Speaker #0Comment éviter de devenir dingue ? C'est ce que l'on va voir dans cet épisode. Bonjour ou bonsoir, vous êtes sur le podcast de Spiral1894 et je suis Spiral1894. Dans cet épisode, nous allons parler de philosophie. Tous mes concepts sont reliés entre eux, que ce soit en philosophie, en psychologie ou autre. Je tâche de trouver une philosophie qui pense la fragilité humaine et la pathologie psychique. Aujourd'hui, nous allons parler de l'homme ou la vie comme une équation. C'est un concept qui est étroitement lié au non-existentialisme. Le mathématicien Léonard Euler, au XVIIIe siècle, avait déjà conçu le monde comme une équation avec son identité EIP plus 1 est égal à 0. Elle est souvent considérée comme l'équation du monde à cause de sa beauté et de son importance en mathématiques. Je vous passe l'explication de cette identité et l'histoire derrière la pensée philosophique en termes d'équation. Parce que, d'une part, je ne suis pas mathématicien, et d'autre part, ce n'est pas mon but ici. Mon but est de développer une philosophie de l'homme et de la vie en équation, qui puisse soigner en même temps qu'elle fait grandir. Cette philosophie ici est fortement inspirée de celle de Spinoza, qui ne pensait pas que le libre-arbitre existait, que tout était déterminé, que pour devenir libre, il fallait justement se connaître, connaître les causes de ses actions. Descartes est aussi important pour nous ici, puisqu'il parlait de communication du mouvement, par action-réaction. La seule différence, je pense ici, est que le conatus de Spinoza, c'est-à-dire le fait que toute chose s'efforce de persévérer dans son être, implique une puissance. Dans le non-existentialisme, je pense qu'il faut laisser la puissance de l'être de côté et la remplacer par la sérénité du non-être. On dépasse ici la question du moi égoïste et dominateur et du choix véritable interdépendant en annihilant l'existence même de ces deux antités. La question ne se pose même pas. Pour moi, et là je répète ce que j'ai dit dans l'épisode sur le non-existentialisme, je ne pense pas que la vraie liberté subjective existe. Je ne crois pas que dans chaque choix que nous devons faire, il y a une équiprobabilité, c'est-à-dire la même probabilité que je choisisse l'une ou l'autre de ces choix. Pour moi, ce choix est conduit par notre équation individuelle, c'est-à-dire toutes nos variables qui nous déterminent depuis la nuit des temps. Je parle ici de nuit des temps parce que ces variables appartiennent à l'espèce et aux ascendants autant qu'à l'individu dans son propre temps. On ne choisit pas de venir au monde. Il n'y a aucune volonté, aucun effort, aucun choix à naître. C'est l'élan vital à l'origine du Big Bang qui fait qu'on est là aujourd'hui. Tout ça n'est qu'une énorme boule de flipper, cosmique, qui rebondit de réaction en réaction. Nous arrivons dans ce monde avec cette volonté-là. On sort du vent de sa mère comme une boule de flipper, avec cet élan vital, et nous rebondissons d'une équation à une autre équation. Parce que oui, il y a d'autres équations. Celles des autres personnes. Celles des groupes, des sociétés, des nations, celles des composantes de la nature, celle de la planète entière et celle de l'univers. Quoi qu'il existe d'infiniment petit ou d'infiniment grand, a une équation. Et chaque équation a une pondération de pouvoir propre. A une époque, je me disais qu'en rencontrant la psychanalyse, une personne pouvait connaître son équation, elle travaillait dessus et la changer. Et après, je me suis dit que l'équation de la psychanalyse rencontrée était comme les autres. et que nous réagissons à elles en fonction de notre propre équation. Donc ceci ne remettait pas en cause ma vision des choses. Après, on parle souvent des efforts et de la volonté mis dans les choses qui vont faire qu'on va arriver à notre fin ou pas. Moi je pense à maxima que ce sont des paramètres que tout le monde a mais qui ne changent pas la direction et la nature de l'équation et à minima que cela fait partie de notre équation comme le reste. Les personnes qui vont nous parler de liberté, de choix c'est parce que leur équation est construite pour intégrer ce concept de liberté. Le concept de liberté exclut la conception en équation, mais ma conception en équation n'exclut pas tout ce qui existe, même la liberté ou le ressenti de liberté, ce qui est quand même intéressant à remarquer. Pour reprendre ce que j'utilisais dans l'épisode sur le non-existentialisme, ce concept de liberté subjective est fait pour aligner les personnes. C'est fait pour leur inculquer l'angoisse du néant et des maladies mentales pour qu'ils ne se révoltent pas. Quelqu'un de malade ne se révoltent pas. Moi, ici, je dis que c'est quand vous commencez à ne pas être vous-même, de façon naturelle et selon votre équation, que votre esprit sort de ses gonds et que vous décompensez. C'est quand vous prenez trop la tête. Donc, dans tout ça, Je dois dire que je crois au destin. Je n'ai pas dit que je croyais au fatalisme. Pour moi, un destin peut avoir mille et un changements. Nous, de toute façon, on n'en sait rien, puisque nous avons une puissance de calcul si petite que l'on ne peut pas savoir avec précision notre futur. Seul l'univers le connaît. Donc nous, on ne peut pas être fataliste. Au final, on ne sait rien de notre futur. En fin de nos jours, en tout cas. Dans le futur, nous verrons. Même avec une psychanalyse, on ne sait pas concrètement ce qui va se passer. Il y a aussi les problèmes de manifestation. ou du fait d'attirer le positif, qui peuvent remettre en question ma vision en équation de la vie, puisqu'elle suppose que l'on peut créer notre futur. Mais le système est toujours le même. Il faut que notre équation rencontre ces équations-là et réagisse en conséquence. De plus, ce que nous manifestons, ce que nous attirons, peut aussi faire partie de qui nous sommes, et donc de notre équation. Après, on a beau essayer de manifester, ou essayer d'attirer le positif à soi, notre équation se heurte à l'ensemble des autres équations de différents niveaux. ou de pondérations différentes. On a beau être extrêmement positif, et même très concentré dans sa manifestation, le garanti des autres équations peut nous amener totalement. De toute façon, ces histoires de « si tu le veux, tu le peux » ne sont pas statistiquement possibles. On est rarement seul à convoiter une place, souvent on est même beaucoup. S'il y a, par exemple, 30 personnes qui postulent quelque part, parmi ces 30, il y en a 10 qui ont le même niveau, la même volonté et le même niveau de travail derrière. Vous pouvez faire ce que vous voulez, la décision viendra de l'extérieur, elle n'aurait rien à voir avec tout ça. Vous pouvez très bien ne pas avoir la place. Pour moi, le destin, c'est ce qui choisit pour vous au final, en dernier lieu. Vous pouvez faire ce que vous voulez, mais si là où les personnes qui ont la décision entre leurs mains ne veulent pas de vous, donc qu'elle que soit la raison, vous n'arriverez pas à votre fin. Non, vraiment, je crois qu'il faut que vous restiez qui vous êtes, qui vous étiez avant de tomber malade, et puis c'est tout. Laissez tomber toute la fioriture, laissez parler votre équation, la vie c'est de l'action-réaction. Donc voilà, dites-moi ce que vous pensez de cette philosophie dans vos commentaires. Est-ce que ça ne vous rassure pas de rester qui vous êtes et de faire les choses naturellement ? Est-ce que vous êtes dans des injonctions qui vous viennent de l'extérieur et qui vous rendent dingue ? Alors évidemment, si vous avez une souffrance quelconque ou un trouble psychique, il faut continuer à prendre son traitement, continuer à voir son psychiatre et continuer à voir son psychothérapeute. Si vous avez une souffrance quelconque ou un trouble psychique et que vous n'avez entamé aucune démarche pour y remédier, allez consulter un psychiatre, un psychothérapeute et prenez le traitement qu'ils vous donneront. La saison va se terminer ici avec cet épisode. Nous allons sortir des épisodes d'été qui s'écarteront du thème de la psychose pour aller vers d'autres troubles fréquents et que certaines personnes de notre communauté nous ont demandé. Nous allons parler de TDAH, de TDI et de TCA. D'ailleurs, pour des épisodes futurs, soyez libre de nous proposer dans vos commentaires des thèmes qui vous intéressent, qui vous touchent particulièrement. N'oubliez pas de faire un tour et de partager notre site internet spiral1994.fr, où un ami à moi qui s'appelle Colo est en train d'ajouter du contenu à son espace blog personnel. Vous pouvez aussi trouver mon livre qui est un livre sur la maladie mentale, mais un livre thérapeutique qui apporte de l'optimisme là où tout semble perdu. Colo a aussi aidé pour la production et la réalisation de ce podcast, donc un énorme merci à lui. Vous pouvez trouver tous les liens concernant les réseaux et le podcast sur la description. N'oubliez pas d'évaluer ce podcast à la des étoiles et votre soutien financier via notre page Tipeee nous est vital. Le lien est dans la description. Allez, je vous souhaite bon courage et continuez de lutter. Ciao, ciao.