skylab Fair Money, qui est une banque digitale pour les pays immergents. On est passé de 50 à 350 sur trois continents. On était en Afrique, en Nigeria, en Inde, à Bangalore et en Europe.

  • Speaker #0

    Tu as vécu l'hypercroissance.

  • Speaker #1

    J'ai vécu l'hypercroissance avec les plus et les moins. Mais c'était en tant que DRH, c'était riche. Alors, j'ai raté des trucs. J'ai réussi des super choses. Et c'est à ce moment-là, en tant que DRH, que j'ai pris la parole sur les réseaux sociaux. Et ça a super bien marché parce que je partageais un quotidien. Et puis... J'en avais fait aussi un levier d'acquisition pour attirer les talents.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un vrai levier d'acquisition aussi pour les entreprises en termes de marque employeur. Et voilà, c'était en plein Covid. Je pense que comme beaucoup de personnes, je me disais, ça fait 13 ans que je naviguais dans les remonts des RH. C'était, quels sont mes 10 prochaines années en fait ? Donc, je me suis posé la question, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Comme beaucoup de gens, je pense, pendant le Covid. Et c'est là où je me suis dit, on était en Andalousie avec ma femme. à Marbella et c'est là où je me suis dit bon bah je vais tenter je me relance je me relance dans l'entrepreneuriat donc tu vois je me suis dit je me relance et donc c'est important de se dire aussi que c'est des cycles de vie tu vois à 26 ans j'ai monté une boîte je suis revenue CDI parce que j'avais envie d'acheter j'avais envie de stabilité financière j'avais envie d'avoir une carrière aussi dans les RH là j'ai fait ma carrière et je me dis bon bah je repasse de l'autre côté avec cette richesse donc en fait il faut pas se dire dans la vie que tout est blanc et tout est noir

  • Speaker #1

    Je suis hyper d'accord avec ça. Je pense qu'il y a un peu ce truc de... Quand tu es entrepreneur, tu l'es pour la vie, mais en fait, il y a des périodes de vie, il y a des cycles de vie, il y a des moments où tu as besoin de plus de sécurité, de stabilité. En fait, c'est OK d'être salarié et ce n'est pas une insulte. Tu vois, parfois, il peut y avoir...

  • Speaker #0

    J'ai adoré être salariée. J'ai adoré avoir des collègues, d'aller en soirée, de vivre en communauté parce que l'entreprise, c'est un collectif. Et ça, il ne faut pas l'oublier. C'est un collectif. Et donc, j'ai adoré être celle-là. Et l'entrepreneuriat, c'est plus, mais aussi il y a des moins. Tu as la souveraineté, tu as la pression financière, tu as l'insécurité. C'est vraiment deux modes de fonctionnement qui sont différents. Mais je m'étais dit à ce moment-là, pour moi, c'était let's go. Et donc, j'ai pris en fait les formats de freelance assez classiques en RPO. Donc, dans le recrutement et dans les RH, ça se fait très bien. J'ai commencé par ce que je connaissais plus, c'était le recrutement. J'étais payée à la journée. Puis après, en tant que RH, parce que moi, c'est ça que j'aimais, c'était d'aider les salariés, d'aider les fondateurs à prendre leurs décisions RH. Parce qu'on ne se doute pas, mais les RH, il y a des dettes RH très fortes dans les startups, dans les scale-up et même dans les entreprises, que ce soit contrat de travail, que ce soit sur les parties salaires. Il y a plein de dingueries qu'on ne se doute pas. En RH, on me dit toujours, ben voilà. tu as un problème et quand tu lèves le tapis, tu as un autre problème. C'est en fait, c'est toute la beauté de notre rôle, c'est qu'on est vraiment les architectes de l'entreprise et on doit prendre cette place stratégique dans les boîtes. Et donc, c'est comme ça que l'ambition est née. J'ai rencontré aussi Thomas qui est créateur, qui est ingénieur et qui était créateur aussi sur TikTok. On avait des visions qui se rejoignaient, des valeurs, parce que moi, mon système de valeurs est très fort. Tu vois, donc moi, c'est quelque chose très tôt dans l'entrepreneuriat que j'ai fait. J'ai identifié mes cinq valeurs pour lesquelles je ne transigerai pas, que ce soit avec mes clients, mais aussi avec d'autres personnes, mon écosystème autour de moi. Et parfois, moi, j'ai des difficultés. Des fois, en tant que créateur, on peut aussi se tirer un peu dans les pattes. Mais moi, je n'ai pas peur de dire les choses, que s'il y a un problème, tu viens m'en parler et que je veux avoir des relations saines avec les gens. qui m'entourent. Et c'est comme ça que le Temple RH est né. Et né aussi de cette envie d'aider mes pères RH. Parce que j'ai beaucoup de copines RH. 80% des RH sont en épuisement professionnel. Et donc, c'est comme ça qu'on a monté le Temple RH.

  • Speaker #1

    Incroyable ! 80% des RH,

  • Speaker #0

    elles se le disent en épuisement.

  • Speaker #1

    stéréotypes, mais quand même, il y a beaucoup plus de femmes dans ce milieu-là.

  • Speaker #0

    Il y a 80% de femmes, et en fait, l'épuisement professionnel, et ça ne me choque pas, parce qu'en fait, quand tu regardes les cinq dernières années du monde RH, on a eu l'hypercroissance des startups, la folie. Donc là, c'était l'hyper-recrutement, et l'onboarding, la culture d'entreprise, c'était intense. On a eu le Covid, où là, on arrivait à un monde pompier, chômage partiel, une économie qui s'arrête, donc des entreprises. qui sont en difficulté. Et donc là, les RH sont au cœur. Et en fait, les RH sont vraiment au cœur de l'entreprise. Et maintenant, où l'économie, l'instabilité politique, les plans sociaux, les plans sauvegarde au niveau de l'emploi, il y en a beaucoup en ce moment. On entend Michelin et d'autres qui sont en difficulté. Les RH sont là. Les RH sont cette colonne vertébrale des entreprises. Et on ne le dit pas assez sans les RH. Il n'y a pas de salaire, il n'y a pas d'employés. L'entreprise, c'est un collectif économique. Donc, il ne faut pas être dans le monde des bisounours. Une entreprise doit faire de l'argent pour survivre dans le marché. Et ça, c'est clair. Mais il ne faut pas oublier l'humain à côté, qui est essentiel pour la performance, pour la croissance. pour le collectif, pour aussi créer une histoire. Parce que l'entreprise n'est pas juste un... Pour moi, l'entreprise, c'est un art, c'est un chef-d'œuvre d'un chef d'entreprise. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre, c'est de l'art, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, on peut le faire comme ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est vrai, c'est un chef-d'œuvre, en fait, une entreprise. Et parfois, on le voit trop comme quelque chose de très froid. Quand tu vas dans des bureaux, dans des open space, c'est froid.

  • Speaker #1

    Oui, oui. Et du coup, je voulais rebondir sur... Tu parlais des RH qui sont la colonne vertébrale de l'entreprise, qui sont quand même un fondamental et tout. Et malgré tout, je trouve qu'il y a quand même beaucoup trop de préjugés sur cette population RH. On peut entendre que de toute façon, ils ne comprennent pas les gens, que parfois, on peut même entendre qu'ils ne servent à rien. Il y a quand même des choses horribles. Mais comment on peut en arriver à avoir ce tel discours ? Qu'est-ce qui véhicule ça ?

  • Speaker #0

    J'avais fait une vidéo... TikTok qui avait buzzé sur TikTok, plus de 150 000 appréciements et les retours étaient horribles sur les RH. Il y a quelque chose en tout cas que nos aînés ont potentiellement raté et c'est ok de le dire. Et moi, j'adore me confronter à la génération X et aux boomers parce qu'ils ont fait des choses extraordinaires, mais aussi ils ont raté ce lien de confiance entre les RH et les salariés. Je pense qu'il y a une focalisation plus sur... défendre entre guillemets les intérêts de l'entreprise. Et donc, il y a une rupture, en tout cas, après, avec le lien des salariés. Et les RH, je dis toujours, c'est une fonction qui est schizophrène. C'est en fait, tu y vas quand ça va bien et tu y vas quand ça va mal. Et donc, ça crée quand même un déséquilibre. C'est, est-ce que je peux faire confiance à ma RH, en fait ? Et c'est une donnée qui est très forte. C'est en fait, les salariés, c'était une étude Ségos qui disait que la note qui donnait la confiance à leur RH, c'était de 5,5 sur 10. Et que... Les salariés font plus confiance à leur manager qu'à leur RH. Et donc, on a raté quelque chose. Et ça, c'est OK. C'est en tout cas une... Il faut faire en tout cas son état des lieux. Et c'est à nous, génération Y, de prendre... On a besoin de cette transmission de la génération X et des boomers. Et moi, je suis contente. Là, tu vois, on avait envie de faire une levée de fonds communautaire avec le Temple RH pour accueillir des DRH dans notre capitale. Et je suis contente que j'ai des DRH. de cette génération-là, avec qui je vais pouvoir apprendre de ce qu'ils ont très bien fait, et aussi d'analyser qu'est-ce que nous, en tant que génération Y, on peut faire pour améliorer les choses pour la génération qui arrive au port de l'encontre. Et c'est ça, moi, qui m'anime, qui me donne des questions.

  • Speaker #1

    Ben oui, parce que parlons-en de la génération Z. Voilà. Ils sont en mauvaise presse.

  • Speaker #0

    Voilà. Mais alors que nous, on doit s'assurer de bien créer ce lien entre... On est entre deux générations totalement différentes, mais pas opposables, parce que tout peut se nourrir, on peut tous apprendre des uns des autres. Et la clé, c'est la transmission, c'est la générosité qu'il faut aussi de mes valeurs, de mon système de valeurs et pour le Templerage. Donc, c'est d'arriver à créer ce lien. Et nous, génération Y, on a ce rôle de catalyseur.

  • Speaker #1

    Intermédiaire, en fait, on est entre les deux.

  • Speaker #0

    Entre les deux, et je trouve ça génial. Et on a ce rôle à jouer et nous, on veut vraiment être ce temple. C'est pour ça qu'on l'a appelé ce temple. On va entre guillemets, nouvelle génération. On veut former cette génération de RH sur les compétences d'aujourd'hui et de demain pour être prêt en entreprise. Mais parfois, de taper du poing sur la table avec des CEOs, des PDG, de faire entendre notre avis au COMEX, au CODIR et de prendre cette place. qu'on doit prendre dans les entreprises et d'aller accueillir notamment cette génération Z qui a envie de prendre sa place, de parler, d'échanger, qui est pleine d'innovation,

  • Speaker #1

    de liberté,

  • Speaker #0

    de flexibilité, de créativité. Et on doit faire de l'entreprise un endroit où, sans rentrer dans le monde du bisounirs, mais en fait d'avoir de la créativité, d'être un endroit sécurisant. C'était le PDG notamment de Netflix, dans son livre « Règles, pas de règles » , je n'ai pas une très bonne mémoire des noms, qui disait en fait que le plus grand combat d'une entreprise, c'est d'aller à la chasse au process. En fait, le process tue la créativité, donc il en faut des process, c'est important pour ne pas être dans le chaos non plus, mais à la juste valeur parce qu'en fait c'est… Et aussi, cette génération a envie de créativité, d'innovation. Ils ont tellement à nous apprendre, ils ont tellement à apprendre aussi à l'entreprise.

  • Speaker #1

    Après, c'est trouver un juste milieu, encore une fois, parce que moi, je trouve qu'une entreprise sans process, c'est quand même un peu compliqué.

  • Speaker #0

    C'est chaotique. Moi, je l'ai vu dans les startups que j'accompagnais au démarrage. C'est chaotique quand tu as 250 salariés et que tu n'as pas de process d'onboarding dans la boîte et donc tu as des ratés de paye. parce qu'il y a un salarié qui n'a pas été payé. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc, il faut des process clairs, mais il ne faut pas non plus surcharger de process l'entreprise. Non, c'est sûr. Voilà.

  • Speaker #1

    Et donc, en fait, ce que je comprends, c'est que chez le Temple RH, vous faites aussi de la formation quelque part. Il y a plusieurs activités, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Non, en fait, aujourd'hui, on a évolué avec le Temple RH à neuf mois. Donc, c'est une entité quand même assez jeune. Mais tout de suite, on a eu envie, nous notre objectif c'est les RH. Donc ça, nous notre point d'ancrage, c'est d'aider les RH. C'est d'accompagner les RH à se sentir bien, de mieux vivre leur quotidien de RH, qui vont après faire mieux vivre le quotidien des entreprises. Donc ça c'est nous, c'est ce qu'on a envie de faire. Et donc comment on le fait ? On le fait par deux choses. L'information, qui est aujourd'hui clé dans le monde dans lequel on vit. Donc ça, on veut monter un média. pas RH mais un mondial sur le monde du travail et donc les RH vont avoir leur voix mais j'ai envie aussi d'avoir des salariés j'ai envie d'avoir aussi des managers pour pouvoir réconcilier en tout cas tout le monde autour de la table et des PDG des CEO, des comex ça c'est vraiment un objectif qu'on a avec le Temple et de l'autre côté les RH qui sont les architectes que l'on doit former, moi en 15 ans de carrière j'ai fait une formation Ah ouais ? En fait, on est les coordonnées les plus malchancées. Une des douleurs des RH, c'est le temps. On n'a pas le temps. On doit être pompier dans les situations de crise. On doit faire l'administration. On doit être stratège et business partner. Donc, on a une multitude de rôles. Et donc, l'objectif, c'est d'enlever la partie administration potentiellement avec des outils d'IA et donc avec le pouvoir de la digitalisation dans l'automatisation et de pouvoir... former des RH plus sur la partie stratégique qu'administrative. Donc ça, c'est un des enjeux, en tout cas, de notre génération à nous. Mais c'est de devenir le centre de formation de prédilection des RH et donc de les former via de la vidéo, via du contenu, via de la formation, des bootcamps, des ateliers. Ça, c'est ce qui nous anime, en tout cas, au Temple RH.

  • Speaker #1

    Génial. Je pense qu'on pourra faire plein de choses ensemble. Moi, ma cible, c'est vrai que moi, je travaille avec les RH, parce qu'en fait, je vends des formations. En général, mes interlocuteurs, ce sera des RH. Et je vais plutôt former des collaborateurs. Mais c'est vrai que c'est sur des sujets, sauf skills humains, leadership, gestion des émotions. En fait, sur lesquels, finalement, les RH sont aussi concernés. Mais en t'écoutant, je me rends compte que je n'ai jamais des RH en formation. T'es incroyable !

  • Speaker #0

    Maintenant que tu le dis, c'est dingue ! Ben oui, en fait, nous, on va... En fait, nous, on prend soin des autres. Mais qui prend soin de nous ? Et en fait, moi, c'est ça qui m'anime, c'est prendre soin des RH. J'aime ma communauté. Les RH sont fun. Les RH sont positives. Les RH ont envie de faire des choses. Les RH, voilà. Et donc, il faut arrêter. Et après, c'est à nous de reconstruire cette image-là. Et oui, parfois, on est porteur de mauvaises nouvelles parce qu'il ne faut pas... La vie... Il y a des mauvaises nouvelles et il y a des bonnes nouvelles. Il faut arrêter en France d'être aussi dans ce côté-là où on est parfois trop dans la protection et pas assez dans la réaction. Et parfois on peut être trop coucouning avec nos salariés. Mais c'est de se dire, à un moment donné, l'entreprise, ça va, il y a des moments ça va, il y a des moments ça ne va pas. Il faut savoir en discuter, il faut savoir casser parfois la peur de dire les choses, de dire que ça ne va pas.

  • Speaker #1

    L'entreprise ça reste un lieu de travail bien sûr on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, enfin je pense que c'est important, mais après ça reste aussi un lieu de travail et tu vois mathématiquement j'étais dans une boîte où souvent on disait on est une famille. Moi je trouvais ça très bizarre, moi j'étais là mais je veux pas que vous soyez ma famille, tu vois ce que je veux dire ? Et je trouve ça même limite un peu malsain parce que ça crée une espèce de dette émotionnelle, de relations qui sont pas professionnelles quoi tout simplement. Je ne sais pas si c'est encore courant d'avoir ce discours de famille, mais en tout cas, je pense que c'est...

  • Speaker #0

    Oui, tu l'entends. Et je pense qu'en fait, l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif. C'est un collectif où on va pouvoir s'émanciper parce que l'être humain s'émancipe sur différents secteurs de sa vie. Et le travail, c'est une émancipation dans ce quotidien. Les hommes et les femmes, tous les genres ont envie, aiment faire bien les choses. et tu vois la reconnaissance c'est tellement important de dire merci c'est super bien ce que tu as fait merci pour ton travail, c'est tellement sous-côté aujourd'hui et tu vois, je pense que Je pense que l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif d'émancipation où on peut vraiment avoir une vision. C'est pour ça que je disais que c'est un chef d'oeuvre, une entreprise, parce qu'en fait, il y a une vision. On oublie trop la vision, la vision de l'entrepreneur, de l'entrepreneuse ou la vision. Tu vois, par exemple, Renaud, c'est 150 ans d'histoire. À la base, c'est une famille. Et après, c'est des hommes et des femmes qui reprennent cette culture d'entreprise-là. Tu vois, et donc il faut... la rénover, il faut en prendre soin. Et elle change d'une époque à une autre. Oui,

  • Speaker #1

    c'est clair. Tu prends une IA, elle ne va pas te créer une entreprise. S'il n'y a pas d'humains, il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de collectif,

  • Speaker #0

    il n'y a pas de vie. Là, on accompagne aussi notre entreprise qui est la Société des Bains de Mer à Monaco. C'est 150 ans d'héritage dans ce territoire. Et en fait, c'est de se dire nous, on doit faire vivre ce chef-d'oeuvre. Tu vois, de décennie en décennie avec cette vision. Et donc, il ne faut pas oublier que l'entreprise, c'est un chef d'oeuvre, c'est un laboratoire d'idées, d'essais. Et c'est pour ça qu'il faut faire attention au process. C'est de l'innovation. Et en interne, il faut aussi faire vivre cette innovation, cette créativité, cette liberté. Et c'est au RH et à tous les... corps de métier, mais les RH restent cette colonne vertébrale, ces moteurs de projet, lanceurs d'alerte, et c'est ce Ausha qu'on doit aussi prendre nous en interne, et c'est ce qu'on a envie d'aider à faire, ça va prendre, c'est la mission d'une vie, ça va pas se faire d'un claquement de doigts, mais c'est de réunir des DRH, des fondateurs autour de nous pour faire vivre en tout cas cette mission-là grâce à l'information et à la formation.

  • Speaker #1

    Informaison et et formation. J'ai vu aussi que l'année dernière, vous avez fait un festival. C'était incroyable. Tu peux nous en dire plus ? Ça t'est venu d'où cette idée ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ce festival ?

  • Speaker #0

    C'est fou, ça. C'était vraiment fou. Mais c'est pour dire que en fait, moi, je suis une charentaise. Je suis très fière de mes origines. Je suis très fière d'être française. Et ce n'est pas d'être chauvine ou chauvin de dire ça, mais je suis très fière d'où je viens. Et c'est de se dire que tout est possible, en fait. Et c'est pour ça, le léopard, non, c'était quoi ? C'était le saumon. Voilà, le saumon. Tu ne laisses jamais tomber. En fait, c'est toujours de se dire, si on a ce feu-là, si on a envie de faire des choses, même si au début, ça paraît un tout petit truc, c'est des gouttes d'eau. C'est ce que je dis tout le temps à ma communauté, des gouttes d'eau forment des océans. Et c'est ensemble, un par un, en se prenant la main, qu'on va arriver à faire des choses. Et donc le festival, c'est la conséquence d'un collectif, c'est la conséquence d'une vision, c'est la conséquence de l'entraide, de la solidarité d'une communauté RH autour d'un projet aussi dingue qu'un festival. Moi, je suis du Sud-Ouest, donc j'ai fait beaucoup de festivals. J'ai une adolescence assez chaotique, donc j'ai fait beaucoup la fête. J'adorais ça. Et c'est vraiment pour moi toujours ce catalyseur, cet entre-deux, entre... Ouais, la vie, c'est fun. L'entreprise, ça peut être fun. Ce côté un peu bisounours, c'est OK de parfois de l'être. Et le côté un petit peu plus sérieux, c'est un peu le... Tu vois, c'est un peu, tu vois, de force, le chaos et le cadre. Donc, c'est ça que j'ai voulu mettre dans le festival. C'est le chaos et le cadre. Et donc, le chaos, c'est l'environnement du festival, la fête. que l'on a fait jusqu'à minuit avec un DJ qui était un ancien RH qui se reconvertit dans DJ, avec du rap, avec du one-man show, mais aussi l'écosystème avec des food trucks, des chapiteaux, des tipis. On est à l'air libre, on est avec la nature. Donc voilà, on a eu aussi une tente alternative avec des choses un petit peu loufoques. Ça, c'est le côté l'art. et j'aimerais pour la seconde édition qu'on aille encore plus loin sur cette partie art, créativité. créativité et le cadre. Le cadre RH, et ce qui est normal, la formation, l'information, des conférences, des ateliers. Voilà. Trop bien.

  • Speaker #1

    Il y avait combien de participants ?

  • Speaker #0

    On a eu 250 personnes. C'était vraiment chouette. Alors il y a eu des ratés. C'était une première. C'était une première, voilà. Mais ce que j'étais fière, c'est que la communauté RH était là. Des gens m'ont fait confiance et moi qui, voilà, qui reste quand même assez, voilà, comme je dis, j'ai une J'ai toujours cette image de moi, je suis une charantheze.

  • Speaker #1

    Je trouve que c'est une belle preuve de reconnaissance aussi, vous avez un travail et de la crédibilité que tu peux avoir sur ton sujet. Tu fais un travail important de création de contenu, d'éricer à Rastidu, c'est toujours pertinent ce que tu écris. Donc en fait, finalement, c'est aussi la conséquence que tu as.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait peur parce qu'en fait, c'est de te dire, c'est courageux, c'est audacieux. Je suis contente parce que j'ai des... partenaires qui m'ont fait confiance, Florent de We Feel Good, Joanne de Jarvie, Myriam de Kenda, Paul de Talent et Geoffrey de Wobby, tu vois, et c'était mes cinq premiers partenaires, ils m'ont fait confiance, et l'importance des marques, tu vois, ta Conto, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, c'est de se dire, en fait, on peut tous bosser ensemble, on peut tous travailler ensemble, et on peut tous monter des projets de ce type d'envergure. Et je trouve ça inspirant en fait. Et donc là, l'édition 2 va arriver, encore dans un lieu encore plus beau,

  • Speaker #1

    plus joli. Tu as déjà un peu l'idée de date ?

  • Speaker #0

    Voilà, 2 et 3 octobre. Donc nous, on s'ancre sur cette partie automne. Puisqu'on verra si on l'avance un petit peu dans le temps. Mais on aime bien finalement octobre, où c'est la rentrée, on ancre des connaissances. C'est souvent une période qui est un peu difficile à la fin d'année. Là, on avait beaucoup de retours de RH. C'était un souffle d'air dans ma fin d'année. Voilà, ça m'a fait du bien, je me suis défoulée, il y avait beaucoup d'amour. En fait, c'est ça. Nous, le festival, il faut de tout, il faut différentes typologies d'événements. J'étais à HETCHARTECH hier, donc c'est une grosse conférence à Porte de Versailles, c'est immense, etc. Il en faut. Nous, l'objectif, c'est ça, c'est cette liberté, on va se concentrer sur l'individu RH. C'est ça qui va nous intéresser au Festival RH, c'est l'individu et l'objectif d'avoir ces retours-là, liberté, fraîcheur, rigolade, fun, amour, c'était vraiment sympa de se retrouver tous ensemble.

  • Speaker #1

    Et de créer des connexions entre des personnes qui ne sont pas forcément, mais qui ont le même métier.

  • Speaker #0

    Exactement. Ok,

  • Speaker #1

    très génial. Et là, ce serait quoi tes projets les plus fous pour Temple du RH ?

  • Speaker #0

    Ouais, je pense que tu vois, l'imagination n'a pas de limite. Tu vois, je pense que notre média, on a vraiment envie de faire quelque chose de sympa. Tu vois, donc on a besoin d'aide sur ce sujet-là.

  • Speaker #1

    Vous êtes deux associés, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Voilà, j'ai Thomas et moi. Et puis là, l'objectif, c'est d'avoir des advisors autour de nous. Parce qu'en fait, je trouve que l'aventure est plus fun en groupe. Et en fait, on a tous à gagner, être tous ensemble, que chacun de son côté. Et donc là, j'ai des... J'ai des RH qui vont prendre des parts au capital. Et aussi, c'est de se dire ensemble, on participe. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre. On a envie que le Temple RH, ça soit un chef-d'œuvre pour les RH. Et donc, pour nous, le média, ça va être quelque chose d'assez... On aimerait faire des choses assez folles sur nos formations aussi. Concrètement, faire des choses qui cassent un peu les codes. Réfléchir, essayer. C'est pour ça que... pour nous c'est important d'avoir ce groupe d'advisors pour se dire ok, jusqu'où on peut aller aussi dans la formation et après sur de l'événementiel, bah ouais j'aimerais bien le festival RH déjà l'ancrer en tant qu'événement incontournable pour les RH et le faire grandir et grandir et grandir donc je pense que l'objectif c'est de se concentrer parfois sur un projet ça c'est un peu le projet le plus fou et après voilà d'autres idées qui viendront mais déjà je pense qu'on a pas mal à faire on peut tout faire mais pas en même temps voilà faut se faut savoir se focus et voilà certains projets pendant une période de temps à faire un temps voilà et après passer à autre chose c'est aux gens soit des choses voilà et voilà donc je pense que déjà me concentrer tu vois là j'étais à et chartek il y avait la communauté du temps qui est là on a mangé au resto et là je me dis moi ça prend forme ça commence à ça commence à prendre des gens qui ont voilà et donc finalement aussi tu attires t'attirent les personnes qui te ressemblent, malgré tout, au début. Et je suis contente parce que Valentine, Ségolène, Jérémy, Christelle, toute cette communauté qui nous font confiance. Parce que c'est ça, c'est une question de confiance quand on démarre. Tu vois, je regarde...

  • Speaker #1

    Ça, c'est des RH que tu viens de citer. Voilà,

  • Speaker #0

    c'est des DRH qui nous font confiance autant. Mais toi, je regardais hier Jacquemus, Simon porte Jacquemus, tu vois. qui disait que lui, quand il a commencé ses créations, c'est Karl Lagalfède, excuse-moi, ça me fait pleurer, c'est Karl Lagalfède qui lui a osé lui donner un œil à son art. Et en fait, si on n'a pas cette confiance entre nous, On n'arrivera pas à créer des choses. Et donc, je me dis, cette confiance, elle est à prendre avec force. Parce que moi, j'ai de la chance d'avoir des DRH qui me font confiance aujourd'hui. Et j'espère encore avoir de futurs DRH de plein de grands groupes et d'entreprises. Cette confiance-là, c'est ce qui fait qu'on lance des projets, on lance des entreprises et on a besoin de cette confiance-là. Comme moi, demain, j'aimerais faire confiance. à des jeunes entrepreneurs, à des jeunes DRH, à des jeunes RH qui veulent faire des choses parce que c'est dur. C'est dur l'entrepreneuriat, c'est dur de créer. Et donc cette confiance-là, c'est pour moi un joyau. C'est mon joyau et qui ancre mon système de valeur et que je suis redevable à vie de cette confiance envers les personnes qui croient en moi et qui croient en nous au Temple RH.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il y a vraiment cette notion aussi de donner-recevoir et que quelque part... moi je crois beaucoup au karma et je me dis que quand tu reçois c'est aussi parce que quelque part à un moment donné t'as pu t'as su donner sans même t'en rendre compte finalement mais il y a ce truc là et j'y crois beaucoup de l'univers de donner recevoir et je

  • Speaker #0

    suis assez d'accord avec toi et je pense que tu vois c'est pas à faire preuve de faiblesse ou de vulnérabilité de dire ces choses là c'est juste euh... Tu vois, c'est juste être une personne dotée d'émotions et de sentiments, et de croire en soi, de croire en ses rêves. Et si on peut être tous ensemble autour de ça, c'est plus chouette. Et donc, il ne faut pas avoir peur de cette vulnérabilité-là. Et parfois, c'est dur dans les entreprises, où on a été formaté dans des cadres durs. masculin malgré tout, sans rentrer dans les stéréotypes, parce que je trouve que les hommes ont aussi leur part d'émotions qui sont potentiellement aussi parfois mis de côté, et de retrouver, et donc se dire, ensemble, si on peut avoir des émotions, de tenter des choses, et c'est parce qu'on a des émotions qu'on n'est pas fiables. En fait, les deux vont très bien ensemble. Le côté, et toi pour moi c'était important sur tes cartes, il y a le côté émotion, il y a le côté action. Et donc, moi, je suis quelqu'un qui persévère, qui se déterminait, qui passe à l'action, qui lâche rien. Mais j'ai des émotions. Je suis authentique, je vis mes émotions, je vis ma vie.

  • Speaker #1

    Je trouve ça hyper intéressant, cette notion d'émotion. Et notamment, en fait, pour moi, c'est dès le début dans l'RH, c'est dès le recrutement. Et malheureusement, et j'espère que les choses sont en train de changer, j'avoue que moi, je n'ai pas forcément d'oeil là-dessus, mais tu vois, dès le recrutement, quelque part, en entretien, T'as l'impression que tout le monde porte un masque, que les émotions ont pas forcément leur place, t'as l'impression que c'est une espèce de pièce de théâtre. J'ai jamais été à l'aise avec ça. Personne n'est à l'aise avec ça.

  • Speaker #0

    Personne n'est à l'aise avec ça, oui. Je pense que personne n'est à l'aise avec ça et je pense que même un... Je pense que personne n'est à l'aise avec ça. C'est vrai que déjà le premier contact, et donc l'importance de la marque employeur, et nous on accompagne des boîtes là-dessus, c'est vraiment aussi, c'est la première image que tu renvoies à l'entreprise, c'est l'entretien. Déjà, ce n'est même pas l'entretien, c'est les offres d'emploi. Et déjà, quand tu vois des offres d'emploi qui sont toutes froides, qui sont sans émotions, et avec la société Demander, on voit le avant-après.

  • Speaker #1

    Une boîte avec qui tu as bossé ?

  • Speaker #0

    Voilà, on voit l'avant et après des offres d'emploi. On sent une vision, on sent une émotion. Et ça en fait... L'art, l'écriture, c'est de l'art. Les offres d'emploi, c'est une partie d'art parce que tu écris un bouquin, tu peux pleurer, tu peux rire, tu peux vivre un bouquin. Un film, tu l'écoutes, tu le regardes. Une œuvre d'art, moi, tu vois, parfois, je suis une fan d'impressionnisme. J'adore Renoir et quand je peux passer une heure, deux heures, ça saoule ma femme, juste à regarder la beauté des choses. Et en fait, il ne faut pas oublier le chef-d'œuvre de l'entreprise. Il faut du cadre, il faut du sérieux, il faut ce côté un peu glace, il faut ce côté un peu chaotique, un peu fou, un peu rouge, un peu feu. Et donc la marque employeur doit aussi rayonner de cette façon-là. Et les offres d'emploi, le site carrière sont des éléments plutôt froids et on peut en faire quelque chose d'assez feu, d'assez rouge. Et donc nous, on adore accompagner les... les boîtes à faire ça. Et c'est pareil pour la prise de parole des fonctions RH, de faire rayonner cette marque employeur et de faire vivre cette authenticité finalement dans les entreprises.

  • Speaker #1

    Petite anecdote sur le recrutement. Il y a quelques années, c'était il y a longtemps, j'imagine que ça ne se fait plus. Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    C'était dingue, tu le sais, un entretien.

  • Speaker #1

    On m'avait fait passer un test de calligraphie, donc je devais écrire une lettre. Il a donné au RH et à partir de là, ils étaient capables d'analyser ma personnalité, qui je suis, ce que je fais. Je me souviens que j'ai été recalée de cet entretien. Je n'ai jamais su pourquoi et j'ai trouvé ça... hyper froid, hyper infroyant et puis super injuste en fait. J'avais besoin de savoir qu'est-ce qu'ils avaient vu dans mon émission.

  • Speaker #0

    Après l'objectif, pour moi je dis jamais, c'est pas de bâcher. Faut pas bâcher en fait, c'est que derrière il faut comprendre toujours pourquoi. La raison derrière, j'ai pas le temps, j'ai X trucs à faire dans mon rôle. Il y a toujours une conséquence derrière de cette action-là. Et potentiellement c'est pas volontaire, tu vois ce que je veux dire. Oui,

  • Speaker #1

    quand tu es candidat, en vrai,

  • Speaker #0

    tu ne fais pas gaffe à ça. Tu ne fais pas gaffe à ça. D'où l'importance d'être vigilant et exigeant avec soi-même. Et donc, nous, c'est l'objectif de la fonction, c'est d'en faire une fonction bienveillante, avec attention au galvaudage, mais une fonction positive et aussi une fonction exigeante. C'est-à-dire que donner des retours à des candidates et à des candidats. C'est le minimum vital, en fait. Et aujourd'hui, on n'a pas d'excuses parce qu'il y a des outils qui font ça, qui nous aident à amplifier notre force, tu vois, en interne. Mais voilà, la calligraphie, des choses comme ça, ça existe parce qu'en fait, en France, on a cette peur de mal recruter. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a un droit du travail qui est très dur pour les entreprises. Il faut... un juste milieu. Tu vois, moi, j'ai vécu en Angleterre et c'était trop flexible. C'est-à-dire que, moi, parfois, je pouvais voir des salariés partir à 14h sans dire au revoir. Ils prenaient leur boîte et ils repartaient. Donc, il y a un juste milieu à trouver. Mais c'est vrai que le droit du travail en France est quand même assez rigide, assez dur pour les entreprises et pour les startups, pour les entrepreneurs, pour les artisans. On est, en France, c'est dur. Et c'est même déconstructif. de la créativité et de l'innovation en France. Et donc ça, c'est un fait. Et donc en fait, on met cette pression autour du recrutement, on met cette pression autour des chefs d'entreprise ou des artisans, des commerçants sur le recrutement. Parce qu'un mauvais recrutement,

  • Speaker #1

    ça coûte cher.

  • Speaker #0

    Ça coûte cher, ça a beaucoup d'impact financier, ça peut couler des boîtes. Et donc, il y a cette conséquence-là qui fait que... On va utiliser tous les outils. Si la calligraphie peut nous aider, si des têtes de personnalité peut nous aider, si machin peut nous aider. Et donc, on va aller un peu sur ces pratiques un peu woke du recrutement. Moi, j'en suis assez critique parce qu'il faut nourrir cet esprit critique. Je pense qu'on peut les utiliser pour nourrir des décisions, mais ça ne doit pas être des conséquences. C'est clair. Des conséquences. Des conséquences. Et malheureusement, beaucoup d'entreprises peuvent utiliser ces outils malheureusement à mauvais escient et qu'un bon... Recruteur ou une recruteuse, c'est de faire des entretiens tangibles avec des questions qui sont liées avec des compétences, avec de l'évaluation de soft skills ou de culture fit. Et donc en fait, un entretien structuré avec une scorecard bien faite. Ces deux outils tangibles qui vont faire que votre recrutement est inclusif, positif. et performant. Et on n'a pas besoin de calligraphie. On n'a pas besoin de test de personnalité pour s'assurer qu'on fait un bon recrutement.

  • Speaker #1

    D'accord. Moi, je suis certifiée sur l'outil DISC. Souvent, on me demande est-ce que c'est un outil qu'on peut utiliser dans le recrutement, etc. Donc moi, je le déconseille. Après, vraiment, si... Enfin, je veux dire, la seule raison qui puisse faire qu'on peut l'utiliser, c'est vraiment, c'était en fin de processus, c'était entre deux candidats, que vraiment, tu... Et encore, moi, la condition, c'est que je dis à condition d'expliquer le modèle au candidat et de les débriefer sur leur profil. Parce que ça me paraît être le minimum. Tu ne peux pas juste faire passer un test et dire on vous prend ou on ne vous prend pas.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Jusqu'à présent, je ne l'ai jamais fait.

  • Speaker #0

    Et encore, parce que tu peux avoir un profil rouge. disent bon ok, c'est le profil qu'on va rechercher, dominant, etc., fort de proposition, etc. Finalement, une personne bleue aurait pu aussi très bien réussir dans le poste. Et donc, on commence à mettre des carrés dans des carrés, des ronds dans des ronds. Et en fait, c'est ce qui tue la créativité, c'est ce qui tue l'innovation, c'est d'avoir des clones dans les entreprises. On ne veut qu'une équipe de rouge. En fait, souvent, après, d'avoir que des équipes homogènes. C'est tout le contraire.

  • Speaker #1

    C'est pas bon du tout.

  • Speaker #0

    Et ça va créer potentiellement des équipes désorganisées, des équipes toxiques à souhait.

  • Speaker #1

    Moi, je fais les rapports de groupe sur le disque.

  • Speaker #0

    Très bien.

  • Speaker #1

    Souvent, je vais identifier où se positionnent chacun des collaborateurs. Et l'idéal, c'est ce qu'on dit souvent, c'est d'avoir une diversité, d'avoir un maximum de diversité et de couleurs dans l'équipe. Et à noter qu'en fait, t'as pas une... Enfin, t'es jamais une dominante. T'es jamais rouge, en fait. T'es souvent rouge, plus bleu. et un peu de vert, mais t'es pas qu'une couleur, c'est hyper complexe, on est des êtres humains, on peut pas être mis... C'est vrai que, voilà, moi je trouve que le disque est puissant et qu'il peut amener plein d'informations, mais c'est pas à prendre au pied de la lettre, et pour moi c'est un outil de questionnement, et d'introspection, c'est pas une vérité absolue, et c'est pas à prendre... voilà, de la lettre quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    ouais.

  • Speaker #1

    Donc voilà. D'autres pépites ?

  • Speaker #0

    C'est les pépis sur le recrutement, il y en a plein. Et encore, et moi je veux bien appuyer sur là, c'est pas du bashing. Et ça c'est important. Il ne faut pas critiquer, pointer, parce que derrière c'est peut-être une personne qui n'est pas bien formée, qui n'a pas forcément les codes, qui n'a pas forcément les outils nécessaires. Il y a des pressions de différents niveaux. Et ça c'est vraiment un point important. Et nous c'est notre mission au temps, c'est pas forcément de pointer. mettre en avant des situations rocambolesques et on peut dénoncer des pratiques. Mais l'objectif derrière, ce n'est pas de pointer du doigt ou de bâcher, c'est de te dire, OK, tu as besoin d'aide, comment je peux t'aider ? Et de mettre en place, tu vois...

  • Speaker #1

    En plus, c'est souvent comme les avis Google, c'est-à-dire que quand tu n'es pas content, tu vas le dire haut et fort et tu vas le crier sur tous les toits. Et quand ça se passe super bien et que c'est génial, bon, tu ne vas pas forcément en parler. Donc, c'est un peu ça, malheureusement, aussi que tu as subi la profession, tu vois.

  • Speaker #0

    Exactement, exactement. Voilà, et donc ça, pour moi, c'est vraiment important de faire ça. Et je pense qu'en effet, on est là sur un changement, un carrefour qui est assez excitant, parce que, ouais, on doit remettre à niveau nos compétences, on doit remettre à niveau les pratiques dans les entreprises. Et donc là, c'est excitant pour créer l'entreprise qu'on a envie de voir demain.

  • Speaker #1

    Un petit quiz ? Ah,

  • Speaker #0

    trop d'argent ! Oh,

  • Speaker #1

    stress ! Oh non, c'est pas un quiz de connaissances, t'inquiète ! Tu préfères ça ou ça ? C'est genre, tu es plutôt open space ou bureau fermé ?

  • Speaker #0

    Aïe, aïe, aïe, c'est dur ! Je pense qu'en tant que... J'aime bien les bureaux fermés parce que des fois, l'open space, ça peut être vraiment le brouhaha, tu vois. et d'avoir ton bureau ou avoir un bureau par équipe. Je n'ai pas encore trop tranché, donc je te dirais mi-figue, mi-raisin.

  • Speaker #1

    Fromage ou dessert en parlant de figues et raisins ?

  • Speaker #0

    Fromage ou dessert ? Moi, je suis friand de dessert. Très sucré alors.

  • Speaker #1

    Dans tes projets, tu es plutôt marathon ou sprint ?

  • Speaker #0

    Moi, je suis plutôt marathon. Je crois vraiment à une vision longue, à une vision sur le long terme, au temps long. et moi en tant qu'être humain demain je... Je ne sais pas, j'aimerais beaucoup aussi, à 40-45 ans, être maire d'une ville. C'est un truc que j'aimerais beaucoup. Parce que je trouve que d'être maire d'une ville, je trouve que c'est le plus beau métier, en tout cas en politique, que tu peux faire. Parce que tu gères, c'est un peu comme gérer une entreprise. Tu gères un budget, tu gères des soucis du quotidien, tu peux organiser des festivals. Et je trouve que pour moi... plus tard. Là, j'ai vraiment mon ambition du Templerage. Mais ça, c'est quelque chose qui me titille pas mal. D'être mère d'une ville un jour.

  • Speaker #1

    Shopping ou méditation ?

  • Speaker #0

    Shopping.

  • Speaker #1

    Lefto, motivée ou oiseau de nuit productive ?

  • Speaker #0

    Plutôt lefto.

  • Speaker #1

    Soirée karaoké ou jeu de société ?

  • Speaker #0

    Jeu de société. Ah,

  • Speaker #1

    c'est vrai ? Je t'aurais plus vu faire du karaoke.

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors je peux autant. En fait, le karaoké, ça me va très bien. Mais moi, j'adore les jeux de société. J'adore la réflexion.

  • Speaker #1

    Bon, je t'inviterai à me servir de karaoké.

  • Speaker #0

    Ça marche.

  • Speaker #1

    Silence pour bosser ou musique à fond ?

  • Speaker #0

    Silence.

  • Speaker #1

    Céline Dion ou Beyoncé ?

  • Speaker #0

    Céline Dion. Ah, j'adore, c'est mignon. Ok.

  • Speaker #1

    Tout doux papier ou outils de gestion ?

  • Speaker #0

    Outils de gestion.

  • Speaker #1

    Ouais, surtout quand on travaille à plusieurs endroits.

  • Speaker #0

    Et j'ai la chance d'avoir Thomas. Oui,

  • Speaker #1

    on en a parlé un petit peu tout à l'heure. Thomas,

  • Speaker #0

    c'est ton associateur. Ouais, c'est mon associé. Sans lui, il n'y aurait pas tout ça. Big up à toi, Thomas, parce que... Il est solide, il partage des valeurs extrêmement fortes, quelqu'un de très humble, de très généreux. Nos valeurs, en tout cas, sont vraiment alignées. Et toute cette partie ingénierie, systémisation des process, il m'a montré encore hier des trucs trop bien pour nous aider à aller plus vite et avancer.

  • Speaker #1

    Ça m'intéresse de savoir, est-ce que tu l'as rencontré et tu as décidé que vous alliez vous associer ou est-ce que tu pensais à t'associer et tu as cherché un associé ?

  • Speaker #0

    C'était en fait mon internship mapper, donc tu sais mon job board d'étudiant de mise en relation. Donc en fait Thomas lui, il est sur TikTok, donc là je crois qu'il arrive à ses 100 000 abonnés. Donc il donne des conseils pour les 18-24 ans. Donc j'adore ce côté carrière-emploi, je trouve qu'on match pas mal. Et il m'avait contacté parce que j'avais dit, bon bah en fait je vais fermer le site. Est-ce que ça peut intéresser une personne de reprendre le projet ? Parce que j'avais quand même fait pas mal de SEO. Tu vois, j'apparaissais sur Stage à Londres, Stage Amsterdam, Stage à Lisbonne, sur des premiers choix sur du SEO. Il y avait une plateforme, j'avais plein d'entreprises super intéressantes, etc. Et ils m'avaient contactée pour reprendre le truc. Finalement, ça ne s'était pas forcément fait. Après, voilà, on a commencé à bosser ensemble progressivement. Et puis ça s'est accéléré quand j'ai eu l'idée du festival. C'était lors d'un co-living, il était là. Donc c'est quelqu'un qui... Et progressivement, on s'est associés. Et puis on a eu cette vision de ce centre de formation. Parce que lui, il a fait beaucoup de formations aussi dans le passé. Et donc on se rejoint bien finalement sur nos ambitions perso et nos ambitions pro.

  • Speaker #1

    Belle rencontre.

  • Speaker #0

    Très belle rencontre. Et ça encore... Après, je ne suis pas quelqu'un de spirituel, je ne suis pas quelqu'un, je suis assez cartésienne dans mon approche de la vie. Et potentiellement plus tard, j'irai sur, pas encore, mais je pense que j'aurai une attirance progressive. Mais à chaque fois que j'ai fait des intentions dans ma vie, que ce soit pour trouver Sonia, ma femme, j'avais fait beaucoup d'intentions en disant je veux trouver l'amour, Et là j'avais vraiment envie de trouver un associé, j'avais dit je veux trouver un associé.

  • Speaker #1

    Ah peut-être ! Ok, vous pouvez aller au film ouvert si vous voulez chercher un associé.

  • Speaker #0

    Et c'est ouf ! Et je sais pas, je sais pas s'il y a des... j'en sais rien mais je trouve que les intentions sont quand même assez...

  • Speaker #1

    Hyper puissantes.

  • Speaker #0

    Hyper puissantes. J'ai pas encore exploré ce côté-là de la... tu vois, je sais pas si j'ai envie ou... voilà, je suis quand même assez cartésienne dans mon approche de la vie, mais à chaque fois quand même j'ai fait des intentions positives. J'ai eu des moments où j'ai Thomas qui est arrivé dans ma vie. Après, c'est des chemins aussi qui ont été pris. C'est des conséquences de micro-actions. C'est mon côté carcassien qui revient. C'est de la conséquence de micro-actions qui ont fait que j'ai pris la parole sur les réseaux. J'ai partagé des moments qui ont fait que...

  • Speaker #1

    Après je trouve que c'est pas forcément... Je trouve qu'au contraire, poser une intention, pour moi c'est quelque chose d'assez cartésien. Parce que si tu fais l'exercice de te dire, par exemple, pendant 10 minutes, je vais me concentrer que sur les objets verts, en fait tu vas voir des objets verts partout ! Donc là en quelque sorte c'est un peu la même chose. Si tu te dis, bah voilà je focus sur ça, essaye une intention et je la remets en boucle, bah au final, à chaque opportunité où tu trouveras quelqu'un qui peut matcher, tu vas quelque part le sentir, tu vois ? Ouais, ouais. Il y a ce truc là. Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est encore un travail, j'ai beaucoup de travail perso à faire, intérieur. J'ai beaucoup développé la partie business et la partie entrepreneuriale. Mais c'est vrai que la partie perso, j'ai encore beaucoup de choses en introspection à aller chercher. Mais c'est vrai que les intentions, et donc très contente parce que je me dis, j'ai vraiment envie de construire un projet collectif, mais trouver la bonne personne, c'est dur. Parce que j'ai aussi échoué sur cette partie-là. Donc je suis très contente d'avoir Thomas à côté de moi. qui monte aussi, qui est super.

  • Speaker #1

    Du coup, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année ?

  • Speaker #0

    Je pense que ce qu'on peut nous souhaiter, c'est de former des RH, de former des entreprises qui ont envie de retravailler leur marque employeur dans un premier temps, et puis de nous accompagner sur d'autres formations que l'on pourrait aussi construire. Et puis un super succès pour l'édition 2 du festival.

  • Speaker #1

    On sera là au mois d'octobre.

  • Speaker #0

    Un gros challenge. On cherche des partenaires aussi. On cherche des partenaires. Ce serait génial aussi d'avoir des partenariats autour de l'entrepreneuriat. Parce qu'on a aussi des RH de plus en plus qui se lancent à leur compte. Et qui veulent retrouver aussi ce côté... Liberté, construire une activité au service de sa vie. C'est une formation qu'on va lancer prochainement pour accompagner les RH à se lancer. Parce que nous, on n'est pas forcément des produits RH. On a fait des master RH, on n'a pas fait d'école de commerce. Et donc se dire comment je construis une activité au service de ma vie, tout en ayant des objectifs financiers et aussi des objectifs intérieurs de valeur. C'est important.

  • Speaker #1

    Donc Maud, on peut te retrouver sur LinkedIn, évidemment. D'autres réseaux Insta ? Oui,

  • Speaker #0

    donnez-nous de la force sur la chaîne YouTube Le Temple RH. C'est notre projet 2025. On a envie aussi de faire des reportages. Donc là aussi, s'il y a des partenaires qui veulent nous accompagner sur ces sujets-là, c'est chouette.

  • Speaker #1

    Trop bien, des reportages sur la chaîne YouTube. Donc Temple

  • Speaker #0

    RH. Temple RH, oui.

  • Speaker #1

    Sur LinkedIn Maud Grenier.

  • Speaker #0

    Maud Grenier, oui.

  • Speaker #1

    Sur Insta peut-être aussi. On va peut-être pas tout dire. En tout cas, sinon on va vous perdre.

  • Speaker #0

    Donnez de la force.

  • Speaker #1

    Donnez de la force sur YouTube et sur LinkedIn. En tout cas, merci.

  • Speaker #0

    Merci Sonia. Merci d'avoir donné l'opportunité de partager ma vision du monde.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Et donc, on vous embrasse. Et à la prochaine. Ciao. J'espère que le parcours de mon invité t'a inspiré. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner à la chaîne YouTube et à laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts.

Chapters

  • Introduction et Présentation de Maud Grenier

    00:00

  • Discussion sur le Recrutement et la Marque Employeur

    00:10

  • Jeu des Animaux et Valeurs Personnelles

    00:51

  • Parcours Personnel de Maud dans les RH

    03:25

  • L'Importance de l'Authenticité et des Émotions

    06:10

  • Le Temple RH et son Impact sur les RH

    11:46

  • Les Défis des Ressources Humaines Aujourd'hui

    24:11

  • Festival RH et Projets Futurs

    34:26

  • Conclusion et Remerciements

    45:31

Description

Comment les RH peuvent-elles être un levier stratégique pour les entreprises ?


🔥 Dans cet épisode, j’accueille Maud Grenier, fondatrice du "Temple RH", pour parler de recrutement, marque employeur et inclusion en entreprise.


Elle raconte son parcours, son approche des RH et comment elles peuvent devenir un moteur de performance et d’épanouissement.


🔥 Elle nous partage :


✅ Son parcours d’entrepreneuse et comment elle a tout quitté pour suivre son instinct.

✅ Comment créer un environnement inclusif et performant en équipe.

✅ Pourquoi les entreprises doivent revoir leur approche du recrutement et de la marque employeur.

✅ Comment remettre l’humain et la transparence au cœur des organisations pour attirer et fidéliser les talents.


Comme le dit Maud : "L'entreprise est un chef-d'œuvre, les RH en sont ses architectes."


💡 Un épisode pépite pour les RH, managers et entrepreneurs qui veulent anticiper les nouveaux modèles d’entreprise.


💎 PARTENAIRE 💎


Cet épisode est soutenu par Qonto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l’entrepreneuriat féminin à travers la communauté StrongHer. Pour rejoindre le mouvement et rencontrer des femmes inspirantes, rendez-vous ici : https://community.qonto.com/fr/categories/strongher-entrepreneuriat-feminin


On se retrouve de l’autre côté ? Présentez-vous en arrivant ☺️


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→ Retrouver mon invitée ici :

📌 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/maudgrenier?originalSubdomain=fr

📌 YouTube : https://www.youtube.com/@UCCmFwdMA8MqDJ3JxEYE2LLA




Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Salut à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode. Je reçois Maude Grenier, qui est la fondatrice du Temple RH. On va parler de recrutement, de marque employeur, d'inclusion en entreprise. Mais avant de démarrer, je souhaite remercier mon partenaire qui soutient cet épisode, c'est Conto, le compte pro 100% en ligne, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, notamment à travers une initiative qui s'appelle Stronger. Alors Stronger, c'est quoi ? C'est une communauté d'entrepreneuses que vous pouvez rejoindre à travers laquelle vous allez pouvoir retrouver des masterclass, du mentoring, des soirées networking. Bref, un tas d'opportunités pour développer votre business. Pour nous rejoindre, il suffit de cliquer sur le lien qui est juste en dessous de la vidéo et on se retrouve de l'autre côté. Salut Maud !

  • Speaker #1

    Salut Sonia !

  • Speaker #0

    Comment tu vas ?

  • Speaker #1

    Ça va super bien. Merci pour l'invitation.

  • Speaker #0

    Je suis hyper contente de t'avoir avec moi aujourd'hui. Comme je l'ai dit, on va parler notamment de RH, mais pas que, aussi de ton parcours d'entrepreneuse, de ce qui t'a amenée à... à monter ta boîte. Avant toute chose, je t'ai proposé un petit jeu. J'ai ramené des cartes.

  • Speaker #1

    Je n'ai pas bien respecté les règles, mais bon.

  • Speaker #0

    On voit un mauvais élève.

  • Speaker #1

    Je suis team triche au jeu de société.

  • Speaker #0

    Donc une petite carte dans laquelle il y a des animaux et je t'ai proposé d'en choisir quelques-unes qui te représentent.

  • Speaker #1

    Bon, écoute, j'ai adoré ce jeu. Donc moi, je les ai divisées en deux. Donc carte émotion et carte action. Donc au niveau, on va dire, émotion. c'est la carte du rhinocéros que je montre j'aurais jamais dit un rhinocéros mais ok, c'est la carte qui dit tu restes vrai, authentique en toute situation et donc ça c'est une carte qui me tient particulièrement à coeur parce que je pense que c'est une des qualités mais qui peut être aussi un défaut c'est de dire aux gens les choses que je pense parce que je pars du principe que les discussions les plus difficiles ... C'est ce qui aussi renforce une amitié, une collaboration, au lieu de parfois dire des choses derrière le dos d'une personne. Et donc ça, c'est une carte qui me tient vraiment à cœur et c'est une des valeurs que... C'est une valeur, en tout cas dans mon système, qui est très importante pour moi.

  • Speaker #0

    Ok, super intéressant. On en reparlera aussi, je pense, dans le cadre des RH, du recrutement. Tu parlais d'avoir des discussions difficiles. Je pense que ce serait intéressant de faire le lien aussi.

  • Speaker #1

    Avec le rhinocéros. Et donc là, sur la carte, on va dire action. Bon, je suis mi-saumon, mi-chameau, mi-léopard. C'est un mix de trois animaux. Le saumon, c'est que tu ne laisses jamais tomber. Et donc ça, c'est vrai. Et qui rejoint en fait le chameau qui dit tu persévères jusqu'à l'atteinte de l'objectif. Donc ça, c'est vrai que c'est une qualité professionnelle où j'abandonne pas, je vais jusqu'au bout. Même si ça marche, ça ne marche pas. Après, tu vois, je prends les conséquences qu'il faut. Et l'oléopard, j'aime bien parce que c'est un peu... Moi, j'ai été biberonnée à l'environnement startup et scale-up en tant que DRH. Et tu passes rapidement à l'action. Et donc, c'est ça, ça va vite. On prend des décisions, on tombe, on se relève, on avance. Mais le plus important, c'est d'aller vite, c'est la vélocité. Et c'est une qualité, en tout cas, qui m'anime aussi profondément.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    La détermination et l'action. Voilà.

  • Speaker #1

    Avec l'émotion qui est sur la transparence, l'authenticité et parfois d'avoir des discussions difficiles.

  • Speaker #0

    Ok, tu as une carrière de combien d'années dans les RH ?

  • Speaker #1

    Écoute, moi j'ai été diplômée en 2013, donc moi je suis un pur produit des RH. J'ai grandi notamment dans l'apprentissage, parce que j'étais paumée comme gosse. Je viens du sud-ouest de la France, dans une famille profondément agricole. Et donc... Le voyage de l'année, je dis toujours ça, c'était d'aller à Paris, qui est déjà, tu vas dans la capitale, tu as réussi. C'est un peu les stéréotypes de l'époque. Je pense que les choses ont changé et c'est tant mieux. Mais j'ai eu une grosse crise. À 13 ans, 14 ans, j'ai appris que j'aimais les femmes. En tout cas, j'avais une attraction sur... Sur les femmes, j'ai une vraie crise identitaire pendant dix ans. Et c'était mon objectif premier pour moi, c'était de trouver l'amour. C'était une obsession, c'était d'être pleinement amoureuse dans mon quotidien. Et donc les RH, j'étais paumée, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je voulais aider les autres, je voulais faire à la base de l'humanitaire. Je me souviens, j'avais pris une chambre étudiante 9 mètres carrés à Marseille parce qu'il y avait le diplôme que j'avais envie de faire. Et en octobre, le doyen me... Je n'avais pas de nouvelles. Je me suis dit c'est bizarre, je n'ai pas de nouvelles de mon doyen. Et là, on reçoit un email en disant que le diplôme n'aura jamais lieu. Donc là, c'était dur.

  • Speaker #0

    Dans l'humanitaire, c'est ça ?

  • Speaker #1

    Ouais, tu vois, ils faisaient des diplômes. Mon objectif, c'était d'être chef de projet. Et j'avais une association qui était Action contre la faim, qui m'animait. J'avais même postulé après à Londres pour cette association. J'avais vraiment envie de devenir chef de projet, d'aller dans les pays, monter des puits. Voilà, tu vois, je t'ai dit que c'était un bon moment, un bon moyen de partir à l'étranger et d'aider les autres. Et puis bon, ça, c'est pas fait. Et donc, j'ai rebondi en tout cas dans les RH. J'ai des copines. qui m'ont dit, vas-y, tente l'aventure. Et donc, j'ai commencé avec l'apprentissage, qui m'a permis vraiment, moi, je suis quelqu'un qui a besoin d'action, de concret, et donc, je ne marche pas bien dans des choses théoriques. Et c'est comme ça que j'ai arrivé chez Safran, avec qui j'ai grandi. J'ai une super mentor, Lucie Morisset, à Poitiers, qui était inspirante. Je me suis dit, je veux être comme Lucie, en fait, plus tard. Et après, voilà, j'ai eu une... Je voyageais, je suis partie à Londres. Peut-être qu'on reviendra sur ces choses, si tu veux que je raconte toute l'histoire.

  • Speaker #0

    Vas-y, tu as voyagé à Indre.

  • Speaker #1

    J'ai une crise d'identité, j'ai eu la chance, j'ai rencontré ma femme en Moldavie.

  • Speaker #0

    Ok.

  • Speaker #1

    Et même pour te dire, je priais tous les soirs en me disant je veux trouver l'amour de ma vie.

  • Speaker #0

    C'était une obsession.

  • Speaker #1

    C'était vraiment, tu vois, j'avais 21 ans. Donc pour moi, c'était vraiment l'amour. En fait, j'avais aucune ambition à l'époque professionnelle. J'avais, Lucie, mon apprentissage était un peu plus tard. Mais voilà, donc j'avais pendant mes deux masters, j'ai fait une année sabbatique en Moldavie. C'était toujours le côté, tu vois. partir, aider. Donc j'allais rejoindre une association pour les accompagner sur la partie administrative. Et c'est là où notamment j'ai rencontré ma femme avec donc un... c'était trop bien, c'était le service européen volontaire donc à tous les jeunes que peut-être qui écouteront ton podcast, c'est qu'il y a plein de schémas en fait en France où on peut voyager, on finance donc on avait une indemnité tous les mois. Ils prenaient en charge en fait notre voyage aussi. Trop bien ! Trop trop bien ! Et franchement c'est des choses qui sont pas forcément connues. Et je me souviens j'avais tanné mes parents. Dix-mètre. qu'est-ce que tu vas faire ? Mon père, il avait regardé plein de reportages, la prostitue sur ma diminution, sur une plaque tournante, mais qu'est-ce que tu fais ma fille ? En fait, plus tard, ma mère m'a avoué en disant, tu étais tellement perdue qu'on préférait que tu partes, que tu restes en Charente à tourner les pouces. Et donc, c'est là où j'ai rencontré ma femme. Et donc, ça fait 13 ans maintenant, et c'est ce qui m'a permis vraiment une solidité profonde, émotionnelle. C'était en Moldavie, c'est en plein milieu de l'Ukraine. Donc l'Ukraine a aussi, chez nous en tout cas, une émotion particulière, parce que c'est là finalement où on a eu le coup de foudre. Et c'est quand il y a eu en tout cas les événements en Ukraine, on a été très touchés. On a accueilli notamment Natalia, qui était partie de l'Ukraine pour la requérir, en tout cas à Lisbonne, chez nous. Et voilà, coup de foudre, vraiment coup de foudre. C'est pas coup de foudre à notre inhim, c'est coup de foudre à la classe que tu vois en Ukraine. Ça n'a pas été simple, mais ouais, parce que de lesbienne, c'est pas comme un homme, une femme, où le flirt, la drague peut se faire sereinement. Nous, on doit savoir si, en fait, t'es attirée ou pas par les femmes. Donc moi, quand j'étais jeune, je me suis pris plein de râteaux.

  • Speaker #0

    Toi, tu savais que... Moi, je... Tu avais quand même cette conviction que...

  • Speaker #1

    J'étais dans le closet, c'est-à-dire que j'avais pas fait encore mon coming out à l'époque. Et Sonia non plus n'avait pas encore fait son coming out, donc on était deux lesbiennes refoulées. Et donc c'était difficile en fait, parce que tu sais pas finalement si l'autre... Tu vois, à quel moment en fait... C'est très compliqué. Et finalement, il y avait plusieurs signes, plusieurs signes extérieurs. Et c'est là où je me suis dit, ça y est ! Ça y est, ça arrive. Ça y est, je tombe amoureuse. Ça y est, l'autre tombe amoureuse de moi. Et donc, il faut que je vive mon rêve jusqu'au bout. Et donc, je devais rester un an en Moldavie. Donc, j'avais monté un projet de dingue parce que c'est toute l'administration française. Et là, en fait, moi, je restais un an. Sonia restait trois mois. Elle était en fin de parcours. Et donc, on a eu trois semaines très intensives. émotionnellement et voilà et et là j'avais une décision elle part à lisbonne et là moi dans ma tête c'est mais qu'est ce que je fais en fait ok est ce que je fais est ce que je la rejoins ou est ce que je reste mais potentiellement j'ai pas vu mon rêve amoureux et donc là je dis allez one life c'est toujours mon moteur c'est one life one shot j'ai vas-y on y va je quitte tout et je pars à lisbonne les parents ils disent mais waouh qu'est-ce que tu fais ma fille ? Je dis moi je vais apprendre le portugais, c'est une des langues les plus connues, je raconte un peu des mythos. Et je pars sans rien, j'avais aucun plan. Et puis finalement à Lisbonne...

  • Speaker #0

    C'était il y a 13 ans ça déjà ?

  • Speaker #1

    Ouais c'était il y a 13 ans, c'était en 2011. Donc j'étais pas encore diplômée, j'étais entre deux. J'avais fait un premier apprentissage. J'avais pas trop où j'allais. Et Sonia m'a aidée à prendre confiance en moi aussi au niveau professionnel. Tu vois, c'est toujours avec ma meilleure amie. On se disait, ma meilleure amie que je connais depuis maintenant plus de 20 ans, on se disait, mais qu'est-ce qu'on allait faire de nos vies, en fait ? Pour nous, le travail, c'était quelque chose d'assez...

  • Speaker #0

    C'était hyper dur quand on est jeune de nous demander, surtout qu'à l'époque, ça n'existait pas d'avoir plusieurs carrières professionnelles. Tu choisissais une voie et finalement, c'était ta voie pour presque toujours.

  • Speaker #1

    Pour la vie, ouais.

  • Speaker #0

    Et on te demande à 17 ans, alors que déjà toi-même, tu ne sais pas qui tu es, ce que tu veux, où tu veux aller. Qu'est-ce que tu vas faire pour tout le restant de tes jours ?

  • Speaker #1

    Mais plus tard, il y a beaucoup de jeunes qui font des facs parce qu'ils sont perdus. Parce qu'en fait, la recherche du travail, c'est la recherche de toute une vie. Le sens au travail, tu vois. Et on reviendra sur ces sujets-là. Mais tu vois, aujourd'hui, il y a une statistique. 7% des Français se sentent en train de se faire enlever. engagés dans leur travail contre 21 dans le monde. Donc en fait, on a une vraie recherche de quête de sens. Et de plus en plus, ce n'est pas quelque chose de générationnel, parce que toutes les générations ont eu cette quête notamment de sens. Mais c'est de se dire, en fait, comment faire de l'entreprise ? moment fun, on passe 7, 8, 9 heures du travail au travail et donc c'est vrai. Donc moi j'étais vraiment paumée et donc c'est vrai d'avoir eu cette rencontre dans ma vie à 21 ans, de quitter. Je me dis après coup, j'étais complètement dingue, j'étais amoureuse et c'était quitte ou double, ça passe ou ça passe pas et heureusement c'est un amour aujourd'hui qui est toujours présent et c'est ma première fan et c'est vraiment quelque chose qui me... qui me rend profondément heureuse.

  • Speaker #0

    Donc ça fait 13 ans. Il y a 13 ans, tu es partie au Portugal, à Lisbonne. Là, tu y es toujours. Donc tu as quasiment toujours bossé finalement au Portugal.

  • Speaker #1

    Alors pas du tout, parce qu'en fait, moi, après, je suis restée. On a vécu neuf mois ensemble. Donc ça a renforcé notre couple. Mais moi, j'avais quand même cette culture du master et mes parents, en fait. Les notes étaient toujours très importantes à la maison, même trop importantes, parce que ça créait beaucoup de frustration et beaucoup d'énervement avec mes parents. Mais pour moi, j'avais mon job qui était, il faut que j'aille jusqu'au master pour rendre heureux mes parents. Et donc, j'entendais toujours ma mère, il faut que tu aies ton master pour réussir ta vie. Et c'est aussi, tu vois, j'accompagne aujourd'hui des RH ou des recruteurs, des recruteuses à prendre la parole sur LinkedIn. Et notamment une cliente qui m'a particulièrement touchée, Léa, qui me disait aussi que même à son âge, à cette époque d'aujourd'hui, il y a toujours cette peur de ne pas avoir son master parce qu'on va potentiellement rater sa vie et potentiellement ne pas trouver d'emploi. Alors que c'est faux. Et c'est ça aussi qui est important, mais qui reste ancré, nous, en tant que culture française. cette culture du master, et j'avais fait notamment un post dessus qui avait bien marché, c'est de se dire, en fait, non, l'objectif, c'est aussi, soit c'est d'essayer, trouver sa voie, et c'est la quête, notamment, tu vois, d'une vie. Mais ouais, donc j'avais cette obsession du master, et donc je me suis dit, bon, il faut que je retourne en France pour trouver un apprentissage. J'ai eu la chance d'avoir une de mes anciennes amies qui m'avait dit, bon, écoute, je pars de mon apprentissage. rejoint la posture et donc c'est là où j'ai rencontré lucie qui a cru en moi et qui m'a donné ma chance notamment à safran pour pour apprendre le métier en fait concrètement et donc on a eu une avec sonia une aventure de deux ans de deux de distance tu vois et après on est parti à londres vivre notre amour au grand libre, enfin je ne sais pas comment dire, en grande liberté, parce qu'on sentait que l'Europe, enfin le Portugal et la France, on n'était pas encore mature. Et Londres, je suis arrivée à Londres, c'était mais la folie, des punks. Je suis arrivée, je me souviens, à ces grands tours. Moi, je suis provinciale, je ne suis jamais allée à Paris. Alors oui, je suis partie à Miami. J'ai eu, notamment en lissant, j'étais partie à Miami nourrir des lémuriens en fin de vie. Donc j'avais vécu. déjà quand même cette expérience du voyage. Mais là, d'arriver à Londres, c'était... Mais je me souviens, j'avais le cœur qui palpitait. En plus, comme je n'avais pas d'argent, j'avais pris le bus. J'avais pris le bus d'Angoulême à Londres. Donc, j'avais fait, je crois, 24 heures, même plus. Tu vois ? Donc, c'était vraiment la folie. Et donc là, on a vraiment pu vivre un amour libre. personne ne nous regardait, personne ne nous sifflait, on pouvait être vraiment qui on voulait et le monde était à nous et donc moi j'avais 23 ans donc j'étais tout juste diplômée j'avais fait un VIEU aussi à Bruxelles pour renforcer donc c'est là où je suis rentrée dans la marmite du recrutement j'ai commencé ma carrière de RH dans le recrutement et Londres m'a permis 1. cette émancipation émotionnelle et amoureuse et 2. j'ai fait des cabinets de recrutement ... notamment pour des jeunes diplômés et après dans la robotique. J'ai eu une première aventure entrepreneuriale internship mapper où j'avais mis en place un job board pour mettre en relation des étudiants en France pour trouver des stages à Londres. Ça avait bien marché pendant deux ans et puis après j'étais retournée en Cédille parce que j'avais encore cette quête de provinciale qui était d'acheter un appartement.

  • Speaker #0

    D'abord le CDI, le Saint Graal.

  • Speaker #1

    Le Saint Graal du tout français. J'avais envie de cette stabilité, on va dire, plus financière. Mais j'avais adoré cette première expérience entrepreneuriale à Londres. C'est là où j'étais rentrée dans la French Tech, dans la CCI aussi à Londres. J'avais noué aussi un réseau d'entrepreneurs là-bas. Cette vibrance, c'était de me dire, je peux gagner plus que 2000 euros par mois. Parce que moi, on est ancrée avec une culture. en province où c'est de se dire, ta vie, c'est gagner 2 000 euros par mois. Et là, je m'étais dit, avec l'entreprenariat, j'allais faire un mois à 7 000 euros. Je m'étais dit, mais waouh, en fait, je peux bien gagner ma vie.

  • Speaker #0

    Je t'en rends compte, c'était possible.

  • Speaker #1

    Je me suis dit, c'est possible, c'est possible, ce nouveau mode de travail. Et en fait, c'était lié à une douleur parce que j'avais quitté un job un petit peu dans la souffrance. Et je m'étais dit, bon ben... Si eux peuvent le faire, moi je peux le faire dans le recrutement et c'est comme ça en fait que j'ai commencé l'entrepreneuriat grâce au recrutement, au placement.

  • Speaker #0

    T'es jeune alors en fait !

  • Speaker #1

    J'avais commencé à 26 ans ouais.

  • Speaker #0

    À l'époque c'était déjà jeune parce que maintenant on a des personnes qui entreprennent de plus en plus tôt. Sauf qu'à l'époque c'était pas aussi courant que ça.

  • Speaker #1

    C'était pas aussi courant ouais.

  • Speaker #0

    Entreprendre à 26 ans quoi.

  • Speaker #1

    C'est vrai, c'est vrai. Ça m'a permis tu vois de me former sur le marketing, sur le SEO, tu vois sur plein de... plein de choses, de m'ouvrir un monde hors RH autour de l'entrepreneuriat. Et l'entrepreneuriat, c'était vraiment chouette. Et après, j'ai rejoint un cabinet de robotique et une start-up m'a appelée, un client m'a appelé pour me dire « Allez Maud, on vient de lever 3 millions, est-ce que tu veux nous accompagner de passer de l'entreprise de 15 à 80 ? » J'arrive à Paris. Paris, pour moi, dans ma tête de provinciale, ça pue le pipi, je vais mourir. En plus, j'emmenais avec ma femme et on... On avait un deal, elle faisait 2-3 jours à Londres et après elle me rejoignait à Paris. À Paris, on s'est fait siffler, on s'est fait embêter, on nous a demandé des plans à trois. On s'est dit, mais on arrive où ?

  • Speaker #0

    C'est dingo ça ! Justement, tu parlais de faire ton coming out, tu l'as fait dans la sphère plus privée. Et dans la sphère professionnelle, comment ça s'est passé ? Est-ce que tu l'as fait tout de suite ? Quels ont été les réactions ?

  • Speaker #1

    Ça a pris du temps dans la sphère privée. pro, donc je l'ai fait en fait à Paris. Je pense, c'est mon CEO, un jour, en fait, je me suis mariée en 2018, et je lui demande, donc je lui demande des congés de mariage, et il me dit, ah, félicitations, tu vas te marier, etc. C'est qui le re-élu ? Et là, je lui dis, mais en fait, c'est le re-élu. Donc là, dans ma tête, j'avais 30 secondes pour décider, est-ce que encore je mens, ou est-ce que j'assume ? Tu vois, j'assume en tout cas ce... Comme quoi, ça y est, je me marie, quoi. Donc j'assume en fait mon mariage. Et voilà, et donc ça s'est passé comme ça. Parce qu'en fait, mine de rien, et ça, c'est pas un combat, j'ai jamais voulu en fait... C'est pas mon combat, en fait. Je le vois pas comme un combat, mais comme un rôle modèle, pourquoi pas. Mais parce que ça doit être normal. En fait, pour moi, ça ne doit pas être quelque chose d'exotique ou autre. Mais il y a encore beaucoup de préjugés sur les questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu penses que ça a évolué quand même par rapport à ton époque ? Non.

  • Speaker #1

    Alors ça a peut-être évolué parce qu'aujourd'hui, moi, le seul remodèle que j'avais, c'était Tara dans Buffy et Tattoo. Je ne sais pas si ça te parle, Tattoo. On peut mettre la chanson de Tattoo à fond, qui représente pour moi l'émancipation, Tattoo. Mais aujourd'hui, il y a Sex Education, il y a The Hell World, il y a plein de séries où la communauté LGBT est représentée, et c'est beau, et c'est chouette, et donc cette jeunesse d'aujourd'hui est plus libre, je trouve. Mais en entreprise, c'est différent. C'est très difficile. Il faut savoir que moi, quand j'avais fait notamment mon coming out sur LinkedIn, il y avait beaucoup de femmes qui m'ont contactée en messagerie en disant Bravo, moi, je n'ose pas le dire dans mon entreprise. Je me souviens de cette jeune femme qui était dans le BTP. Elle me disait, mais moi, j'ai peur, mes managers, ils ne vont jamais comprendre. J'ai un enfant avec ma conjointe. J'ai peur des remarques. En fait, on est terrorisé intérieurement et c'est dur. Et donc, c'est vrai qu'en tant que RH, on a cette responsabilité de malgré tout créer un environnement serein et positif. D'où d'avoir des rôles modèles aussi dans les entreprises, qui sont pour moi des leviers très forts en tant que RH. Et surtout de libérer la parole sur ça et que finalement d'arrêter de dire qu'il y a la vie perso et la vie pro. Il n'y a pas de séparation entre les deux, que la vie pro nourrit la vie perso et vice versa. Et que les problèmes de la vie pro ont un impact dans la vie perso et les impacts de la vie perso ont un impact dans la vie pro. Et que l'objectif c'est d'accompagner ça parce que... L'impact est concret, c'est la peur de prendre des congés, c'est la peur de mettre sa femme sur sa mutuelle. Et donc, il y a plein de conséquences, en fait, qu'on n'imagine pas au niveau RH, qui font qu'on va se brider en tant qu'individu en entreprise parce qu'on a peur, parce que la libération de la parole n'a pas eu lieu. Et ça, c'est important. C'est vraiment important et ça va prendre du temps. Et c'est OK. Mais moi, je ne le vois pas comme un combat. Je n'ai jamais voulu... Parce que tu vois, on m'a beaucoup dit, c'était un ami qui m'a dit, ah mais tu sais, j'entends beaucoup de personnes qui disent que tu parles trop d'inclusion dans tes posts sur LinkedIn. C'est vrai. Et pour regarder, tu vois, j'ai fait le comparatif, 7% de mes posts sont sur l'inclusion à la directeur.

  • Speaker #0

    C'est juste que je pense que comme c'est un sujet que peu de gens abordent, du coup ça devient un sujet marquant. Alors que tu vas publier sur ce sujet-là, ça va être tout de suite remarqué. Mais en fin de compte, ça ne représente pas tout.

  • Speaker #1

    Ça ne représente pas ma vie édito, je le fais parce que je pars du principe que j'ai ce devoir envers ma génération future. Comme moi, j'aurais adoré avoir des rôles modèles à l'époque. pour me positionner. C'est un rôle, on va dire, émotionnel, mais je n'en fais pas aujourd'hui. Ce n'est pas mon activité pro, ce n'est pas mon combat. Mon combat, c'est plutôt au niveau des RH et du monde de l'entreprise et de faire en sorte d'émanciper les RH pour créer ce monde de l'entreprise plus positif, plus performant, plus inclusif. Ça, c'est mon combat. Le côté LGBT+. C'est plus...

  • Speaker #0

    C'est ton identité, ça fait partie de toi.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et toi, tu le véhicules à travers ta personne.

  • Speaker #1

    Exactement, c'est ma identité. Ok.

  • Speaker #0

    Et du coup, tu as fondé une entreprise qui s'appelle le Temple RH. Oui. Tu nous en parlais un petit peu. Quelles sont vos activités ? Comment ça s'est monté, tout ça ?

  • Speaker #1

    Oui. Quand je suis arrivée à Paris, c'était en 2018, il y a fait la sphère startup. C'était le plein boom à Paris. Et donc, je suis fière d'avoir pu... Je suis heureuse d'avoir fait ce changement parce que ça m'a permis d'avoir cette vibration dans l'écosystème startup. J'étais biberonnée à cet environnement-là avec Stanley Robotics, qui était cette startup en robotique. Puis après la Skylab Fair Money, qui est une banque digitale pour les pays immergents. On est passé de 50 à 350 sur trois continents. On était en Afrique, en Nigeria, en Inde, à Bangalore et en Europe.

  • Speaker #0

    Tu as vécu l'hypercroissance.

  • Speaker #1

    J'ai vécu l'hypercroissance avec les plus et les moins. Mais c'était en tant que DRH, c'était riche. Alors, j'ai raté des trucs. J'ai réussi des super choses. Et c'est à ce moment-là, en tant que DRH, que j'ai pris la parole sur les réseaux sociaux. Et ça a super bien marché parce que je partageais un quotidien. Et puis... J'en avais fait aussi un levier d'acquisition pour attirer les talents.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un vrai levier d'acquisition aussi pour les entreprises en termes de marque employeur. Et voilà, c'était en plein Covid. Je pense que comme beaucoup de personnes, je me disais, ça fait 13 ans que je naviguais dans les remonts des RH. C'était, quels sont mes 10 prochaines années en fait ? Donc, je me suis posé la question, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Comme beaucoup de gens, je pense, pendant le Covid. Et c'est là où je me suis dit, on était en Andalousie avec ma femme. à Marbella et c'est là où je me suis dit bon bah je vais tenter je me relance je me relance dans l'entrepreneuriat donc tu vois je me suis dit je me relance et donc c'est important de se dire aussi que c'est des cycles de vie tu vois à 26 ans j'ai monté une boîte je suis revenue CDI parce que j'avais envie d'acheter j'avais envie de stabilité financière j'avais envie d'avoir une carrière aussi dans les RH là j'ai fait ma carrière et je me dis bon bah je repasse de l'autre côté avec cette richesse donc en fait il faut pas se dire dans la vie que tout est blanc et tout est noir

  • Speaker #1

    Je suis hyper d'accord avec ça. Je pense qu'il y a un peu ce truc de... Quand tu es entrepreneur, tu l'es pour la vie, mais en fait, il y a des périodes de vie, il y a des cycles de vie, il y a des moments où tu as besoin de plus de sécurité, de stabilité. En fait, c'est OK d'être salarié et ce n'est pas une insulte. Tu vois, parfois, il peut y avoir...

  • Speaker #0

    J'ai adoré être salariée. J'ai adoré avoir des collègues, d'aller en soirée, de vivre en communauté parce que l'entreprise, c'est un collectif. Et ça, il ne faut pas l'oublier. C'est un collectif. Et donc, j'ai adoré être celle-là. Et l'entrepreneuriat, c'est plus, mais aussi il y a des moins. Tu as la souveraineté, tu as la pression financière, tu as l'insécurité. C'est vraiment deux modes de fonctionnement qui sont différents. Mais je m'étais dit à ce moment-là, pour moi, c'était let's go. Et donc, j'ai pris en fait les formats de freelance assez classiques en RPO. Donc, dans le recrutement et dans les RH, ça se fait très bien. J'ai commencé par ce que je connaissais plus, c'était le recrutement. J'étais payée à la journée. Puis après, en tant que RH, parce que moi, c'est ça que j'aimais, c'était d'aider les salariés, d'aider les fondateurs à prendre leurs décisions RH. Parce qu'on ne se doute pas, mais les RH, il y a des dettes RH très fortes dans les startups, dans les scale-up et même dans les entreprises, que ce soit contrat de travail, que ce soit sur les parties salaires. Il y a plein de dingueries qu'on ne se doute pas. En RH, on me dit toujours, ben voilà. tu as un problème et quand tu lèves le tapis, tu as un autre problème. C'est en fait, c'est toute la beauté de notre rôle, c'est qu'on est vraiment les architectes de l'entreprise et on doit prendre cette place stratégique dans les boîtes. Et donc, c'est comme ça que l'ambition est née. J'ai rencontré aussi Thomas qui est créateur, qui est ingénieur et qui était créateur aussi sur TikTok. On avait des visions qui se rejoignaient, des valeurs, parce que moi, mon système de valeurs est très fort. Tu vois, donc moi, c'est quelque chose très tôt dans l'entrepreneuriat que j'ai fait. J'ai identifié mes cinq valeurs pour lesquelles je ne transigerai pas, que ce soit avec mes clients, mais aussi avec d'autres personnes, mon écosystème autour de moi. Et parfois, moi, j'ai des difficultés. Des fois, en tant que créateur, on peut aussi se tirer un peu dans les pattes. Mais moi, je n'ai pas peur de dire les choses, que s'il y a un problème, tu viens m'en parler et que je veux avoir des relations saines avec les gens. qui m'entourent. Et c'est comme ça que le Temple RH est né. Et né aussi de cette envie d'aider mes pères RH. Parce que j'ai beaucoup de copines RH. 80% des RH sont en épuisement professionnel. Et donc, c'est comme ça qu'on a monté le Temple RH.

  • Speaker #1

    Incroyable ! 80% des RH,

  • Speaker #0

    elles se le disent en épuisement.

  • Speaker #1

    stéréotypes, mais quand même, il y a beaucoup plus de femmes dans ce milieu-là.

  • Speaker #0

    Il y a 80% de femmes, et en fait, l'épuisement professionnel, et ça ne me choque pas, parce qu'en fait, quand tu regardes les cinq dernières années du monde RH, on a eu l'hypercroissance des startups, la folie. Donc là, c'était l'hyper-recrutement, et l'onboarding, la culture d'entreprise, c'était intense. On a eu le Covid, où là, on arrivait à un monde pompier, chômage partiel, une économie qui s'arrête, donc des entreprises. qui sont en difficulté. Et donc là, les RH sont au cœur. Et en fait, les RH sont vraiment au cœur de l'entreprise. Et maintenant, où l'économie, l'instabilité politique, les plans sociaux, les plans sauvegarde au niveau de l'emploi, il y en a beaucoup en ce moment. On entend Michelin et d'autres qui sont en difficulté. Les RH sont là. Les RH sont cette colonne vertébrale des entreprises. Et on ne le dit pas assez sans les RH. Il n'y a pas de salaire, il n'y a pas d'employés. L'entreprise, c'est un collectif économique. Donc, il ne faut pas être dans le monde des bisounours. Une entreprise doit faire de l'argent pour survivre dans le marché. Et ça, c'est clair. Mais il ne faut pas oublier l'humain à côté, qui est essentiel pour la performance, pour la croissance. pour le collectif, pour aussi créer une histoire. Parce que l'entreprise n'est pas juste un... Pour moi, l'entreprise, c'est un art, c'est un chef-d'œuvre d'un chef d'entreprise. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre, c'est de l'art, tu vois.

  • Speaker #1

    Oui, on peut le faire comme ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est vrai, c'est un chef-d'œuvre, en fait, une entreprise. Et parfois, on le voit trop comme quelque chose de très froid. Quand tu vas dans des bureaux, dans des open space, c'est froid.

  • Speaker #1

    Oui, oui. Et du coup, je voulais rebondir sur... Tu parlais des RH qui sont la colonne vertébrale de l'entreprise, qui sont quand même un fondamental et tout. Et malgré tout, je trouve qu'il y a quand même beaucoup trop de préjugés sur cette population RH. On peut entendre que de toute façon, ils ne comprennent pas les gens, que parfois, on peut même entendre qu'ils ne servent à rien. Il y a quand même des choses horribles. Mais comment on peut en arriver à avoir ce tel discours ? Qu'est-ce qui véhicule ça ?

  • Speaker #0

    J'avais fait une vidéo... TikTok qui avait buzzé sur TikTok, plus de 150 000 appréciements et les retours étaient horribles sur les RH. Il y a quelque chose en tout cas que nos aînés ont potentiellement raté et c'est ok de le dire. Et moi, j'adore me confronter à la génération X et aux boomers parce qu'ils ont fait des choses extraordinaires, mais aussi ils ont raté ce lien de confiance entre les RH et les salariés. Je pense qu'il y a une focalisation plus sur... défendre entre guillemets les intérêts de l'entreprise. Et donc, il y a une rupture, en tout cas, après, avec le lien des salariés. Et les RH, je dis toujours, c'est une fonction qui est schizophrène. C'est en fait, tu y vas quand ça va bien et tu y vas quand ça va mal. Et donc, ça crée quand même un déséquilibre. C'est, est-ce que je peux faire confiance à ma RH, en fait ? Et c'est une donnée qui est très forte. C'est en fait, les salariés, c'était une étude Ségos qui disait que la note qui donnait la confiance à leur RH, c'était de 5,5 sur 10. Et que... Les salariés font plus confiance à leur manager qu'à leur RH. Et donc, on a raté quelque chose. Et ça, c'est OK. C'est en tout cas une... Il faut faire en tout cas son état des lieux. Et c'est à nous, génération Y, de prendre... On a besoin de cette transmission de la génération X et des boomers. Et moi, je suis contente. Là, tu vois, on avait envie de faire une levée de fonds communautaire avec le Temple RH pour accueillir des DRH dans notre capitale. Et je suis contente que j'ai des DRH. de cette génération-là, avec qui je vais pouvoir apprendre de ce qu'ils ont très bien fait, et aussi d'analyser qu'est-ce que nous, en tant que génération Y, on peut faire pour améliorer les choses pour la génération qui arrive au port de l'encontre. Et c'est ça, moi, qui m'anime, qui me donne des questions.

  • Speaker #1

    Ben oui, parce que parlons-en de la génération Z. Voilà. Ils sont en mauvaise presse.

  • Speaker #0

    Voilà. Mais alors que nous, on doit s'assurer de bien créer ce lien entre... On est entre deux générations totalement différentes, mais pas opposables, parce que tout peut se nourrir, on peut tous apprendre des uns des autres. Et la clé, c'est la transmission, c'est la générosité qu'il faut aussi de mes valeurs, de mon système de valeurs et pour le Templerage. Donc, c'est d'arriver à créer ce lien. Et nous, génération Y, on a ce rôle de catalyseur.

  • Speaker #1

    Intermédiaire, en fait, on est entre les deux.

  • Speaker #0

    Entre les deux, et je trouve ça génial. Et on a ce rôle à jouer et nous, on veut vraiment être ce temple. C'est pour ça qu'on l'a appelé ce temple. On va entre guillemets, nouvelle génération. On veut former cette génération de RH sur les compétences d'aujourd'hui et de demain pour être prêt en entreprise. Mais parfois, de taper du poing sur la table avec des CEOs, des PDG, de faire entendre notre avis au COMEX, au CODIR et de prendre cette place. qu'on doit prendre dans les entreprises et d'aller accueillir notamment cette génération Z qui a envie de prendre sa place, de parler, d'échanger, qui est pleine d'innovation,

  • Speaker #1

    de liberté,

  • Speaker #0

    de flexibilité, de créativité. Et on doit faire de l'entreprise un endroit où, sans rentrer dans le monde du bisounirs, mais en fait d'avoir de la créativité, d'être un endroit sécurisant. C'était le PDG notamment de Netflix, dans son livre « Règles, pas de règles » , je n'ai pas une très bonne mémoire des noms, qui disait en fait que le plus grand combat d'une entreprise, c'est d'aller à la chasse au process. En fait, le process tue la créativité, donc il en faut des process, c'est important pour ne pas être dans le chaos non plus, mais à la juste valeur parce qu'en fait c'est… Et aussi, cette génération a envie de créativité, d'innovation. Ils ont tellement à nous apprendre, ils ont tellement à apprendre aussi à l'entreprise.

  • Speaker #1

    Après, c'est trouver un juste milieu, encore une fois, parce que moi, je trouve qu'une entreprise sans process, c'est quand même un peu compliqué.

  • Speaker #0

    C'est chaotique. Moi, je l'ai vu dans les startups que j'accompagnais au démarrage. C'est chaotique quand tu as 250 salariés et que tu n'as pas de process d'onboarding dans la boîte et donc tu as des ratés de paye. parce qu'il y a un salarié qui n'a pas été payé. Non, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc, il faut des process clairs, mais il ne faut pas non plus surcharger de process l'entreprise. Non, c'est sûr. Voilà.

  • Speaker #1

    Et donc, en fait, ce que je comprends, c'est que chez le Temple RH, vous faites aussi de la formation quelque part. Il y a plusieurs activités, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Non, en fait, aujourd'hui, on a évolué avec le Temple RH à neuf mois. Donc, c'est une entité quand même assez jeune. Mais tout de suite, on a eu envie, nous notre objectif c'est les RH. Donc ça, nous notre point d'ancrage, c'est d'aider les RH. C'est d'accompagner les RH à se sentir bien, de mieux vivre leur quotidien de RH, qui vont après faire mieux vivre le quotidien des entreprises. Donc ça c'est nous, c'est ce qu'on a envie de faire. Et donc comment on le fait ? On le fait par deux choses. L'information, qui est aujourd'hui clé dans le monde dans lequel on vit. Donc ça, on veut monter un média. pas RH mais un mondial sur le monde du travail et donc les RH vont avoir leur voix mais j'ai envie aussi d'avoir des salariés j'ai envie d'avoir aussi des managers pour pouvoir réconcilier en tout cas tout le monde autour de la table et des PDG des CEO, des comex ça c'est vraiment un objectif qu'on a avec le Temple et de l'autre côté les RH qui sont les architectes que l'on doit former, moi en 15 ans de carrière j'ai fait une formation Ah ouais ? En fait, on est les coordonnées les plus malchancées. Une des douleurs des RH, c'est le temps. On n'a pas le temps. On doit être pompier dans les situations de crise. On doit faire l'administration. On doit être stratège et business partner. Donc, on a une multitude de rôles. Et donc, l'objectif, c'est d'enlever la partie administration potentiellement avec des outils d'IA et donc avec le pouvoir de la digitalisation dans l'automatisation et de pouvoir... former des RH plus sur la partie stratégique qu'administrative. Donc ça, c'est un des enjeux, en tout cas, de notre génération à nous. Mais c'est de devenir le centre de formation de prédilection des RH et donc de les former via de la vidéo, via du contenu, via de la formation, des bootcamps, des ateliers. Ça, c'est ce qui nous anime, en tout cas, au Temple RH.

  • Speaker #1

    Génial. Je pense qu'on pourra faire plein de choses ensemble. Moi, ma cible, c'est vrai que moi, je travaille avec les RH, parce qu'en fait, je vends des formations. En général, mes interlocuteurs, ce sera des RH. Et je vais plutôt former des collaborateurs. Mais c'est vrai que c'est sur des sujets, sauf skills humains, leadership, gestion des émotions. En fait, sur lesquels, finalement, les RH sont aussi concernés. Mais en t'écoutant, je me rends compte que je n'ai jamais des RH en formation. T'es incroyable !

  • Speaker #0

    Maintenant que tu le dis, c'est dingue ! Ben oui, en fait, nous, on va... En fait, nous, on prend soin des autres. Mais qui prend soin de nous ? Et en fait, moi, c'est ça qui m'anime, c'est prendre soin des RH. J'aime ma communauté. Les RH sont fun. Les RH sont positives. Les RH ont envie de faire des choses. Les RH, voilà. Et donc, il faut arrêter. Et après, c'est à nous de reconstruire cette image-là. Et oui, parfois, on est porteur de mauvaises nouvelles parce qu'il ne faut pas... La vie... Il y a des mauvaises nouvelles et il y a des bonnes nouvelles. Il faut arrêter en France d'être aussi dans ce côté-là où on est parfois trop dans la protection et pas assez dans la réaction. Et parfois on peut être trop coucouning avec nos salariés. Mais c'est de se dire, à un moment donné, l'entreprise, ça va, il y a des moments ça va, il y a des moments ça ne va pas. Il faut savoir en discuter, il faut savoir casser parfois la peur de dire les choses, de dire que ça ne va pas.

  • Speaker #1

    L'entreprise ça reste un lieu de travail bien sûr on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, enfin je pense que c'est important, mais après ça reste aussi un lieu de travail et tu vois mathématiquement j'étais dans une boîte où souvent on disait on est une famille. Moi je trouvais ça très bizarre, moi j'étais là mais je veux pas que vous soyez ma famille, tu vois ce que je veux dire ? Et je trouve ça même limite un peu malsain parce que ça crée une espèce de dette émotionnelle, de relations qui sont pas professionnelles quoi tout simplement. Je ne sais pas si c'est encore courant d'avoir ce discours de famille, mais en tout cas, je pense que c'est...

  • Speaker #0

    Oui, tu l'entends. Et je pense qu'en fait, l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif. C'est un collectif où on va pouvoir s'émanciper parce que l'être humain s'émancipe sur différents secteurs de sa vie. Et le travail, c'est une émancipation dans ce quotidien. Les hommes et les femmes, tous les genres ont envie, aiment faire bien les choses. et tu vois la reconnaissance c'est tellement important de dire merci c'est super bien ce que tu as fait merci pour ton travail, c'est tellement sous-côté aujourd'hui et tu vois, je pense que Je pense que l'entreprise, ce n'est pas une famille, c'est un collectif d'émancipation où on peut vraiment avoir une vision. C'est pour ça que je disais que c'est un chef d'oeuvre, une entreprise, parce qu'en fait, il y a une vision. On oublie trop la vision, la vision de l'entrepreneur, de l'entrepreneuse ou la vision. Tu vois, par exemple, Renaud, c'est 150 ans d'histoire. À la base, c'est une famille. Et après, c'est des hommes et des femmes qui reprennent cette culture d'entreprise-là. Tu vois, et donc il faut... la rénover, il faut en prendre soin. Et elle change d'une époque à une autre. Oui,

  • Speaker #1

    c'est clair. Tu prends une IA, elle ne va pas te créer une entreprise. S'il n'y a pas d'humains, il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas de collectif,

  • Speaker #0

    il n'y a pas de vie. Là, on accompagne aussi notre entreprise qui est la Société des Bains de Mer à Monaco. C'est 150 ans d'héritage dans ce territoire. Et en fait, c'est de se dire nous, on doit faire vivre ce chef-d'oeuvre. Tu vois, de décennie en décennie avec cette vision. Et donc, il ne faut pas oublier que l'entreprise, c'est un chef d'oeuvre, c'est un laboratoire d'idées, d'essais. Et c'est pour ça qu'il faut faire attention au process. C'est de l'innovation. Et en interne, il faut aussi faire vivre cette innovation, cette créativité, cette liberté. Et c'est au RH et à tous les... corps de métier, mais les RH restent cette colonne vertébrale, ces moteurs de projet, lanceurs d'alerte, et c'est ce Ausha qu'on doit aussi prendre nous en interne, et c'est ce qu'on a envie d'aider à faire, ça va prendre, c'est la mission d'une vie, ça va pas se faire d'un claquement de doigts, mais c'est de réunir des DRH, des fondateurs autour de nous pour faire vivre en tout cas cette mission-là grâce à l'information et à la formation.

  • Speaker #1

    Informaison et et formation. J'ai vu aussi que l'année dernière, vous avez fait un festival. C'était incroyable. Tu peux nous en dire plus ? Ça t'est venu d'où cette idée ? Qu'est-ce qui s'est passé dans ce festival ?

  • Speaker #0

    C'est fou, ça. C'était vraiment fou. Mais c'est pour dire que en fait, moi, je suis une charentaise. Je suis très fière de mes origines. Je suis très fière d'être française. Et ce n'est pas d'être chauvine ou chauvin de dire ça, mais je suis très fière d'où je viens. Et c'est de se dire que tout est possible, en fait. Et c'est pour ça, le léopard, non, c'était quoi ? C'était le saumon. Voilà, le saumon. Tu ne laisses jamais tomber. En fait, c'est toujours de se dire, si on a ce feu-là, si on a envie de faire des choses, même si au début, ça paraît un tout petit truc, c'est des gouttes d'eau. C'est ce que je dis tout le temps à ma communauté, des gouttes d'eau forment des océans. Et c'est ensemble, un par un, en se prenant la main, qu'on va arriver à faire des choses. Et donc le festival, c'est la conséquence d'un collectif, c'est la conséquence d'une vision, c'est la conséquence de l'entraide, de la solidarité d'une communauté RH autour d'un projet aussi dingue qu'un festival. Moi, je suis du Sud-Ouest, donc j'ai fait beaucoup de festivals. J'ai une adolescence assez chaotique, donc j'ai fait beaucoup la fête. J'adorais ça. Et c'est vraiment pour moi toujours ce catalyseur, cet entre-deux, entre... Ouais, la vie, c'est fun. L'entreprise, ça peut être fun. Ce côté un peu bisounours, c'est OK de parfois de l'être. Et le côté un petit peu plus sérieux, c'est un peu le... Tu vois, c'est un peu, tu vois, de force, le chaos et le cadre. Donc, c'est ça que j'ai voulu mettre dans le festival. C'est le chaos et le cadre. Et donc, le chaos, c'est l'environnement du festival, la fête. que l'on a fait jusqu'à minuit avec un DJ qui était un ancien RH qui se reconvertit dans DJ, avec du rap, avec du one-man show, mais aussi l'écosystème avec des food trucks, des chapiteaux, des tipis. On est à l'air libre, on est avec la nature. Donc voilà, on a eu aussi une tente alternative avec des choses un petit peu loufoques. Ça, c'est le côté l'art. et j'aimerais pour la seconde édition qu'on aille encore plus loin sur cette partie art, créativité. créativité et le cadre. Le cadre RH, et ce qui est normal, la formation, l'information, des conférences, des ateliers. Voilà. Trop bien.

  • Speaker #1

    Il y avait combien de participants ?

  • Speaker #0

    On a eu 250 personnes. C'était vraiment chouette. Alors il y a eu des ratés. C'était une première. C'était une première, voilà. Mais ce que j'étais fière, c'est que la communauté RH était là. Des gens m'ont fait confiance et moi qui, voilà, qui reste quand même assez, voilà, comme je dis, j'ai une J'ai toujours cette image de moi, je suis une charantheze.

  • Speaker #1

    Je trouve que c'est une belle preuve de reconnaissance aussi, vous avez un travail et de la crédibilité que tu peux avoir sur ton sujet. Tu fais un travail important de création de contenu, d'éricer à Rastidu, c'est toujours pertinent ce que tu écris. Donc en fait, finalement, c'est aussi la conséquence que tu as.

  • Speaker #0

    Ça m'a fait peur parce qu'en fait, c'est de te dire, c'est courageux, c'est audacieux. Je suis contente parce que j'ai des... partenaires qui m'ont fait confiance, Florent de We Feel Good, Joanne de Jarvie, Myriam de Kenda, Paul de Talent et Geoffrey de Wobby, tu vois, et c'était mes cinq premiers partenaires, ils m'ont fait confiance, et l'importance des marques, tu vois, ta Conto, qui promeut l'entrepreneuriat féminin, c'est de se dire, en fait, on peut tous bosser ensemble, on peut tous travailler ensemble, et on peut tous monter des projets de ce type d'envergure. Et je trouve ça inspirant en fait. Et donc là, l'édition 2 va arriver, encore dans un lieu encore plus beau,

  • Speaker #1

    plus joli. Tu as déjà un peu l'idée de date ?

  • Speaker #0

    Voilà, 2 et 3 octobre. Donc nous, on s'ancre sur cette partie automne. Puisqu'on verra si on l'avance un petit peu dans le temps. Mais on aime bien finalement octobre, où c'est la rentrée, on ancre des connaissances. C'est souvent une période qui est un peu difficile à la fin d'année. Là, on avait beaucoup de retours de RH. C'était un souffle d'air dans ma fin d'année. Voilà, ça m'a fait du bien, je me suis défoulée, il y avait beaucoup d'amour. En fait, c'est ça. Nous, le festival, il faut de tout, il faut différentes typologies d'événements. J'étais à HETCHARTECH hier, donc c'est une grosse conférence à Porte de Versailles, c'est immense, etc. Il en faut. Nous, l'objectif, c'est ça, c'est cette liberté, on va se concentrer sur l'individu RH. C'est ça qui va nous intéresser au Festival RH, c'est l'individu et l'objectif d'avoir ces retours-là, liberté, fraîcheur, rigolade, fun, amour, c'était vraiment sympa de se retrouver tous ensemble.

  • Speaker #1

    Et de créer des connexions entre des personnes qui ne sont pas forcément, mais qui ont le même métier.

  • Speaker #0

    Exactement. Ok,

  • Speaker #1

    très génial. Et là, ce serait quoi tes projets les plus fous pour Temple du RH ?

  • Speaker #0

    Ouais, je pense que tu vois, l'imagination n'a pas de limite. Tu vois, je pense que notre média, on a vraiment envie de faire quelque chose de sympa. Tu vois, donc on a besoin d'aide sur ce sujet-là.

  • Speaker #1

    Vous êtes deux associés, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Voilà, j'ai Thomas et moi. Et puis là, l'objectif, c'est d'avoir des advisors autour de nous. Parce qu'en fait, je trouve que l'aventure est plus fun en groupe. Et en fait, on a tous à gagner, être tous ensemble, que chacun de son côté. Et donc là, j'ai des... J'ai des RH qui vont prendre des parts au capital. Et aussi, c'est de se dire ensemble, on participe. L'entreprise, c'est un chef-d'œuvre. On a envie que le Temple RH, ça soit un chef-d'œuvre pour les RH. Et donc, pour nous, le média, ça va être quelque chose d'assez... On aimerait faire des choses assez folles sur nos formations aussi. Concrètement, faire des choses qui cassent un peu les codes. Réfléchir, essayer. C'est pour ça que... pour nous c'est important d'avoir ce groupe d'advisors pour se dire ok, jusqu'où on peut aller aussi dans la formation et après sur de l'événementiel, bah ouais j'aimerais bien le festival RH déjà l'ancrer en tant qu'événement incontournable pour les RH et le faire grandir et grandir et grandir donc je pense que l'objectif c'est de se concentrer parfois sur un projet ça c'est un peu le projet le plus fou et après voilà d'autres idées qui viendront mais déjà je pense qu'on a pas mal à faire on peut tout faire mais pas en même temps voilà faut se faut savoir se focus et voilà certains projets pendant une période de temps à faire un temps voilà et après passer à autre chose c'est aux gens soit des choses voilà et voilà donc je pense que déjà me concentrer tu vois là j'étais à et chartek il y avait la communauté du temps qui est là on a mangé au resto et là je me dis moi ça prend forme ça commence à ça commence à prendre des gens qui ont voilà et donc finalement aussi tu attires t'attirent les personnes qui te ressemblent, malgré tout, au début. Et je suis contente parce que Valentine, Ségolène, Jérémy, Christelle, toute cette communauté qui nous font confiance. Parce que c'est ça, c'est une question de confiance quand on démarre. Tu vois, je regarde...

  • Speaker #1

    Ça, c'est des RH que tu viens de citer. Voilà,

  • Speaker #0

    c'est des DRH qui nous font confiance autant. Mais toi, je regardais hier Jacquemus, Simon porte Jacquemus, tu vois. qui disait que lui, quand il a commencé ses créations, c'est Karl Lagalfède, excuse-moi, ça me fait pleurer, c'est Karl Lagalfède qui lui a osé lui donner un œil à son art. Et en fait, si on n'a pas cette confiance entre nous, On n'arrivera pas à créer des choses. Et donc, je me dis, cette confiance, elle est à prendre avec force. Parce que moi, j'ai de la chance d'avoir des DRH qui me font confiance aujourd'hui. Et j'espère encore avoir de futurs DRH de plein de grands groupes et d'entreprises. Cette confiance-là, c'est ce qui fait qu'on lance des projets, on lance des entreprises et on a besoin de cette confiance-là. Comme moi, demain, j'aimerais faire confiance. à des jeunes entrepreneurs, à des jeunes DRH, à des jeunes RH qui veulent faire des choses parce que c'est dur. C'est dur l'entrepreneuriat, c'est dur de créer. Et donc cette confiance-là, c'est pour moi un joyau. C'est mon joyau et qui ancre mon système de valeur et que je suis redevable à vie de cette confiance envers les personnes qui croient en moi et qui croient en nous au Temple RH.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il y a vraiment cette notion aussi de donner-recevoir et que quelque part... moi je crois beaucoup au karma et je me dis que quand tu reçois c'est aussi parce que quelque part à un moment donné t'as pu t'as su donner sans même t'en rendre compte finalement mais il y a ce truc là et j'y crois beaucoup de l'univers de donner recevoir et je

  • Speaker #0

    suis assez d'accord avec toi et je pense que tu vois c'est pas à faire preuve de faiblesse ou de vulnérabilité de dire ces choses là c'est juste euh... Tu vois, c'est juste être une personne dotée d'émotions et de sentiments, et de croire en soi, de croire en ses rêves. Et si on peut être tous ensemble autour de ça, c'est plus chouette. Et donc, il ne faut pas avoir peur de cette vulnérabilité-là. Et parfois, c'est dur dans les entreprises, où on a été formaté dans des cadres durs. masculin malgré tout, sans rentrer dans les stéréotypes, parce que je trouve que les hommes ont aussi leur part d'émotions qui sont potentiellement aussi parfois mis de côté, et de retrouver, et donc se dire, ensemble, si on peut avoir des émotions, de tenter des choses, et c'est parce qu'on a des émotions qu'on n'est pas fiables. En fait, les deux vont très bien ensemble. Le côté, et toi pour moi c'était important sur tes cartes, il y a le côté émotion, il y a le côté action. Et donc, moi, je suis quelqu'un qui persévère, qui se déterminait, qui passe à l'action, qui lâche rien. Mais j'ai des émotions. Je suis authentique, je vis mes émotions, je vis ma vie.

  • Speaker #1

    Je trouve ça hyper intéressant, cette notion d'émotion. Et notamment, en fait, pour moi, c'est dès le début dans l'RH, c'est dès le recrutement. Et malheureusement, et j'espère que les choses sont en train de changer, j'avoue que moi, je n'ai pas forcément d'oeil là-dessus, mais tu vois, dès le recrutement, quelque part, en entretien, T'as l'impression que tout le monde porte un masque, que les émotions ont pas forcément leur place, t'as l'impression que c'est une espèce de pièce de théâtre. J'ai jamais été à l'aise avec ça. Personne n'est à l'aise avec ça.

  • Speaker #0

    Personne n'est à l'aise avec ça, oui. Je pense que personne n'est à l'aise avec ça et je pense que même un... Je pense que personne n'est à l'aise avec ça. C'est vrai que déjà le premier contact, et donc l'importance de la marque employeur, et nous on accompagne des boîtes là-dessus, c'est vraiment aussi, c'est la première image que tu renvoies à l'entreprise, c'est l'entretien. Déjà, ce n'est même pas l'entretien, c'est les offres d'emploi. Et déjà, quand tu vois des offres d'emploi qui sont toutes froides, qui sont sans émotions, et avec la société Demander, on voit le avant-après.

  • Speaker #1

    Une boîte avec qui tu as bossé ?

  • Speaker #0

    Voilà, on voit l'avant et après des offres d'emploi. On sent une vision, on sent une émotion. Et ça en fait... L'art, l'écriture, c'est de l'art. Les offres d'emploi, c'est une partie d'art parce que tu écris un bouquin, tu peux pleurer, tu peux rire, tu peux vivre un bouquin. Un film, tu l'écoutes, tu le regardes. Une œuvre d'art, moi, tu vois, parfois, je suis une fan d'impressionnisme. J'adore Renoir et quand je peux passer une heure, deux heures, ça saoule ma femme, juste à regarder la beauté des choses. Et en fait, il ne faut pas oublier le chef-d'œuvre de l'entreprise. Il faut du cadre, il faut du sérieux, il faut ce côté un peu glace, il faut ce côté un peu chaotique, un peu fou, un peu rouge, un peu feu. Et donc la marque employeur doit aussi rayonner de cette façon-là. Et les offres d'emploi, le site carrière sont des éléments plutôt froids et on peut en faire quelque chose d'assez feu, d'assez rouge. Et donc nous, on adore accompagner les... les boîtes à faire ça. Et c'est pareil pour la prise de parole des fonctions RH, de faire rayonner cette marque employeur et de faire vivre cette authenticité finalement dans les entreprises.

  • Speaker #1

    Petite anecdote sur le recrutement. Il y a quelques années, c'était il y a longtemps, j'imagine que ça ne se fait plus. Je ne sais pas.

  • Speaker #0

    C'était dingue, tu le sais, un entretien.

  • Speaker #1

    On m'avait fait passer un test de calligraphie, donc je devais écrire une lettre. Il a donné au RH et à partir de là, ils étaient capables d'analyser ma personnalité, qui je suis, ce que je fais. Je me souviens que j'ai été recalée de cet entretien. Je n'ai jamais su pourquoi et j'ai trouvé ça... hyper froid, hyper infroyant et puis super injuste en fait. J'avais besoin de savoir qu'est-ce qu'ils avaient vu dans mon émission.

  • Speaker #0

    Après l'objectif, pour moi je dis jamais, c'est pas de bâcher. Faut pas bâcher en fait, c'est que derrière il faut comprendre toujours pourquoi. La raison derrière, j'ai pas le temps, j'ai X trucs à faire dans mon rôle. Il y a toujours une conséquence derrière de cette action-là. Et potentiellement c'est pas volontaire, tu vois ce que je veux dire. Oui,

  • Speaker #1

    quand tu es candidat, en vrai,

  • Speaker #0

    tu ne fais pas gaffe à ça. Tu ne fais pas gaffe à ça. D'où l'importance d'être vigilant et exigeant avec soi-même. Et donc, nous, c'est l'objectif de la fonction, c'est d'en faire une fonction bienveillante, avec attention au galvaudage, mais une fonction positive et aussi une fonction exigeante. C'est-à-dire que donner des retours à des candidates et à des candidats. C'est le minimum vital, en fait. Et aujourd'hui, on n'a pas d'excuses parce qu'il y a des outils qui font ça, qui nous aident à amplifier notre force, tu vois, en interne. Mais voilà, la calligraphie, des choses comme ça, ça existe parce qu'en fait, en France, on a cette peur de mal recruter. Pourquoi ? Parce qu'en fait, on a un droit du travail qui est très dur pour les entreprises. Il faut... un juste milieu. Tu vois, moi, j'ai vécu en Angleterre et c'était trop flexible. C'est-à-dire que, moi, parfois, je pouvais voir des salariés partir à 14h sans dire au revoir. Ils prenaient leur boîte et ils repartaient. Donc, il y a un juste milieu à trouver. Mais c'est vrai que le droit du travail en France est quand même assez rigide, assez dur pour les entreprises et pour les startups, pour les entrepreneurs, pour les artisans. On est, en France, c'est dur. Et c'est même déconstructif. de la créativité et de l'innovation en France. Et donc ça, c'est un fait. Et donc en fait, on met cette pression autour du recrutement, on met cette pression autour des chefs d'entreprise ou des artisans, des commerçants sur le recrutement. Parce qu'un mauvais recrutement,

  • Speaker #1

    ça coûte cher.

  • Speaker #0

    Ça coûte cher, ça a beaucoup d'impact financier, ça peut couler des boîtes. Et donc, il y a cette conséquence-là qui fait que... On va utiliser tous les outils. Si la calligraphie peut nous aider, si des têtes de personnalité peut nous aider, si machin peut nous aider. Et donc, on va aller un peu sur ces pratiques un peu woke du recrutement. Moi, j'en suis assez critique parce qu'il faut nourrir cet esprit critique. Je pense qu'on peut les utiliser pour nourrir des décisions, mais ça ne doit pas être des conséquences. C'est clair. Des conséquences. Des conséquences. Et malheureusement, beaucoup d'entreprises peuvent utiliser ces outils malheureusement à mauvais escient et qu'un bon... Recruteur ou une recruteuse, c'est de faire des entretiens tangibles avec des questions qui sont liées avec des compétences, avec de l'évaluation de soft skills ou de culture fit. Et donc en fait, un entretien structuré avec une scorecard bien faite. Ces deux outils tangibles qui vont faire que votre recrutement est inclusif, positif. et performant. Et on n'a pas besoin de calligraphie. On n'a pas besoin de test de personnalité pour s'assurer qu'on fait un bon recrutement.

  • Speaker #1

    D'accord. Moi, je suis certifiée sur l'outil DISC. Souvent, on me demande est-ce que c'est un outil qu'on peut utiliser dans le recrutement, etc. Donc moi, je le déconseille. Après, vraiment, si... Enfin, je veux dire, la seule raison qui puisse faire qu'on peut l'utiliser, c'est vraiment, c'était en fin de processus, c'était entre deux candidats, que vraiment, tu... Et encore, moi, la condition, c'est que je dis à condition d'expliquer le modèle au candidat et de les débriefer sur leur profil. Parce que ça me paraît être le minimum. Tu ne peux pas juste faire passer un test et dire on vous prend ou on ne vous prend pas.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Jusqu'à présent, je ne l'ai jamais fait.

  • Speaker #0

    Et encore, parce que tu peux avoir un profil rouge. disent bon ok, c'est le profil qu'on va rechercher, dominant, etc., fort de proposition, etc. Finalement, une personne bleue aurait pu aussi très bien réussir dans le poste. Et donc, on commence à mettre des carrés dans des carrés, des ronds dans des ronds. Et en fait, c'est ce qui tue la créativité, c'est ce qui tue l'innovation, c'est d'avoir des clones dans les entreprises. On ne veut qu'une équipe de rouge. En fait, souvent, après, d'avoir que des équipes homogènes. C'est tout le contraire.

  • Speaker #1

    C'est pas bon du tout.

  • Speaker #0

    Et ça va créer potentiellement des équipes désorganisées, des équipes toxiques à souhait.

  • Speaker #1

    Moi, je fais les rapports de groupe sur le disque.

  • Speaker #0

    Très bien.

  • Speaker #1

    Souvent, je vais identifier où se positionnent chacun des collaborateurs. Et l'idéal, c'est ce qu'on dit souvent, c'est d'avoir une diversité, d'avoir un maximum de diversité et de couleurs dans l'équipe. Et à noter qu'en fait, t'as pas une... Enfin, t'es jamais une dominante. T'es jamais rouge, en fait. T'es souvent rouge, plus bleu. et un peu de vert, mais t'es pas qu'une couleur, c'est hyper complexe, on est des êtres humains, on peut pas être mis... C'est vrai que, voilà, moi je trouve que le disque est puissant et qu'il peut amener plein d'informations, mais c'est pas à prendre au pied de la lettre, et pour moi c'est un outil de questionnement, et d'introspection, c'est pas une vérité absolue, et c'est pas à prendre... voilà, de la lettre quoi. Ouais,

  • Speaker #0

    ouais.

  • Speaker #1

    Donc voilà. D'autres pépites ?

  • Speaker #0

    C'est les pépis sur le recrutement, il y en a plein. Et encore, et moi je veux bien appuyer sur là, c'est pas du bashing. Et ça c'est important. Il ne faut pas critiquer, pointer, parce que derrière c'est peut-être une personne qui n'est pas bien formée, qui n'a pas forcément les codes, qui n'a pas forcément les outils nécessaires. Il y a des pressions de différents niveaux. Et ça c'est vraiment un point important. Et nous c'est notre mission au temps, c'est pas forcément de pointer. mettre en avant des situations rocambolesques et on peut dénoncer des pratiques. Mais l'objectif derrière, ce n'est pas de pointer du doigt ou de bâcher, c'est de te dire, OK, tu as besoin d'aide, comment je peux t'aider ? Et de mettre en place, tu vois...

  • Speaker #1

    En plus, c'est souvent comme les avis Google, c'est-à-dire que quand tu n'es pas content, tu vas le dire haut et fort et tu vas le crier sur tous les toits. Et quand ça se passe super bien et que c'est génial, bon, tu ne vas pas forcément en parler. Donc, c'est un peu ça, malheureusement, aussi que tu as subi la profession, tu vois.

  • Speaker #0

    Exactement, exactement. Voilà, et donc ça, pour moi, c'est vraiment important de faire ça. Et je pense qu'en effet, on est là sur un changement, un carrefour qui est assez excitant, parce que, ouais, on doit remettre à niveau nos compétences, on doit remettre à niveau les pratiques dans les entreprises. Et donc là, c'est excitant pour créer l'entreprise qu'on a envie de voir demain.

  • Speaker #1

    Un petit quiz ? Ah,

  • Speaker #0

    trop d'argent ! Oh,

  • Speaker #1

    stress ! Oh non, c'est pas un quiz de connaissances, t'inquiète ! Tu préfères ça ou ça ? C'est genre, tu es plutôt open space ou bureau fermé ?

  • Speaker #0

    Aïe, aïe, aïe, c'est dur ! Je pense qu'en tant que... J'aime bien les bureaux fermés parce que des fois, l'open space, ça peut être vraiment le brouhaha, tu vois. et d'avoir ton bureau ou avoir un bureau par équipe. Je n'ai pas encore trop tranché, donc je te dirais mi-figue, mi-raisin.

  • Speaker #1

    Fromage ou dessert en parlant de figues et raisins ?

  • Speaker #0

    Fromage ou dessert ? Moi, je suis friand de dessert. Très sucré alors.

  • Speaker #1

    Dans tes projets, tu es plutôt marathon ou sprint ?

  • Speaker #0

    Moi, je suis plutôt marathon. Je crois vraiment à une vision longue, à une vision sur le long terme, au temps long. et moi en tant qu'être humain demain je... Je ne sais pas, j'aimerais beaucoup aussi, à 40-45 ans, être maire d'une ville. C'est un truc que j'aimerais beaucoup. Parce que je trouve que d'être maire d'une ville, je trouve que c'est le plus beau métier, en tout cas en politique, que tu peux faire. Parce que tu gères, c'est un peu comme gérer une entreprise. Tu gères un budget, tu gères des soucis du quotidien, tu peux organiser des festivals. Et je trouve que pour moi... plus tard. Là, j'ai vraiment mon ambition du Templerage. Mais ça, c'est quelque chose qui me titille pas mal. D'être mère d'une ville un jour.

  • Speaker #1

    Shopping ou méditation ?

  • Speaker #0

    Shopping.

  • Speaker #1

    Lefto, motivée ou oiseau de nuit productive ?

  • Speaker #0

    Plutôt lefto.

  • Speaker #1

    Soirée karaoké ou jeu de société ?

  • Speaker #0

    Jeu de société. Ah,

  • Speaker #1

    c'est vrai ? Je t'aurais plus vu faire du karaoke.

  • Speaker #0

    C'est ça. Alors je peux autant. En fait, le karaoké, ça me va très bien. Mais moi, j'adore les jeux de société. J'adore la réflexion.

  • Speaker #1

    Bon, je t'inviterai à me servir de karaoké.

  • Speaker #0

    Ça marche.

  • Speaker #1

    Silence pour bosser ou musique à fond ?

  • Speaker #0

    Silence.

  • Speaker #1

    Céline Dion ou Beyoncé ?

  • Speaker #0

    Céline Dion. Ah, j'adore, c'est mignon. Ok.

  • Speaker #1

    Tout doux papier ou outils de gestion ?

  • Speaker #0

    Outils de gestion.

  • Speaker #1

    Ouais, surtout quand on travaille à plusieurs endroits.

  • Speaker #0

    Et j'ai la chance d'avoir Thomas. Oui,

  • Speaker #1

    on en a parlé un petit peu tout à l'heure. Thomas,

  • Speaker #0

    c'est ton associateur. Ouais, c'est mon associé. Sans lui, il n'y aurait pas tout ça. Big up à toi, Thomas, parce que... Il est solide, il partage des valeurs extrêmement fortes, quelqu'un de très humble, de très généreux. Nos valeurs, en tout cas, sont vraiment alignées. Et toute cette partie ingénierie, systémisation des process, il m'a montré encore hier des trucs trop bien pour nous aider à aller plus vite et avancer.

  • Speaker #1

    Ça m'intéresse de savoir, est-ce que tu l'as rencontré et tu as décidé que vous alliez vous associer ou est-ce que tu pensais à t'associer et tu as cherché un associé ?

  • Speaker #0

    C'était en fait mon internship mapper, donc tu sais mon job board d'étudiant de mise en relation. Donc en fait Thomas lui, il est sur TikTok, donc là je crois qu'il arrive à ses 100 000 abonnés. Donc il donne des conseils pour les 18-24 ans. Donc j'adore ce côté carrière-emploi, je trouve qu'on match pas mal. Et il m'avait contacté parce que j'avais dit, bon bah en fait je vais fermer le site. Est-ce que ça peut intéresser une personne de reprendre le projet ? Parce que j'avais quand même fait pas mal de SEO. Tu vois, j'apparaissais sur Stage à Londres, Stage Amsterdam, Stage à Lisbonne, sur des premiers choix sur du SEO. Il y avait une plateforme, j'avais plein d'entreprises super intéressantes, etc. Et ils m'avaient contactée pour reprendre le truc. Finalement, ça ne s'était pas forcément fait. Après, voilà, on a commencé à bosser ensemble progressivement. Et puis ça s'est accéléré quand j'ai eu l'idée du festival. C'était lors d'un co-living, il était là. Donc c'est quelqu'un qui... Et progressivement, on s'est associés. Et puis on a eu cette vision de ce centre de formation. Parce que lui, il a fait beaucoup de formations aussi dans le passé. Et donc on se rejoint bien finalement sur nos ambitions perso et nos ambitions pro.

  • Speaker #1

    Belle rencontre.

  • Speaker #0

    Très belle rencontre. Et ça encore... Après, je ne suis pas quelqu'un de spirituel, je ne suis pas quelqu'un, je suis assez cartésienne dans mon approche de la vie. Et potentiellement plus tard, j'irai sur, pas encore, mais je pense que j'aurai une attirance progressive. Mais à chaque fois que j'ai fait des intentions dans ma vie, que ce soit pour trouver Sonia, ma femme, j'avais fait beaucoup d'intentions en disant je veux trouver l'amour, Et là j'avais vraiment envie de trouver un associé, j'avais dit je veux trouver un associé.

  • Speaker #1

    Ah peut-être ! Ok, vous pouvez aller au film ouvert si vous voulez chercher un associé.

  • Speaker #0

    Et c'est ouf ! Et je sais pas, je sais pas s'il y a des... j'en sais rien mais je trouve que les intentions sont quand même assez...

  • Speaker #1

    Hyper puissantes.

  • Speaker #0

    Hyper puissantes. J'ai pas encore exploré ce côté-là de la... tu vois, je sais pas si j'ai envie ou... voilà, je suis quand même assez cartésienne dans mon approche de la vie, mais à chaque fois quand même j'ai fait des intentions positives. J'ai eu des moments où j'ai Thomas qui est arrivé dans ma vie. Après, c'est des chemins aussi qui ont été pris. C'est des conséquences de micro-actions. C'est mon côté carcassien qui revient. C'est de la conséquence de micro-actions qui ont fait que j'ai pris la parole sur les réseaux. J'ai partagé des moments qui ont fait que...

  • Speaker #1

    Après je trouve que c'est pas forcément... Je trouve qu'au contraire, poser une intention, pour moi c'est quelque chose d'assez cartésien. Parce que si tu fais l'exercice de te dire, par exemple, pendant 10 minutes, je vais me concentrer que sur les objets verts, en fait tu vas voir des objets verts partout ! Donc là en quelque sorte c'est un peu la même chose. Si tu te dis, bah voilà je focus sur ça, essaye une intention et je la remets en boucle, bah au final, à chaque opportunité où tu trouveras quelqu'un qui peut matcher, tu vas quelque part le sentir, tu vois ? Ouais, ouais. Il y a ce truc là. Oui,

  • Speaker #0

    mais c'est encore un travail, j'ai beaucoup de travail perso à faire, intérieur. J'ai beaucoup développé la partie business et la partie entrepreneuriale. Mais c'est vrai que la partie perso, j'ai encore beaucoup de choses en introspection à aller chercher. Mais c'est vrai que les intentions, et donc très contente parce que je me dis, j'ai vraiment envie de construire un projet collectif, mais trouver la bonne personne, c'est dur. Parce que j'ai aussi échoué sur cette partie-là. Donc je suis très contente d'avoir Thomas à côté de moi. qui monte aussi, qui est super.

  • Speaker #1

    Du coup, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour cette année ?

  • Speaker #0

    Je pense que ce qu'on peut nous souhaiter, c'est de former des RH, de former des entreprises qui ont envie de retravailler leur marque employeur dans un premier temps, et puis de nous accompagner sur d'autres formations que l'on pourrait aussi construire. Et puis un super succès pour l'édition 2 du festival.

  • Speaker #1

    On sera là au mois d'octobre.

  • Speaker #0

    Un gros challenge. On cherche des partenaires aussi. On cherche des partenaires. Ce serait génial aussi d'avoir des partenariats autour de l'entrepreneuriat. Parce qu'on a aussi des RH de plus en plus qui se lancent à leur compte. Et qui veulent retrouver aussi ce côté... Liberté, construire une activité au service de sa vie. C'est une formation qu'on va lancer prochainement pour accompagner les RH à se lancer. Parce que nous, on n'est pas forcément des produits RH. On a fait des master RH, on n'a pas fait d'école de commerce. Et donc se dire comment je construis une activité au service de ma vie, tout en ayant des objectifs financiers et aussi des objectifs intérieurs de valeur. C'est important.

  • Speaker #1

    Donc Maud, on peut te retrouver sur LinkedIn, évidemment. D'autres réseaux Insta ? Oui,

  • Speaker #0

    donnez-nous de la force sur la chaîne YouTube Le Temple RH. C'est notre projet 2025. On a envie aussi de faire des reportages. Donc là aussi, s'il y a des partenaires qui veulent nous accompagner sur ces sujets-là, c'est chouette.

  • Speaker #1

    Trop bien, des reportages sur la chaîne YouTube. Donc Temple

  • Speaker #0

    RH. Temple RH, oui.

  • Speaker #1

    Sur LinkedIn Maud Grenier.

  • Speaker #0

    Maud Grenier, oui.

  • Speaker #1

    Sur Insta peut-être aussi. On va peut-être pas tout dire. En tout cas, sinon on va vous perdre.

  • Speaker #0

    Donnez de la force.

  • Speaker #1

    Donnez de la force sur YouTube et sur LinkedIn. En tout cas, merci.

  • Speaker #0

    Merci Sonia. Merci d'avoir donné l'opportunité de partager ma vision du monde.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Et donc, on vous embrasse. Et à la prochaine. Ciao. J'espère que le parcours de mon invité t'a inspiré. Si cet épisode t'a plu, je t'invite à t'abonner à la chaîne YouTube et à laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts.

Chapters

  • Introduction et Présentation de Maud Grenier

    00:00

  • Discussion sur le Recrutement et la Marque Employeur

    00:10

  • Jeu des Animaux et Valeurs Personnelles

    00:51

  • Parcours Personnel de Maud dans les RH

    03:25

  • L'Importance de l'Authenticité et des Émotions

    06:10

  • Le Temple RH et son Impact sur les RH

    11:46

  • Les Défis des Ressources Humaines Aujourd'hui

    24:11

  • Festival RH et Projets Futurs

    34:26

  • Conclusion et Remerciements

    45:31

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