- Speaker #0
Il y a celle qui gagne des médailles, pulvérise les records et font rêver les petites filles. Celle qui semble être née basket au pied, qui faisait du sport en famille le week-end et qui annonce qu'elle prépare un marathon avec assurance et non chalonce. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé. Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises, ce que cela a transformé dans leur vie, et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise.
- Speaker #1
Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra,
- Speaker #0
j'accompagne des sportives de haut niveau grâce aux outils de la sophrologie, mais ici je voulais parler à toutes les femmes qui ont envie de se mettre au sport Mais à qui il manque la petite dose de confiance, la motivation sur la durée ou le déclic pour dépasser certaines croyances limitantes ? Je fais le pari que l'écoute de ce podcast peut être un très bon point de départ. Je raconte aussi sous forme de chronique comment je suis moi-même devenue sportive par surprise. Alors si vous voulez lire ça, je vous mets le lien en descriptif de l'épisode. Et maintenant, place à l'écoute ! Cet épisode touche à sa fin, merci pour votre écoute. Pour soutenir ce podcast et mon travail, suivez-moi sur Instagram, abonnez-vous sur Apple Podcasts, Spotify ou toute autre plateforme d'écoute et laissez de gentils commentaires ou 5 étoiles. Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra, j'accompagne des sportives de haut niveau grâce aux outils de la sophrologie. Mais ici, je voulais parler à toutes les femmes qui ont envie de se mettre au sport Mais à qui il manque la petite dose de confiance, la motivation sur la durée ou le déclic pour dépasser certaines croyances limitantes ? Je fais le pari que l'écoute de ce podcast peut être un très bon point de départ. Je raconte aussi... Salut Olivia ! Salut ! Merci d'accepter de répondre à mes questions dans cet épisode, je suis ravie de t'avoir. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter rapidement sur... Voilà, m'en dire plus un peu sur le plan professionnel et personnel.
- Speaker #1
Ouais, bah moi, donc Olivia, j'ai 38 ans déjà. Je suis podologue de formation. C'est là où j'ai rencontré mon mari Flo pendant nos études. Et ce qui en a découlé, deux enfants.
- Speaker #0
Qui ont quel âge ?
- Speaker #1
Qui ont 8 et 6 ans.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu peux me dire en une phrase... Quelle place le sport a dans ta vie aujourd'hui ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, hyper importante.
- Speaker #0
Ok. Non,
- Speaker #1
hyper importante alors que... En un mot,
- Speaker #0
du coup. Non mais ça me va, c'est hyper important et tu vas nous expliquer pourquoi. Juste, on va remonter un peu le fil de cette histoire avec le sport. C'était quoi ta relation avec le sport dans l'enfance et puis après dans l'adolescence ?
- Speaker #1
Dans l'enfance, j'ai fait beaucoup d'équitation. Alors, tout à chacun, il y en a qui considère que ce n'est pas un sport et d'autres que si.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
je ne savais pas qu'il y avait un débat. Oui,
- Speaker #1
il y a un gros débat, oui. Donc, c'est un sport. Donc, beaucoup d'équitation. Et puis, pas mal de danse également.
- Speaker #0
Quand tu étais petite ?
- Speaker #1
Quand j'étais petite. Mais en même temps, on vivait au périphérique de Paris, côté campagne. Voilà, on faisait du sport nature, je dirais ça comme ça. Et puis ensuite, quand je suis arrivée sur Paris pour poursuivre mon lycée, et bien là, ça s'est arrêté.
- Speaker #0
Ok, c'est à ce moment-là que tu as arrêté de faire du sport ?
- Speaker #1
Vraiment, oui.
- Speaker #0
Et pendant combien de temps ?
- Speaker #1
Pendant très longtemps.
- Speaker #0
Oui, pendant très longtemps. Pendant très longtemps,
- Speaker #1
c'est-à-dire que mon lycée, pendant après mes études, et puis... Et puis après, je pouvais s'énerver d'aller recourir comme ça de temps en temps.
- Speaker #0
Il y a une vraie coupure. Et du coup, pendant ce moment de coupure, c'était quoi ? C'était parce que ça ne t'intéressait plus du tout ? Tu n'avais plus du tout le temps ? Tu étais dans les études ?
- Speaker #1
Je n'avais même pas la nécessité, je pense. Vraiment ? Moi, tu me disais, je fais ça, je fais ça, je cours. Je te regardais, mais pourquoi faire en fait ? Qui es-tu ? Ta vie est si plate que ça pour... Non, vraiment, je trouvais... Je ne comprenais pas.
- Speaker #0
C'était ennuyeux, quoi.
- Speaker #1
Ah ouais, vraiment. Ce n'était pas... Ce n'était pas du tout...
- Speaker #0
Ok, c'est drôle. Et est-ce que tu avais eu... Enfin, tes parents étaient sportifs ou pas ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En fait, quelque part, c'est ça. Je n'avais pas ce miroir-là qui me faisait dire voilà ce que ça peut t'apporter.
- Speaker #0
Ok. Donc, ils t'avaient un peu poussé dans l'enfance ou même pas ? Ce n'était pas eux qui t'avaient poussé à faire du sport ?
- Speaker #1
Si, je pense que classique, tu vois. Tu arrives à l'école, tu dois faire des activités extrascolaires. Donc, les filles, c'est quoi ? C'est la danse, voilà. Et puis, mon frère, c'était le rugby. Et puis, voilà, un schéma. Bleu et rose, c'est clair et net. Et puis... L'équitation, c'est effectivement le lien un peu familial. Déjà des grands-parents, etc. Qui en a découlé. Et puis, on a toujours aimé les animaux. On a toujours eu beaucoup d'animaux, etc. Donc, l'équitation, ça a été plus... L'animal qui est rentré dans notre vie. Quoi qu'il a... Par mon père, etc. Et puis ensuite... on a découlé que j'ai fait de l'équitation, que j'y ai pris du plaisir également. Et voilà, et qu'on a eu un cheval et qu'il fallait s'en occuper, il fallait y aller tous les jours, il fallait y aller...
- Speaker #0
Donc c'était plus pour... C'était plus l'animal et le rapport au cheval que le sport équitation, quoi.
- Speaker #1
Ouais, j'aimais ça. J'aimais l'équitation. J'ai fait des concours, etc. J'ai aimé ça. Alors après, le chemin, il a été un peu différent. que certains qui ont peut-être été dans des clubs. Moi, je me suis retrouvée seule à un moment donné avec mon cheval. Donc vraiment, je devais m'en occuper toute seule. Il n'y avait personne, il n'y avait même pas d'autres chevaux. Et ça, je pense que quelque part aussi, peut-être que ça m'a dégoûtée un peu. D'être toute seule quand il fait moins 15 dehors et que toi, tu es en pleine forêt parce qu'il faut sortir. Ton cheval, c'est différent.
- Speaker #0
Ah ouais, je comprends. Du coup, après cette grande coupure, tu es dans cette grande coupure qui dure longtemps, tu vas nous dire jusqu'à quand. Tu peux me dire à quel âge tu t'y es remise, du coup, on peut dire remise ou mise, sérieusement au sport, et qu'est-ce qui a été le déclencheur de cette remise au sport ?
- Speaker #1
Savoir. C'est important que Moiré est hyper sportif.
- Speaker #0
Ok. C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Voilà, c'est-à-dire que... Il fait quoi ? Alors lui, il a fait beaucoup de foot quand il était jeune. Et puis, donc moi je l'ai connu, il faisait du foot. Et ensuite, il s'est mis au vélo, il s'est mis à la natation, il s'est mis à courir. Et donc, il fait tout ça, le triathlon, voilà. Donc pour lui, ne pas faire du sport, ça paraît fou.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc quand même, quand on s'est mis ensemble, j'avais quand même quelqu'un à la maison qui, lui, faisait du sport extrêmement régulièrement et de façon assez aussi intensive.
- Speaker #0
Et du coup, il te poussait ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Non, non, non, non, pas du tout. Mais absolument pas. Ouais, vraiment pas du tout. Mais quand même, tu as quand même cette personne, quand tu vis avec, tu as quand même la personne qui fait du sport, toi, rien. C'est un peu contrastant. Et puis... Et puis ensuite...
- Speaker #0
C'est marrant, je fais une petite aparté, parce que nous, on se connaît. Je me rappelle, ton mari, il est quand même tellement sportif qu'il a quand même fait un Ironman, ce qui est, je ne sais pas s'il y a beaucoup plus dur dans les épreuves d'endurance. Et je crois que, genre, vraiment, quelques jours plus tard, tu accouchais.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et je lui avais dit bravo pour ton Ironman. Et il m'a dit, oh là là, mais par rapport à l'accouchement, c'était rien du tout comme épreuve.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai que cette année-là où il a fait son Iron, donc ça se prépare. Donc moi, je tombe enceinte, ma fille. Et j'accouchais. Les dates étaient assez proches. Donc c'est vrai que même il est parti. C'était à Gérard, mais il est parti sur son Iron. Moi, je suis restée à la maison. Franchement, je dis, gars, allez, tu nages le plus vite possible. Le plus vite possible. Tu cours le plus vite possible et tu ranques le plus vite possible. Parce qu'on ne sait pas. On ne sait pas. Et donc, je pense que mine de rien, pour cet Iron-là, ça l'a motivé à le finir et à se dépasser. Et voilà, je sais qu'il y a pensé tout du long. Mais on s'était dit, cette année, on a... Tous les deux ? On a notre petit objectif au bout de l'année.
- Speaker #0
Mais ça ne te donnait pas... Bon, tu étais enceinte, mais ça ne te donnait pas du tout envie de faire du sport et tu n'as pas eu une grossesse active.
- Speaker #1
Je travaillais. Je travaillais jusqu'au bout du bout. En même temps, j'étais très bien. J'ai travaillé jusqu'au bout du bout parce que j'étais très bien, que je me sentais très bien, que je n'avais pas de problème et que même, je pense que je peux avoir beaucoup d'égo là-dessus et ça me paraissait, mais... même pas pensable, que je puisse m'arrêter et me mettre au repos un mois avant d'avoir ma fille. Non, non, il fallait que je montre que j'étais capable d'être sur les deux pieds jusqu'au bout.
- Speaker #0
Mais tu ne fais pas de sport pendant ta grossesse, de yoga prénatal, de natation ?
- Speaker #1
Ça m'a peut-être traversé l'esprit et puis c'est vite parti. Non, franchement, non.
- Speaker #0
Et donc du coup, alors vas-y. Dis-nous à quel moment et qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Ça a été... Vraiment, je m'y suis mise aux six mois de mon fils. Donc ma deuxième grossesse, mon fils a six mois et puis il y a le Covid. Là, je m'y suis mise. Je recourais un peu avant de temps en temps, etc. Et là, j'y ai été mise quand je courais de temps en temps avec Florent. C'était plus pour le psychologique. Parce que je n'allais pas très bien et que je me dis, là, tout le monde dit que le sport, c'est super, ça libère la tête. Donc, vas-y, va faire du sport, va courir et puis tu seras mieux après. Et puis, mon fils est arrivé. Franchement, dur, Psychologiquement, je pense que déjà, c'était dur avant, mais je n'en avais pas pris mesure. Et là, mon fils, vraiment, c'est très dur.
- Speaker #0
Le postpartum, quand tu n'es pas bien avant.
- Speaker #1
Oui. Là, je l'ai... Oui. Et puis est arrivé le Covid. Et moi, j'ai beaucoup, au départ, été anxieuse de ça. Alors, pas du fait de tomber malade et tout. Mais de me dire, wow, chaud, on va être tous les quatre, tout le temps, H24 ensemble. Oui. Dans le même appart. Combien de mètres carrés ? On avait 46 mètres carrés. un petit balcon franchement chaud délirium quoi là je me suis dit c'est très très très compliqué et en fait pas du tout pas du tout pourquoi ? parce que Flo était là et que si je voulais aller courir même un kilomètre et bien en fait il pouvait garder les enfants et donc en fait bon bah t'as eu du relais finalement ouais j'ai eu un espèce de poids en moins donc ça ça a été hyper bénéfique et puis et bah Florent il faisait du sport toute la journée là-bas ah dans l'appartement il faisait quoi ? bah du renfou il faisait alors ça a été après la grande mode du hit ok oui oui du tabata du voilà donc ça la voisine elle a dit et donc tu le voyais faire ça et tu t'es dit je vais le faire allez hop on va faire ça allez tac tac tac mais si tu as ça va te motiver imagine sans me forcer à le faire tu vois mais de me dire mais je me suis bon bah ouais En fait, je n'allais pas le regarder. Je veux dire, aucun intérêt. Ça pouvait faire rigoler ma fille. Voilà.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'est quand même vraiment lui. Et il disait une fois par jour ?
- Speaker #1
Ah oui. Oui, lui, une fois par jour.
- Speaker #0
Et donc, une fois par jour, il disait, allez, on fait une petite séance. Ça va nous faire du bien et tout.
- Speaker #1
Oui, et puis je me souviens aussi qu'entre ces groupes de potes où ils font du sport, ils s'en voyaient. Bah tiens, aujourd'hui... Moi, je fais, je ne sais pas, 30 burpees suivis de 10 jumping jacks. Enfin, voilà. Il se faisait une feuille de route et je l'ai fait en temps. Ok. Tu vas le faire en combien de temps et tout. Tu vois ? Bref. Donc, moi, je vois faire ça. Je me dis, ouais, et go. Vous êtes tous des mecs. Qu'est-ce que je vais faire ? Moi aussi, je vais essayer. Mais non, mais c'est bidon, votre truc.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Et en fait, je me suis prise au jeu aussi comme ça. Ouais.
- Speaker #0
Ok. Trop bien. et du coup, mais là... On était confinés, on avait le droit de sortir, faire du jogging, un petit jogging et tout ?
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
on avait le droit de sortir une fois par jour et un kilomètre max.
- Speaker #1
Sauf que là où on vit, on vit en ville, mais on n'est pas en plein Paris. On a la bord de Marne, la bord de Seine, etc. Donc, c'est quand même assez facile de sortir sans être côtoyé du monde. Merci. Ouais, ça a été simple. Et puis en fait, moi, au début, je cours.
- Speaker #0
En fait, du coup, lui, tu le vois sortir. Lui, il sortait pour aller courir, faire du vélo.
- Speaker #1
Pas trop. C'est plus, on sortait tous ensemble, tous les quatre. Et puis un jour, je lui dis, bah écoute... Je vais mettre mes baskets et puis moi, je vais courir et je vais vous rejoindre. Ça va faire un kilomètre et voilà. Et puis voilà. Mais ça a commencé comme ça. Et alors moi, je me dis, moi, je cours une fois par semaine et ça sera très bien. Et le lendemain, il me dit, non mais là, tu peux y retourner. Tu vois, là, on sort tous les quatre, tu peux refaire. Voilà. Et puis pendant ce temps-là, moi, ma fille, elle apprenait à faire peut-être un peu le vélo. Donc tu vois, tu dis, tu es en train de dire à ton enfant, si, si, il faut que tu cours. commence à apprendre le vélo et tout et toi tu fais rien, bah vas-y si toi tu vas courir,
- Speaker #0
tu vas lui montrer qu'il ne faut pas lâcher bon voilà et je pense qu'on est arrivé ah c'est génial à faire ça ouais et du coup au bout des quelques mois de confinement c'est bon t'avais pris l'habitude en fait ? c'était rentré dans ta routine ?
- Speaker #1
ouais et bah en fait après c'est rentré dans ma routine au point où bah Flo il a repris le boulot moi du coup moi je gardais mon fils et ma fille du coup parce qu'elle n'avait plus de crèche non plus et en fait il rentrait le soir je sortais courir ah ouais peu importe à quelle heure à laquelle il rentrait je sortais courir alors après c'était facile on était période d'été il a fait extrêmement beau pendant le covid et après également donc tu sors à 23h il faisait toujours plein soleil donc c'était cool tu vois tous les soirs Ah ouais, pas loin, ouais.
- Speaker #0
Et du coup, là, quoi, t'en avais besoin après avoir été avec les enfants toute la journée ?
- Speaker #1
Ça a été une routine, en fait. Je sais même pas si je peux dire que j'en avais besoin. Parce que moi, il m'a fallu beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour avoir... Être un peu jalouse de regarder les gens courir et me dire « Ah, moi, je suis pas en train de courir » , tu vois. Ouais, ouais. Non, je pense que j'y allais parce que je savais qu'il fallait que je sorte, que j'y aille. Et puis, je pense aussi que clairement, j'ai vu mon corps changer. Le fait de courir, j'ai vu mon corps changer.
- Speaker #0
Ok. On va y venir sur ça. Sur qu'est-ce que ça t'a apporté ? Moralement, parce que tu disais qu'aussi, quand tu t'y es mise, ça n'allait pas super. Est-ce que finalement, tu as vu ? Et puis sur ta santé ?
- Speaker #1
Tout le fait. Ce n'est pas révolutionnaire. Enfin, bon. Mais je ne sais pas. Bon, déjà, il y a eu beaucoup de choses. Il y a eu le Covid, en fait. Je pense que nous, ça nous a plus rapprochés qu'autre chose. En famille ? Oui, familialement, ça nous a beaucoup plus soudés. Et puis moi, qui l'ai été là pendant deux mois non-stop à la maison, avec encore un bébé, tu vois. Mon fils avait six mois. Quelque part, j'ai une première pression qui s'est relâchée. D'aller courir, ça me permettait, effectivement, moi, physiquement, de me sentir bien. Et je pense aussi... que dans le regard aussi de Florent. Peut-être que, tu vois, ça avait changé et de se dire que, ouais, elle arrive à faire ça. En fait, tu vois, c'était plus que de l'ego vis-à-vis de moi. Voilà, je ne me challengeais pas que moi, mais de montrer que, ouais, toi, je suis capable et que c'est cool et qu'en fait, on va pouvoir faire des choses ensemble aussi par rapport au sport, aussi on va pouvoir se... Alors, jamais au même niveau, bien sûr, mais... Ça y est, je peux comprendre, en fait. Des fois, tu suis quelques sportifs. Je ne comprenais pas. Mais regarder du vélo à la télé, je ne comprends pas. Là, en fait, je comprends. Là, ça y est, je peux comprendre. Oui,
- Speaker #0
tu dirais que tu as commencé à y avoir aussi un moyen de vous rapprocher en tant que couple.
- Speaker #1
Oui, sûrement. Oui, c'est sûr. Sans être dans de la compétition. Et en fait, c'était ça aussi qui est cool. Parce qu'on n'a pas du tout le même niveau et qu'on ne l'aura jamais. Ça ne m'intéresse pas. Mais on arrivait à se rapprocher, à se comprendre. Sans être dans le « Ah ouais, t'as fait combien ? » « Ouais, bah moi, t'as fait plus que toi. » Pas du tout, en fait. « T'as fait ça ? Ah bah franchement, ouais, c'est cool, tu vois. »
- Speaker #0
Bravo. Ouais,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
À se soutenir. Et tu dirais que t'as senti de la fierté, en fait, dans son regard.
- Speaker #1
Mais il me le disait même. Quand il me voyait sur un vélo, je prends un vélo, il me dit « Non, mais si, il y a trois ans, on m'avait dit qu'on serait en train de faire cette balade à vélo là. » Mais jamais j'aurais parié dessus. Donc, voilà, de voir qu'il était content et fier.
- Speaker #0
Et puis, c'est vrai que...
- Speaker #1
C'est un moteur.
- Speaker #0
Oui, c'est un moteur. Et puis, je trouve que vous avez fait plein de choses en fait, après, en couple, autour du sport quand même. Des randonnées, des défis.
- Speaker #1
Oui, après...
- Speaker #0
Tu peux détailler un peu ? Je pense que vous avez fait.
- Speaker #1
Déjà, courir. ensemble, assez régulièrement, se mettre au vélo. réellement, faire du vélo et que ça devienne un moyen de locomotion assez quotidien.
- Speaker #0
Et donc tous les deux et en famille ? Oui,
- Speaker #1
tous les deux, en famille et puis toute seule. Ça, la natation, j'ai essayé, mais j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal. Puis après, il y a eu faire une semaine de rando en bivouac là sur les Pyrénées. ça on a beaucoup aimé et ça c'est pareil c'est un truc que tu pensais pas ah bah j'ai mal à vivre j'ai mal à vivre même encore aujourd'hui des fois je me dis mais Olivia t'as fait ça ah ok d'accord parce que je suis comme qu'est-ce que je dis hyper princesse moi ça y est des trucs je peux pas j'aime bien ma petite chambre j'aime bien ma salle de bain etc j'ai beaucoup de mal à Même aller chez les gens, à dormir chez des gens alors que ce n'est pas chez moi. Je ne sais pas. Propre. Waouh ! Il y a peut-être un travail à faire là-dessus aussi. Mais je me suis dit non mais pendant une semaine à l'extérieur, pleine nature, mais no way. Et en fait, c'était hyper sympa et même Florent, tu vois, quand il en parle, il dit non mais même, c'est Olivia qui est devant. Tu vois ?
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Après, mon but, c'est d'arriver. Alors, tu me dis, par contre, je pars, il faut que j'ai un point d'arrivée. Il faut que je sache absolument où est-ce qu'on doit arriver. Et effectivement, je ne lâcherai pas jusqu'à ce point-là.
- Speaker #0
Tu marches beaucoup en objectif.
- Speaker #1
Oui, je pense. Oui, oui. Ça, je pense que c'est mon... C'est ton moteur. C'est important. Sinon, je pense que mon mental, là-dessus, je ne suis pas un peu vite cassée.
- Speaker #0
Ok. Du coup, je vois ce que ça t'a apporté personnellement pour ton couple. C'est super bien. Je n'avais pas pensé. Je trouve ça génial. Et est-ce qu'il y a eu d'autres trucs, tu dis, sur ton corps ?
- Speaker #1
En fait, je crois que... Mon corps n'avait jamais été une question pour moi. Jamais, jamais. Je ne me suis jamais demandé est-ce que j'ai le ventre plat, pas plat. Jamais de ma vie. Jusqu'à ma première grossesse. Où là, effectivement, tu rentres dans un... Tu prends du poids alors que tu n'avais pas nécessairement envie et tu ne comprends pas toujours pourquoi tu prends ce poids-là. autant alors que t'as rien fait de spécial. Et puis après, ma fille, je pense que je l'ai perdue assez facilement par rapport à d'autres, mon poids. Mais moi, mon regard sur mon corps avait complètement changé.
- Speaker #0
Dans quel sens ? Tu t'aimais plus ?
- Speaker #1
Ah bah non, mais pas du tout. Même si je me suis jamais posé la question, c'est est-ce que je m'aime ou est-ce que je m'aime pas ? Parce que c'est pas du tout une question. Mais là, je me suis dit, ah ouais, là, mon corps, je l'ai donné pendant neuf mois à quelqu'un d'autre. pour quelqu'un d'autre. Mais par contre, je ne l'ai pas récupéré. Il y a eu un échange et je ne suis pas d'accord. Là, vraiment, non, non. J'ai été fouillée. Donc, bon. Et puis, je trouve que pourtant, tu vois, je n'ai pas allaité parce que ça n'a pas fonctionné et tout et tout. Mais du coup, j'avais quand même l'impression de devoir donner mon corps à quelqu'un d'autre tout le temps. Et pourtant, j'avais fini. Normalement, j'avais accouché. Mais non, j'étais toujours en train de le donner quand même à quelqu'un d'autre. Et puis... Et après, à l'arrivée de mon fils, ça a été deux fois plus. Je devais le donner à deux personnes. Il ne m'appartenait absolument plus. Et ça, j'ai trouvé ça hyper dur. Et peut-être que d'aller courir et d'aller lui faire un peu mal quand même à mon corps, d'aller courir, ça te demande un effort physique et te dire, attends, là, tu lui fais un peu mal, mais c'est pour toi.
- Speaker #0
Et du coup, ça a été une manière de te le réapproprier. Pourquoi ? De faire en sorte qu'il revienne. ton corps et qu'il soit plus...
- Speaker #1
Et c'est en regardant, tu vois, après l'été, donc Covid, machin, on passe l'été, et en fait, beaucoup de gens m'ont fait la réflexion sur mon corps, sur, waouh, mais t'as changé et tout, waouh, t'as perdu tous tes kilos. Et alors moi, j'avais pas du tout remarqué que j'avais perdu tous mes kilos de mes grossesses, que, effectivement, j'avais le fameux ventre plat et tout, mais jamais de la vie. Je n'avais ce visuel-là de moi, il a fallu que je regarde les photos après, me dire, ah ouais, ok, d'accord.
- Speaker #0
Mais parce que peut-être que ce que ça t'avait apporté, au final, ça... Ça dépassait complètement cette notion de kilo et tout. C'était de la confiance, du temps pour toi.
- Speaker #1
Oui, mais par contre, finalement, le regard des autres, ça a été « Ah, t'as perdu tes kilos. Ah ouais, t'es bien là. Ah là, t'es bien parce que t'as retrouvé ta silhouette, tu vois. Là, t'es bien. » Ils ne se sont pas demandé si j'étais bien ou mieux psychologiquement.
- Speaker #0
Ce qui est dommage. Et d'ailleurs, c'est pour ça que quand j'insiste dans ce podcast sur les impacts qu'a le sport, sur notre vie, j'ai justement un peu envie de débattre ce truc de la silhouette ou de la perte de poids parce que ça a tellement plus d'impact et qu'il ne faut pas s'arrêter là. Est-ce que tu dirais aussi que ça t'a donné confiance en toi ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que ça m'a donné confiance en moi parce que je suis partie de zéro et j'ai réussi à atteindre euh... certains de mes objectifs, dont je ne pensais absolument pas être capable. Ça m'a aussi appris certainement à aimer quelque chose qu'à la base, je me dis de ne pas aimer. Donc, à changer mon regard. Donc, je pense qu'aussi, je suis peut-être plus ouverte sur certaines choses, sur certains sujets. Enfin, voilà, je pense que ça m'a aussi ouvert l'esprit et le regard sur pas mal de trucs.
- Speaker #0
Ben ouais, je vois ce que tu veux dire. Parce qu'effectivement, quand on était aussi persuadé Merci. que quelque chose n'était pas fait pour nous et qu'au final, bah si, et en plus j'aime ça, et bah on se dit ah mais attends, ça m'ouvre un champ des possibles. Parce qu'il y a peut-être plein de choses où je me disais c'est pas pour moi, je sais pas, mille choses, la littérature, faire à manger, et en fait, on peut se dire bah en fait ça se trouve que ça va me plaire. Donc ça donne, je trouve que ça pousse peut-être à la curiosité et à envie de s'intéresser à plein de choses.
- Speaker #1
Ah oui, c'est clair, ouais. C'est comme finalement ça m'a... la rando, pour ce genre de choses-là. Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
C'est sûr que ça m'a ouvert, toi.
- Speaker #0
C'est génial. Est-ce que tu peux me dire, justement, en parlant de ces choses que tu as faites dont tu ne pensais pas être capable, quelle performance ou challenge tu pensais impossible et que tu as finalement réussi à faire ?
- Speaker #1
Oui, le petit triathlon découverte, ça s'éclairait net.
- Speaker #0
De Deauville.
- Speaker #1
De Deauville.
- Speaker #0
Celui que je prépare.
- Speaker #1
Oui, ça s'éclairait net. Autant te dire que vraiment... Jamais de la vie. Jamais, jamais, jamais de la vie.
- Speaker #0
Et du coup, comment ça se passe ? Tu t'inscris ? C'est Flo qui te pousse à t'inscrire ?
- Speaker #1
C'est des potes, mes anciens collègues kinés. Il y en a un qui dit, tiens, vas-y, mais pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas le triathlon de Deauville tous ensemble, telle date, et puis on loue un truc ensemble ? Et en fait, tout le monde dit oui. Tu n'as pas de la zone à lire, non ? Ça n'a pas de sens. Donc je dis, bon, ok. Et puis, pourquoi pas ? Parce qu'en plus, Florent en fait. Donc ça peut encore nous... Je peux encore me rapprocher un peu plus de lui et comprendre un peu plus pourquoi est-ce qu'il aime ça, etc. Et voilà. Et c'est vraiment parti d'un pote qui me dit « Vas-y, viens, on fait ça. »
- Speaker #0
Et du coup, j'ai une question où je demande le plus beau souvenir sportif. Est-ce que pour toi, c'est quand tu passes la ligne d'arrivée de ce triathlon ?
- Speaker #1
Franchement, non. Le plus beau souvenir sportif... Je pense, c'est avoir couru avec mes enfants.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais. C'est d'avoir fait la course avec mon fils et de l'avoir... Et on s'est... Donc la petite course, c'est une course à plus de 5 km quand même. Ah oui,
- Speaker #0
c'est pas une petite course. Donc vous faites ça tous les deux. Il a quel âge quand tu le fais ?
- Speaker #1
Il a 5 ans.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et en fait, deux pères, ils sont quand même assez sportifs, les enfants. Mais de le partager avec lui, de le voir... il me parlait pendant qu'on courait il était hyper et de l'avoir passé la ligne d'arrivée avec lui ça ça a été trop bien ça me donne envie d'en refaire avec eux ouais c'est vrai je suis d'accord j'ai fait une course avec ma fille et
- Speaker #0
c'est vrai que j'ai adoré et d'ailleurs j'en refais une là une petite en décembre et du coup quand tu passes la ligne d'arrivée du triathlon tu te dis quoi ?
- Speaker #1
il fallait pas un kilomètre de plus Merci. C'est ça que je me suis dit moi Ouais franchement c'est ça que je me suis dit J'ai fait bon c'était cool Il y avait les copains Mais ensuite après tout de suite après Florent aussi faisait une distance nécessairement plus grande
- Speaker #0
T'as pas pris le temps d'être fière de toi Et de te
- Speaker #1
Non j'en parle d'ailleurs pas comme une fière Enfin toi d'ailleurs quand on me dit Ouais mais c'était pas non plus on a... Un vrai, enfin tu sais, je ne sais pas comment te dire, c'était pas non plus...
- Speaker #0
Tu as du mal à reconnaître, mais en vrai, il y a plein de gens qui ne sont pas capables de faire ça. Enfin tu vois, moi je le prépare, aujourd'hui là, ça me paraît impossible. Mais je vais me préparer en conséquence, mais je trouve que je serai hyper fière de moi après.
- Speaker #1
Il le faudra, mais non, non, c'est vrai, je ne me suis pas trouvée...
- Speaker #0
Est-ce que là, il y a un challenge sportif que tu rêves de faire ?
- Speaker #1
Oui, je pense que j'aimerais bien faire un peu plus de trail.
- Speaker #0
Et donc, tu en as un en tête ? Non,
- Speaker #1
je n'en ai pas un en tête parce que j'ai mal au genou là depuis. Ah oui, ok. C'est difficile de... Donc là, j'essaye d'explorer aussi d'autres sports type pilates, des trucs comme ça, oui. De découvrir mon corps aussi différemment, de ne pas toujours être dans l'impact et dans le brut.
- Speaker #0
Ok, super. Du coup, tu peux me dire, c'était quoi ta routine sportive avant de te blesser et après ?
- Speaker #1
Je courais deux, trois fois par semaine et puis je fais un peu de boxe au sac deux fois par semaine.
- Speaker #0
Ah oui, donc quatre voire cinq séances de sport par semaine.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et là, maintenant que tu t'es fait mal ?
- Speaker #1
Là, en fait, si, je peux dire que je peux faire du sport tous les jours. Peut-être sauf le samedi. J'essaie de recourir un peu, mais je ne recours pas de fou. Donc, j'essaie de courir une fois, deux fois grand max par semaine. Du pilates. Du pilates, pas mal. Deux à trois fois par semaine. Et puis, toujours ma boxe au sac, là, une fois en ce moment.
- Speaker #0
Et quand tu dis que, du coup, quand tu découvres le pilates, tu découvres aussi un autre rapport au corps, c'est dans quel sens ?
- Speaker #1
J'ai quand même pris conscience que mon corps, je l'impactais beaucoup. Je lui demandais beaucoup dans la force. Mais qu'en fait, quand la force, elle n'est plus là, tu n'es plus là non plus. Donc apprendre à côtoyer son corps de façon plus douce.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. Je comprends parce que c'est vrai que moi aussi, comme je prépare le triathlon, je cours et je fais du vélo. Mais j'ai une plateforme de cours en ligne et je fais beaucoup via cette plateforme des cours de pilates, stretching, renforcement musculaire. Et en fait, j'adore et je trouve que ça me déverrouille.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Je ne sais pas comment expliquer d'autre que ce terme-là. Ce n'est pas que je travaille à fond la souplesse, je n'ai pas vocation à faire des grands écarts chez moi. Mais je sens que ça me fait vachement de bien et que j'étais, comme tu dis, je pouvais courir longtemps et tout, mais j'étais un peu verrouillée.
- Speaker #1
Mais après, de toute façon, beaucoup de coachs sportifs, de kines, tout le monde, te dira que quand tu fais un sport d'endurance ou de force, si tu ne fais pas de renfots à côté, le risque de blessure est multiplié par 10.
- Speaker #0
Ok, on va passer au petit jeu questions-réponses express. Je te dis un mot et tu me dis très vite, sans réfléchir, ce que ça t'évoque. Irox.
- Speaker #1
Irox, dur.
- Speaker #0
Tout le monde me répond ça.
- Speaker #1
Mais pourquoi pas, mais pourquoi pas,
- Speaker #0
ouais. Pilates.
- Speaker #1
Belle découverte.
- Speaker #0
Vélo dans le noir.
- Speaker #1
Vélo dans le noir, ouais, ouais, ça a été un gros kiff, j'en ai fait. Ouais, j'ai bien aimé, moi.
- Speaker #0
Montre connectée.
- Speaker #1
Oui, je suis team de la montre connectée et franchement, j'en reviens. Ah, ouais, de ouf.
- Speaker #0
Dans quel sens ?
- Speaker #1
Eh bien, je ne suis pas capable, en tout cas avant, je n'étais absolument pas capable d'aller courir sans ma montre. Je ne la regarde jamais pendant que je cours, jamais, jamais. Mais après, il faut que je sache exactement combien de temps j'ai couru, à quelle allure, et que je regarde par rapport à ma séance d'avant, voilà. pour comparer tout et maintenant j'en reviens je me dis que c'est complètement débile et que mais en fait je suis pas pro enfin je suis à loin de là donc qu'est-ce que ça peut faire que cette sortie là j'étais à 5 et puis l'autre j'étais à 4,50 en fait qu'est-ce qu'on s'en fout ouais ok et au pilote et etc bah ça je la prends pas et je trouve ça bien parce que dans ces salles là souvent le vélo dans le noir et tout tout ils te demandent à ce que ta montre elle soit tu peux la mettre en marche mais et... Il faut qu'elle soit en mode avion, il ne faut pas qu'elle vienne déranger les autres. Et ça t'apprend à la mettre de côté, à dire, en fait, on s'en fout. Déjà, toi, focalise-toi sur toi et essaye de kiffer ta séance. Et puis, en fait, qu'importe que tu aies perdu, qu'elle te mette, tu n'as perdu que 50 calories ou 1500.
- Speaker #0
Je suis d'accord. C'est vrai que ça peut peut-être couper d'un rapport au moment présent du sport.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et un dernier, marathon.
- Speaker #1
Marathon, peut-être.
- Speaker #0
lequel ? on va faire à Paris pour qu'on puisse rentrer facilement en conclusion des petites questions pour inspirer un peu donner une petite dose de motivation même si l'épisode a déjà servi à ça est-ce que tu peux me donner le nom d'une femme dont la pratique sportive qu'elle a été professionnelle ou amatrice t'a inspiré ou t'inspire encore ?
- Speaker #1
je te dirais déjà parce que ma fille en est absolument fan et elle me demande Pourquoi je ne l'ai pas appelé comme ça ? Donc il y a Cassandre Beaugrand, qui effectivement, on n'est pas loin du poster dans la chambre. Mais bon, je trouve que c'est top. Ouais, franchement, c'est un très bel exemple. Et puis, je me souviens en atteler... Chez les grands-parents, quand on regardait l'athlétisme, il y avait Caron qui courait. C'était ça, ça a été son moment de gloire.
- Speaker #0
Je m'en rappelle très bien.
- Speaker #1
Et je m'en souviens. Dans sa course, je la vois gagner. Je me souviens de me dire, waouh, mais c'est fou, quoi. Elle a fait ça, c'est génial. Ouais, Pérec aussi. Tu vois, il y a Marie-Jo et tout ça. Je pense qu'on en...
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. En fait, elle marque les esprits. Et comme Cassandre Brogrand, elle marque les esprits de la jeune génération. Si tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent et qui sont tentées de se mettre ou de se remettre au sport, tu leur conseillerais quel sport et à quel rythme ?
- Speaker #1
En fait, je ne pense pas que je conseillerais un sport. Si. Ceci dit, je trouve que la course à pied, c'est un sport l'un des plus simples parce qu'en fait, tu peux sortir de chez toi globalement quand tu en as envie et de rentrer chez toi quand tu en as envie. Voilà. Je trouve que c'est dur d'aller dans une salle de sport. De suivre un cours collectif parce que, mine de rien, tu te compares aux autres. Que t'en aies envie, pas envie, voilà, t'es obligé de te comparer aux autres. D'aller dans une salle de sport, type, tu fais que de la muscu, enfin, tu fais, voilà, que des... Bah là, c'est pareil, quoi. Tu connais rien, en fait, bah, tu vas vite te démotiver.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai qu'en fait, c'est pas timide. Donc,
- Speaker #1
je trouve que, quelque part, la course à pied, c'est celui qui est le plus accessible. Et par contre, ça me saoule d'entendre les gens dire « Ah, c'est pas fait pour moi, mais je sais pas courir, je suis pas capable de courir. » En fait, si, t'es capable de marcher. Voilà, c'est l'allure du dessus. Après, tu sois pas encore capable de courir 20 bornes, mais en fait, c'est pas ce qu'on te demande. Mais va déjà courir 2 km. En fait, c'est beaucoup, 2 km. En courant, sans s'arrêter, c'est énorme. Et si t'arrives déjà à faire ça, j'en sais rien, une ou deux fois par semaine. Enfin, quand tu peux. Je suis personne pour juger de quand est-ce que tu dois aller faire ton sport et combien de temps. Mais déjà, essaye.
- Speaker #0
Mais tu as raison parce qu'on peut aussi viser très petit pour commencer. Viser petit ? Oui, tu as raison. Et puis, ça ne sert à rien de se mettre des objectifs trop haut parce que c'est vrai que sur les réseaux, des fois, on peut se dire « Ok, tout le monde court 10 ou 20 bornes maintenant. » Mais déjà, ce n'est pas vrai du tout. Ce n'est pas vrai du tout. On est un peu biaisé par l'algorithme. Et effectivement, commencer par aller courir 2 km ou 3 km régulièrement, c'est déjà génial.
- Speaker #1
Mais ça, moi, je me souviens d'une pote qui, j'avais fait le triathlon après, qui, elle, courait déjà. Et puis après, aujourd'hui, j'ai couru que 2,5 km. Elle me dit que c'est génial. Alors qu'elle, elle courait déjà 5 km facilement. Il me dit, Olivia, mais c'est énorme. C'est génial. Super. T'imagines et tout. Enfin, voilà. C'est cool, quoi. Tu l'as fait. En fait, c'est pas... T'as fait que ça. Toi, t'y es allée. Toi, tu l'as fait. Toi, t'as bouclé ton 2,5 km. Pendant ce temps, il y en a beaucoup qui ne l'ont pas fait. Donc, je trouve que c'est... Là, c'est d'y aller, quoi.
- Speaker #0
OK. Pour finir, si j'avais demandé à la toit qui faisait plus de sport depuis super longtemps, tu vois... Ouais. sur une échelle de 1 à 100, combien est le pourcentage de chance ?
- Speaker #1
80.
- Speaker #0
Moins 80%. Que tu deviennes sportive un jour.
- Speaker #1
Que j'apprécie ça. Là, tu vois, comme ce matin, avec courir sous la pluie. Peu de chance, je pense que vraiment, peu de chance.
- Speaker #0
Ok, super. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi, avec plaisir.