- Speaker #0
C'est de quand même malade ! Bienvenue ici à Lyon. Merci pour votre temps, pour votre écoute. Je suis en compagnie de Noélie, qui est rédactrice avec moi. Bonjour ! Bonjour ! Déjà, comment est-ce que vous vous sentez aujourd'hui ? Est-ce que vous avez fait bon voyage ? Comment est-ce que vous allez ?
- Speaker #1
Bonjour ! Je m'appelle Elida Almeida. Et ça fait plaisir d'être là ce soir avec vous, de chanter pour vous, j'espère que vous allez, c'est un rien, j'espère que vous allez bien. On est là depuis hier, c'était une voyage tranquille, on a pris le train donc c'était vraiment tranquille. On a rêvé, on a bien mangé, on a répété, on a vu un peu d'ouverture du Coupe du Monde et après on a... Afrique du Sud ? Oui.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Bonjour, je m'appelle Lucie Belle et c'est avec plaisir que je suis ici avec vous. Cette tournée commence très bien. Oui, vous étiez à Toulouse, oui. pour les concerts de Rio Loco et aujourd'hui c'est ici. S'il vous plaît, un grand applaudissement pour notre épopée. On espère que ça continue comme ça.
- Speaker #0
Bien sûr. Très bien.
- Speaker #3
Bonjour, je m'appelle Susannie, je ne parle pas français.
- Speaker #0
C'est très bien déjà. C'est très bien.
- Speaker #3
Je suis très contente de commencer la tournée à Toulouse, aujourd'hui à Lyon, je suis très contente demain à Londres. Et tout est correct, je vais dire à mon mari que je ne mange pas correctement, tout est bon.
- Speaker #4
Elle était très contente de la tournée à Toulouse, on est là et demain on sera à Londres, pareil, ça se passe bien, on se sent bien traités.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #4
espérons que ça continue comme ça.
- Speaker #0
Alors, très rapidement, puisqu'on parle du coup de ce concert-événement que vous faites depuis 2011 déjà, je voudrais savoir les gens qui viennent vous voir, qui sont-ils dans le public en général ? Entre la plupart, est-ce que ce sont des nostalgiques, des femmes de la première heure ? Est-ce que ce sont des jeunes qui viennent vous voir ?
- Speaker #4
Je pense que bien sûr, il y a beaucoup de gens qui... qui suivait déjà Cesaria, puisqu'il y a toutes les générations. Mais il y a aussi pas mal de jeunes qui ont cette envie de découverte, de cette musique, de revir peut-être les ambiances des concerts de Cesaria.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #4
Donc maintenant, on a un mélange assez sympa dans le public.
- Speaker #0
Puis c'est vrai que vous avez un très beau casting qui essaie de reprendre un petit peu toutes les générations. Entre vous et Lucy Bella, et c'est de regarder vraiment cette nostalgie Il s'agit de la morna, de la tradition. Et peut-être aussi Céusa, Céusane, pardon, qui essaie peut-être de moderniser un peu plus aussi le genre, quoique il y a quand même vraiment les traditions qui sont ici. Quelles traditions sont vraiment importantes dans ce que vous transmettez du Cap Vert et que vous voulez que nous, ici, en France, à Lyon, on puisse ressentir ici ?
- Speaker #2
Les traditions, pour moi, et pour nous, le Cap Vert, je pense que c'est très important parce que les traditions font en un pays. Bien sûr. Et je pense ça quand je chante la musique traditionnelle du Cap Vert. Et je pense que je vais faire tout pour apporter notre tradition, notre culture pour les autres gens qui aiment beaucoup le Cap Vert et notre tradition. C'est ça. Et j'espère que je vais faire bien et que je vais continuer à mettre aussi rappeler un petit peu le bel reportoire de César et Évora. Parce que nous, et tous les gens comme César, nous avons un peu de sodates.
- Speaker #0
Bien sûr. Sodates, est-ce que tu peux... Parlez par exemple, que ce soit dans ton dernier album Moda Antiga, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Ou que ce soit émotionnellement, il y a un petit peu de... Et oui, il y a un petit peu justement de soda de votre enfance. Qu'est-ce qui est propre de votre enfance au Cap Vert ? Quelle image pourrait représenter ça ?
- Speaker #4
Moi, j'ai quitté le Cap Vert, contrairement aux trois qui ont vécu là-bas jusqu'à... L'âge adulte, moi j'ai quitté le Cap Vert, j'avais 14 ans. Et c'est vrai que dans beaucoup de mes chansons, je les fais en prison dans mes souvenirs d'enfance, dans tout ce qui m'est resté. dans le souvenir de mes grands-parents qui m'ont élevé, de toute cette vie vécue jusqu'à l'âge de 14 ans. Donc c'est vraiment dans la soldate que je l'ai fait. Enfin, au moins une partie de mon répertoire.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #4
À cette thématique-là, oui.
- Speaker #0
Et quels sont tes souvenirs du coup d'enfance ? Je ne sais pas, la première chanson que tu as pu chanter, par exemple ?
- Speaker #4
La première chanson que j'ai pu chanter, contrairement à Soudade par exemple, je l'ai connue assez tard. Soudade parce qu'en fait on l'a connu Soudade on l'a connu quand Bangal a enregistré dans les années 70 d'accord ok mais sinon je chantais déjà des chansons que j'aimais beaucoup c'était soit de Bana qui était un grand chanteur caboverdien ah oui
- Speaker #0
Bana oui ou le groupe
- Speaker #4
Vosges des Cabos Verdes donc Bana c'était le côté traditionnel des Mordas à Coladera et Vosges des Cabos Verdes nous avait apporté toute la musique latino-américaine les cumbias, les tcha donc c'est tous ces chansons-là que j'ai dans mon souvenir
- Speaker #0
Et toi Elida, tu portes vraiment la voix pour la jeunesse caverdienne, pour les femmes aussi. Je ne sais pas, quels sont tes beaux souvenirs d'enfance aussi peut-être du caver que tu peux nous partager ici ?
- Speaker #1
Batoko, c'est un type de musique de chez nous. c'est un type de musique qu'on n'a même pas besoin instrument pour jouer, pour chanter. J'ai des souvenirs parce que moi j'ai grandi dans un village où il n'y avait pas d'électricité. Donc, on n'avait pas beaucoup de choses à faire pour s'amuser. Donc, à la fin de journée, je me rappelle nous tous, les enfants, des voisins, on On s'assait et on commence à jouer, à chanter des batouks, à chanter des chansons qui sont enregistrées déjà, mais aussi à commencer à improviser. Je pense que c'est à ce moment-là que je commence à cultiver cette partie-là de composer, d'écrire. On danse, on chante, c'est un des plus bons souvenirs que j'ai.
- Speaker #4
Vous écoutez aussi le batouk qui est très improvisé en fait. Oui, c'est ça. Il y a une réponse. Oui, une réponse. Après, on va lui répondre. Oui, c'est ça. C'est très intéressant.
- Speaker #0
À quoi ça ressemble ? Parce que tu joues beaucoup sur les rythmes, justement, entre Tabanka, Batouk et Funana. Et j'avais écouté une de tes chansons qui m'avait beaucoup fait penser à Réma, et c'est Dja
- Speaker #1
Oja. Dja Oja. Dja Oja. Ah, ok. Moi, c'est un concept Coladera, mais aussi Colasemba. Par exemple, c'est ma chanson plus écoutée à Angola. C'est mon numéro 2 par rapport à ce truc. Incroyable. Oui, il y a un truc d'Angola, un truc de Semba qui est à côté de Coladera. Mais Batouk, c'est des origines de Batouk. Ça vient du Guinée-Bissau.
- Speaker #4
D'accord.
- Speaker #1
Ils ont presque la même chose, non ?
- Speaker #4
Tout ce côté-là, mais à Guinée-Bissau,
- Speaker #1
ils sont…
- Speaker #4
Les rites ternaires ont 6-8, beaucoup dans ces régions-là, dans le bateau. À cause de ça, maintenant, on va rendre cette jolie,
- Speaker #1
jolie hommage à Morana. C'est l'estime, l'estime des musiques les plus connues du café.
- Speaker #0
Applaudissements pour Morna Sivite. Du coup, on a vu des chansons très mélancoliques, très douces, très tristes. Morna, Bana, et puis on a vu des chansons très dansantes. Pendant le concert, comment est-ce que vous faites l'équilibre entre les deux, autant pour les fans de la Morna que pour les jeunes qui sont plus festifs ? Comment est-ce que... se trouve l'équilibre dans le concert ?
- Speaker #4
Dans le concert, il faut préciser que ce sont des chansons que César a interprétées.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #4
Elles sont exclusives. Donc, on fait un mélange des deux. C'est une mort là, une coladéra ou un rythme un peu plus soutenu. Bon, on va dire il y a tous les tubes de ces arias puisque ce sont des incontournables donc je pense que c'est un bon mélange entre tout ce que le Cap Vert peut proposer en tout cas dans cette facette là
- Speaker #5
Par la suite, est-ce que vous voulez potentiellement faire un album ou comment vous voyez évoluer votre compagnie est-ce que vous allez faire plus de dates moins de dates Oui,
- Speaker #4
je crois savoir qu'il y a un album en préparation sauf qu'on ne sait pas quand ça va sortir mais il y a quelque chose qui se prépare Et bon, on va continuer tant qu'on pourra, tant qu'il y aura la demande. D'accord avec ça, puisque c'est un projet tellement beau à porter, on a envie que ça continue.
- Speaker #0
En tout cas, on le souhaite, ne serait-ce qu'un album live, en tout cas, on le souhaite parce que voilà, c'est...
- Speaker #4
Il faut dire qu'on a fait une captation il y a quelques temps.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #4
Un live, donc je ne sais pas, peut-être que ça sortira dans quelques temps.
- Speaker #0
On le souhaite en tout cas, on l'espère. Merci à vous, je n'en tiens pas plus. C'était un vrai bonheur de vous rencontrer toutes et tous.
- Speaker #6
Merci d'être avec nous pour célébrer l'héritage et la vie de ces amiens. J'ai eu l'honneur de la rencontrer quand j'avais 12 ans et je lui ai apporté des fleurs sur scène. Et après le concert, j'étais là-bas et je me disais, voilà, je m'appelle Maïra, j'ai 12 ans et je suis chanteuse. Je me rappelle que les musiciens, ces musiciens à l'époque disaient, peut-être qu'un jour, on jouera à l'Écosse. Et puis ça a été fait. Elle m'a pris très au sérieux. Elle m'a dit, si tu es chanteuse, n'oublie jamais ce que je vais te dire. Le public décidera ce qui sera fait de toi, s'il te met tout en haut ou s'il te laisse tomber. Puis elle m'a offert un des nombreux bouquets de fleurs qu'elle avait reçus, et c'était la toute première fois que je rentrais à la maison avec un bouquet de fleurs. Et j'étais extrêmement fière. Elle est vraiment très présente et c'est comme si elle n'avait jamais écouté cette dimension. Elle vit en nous, elle vit dans toutes les rues du cadre.