- Speaker #0
Il y a celle qui gagne des médailles, pulvérise les records et font rêver les petites filles. Celle qui semble être née, basket au pied, qui faisait du sport en famille le week-end et qui annonce qu'elle prépare un marathon avec assurance et non chalance. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé. Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises, ce que cela a transformé dans leur vie,
- Speaker #1
et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra, sophrologue dans le sport et j'accompagne plus précisément des sportives de haut niveau. Avec ce podcast, j'ai eu envie de mettre en lumière des histoires de femmes qui ne sont pas des athlètes professionnelles qui n'étaient pas forcément sportives, voire pas du tout, et qui font du sport malgré tout. Des femmes qui, souvent grâce au sport, sont allées conquérir quelque chose pour elles-mêmes. J'avais donc envie de faire entendre leur récit, mais aussi d'encourager toutes les femmes à se mettre au sport, car je fais le pari que l'écoute de ces épisodes sera un très bon point de départ. Dans cet épisode, j'ai interviewé Esther de Souza, que je connaissais. sur Instagram, puisque j'étais tombée sur les photos de son raid polaire en Laponie. Je l'ai contactée, donc, via les réseaux sociaux, et elle est venue chez moi, hyper simplement, enregistrer cet épisode. Elle est arrivée belle, lumineuse, joyeuse. C'était un plaisir, j'étais prête, évidemment, à parler de sport avec elle, mais je n'étais pas prête à rire autant. Franchement, c'était un show. Vous allez tellement rigoler. Je suis contente de vous proposer cet épisode qui va mettre beaucoup de joie dans votre journée. Mais tendez bien l'oreille parce que Esther est non seulement hilarante, mais aussi hyper motivante et inspirante. Elle a un discours, des petites phrases, des punchlines qui donnent vraiment envie de se mettre au sport et de se dépasser. Belle écoute ! Salut Esther !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté de venir jusqu'à moi.
- Speaker #1
Merci à toi pour l'invitation.
- Speaker #0
Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter rapidement, tu vois, me dire un peu plus sur toi, sur le plan pro, sur le plan perso ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors moi, c'est Esther, j'ai 28 ans. Je mesure 1m86, vous ne me voyez pas, mais je peux être impressionnante à première vue. Je suis créatrice de contenu sur les réseaux et à côté, je suis directrice e-commerce de formation. Mais sur les réseaux, je partage beaucoup de choses. On va dire que je suis influenceuse lifestyle. Mais c'est vrai que souvent, on me connaît soit parce que je fais du sport, notamment la course à pied, ou alors je fais des petites recettes. Mais voilà, moi, je suis une bonne vivante. Et ma devise, c'est j'aime manger, j'aime faire du sport et j'aime faire la fête. Voilà, moi, je fais tout.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que tu peux me dire en une phrase quelle place le sport a dans ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, là, je viens de te dire que j'aime faire... J'aime manger, j'aime faire du sport et j'aime faire la fête. Si je n'ai pas l'un des trois au même niveau, je ne suis pas heureuse. Et vraiment, je ne suis vraiment pas heureuse. Et là, le sport, c'est quelque chose qui fait partie de mon quotidien. Je fais bien dix heures de sport dans la semaine et je varie les sports. Il faut savoir que je ne suis pas quelqu'un qui aime la routine. Donc, je fais de la course à pied. Certes, on me connaît beaucoup sur ça, sur les réseaux. Mais mon sport principal, c'est le crossfit.
- Speaker #0
hyper important, mais au même niveau que la bouffe et la fête.
- Speaker #1
Exact. J'ai besoin, j'ai besoin. Moi, je ne suis pas la clean girl traditionnelle qu'on voit sur les réseaux. Je suis une bonne vivante. Je suis très épicurienne.
- Speaker #0
Mais c'est marrant parce que ça veut dire aussi, tu vas nous en parler, qu'en fait on peut trouver beaucoup de joie et beaucoup de fun dans le sport.
- Speaker #1
Absolument. En fait, je trouve personnellement, il n'y a rien de plus barbant que d'avoir une routine qui ne change pas C'est d'un ennui, mais total. Total, total.
- Speaker #0
Ok, j'ai trop hâte. Du coup, je t'ai dit, parce que c'est vrai que quand on regarde un peu tes réseaux, tu fais quand même des performances de ouf. Et en fait, j'avais l'impression que, certes, tu t'étais mis à la course à pied tôt, mais que tu avais toujours été un peu sportive. Et donc, avant qu'on mette l'enregistrement sur ON, je t'ai dit, bon, ici, j'invite souvent des filles qui, à la base, ne faisaient pas du tout, du tout de sport. Et tu m'as dit... C'était mon cas. Et du coup, est-ce que tu peux me raconter, si on remonte loin, tu vois, à ton enfance, collège, lycée, c'était quoi ta relation au sport et est-ce que tu as des souvenirs bons ou mauvais avec le sport ?
- Speaker #1
Mais on va remonter, on va remonter, on va remonter très très loin. Alors, on va dire que, bon, on va commencer par les maternelles, je ne m'en souviens plus, il ne faut pas abuser non plus, mais on va parler du collège, collège, lycée, voilà. Collège, lycée. Je ne sais pas que je détestais le sport, mais j'avais une très mauvaise relation avec la course à pied. J'ai toujours détesté ça. Je crois que c'est au collège qu'on faisait le cross, au pétanque primaire ou je ne sais pas quoi. C'est au collège. Je pense que j'étais toujours la dernière. J'étais toujours la dernière. Je détestais ça. Quand je suis rentrée au lycée, bon, après, je me suis toujours très bien entendue avec les profs. Donc, au lycée, moi, j'avais des stratagèmes. Au lieu de faire du sport, je devenais amie avec les professeurs de sport. Donc, je faisais, mais monsieur, je suis votre secrétaire, vous êtes fatigué. Je sais manier la langue de Molière. Donc, je sais. Donc, je dis, mais monsieur, asseyez-vous. Mais monsieur, je note pour vous. En plus, moi, j'ai mal au ventre, monsieur. Et donc, j'arrivais entre guillemets à me dépatauger un peu. Et on va dire que j'avais mes sports que je préférais. Donc, par exemple, au bac, au lieu de passer, c'était course de fond de 400 mètres, il me semble, au bac. Moi, jamais de la vie, je pouvais faire de la course de fond. J'étais à bout de souffle, je n'arrivais pas à respirer. C'était impossible pour moi. Moi, je préférais nager. La natation, je n'avais aucun problème avec ça. Donc, j'ai passé natation au bike et j'ai passé danse. J'adorais danser. Bon, peut-être que je n'étais pas très bonne aussi, mais je l'ai fait. Voilà. Et là, j'ai trouvé mon épanouissement parce que c'était des sports que plus ou moins je maîtrisais, plus ou moins où je me sentais à l'aise, plus ou moins sans impact. Et j'adorais ça. Ensuite, j'ai grandi. Je pense comme tout le monde, j'ai pu passer en études supérieures. Moi, je suis parti en école de commerce. Là, c'était vraiment… La fête a pris le dessus sur beaucoup de choses. L'alimentation très approximative, comme tout étudiant, je pense. Mais je pense que j'aimais le sport inconsciemment. Je pense comme tout le monde, je me suis fait des abonnements à la salle de sport. Je payais sans y aller. J'y allais une fois. Après, je me disais, bon, vas-y, pendant deux semaines, j'y vais. Mais après, j'ai arrêté pendant deux mois. etc. Bon, on va dire que pendant ma vie étudiante, ce fut un chaos. J'ai fait des tentatives, plusieurs tentatives, mais en vain. J'arrivais juste pas à avoir cette discipline. En fait, c'est ça. C'est pas que je détestais ça pendant ma vie étudiante, mais c'est que j'avais pas la discipline. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Quand est-ce que le changement s'est opéré ? Eh bien, c'est pendant le Covid. Alors, je vous ai dit que je suis très grande de taille. Et pendant le Covid, j'ai perdu 25 kilos parce que quoi ? parce que en gros je me voyais manger pendant le Covid tu sais on a eu le confinement tout était fermé et moi c'est moi qui fais les courses à la maison donc je faisais les courses je me dis oh là là donc j'achète du coca des chips et tout et je mange le pire c'est que je mange même pas comme ça d'habitude mais je me dis oh là on a la maison on va être tout cocooning et tout et je me suis dit ah non Esther là c'est pas possible Esther là c'est pas possible et tu sais je me suis mise à regarder des des mémories sur Snapchat de vidéos un peu du passé. Et je regardais des vidéos de moi en train de danser. Je me suis dit, c'est moi la fille avec un gros ventre, un gros bidou. Et tout, c'est pas possible. Et je me suis dit, non, Là, c'est le Covid. On est tous enfermés à la maison. Je vais en profiter pour me reprendre en main et me ressaisir. Mais je me suis toujours dit, et j'ai beaucoup parlé avec des amis quand j'étais au collège, lycée, qui me disaient, moi, je fais du sport. Et mais Esther, tu sais que tu peux manger tout ce que tu veux si tu fais du sport et tout. Ça. Et ça, ça a toujours été mon rêve. C'est resté dans mon subconscient. Esther, tu peux manger tout ce que tu veux si tu fais du sport. Ça, ça a été le fil conducteur de toute ma vie. Enfin, jusqu'à quelques temps maintenant, tu vois. Et je me suis toujours dit, ouais, je peux manger tout ce que je veux et faire du sport. Donc, quand j'ai entamé cette transformation, perte de poids, j'ai commencé par mon alimentation, mais je me suis dit, Esther, tu commences le sport en même temps que l'alimentation. Comme ça, le jour où tu auras atteint ton stade, tu auras juste à faire du sport. Et c'est fini ton pipo. Et tu te régaleras et tu vas faire ce que tu veux.
- Speaker #0
Donc tu te dis quand même, je vais faire un rééquilibrage alimentaire en même temps. Tu vas arrêter de manger des chips.
- Speaker #1
C'est ça. Donc vraiment, je fais attention à mon alimentation. Je suis passé par le régime keto, cétogène. Je ne sais pas si ça te dit quelque chose. En gros, c'est un régime où tu supprimes tous les glucides et tu augmentes tes proportions de gras. Donc tu manges hyper gras, mais des bons gras. Avocat, huile d'olive, lait de noix. J'ai mangé beaucoup de mayonnaise. Je me souviens, j'étais trop contente. Je me suis dit, enfin un régime où je peux manger de la mayonnaise. J'ai fait ça pendant deux ans. Mais j'ai perdu 25 kilos en six mois. Ouais, dingue. Et l'amour pour le sport. Alors, il faut savoir que quand j'ai commencé le sport, j'ai fait deux ans d'entraînement strictement à la maison. Et j'ai commencé par les vidéos YouTube des fitness influenceuses.
- Speaker #0
Pendant le Covid. Pendant le Covid.
- Speaker #1
J'adorais ça. Mais j'ai commencé par 10 minutes. J'ai fait une vidéo de 10 minutes tous les jours pour commencer. Mais pendant deux semaines. Et je me souviens, j'avais tellement mal. Une vidéo. Une vidéo de 10 minutes.
- Speaker #0
De 10 minutes tous les jours.
- Speaker #1
Tous les jours. Et 10 minutes, ça semblait le monde pour moi. Et c'était tellement dur. Je me souviens, j'avais hyper mal aux abdos, qui étaient inexistants à l'époque. Et j'avais mal partout. Je n'arrivais pas à m'asseoir juste à la maison. Juste avec 10 minutes, c'était déjà beaucoup. En même temps, remettre en marche un corps qui n'était pas du tout sportif. Mon seul sport, c'était de danser en boîte de nuit. C'est pas du sport, tu vois. Donc là, remettre en marche un corps qui a été finalement ravagé par la viétude jante, c'est du boulot, quoi. Et je me souviens, j'ai galéré pendant ces 10 minutes. Et j'avais commencé en même temps que ma petite soeur, donc ça me motivait de le faire à deux. Bon, au final, elle a lâché au bout d'un mois, mais moi, j'ai continué.
- Speaker #0
Donc ça veut dire, et malgré que c'était dur, t'arrivais à dire, non, je m'en fous, le lendemain, je le refais. Et je refais 10 minutes. Je le refais,
- Speaker #1
c'est ça. Parce que j'avais mon objectif, je me suis dit, non, Esther, tu te remets... Je ne savais même pas que je voulais perdre 25 kilos. Je savais que je voulais perdre un peu de poids, juste perdre un peu de ventre et me remettre en forme. Mais je voulais être cette sportive. Je savais qu'il y avait quelque chose en moi, une petite graine. Il fallait juste la faire fleurir. Et la discipline, je pense que le Covid, de toute façon, le Covid, c'était à double tranchant. Soit tu en es ressorti grandi, soit échec. C'était un échec.
- Speaker #0
Franchement,
- Speaker #1
il n'y a pas d'entre-deux. Et pour moi, ça a été une révélation. Donc, de 10 minutes, je suis passé à 20 minutes. Ensuite, à 30 minutes.
- Speaker #0
Au bout de combien de temps ?
- Speaker #1
Au bout de, je pense, deux mois. Oui, bien deux mois. Tu as pris ton temps. Tu es quand même allé bien crescendo. Crescendo. Franchement, après, tu verras que dans mon parcours de sportif, après, ce n'était plus du tout crescendo. J'ai gravé les trucs. Oui,
- Speaker #0
mais c'est intéressant. On va se dire, au début, je vivais lentement.
- Speaker #1
Au début, c'était très crescendo. Et après, je suis passé à 50 minutes de vidéos. Donc, j'enchaînais des vidéos de 10 minutes. Donc, cinq fois dans la même journée. Et, waouh, je me sentais bien, je me sentais légère et je me sentais sportive, vraiment. Et au bout de deux ans, je me suis dit, bon, c'est bon, j'en ai marre de m'entraîner à la maison. J'ai essayé les salles de sport, mais moi, les salles de sport, ça n'a jamais été mon truc. Pourquoi ? Parce que je suis quelqu'un qui a besoin qu'on me dise quoi faire. La salle de sport, la différence, c'est que tu es très libre de tes mouvements et tu peux tout faire. Et nous, les femmes, on a toutes ces préjugés. Si je soulève des charges, je vais avoir des gros bras. « Oh, si je fais ça, je vais ressembler à ça. » Oh là Ça, c'est vraiment une catastrophe et c'est une tannée parce que c'est ce que je pensais. Je me suis dit « Oh non, mais je ne peux pas faire ça, je ne peux pas faire ci. » Et puis de toute façon, je ne savais même pas aller faire les exercices. Je n'avais même pas la technique, tu vois. Donc, j'allais à la salle de sport, je faisais des trucs vélo, escalier, tapis.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est ce que je fais.
- Speaker #1
Voilà, tu vois. Bah ouais, une routine parce que de toute façon, c'est ce qu'on sait faire. C'est ce qu'on maîtrise le mieux et c'est ce que je faisais. Et je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qu'il m'a mis dedans, mais... J'ai été attiré par le crossfit. Je me suis dit, là, j'ai envie de soulever des charges. Il fallait que je trouve un sport qui me permette d'avoir le bon entre deux et qui me permette d'avoir un coach sans payer un coach 60 euros la séance. C'était un truc comme ça que je cherchais. Et pas un cours sportif en salle de sport, parce que les cours sportifs en salle de sport, c'est des cours collectifs. Le coach, il ne va pas venir forcément vers toi pour toi. Et c'est des cours souvent de danse, de zumba, il y a du step et tout. la crossfit c'est encore une autre dimension et du coup parce que moi je connais pas le crossfit t'as un prof qui est un peu vous êtes quand même plusieurs on est à les 15 tu vois mais il peut faire un peu regarder tes mouvements il passe entre les personnes il te dit ah non Esther ta posture ah non Esther tu relèves c'est vraiment un coach et du coup une séance de coach une séance c'est 50 minutes à 1h et ça coûte combien ? alors par contre ça coûte cher Merci. Mais c'est toujours moins cher qu'un coach à chacune des séances. Pour un abonnement illimité par mois, tu es à 200 euros le mois, tu vois.
- Speaker #0
Ça dépend combien de séances tu veux. Mais effectivement, c'est toujours moins cher que 60 euros de l'heure ou 50 euros de l'heure. Ah mais clairement, un coach,
- Speaker #1
c'est hors de prix, tu vois. Et ah ouais, j'avais essayé l'électrostimulation entre temps. J'ai dit bon, il faut laisser les trucs comme ça là. Allons droit au but. Et j'ai commencé le crossfit, histoire d'amour, direct. Je suis tombé là. peut-être la première, je me souviens, le premier jour que je suis arrivé, le premier cours qu'on a fait, c'était des exercices avec la barre, c'était des cleans, pour ceux qui connaissent, vraiment des trucs que je n'avais jamais fait, de l'haltérophilie. Mais j'ai adoré. Et en fait, c'est le prof qui m'a fait même aimer le sport, parce que la pédagogie qu'il a eue envers moi à ce moment-là, à cet instant-là, je me suis dit, oh, j'adore, j'adore. j'adore le fait qu'on m'explique, le fait qu'on prenne le temps et le fait que j'essaye de faire un truc et pourtant j'avais pas de charge tous les autres ils avaient des charges, moi j'étais barre à vide mais en même temps je débute tu vois et j'ai adoré et en fait je me suis inscrit directement et je m'y suis mise et ça fait maintenant 3 ans que je fais du crossfit j'ai pas lâché depuis.
- Speaker #0
Combien de fois par semaine ?
- Speaker #1
A raison de au début j'en faisais 4 fois par semaine parce que je faisais que du crossfit Ensuite, je suis passé à 3 parce que j'ai rajouté la course à pied. Là, on est sur un rythme plus de 2 fois par semaine parce que maintenant, je fais de la course. Je fais de l'Irox, je fais du renforcement musculaire. Bon, on va dire que je suis quelqu'un, chaque année, j'aime bien me lancer des nouveaux défis, des nouveaux challenges. Donc, ma routine, elle s'adapte à ma condition et mes challenges et tout, etc. Mais on va dire que je suis quelqu'un qui a fait des choses qui m'ont aidé. que le crossfit c'est ma base et pourquoi je me suis mis à la course à pied c'est parce que le crossfit c'est un sport qui est très complet il y a de la gymnastique il y a de l'haltérophilie mais il y a du cardio et il y a de la course à pied.
- Speaker #0
Attends juste parce que je te coupe juste sur le crossfit parce que j'ai eu Juliette dans le podcast qui est elle aussi comme toi histoire d'amour avec le crossfit et elle disait ce que j'ai vachement aimé et je pense que toi c'est pareil c'est les rencontres enfin c'est hyper bienveillant en fait comme environnement finalement plus que dans une salle de sport,
- Speaker #1
plus que dans des cours politiques les gens se parlent j'ai jamais eu autant de bienveillance et c'est surtout les personnes que tu rencontres et encore une fois, on ne se connait pas quand on arrive au crossfit et c'est ce que j'apprécie, il y a beaucoup d'univers donc moi je suis dans l'influence, il y a beaucoup d'univers où on te juge par rapport à ton apparence par rapport à ce que tu ressembles par rapport à ce que tu vas dire par rapport à ton poste, par rapport à ton statut alors c'est tout ce danger horreur tu vois et au crossfit, t'arrives on est tous transpirants, ok on est tous en tenue de sport Pas maquillé, tête de fou, dégaine de fou, c'est le matin, t'es claqué, t'as pas envie, mais on est là. Et les entraînements sont si intenses qu'il n'y a qu'une personne qui fait le crossfit à ce moment-là avec toi, qui peut comprendre ta détresse et qui peut te soutenir dans cette détresse. Et ça, c'est beau. Et ça, c'est beau. Et en fait, t'en crées des relations. Et je peux te dire, il y a des gens que j'ai rencontrés au crossfit, je ne sais même pas ce qu'ils font dans la vie. Tellement, en fait, on est là pour... pour parler de sport, pour partager un moment ensemble. Et ce qui est très drôle, c'est qu'un jour, j'étais dans un restaurant que j'adore, que j'adore, où je vais manger très souvent au printemps. Et j'étais en train de manger avec une copine. Et j'ai mon ami, Mika du CrossFit, qui vient me voir et qui me dit « Mais Esther, qu'est-ce que tu fais là ? » Je me dis, je déjeune avec une copine. Il me dit, ah bon ? Mais moi, je suis le directeur du restaurant. Tu vois, lunaire, Et j'étais trop contente, tu vois. Il me dit, ah mais je t'offre une bouteille de champagne. Je fais, non mais j'ai un semi-marathon dans deux jours. Il me dit, ah mais non, mais ça n'arrive qu'une fois. Donc bon, voilà. Trop drôle, tu vois.
- Speaker #0
Et comme on le disait en off, parce que je te disais que je la connaissais, tu avais aussi rencontré Aloïs Sauvage. Exactement,
- Speaker #1
Aloïs Sauvage. Sans savoir que c'était elle. Sans savoir que c'était elle. mais Pas du tout. Parce qu'encore une fois, on ne se préoccupe pas de ce qu'on fait dans la vie. Enfin, tu arrives au crossfit, tu déposes ton bagage. Tu as envie de rester dans l'anonymat. Peu importe ce que tu fais, tu vois, tu déposes ton bagage devant et t'es toi-même. Moi, au crossfit, je ne suis pas Esther l'influenceuse, je ne suis pas Esther. Non, je suis Esther. Voilà. Aloïs, c'est Aloïs. Mika, c'est Mika. Enfin, on a tous notre vie en dehors. Même tes problèmes, tu les laisses. Tu fais ta séance, t'es dans ta bulle. Mais quand tu ressors, tu... Tu reprends ta valise et t'arrives, t'es tranquille.
- Speaker #0
C'est génial. Et du coup, est-ce que tu peux me raconter la course ? Comment t'es passée ? J'ai été regarder, je pense que novembre 2023, tu détestais la course et t'avais jamais trop couru. Et un peu moins d'un an plus tard, août 2024, tu faisais le marathon de Paris. Le marathon pour tous.
- Speaker #1
C'est même pas un an plus tard. ouais c'est ça,
- Speaker #0
novembre,
- Speaker #1
août ouais c'est lunaire et avant ça j'ai fait le marathon de Paris alors en gros je t'explique ah ouais t'as fait le marathon de Paris avant de faire le marathon c'est ça le crossfit c'est un sport qui est hyper complet et en fait quand on courait, j'étais toujours la dernière et le pire c'est qu'au crossfit on court pas des longues distances c'est jamais plus de aller un kilomètre mais à chaque fois qu'il y avait de la course je devais adapter le kilométrage à mon niveau. Donc au lieu de faire, si on me dit Esther, tu cours à 1 km, ben non, moi je faisais 600 mètres ou 400 mètres parce que je n'avais pas le cardio et pourtant je faisais du crossfit là, c'est bon, ça faisait bien deux ans, je n'avais pas le truc. Et j'avais vraiment une mauvaise conception de la course à pied. Pour moi, courir, c'était sprinter. Courir, c'était aller vite, c'était vraiment bousculer, c'était vraiment... Non, j'avais vraiment une mauvaise vision, une vision très péjorative de la course à pied. Et en novembre 2023, en fait... Passation 2024, je me suis dit Esther, t'en as marre d'être nulle Tu vas commencer à courir Et tu vas essayer d'améliorer ça Moi j'aime bien travailler sur mes petits défauts Donc je me laisse un peu des défis Personnels, et là c'était la course à pied En l'occurrence, et la première fois Que je suis partie courir Je suis partie avec ma petite soeur Dans Paris ? Non, à côté de chez moi, en région parisienne Donc ça va, moi j'ai des espaces verts un peu pour courir Et on court On fait 20 minutes, on alterne entre marche et course, et c'est bizarre, mais je trouve pas ça si dur. Parce que, on l'a fait à notre rythme, on a alterné entre marche et course, et surtout on s'est écouté. Et ce que j'ai même trouvé bizarre, c'est que c'est moi qui tirais ma petite sœur, pourtant elle est censée être plus sportive que moi, et bah non, c'est moi qui la tirais, tu vois, et je lui disais, mais non mais allez, Lovely continue, allez, tu peux le faire, allez, lâche pas. Je me suis dit, ok, d'accord. Le lendemain, je pars courir. Je tiens 20 minutes sans m'arrêter. Je me suis dit, attends, là, il y a un problème, c'est pas normal. Et là, je déconstruis tout ce que j'ai construit à propos de la course à pied. En fait, Esther, courir, c'est courir à son rythme. Et n'importe qui est censé pouvoir courir à son rythme. Que ton rythme, ça soit 6 minutes au kilomètre ou 10 minutes au kilomètre, c'est ton rythme. Et c'est ça qui te permet de tenir sur la durée. Et à partir du moment où j'ai eu cette révélation, finalement, ça a été une révélation pour moi. Là, je me suis jetée dedans, mais clairement. Et en fait, moi, je suis un peu folle. Mais en une semaine, je me suis dit, je peux courir en semi-marathon. Je peux courir en semi-marathon. Je m'inscris au semi-marathon. Je me trompe. Je m'inscris au marathon.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Qui fait ça ? Qui fait ça ? Qui fait ça ? Et je me trompe et je me rends compte de mon erreur. Comment ? C'est parce qu'en fait, j'ai pris un dosage solidaire. Je voulais que mon premier semi-marathon soit symbolique. Et moi, comme je fais de la food aussi sur les réseaux sociaux, je voulais courir pour une association. J'ai choisi Action contre la faim. Donc, je prends mon dossard et tout via l'association. Et je demande un reçu fiscal parce que je ne l'ai pas reçu. Et la dame, elle me dit, « Mais Mademoiselle de Souza, vous vous êtes trompée. Vous savez que vous êtes inscrite au Marathon de Paris. Nous, on se met au Marathon de Paris. Vous souhaitez annuler ? » J'ai dit, « Mais jamais de la vie. » Moi, j'adore les challenges comme ça, un peu les trucs un peu… Attends,
- Speaker #0
c'était quelle date, là ?
- Speaker #1
Là, on était... Donc, je me rends compte de l'erreur. On est en janvier. Le marathon, c'est en avril. Le 6 avril. C'était le 6 avril.
- Speaker #0
Et vous courrez combien de kilomètres, là ?
- Speaker #1
Ah, mais là, je venais juste de faire mon premier 10 kilomètres.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, ouais. Et encore. Franchement, et encore. Je ne sais même pas si j'avais fait mon premier 10 kilomètres. Mais de toute façon, j'ai tout vlogué sur les réseaux. Genre du premier jour jusqu'au marathon. Donc, là, je fais... Attends, ce n'est pas possible. Janvier, début de l'année, trois mois pour préparer un marathon. Or que tu n'as jamais couru. C'est lunaire. Mais bon, quand je reçois le mail, je fais, OK, là, il est temps de montrer qu'avec le travail, quand on se donne les moyens, quand on pousse, on peut y arriver. Je vais le faire, ce marathon. Je me suis entraîné. Donc, vraiment, à travers l'écran, avec mes abonnés, j'ai fait mon premier 15, mon premier semi, mon premier 26 kilomètres. C'était hyper émouvant à chaque fois parce que je m'effondrais en larmes parce que ce n'était pas... facile non plus d'arriver jusqu'à ces 26 kilomètres, d'arriver jusqu'à ce 21, même mon premier 15 kilomètres. Enfin, tous ces kilomètres, c'était pas... Alors oui, au début, quand je dis je cours 20 minutes, c'était facile. Ben, courir 20 minutes, entre guillemets, ça se fait, tu vois, à son rythme. Mais courir une heure, deux heures, trois heures, et seul, c'est un vrai travail mental, tu vois. Et en fait, moi, ce qui m'a donné la force, c'est...
- Speaker #0
Et à chaque fois, du coup, ça t'émeute le...
- Speaker #1
Ça m'émeut. Je le partage à l'écran. J'ai toujours mon téléphone avec moi en train de courir. Je fais mes petites vidéos. Je les partage. Et ma communauté, je n'ai même pas les mots. Parce que mon premier marathon, c'est pour te dire le jour de mon marathon, j'ai 30 personnes que je ne connaissais pas. Des abonnés qui sont venus sur la route m'accompagner là où j'arrêtais parce que j'avais mal. Esther, continue. On court avec toi. Des gens que je ne connais pas. J'ai des copines qui sont venues, qui ont couru 21 kilomètres. avec moi. J'ai été transportée. Et ce marathon, le premier marathon que j'ai fait, c'est la victoire de ma communauté. C'est même pas ma victoire personnelle, c'est ma victoire et celle de ma communauté. Parce que littéralement, ils m'ont transportée, les encouragent. J'ai jamais reçu autant d'amour de ma vie qu'on se le dise, tu vois, à travers l'écran. Lâche pas, vas-y, tu peux le faire. Et bon, je pense qu'après, ça a inspiré beaucoup de gens aussi à se dire, et c'est ce que j'essaye finalement de transmettre à travers mes réseaux, que dans la vie, vous pouvez tout faire. Il faut juste se donner les moyens de réussir et vous y arriverez.
- Speaker #0
Et du coup, tu dirais qu'assez vite, finalement, tu as pris du plaisir à la course ?
- Speaker #1
Ah mais très vite. De toute façon, quand on réussit quelque chose, on y prend du plaisir, forcément. Et le fait d'avoir brisé cette conception que j'avais de la course, ça m'a fait juste aimer la course. Le fait d'arriver à tenir 20-30 minutes, je me suis dit, oh là là, c'est stylé de courir, c'est en flex, tu vois. Je me suis dit, ah, je suis une runner ! Tu vois, j'ai vu trop.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me dire, depuis quand même 5-6 ans que tu t'es mis au sport maintenant, tu dirais que c'est quoi l'impact principal que ça a eu sur ta vie ?
- Speaker #1
Sans aucun doute, déjà, le sport, ça m'a apporté une communauté sur les réseaux. Moi, j'étais sur Instagram depuis longtemps, mais j'ai commencé à partager une vraie routine sportive sur les réseaux. Donc, ça m'a apporté une communauté, mais incroyable. Ma communauté, ce sont mes amis, ce sont mes confidences, ce sont mes tout. Tu vois, aujourd'hui, je suis arrivé à 300 000 abonnés, mais très vite, en deux ans sur TikTok, c'est incroyable. Donc, j'en suis très heureuse, mais ça m'a apporté surtout une discipline. Je ne pensais pas être une personne autant disciplinée, tu vois. Parce que, donc, OK, j'ai fait des marathons et tout, etc. Mais j'ai fait aussi du triathlon, j'ai fait des Irox, j'ai fait des Spartans. Je suis quelqu'un qui aime bien tout chatou. Je n'aime pas trop la routine. Je ne suis vraiment pas du genre à refaire la même chose. Donc, tu ne me reverras pas courir le marathon de Paris, mais tu me reverras faire un trail spécial en Martinique. J'aime bien les petites aventures, me lancer un peu des défis. Donc, ça m'a apporté. Ça m'a permis de rêver aussi, en fait. Ça m'a permis de travailler pour moi. Et je pense que je ne l'avais jamais fait peut-être avant. Ça m'a permis d'investir sur moi, de croire en moi et de me donner des objectifs. Et en fait, tu sais, l'école, finalement, c'est une routine parce que tu suis ton parcours scolaire et tout. Le travail, c'est aussi une routine quelque part parce que tu fais ton travail, tu as tes tâches répétitives. Même si dans ton job, tu bouges un peu, finalement, c'est ton travail, tu fais la même chose. Et bien là, dans le sport, le fait de pouvoir faire... ce que je veux, quand je veux et de me lancer ces petits défis, ça me permet d'avoir de la créativité dans mes entraînements, ça me permet de toucher un peu à tout, de découvrir des choses et de me pousser dans mes retranchements. Et je sais que ma limite, elle n'est pas là où je le pense, elle est bien loin. Elle est bien loin. Et c'est le fait, en plus, ce qui m'excite, mais peut-être que je suis un peu folle sur les bords, c'est de ne pas savoir si je vais réussir. Et ça, ah ouais, ça, ça me plaît.
- Speaker #0
C'est-à-dire que à chaque fois que tu te lances dans un de tes défis, tu vas, pas sans confiance, mais en tout cas, sans être certaine que tu vas réussir.
- Speaker #1
En fait, après, je crois beaucoup en moi. Donc, je me dis, Esther, il est hors de... Moi, je sais que même si, par exemple, un jour, je cours un marathon, on me coupe la jambe, même sur les deux mains comme ça, je le termine. Moi, je suis une forceuse de tout. Mais c'est la peur, tu vois ? La peur de... C'est dur ! Par exemple, là, j'ai fait un triathlon en septembre. Oh ! Ah là ! Ah là ! Le nombre de fois où je suis tombé, je me suis blessé, je me suis ouvert, j'étais ensanglanté, je pleurais. J'ai tout fait. En plus, je n'avais pas le droit ni à mon téléphone, ni aux écouteurs, ni à mes amis pendant 40 kilomètres, 600 mètres de dénivelé. C'était comme ça. Je tombais en arrière en vélo. J'étais seul contre moi-même. Et je me suis posé plusieurs fois la question. Esther, est-ce que tu vas terminer ? Est-ce que tu vas t'en sortir ? Mais je pensais non. L'entraînement, c'est quand tu repenses en fait à l'entraînement et c'est toujours émouvant la fin d'une course parce que tu t'effondres, tu t'effondres parce que tu t'es donné à 100%, t'es parti loin dans toi. Moi, c'est ce que j'aime dans le sport, tu vois, genre t'es parti au bout, Donc, c'est pour ça que mes compétitions ou les courses que je fais, je les choisis précieusement. Je ne vais pas tout accepter, je ne vais pas tout faire. Tu vois, celui-là, mes marathons m'ont proposé de faire plusieurs courses. Bon, j'ai fait un peu le tour. Mais je ne vais pas refaire la même chose. J'aime bien aller chercher la nouveauté et l'exclusivité parce que je sais aussi ce que c'est d'enchaîner et après de se retrouver un peu dans un dégoût de la compétition. Oui, burn-out. Je l'ai grave frôlé à plusieurs refrizes et je n'ai vraiment pas envie que ça m'arrive. J'ai toujours envie de trouver cet épatusement dans le sport. Tu sais, je suis très… Si j'ai envie, je le fais. Si je n'ai pas envie, je ne le fais pas. Et tu vois, souvent on me dit, mais Esther, refais un marathon. Non, je n'ai pas envie. Donc, je ne vais pas le refaire.
- Speaker #0
c'est un tel effort qu'il faut quand même y trouver du plaisir exactement trop bien c'était quoi le challenge ou la performance sportive que tu pensais impossible et que t'as réussi à surmonter bon toi il y en a plein tel que tu disais non franchement ça me parait impossible,
- Speaker #1
ça me parait pas pour moi tellement je crois c'est bon truc à trop récemment je savais et j'avais prévenu mes amis Alors, il faut savoir que pour le triathlon, la course, donc le triathlon, c'est natation, cyclisme, course à pied.
- Speaker #0
Là, avec mes petites années d'expérience en course à pied, la course à pied, je savais que ça allait être mon moteur. C'était 10 kilomètres. J'ai fait une distance olympique, un M. Donc, tu nages 1,5 kilomètre, tu pédales 40,5 kilomètres et tu cours 10 kilomètres. Le problème, c'est que dans ma folie, il n'y a personne qui fait ça. Mon premier triathlon, je décide de le faire en montagne et je décide de faire un avec énormément de dénivelé. Donc, 600 mètres de dénivelé. personne qui fait ça pour son premier triathlon. Pour mon premier triathlon, moi, je suis très impliqué. J'achète mon vélo super cher, hors de prix, mais vraiment hors de prix. Je fais tout. Je décide de prendre des cours de natation. Pourtant, je suis une excellente nageuse. Je t'ai dit que j'en ai fait au bac. Et le prof de sport me déconstruit ma manière de nager. Il me dit, mais en fait, tu nages pas bien, tu vois. Donc, je réapprends à nager. pour nager plus vite, parce que je lui dis, mais je suis lente, je comprends pas, il me dit, mais c'est parce que tu nages mal, et comme t'es grande, t'es censé nager plus vite que les gens, mais en fait, tu utilises mal ta longueur, tu vois, donc, vraiment, je suis très impliqué, là, l'entraînement est dur, là, je fais des 12, 14 heures d'entraînement par semaine, il me faut de l'organisation, je m'entraîne deux fois par jour, j'enchaîne, des fois, je fais crossfit, je rentre à la maison, je cours, ensuite, je vais à la natation, ah là là, c'était une... C'était un entraînement assez dur, je t'avoue, parce qu'en plus, c'était en été. Moi, je t'ai dit, j'adore faire la fête aussi. Donc, il fallait trouver un bon équilibre. Et donc, vient le jour du triathlon. Alors, ma bête noire, c'était le vélo. Le vélo de route, ça n'a rien à voir avec le Vélib, par exemple. Donc, c'est très fin, c'est très étrange. J'ai mis beaucoup de temps à mettre les cales. Donc, les cales, c'est les pédales automatiques. Tu sais que tu accroches sur le vélo. Je les ai mis un mois avant la compétition. Et j'avais fait... deux sorties longues, tu vois. Et les deux sorties longues, elles étaient déjà très difficiles pour moi. Très, très difficiles. Vers le jour de la compétition, déjà, j'avais jamais nagé en eau libre, tu vois. Et tu sais quoi ? Ça n'a rien à voir avec... Non, ça n'a rien à voir avec la natation qu'on fait en piscine. J'arrive sur le triathlon, je commence, j'étais dans un lac. Juste la densité de l'eau fait que tu ne peux pas nager comme à la piscine. Donc là où j'avais prévu de faire du crawl, Mais en fait, je n'y arrive pas. L'eau est trop puissante pour moi et l'eau est trop dense. Donc, je fais ce que j'avais prévu de ne pas faire, c'est-à-dire de la brasse. Mais en fait, la brasse est censée me... Enfin, mes jambes, je suis censée les préserver pour le vélo. Sauf qu'en fait, je n'arrive tellement pas à crôler. Et c'est là, déjà, juste dans l'eau, j'ai le regret de me dire, « Oh là là, Esther, t'aurais dû t'entraîner en eau libre. » Et là, je me dis, ça va être très, très difficile. Donc déjà, je bois la tasse. Parce que j'essaye de crôler tant bien que mal. En fait, je n'arrive pas à crôler. Donc, je me mets en dos crôlé. Et là, je vois que j'avance. Sauf que je dérive. Je dérive. Je me dis, non, mais Esther, ce n'est pas possible. Donc, je reprends la main sur ma performance. Et là, je brasse, J'arrive à rattraper du monde. Mais déjà, le triathlon, c'est une autre ambiance. Les gens se tapent dessus. Ça s'écrase dans l'eau et tout. Eh, mec, déjà que je n'arrive pas à nager, tu ne vas pas non plus m'enfoncer. Et tu ne vas plus non plus m'étendre à quel point que je halète. dans l'eau et je bois la tasse dans l'eau. Donc non, c'est vraiment un peu la guéguerre. Je sors de l'eau, tant bien que mal. Et là, je préviens mes amis. Donc il y avait mes amis et je n'allais pas les voir sur les 40 kilomètres. Je leur ai dit, sachez que là, je vais passer 40 minutes de souffrance et ça va être très dur pour moi. Et je n'avais jamais dit ça sur aucune de mes compétitions. J'ai dit là, ça va être très, très dur pour moi. Sachez-le. Et j'ai sous-estimé la difficulté même, sachant que j'avais déjà peur. Mais même dans ma peur, je n'avais pas eu assez peur. Oh là Les 600 mètres, au début, 15 km, ça se passe. Bon, ça monte un peu, mais bon, vas-y, ça va. Là, on commence à monter. Mais en fait, quand je vois les montées, tu vois là, je suis montée pour venir jusqu'à chez toi. Ça, là, c'était rien. Les montées que j'avais là-bas.
- Speaker #1
En vélo.
- Speaker #0
En vélo. Et. En fait, c'était tellement abrupt et tellement raide, je pourrais même pas décrire comment c'était raide, tellement j'avais jamais vu ça. La route, je la voyais monter vers le ciel, en fait, au loin, tu vois, je la voyais monter vers le ciel. Et je voyais tout le monde au ralenti ou en danseuse ou au ralenti, et vraiment. Et je me suis dit, attends, mais moi je peux pas faire ça, je savais même pas faire la danseuse, je me suis dit, mais je ne pourrais pas y arriver. Bien évidemment, j'arrive. Je tombe en arrière parce que je n'ai pas la force dans les jambes pour pédaler. Je n'arrive pas. Et là, je m'explose le coude. Je saigne. Et là, je pense, c'est quoi ça ? C'est pas possible. J'essaie de monter sur mon vélo, mais impossible. Et là, bien sûr, personne ne s'arrête pour m'aider puisque tout le monde essaye tant bien que mal déjà d'y arriver. Les pauvres, il n'y a des papiers derrière. Eux, ils n'arrivent vraiment pas. Et là, il y a un monsieur qui courait. Il me relève et me dit, mademoiselle. remonter à pied, là, c'est pas possible, vous pouvez pas, c'est pas possible, et puis c'est trop dangereux. Donc je remonte à pied, je pédale, je pédale, sauf qu'en fait, ce genre d'événement, ça m'est arrivé dix fois pendant la course, tu vois. De tomber ? Ouais, de tomber, parce qu'il y avait dix montées et j'y arrivais pas, et vraiment, à un moment donné, je me suis arrêtée, j'ai pleuré au milieu de la route. Et en fait, le fait d'être seule en compétition, ça ajoute aussi quelque chose de très difficile, tu vois, mentalement et tout, et c'est là où ton mental il travaille et tout. Et là, je me souviens, il y a une fille qui arrive derrière moi et qui dit « Allez, on le fait ensemble. Lâche pas, lâche pas, lâche pas. » Et quand elle me dit ça, ça me rebooste. Moi, je fonctionne beaucoup aussi avec les encouragements, les petits mots et tout. Il ne faut pas sous-estimer la force de ses proches ou même des inconnus. Les encouragements, c'est révélateur et ça te pousse. Donc, c'est pour ça que moi, j'ai toujours dit si j'ai un ami qui court une course ou même si c'est un 10 kilomètres, je serai toujours là pour le soutenir parce que je sais à quel point c'est fortifiant et ça aide. Donc là, je me souviens, elle me tire. J'y vais avec elle, je termine. Donc j'arrive à la fin de l'épreuve de vélo. Mes potes, ils me voient au loin. J'arrive dans les derniers, tu vois. Mes potes, ils me voient au loin. Et je suis complètement ravagé. Je suis ravagé, ça se voit à ma tête. Mais ils m'encouragent. Ils me disent, allez, Et là, je me dis, là, Esther, c'est la course à pied. C'est ton sport. Tu vas me rattraper ton retard. J'enfile mes chaussures et en plus on te dit, tu sais, t'es censé courir beaucoup moins vite que d'habitude parce qu'en fait t'es tellement fatigué que tu perds tout quoi. Et là je me suis dit non. Moi mon objectif c'était de tenir une allure à 5,20 au kilomètre et je me suis dit je ne lâche pas cette allure, je m'en fous. J'ai tellement souffert avant, c'est mort. L'erreur que j'avais faite, c'était... Alors il faut savoir qu'en compétition, la nutrition c'est hyper important. Il faut s'alimenter. Moi, le problème, c'est que quand je souffre trop, je me concentre plus sur ma souffrance que sur mon alimentation. Et comme j'étais déjà pas à l'aise sur le vélo, j'ai même pas pensé à m'alimenter parce que je voulais juste me lever et ne pas tomber. J'ai ni bu, ni mangé.
- Speaker #1
T'as pas bu d'eau ?
- Speaker #0
Ni bu ni mangé. Depuis le début de la course. Donc, on commence à courir. Forcément, quand tu cours à 4-20, t'as un bout de souffle, t'arrives même pas à respirer. Tu vas mourir. Je cours. Alors, il faut savoir, sur cette course, il y avait... aucun ravito.
- Speaker #1
Non, c'est pas... Ah ouais,
- Speaker #0
mais le ravito, parce que j'avais un pote qui fait... Le ravitaillement. Je demande à mon pote qu'il lui a fini le triathlon parce que, attends, lui, il habite en montagne, il pédale tous les week-ends en montagne, il a dépassé tout le monde au vélo, le triathlon, il te l'a bouclé en deux heures et demie, tu vois. Moi, à trois heures, je finissais le vélo, tu vois. Et donc, je lui dis, il est où le ravitaillement ? Il me dit au quatrième kilomètre. Mais là, je suis au deuxième. Tu vois, quand tu cours trop... Merci. En fait, ta gorge, elle est sèche. Là, c'est comme si j'étais dans un désert. Et là, je me dis, comment je vais faire ? Mais je continue. J'ai dit, c'est bon, tu as trop perdu de retard. Tu cours, tu te tais et tu cours. Et là, en plus, je rattrape des gens, donc ça m'encourage. J'arrive au Ravito, au loin, je le vois, je me dis, merci Seigneur. Je prends de l'eau, mais je me sors un gel. Je me dis, il faut que je prenne un gel parce que je n'ai pas mangé. Pire erreur de ma vie. On ne prend pas un gel quand on n'est pas hydraté et quand on n'a rien comme ça dans l'estomac. Je prends mon gel. Une minute après, mot de ventre.
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Envie urgente d'aller aux toilettes. Et j'avais un pote qui courait à côté de moi justement pour me soutenir lundi. J'ai mal au ventre J'ai mal au ventre Il me dit non mais cours Esther cours J'ai mal au ventre Mais cours mais cours Je cours mais je me tortille De douleur c'est atroce Et le pire c'est que je veux garder mon allure Donc je cours mais T'as jamais vu quelqu'un courir comme ça T'as jamais vu quelqu'un courir En fait je me tiens et je cours Non j'ai trop mal Mais je continue à courir Et je passe cette ligne d'arrivée J'ai été... tous mes amis, mais ils sont 20 genre, tu vois, à m'attendre, mes cousins, mes cousines et tout, je m'effondre, je tombe par terre, je pleure, je suis dans la joie, et en fait, c'est comme si j'avais un flashback de tous mes entraînements, de tout ce que j'avais fait pour y arriver. Et là, j'y suis enfin arrivé. Mais cette épreuve m'a paru tellement plus longue que tous mes marathons et plus dure que tout ce que j'avais pu faire. Et tellement de fois, de la première épreuve jusqu'à la dernière, j'ai pensé m'arrêter.
- Speaker #1
Arrêter la course. Oui,
- Speaker #0
qu'à la fin, je me suis dit, wow, quel bonheur. J'étais si heureuse, si contente. Et le lendemain, figure-toi qu'on m'a volé mon vélo.
- Speaker #1
Mais non !
- Speaker #0
Donc j'ai dit bon ben le triathlon Salut ça va On m'a volé mon vélo Que j'ai acheté 3000 euros Donc voilà bien sûr Je m'étais pas assuré parce que mon vélo Chez moi je le laissais à la maison Et j'étais à Lyon en voiture ils ont cassé la voiture Ils ont volé le vélo Ça m'a traumatisé Je trouverais bien un autre sport Non mais ça m'a dégoûté 3000 euros Attends je vais pas racheter un vélo
- Speaker #1
Donc ça c'était C'était un film. Oui, c'était un film. C'était un challenge que tu pensais impossible.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Décrire ton plus beau souvenir sportif. Est-ce que tu peux me parler de ton plus beau souvenir sportif ?
- Speaker #0
Forcément, la première course est la plus nostalgique et tout. Mais le plus beau, c'est vraiment mon raid polaire que j'ai fait en Laponie. D'ailleurs, j'étais en binôme avec Aloïse Sauvage. En gros, on a fait un raid polaire avec l'organisme Desfidèles qui organise un peu des raids sportifs à travers le monde. et l'idée... À chaque fois, le fil conducteur, c'est de soutenir une association. Et moi, j'aime bien faire du sport pour les associations. En général, je trouve que c'est un bon moteur et c'est un bon moyen de faire du sport. Et tous les jours, on avait des épreuves. Donc là, en Laponie, les températures sont clairement négatives. Mais on a eu de la chance de notre négativité de chaleur. On a eu maximum moins 20 degrés et normalement, ça va jusqu'à moins 40. Là, franchement, ça allait. Donc le premier jour, l'épreuve qu'on a fait, c'est un trail. On a fait 12 kilomètres avec 400 mètres de dénivelé et avec 60 centimètres de neige. Donc comment te dire que courir, c'est très compliqué, voire impossible. Le deuxième jour, on a fait du ski de fond. Alors autant te dire que je n'en avais jamais fait. Et quand tu n'as jamais fait de ski de fond, tu n'en fais tout simplement pas. Et le deuxième jour, on a fait du vélo. Donc c'est un vélo spécial qui va dans la neige, du fat bike, avec de la course à pied sur 15 kilomètres. Donc il y en avait une qui courait, l'autre qui faisait du vélo. Et en fait, on a fait un très bon binôme avec Aloïs, parce qu'on a toutes nos forces et nos faiblesses sur... sur les activités en général. Par exemple, le vélo, elle, elle maîtrise mieux que moi. Et moi, je cours mieux qu'elle. Donc, en fait, voilà. Elle a plus pris du vélo et moi, j'ai plus pris de la course. Et c'était formidable, vraiment incroyable.
- Speaker #1
Les paysages. Les paysages.
- Speaker #0
En fait, avec Aloïse, on a vraiment profité. On l'a fait pour l'association. On a terminé toutes les épreuves, mais on prenait le temps. On a vraiment pris le temps de se poser, mais on a fait des tic-tacs. dans la neige, genre, on s'arrêtait. Les gens nous dépassaient, mais on s'arrêtait. On prenait le temps d'apprécier parce que ça, je ne sais même pas si j'aurais l'occasion ni l'opportunité de le revoir un jour, mais j'avais l'impression que c'était de l'IA tellement c'était beau. Et je ne saurais même pas le décrire et même les photos, les vlogs que j'ai faits ne décrivent même pas assez ce qu'on a ressenti et ce qu'on a vécu. C'était merveilleux, formidable et exaltant. Vraiment exaltant.
- Speaker #1
Ça donne envie. Oui. Est-ce que, pour finir sur le chapitre challenge sportif, il y en a un là que tu rêves de faire ? Il y en a un que tu as en tête ?
- Speaker #0
Je rêve de faire un trail en Martinique. Alors, je sais que la Martinique, en fait, ils ont des trails très impressionnants où tu commences au bord de la plage, ensuite tu vas dans la jungle, ensuite tu vas dans la mangrove, ensuite tu vas dans des... Tu vois, c'est des parcours très... En fait, on m'a raconté. Je ne peux même pas te dire le nom de la course parce que je ne sais pas. Mais on m'a raconté. Du coup, ça m'a donné envie. Et je me suis dit, c'est ça que j'ai envie de vivre maintenant. J'ai envie de... Bon, la course sur route, c'est sympa. Mais bon, voilà, c'est redondant. Là, j'ai envie de faire ce genre d'expérience. J'ai dit que chaque année, j'aime bien me lancer des défis un peu qui sortent de l'ordinaire. Donc là, cette année, j'ai envie de faire ça. Tu vois ? Donc,
- Speaker #1
2026. 2026.
- Speaker #0
Mais bon, il faut que je trouve la course. Éventuellement, un sponsor. Éventuellement, voilà. Il y a une course, je pense, que j'aimerais bien faire dans un futur. marathon des sables, tu vois. C'est exaltant. Tu vois, quand j'en entends parler, je me dis « Oh, ça a l'air grave. » C'est un peu de l'extérieur dans le désert. J'aimerais trop, Trop bien.
- Speaker #1
Maintenant, on passe. C'est un jeu questions-réponses express. Je te dis un mot. Tu me dis ce que ça t'évoque rapidement sans réfléchir.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Irox.
- Speaker #0
Course à pied, cross-training, aloui sauvage. Parce qu'en fait... Le dernier que j'ai fait, c'était avec elle au Grand Palais à Paris.
- Speaker #1
Pilates.
- Speaker #0
Dur. Machine. Bizarre.
- Speaker #1
Vélo dans le noir.
- Speaker #0
Dur. extrêmement durs. J'ai des mauvais souvenirs en vélo et quand je ferme les yeux, je me vois tomber en vélo.
- Speaker #1
Mais t'as jamais trop testé les trucs genre en dynamo ?
- Speaker #0
Non, J'ai jamais testé, mais je pense que j'aimerais bien tester.
- Speaker #1
Ok. Muscu ?
- Speaker #0
Crossfit. Crossfit, j'adore. J-sur-J, cœur,
- Speaker #1
Montre connectée ?
- Speaker #0
Garmin. Vénus 3S. Je suis pas sponsorisé.
- Speaker #1
Et t'es toujours avec
- Speaker #0
En fait, ça me suit, ça me traque et ça me permet de me rendre compte un peu des efforts que je fournis.
- Speaker #1
Un dernier, même si tu nous en as déjà beaucoup parlé, marathon.
- Speaker #0
Marathon pour tous. Marathon pour tous. Premier marathon, marathon de Paris aussi. Et action pour la fin. L'association pour laquelle j'ai couru.
- Speaker #1
Les dernières petites questions pour encourager ben... Ceux qui nous écoutent, surtout les femmes. Est-ce que toi, il y a une femme dont la pratique sportive, que ce soit une sportive professionnelle ou une amatrice, mais qui fait quand même du sport, t'a inspiré ou t'inspire encore à t'y mettre ?
- Speaker #0
Alors en fait, moi je dirais que c'est un lot de personnes. Forcément, quand tu rentres dans le monde du sport, dans l'influence, tu rencontres une panoplie de personnes. Et en fait, j'ai rencontré une panoplie de personnes, d'influenceurs et tout. Et ce qui est fou... c'est que tu peux toi-même inspirer des gens donc moi il y a des gens qui vont me dire Esther tu m'inspires on se rend jamais compte, mais moi quand je vois ces gens là, ces influences je me dis elle est folle mais je fais exactement la même chose tu vois ou je fais à ma manière, mais il y en a quand je les vois courir des courses de 120 km 80 km, je me dis mais je pourrais jamais faire ça, mais c'est impressionnant mais à contrario, elles vont me dire mais tu portes 120 kg, comment tu fais moi je vais pas voir ça comme étant une difficulté monstre Parce que c'est mon sport, tu vois. Et en fait, c'est tout ce lot de personnes, toutes ces influenceuses. Et je les remercie parce que pour moi, on s'influence tous. Moi, je suis très influençable, tu vois. Et elles m'influencent et je trouve ça tellement beau. Donc moi, je veux dire que c'est plus un lot d'influenceuses au quotidien. Toutes ces personnes que je suis, on se suit. Tu sais, il y en a plein que je n'ai jamais rencontrées, mais on se suit et on se connaît. Si je les croise dans la rue, je sais qu'on est capable d'avoir des très longues discussions. Mais parce qu'on s'inspire, tu vois, quelque part. Et je trouve ça hyper beau.
- Speaker #1
Donc, en gros, toutes les femmes qui, quand même, de plus en plus, le documentent, se montrent. C'est ça, se montrent.
- Speaker #0
Et documentez-le. Parce qu'on pense toujours que ça ne va intéresser personne. Ben si, ça intéresse toujours quelqu'un. Et ça motive. Et ça donne envie, surtout.
- Speaker #1
Ouais, génial. Si tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent à commencer, à commencer à se mettre au sport, tu leur conseillerais ? De commencer par quoi ? À quel rythme ? Alors déjà... Même si j'ai bien aimé, toi, que t'aies 10 minutes par jour.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. C'est pas mal. Non mais 10 minutes par jour, ouais, c'est une bonne stratégie. Mais surtout, ce que je vais commencer par dire, c'est trouver le sport qui vous plaît. C'est pas parce que je cours qu'il faut courir. C'est pas parce que j'ai fait les 10 minutes de fitness là qu'il faut faire ça. C'est pas parce que je fais du crossfit qu'il faut faire du crossfit. Trouvez ce qui vous plaît premièrement. Et c'est comme ça qu'on obtient de la discipline, parce qu'on fait quelque chose qu'on aime. Dans tous les cas, on s'y accroche parce qu'on aime. Quand on fait quelque chose qu'on n'aime pas, malheureusement, c'est comme ça qu'on n'y tient pas et c'est comme ça qu'on abandonne. Et c'est comme ça que je faisais avec les salles de sport et que j'ai payé pendant des années et que je n'arrivais pas et que je ne m'accrochais pas parce que je n'aimais pas trop ce que je faisais. Mais quand on trouve quelque chose qui nous épanouit, eh bien là, voilà. Après, bien sûr, à la maison, c'est beaucoup plus facile. Si on a une vie chargée, parce que souvent j'entends, oui, je n'ai pas le temps, oui, je ne sais pas. Eh bien, OK, tu le fais à la maison alors. Effectivement, on commence par les vidéos de 10 minutes. Et il y a de tout. Tu peux faire de la danse, tu peux faire de la corde à sauter, tu peux faire... Il y a de tout, tu vois. Donc petit à petit, l'oiseau fait toujours son nid.
- Speaker #1
Ouais, c'est génial. Dernière question. Si j'avais demandé à la toi, tu vois, qui disait, c'est prof de sport, vas-y, donne-moi ton carnet, comme ça, tu vas te reposer et moi, je ne fais rien. Il y avait combien de pourcentages de chance sur une échelle de 1 à 100 que tu deviennes aussi sportive ?
- Speaker #0
Zéro. Non, vraiment zéro. Vraiment aucune. Jamais, jamais, au grand jamais, j'aurais pensé que je serais devenue la Esther. Jamais, jamais. En fait, j'étais tellement loin. Non, non, non, non, jamais. Et je suis tellement fière, tellement heureuse, tellement heureuse, franchement. Mais waouh, je suis hyper contente de la Esther que je suis devenue aujourd'hui. Et encore une fois, il faut juste y croire.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Une vraie sportive par surprise, c'est le nom du podcast. Merci beaucoup, j'étais ravie de t'avoir.
- Speaker #0
Moi aussi, merci.