Speaker #0Quand dans la raison et l'émotion, il n'y en a pas un pour attraper l'autre, c'est qu'on entre dans la zone grise et floue, mais néanmoins intense, du trouble schizoaffectif. Bonjour ou bonsoir. Vous êtes sur le podcast spiral1894 et je suis spiral1894. Donc, dans ce tout nouvel épisode bonus, nous allons parler du trouble schizo-affectif. C'est un trouble dont je suis atteint. Alors, pour donner une petite définition rapide du trouble schizo-affectif. Le trouble schizo-affectif, c'est quand on a des symptômes de la schizophrénie et des troubles de l'humeur. En premier lieu, nous allons voir dans le DSM-5-TR Ce qu'il en est du trouble schizo-affectif. Dans le DSM-5-TR, le trouble schizo-affectif fait partie du chapitre spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques. Il occupe une zone limite intermédiaire entre un trouble de l'humeur, c'est-à-dire la bipolarité ou la dépression majeure, et un trouble psychotique, c'est-à-dire la schizophrénie par exemple. Il y a cinq critères diagnostiques principaux. Le critère A est qu'il faut une période d'épisode majeur de l'humeur, dépressif ou maniaque, avec symptômes psychotiques. Il doit y avoir une majorité du temps dans le cours de la maladie où existe un épisode majeur d'humeur, dépression majeure ou manie, en même temps que les symptômes caractéristiques d'un trouble psychotique, c'est-à-dire hallucinations, délires, discours désorganisés. C'est le affectif plus le schizo, c'est-à-dire une co-occurrence de symptômes d'humeur et symptômes psychotiques. Donc le deuxième critère, le critère B, c'est qu'il faut qu'il y ait eu une présence de symptômes psychotiques en l'absence d'épisodes majeurs de l'humeur. C'est un critère clé, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait eu au moins deux semaines au cours de la maladie en l'absence d'épisodes majeurs de l'humeur, où il y a des symptômes psychotiques, hallucinations ou délires, seuls, c'est-à-dire sans les symptômes majeurs de l'humeur. Cette condition vise à différencier le trouble schizoaffectif d'un trouble de l'humeur avec caractéristiques psychotiques, où les psychoses ne surviendraient que pendant les épisodes d'humeur, ou d'une schizophrénie pure, où l'humeur ne joue pas un rôle majeur. Le critère C, le troisième critère, c'est que les symptômes d'humeur sont présents pendant la majorité de la durée active et résiduelle de la maladie. En gros, sur la durée totale de la maladie, les symptômes de l'humeur, maniaques ou dépressifs, doivent constituer une partie significative du tableau clinique. Ce n'est pas simplement deux semaines isolées. L'humeur doit compter. Donc le quatrième critère, le critère D, c'est l'exclusion d'autres diagnostics. On exclut que les symptômes ne soient mieux expliqués par un trouble de l'humeur avec caractéristiques psychotiques, c'est-à-dire où les psychoses ne surviendraient que pendant les épisodes d'humeur, un trouble psychotique dû à une substance ou un état somatique général, Un autre trouble psychotique exemple schizophrénie qui expliquerait mieux le tableau. Donc le dernier critère, le cinquième critère, le critère E, c'est qu'il faut que le trouble soit non attribuable aux effets physiologiques d'une substance ou d'un trouble médical. C'est comme pour la majorité des troubles psychotiques et de l'humeur, il faut pouvoir exclure que les symptômes soient causés par abus de substances, intoxications, sevrages ou troubles médicaux. Alors le DSM précise que l'on doit spécifier le type d'épisode d'humeur principal qu'accompagne le trouble. C'est-à-dire type avec épisode maniaque, type avec épisode dépressif majeur, etc. Il faut aussi préciser si le trouble est en phase aiguë, partiellement en rémission, en rémission complète, etc. Le trouble schizo-affectif est souvent source de confusion diagnostique. Il faut vraiment documenter la durée des phases d'humeur par rapport aux phases où seules les psychoses sont présentes. La dissection entre ce trouble et les autres, schizophrénie, troubles de l'humeur avec psychose, La psychose repose essentiellement sur la chronologie et la durée relative des symptômes d'humeur versus psychotique. Alors il y a quelques points de vigilance à avoir. Le concept reste cliniquement flou. Le manuel donne peu de quantifications précises. Le critère des deux semaines de psychose sans humeur est arbitraire mais essentiel. En pratique, cela impose une très bonne collecte historique et longitudinale. Le trouble est souvent mal différencié. Si les psychoses sont uniquement pendant les épisodes d'humeur, c'est plutôt troubles de l'humeur avec caractéristiques psychotiques. Si les symptômes d'humeur sont minimes mais sont présents, mais dominent les symptômes psychotiques, certains cliniciens penchent vers la schizophrénie avec une comorbidité d'humeur. Sur le plan thérapeutique, l'hétérogénéité est très large. Certains patients répondent mieux aux antipsychotiques, d'autres aux traitements d'humeur, d'autres aux deux. Cela pose un défi pour la mise en place de types thérapeutiques et de pair-aidance. Le terme schizo-affectif peut être stigmatisant, complexe à expliquer aux patients ou aux pérédants. Il peut y avoir un travail important à faire sur la compréhension de la narration de l'expérience subjective. Donc passons maintenant au livre de Barlow et Durand, Psychopathologie intégrative. Dans le chapitre sur les troubles psychotiques, il est mentionné que ce trouble est rare. L'édition indique une prévalence autour de 0,3%. Selon certaines études citées. Quant aux facteurs causaux et modèles explicatifs, Barlow et Durand adoptent une perspective biopsychosociale. Donc d'abord il y a les facteurs biologiques, c'est-à-dire les facteurs génétiques, les équilibres neurochimiques, les anomalies cérébrales, qui sont dans tous les troubles psychotiques. C'est-à-dire que dans ce livre-là, il ne se dissocie pas toujours séparément pour le trouble schizo-affectif, mais l'englobe dans la psychose. Après, il y a les facteurs psychologiques, c'est-à-dire qu'il peut y avoir des dysfonctionnements cognitifs, des styles de pensée pouvant favoriser la psychose, du stress, des traumatismes précoces. Après, il y a les causes sociales, c'est-à-dire le milieu familial, les facteurs de stress, l'isolement social, l'effet de stigmatisation, etc. Dans ce livre, il note que la recherche spécifique sur la schizo-affectivité et moins abondante que pour la schizophrénie ou le trouble bipolaire, ce qui rend les contusions moins solides. Donc, ce qui est pour des différents trajectoires et des pronostics, le livre indique que le pronostic du trouble schizo-affectif est meilleur que celui de la schizophrénie, pur, mais moins bon que celui des troubles de l'humeur seul. Il met l'accent sur le fait qu'une récupération complète est rare, mais des améliorations sont possibles avec des traitements combinés. c'est-à-dire antipsychotique, stabilisateur de l'humeur, et intervention psychosociale. Le livre insiste également sur l'importance d'une intervention précoce, d'un suivi à long terme et d'un soutien global, c'est-à-dire réhabilitation psychosociale, soutien familial, gestion de la médication. Alors dernièrement, au niveau du traitement, il faut, comme on l'a déjà dit, une approche combinée, antipsychotique pour le volet psychotique, plus traitement des troubles de l'humeur, avec antidépresseurs ou stabilisateurs selon l'épisode. Il faut aussi des interventions psychosociales, c'est-à-dire thérapie cognitivo-comportementale, psychoéducation, réhabilitation, soutien familial, père et danse. Le livre rappelle que l'adhérence au traitement est un enjeu majeur, de même que la gestion des effets secondaires. Donc voilà, voilà, nous avons fini avec cet épisode. Rappelez-vous juste que le trouble schizoaffectif, c'est les symptômes de la schizophrénie, c'est-à-dire hallucinations, Voix, délire, tout ça, et des symptômes, des troubles de l'humeur, manie, dépression, voilà. Alors évidemment, si vous avez une souffrance quelconque ou un trouble psychique, il faut continuer à prendre son traitement, continuer à avoir son psychiatre et continuer à avoir son psychothérapeute. Si vous avez une souffrance quelconque ou un trouble psychique et que vous n'avez entamé aucune démarche pour y remédier, Allez consulter un psychiatre, un psychothérapeute et prenez le traitement qu'ils vous donneront Pour des épisodes futurs, soyez libre de nous proposer dans vos commentaires des thèmes qui vous intéressent ou qui vous touchent particulièrement des idées de podcast ou comment faire évoluer les choses Le mois prochain, l'épisode sera encore sur de la philosophie Ce sera une tentative de tirer de la dialectique existentialisme, non-existentialisme et post-existentialisme Une synthèse, une philosophie hors-sol, non pas qu'elle ne vienne de nulle part, mais qu'elle s'applique au plus grand nombre, qu'elle n'intéresse pas que moi ou mon époque. N'oubliez pas de faire un tour et de partager mon site internet spiral894.fr où vous pouvez y trouver mon livre, qui est un livre sur mon expérience de la maladie mentale, mais un livre thérapeutique qui apporte de l'optimisme, là où tout semble perdu. Le livre est aussi en vente sur KDP Amazon et bientôt sur TikTok Shop vendeur. Vous pouvez trouver tous les liens concernant les réseaux et le podcast sur la description. N'oubliez pas d'évaluer le podcast à l'aide des étoiles et votre soutien financier via notre page Tipeee nous est vital. Allez, je vous souhaite bon courage et continuez de lutter. Ciao, ciao !