- Speaker #0
Il y a celle qui gagne des médailles, pulvérise les records et font rêver les petites filles. Celle qui semble être née, basket au pied, qui faisait du sport en famille le week-end et qui annonce qu'elle prépare un marathon avec assurance et non chalonce. Et puis il y a ces femmes qui se sont mises au sport malgré le sentiment que ce n'était pas fait pour elles, malgré le manque de confiance et la peur de la première foulée, malgré la flemme et un emploi du temps déjà bien chargé. Elles vous raconteront ici comment elles s'y sont prises, ce que cela a transformé dans leur vie,
- Speaker #1
et vous transmettront la bonne dose de motivation pour vous donner envie de rejoindre le club des sportives par surprise.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce podcast, je suis Alexandra, sophrologue dans le sport et j'accompagne plus précisément des sportives de haut niveau. Avec ce podcast, j'ai eu envie de mettre en lumière des histoires de femmes qui ne sont pas des athlètes professionnelles qui n'étaient pas forcément sportives, voire pas du tout, et qui font du sport malgré tout. Des femmes qui, souvent grâce au sport, sont allées conquérir quelque chose pour elles-mêmes. J'avais donc envie de faire entendre leur récit, mais aussi d'encourager toutes les femmes à se mettre au sport, car je fais le pari que l'écoute de ces épisodes sera un très bon point de départ. Dans cet épisode, je reçois Raphaël, que je connais depuis longtemps. Raphaël, c'est cette fille très cash, très franche, qui se moque volontiers des tendances, surtout de celles qu'on peut voir passer sur les réseaux sociaux. Et c'est vrai que ces dernières années, le sport pour les femmes peut être vu comme une tendance, avec de plus en plus d'influenceuses qui s'y mettent et qui racontent leurs fameux déclics sportifs. Alors de prime abord, j'imaginais que Raphaël, que je connaissais non sportive, serait plutôt moqueuse de tout cet engouement pour le sport. J'ai donc été totalement surprise. quand elle m'a expliqué il y a quelques mois qu'elle aussi s'était mise à la course à pied après une vie de sédentarité. Forcément, j'ai eu envie qu'elle me raconte son histoire avec le sport. Pendant plus de 30 minutes, elle m'a fait rire, elle m'a fait réfléchir, elle m'a fait halluciner aussi devant certaines réflexions qui lui avaient été faites quand elle était adolescente et qui avaient de quoi vous dégoûter des profs de sport. Je suis donc très heureuse de laisser maintenant cette conversation entre vos oreilles. Salut Raphaël !
- Speaker #1
Salut Alexandra !
- Speaker #0
Merci d'accepter d'être ma première invitée. On va commencer. Est-ce que tu peux te présenter rapidement, tu vois, sur pro, perso, nous dire qui tu es, ce que tu fais ?
- Speaker #1
Alors rapidement, je m'appelle Raphaël, j'ai 34 ans, j'habite à Bordeaux depuis à peu près 10 ans. Je suis parisienne. d'origine, mais j'ai migré comme beaucoup de gens à Bordeaux pour avoir une qualité de vie un peu plus sympa. Et je suis là-bas journaliste. J'ai été pendant 5 ans journaliste salariée pour la chaîne de télé locale. Et là, depuis 4 ans, je suis journaliste indépendante. Donc, je travaille pour plusieurs médias, boîtes différentes. Et j'ai deux enfants. Billy, qui a 4 ans bientôt, donc quelques mois, semaines. Et Sacha qui a 17 mois.
- Speaker #0
Encore un peu dans le dur de la...
- Speaker #1
Ouais, on commence à avoir le bout du tunnel, mais c'est vrai que les derniers mois n'étaient pas très reposants.
- Speaker #0
Et en une phrase, quelle place le sport a dans ta vie aujourd'hui pour lancer le sujet ?
- Speaker #1
Aujourd'hui. Ouais, aujourd'hui c'est vraiment... Pas la même réponse, tu le comprendras après qu'il y a quelques mois. On va dire que le sport aujourd'hui a une place importante dans ma vie parce qu'il est, je pense, une forme de thérapie pour moi depuis quelques mois. Ah ok,
- Speaker #0
trop intéressant. Hâte d'en savoir plus. Mais du coup, pour qu'on remonte un petit peu l'histoire, Est-ce que tu peux me dire, c'était quoi toi ta relation avec le sport quand tu étais enfant et puis après quand tu étais ado ou quand tu étais jeune adulte, tu vois, c'était quoi le rapport, est-ce que t'en faisais ou est-ce que t'en faisais pas du tout, est-ce que tu détestais ça ?
- Speaker #1
Oui. Écoute, moi, je suis vraiment, je pense, le cliché de la non-sportive depuis toujours. Moi, je me suis toujours définie comme ça. Mes amis m'ont toujours définie comme ça parce que je pense que je me suis toujours collée à cette étiquette. Donc, vraiment, il y avait toujours cette blague de « Ah ben, Raphaël, on ne va pas l'inscrire à cette course. » On ne peut pas. Non, non. Enfin, tu vois, il y avait toujours un truc. pendant mes études, tu sais, j'ai fait Sciences Po, donc genre dans les grandes écoles, il y a ce côté association sportive où tous mes potes faisaient partie d'une asso, moi je faisais partie d'aucune asso, je faisais tout le temps en sorte de faire le moins de sport possible. Et en fait, je pense que si on remonte à l'enfance, tu vois, je réfléchissais, mes parents ne sont pas sportifs en fait, ni l'un ni l'autre. J'ai grandi à Paris, dans un truc, tu vois, très urbain, citadin, on allait... le week-end au musée, mais on n'était pas du tout dans un délire sport. Ils ont quand même essayé de m'inscrire à deux, trois trucs. Je me souviens, danse petite, mais je n'aimais pas du tout ça. Je n'étais pas très girly, pas très féminine, donc le côté tutu, ça m'a vite gonflée. Et après, je crois que j'ai testé du hand, je ne sais même plus quel autre sport, des trucs assis, genre modern jazz, des trucs comme ça. Mais vraiment, je me rappelle avoir fait à chaque fois un cours de ça et dire à mes parents, je ne vais plus y retourner. Et mes parents, et Peut-être qu'ils auraient dû insister, mais j'étais un peu l'enfant un peu relou. Donc, quand je disais non, c'était non. Donc, ils n'ont pas insisté et ça a très vite défini mon truc où moi, je me suis dit non, mais je n'aime pas le sport. En fait, je n'aime pas le sport. Et je me rappelle très bien au collège, il y avait un truc. Moi, dans mon collège, c'était le cross du collège où on faisait une espèce de course avec d'autres établissements. ouais oh là là mais moi c'était dès que j'entendais ce mot ça me faisait frissons, le cross, quelle horreur ! En plus, c'était dans le froid à Paris, dans le bois de Vincennes, je me rappelle, c'était horrible. En tout cas, j'en ai un souvenir horrible, alors que maintenant, je pense que je ne le verrai plus pareil. Mais, tu vois, je me rappelle me faire dispenser pour le cross du collège. Il y avait un truc pas net de... On s'est demandé à un moment si je n'avais pas un souffle au cœur parce que je n'arrivais pas à courir. Vraiment, je ne savais pas courir. Avec du recul, je pense que vraiment, j'étais tellement pas entraînée, pas sportive. c'est ce que les médecins disaient, genre oui, il y a peut-être un léger souffle au cœur, mais en tout cas, plus elle en fera et plus ça ira. En fait, elle n'est pas apte. Mais bon, très difficile pour moi de courir, de pratiquer une activité physique en règle générale. Ça n'a jamais été mon truc. Et donc, je te dis, je me suis confortée dans ce truc toute mon adolescence. Je n'étais pas sportive, j'ai essayé des trucs. Après, en mode, vas-y, il faut que tu te bouges. Je me suis inscrite à la gym suédoise, à des trucs comme ça. mais Ça n'a jamais été un plaisir. Et je disais tout le temps, tu vois, mes copines sportives me disaient « Mais t'as pas ce truc hyper agréable après avoir fait une activité ? » J'étais là « Mais non, mais pas du tout, j'ai envie de mourir moi après avoir fait du sport. » Genre vraiment, j'ai jamais... Tu vois, j'avais ce truc de... C'était une blague, mais je disais « Ah non, moi je me sens vraiment encore plus fatiguée après avoir fait du sport. » Et donc, tu te dis, d'accord, tu n'as pas tout compris le truc. Et aussi au lycée, j'ai ce souvenir, cette anecdote assez marrante. La seule fois de ma vie, puisque j'étais plutôt bonne élève, mais la seule fois de ma vie où j'ai eu un mot dans mon carnet, c'était un mot de ma prof de sport d'EPS en première, avec ma super copine Léa, qui est aujourd'hui une de mes meilleures amies encore. On en rigole encore. On a eu un mot dans notre carnet qui disait « Raphaël et Léa préfèrent parler de leur coiffure et des garçons. » plutôt que de suivre le cours de PS. Donc ça, c'était bien la honte à faire signer à nos parents, genre vraiment les petites nanas hyper superficielles. Et on en rigole encore parce que,
- Speaker #0
déjà, c'était vrai, j'avoue.
- Speaker #1
En première, clairement, je préférais mater les mecs que de faire du badminton. Et cette preuve de sport, d'ailleurs, m'avait sorti un truc qui m'a marquée, qui a été... Très violent, franchement. Je ne sais plus comment elle s'appelait cette preuve de sport, mais je crois qu'on en a reparlé avec Léa, qui elle avait été aussi assez choquée de l'entendre me dire ça, parce que je me planquais un peu dans les vestiaires, pour ne pas faire le 3x500. Je te dis, j'avais une condition physique tellement lamentable que courir pour moi, c'était une souffrance. Et elle était venue me chercher, elle m'avait dit... Enfin, je m'étais arrêtée en plein milieu de la course, et cette preuve de sport m'avait regardée, droit dans les yeux, elle m'avait dit « Mais comment tu feras pour accoucher si t'es même pas capable de courir sans s'en mettre.
- Speaker #0
Mais c'est d'une violence !
- Speaker #1
Figure-toi que j'ai repensé après mes deux accouchements, qui se sont super bien passés, qui ont été des accouchements par voix basse, où j'ai très bien poussé, très bien soufflé. Et j'ai repensé à cette connasse qui m'avait dit ça quand même. C'est d'une violence de dire ça. Encore une fois, ça va avec les trucs de maltraitance verbale. J'ai ces souvenirs liés au sport qui sont plus ou moins drôles. Mais en tout cas, Pour l'anecdote dans le carnet, ce qui est drôle, c'est que ma copine Léa, elle était assez sportive. Juste, bon voilà, on avait 17 ans et puis elle se laissait un peu entraîner par moi qui n'avais pas du tout envie de faire du sport. Et elle était déjà assez sportive et aujourd'hui, elle est devenue prof de gym suédoise. C'est trop drôle, elle s'est formée à ça. En plus de son métier, elle est avocate, super avocate. Et en plus de ça, elle est prof de gym suédoise. Et son mec, le père de ses enfants, est prof de PS. Donc c'est un peu genre la bouclée bouclée, improbable.
- Speaker #0
C'est drôle parce que j'écris en parallèle de ce podcast que je publie sur ma newsletter les chroniques de comment je suis devenue sportive par surprise et j'ai une petite chronique sur la gym suédoise parce que je pense que les meufs entre les années 80 et 90 ont à un moment donné eu cette carte-là.
- Speaker #1
Tu fais un peu de sport, non ? En vrai, non, mais je... No offense pour les gens qui sont là. Oui, parce qu'il y en a qui le faisaient sérieux. C'est accessible à tout le monde, et que c'est pas trop cher, et que tu te déculpabilises.
- Speaker #0
Exactement. Et du coup, je comprends que tu avais cette identité même que tu revendiquais presque de la non-sportive. Et donc, à quel âge, je comprends que c'était il y a quelques mois, mais à quel âge tu t'y es mise ? Et qu'est-ce qui a été l'élément déclencheur pour switcher ?
- Speaker #1
c'était vraiment très récent donc on peut dire à 34 ans on enregistre cet épisode début novembre en avant après tu vois il y a eu quand même entre mon adolescence et aujourd'hui je te dis un peu de gym suédoise parfois des inscriptions dans une salle de sport genre en mode putain je prends conscience qu'il faut que je me bouge mais ouais ça a jamais en tout cas ça a jamais été un plaisir ça a jamais pris dans le sens où j'avais pas envie de retourner et tout et là euh L'élément déclencheur, je pense que là, j'ai eu mon deuxième postpartum. Du coup, tu vois, l'année dernière, j'ai accouché en juin 2024. Donc, disons qu'entre juin 2024 et janvier, février 2025, j'étais vraiment, vraiment au fond du seau. On a eu un hiver horrible avec 10 000 maladies de bébés. Tu vois, ils n'ont que deux ans et quatre mois d'écart, mes enfants. Donc, c'était vraiment horrible. Et de grossesse rapprochée, de postpartum rapprochée, j'ai pris vraiment pas mal de poids. Et je me sentais fatiguée. Vraiment, j'étais tout le temps fatiguée. Mentalement et physiquement. Tu sais ce que c'est. Acheter des fringues quand tu ne te sens pas bien dans ton corps. Vraiment plein de trucs comme ça. Où je me disais, putain, mais j'en ai marre. Je ne suis pas en surpoids à la base. Je pense que, enfant, ado, j'étais plutôt fine. Et le fait de ne pas faire de sport, plus de bien aimer manger un peu de la merde. J'ai au fur et à mesure pris du poids et ces deux grossesses m'ont achevé en termes de prise de poids. Je te dis, n'aide pas bien dans son corps. Et là, au printemps, à un moment, je me suis vraiment vue. Ce truc de, tu sais, tu te croises dans un miroir et tu te dis, putain, mais c'est moi ce truc. Ce n'est pas possible, je ne reconnais pas mon corps. Et je ne sais pas pourquoi, je me suis prise en photo. C'était début avril, tu vois, 1er avril, je crois. Je me suis prise en photo en sous-vêtements et je me suis dit, OK, c'est ma photo avant. Maintenant, je veux une photo après. qui vraiment me fasse faire « waouh » . Et en fait, ça a coïncidé, le moment où j'ai pris cette photo, ça a coïncidé avec le moment où j'ai commencé une thérapie avec une psy que j'adore. J'avais déjà essayé plusieurs fois dans ma vie des thérapies, parce que j'ai pas mal de choses à régler, des trucs d'enfance assez compliqués, assez lourds. Et tu vois, ce qui est fou, c'est que c'est un peu... comme le sport. J'ai essayé des trucs, mais vraiment, je n'ai jamais eu le déclic. Je n'ai jamais trouvé le bon thérapeute, trouvé le bon moment. En fait, je pense que ce n'était pas le moment. Et là, en avril, je me suis dit « Vas-y, il faut que tu changes. Il faut que tu prennes soin de toi. Il faut que tu prennes soin de toi. » Et c'est passé par s'acharner sur cette thérapie et s'acharner sur ma pratique sportive. Et je pense que tous ces tout de suite Tout est lié et tout s'est débloqué en même temps et tout s'entremêle toujours. Je vois ma psy une fois par semaine et je cours une à deux fois par semaine. Et je pense que c'est un tout pour se sentir bien et pour aller mieux.
- Speaker #0
Mais c'est hyper intéressant ce que tu dis sur ce lien avec la thérapie parce qu'effectivement, je pense que pour certaines personnes et peut-être plus nombreuses qu'on pense, peut-être certaines qui nous écoutent, pour vraiment arriver à se mettre au sport, C'est pas aussi simple en fait que juste prendre un abonnement à la salle de sport un jour. Et ça doit aussi passer, et peut-être avant tout, par gagner en confiance en soi, changer le regard sur soi, sur son corps, sur ce qu'il est capable de faire, et aussi arriver à habiter son corps en fait, à le ressentir vraiment différemment pour pouvoir apprécier les bénéfices du sport. sport, et puis aussi changer certaines croyances limitantes qu'on peut avoir et qui parfois sont très profondément ancrées, comme tu avais un peu, je ne suis pas sportive, je ne sais pas résister à l'effort, je ne peux pas changer, je ne peux pas maigrir, enfin voilà, qui sont des obstacles, on peut tout savoir. Ok, et du coup, et la photo avant-après ?
- Speaker #1
Genre j'ai montré la photo à mon mec, et enfin bref, il s'est foutu de ma gueule en mode hâte de voir le après, genre il n'y aura pas de après parce que je sais que tu ne bougeras pas, enfin pas méchamment, pas du tout. Ce jour-là, tu lui dis quand même, regarde,
- Speaker #0
il va y avoir une transformation.
- Speaker #1
Non, en fait, même pas, je crois qu'on regardait des photos de nos enfants dans mon iPhone quelques jours après, et je suis... passais sur cette photo, il me dit tu prends en photo ton vêtement et je lui ai dit, il m'a dit il a souri en mode c'est marrant de faire ça alors que pour l'instant j'avais rien enclenché, ni de régime ni de sport, et donc là je me suis dit que j'en avais ras le bol de me voir comme ça et de pas m'aimer et d'être fatiguée flasque machin, et donc j'ai commencé à faire attention à ce que je mangeais, pas un régime tu vois, mais bref ce fameux truc de juste manger en conscience arrêter de me taper un paquet de gâteaux parce que je suis fatiguée et que voilà arrêter le sucre excessivement, moins me resservir et tout. Et je me suis dit, vas-y, quand j'ai commencé à sentir que je maigressais un peu grâce à la bouffe, ça allait assez vite en fait, tu vois. Et bien, je me suis dit, vas-y, il faut que tu commences à te mettre au sport. Et on a un super grand parc à Bordeaux, juste à côté de chez nous, où à chaque fois, je suis avec mes enfants et je vois des gens courir et je me dis... Enfin, j'ai toujours un peu méprisé les gens qui couraient, mais là, je me suis dit, putain, mais vas-y, ça a l'air quand même sympa, tu vois, genre t'habites à côté d'un parc, c'est facile, c'est gratuit Et en fait, c'est là où j'ai eu le déclic de me dire, vas-y, essaye pour la énième fois, mais essaye en y croyant, tu vois, que tu vas bien aimer faire du sport et que ça peut te faire du bien. Et voilà, c'était peut-être fin juin ou un truc comme ça. Non, mi-juin, j'ai couru pour la première fois. Alors c'était laborieux, vraiment, quand je te dis couru, c'était je marchais, je courais, je marchais, je courais. Après, quelques jours après, on l'a refait avec une copine qui est comme moi, très très sportive. On a passé notre temps à parler, donc on marchait plus qu'on courait parce que j'étais incapable de parler en courant. Et je te dis, même pas un tour de parc, quoi. C'était naze. Et puis... cette fois-là, je ne sais pas pourquoi, alors que les autres fois où j'avais essayé... Je n'ai pas beaucoup essayé de courir, cela dit, pour moi, c'était vraiment le summum du truc qui était inatteignable. Mais bref, cette fois-là, je me suis dit, vas-y, tu vas y retourner, même si c'est dur, même si machin. Et en fait, j'ai très vite vu la progression. Je partais de tellement bas que... Bref, je te laisse me poser d'autres questions, parce que sinon, je ne vais pas m'en attendre. Non, mais vas-y, c'est vrai que c'est le truc sympa de la course,
- Speaker #0
c'est que tu progresses vite.
- Speaker #1
Bah ouais, quand même, c'est ouf, hein ? tu progresses vite et c'est motivant et surtout je pense que ce truc, alors j'ai pas téléchargé Strava, tu vois, genre je me suis dit, je me sens pas assez légitime pour être sur Strava genre j'ai le trompe de mes pertes pour l'instant mais j'ai téléchargé des 4 coachs, bon on fait de la pub pour une appli mais on s'en fout qui en fait je pense que vraiment le truc de suivre avec une appli tes performances entre guillemets c'est quand même sympa et motivant. Et le fait d'avoir quelqu'un dans ton oreille qui te dit que vous avez couru deux kilomètres, continuez comme ça. Je pense que sans ça, je ne sais pas si je me serais motivée à continuer. Là, j'ai mon petit suivi sur mon appli. Ça me fait kiffer de me dire « J'ai couru deux fois cette semaine. » Voilà.
- Speaker #0
C'est ma petite motivation. Oui, tu as raison. C'est vrai que moi aussi, je n'ai pas ce travail. Mais j'ai une petite appli aussi, mais merdique. Mais qui me dit effectivement combien j'ai couru à la fin et en combien de temps. Et ça me fait plaisir de savoir, de suivre un peu. Et du coup, ça a été... Donc, c'est quoi ta routine sportive aujourd'hui ? Tu cours toutes les semaines ? Oui,
- Speaker #1
ça fait vraiment que 3-4 mois que vraiment, on peut dire que je suis devenue sportive. Et donc, elle se met encore un peu en place, ma routine. Mais là, depuis début juillet, je cours une à deux fois par semaine. J'essaie de faire deux, parfois c'est une. Et je me suis inscrite aussi au Pilates Réformer pour me muscler, me tonifier. En fait, je m'étais inscrite pour tout te dire avant d'avoir ce vrai déclic. Depuis septembre dernier, donc bref, depuis un an, je faisais un cours de sport tous les lundis matins. En fait, je pense que ça a été ça le vrai début de ma routine sportive. Ça faisait quelques mois que j'avais tous les lundis matins un cours justement dans ce parc. Et c'est là que je voyais les gens courir et je me disais, putain, ça a l'air quand même sympa. un cours de renforcement musculaire avec d'autres nanas comme moi, pas hyper sportives mais juste on se motive un peu à faire des abdos du pilates des abdos et du renforcement musculaire genre fessiers et compagnie et là j'ai arrêté parce que j'ai découvert le pilates réformeur et que je trouve ça ultra efficace genre c'est un truc de fou et ça coûte très cher donc j'ai arrêté J'ai arrêté mon cours du lundi pour pouvoir faire quelques séances de réformer. Donc en gros, ma routine, c'est là, idéalement, j'essaie de faire une séance de pilates réformer et une à deux fois de la course par semaine. Et je ne cours pas hyper longtemps pour l'instant, tu vois, mais je cours entre... Là, en ce moment, je cours 5-6 kilomètres, tu vois, donc 30 minutes deux fois par semaine. Ok, c'est déjà cool. C'est déjà un bon début, mais j'aimerais bien réussir à courir 10 kilomètres, tu vois. Enfin bon, c'est un objectif, mais pour l'instant, je n'y suis pas.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, c'est quoi la principale difficulté que tu surmontes, mais pour t'y tenir ? Peut-être que tu n'en vois pas, peut-être que c'est tellement intégré dans ton quotidien.
- Speaker #1
Non, là, en ce moment, c'est quand même que je suis souvent un peu fatiguée par mes enfants. Et que du coup, tu vois, parfois j'avoue que j'ai un peu la flemme quand j'ai mal dormi la nuit. Là, typiquement, aujourd'hui, je suis très mal dormie, donc je n'avais pas du tout... envie de faire du sport aujourd'hui par exemple et il y a ce truc de réussir à concilier ta vie perso famille plus travail qui est fatigante et intégrer le sport dedans te forcer à l'intégrer mais tu y arrives j'avoue qu'il y a des jours où j'ai moins envie mais ce week-end j'ai couru deux fois en me disant que j'allais avoir une semaine chargée donc j'arrive à m'y tenir pour l'instant trop bien,
- Speaker #0
bravo Merci. Et du coup, même si ça ne fait que quelques mois, mais je trouve que souvent, on voit vite. Est-ce que tu peux me dire ce que ça t'a apporté, les impacts que ça a eu sur ta santé, peut-être sur ton moral, sur ton mental, sur ta silhouette ? On dit aussi la confiance en soi, l'énergie.
- Speaker #1
Oui, carrément. Écoute, silhouette, je pense que c'est surtout le fait de l'avoir couplé avec un rééquilibrage alimentaire. Mais vraiment, je me suis affinée, ça, c'est sûr. et je pense que c'est vrai ce truc de la course course plus un exercice de renforcement musculaire oui tu vois quand même que ça fait vite son petit effet t'as eu ton avant après dans la flûte je ne te laisserai pas le mettre sur insta mais je peux te l'envoyer si tu veux franchement il est quand même pas mal après j'avoue que je suis assez fière il y a encore, je peux avoir un après peut-être un an après qui sera vraiment ouf j'espère j'espère que continuer sur cette lancée mais il est déjà pas mal Il est assez visible. Et c'est surtout en termes d'énergie. C'est fou, je bougeais tellement peu. J'étais tellement sédentaire. Le fait de me dire que je n'aimais pas le sport, du coup, je ne bougeais pas du tout. Et là, c'est fou. Je sens, tu vois, même, j'allais chercher ma fille à l'école en vélo électrique. Donc, c'est con, c'est quand même de l'activité, mais beaucoup moins. Là, je sens, j'ai envie d'aller la chercher à pied beaucoup plus souvent parce que je sens que j'ai besoin de bouger pour... pour activer de l'énergie. C'est ouf, tu vois, ce truc que je ne ressentais pas pendant 34 ans et qu'aujourd'hui, je sens que le fait de faire du sport, de bouger, me donne de l'énergie. Quand j'ai couru, je n'ai plus du tout envie de faire une sieste, alors qu'avant, j'étais en mode, si je pouvais faire la sieste tous les jours. Voilà, c'est surtout ça pour moi, vraiment.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Grave.
- Speaker #0
Très bien. Et est-ce que, je crois que je sais ce que tu vas me dire, mais est-ce qu'il y a une performance ou un challenge que tu pensais impossible ? Pas dont tu rêves, ce sera ma prochaine question, mais là, que tu as fait aujourd'hui alors que tu pensais que non, ce n'était pas possible.
- Speaker #1
Justement, j'ai fait... Même ma mère m'a dit, si tu m'avais dit il y a quelques mois que tu allais t'inscrire à une course, je ne l'aurais pas cru. J'ai fait le challenge du ruban rose il y a dix jours qui est à Bordeaux. C'est une course, c'est sympa, c'est le tour des deux ponts. Tu fais le tour autour de la Garonne. et là c'était 6 km tu vois ça dépend des années 6 km en courant pour moi mais jamais même je te dis quand j'ai commencé à courir en juin si j'arrivais à courir 1 km sans m'arrêter c'était déjà dingue donc trop contente et en plus j'ai couru assez vite tu vois vraiment j'aurais pas cru que je réussirais à faire ça je doublais des gens, j'étais là mais je double des gens c'est incroyable, bon il y avait pas mal de mamies j'avoue qui marchaient mais je les ai doublées, non non j'ai quand même doublé des gens qui couraient et tout donc j'étais trop fière de moi et ouais m'inscrire à une course avec 10 000 personnes mais pas du tout mon délire à la base j'aurais jamais cru, kiffé et j'ai trop kiffé et en plus il pleuvait et tout, j'étais trop contente alors que c'était des trucs que en temps normal j'aurais vraiment pas kiffé quoi, je suis devenue une nouvelle personne Merci.
- Speaker #0
on peut le dire et tu penses que c'est ton plus beau souvenir sportif cette course ? disons que c'est mon seul pour l'instant non c'est pas vrai tu pourrais aussi avoir juste une course tout seul mais tel jour l'émulation qu'il y avait oui oui pour l'instant c'est mon plus beau souvenir sportif c'est beau quand même les gens qui viennent encourager les autres d'autres gens qu'on ne connait pas il y a un truc C'est clair. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
En plus là, tu vois, avec un courir pour une bonne cause, tous ces gens... C'était 8h30 du mat, il faisait nuit, il pleuvait quand on a commencé. On attendait, on se regardait comme ça en mode mais qu'est-ce qu'on fout là ? Et après t'as tous les gens qui ont parlé pour merci de courir pour le cancer du sein, machin et tout. Et ça nous a motivés, enfin franchement ouais ouais c'est hyper beau. Et puis effectivement tu tapes dans la main de gens que tu connais pas en mode allez et tout, c'est grave sympa. Et ouais ouais, plus beau souvenir pour l'instant, j'espère qu'il y en aura d'autres tu vois.
- Speaker #0
Et bah voilà c'est quoi justement le challenge sportif que tu rêverais de se faire ? Même si ça te paraît impossible.
- Speaker #1
après alors le truc que je t'ai pas dit aussi c'est que moi j'ai un gros problème c'est pas très sexy mais j'ai un gros problème de pied j'ai des semelles depuis toujours j'ai ce qu'on appelle une périostite chronique donc tu sais la périostite c'est à la base la blessure du coureur mais moi je l'ai en marchant parce que j'ai une posture de pied qui est genre rentrée vers l'intérieur et qui fait que je dois mettre des semelles hyper épaisses pour rétablir ça et parce que sinon j'ai cette douleur de périostite en continu donc c'est très chiant et mon podologue quand il m'avait fait ses semelles il m'avait dit ah bah j'espère que vous vous mettrez jamais à la course et j'étais là, non vous inquiétez pas. Pas du tout, parce que j'ai vraiment des pieds fucked up. Donc, je pense que vraiment faire un marathon, ce ne serait pas une bonne idée, même si un jour j'en avais les capacités. Mon corps n'est pas fait pour ça. Et en vrai, ce n'est pas le but. Mais j'avoue que si j'arrive à... Il ne faut pas que je m'abîme non plus trop le corps, les pieds, les tibias et tout. Mais si j'arrive à faire 10 kilomètres l'année prochaine, je serais trop contente. Là, je recommence à regarder s'il y avait des courses sympas de 10 kilomètres, peut-être au printemps. Là, j'ai fait 5 et demi, 6. faire 10 ça serait ouf pour moi et puis surtout le challenge pour moi ça serait de réussir à courir un peu plus vite parce que je cours vraiment pas vite pour l'instant et quand je vois les temps des gens et tout je suis là mais attends mais c'est fou il faut que j'arrive à accélérer un peu le truc mais
- Speaker #0
bon chaque chose en son temps mais courir 10 km en une heure ça serait ouf ok trop bien et bien je te le souhaite tu nous seras je vais te dire un mot en rapport avec le sport et une pratique sportive et toi tu me dis ce que ça t'évoque sans réfléchir
- Speaker #1
Aérox douleur ça a l'air tellement horrible franchement tu vois le jour où je te dirais je me suis mise à l'Aérox vraiment genre faut me donner une claque ça me paraît impossible ça vraiment c'est respect de ouf mais c'est chaud
- Speaker #0
Pilates ah bah tu l'as dit un peu
- Speaker #1
un mot c'est l'inverse de douleur même genre mais c'est douceur tu vois je trouve que c'est vraiment un truc doux mais hyper efficace vélo dans le noir le fameux débat d'amour une prise d'angoisse pour moi vraiment j'ai essayé une fois ça fait partie des activités que j'ai testé pour essayer de devenir sportive j'ai été vraiment je suis hyper claustro donc j'ai pas du tout du tout aimé vraiment pas Ah oui, j'ai jamais testé. J'avais testé. Tu sais, à Bordeaux, il y a Alison Cavaillé qui fait beaucoup de promos pour Dynamo parce qu'elle a vraiment aidé à se mettre au sport, elle. Et donc, quand j'avais vu ses postes, je me disais, vas-y, je vais essayer. Mais je n'avais pas du tout aimé. En fait, tu es collée à d'autres gens dans le noir. Ça va hyper vite et tout. J'étais là, mais ce n'était pas du tout fait pour moi. Je pense que le côté extérieur et tout est très bien pour moi avec la course.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu connais 5-12-30.
- Speaker #1
C'est quoi ?
- Speaker #0
C'est une méthode que tu fais en salle, souvent sur un tapis. Tu es à 5 km heure, dénivelé 12% et 30 minutes. Je sais que ça en a aidé certaines à se mettre au sport. Parce que c'était 30 minutes et tu vois pas mal les effets sur ton corps. Ok, allez, un dernier montre connectée.
- Speaker #1
Je pense que je vais demander ça pour Noël.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
J'en suis là. Je me suis dit, j'ai dit à mon mec, je crois que pour Noël, je veux un carnet de pilates réformeurs et une montre Garmin. et il m'a dit oh non mais c'est plus la même personne que j'ai choisie c'était pas possible un carnet de piètre et fermeur c'est une séance je veux dire ouais ouais ça coûte une blinde donc je me dis c'est sympa de se faire offrir ça mais ouais ouais j'avoue que c'est tentant la petite montre connectée pour suivre ton truc là j'ai mon portable dans ma poche ouais pareil un gadget t'as pas encore franchi le pas ?
- Speaker #0
non j'ai pas encore franchi le pas mais effectivement ça donne envie Trop bien. Et alors, en conclusion, pour inspirer les femmes qui nous écoutent à se mettre au sport, toi, c'est qui la femme dont la pratique sportive, qu'elle ait été professionnelle ou amatrice, t'a un peu inspirée à t'y mettre ou t'inspire encore à tenir ?
- Speaker #1
J'avoue, je n'ai jamais pensé à ça. Je ne suis pas trop figure d'inspiration dans le sport. En tout cas, ça ne m'a pas... Mais bon, tu vois, je parlais d'Anne-Sone Cavaillé, en vrai, c'est trop bien qu'elle ait fait ça, Monter son parcours vers une vie sportive, parce que je pense que, tu vois, mine de rien, j'étais un peu en mode, ouais, mais moi, ça sera jamais moi, mais je lisais tous ses posts avec un peu d'admiration et de curiosité, et ça a fait germer un peu ce truc. Et pareil, c'est avant, après, ils sont ouf, et j'avais un peu ce profil, tu vois, de meuf qui s'est un peu oubliée et qui s'est un peu laissée entraîner dans les kilos. Pareil, tu vois, récemment, le livre énorme d'Anna Roy. là elle documente un peu aussi c'est moins axé autour de la pratique sportive que de prendre soin de soi mais ça va dans ce truc là aussi elle fait quand même quelques stories où elle met que je sais plus quel sport elle fait tu vois mais en fait le côté documenter sa transformation je trouve que c'est bien si les réseaux sociaux peuvent servir à ça pas juste mettre des photos de meufs trop bonnes et tu as l'impression qu'elles ont toujours été comme ça voilà montrer les avant après je trouve ça ouf quoi on est toutes montrer que des meufs normales et pas sportives à la base peuvent avoir un déclic, c'est trop bien. Après, ma meilleure amie, qui s'appelle Sophie, n'est pas du tout comme moi dans sa pratique sportive. Elle, elle est sportive. C'est marrant. Et je me suis toujours comparée à elle. Pour moi, elle, c'est une sportive de naissance, de nature, alors que moi, je suis devenue sportive là récemment. Et elle, elle est choquée aussi. On allait courir ensemble, là, quand on s'est fait un week-end ensemble. Elle a dit, putain, mais j'aurais jamais cru courir avec toi. Et tu vois, j'ai toujours admiré le fait que ce soit facile pour elle de courir. Elle faisait du basket à Sciences Po, justement, quand elle était dans une asso sportive, machin. Et donc, j'ai un peu en modèle aussi cette meuf qui est super bien gaulée, du coup, en plus, parce qu'elle a toujours fait du sport. OK. C'est surtout que moi, j'ai envie d'être un modèle d'inspiration. pour ma fille. En fait, j'ai lu un article, je crois que c'était dans l'équipe, il faudrait que je te retrouve ça, qui disait que devenir sportive quand on est une femme, ça dépend pas de son père. C'est assez marrant, il y a des études qui montrent que peu importe si le père est sportif ou pas, ce qui compte dans la pratique sportive en général de la jeune fille, c'est la mère. La mère est un modèle, c'est-à-dire que si t'as une mère pas du tout sportive, qui t'a jamais parlé de sport, qui t'a jamais montré que c'était important de faire du sport, T'as de grandes chances de ne pas devenir sportive. Alors que si ta mère enfilait ses baskets à aller courir, ou te dit « allez viens, on fait un petit truc sur un tapis ensemble » , ça influe beaucoup ta pratique sportive. Est-ce que cette étude est vraie ou pas, j'en sais rien. Mais en tout cas, j'ai eu ce truc de ne pas être qu'une mère fatiguée, qu'une mère qui râle parce qu'elle est crevée et que c'est dur de se bouger. J'ai envie de lui montrer à ma fille qui a 4 ans que c'est important. de se bouger et c'est important de prendre du plaisir et qu'on peut prendre du plaisir en faisant du sport donc voilà je trouve ça vraiment important de soi-même être une source d'inspiration pour ses enfants c'est hyper intéressant,
- Speaker #0
j'ai regardé cette étude mais j'y crois totalement et j'essaye d'être un peu dans cette source, d'être aussi une source d'inspiration pour mes filles et je vois que ma fille s'est mise à l'athlétisme parce que Je l'avais encouragée à ce qu'on fasse une petite course, parce qu'elle était jeune, mais qu'on aille courir ensemble. Et effectivement, ça suscite un engouement de voir sa maman faire du sport. Et du coup, toi, si tu voulais encourager les femmes qui nous écoutent, je leur conseillerais concrètement de commencer par quel sport et à quel rythme ?
- Speaker #1
Franchement, je ne pense pas que je sois assez calée pour ça.
- Speaker #0
Toi, si tu as aidé, c'était de pousser les 1 kg.
- Speaker #1
Ouais c'est clair, moi ça a été vraiment de... poser mon cerveau sur le « mais non, mais il va faire froid, mais de toute façon, je sais pas courir, mais machin » . C'est ce qu'on dit tout le temps. Il faut juste s'y mettre. Mais en soi, c'est tellement vrai. Je m'y suis mise avec mes chaussures de merde et deux semaines après, j'ai acheté des bonnes chaussures parce que je me suis dit « ah bah si, j'ai envie de voir ce que ça fait avec des bonnes chaussures » . Et en fait, j'ai pas réfléchi pour une fois je me suis dit fait mais et tu vas voir quel impact ça peut avoir. Et je pense que vraiment, c'est ce qu'il faut faire. Et après, oui, trouver son sport. Parce que tu vois, je te dis, j'avais essayé Dynamo, il y a des meufs pour qui c'est ouf, moi ça n'a pas été ouf du tout. Le yoga, je me fais chier moi au yoga. Tu vois, enfin, trouver son sport. Je ne dis pas que la course est mon sport, mais en tout cas, c'est ce qui me fait du bien actuellement. Donc je pense que c'est important de trouver le truc qui nous fait du bien. Ok. Et puis il faut tout avoir. Ah ouais, t'as raison. Faire son un petit avant après. Je l'ai pas fait moi. Non mais t'as raison. Ça dépend du moment.
- Speaker #0
Il est jamais trop tard parce qu'en plus, oui mais après en vrai, il est jamais trop tard parce que tu peux voir aussi ton corps devenir plus musclé. Ça peut changer ta posture un peu. Moi je remarque que je me suis mis à la muscu et que j'ai pas la même manière de me tenir. Ah ouais, c'est super important. C'est rigolo. Et c'est vachement important pour le dos et tout. Et du coup, dernière question. Question signature, comme on dit. Si j'avais demandé à la toi d'il y a quelques mois, qui n'avait jamais fait un tour de parc en courant, sur une échelle de 1 à 100, combien de pourcentage de chance que tu te mettes au sport, tu aurais dit ?
- Speaker #1
Vraiment, je pense que j'aurais dit 5%. Je n'y aurais vraiment pas cru. Je te dis, autour de moi, tout le monde est choqué. Et c'est pareil, je ne t'ai pas dit ça, mais j'étais une grosse fumeuse avant aussi. et ça c'est trop bien parce que j'ai arrêté, repris, réarrêté genre 3 ans avant d'avoir ma première fille j'ai arrêté et après quand mes enfants sont nés ils m'ont tellement saoulée que j'ai repris un peu par épisode depuis 4 ans en gros je reprends je réarrête et tout un peu n'importe comment et en fait ce qui est trop bien c'est que le fait de courir là vraiment ça me motive je vois tellement la différence en fait tu vois quand j'ai fait une soirée que j'ai fumé un paquet de clopes en une soirée ... et que je cours le lendemain et donc là je me suis dit mais vas-y plus du tout et le fait d'avoir cette course du ruban rose là je m'étais dit zéro clope et tu vois là j'ai plus envie de fumer parce que je pense que vraiment ça va avec ta routine bon je dis ça je suis pas non plus devenue une meuf trop chiante extrémiste je vais peut-être refumer des clopes à une soirée un peu bourrée enfin c'est vrai parce que moi je donne
- Speaker #0
Je ne fume pas depuis 5 ans et je me considère patiente.
- Speaker #1
Je rigole, c'était un père de moi. Une référence à Léa Salamé qui a insulté Arthus parce qu'il ne buvait pas et que ça a fait scandale, ce que je comprends. Mais non, non, je rigole. Mais tout ça pour dire que je trouve que prôner le truc en mode j'ai changé du tout au tout, c'est certainement pas vrai. J'ai toujours mes vices et etc. Mais pourquoi je dis ça ? C'était quoi ta question déjà ?
- Speaker #0
Je te demandais ton pourcentage de chance.
- Speaker #1
Et ça t'a aidé. Oui, ça m'a aidé. Je suis passée quand même de meuf qui fumait, qui mangeait mal. En fait, je ne prenais pas soin de moi. Et je pense que le fait d'enclencher une routine où tu prends soin de toi, c'est tellement un cercle vertueux. C'est trop bien. Et après, c'est un peu global. Et tu n'as pas envie de replonger. Tu n'as pas envie de te dire, si je bouffe de la merde ou que je fume des clubs, je vais me sentir mal. En tout cas, tu as envie de le limiter au maximum pour essayer d'être dans un truc, de se sentir bien dans son corps.
- Speaker #0
Ok, et bien, merci beaucoup. Avec plaisir. Et puis, bon courage à celles qui nous écoutent. Cet épisode fait environ une trentaine de minutes. C'est parfait pour démarrer, pour aller marcher vite. Allez, on rira.
- Speaker #1
On le voit virtuellement. Et on se fait un run ensemble bientôt, Alex. si tu veux la parisienne carrément c'est quand ? octobre souvent ah bon ça va j'ai le temps de m'entraîner un peu cool merci Raphaël avec plaisir, à bientôt