- Alban
Bienvenue sur un nouvel épisode de Sous les Aurores. Aujourd'hui, occasion un peu particulière. On arrive à la fin de l'année 2025. Vient pour nous l'heure du bilan. On va vous parler de tout ce qui s'est passé côté personnel, côté professionnel, côté semi-professionnel avec le podcast. Donc ça va être un bon moment à tous les deux et qu'on partage avec vous, avec nos aspirations pour 2026.
- Lucie
Est-ce que t'aurais un mot ? qui résume ton année 2025 ?
- Alban
Moi, je pense que ça commence. Au fil des années, je pense que pour l'instant, je ne change pas trop de mots. Je dirais montagne russe. Deux mots, ça.
- Lucie
Mais bon, OK.
- Alban
Ça commence. Il faut qu'on arrive à la fin de cet épisode. Je me détends. Parce que depuis le début de la parentalité, je pense qu'on va revenir à peu près 14 fois dans cet épisode. c'est juste une petite fille de bientôt 4 ans et une de 1 an et demi. On n'arrête pas et je ne comprends toujours pas, même en vivant en Norvège, en ayant plus de temps pour la vie familiale, c'est trop dur. Je ne sais pas comment les gens font pour gérer leur carrière, leur couple, leurs enfants. Moi, c'est toujours l'équation à 80 inconnus.
- Lucie
On s'est quand même aussi rajouté un podcast, des nouveaux boulots, des transitions.
- Alban
On va peut-être revenir sur tout ça. Peut-être qu'il faut... C'est juste une question de choix, au final. Un chien et tout. Enfin bon, bref. Et alors, toi ?
- Lucie
Moi, ça serait défi. Je pense que l'année, elle a été pleine de défis, que ce soit des défis hyper positifs, comme le podcast, le lancement du podcast, ou alors des défis plus compliqués. Quand même, on fait le bilan du podcast, ça fait un an. Presque. Mais ça fait un an qu'on a commencé à enregistrer les épisodes.
- Alban
Pour revenir un peu sur l'histoire, ça a été... Été 2024, on a vraiment décidé de concrétiser notre projet A2 autour de la vie en Norvège sous la forme d'un podcast. Et donc, on a travaillé pendant quelques mois sur tout en gros. Le nom, est-ce que ce sera qu'un format A2 avec invité ? Et puis, on a enregistré pendant que j'étais en congé paternité, beaucoup en octobre, novembre, décembre 2024. Il y a un an. Et on a lancé ça en février cette année. Donc, c'est ouf, le chemin parcouru. d'avoir rencontré tous ces gens, certains qu'on continue de voir régulièrement, ou en tout cas au moins d'échanger. Donc c'est vraiment un vecteur de rencontres qu'on adore. Et on a appris aussi à développer tout un tas de compétences techniques. C'est fou. On s'est créé notre propre cloud à la maison. On a appris le montage à fond. On s'essaie maintenant aussi aux réseaux sociaux. On essaie de créer différentes choses pour faire connaître le podcast, pour fidéliser un peu une communauté. C'est incroyable.
- Lucie
Oui, c'est ça. Il y a un an, On pensait que le podcast, ça se résumerait à juste acheter des micros et à faire venir des gens dans notre salon, et puis discuter. Et puis au final, on s'est rendu compte qu'il y avait toute une... Bon, après, on y va à fond et c'est normal et on y passe beaucoup de temps. Mais parce qu'on adore. Déjà, c'est un projet à deux, puis sur des sujets qui nous intéressent trop. Mais c'est clair qu'au départ... On ne pensait pas que ça allait être un si grand travail. Engagement, oui. Engagement. Moi, j'aime bien les réseaux sociaux en général, mais en fait, les réseaux sociaux pour un projet comme ça, c'est quand même un autre level. Oui,
- Alban
c'est ça. Parce que je pense que c'est...
- Lucie
Si tu veux développer... Exactement,
- Alban
c'est quand même un vecteur incontournable. Et toi, je trouve que tu arrives à prendre pas mal de recul. Et moi, ça va mieux là. Mais au début, j'étais... vachement dans est-ce que ça marche, est-ce que ça marche pas et j'en vois d'autres qui font mieux et ça c'est difficile en fait parce que je m'étais carrément sorti, par exemple d'Instagram j'utilisais plus depuis deux ans et demi, de mes amis proches c'est une chose de savoir leur vie ou de ta famille mais de gens d'un cercle étendu ça faisait plus tellement sens et je trouve que je passais trop de temps là-dessus, donc y revenir dans un cadre on va dire un peu professionnel pour clairement la seule mission c'est faire grandir le podcast, c'était pas facile de retrouver cet équilibre entre le voir juste comme un vecteur oui incontournable, mais qui n'est pas une fin en soi, quand tu fais pas que des buzz, des trucs comme ça.
- Lucie
T'as le syndrome du bon élève. T'as toujours été hyper consciencieux, et pour ça aussi. Et moi, c'est pas que je suis pas consciencieuse, c'est que...
- Alban
Que t'es au fond de la classe.
- Lucie
Je suis plus au fond de la classe que toi, ça c'est clair. Mais c'est plus que en fait, ça me fait kiffer ce projet. Et même s'il n'y a que trois clampins qui vont l'écouter, ce n'est pas grave, ça sera pour nous plus tard. Oui, exactement. T'imagines tout ce qu'on leur laisse, qu'on leur explique ce qu'on ressentait au moment T. Moi, je trouve ça génial que plus tard, elles puissent se dire, nos parents immigrés en Norvège, voilà ce qu'ils ressentaient, voilà comment ils ont vécu les choses. Et juste pour ça, je suis trop contente qu'on le fasse.
- Alban
D'ailleurs, ça parle à plus de gens, c'est sûr. Oui. Je peux notamment... En cité, certaines qui m'ont contacté dans mon entreprise. Deux Françaises qui viennent, une qui va s'installer dans quelques jours en Norvège avec toute sa famille, et une autre qui arrive à peu près en même temps, qui vient, elle aussi avec sa compagne et leur enfant. Et c'est des choses que je n'ai pas vues venir. Parfois, des gens commencent à rentrer en contact avec nous sur LinkedIn, sur Instagram.
- Lucie
Dans les réseaux sociaux, on est en train de mettre ça. Dans la rue ! Dans la gare !
- Alban
Dans la gare d'Oslo, on s'est fait reconnaître pour la première fois. C'était incroyable,
- Lucie
c'était la scène. C'était incroyable, oui. Non, c'est clair, c'est trop bien et ça montre que ça parle à certaines personnes et c'est hyper... hyper valorisant. Et c'est pour ça qu'on a envie de continuer aussi.
- Alban
Que ce soit pour découvrir la Norvège, je pense, ou ce qu'on partage aussi sur la vie de famille, sur les difficultés qu'on peut rencontrer aussi avec le travail. On a ce discours qu'on veut au maximum sans filtre. Et en général, je pense que c'est ce que les gens apprécient. Et tant mieux. Ça nous fait vraiment plaisir de partager ça comme ça. Je pense qu'on ne saurait pas le faire autrement.
- Lucie
Depuis le début, on essaye de montrer qu'on adore notre vie ici. Mais il y a des choses qui nous... pèse parfois un peu plus. Peut-être parce qu'on est français. Mais du coup, c'est bien de se rappeler tout le temps les bonnes choses et essayer de trouver aussi des solutions, de pallier à ces choses qui nous pèsent un peu plus. Mais bon, on va revenir sur ça parce qu'effectivement, l'année a été haute en couleurs.
- Alban
C'est notamment aussi à ça que nous sert le podcast. Ces événements qui nous mettent peut-être mal à l'aise dont on va parler. On a envie d'aller au bout des choses et de continuer de se renseigner en allant à la rencontre des gens via le podcast, notamment pour ne pas rester sur des peurs, des craintes. Donc, on va vous parler de tout ça. Mais oui, je veux juste aussi revenir sur ce que tu disais. En fait, avant le lancement de chaque épisode, j'ai un gros syndrome de l'imposteur. Je me dis ça ne sert pas à grand chose. Au final, ça ne s'apprend pas ou quoi. En tout cas, ces craintes-là, je les avais. Et toi, tu m'as toujours rassuré en me disant non, mais on ne le fait pas pour la gloire des réseaux. Pour ci, pour ça, c'est avant tout pour nous. Ça m'a toujours aidé à recentrer vraiment l'essence même du podcast et de cette intimité qu'on a voulu créer d'abord entre nous, ensuite avec nos invités et avec nos auditeurs et auditrices. Et au final, heureusement, tu étais toujours là pour me ramener sur le bon cap. Et maintenant, quand on regarde que ce soit si bien les réseaux, les chiffres, les écoutes, ça n'arrête pas, ça grandit, ça grandit. C'est vrai, il est bel et fier. Allez,
- Lucie
donne-nous un peu des chiffres quand même.
- Alban
Normalement, je touche du bois. avant la fin de l'année sur les plateformes d'écoute on aura normalement atteint les 10 000 écoutes et sur Youtube on en est à plus de 11 ou 12 000 écoutes aussi donc ça montre qu'il n'y a pas que 3 corbeaux qui nous écoutent il n'y a pas que 3 corbeaux qui nous écoutent du tout et
- Lucie
il y en a dans beaucoup de pays tu me montrais sur Spotify dans combien de pays on est écouté dans 24 pays je crois que principalement c'est France il y a aussi Belgique,
- Alban
Suisse donc pas mal de pays francophones mais on a aussi quelqu'un qui a l'air assez assidu Euh... En Colombie, au Canada, et la Norvège aussi, de plus en plus de francophones en Norvège, que ce soit norvégiens, français, peut-être aussi suisse, belge et autres. Ce n'est pas quelque chose qu'on a forcément mis énormément en avant via promotion ou autre, qu'on lançait ce podcast. On voulait que ça reste au maximum à notre échelle, parce que parler de son intimité en partie, c'est s'exposer. Et c'est s'exposer aussi à des retours qui, parfois, peuvent potentiellement faire mal, on va dire. Et donc, certes, on a envie que ça marche vraiment, mais on a voulu y aller doucement au niveau de l'échelle locale aussi.
- Lucie
Et maintenant, si on fait le bilan niveau pro ?
- Alban
J'en avais déjà un peu parlé dans un épisode précédent. Mon retour de congé paternité, c'était le deuxième que j'ai trouvé difficile en février. Sensiblement la même période que pour le premier. Et je trouve que moi, les congés parentaux, ce sont des périodes et la parentalité en général, j'y reviens. des périodes vulnérables en fait. Quand tu es en congé parental, tu passes tellement de temps, ta famille est dédiée à la survie, on va dire, et pas que l'éducation d'un petit être qui dépend complètement de toi, que ça te sort complètement de ton quotidien de travail, surtout nous dans nos entreprises. Parfois, et pas que parfois, on est quand même assez déconnecté de la réalité. Et donc ce retour a été difficile pour plusieurs raisons. Et on parlait de challenge tout à l'heure. Mon plus gros challenge professionnel, ça a été de me sortir d'une emprise très malsaine qui m'a clairement atteint ma santé, mentale et presque physique aussi en partie, et qui a aussi impacté notre cercle familial, nos filles, les vacances, nos petits week-ends à deux, celui en tout cas qu'on a réussi à faire. Donc ces années qui sont des années compliquées où il y a tout le temps des transitions, ça a été extrêmement difficile de... de me sortir de ça, mais on a réussi.
- Lucie
Ça a été effectivement très dur. pour toi et pour nous de te sentir mal. Mais d'un autre côté, tu as réussi à quand même, à travers ces épreuves, je trouve, rester un papa incroyable, un amoureux et un partenaire de vie toujours au top, alors que ça aurait pu clairement tout chambouler. Forcément, moi, je te voyais mal. Peut-être que les filles l'ont ressenti et tout, à des moments. Heureusement que le podcast te sortait un peu, te tirait vers le haut et tu avais ce truc, ce projet auquel tu raccrochais.
- Alban
C'est vraiment le fil rouge qui m'a sauvé. Franchement, en partie, il y avait la famille et le podcast. C'était vraiment les deux choses qui gardaient les pieds sur terre. Et les vacances de Missy. Oui, ça, ça garde les pieds sur terre. Ou sous terre. Moi, je termine sous terre.
- Lucie
C'est clair que des épreuves comme ça, j'espère qu'on n'en rencontrera pas plusieurs dans une vie.
- Alban
Complètement. Je pense que vraiment, moi, avec... tous ces mois de très difficile. Je me suis beaucoup documenté, malgré moi peut-être, avec les réseaux sociaux, sur les comportements toxiques, sur les pervers narcissiques aussi, qui pour moi, avant, étaient un peu des buzzwords. Je ne savais pas ce qu'il y avait derrière. Je peux vous dire que maintenant, j'y crois dur comme fer. Il y a des signaux pour les repérer. Et ce qui est difficile, c'est que souvent, ces pervers narcissiques, en fait, les gens se... En tout cas, le contenu que je pouvais voir, c'était pour des gens en couple. avec des personnes comme ça. Et là, je me dis, mais mon Dieu...
- Lucie
Dans une relation de travail, c'est moins... Exactement.
- Alban
Moi, c'était que mon travail. Et c'était déjà tellement difficile. Et le travail, même si une fois de plus, en Norvège, il est concis, tu rentres chez toi avec tes problèmes, avec ton état d'esprit.
- Lucie
Bien sûr. Je me rappelle, quand tu rentrais du boulot, on ne parlait que de ça.
- Alban
C'était de la survie.
- Lucie
C'était de la survie. Et heureusement, il fallait en parler. Il fallait que tu aies un endroit pour en discuter et un peu... Relâcher la pression. Relâcher la pression. Mais comme quoi, même si on est en Norvège, tu peux subir des comportements qui ne sont pas acceptables. Je ne pense pas que ce soit lié à la Norvège. Enfin, peut-être, je ne sais pas. Mais en tout cas, souvent, les gens ont tendance à fuir le problème. Et tu aurais pu faire ça. Mais tu as choisi aussi de mettre un terme. à cette façon de faire, à ce process qui faisait pas mal de victimes. C'est extrêmement courageux.
- Alban
C'est gentil, mais avec le recul, je me dis... Je me rappelle d'une séance avec mon psychologue, parce que j'étais suivi un peu en partie pour essayer de m'épauler et de me remettre la tête au-dessus de l'eau. Et un jour, j'étais assis à la table derrière, et on était par caméra, et il me dit « Ah, je vois, il y a une photo derrière vous, et c'est une photo de nous deux. » à Oslo avec des grands sourires tout bronzés. Il me dit, c'est qui ? Je dis, c'est Lucie, ma compagne.
- Lucie
Oui, tu ne pouvais pas dire ma femme ?
- Alban
Mon épouse, bah non. Et il me dit, rien que sur la photo, on voit combien vous êtes proche, vous aidez, vous soutenez. Et moi, j'étais là, punaise, c'est ça. C'est vraiment, s'il n'y a pas eu ma grande marteau avec ses voyages, je vais te sortir de là pour que tu ailles mieux. Mais surtout, avant tout, tout le soutien. Je pense que je serai clairement noyé sous l'eau. Tout ça pour te remercier aussi. Toi, nos filles, il y a toujours des périodes difficiles. Mais punaise, quand c'est aussi difficile que ça, quand c'est plus juste le quotidien qui peut être pesant, mais un mal-être profond, ça fait la diff. De pouvoir compter sur quelqu'un. C'est clair.
- Lucie
On est une team.
- Alban
On est une team.
- Lucie
Tout ça, heureusement, ça s'est amélioré vers, on va dire, le troisième trimestre. Et ça présage une année 2026 beaucoup plus kiffante, on va dire.
- Alban
En tout cas, au moins stable, douce.
- Lucie
C'est pas mal. Et si notre mot pour 2026 était douceur ?
- Alban
Douceur et stabilité, ça doit être bon.
- Lucie
Et stabilité, ouais, vas-y. On est vacances aussi,
- Alban
ça veut dire pas trop trop quand même.
- Lucie
Too late. Et moi, côté pro... ça a été aussi assez challenging parce que c'était un nouveau poste.
- Alban
En fait, on a commencé les 2025 sur les chapeaux de roue parce que c'est là qu'il y avait toujours cette histoire de moi qui terminais mon congé paternité avec les deux jardins d'enfants différents pour les filles, donc une logistique dont on parle dans un épisode précédent qui était très très lourde. Depuis août, ça a changé, ils sont tous les deux au même endroit, donc c'est génial. Mais toi, le 2 ou le 3, t'as commencé un nouveau job.
- Lucie
J'ai commencé un nouveau job, une nouvelle industrie. Tout le monde sait, quand tu commences un nouveau job, il faut prendre tes marques. Ça met quand même quelques temps. Il y a eu direct des défis organisationnels à gérer. J'ai eu la chance de me trouver dans une super équipe. J'ai une super boss. Et je pense que ça fait la diff, surtout que quand je vivais en parallèle toi, ce que tu vivais dans ton entreprise, je me disais bon. Moi, tout est nouveau, c'est stressant pour ce côté-là, mais sinon, tout va bien. C'est un environnement sain où je suis.
- Alban
Mais ça m'a aidé justement à prendre un certain recul parce qu'une fois de plus, j'ai commencé à parler d'emprise et c'est clairement ce que c'était, parce que mon cerveau avait été façonné d'une manière où c'était devenu la vérité. Cette manière de travailler et cet environnement qui s'était créé malgré moi, on va dire, était devenu ma réalité. Et malgré mes expériences précédentes, certaines qui ont été vraiment mes... excellente. C'était difficile de réaliser à quel point celle-ci était anormale et malsaine. Toi notamment, qui étais dans quelque chose de très vertueux, quelque part. Ça m'a vraiment aidé aussi à me dire non mais ça ne va pas du tout. Mais ça a été un très long cheminement.
- Lucie
Et je pense que aussi ce qui m'a fait beaucoup relativiser, surtout ces derniers mois, c'est que j'ai une fille de mon équipe qui est basée en Ukraine, à qui je parle tous les jours. Et forcément... Avoir quelqu'un qui vit dans un pays en guerre, ça te fait tellement relativiser sur tes petits problèmes au quotidien. Arrête pas de me dire, mais j'ai de la chance d'être dans un pays safe, avec ma famille en bonne santé. Je peux voyager, je peux faire plein de choses. Je pense que ça, ça m'a vraiment aussi aidée, surtout quand l'hiver approchait. Je pense à elle parfois et je me dis, punaise, il faut que je reste focus sur tout ce que j'ai. Tout ce qui est positif autour de moi, c'est ça le plus important. Après, si on fait un peu le bilan niveau parentalité.
- Alban
Est-ce que vous avez quatre heures ? Non, comme je disais, d'abord, on sépare un peu l'aspect logistique. C'est le jour et la nuit. Elles sont toutes les deux dans le même jardin d'enfants. L'adaptation pour Gabrielle a été très rapide. C'est vraiment très bien passé. Et on voit qu'elle adore ça. C'est les gros câlins au dame du jardin d'enfants quand elle arrive, les bisous quand elle part. Donc ça, vraiment, ça a été un non-sujet, limite. Ce qui est hyper rassurant, parce qu'une fois de plus, c'était une grosse transition quand même.
- Lucie
On sent que les deux s'épanouissent vraiment dans le jardin d'enfants norvégiens, qu'elles s'éclatent, elles sont tout le temps dehors. Elles reviennent avec des fringues pleines de boue. Mais bon, cette année, j'ai trouvé que c'était... Maintenant, Gisèle, elle peut nous parler, nous faire un petit compte-rendu.
- Alban
C'était vraiment transformer l'essai. Gisèle, je trouve que... Elle parle beaucoup en norvégien, elle a plein de copains et de copines. Moi, je peux aussi, maintenant, aller à un niveau où je peux parfois lui demander des mots en français pour qu'elle me les traduise ou inverse.
- Lucie
Ouais, ça, c'est cool.
- Alban
Et ça, elle leur gère la liberté. Donc ça, c'est génial.
- Lucie
Pour Gisèle, ça a été une année de transition. J'ai l'impression qu'on a passé un cap, quoi. On sentait qu'on était dans la phase des bientôt 4 ans, on va dire. Et je trouve que tout était quand même beaucoup plus simple avec elle. Et puis, comme je dis, c'était génial de pouvoir échanger sur Almedia. Quand on a été dans la forêt avec la classe, on a regardé les champignons, on regarde maman, ce champignon et tout. Je trouve qu'elle apprend plein de trucs. Vraiment, j'ai senti une étape. On est parti en vacances avec elle aussi, toute seule.
- Alban
Pour revenir sur le jardin d'enfants, il y a des choses, à chaque fois, il y a des repères parce que nous, une fois de plus, on ne connaît pas au final la crèche vraiment et la maternelle en France. Mais la dernière fois, je la dépose à la crèche. Elle va sur les genoux de la maîtresse. Et la maîtresse a été avec un énorme cutter, des ciseaux, des aiguilles, parce qu'ils font aussi du tricot. c'est trop drôle je me dis que c'est des situations qu'on ne verrait pas en France parce qu'il faut toujours faire attention prévenir c'est clair,
- Lucie
combien de fois ils font de la couture, il y a des aiguilles ils ont 4 ans,
- Alban
ils vont se planter les aiguilles ou alors ils sont avec des haches dans la forêt les culture-chocs continuent ça ne s'arrête jamais y compris dans la parentalité c'est vraiment rigolo de voir les différences avec l'état d'esprit ici vis-à-vis des enfants
- Lucie
Mais je trouve qu'il y a quand même, malheureusement, un petit penchant aussi. Parce que tu parles de l'état d'esprit vis-à-vis des enfants et tout. Nous, on adore leur philosophie. Surtout en termes d'éducation à l'école, pour les petits. On est vraiment ravis qu'elles s'épanouissent dans ce système norvégien. Mais parfois, il y a aussi des trucs qui nous font un peu plus peur, qui nous pèsent. En fait, ils font tellement attention aux enfants. que parfois, tu as l'impression qu'ils te jugent en tant que parent et peut-être encore plus en tant que parent étranger. On a eu malheureusement une mauvaise expérience d'amis qui ont été jugés un peu trop vite. Le jardin d'enfants a eu des doutes contre eux. De maltraitance. De maltraitance. Et tout de suite, ça a eu des services sociaux. Il y a quand même un... Alors, je ne sais pas si c'est un mythe ou si c'est la réalité, mais concernant... Non,
- Alban
ce n'est pas un mythe. C'est la réalité. Quand on regarde les chiffres, ce ne sont pas que les étrangers, mais les étrangers sont plus... visés par les services sociaux, qui sont tout puissants en Norvège, à tort ou à raison, et ce qui fait que, malheureusement, en tant qu'étranger, on est plus souvent la cible, souvent à cause de différences culturelles. Ça peut aller malheureusement très loin, voire trop loin, dans le cas de nos amis notamment. Et avant, ça ne nous avait jamais vraiment touché. On pense que c'est un peu un mythe quand ça arrive à toi. Et après, tu commences un peu à en parler à tes amis. Tu te rends compte que non, ce n'est pas du tout un mythe, c'est réel. Et que malheureusement, on a dû vivre l'hiver dernier et là, avec un peu toujours ces journées courtes, cette ambiance parfois pesante. On vit à nouveau, cette peur a été réactivée. Mais c'est ça dont on parlait avant, en fait. On veut, une fois de plus, via le podcast, on ne veut pas rester avec cette peur. On trouve que c'est bête de devoir vivre avec cette peur d'être dénoncé, en gros. Et du coup, on a envie, pour l'année qui arrive, d'idéalement pouvoir discuter avec quelqu'un qui travaille pour les services sociaux et comprendre quelles sont vraiment les règles. Où est le curseur sur ce qu'on peut faire, ce qu'on ne peut pas faire ? On a envie de se rassurer, nous, et on espère que ça peut vous rassurer aussi si parfois vous avez les mêmes doutes.
- Lucie
Moi, ce n'est pas trop me rassurer sur ce que je peux faire ou pas faire. En fait, on ne fait rien de mal. Oui,
- Alban
ça, c'est vrai.
- Lucie
Parce que parfois, j'ai l'impression qu'il y a un peu ce truc où les Norvégiens pensent que les cultures françaises et un peu plus latines ont la main lisse, sont très strictes avec les enfants, voire violents, clairement. Mais bon, nous, on est quand même... Je trouve que notre génération, c'est quand même clairement établi qu'on ne touche pas un enfant et qu'on respecte l'enfant.
- Alban
C'est ça qui est difficile, c'est qu'on est tellement dans une génération, mais à l'opposé, où on a été nourri, en tout cas pendant les dernières années, à l'hyper bienveillance, mais à tel point que c'est difficile en fait maintenant d'imposer un cadre et des limites à son enfant. Et nous les premiers, parce qu'imposer des limites à son enfant de 3 ans, ça veut dire clairement qu'il va être énervé, il va y avoir des pleurs, peut-être des crises. Donc c'est pas simple d'imposer des limites. Mais en même temps, dans un pays où parfois tu as peur. d'avoir des regards par-dessus ton épaule, comment tu les mets ? C'est limite ce qu'il faut faire. Donc c'est vraiment jongler. On a un panel, une amplitude énorme entre ce qui peut-être est compris de notre culture, et nous, les parents, nous sommes déjà aujourd'hui hyper orientés de bienveillance, voire trop. Et d'ailleurs, ça me rappelle un peu aussi l'anecdote de la réunion parents-profs qui a eu lieu il y a peut-être deux, trois mois maintenant, au jardin d'enfants pour les grandes sections. Et on a eu toute une première partie sur Voilà. Comment aider votre enfant à être autonome, à s'habiller, pour ne pas que ça prenne trop de temps, surtout l'hiver, en jardin d'enfant. Et la deuxième partie, donc il y avait tous les parents, ils nous ont mis en petit sous-groupe, un peu comme un workshop, et on nous avait préparé des questions sur mettre des limites à son enfant. Qu'est-ce que ça veut dire mettre des limites à son enfant ? Comment on se sent quand on met des limites à son enfant ? Comment l'enfant réagit quand on met des limites à son enfant ? Est-ce une bonne chose de mettre des limites à son enfant ? et on parlait comme ça en sous-groupe entre parents. Et ça, je ne l'ai pas du tout trouvé intrusif et ce n'était pas du tout l'objectif. Mais je pense qu'il y a une prise de conscience en Norvège sur le fait que les enfants, sans aucune limite, sans partir sur non plus l'enfant roi versus la bienveillance totale, il faut quand même trouver un juste milieu. Le cadre rassure. Et donc ça, c'est vraiment un cheminement qu'on fait à titre personnel, mais qui, on va dire, poussait à l'extrême en Norvège parce qu'il y a cette peur de l'interprétation. d'autrui qui pourrait être incomprise. Donc c'est un environnement qui peut être anxiogène pour se découvrir en tant que parent.
- Lucie
Je pense que déjà, gérer les terrible two, les free nature, les fucking four, toutes ces faces. Je veux dire, en France, ça ne serait pas plus facile, mais avoir toujours ce sentiment qu'on te regarde, qu'on te juge, parce que en plus, tu es étranger. Je pense qu'ils regardent tout le monde, même les Norvégiens, mais c'est sûr que... Il y a quand même ce petit truc de, on n'est pas de la même culture. C'est dommage qu'il y ait ce petit truc qui me pèse, parce que ça m'empêche de vivre pleinement ma vie ici, on va dire.
- Alban
Et d'ailleurs, on vivait complètement notre vie en Norvège. On ne s'était jamais posé de questions vraiment sur, est-ce que les Norvégiens sont aussi, sont ça ? On n'était pas dans les stéréotypes. On n'en avait rencontré que des bienveillants, je dirais. On avait beaucoup de chance au travail. On avait noué des amitiés et tout ça. Et c'est au bout d'années que, oui, on s'est heurté. On en a parlé précédemment à des gens qui... respecter les règles vraiment à la virgule près, des gens qui peuvent faire des reproches. Et en fait, en tant qu'étranger, ce qui est difficile, c'est que c'est comme en France, personne ne se ressemble. Mais quand tu es étranger dans un pays, être exposé à ces personnalités te remet en question, te renvoie à cette image d'étranger, de non intégré, de différent. C'est ça qui est difficile parfois à vivre et malheureusement, une expérience négative. va parfois prendre la place de sans expérience positive. Les Norvégiens, on a tellement rencontré de tellement bienveillants, et on continue de rencontrer des tellement bienveillants, hyper ouverts, ils nous aident à parler norvégien, s'ils ne parlent pas norvégien, ils parlent anglais, ils sont adaptifs, ils sont curieux de la France, mais voilà, il y a ce nuage de peur et d'incompréhension, parce qu'on n'a pas les codes, c'est ça aussi. En fait, j'ai l'impression que limite, quand tu as un enfant, on devrait te faire lire la Bible, des codes norvégiens pour les enfants.
- Lucie
On va creuser, ça c'est notre objectif de 2026. On veut vivre pleinement et pas dans la peur, et donc il faut se renseigner. Ce qui m'a un peu pesée, ça a été l'arrivée de l'hiver. Comme tous les ans, il y a l'hiver, ce n'est pas une surprise. Mais cette année, bon déjà, il y a beaucoup moins de neige pour ce début d'hiver. Mais bon, touchons du bois, aujourd'hui, il naît. On est parti au soleil début novembre. Et moi, je m'étais dit, c'est parfait. Comme ça, c'est un peu la période un peu que moi, je redoute parce que c'est le mois de novembre. Souvent, il n'y a pas forcément de neige. Il pleut, les jours sont courts. Ce n'est pas encore Noël, etc. Donc, ce n'est pas ma période préférée, le mois de novembre. Et donc, je m'étais dit, on part une semaine au soleil. Comme ça, ça va un peu équilibrer ce phénomène. Et au final, le retour a été beaucoup plus dur parce que je me suis dit, ah ouais, mais peut-être que j'ai envie de retourner vivre au soleil. J'ai envie que ce soit simple, le matin, de ne pas mettre 50 couches de vêtements à mes enfants, les mettre dans le sac de couchage, dans la poussette, qu'elles mettent une robe et hop, on saute dehors en tongs. J'ai eu un peu des questionnements. Est-ce qu'on ne devrait pas partir, aller vivre un peu au soleil ?
- Alban
Ça m'a beaucoup bousculé parce que je ne l'ai pas du tout vu venir. Moi aussi, d'aller partir au soleil, ça m'a fait du bien. Ça m'a fait du bien de voir beaucoup de diversité. Je pense que... Là, le fait qu'on vive maintenant dans des quartiers résidentiels, d'un côté de la ville, il y a moins de diversité.
- Lucie
On est dans un moule, là.
- Alban
Voilà, on est en plein dans le moule. Et au fil des années, je trouve ça lourd. Et c'est vrai qu'à l'œil d'être au soleil, ça m'a aussi bousculé. Ça m'a fait du bien. Mais au retour, du coup, ça a été un peu la claque pour nous deux. On a dû pas mal en discuter. De savoir, est-ce que c'est un besoin réel ? Est-ce qu'il y a un mal-être qu'il faut creuser et en gros soigner ? On est partis un peu sur différentes pistes. On en a parlé avant, on a vécu dans beaucoup de pays, Chili, Panama, Argentine, Finlande, Londres, j'en passe. Donc, on a toujours eu cette habitude de découvrir de nouveaux endroits. Et là, ça fait sept ans passés qu'on est en Norvège.
- Lucie
C'est la première fois qu'on reste aussi longtemps dans un pays.
- Alban
Complètement. Une fois de plus, avec les enfants aussi. Comme il y a quand même cette conformité générale qui, je trouve, s'impose limite à toi une fois que tu as des enfants. On ne s'est jamais retrouvé dans ce cas de figure. Et donc, on s'est dit, qu'est-ce qu'on fait ? Et en fait, on avait toujours émis ce souhait à un moment de notre vie, surtout y compris en tant que parents, de peut-être un jour repartir quelques années dans un pays différent, avec un environnement différent. Et en fait, plutôt que de se dire, bon, au bout de sept ans, la Norvège ne nous convient plus, on a préféré se dire, posons vraiment les aspects qui sont difficiles à vivre, qui ont pris peut-être trop de place, et regardons comment les éliminer en fait, comment tourner ça à notre avantage. Et toi, tu avais dit notamment... Moi, je trouve que j'ai vraiment une super amie et que je n'ai pas d'autres très bonnes amies. Je me suis dit, on va continuer à rencontrer des parents, par exemple, d'enfants, de jardins d'enfants, avec qui on s'entend bien. On va les creuser pour nouer des liens plus forts. Cette histoire de services sociaux, à chaque hiver, en tout cas, c'est le deuxième hiver où ça revient, ça nous inquiète. On va essayer de se renseigner, de se documenter sur ça davantage. On s'est aussi dit, la logistique, même si on est dans un endroit où on peut toujours vivre avec métro et bus, avec deux petites filles en bas âge, un chien, on a dit c'est bon, on arrête de se compliquer la vie, on se prend une voiture. Donc on n'a jamais été intéressé par les voitures, c'est la toute première respectivement pour toi et moi. On n'est toujours pas plus intéressé par les voitures que ça, mais on avait juste envie de se simplifier la vie. Et c'est vraiment important je pense, pas de plus dans l'histoire de la parentalité, les deux grosses leçons que je rabâche à tout le monde, lâcher prise, c'est toujours difficile. Tous les jours, lâcher prise, lâcher prise, lâcher prise, parce qu'on ne peut pas contrôler son enfant. Pour ne pas contrôler son environnement, ce n'est pas possible. L'enfant va vivre sa vie quoi qu'il, même très jeune. Et le deuxième, c'est de simplifier la vie au maximum. Essayer d'avoir une vie la plus douce possible dans des années qui sont vraiment machines à laver.
- Lucie
Oui, et c'est pour ça que moi, à un moment, je me suis dit, peut-être qu'il faut partir de Norvège. Pas pour repartir définitivement. Moi, je me sens hyper bien ici, pour plein de raisons qu'on a citées. Mais je me suis dit, peut-être que la vie, elle sera plus douce. Au soleil, en gros. C'était ça mon résumé.
- Alban
Et d'ailleurs, on n'exclut pas ça non plus. Mais on pense que ça viendra plutôt sur un moyen terme, dans quelques années, se dire...
- Lucie
On a l'impression que notre maison, c'est ici et qu'on viendra ici. On ne doit pas vivre ailleurs.
- Alban
Mais c'est vrai que ce projet, comme il y a eu, on a fait très bien ici, on a eu notre chien, on a eu nos filles, tout s'est enchaîné. C'est vrai qu'on n'avait plus parlé depuis un moment, alors que ça avait toujours été notre fil rouge quelque part de se dire, on est en Norvège, on est trop bien, mais on essaiera de repartir. Et là, du coup, on va essayer peut-être de conscientiser ça davantage et de le préparer.
- Lucie
On va peut-être un peu mieux le préparer parce qu'avant, on bougeait juste toi et moi. Maintenant, il faut qu'on bouge avec des enfants, il faut s'occuper des écoles. Avec le chien aussi. Il faut louer la maison qu'on a achetée ici. Il y a plein de choses qu'on n'avait pas avant à penser. Et c'est ça qui rend pas du tout le projet impossible, mais demande un peu plus de préparation.
- Alban
Et d'ailleurs, on en parle aussi souvent dans les épisodes. Moi, à la base, j'étais très... Non, mais on vit en Norvège. J'ai fait le choix de... Quelque part, même en étant bon élève, en ayant une bonne scolarité... J'étais avec le recul plutôt en désaccord avec les valeurs, je trouve, assez élitistes du système français. Avec beaucoup d'heures, c'est très lourd, très, très académique. Je me disais, nos filles iront dans le système norvégien. Et pour l'instant, on en est très content dans le cadre du jardin d'enfants. Mais c'est vrai que si on veut peut-être mener à bien cette mission personnelle, ce projet personnel, de pouvoir bouger éventuellement quelques années dans un pays étranger. certainement l'école française apporterait pas mal de souplesse et aussi quelque chose que je n'avais pas bien compris peut-être en tout cas avant le podcast, c'est sûr, on en a parlé notamment dans l'épisode avec Céline, elle explique que l'école française oui, c'est l'école française, mais que heureusement à Oslo, elle est très teintée de la Norvège de la bienveillance, des horaires, de l'apprentissage aussi du norvégien, donc ce n'est pas l'école stricte franco-française, c'est une école un peu hybride de ce que je comprends Et d'ailleurs, ça aussi, on va continuer de creuser ce sujet. Je pense qu'on va essayer de recevoir quelqu'un de l'école française directement pour en parler peut-être un peu plus en profondeur.
- Lucie
Puis moi, c'est une école française ou école anglophone ? C'est vrai. Mon seul souhait, c'est que si on est amené à partir quelques années, même si on revient par la suite, il faut qu'elles puissent continuer leur enseignement. Et clairement, il n'y a pas d'école norvégienne dans tous les pays. Donc pour moi c'est juste... soit école anglophone, soit française, mais une des deux, puisque c'est les seules qu'on peut retrouver un peu partout. Cette année, on a vécu plein de moments hyper sympas en Norvège, notamment pas mal de week-ends avec nos amis, dans des chalets près de l'île d'Amher, à Sandefjord ou autre part. Et franchement, ces petits week-ends, c'est un peu la tradition norvégienne d'aller en chalet le week-end, et c'est un truc que j'adore.
- Alban
Oui, c'est aussi quelque chose qu'on avait mis de côté. Une fois de plus, la parentalité, on l'aurait encore un peu fait, mais beaucoup moins. Avec mon entreprise avant, j'en avais accès à des locations plus souvent. Et on s'est dit, non, mais il faut qu'on le fasse davantage. Et d'où aussi l'achat de la voiture. Mais en fait, on va redynamiser à fond notre business.
- Lucie
C'est vrai que pour aller en chalet le week-end, on louait des voitures. Parfois, c'était aussi un peu pesant parce que, soit on louait une voiture, qu'il fallait recharger toutes les heures avec des enfants derrière. Ce n'était pas le mieux. C'était pas mal, les sièges auto, faire le ménage. C'était un tunnel, oui. Et celle à Noréfiel qui nous a lâchés.
- Alban
Oui, c'est ça, le liquide de frein fuyait, en gros. Et donc, on arrive à la montagne, il n'y a plus de frein. Tout va bien.
- Lucie
On est au milieu de la montagne, sans voiture. Ça a été toute une histoire. Alban, il a dû rester dans un hôte. hôtel pour attendre la dépanneuse.
- Alban
Mais d'ailleurs, d'indicaces à ce couple qui a été super gentil et qui nous a aidés.
- Lucie
Ils t'ont ramené à notre chalet parce qu'on était dans un petit centre, on va dire. T'as dû attendre la dépanneuse. Et après, ils ont pu te ramener.
- Alban
Merci à vous, vous avez sauvé notre raclette et la vôtre. Et d'ailleurs, en parlant de dynamiser la vie en Norvège, quelque chose qu'on aimait beaucoup faire avant d'avoir des enfants et aussi qu'on avait plutôt mis de côté, c'était aller faire des week-ends dans le Grand Nord, notamment à Tromsø. Et donc là, grâce au podcast, comme l'a dit Elise dans un épisode précédent, ça permet de rencontrer des gens, c'est un vecteur social. Et on a redécidé de voyager à nouveau pour redécouvrir des villes qu'on aime où on découvre des nouvelles, et surtout pour aller mener des interviews en présentiel. On va upgrader l'équipement. On ne va pas forcément se trimballer tout ce gros équipement. Mais si vous l'avez vu sur la vidéo de Dubaï, par exemple, on a des micros portatifs qui sont aussi de très bonne qualité. Et donc, on va aller rencontrer des francophones. Et peut-être pas que. On a peut-être des petites surprises en réserve. On va voyager en Norvège et aller à la rencontre de personnes hyper intéressantes.
- Lucie
Et qu'est-ce que tu avais d'autres comme souvenirs de cette année en Norvège ?
- Alban
Quelque chose qui, pour moi, je pensais que c'était... pas génial et ça a été une surprise de fou. C'est un endroit qui s'appelle Diereparken, qui est un peu un zoo-parc d'attractions au sud de la Norvège. Et c'était un week-end de peut-être début septembre. C'est génial parce qu'on a eu un temps magnifique et on a découvert Kristiansand, découvert d'une nouvelle ville. Et ce parc en fait était incroyable. On nous avait dit c'est très très cher, ci et ça. Et en fait, nous on s'est retrouvés juste, sans le savoir, on s'est retrouvés juste après l'été où les prix étaient très abordables. Et on était dans un zone... parti par quatème, on a dormi dans un viage pirate, c'était la folie, on a adoré, les logements vont trop bien le lendemain matin on s'est fait réveiller par le gros bateau pirate,
- Lucie
les boulets de canon le spectacle de mort ce grand chenolègue en pyjama sur le pont avec les filles mais qui étaient trop émerveillées nous peut-être encore plus que les filles,
- Alban
je sais pas mais on s'est éclaté on a fait deux nuits là-bas deux jours et demi plus ou moins sur place et en fait euh...
- Lucie
C'était vraiment génial. On a eu de la chance avec le temps. Mais ce côté où tu vois des animaux, pour les filles, c'est super. C'est un mélange, en fait. Tu te balades sur des rampes et les animaux, ils sont dans cet immense parc et tout. Je trouve ça vraiment chouette. Et en même temps, les manèges, les attractions. Bon, on a peut-être un peu traumatisé Gisèle avec une attraction où c'était un peu... Je ne sais pas si vous voyez le Menhir Express au parc Astérix. C'était un peu le même genre.
- Alban
Un truc sur l'eau qui va un peu vite et qui commence un peu à éclabousser, c'est vrai que...
- Lucie
Elle n'a pas trop aimé.
- Alban
C'est vrai que peut-être pas qu'elle va le refaire de sitôt, mais bon, il fallait le tenter. C'est une expérience comme une autre. Et on vous parle souvent de la confiance en Norvège. Et là-bas, ce qui était trop drôle, c'est qu'il y avait des stands de petits pots pour les bébés, qui étaient gratuits. Et je me suis dit, quelque chose comme ça en France, je ne suis pas sûr que les petits pots, déjà un serait gratuit ou deux, s'ils le sont, il en resterait. Et là-bas, tout était très normal de prendre juste le petit pot dont on avait besoin pour Gabriela. Et sans abus, j'ai trouvé ça assez génial. Oui,
- Lucie
c'était vraiment un chouette week-end. Il y a eu aussi le 17 mai.
- Alban
On en parlait avant, mais c'est tellement bien. Je trouve que c'est vraiment... Alors, mai, j'ai envie de dire printemps. Ça arrive peut-être un peu tard. D'ailleurs, ce n'est pas forcé qu'on ait toujours du beau temps. Là, les dernières années, on a eu de la chance. Mais c'est vraiment pour moi la fête de la Norvège et de la Renaissance, je trouve. la vie, la fête, la fierté de la Norvège, du Norvégien, nous aussi.
- Lucie
On s'élève notre pays d'adoption. On est vraiment trop contents. L'année dernière, Gisèle était encore trop petite pour défiler, mais quand son école allait passer, on était trop contents.
- Alban
Cette année, pour la première fois, on a vraiment vu de face. À chaque fois, on était sur le côté, tout en bas de Buxarvayen. Là, on était face au château. On a vu la famille royale.
- Lucie
Ils nous ont fait coucou.
- Alban
la famille royale nous a vus tu as raison,
- Lucie
remettons les choses on a eu aussi beaucoup de visites de nos amis et je trouve que ça nous a permis aussi de, à chaque fois faire des petits programmes et tout, on les a emmenés dans une ferme qui est plutôt vers Asker où on a fait du chien de traîneau je tiens à le préciser,
- Alban
pas besoin d'aller forcément dans le Grand Nord pour faire du chien de traîneau, voir les aurores boréales, pour voir des fjords, certes pas les plus impressionnants mais on peut se balader sur les fjords ... Venez à Oslo ! N'oubliez pas de passer par Oslo, c'est une ville trop belle et qui a plein d'opportunités géniales.
- Lucie
Et surtout, on connaît beaucoup mieux notre environnement. Parce qu'au final, ça fait quand même deux ans maintenant qu'on est dans ce quartier, on va dire. Mais on le redécouvre un peu mieux. Cette année, on a investi au max l'hiver, la station de ski Alpin qui est vraiment juste à côté. Donc Gisèle a fait ses premiers cours de ski là-bas. Et on a aussi testé l'Acrobranche. C'est good. cette station de ski, ça devient un accrobranche l'été. C'est hyper sympa. T'as vraiment l'impression d'être à la montagne. L'accrobranche, il y en a pour tous les niveaux. T'as le petit café vu sur les montagnes et tout. On a vraiment trop aimé y aller. C'est pas prêt de s'arrêter, je pense.
- Alban
On va prendre certainement l'abonnement, donc on va skier à fond et ensuite escalader après. Ça va être bien.
- Lucie
Ça, je pense que ça a aussi participé à... A aimer notre environnement, moi mes balades en forêt avec Alba, je me surprends toujours à prendre des photos et des vidéos quand je me balade avec elle parce que la lumière elle est toujours différente, les couleurs des arbres, les reflets sur les lacs, quand il est gelé, pas gelé, quand c'est le matin, quand c'est le soir, toujours autant émerveillé de la nature osloïde.
- Alban
Les aurores aussi, on a eu quand même quelques belles sessions pour Oslo une fois de plus parce que c'est normalement pas vraiment un endroit où on est censé en voir des... des belles, mais on vit dans un endroit qui est bien placé et je trouve que c'est toujours aussi merveilleux, je suis toujours aussi excité. C'était génial et j'espère que l'hiver n'est pas fini, qu'on va encore avoir des belles, peut-être plus en fin de saison. En général, les périodes les plus fortes sont en début et en fin de saison. Et les aurores, vous l'aurez compris, sont un fil rouge dans ma vie, dans notre vie. Et il est possible qu'on vous en reparle avec des gens assez calés sur le sujet en 2026. Donc, on vous donne rendez-vous dans le futur sur ça.
- Lucie
Je trouve qu'on a découvert aussi des nouveaux endroits. Je me suis vachement documentée sur des trucs à faire avec les enfants. On a fait le musée Children's Museum. À chaque fois, il y avait des activités super sympas pour les enfants. On a été pour la première fois en sept ans au marché de Noël du Folk Museum. Il est vraiment trop chouette à faire.
- Alban
J'y suis allé un peu en reculons parce que j'avais peur qu'il y ait trop de monde. J'ai dit, mais quoi, encore un marché de Noël où il faut payer ? En fait, ça fait sens puisque c'est le musée. Et je le recommande, mais fois trop. 3000. Si vous venez à Oslo autour des fêtes de Noël, allez au marché de Noël du Folk Museum parce que c'est... Déjà, le cadre du musée est génial. De voir toutes ces anciennes maisons, ces maisons plus modernes aller au fil du musée à travers les époques, c'est top. Mais vraiment, c'est assez féerique avec le marché de Noël. C'est génial. C'est beau. Il y a des activités pour les enfants. Il y a de la musique, de la nourriture, des petits stands, des marchés. C'est génial.
- Lucie
En résumé, on a vécu vraiment des beaux moments en Norvège. Et vraiment, moi, je suis reconnaissant de vivre tout ça, quoi, ici.
- Alban
Et d'ailleurs, dans les choses qu'on a améliorées et qu'on va continuer de faire, je me rends compte, tant bien que mal, que mon niveau de norvégien avance. Grâce aux cours, grâce à l'intérêt, grâce à l'école. Et ça nous permet, je trouve, d'aller de plus en plus au contact des parents et aussi des gens qui vivent dans notre résidence. Ça, c'est génial. aussi. On a d'ailleurs commencé à se faire des petites soirées vino avec des voisins et on espère continuer comme ça parce que ça permet vraiment de resserrer les liens et de créer du lien aussi à la base. Et ça, on adore parce que c'est vraiment ce que je pense dans notre ADN. La rencontre et se faire des amis et le lien social.
- Lucie
On est toujours aussi content d'être dans un environnement safe où la confiance règne parce que cette année, avec... Toute notre charge mentale, on a oublié 50 000 fois nos affaires dans les transports.
- Alban
Un sac entier avec les deux ordinateurs, travail, perso, le téléphone, les cartes bleues, la carte d'accès au travail, tout, tout, tout.
- Lucie
Et à chaque fois, on a tout retrouvé en Norvège. Par contre, à Paris, j'ai laissé deux minutes mon sac avec mon téléphone. Je n'ai pas retrouvé mon téléphone. Ça, ça a été le moins glorieux de cette année.
- Alban
Une fois de plus, la douceur de vie. Parfois, elle a quelque part, on va dire, un prix de cette conformité, cette intégration. omniprésente, mais qui est aussi, je pense, nécessaire au fil des années. Quand on met les choses à plat, franchement, il y a tellement de bonnes choses ici qu'on y est très bien.
- Lucie
Et comme disait Céline dans un épisode précédent, l'herbe est plus verte là où on l'arrose.
- Alban
On en a discuté quand on a parlé à cette envie soleil soudaine. Est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on le tente ? Pas encore et tout. Et on s'est rappelé, Céline qui a quitté la Norvège pour plusieurs mois au Portugal, c'était leur projet et qui au final est revenue quasiment aussi vite parce qu'elle a réalisé tout ce qu'elle adorait de la Norvège. Et au final, c'est comme ça qu'elle est mieux revenue.
- Lucie
Quand tu vis dans un pays étranger, que ce soit la Norvège ou d'autres pays, il y a forcément des choses qui sont plus difficiles à vivre en tant qu'étranger.
- Alban
Je trouve que c'est très sain de se remettre en question. Et moi, je pense que naturellement, je ne le fais pas forcément. Et toi, peut-être parfois trop rapidement à mon goût. Mais c'est très sain d'avoir cette conversation, de se dire est-ce qu'on est toujours bien ici ? Qu'est-ce qu'on aime ? Comment on veut évoluer ? C'est top.
- Lucie
On a dit que pour 2026, on voulait toujours arroser l'herbe ici, pour qu'elle soit encore plus verte.
- Alban
C'est clair.
- Lucie
On a plein de projets pour le podcast. On a dit qu'on voulait de la douceur et de la stabilité. J'espère qu'on va rencontrer plein de gens géniaux à travers le podcast.
- Alban
Ça, c'est sûr. Il y a déjà des rendez-vous de prix. Et puis, ça va continuer. Il y a autant de personnes que de parcours d'expatriation, des excellents comme des moins bons, et des histoires avec rebondissement, ça, c'est sûr. Et pour nous, on pense que chaque histoire mérite d'être mise en lumière, que ce soit la nôtre ou celle de nos invités.
- Lucie
Merci à tous de nous avoir écoutés en 2025. On vous donne rendez-vous en 2026.
- Alban
Plus chaud que jamais.
- Lucie
Et on vous dit à très bientôt chez nous.
- Alban
Sous les aurores.
- Lucie
Si cet épisode vous a plu, pensez à nous laisser une note et un avis sur votre application d'écoute préférée.
- Alban
Ou un commentaire sur YouTube. Ça nous aide énormément à faire grandir le podcast.
- Lucie
Merci et à très vite pour le prochain épisode.